dimanche 30 juin 2019

Celui qui est saint ne peut être en dissentiment avec le Pape




Quand on aime le Pape, on ne discute pas au sujet des mesures ou des ordres qu'il donne ; on ne recherche pas jusqu'où doit aller l'obéissance, et quelles sont les choses dans lesquelles on doit obéir. Quand on aime le Pape, on n'objecte pas qu'il n'a pas parlé assez clairement, comme s'il était obligé de répéter à l'oreille de chacun ses volontés clairement exprimées, tant de fois, non seulement de vive voix, mais encore par des lettres et d'autres documents publics ; on ne met pas en doute ses ordres, sous le prétexte, si facile pour celui qui ne veut pas obéir, que ce n'est pas le Pape qui commande, mais ceux qui l'entourent. On ne limite pas le champ où son autorité peut et doit s'exercer. On ne préfère pas à l'autorité du Pape celle d'autres personnes, si doctes soient-elles, qui ne sont pas du même avis que le Pape : car, si elles ont la science, elles n'ont pas la sainteté, parce que celui qui est saint ne peut être en dissentiment avec le Pape. (Sa sainteté le Pape Pie X, dans son Discours aux prêtres de l'Union Apostolique, le 18 novembre 1912)




Le principe suivant est des plus certains : le non Chrétiens ne peut, en aucune façon, être Pape (...) La raison en est qu'il ne peut pas être la Tête s'il n'est pas membre ; or le non Chrétien n'est pas membre de l’Église, et un hérétique manifeste ne peut pas être Pape (...) Un Pape manifestement hérétique a cessé de lui-même d'être Pape et la Tête, de la même façon qu'il a cessé d'être Chrétien et membre du Corps de l’Église, et pour cette raison il peut être jugé et puni par l’Église. C'est la sentence de tous les anciens Pères (...). (Saint Robert Bellarmin, Docteur de l’Église, De Romano Pontifice 2, 30)