samedi 21 mai 2016

Par quelles armes battre le Tentateur ?


Apparition de la Sainte Croix dans le ciel à Migné en 1846


PAR QUELLES ARMES BATTRE LE TENTATEUR ?


Pénitence ! Pénitence ! Pénitence ! Tel fut le cri de la Très Sainte Vierge, en son gémissement, à Lourdes les 25, 26, 27 et 28 février 1858. Douze ans auparavant, le 19 septembre 1846, la Femme de la Genèse promise au monde était venue exciter ses troupes au combat, en leur disant d'employer les mêmes armes. Elle leur demandait de reprendre la pratique de l'abstinence et du jeûne et de revenir en même temps qu'à la mortification à la prière, en particulier à la sanctification du dimanche. À Lourdes aussi, Marie avait demandé que la prière fût jointe à la pénitence. Elle avait particulièrement recommandé la récitation du chapelet et montré avec quel respect il doit être dit.
Vingt ans avant les reproches et les avertissements de Marie à la Salette, Dieu lui-même avait appelé l'attention, par une manifestation dans les airs, sur le grand symbole du sacrifice. À Migné, le 17 décembre 1826, la croix apparut aux yeux des populations étonnées, comme au temps de Constantin, faisant un premier appel à la France pour sa conversion. Prière, conversion, pénitence, ce sont les conditions, divinement voulues de toutes les miséricordes.
Comment ce triple appel fut-il reçu ? Si nous promenons les yeux à la surface des choses, nous ne pourrions être qu'infiniment désolés. Partout et dans toutes les classes de la société, l'amour du plaisir, le luxe, la luxure n'ont cessé de faire de jour en jour des progrès croissants. La leçon de 1870 a donné à ces progrès quelques heures d'arrêt. Dès le lendemain, ils ont repris leur course avec fureur. Inutile de dire où l'on en est aujourd'hui.
Et la prière — du moins la prière publique — n'entendons-nous pas de jour en jour son bruit s'éteindre dans nos cités ? Savez-vous, demande le cardinal Pie, pourquoi le premier de tous les peuples, celui que l'Esprit-Saint a nommé un peuple de géants, savez-vous pourquoi il a disparu de la terre ? L'Écriture va nous le dire : Non exoraverunt antiqui Gigantes, qui destructi sunt confidentes virtuti suœ, et ces hommes qui se fiaient à leurs forces ont été détruits. Nous voulons rendre justice à notre siècle ; par plus d'un côté, c'est un siècle de géants. Mais au milieu de toutes ces merveilles et de tout l'éclat de cette gloire, la religion regarde autour d'elle avec anxiété. Car, hélas ! si la prière allait se taire parmi nous ; si l'esprit allait cesser de purifier, de vivifier la matière ; si les hommes croyant se suffire à eux-mêmes allaient dire à Dieu de se retirer ; si le malheur que Mardochée suppliait le Seigneur d'écarter de son peuple quand il disait : « Ne fermez pas la bouche de ceux qui chantent vos louanges » allait fondre sur nous ; le jour ne tarderait pas à venir, où, sur les ruines fumantes de notre patrie et sur les débris dispersés de notre civilisation, les générations pourraient dire : « Ces hommes géants n'ont pas prié, et tandis qu'ils se confiaient en leurs forces, ils ont été détruits. »
Grâce à Dieu, au-dessous des Surfaces, se passent des choses plus consolantes et plus rassurantes. Il reste des milliers et des milliers de saintes âmes qui tous les jours et cent fois le jour élèvent vers le ciel ces supplications : Pardonnez nos offenses, les nôtres, et celles de votre peuple ; ne le laissez pas succomber aux tentations qui l'assaillent de toutes parts ; délivrez-le du mal dans lequel est plongé le monde contemporain. Et à ces conjurations elles joignent ces désirs d'une puissance plus grande sur le cœur de Dieu parce que ceux-ci procèdent du pur amour : Père, que votre nom soit sanctifié, que votre règne arrive, que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement. Que cette gloire soit telle qu'a voulu se la procurer la pensée créatrice, la pensée rédemptrice et la pensée sanctificatrice, au premier jour du monde ; qu'elle soit donnée dans sa plénitude à La Trinité divine, maintenant à l'heure où nous sommes, et toujours jusqu'à la fin du monde terrestre, pour réaliser dans les siècles des siècles, dans l'éternité des cieux, tout le concept de la prédestination.
À ces prières adressées à Dieu, s'ajoutent celles à la Très Sainte Vierge. De combien de millions de bouches, et combien de fois chaque jour, s'élèvent vers le trône de Marie ces paroles de vénération, d'admiration, de confiance et d'amour « Je vous salue, Marie, pleine de grâce. » Je sais que je puis faire monter vers vous mes plus confiantes prières, car Dieu est avec Vous, vous êtes la Bénie entre toutes les femmes, qui fûtes montrée au genre humain dans la désolation et la terreur de sa chute, comme le canal de bénédiction par qui nous viendrait le salut. De plus, votre fruit, le fruit de vos entrailles est le Béni, en qui réside la plénitude des miséricordes et des bontés divines.
Que de prières s'ajoutent chaque jour à celles-là sur toute la surface du monde, variées à l'infini comme l'est la diversité des états d'âme, et comme le demande la vicissitude des événements du monde, mais toutes finissant pas se confondre en un même vœu : le règne de Dieu sur la terre par le développement de la vie surnaturelle dans les âmes.
Puis viennent, de temps à autre, les prières extraordinaires dont les Papes donnent le signal. Alors de toutes les parties de l'univers, du sein de toutes les foules, du fond de tous les monastères, du pied de tous les autels des supplications ardentes sont envoyées vers le trône de Dieu.
Aux prières privées il faut joindre la sainte Liturgie, — l'office divin et la messe, — d'une bien plus grande puissance, car elle est la prière de l'Église, la prière de l'Épouse parlant à son Époux. Aussi la secte maçonnique a tout fait pour la supprimer. Elle a cru y réussir en 93 en fermant les églises, en massacrant prêtres et religieux ; et de nos jours, c'est par l'exil des personnes consacrées au service divin, c'est par des tentatives de nouvelle fermeture des églises et de spoliation des vases sacrés qu'elle a rouvert l'ère des persécutions.
« Ne dites pas, c'est le cardinal Pie qui parle, que l'Église ayant des promesses d'immortalité, il semble inutile de prier pour elle. Il est, des grâces très importantes, très nécessaires, que Dieu n'accorde à son Église elle-même qu'eu égard aux prières de ses enfants. Ce que peuvent faire descendre de lumière, de force, de saintes inspirations, de généreuses résolutions dans le cœur du Vicaire de Jésus-Christ et de toute la hiérarchie supérieure, les prières, les invocations, les soupirs des prêtres fervents, des humbles lévites, des vierges consacrées, des pieux fidèles, nul ne peut le dire autant que cela doit être su et compris. Si nous avons une Église saintement régie et merveilleusement conservée au milieu de tant d'éléments d'anarchie et de dissolution ; si nous avons un Pape (Pie IX) héroïquement ferme, à une époque de transactions et de compromis universels, un épiscopat et tous les Ordres ecclésiastiques solidement unis au Vicaire de Jésus-Christ, n'en doutez pas, cela est dû aux prières de la grande famille chrétienne. »
En même temps que la prière, il y a dans l'Église les exorcismes. Car, dès la seconde période de la guerre déclarée au surnaturel et à la civilisation chrétienne, aux premiers jours de la Réforme, l'ange de l'Apocalypse cria : « Malheur ! Malheur ! Malheur à ceux qui habitent sur la terre ». Et un ange ministre des vengeances du Seigneur reçut la clef du puits de l'abîme. Il l'ouvrit et les démons s'en échappèrent, nombreux comme une invasion de sauterelles. Ils avaient à leur tête, comme roi, l'ange de l'abîme qui se nomme en hébreu Abaddon (perdition, ruine, par opposition au Christ sauveur) et Apollyon, c'est-à-dire destructeur. C'était bien en effet le commencement des destructions et des ruines, le commencement de la perdition par l’anti-christianisme. Le pape Grégoire XVI dans l'Encyclique Mirari vos où il condamna la doctrine de Lamennais dit : Vere apertum dicimus puteum abyssi (1). 
Ces démons échappés de l'enfer aux jours de la Réforme ne sont pas encore refoulés dans l'abîme. La preuve, que c'est la pensée des souverains Pontifes, en est dans l'exorcisme que les papes Léon XIII et Pie X font formuler par tous les prêtres qui viennent de célébrer la messe et par les fidèles qui joignent leurs voix à celle du ministre de Dieu : « Saint Michel, archange, défendez-nous en ce combat : contre la malice et les embûches du démon, soyez notre secours. Que Dieu lui fasse sentir (à Satan) son empire, nous le demandons instamment. Et vous, chef de la milice céleste, par la vertu divine, refoulez en enfer Satan et les autres esprits mauvais, qui sont répandus dans le monde pour perdre les âmes. »
Ce qui donne à l'exorcisme comme à la prière sa pleine puissance, c'est l'union qu'a la personne qui prie ou qui exorcise avec le divin Rédempteur, en tant que Rédempteur, en tant que victime d'expiation. Plus cette union est intime et plus favorablement est accueillie la médiation entre Dieu et le monde. La grande médiatrice, Marie, s'est associée sur le calvaire au sacrifice de Jésus et la douleur de son âme, traversée, par le glaive que Siméon lui avait prédit, eut, comme le dit la sainte liturgie, l'amertume et l'infini de l'étendue des mers.
Ceux qui combattent sous ses ordres, ceux du moins qui sont aux premiers rangs, partagent son martyre et c'est par ce martyre qu'ils réparent l'iniquité et appellent la miséricorde.
Adimpleo ea quœ desunt passionum Christi in carne mea. Mystérieuses paroles ! Saint Augustin les expliquant dit : Jésus-Christ a souffert tout ce qu'il devait souffrir. Élevé en croix, il a dit : « Tout est consommé », c'est-à-dire rien ne manque à la mesure de mes souffrances. Tout ce qui a été écrit de moi est maintenant accompli. Les souffrances de Jésus sont donc complètes. Oui. Mais seulement dans le Chef. Restent encore à endurer les souffrances de Jésus dans son corps mystique, dans ses membres. Nous sommes en effet le corps et les membres de Jésus-Christ. L'Apôtre était un de ses membres ; voilà pourquoi il dit : J'accomplis dans ma chair ce qui manque aux souffrances de Jésus-Christ.
Au dernier chapitre de l'Apocalypse se lisent d'autres mystérieuses paroles : « Le moment est proche. Que celui qui est injuste fasse encore le mal, que l'impie se souille encore. Que le juste pratique encore la justice et que le saint se sanctifie encore ». Dans la terrible menace faite aux endurcis dans la première partie de ce verset et dans la pressante exhortation faite aux justes dans la seconde, certains auteurs ascétiques ont vu une loi de la Providence, en vertu de laquelle, aux grandes époques de l'histoire du monde, alors que Dieu se dispose à déployer la puissance de son bras, s'il y a souvent parmi les hommes recrudescence de malice et de corruption, il y a aussi recrudescence de justice et de sainteté.
L'adorable Providence dont toutes les voies sont justice et miséricorde aime à faire surabonder le bien où abonde le mal. Elle attend que les mérites aussi bien que les démérites de la pauvre humanité soient montés bien haut pour descendre avec ses miséricordieuses sévérités. Et ces mérites elle les suscite dans des âmes privilégiées à qui elle donne une vocation d'expiation et de sacrifice.
Cette conviction entretient dans l'espérance contre toute espérance, l'âme finalement abandonnée à Dieu. Au plus fort des jours mauvais, elle se demande si le mal qui déborde ne serait pas secrètement compensé par l'augmentation du bien caché dans l'intimité des âmes avec Dieu.
Il est nécessaire que nous nous arrêtions un peu longuement sur ce point, car c'est ici que se manifeste la lutte entre la lumière et les ténèbres, entre les puissances de ce monde et les vertus d'En-haut.


Extrait de "La conjuration antichrétienne" de Mgr Delassus (Tome III, Ch. LXI).



1. La fumée qui de nos jours sort du puits de l'abîme et obscurcit le soleil, ce sont « ces idées modernes », qui voilent, dans presque tous les esprits, les vérités surnaturelles. Et ces sauterelles, ce sont les démons, qui, d'une part, excitent les francs-maçons et les journalistes, les orateurs et les romanciers, qui se sont mis à leur service, à employer tous leurs talents à propager la libre-pensée et les idées révolutionnaires, et qui, d'autre part, portent les lecteurs et les auditeurs à les accueillir avec faveur et à faire de ces suggestions la règle de leur conduite publique et privée. Les Encycliques de Pie IX et particulièrement son Syllabus, les lettres de Léon XIII, Humanum genus et Immortelle Dei y venant confirmer et développer l'Encyclique de Grégoire XVI, n'ont pu encore désillusionner les hommes de notre temps des erreurs sorties de l'abîme depuis le XVIe siècle et contre lesquelles Pie VI, Pie VII, et Léon XII les avaient déjà prémunis.




Lire
aussi "La Vierge Marie dans l'histoire de France" du Marquis de la Franquerie, "Réflexions sur les ennemis et la manœuvre" de Jean Vaquié.



Écoutez ces conférences : Causerie sur la Salette, Le règne du Christ Roi, seule solution pour la France et Marie, Reine de France.





Reportez-vous à Miracles de Notre-Dame de Lourdes : Ô Mère de mon Dieu, c'est une mère qui vous demande la résurrection de son fils et le changement de son cœurPrière à Marie dans le temps d'orage et de calamité, Catéchisme de l’Esclavage d'amour de Jésus en Marie, Un signe des temps : Le siècle de Saint Vincent Ferrier et Notre-Dame de Lourdes, La réalité des apparitions démoniaques, Les murs ont des oreilles ou les démons espions, Jucunda semper expectatione, du Pape Léon XIII, sur le Rosaire de Marie, Prière pour demander le salut des pécheurs, Litanies des Saints exorcistes, Prières à dire en temps de maladies ou de calamités, Et le Dragon persécuta la femme qui enfanta le fils, Inimitiés entre les enfants de Marie et les esclaves du diable, Le culte et l'amour de la Sainte Vierge ont commencé avec l’Église, Si un chrétien peut trop aimer et trop honorer la Sainte Vierge, Votre mémoire est une boîte à tentations dans laquelle le démon pioche, Histoire religieuse des deux cités, Le roi de la Cité du Mal, La puissance des démons réglée par la sagesse divine, Prière de Mélanie Calvat, bergère de la Salette, à réciter en temps de calamités, La communication de Satan avec l'homme, Satan veut déformer l'homme afin d'effacer en lui l'image de Dieu, Quand le démon se cache durant les exorcismes, De l'humilité de Marie, Pratiques de dévotion envers Marie : Rosaire, Petit office, Jeûne, Images, Scapulaire, L'Année liturgique avec Dom Guéranger : Le Troisième Dimanche de Carême, Quas primas du Pape Pie XI, Vi ringrazio du Pape Pie X, Histoire de Notre-Dame de Genazzano, Discours sur la Purification de Marie, Puissance de Saint Michel au jugement dernier, Cantique pour le Jour de l'Assomption, In Eminenti du Pape Clément XII, Bulle Providas romanorum du Pape Benoît XIV, Ecclesiam a Jesu Christo du Pape Pie VII, Extrait du message de Notre-Dame de la Salette, La vraie dévotion à la Sainte Vierge Marie, Traditi humilitati nostrae du Pape Pie VIII, Qui pluribus du Pape Pie IX, Auspicato concessum du Pape Léon XIII, sur le Tiers-Ordre de Saint François d'Assise, Homélie prononcée par le Cardinal Pie dans la solennité du couronnement de Notre-Dame de Lourdes, Ineffabilis Deus sur le Dogme de l'Immaculée Conception, Litanies de Notre-Dame de Fatima, L'exorcisme de Léon XIII et l'importance de la prière à Saint Michel, Demandez et vous recevrez, Pour éviter le purgatoire endurons nos afflictions en esprit de pénitence, Méditation pour le dix-neuvième jour de décembre, Triple serment à l'attention de la jeunesse, du Pape Pie XII, Quo graviora du Pape Léon XII, Phénomènes possibles en cas de possession démoniaque et signes de délivrance et Prière pour la conversion des francs-maçons et Lettre encyclique du Pape Léon XIII.













jeudi 19 mai 2016

Litanie de Sainte Rita




Seigneur, ayez pitié de nous.
Jésus-Christ, ayez pitié de nous.
Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.
Jésus-Christ, exaucez-nous.

Père céleste qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Fils rédempteur du monde qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Esprit saint qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Trinité sainte qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous.
Marie Immaculée, priez pour nous.
Marie, Mère et réconfort des affligés, priez pour nous.
Marie, Reine de tous les Saints, priez pour nous.

Sainte Rita, notre avocate toute puissante, priez pour nous.
Sainte Rita, don choisi du ciel, priez pour nous.
Sainte Rita, désireuse de la solitude, priez pour nous.
Sainte Rita, modèle de pureté, priez pour nous.
Sainte Rita, exemple de bonté, priez pour nous.
Sainte Rita, miroir d'obéissance, priez pour nous.
Sainte Rita, modèle d'épouse et de mère, priez pour nous.
Sainte Rita, invincible dans la patience, priez pour nous.
Sainte Rita, admirable d'énergie, priez pour nous.
Sainte Rita, généreuse dans le pardon, priez pour nous.
Sainte Rita, héroïque dans la pénitence, priez pour nous.
Sainte Rita, veuve très sainte, priez pour nous.
Sainte Rita, généreuse pour les pauvres, priez pour nous.
Sainte Rita, prompte à suivre la sainte vocation, priez pour nous.
Sainte Rita, modèle de vie monastique, priez pour nous.
Sainte Rita, jardin choisi de toutes les vertus, priez pour nous.
Sainte Rita, pleine d'amour pour le Crucifié, priez pour nous.
Sainte Rita, transpercée par une épine de Jésus, priez pour nous.
Sainte Rita, pleine de l'amour de Dieu, priez pour nous.
Sainte Rita, parée de la gloire du Paradis, priez pour nous.
Sainte Rita, fierté de l'Ordre Augustinien, priez pour nous.
Sainte Rita, riche d'une puissance extraordinaire, priez pour nous.
Sainte Rita, astre bienfaisant des égarés, priez pour nous.
Sainte Rita, sûr réconfort des éprouvés, priez pour nous.
Sainte Rita, ancre de salut, priez pour nous.
Sainte Rita, protectrice des malades, priez pour nous.
Sainte Rita, secours dans les dangers, priez pour nous.
Sainte Rita, Sainte des impossibles, priez pour nous.
Sainte Rita, avocate des cas désespérés, priez pour nous.
Sainte Rita, aide puissante pour tous, priez pour nous.

Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde,
(se frapper la poitrine) pardonnez-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde,
(se frapper la poitrine) exaucez-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde,
(se frapper la poitrine) ayez pitié de nous.

Jésus-Christ écoutez-nous.
Jésus-Christ exaucez-nous.

V/ Priez pour nous, ô Sainte Rita de Cascia,
R/ Afin que nous devenions dignes des promesses de Notre Seigneur Jésus-Christ.


PRIONS

Ô Dieu Tout-puissant qui, dans votre infinie miséricorde, avez daigné conférer à votre fidèle servante, Sainte Rita, les signes de votre charité et de votre passion dans son cœur et à son front ; Vous qui avez daigné lui conférer l'intercession de ce qui est impossible aux efforts humains, de ce qui ne peut être prévu et imaginé, ayez pitié de nous et secourez-nous dans nos malheurs. Que tous sachent que vous seul êtes la récompense des humiliés, la défense des abandonnés, la force de tous ceux qui se fient en vous, le seul Dieu et le glorieux souverain de toute la terre. Par Jésus-Christ, Votre Fils, notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous, dans l'unité du Saint Esprit, pour les siècles des siècles. Ainsi soit-il.









mercredi 18 mai 2016

Méditation pour le Mercredi après la Pentecôte


Noé (Mosaïque)



Extrait de "Esprit du R.P. AVRILLON pour passer saintement l'Avent et le Carême" :


LE MERCREDI APRÈS LA PENTECÔTE


Jour de grâce


PRATIQUE

Commencez la journée par demander au Saint-Esprit sa grâce ; désirez-la avec ardeur, c'est le plus sûr moyen de l'obtenir. Réitérez souvent cette demande par des oraisons jaculatoires. Soyez fidèle aux grâces, et ne vous pardonnez pas la plus petite infidélité ; ne différez pas un moment : cette grâce ne s'accommode pas de nos délais, et souvent ils la font retirer.


MÉDITATION

1er point. Si l'homme ne renaît de l'eau et de l'Esprit, il ne pourra jamais entrer dans le royaume de Dieu. Ce second baptême, qui consiste dans la grâce du Saint-Esprit, nous est aussi nécessaire pour nous sauver que le premier. Le Saint-Esprit est l'auteur de toutes les grâces ; c'est lui qui nous inspire le bien, qui descend dans nos âmes, qui parle à notre cœur, et qui ne nous refuse rien de ce que nous lui demandons pour notre salut.
Reconnaissons avec une profonde humilité notre faiblesse et notre impuissance sans la grâce. Confions-nous aux bontés du Saint-Esprit ; il ne nous refusera jamais ni la grâce de la prière ni les au très grâces demandées arec foi et amour. Si nous sommes fidèles aux grâces, il nous en accordera de plus grandes, et il ne nous les retirera jamais.
Demandez-les avec confiance et tremblement, parce qu'il souffle où il veut, quand il veut, et autant qu'il veut : notre volonté soutenue d'une prière fervente peut toujours nous attirer ce souffle divin.

2e point. La grâce est le plus précieux de tous les trésors : pensez à toutes vos infidélités contre elle, rougissez, gémissez, et prenez une généreuse résolution de lui être plus fidèle.
Dès que le Saint-Esprit a pris possession d'une âme, et qu'il n'y trouve rien d'indigne de son adorable présence, elle n'a plus rien à désirer, parce qu'avec la grâce elle possède tous les autres biens.
C'est, dit saint Jean Chrysostome (Hom. 5), une source d'eau vive qui rejaillit jusqu'à la vie éternelle, source abondante qui ne tarit jamais, qui coule toujours, et qui est sans cesse en mouvement, jusqu'à ce qu'elle soit parvenue au cœur de Dieu, d'où elle est sortie, et qu'elle y ait porté avec elle l'âme où elle fait son séjour.
Le Saint-Esprit fait toujours les premières démarches ; il offre sa grâce à tout le monde et il ne la refuse à personne. Rendez-vous à cet Esprit de grâce qui vous offre son cœur et qui veut vous sauver, quoique vous ne le méritiez pas.


SENTIMENTS

Esprit saint, source et principe adorable de toutes les grâces, favorisez-moi d'un souffle divin de cette grâce ; que ce souffle si pur et si puissant purifie mon âme de ses moindres souillures, pour la rendre digne de vous recevoir, et qu'il lui insinue cette grâce sans laquelle je ne puis vous plaire ni me sauver.
Pardonnez-moi, Esprit de grâce, de miséricorde et de bonté, toutes mes infidélités et mes résistances. Je vous promets, avec le secours de votre grâce, une fidélité plus constante, une attention plus exacte, et une promptitude plus ardente aux sollicitations de votre grâce divine.


FRUIT DU SAINT-ESPRIT

La longanimité

Ce fruit précieux, dont le Saint-Esprit nourrit les âmes choisies, est une vertu par laquelle nous soutenons longtemps, sans nous plaindre, les disgrâces et les afflictions du corps et de l'âme, sans cesser d'attendre avec une foi vive et une confiance parfaite les secours du ciel.
Attendez le Seigneur, dit le roi-prophète (Psal. 8) ; et en attendant, agissez avec courage. Si vous avez reçu le Saint-Esprit, vous soutiendrez les plus longues et les plus vives douleurs et toutes les épreuves de Dieu, sans perdre la paix de l'âme, sans vous décourager et sans cesser d'espérer en lui.






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mardi 17 mai 2016

Méditation pour le Mardi après la Pentecôte



Saint Thomas d'Aquin (Francisco de Zurbarán)



Extrait de "Esprit du R.P. AVRILLON pour passer saintement l'Avent et le Carême" :


LE MARDI APRÈS LA PENTECÔTE


Jour d'inspiration


PRATIQUE

Demandez au Saint-Esprit qu'il parle à votre âme et qu'il lui fasse entendre sa voix ; cherchez la solitude, c'est là où cet esprit adorable prend plaisir à parler à nos âmes, qui sont ses épouses ; écoutez-le avec attention et docilité ; c'est ainsi que vous l'engagerez à parler souvent à votre cœur.


MÉDITATION

1er point. Le Saint-Esprit est non seulement un esprit de lumière, pour conduire tous les hommes à la connaissance de la vérité ; mais comme il est une source féconde et intarissable de lumières, il en a de plus précises et de plus distinctes, pour conduire à la plus éminente perfection les âmes qu'il a éclairées des premières vérités de la religion : c'est ce qui s'appelle inspiration.
L'inspiration est une lumière secrète qui nous découvre le mal que nous devons fuir et le bien que nous devons pratiquer, c'est une vue distincte et précise qui nous montre le chemin que nous devons tenir pour aller à Dieu ; c'est une voix intérieure qui nous instruit, qui nous appelle, qui nous persuade et qui nous exhorte. Dès que nous voyons cette lumière, il faut marcher ; dès que nous sommes favorisés de cette vue, il faut nous appliquer ; et dès que nous entendons cette voix secrète dans le fond de notre âme, il faut lui répondre, il faut lui obéir. Soyez fidèle à l'inspiration, et vous irez à pas de géant dans la voie de la perfection.

2e point. Si vous êtes attentif à la vois du Saint-Esprit et fidèle à recevoir ses inspirations, cette inspiration deviendra un sentiment qui vous affectionnera à ce qu'il demande de vous ; vous serez éclairé et embrasé tout ensemble.
Cette lumière deviendra une ardeur et un feu délicieux qui embrasera votre cœur ; une puissance supérieure qui, sans vous faire violence, désarmera et soumettra votre volonté rebelle, et vous fera trouver un plaisir pur et innocent dans les choses même les plus pénibles ; vous serez convaincu, et vous sentirez que votre bonheur consiste à faire en tout la volonté de Dieu et non la vôtre.
À mesure que les désirs du bien se fortifieront dans votre cœur, tous les désirs charnels s'affaibliront et disparaîtront : et vous direz alors avec saint Augustin : C'était, ô mon Dieu, par les sentiments délicieux que vous m'inspirez que tous mes sentiments imparfaits sortaient de mon cœur, et vous en triez en leur place, plus doux mille fois que les voluptés les plus sensibles.


SENTIMENTS

Esprit adorable, favorisez-moi.de ce souffle divin qui porte toujours une grâce victorieuse avec soi, touchez mon cœur pour lui faire goûter tout ce que vous lui inspirerez. Faites-moi une douce violence qui me porte au bien ; contraignez-moi amoureusement de n'être jamais qu'à vous seul, sans réserve, sans partage et sans inconstance.
Donnez-vous à moi, fortifiez-moi, afin que je vous possède, que je demeure en vous, et vous en moi ; soutenez-moi contre ma propre faiblesse, de peur que je ne me perde.


FRUIT DU SAINT-ESPRIT

La bonté

La bonté est un fruit délicieux de la grâce, et la plus douce et la plus aimable de toutes les vertus ; elle nous fait chérir de Dieu et des hommes. Cette bonté nous porte au bien pour l'amour du bien : elle nous rend exacts à tous nos devoirs, dit Saint Bernard, fervents et dévots envers Dieu ; tendres, affables, sincères et charitables à l'égard du prochain ; toujours prêts à pardonner à ceux qui nous ont offensés, à recevoir tout le monde, et même nos ennemis avec affabilité ; elle est ennemie de tout détour, de toute malice, de toute dissimulation, et elle met le cœur sur les lèvres ; elle ne connaît la malice que pour la détester, et celui qui possède cette bonté ne la conserve qu'autant qu'il travaille à devenir meilleur. Demandez-la au Saint-Esprit.






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lundi 16 mai 2016

Méditation pour le Lundi de Pentecôte


Christ Healing the Blind (Nicolas Colombel)



Extrait de "Esprit du R.P. AVRILLON pour passer saintement l'Avent et le Carême" :



LE LUNDI DE LA PENTECÔTE


Jour de lumière



PRATIQUE


Prosternez-vous souvent aujourd'hui devant le Saint-Esprit avec une humilité profonde ; adorez-le comme la lumière des cœurs. Demandez-lui pardon de vos ignorances, et dites avec saint Augustin (Solil.) : Esprit de lumière, éclairez mes ténèbres, guérissez mon ignorance, et donnez-moi assez de lumière pour vous connaître et me connaître, pour me haïr et pour vous aimer.


MÉDITATION

1er point. Le Saint-Esprit est une lumière divine et éternelle, et la source inépuisable des lumières les plus pures et les plus brillantes. Il dissipe les ténèbres des apôtres, et les fait passer tout d'un coup de l'ignorance la plus grossière à la science la plus profonde et à la sagesse la plus sublime, et leur donne l'intelligence de tous les mystères de la foi.
Ah ! que le Saint-Esprit est un habile maître ! s'écrie saint Léon. Allez donc à cette savante école ; allez-y avec une vraie docilité de cœur et d'esprit ; sacrifiez aux lumières de ce divin esprit vos préventions, vos préjugés. Humiliez-vous profondément devant cette source de lumière ; avouez-lui que vous n'êtes que ténèbres et ignorance ; soumettez-vous entièrement à tout ce qui vient de ce Dieu de vérité par le canal de l'Église.
Mettez-vous à la place de l'aveugle-né, et dites comme lui : Seigneur, que je voie la lumière, et montrez-vous à mon âme aveugle : découvrez-lui l'énormité du mal qu'elle doit éviter et les avantages du bien qu'elle doit pratiquer ; car sans vous mes yeux spirituels sont en plus pitoyable état que les yeux corporels de cet aveugle.

2e point. Toute lumière qui ne vient pas du Saint-Esprit n'est rien, et ne peut conduire une âme égarée qu'à l'erreur, au mensonge et à l'illusion. Ne les cherchez donc jamais ailleurs, et ne faites rien sans avoir consulté le Saint-Esprit : C'est lui, dit saint Jean Chrysostome, qui est l'œil de l'homme intérieur, la lumière de notre esprit, le directeur de notre âme et le vrai soleil du cœur. — Ah ! qu'une âme recueillie en présence du Saint-Esprit acquiert de lumières, quand elle les demande avec un cœur soumis et humilié, et qu'elle en sort éclairée dans la connaissance de Dieu et des voies de la perfection.
C'est là, dit saint Augustin, que cet Esprit saint l'avertit, l'enseigne et le touche. Il avertit sa mémoire d'oublier les choses sensibles pour ne se remplir que de Dieu ; il persuade sa raison du néant de toutes les vanités de la terre, et il touche si vivement son cœur, qu'il devient insensible à tout ce qui pourrait y insinuer la corruption. Il ne tient qu'à vous de l'éprouver ; mais approchez-vous souvent de cette lumière divine, avec une forte résolution de mépriser et de sacrifier vos propres lumières.


SENTIMENTS

Ô lumière toujours brillante, s'écrie saint Augustin (Solil. c. 13), que toute autre lumière ne peut voir sans vous ! lumière vive et pénétrante, portez le jour et le flambeau des vérités éternelles dans mon âme, par dissiper ses ténèbres, éclaircir ses doutes et instruire son ignorance ! Absorbez-moi, noyez-moi dans l'abîme de vos clartés, afin que je vous voie en vous-même, et que je me voie en vous.
Découvrez-moi vos grandeurs et vos bontés, afin que je les adore et que je les aime ; découvrez-moi les pièges du démon et du monde, afin que je les évite ; découvrez-moi aussi mes misères et mes faiblesses, afin que je les haïsse et que je les corrige. Ô lumière bienfaisante, faites-moi connaître tout ce que vous demandez de moi, afin que j'y réponde avec fidélité, et soutenez-moi, afin que je vous sois fidèle jusqu'à la mort.


FRUIT DU SAINT-ESPRIT

L'humanité

L'humanité est une vertu douce et compatissante qui vient de la charité ; elle nous rend attentifs et sensibles aux peines et aux afflictions de notre prochain, nous les fait compter au nombre de nos propres disgrâces, et nous le fait secourir avec bonté et promptitude sans écouter nos répugnances et notre délicatesse.
Jésus-Christ est le modèle de cette vertu ; nous devons aimer notre prochain comme il nous a aimés lui-même. Demandez avec ardeur au Saint-Esprit qu'il nourrisse votre âme de ce fruit si délicieux, et qu'il en ôte tout ce qu'il y a de rude, de dur et d'amer ; en le lui demandant, travaillez à l'acquérir, vous y trouverez de vraies douceurs pour le temps et l'éternité.






Reportez-vous à Méditation pour le Lundi d'après la Pentecôte : La lumière est venue dans le monde, et les hommes ont mieux aimé les ténèbres que la lumière, La Pentecôte : Quel est l'événement dont l'Église célèbre la mémoire en ce jour ?, Méditation pour le Dimanche de la Pentecôte : Le Saint-Esprit que mon Père enverra en mon nom, vous enseigneraPreuves directes de la divinité du Saint-Esprit : noms, attributs et œuvres, Mission du Saint-Esprit, Le Saint-Esprit dans l'Ancien Testament, promis et figuré, Méditation pour le Samedi après la Pentecôte, Méditation pour le Vendredi après la Pentecôte, Méditation pour le Jeudi après la Pentecôte, Méditation pour le Mercredi après la Pentecôte, Méditation pour le Mardi après la PentecôteVeille de la Pentecôte : Je prierai mon Père, et il vous donnera, pour demeurer éternellement avec vous, un autre consolateur, qui est l'Esprit de vérité que le monde ne peut recevoirAccueillir le Saint Esprit de Dieu, Méditation pour le Jour de la Pentecôte, Méditation pour la veille de la Pentecôte, Méditation pour le Jeudi d'après l'Ascension, Méditation pour le Mercredi d'après l'Ascension, Méditation pour le Lundi d'après l'Ascension, Méditation pour le Dimanche d'après l'Ascension, L'institution du Carême et la manière dont les premiers chrétiens le passaient, Méditation pour le Mercredi Saint, Litanie du Saint-Esprit, Discernement des esprits, Les répliques du Démon, Dévotion au Sacré-cœur de Jésus : Don de l'Esprit et Vie intérieure, Quelques passages prophétiques et références sur l'Esprit-Saint dans la Bible et Notre-Dame du Bon conseil.













Accueillir le Saint Esprit de Dieu



Le Saint-Esprit ne vient pas à nous parce que nous avons claqué des doigts, il n'est pas un toutou qui accourt à notre ordre ! Non, Dieu, car la troisième personne de la Très Sainte Trinité est Dieu - pour ceux qui l'oublient bien souvent - attend de nous que nous respections Ses commandements, que nous le prions avec persévérance, humilité, abandon, patience, que nous cherchions l'état de grâce, que nous le laissions façonner notre âme, afin que sa venue puisse porter du fruit, afin que nous soyons réceptacle dans lequel il peut travailler.

Ce que nous entendons trop souvent : « Le Saint-Esprit, tu l'appelles, tu lui poses une question, et il répond tout de suite ! » est une fosse aux serpents. Celui qui répond tout de suite, c'est le démon. Cela serait si simple si nous n'avions aucun effort à faire, car là est le problème, nous cherchons toujours la facilité et ne voulons être soumis à aucune autorité, même pas à l'autorité de Celui qui a créé toutes choses. Nous faisons de Dieu un serviteur soumis à Sa créature, et nous prenons la place de Dieu, alors que c'est à nous, créatures, de nous abaisser devant notre Créateur, de nous jeter à genoux pour le supplier, nous qui sommes dépendants de Lui. Si tout était si simple, on ne parlerait pas de discernement des esprits... Car, les inspirations viennent soit de Dieu, soit du Diable.

Si nous assimilons toutes inspirations à Dieu, nous nous perdrons. Mais, l'Esprit Saint, à celui qui lui a préparé toute la place en son âme, à celui qui a fait de son cœur un vase pour le recevoir, donnera son enseignement et éclairera la route. Il lui donnera les grâces nécessaires et proportionnées à ce que Dieu a prévu pour lui, les dons qui l'aideront à respecter les commandements et à mépriser le péché, afin qu'il soit mené au port du salut éternel.

Ayez toujours à cœur de vous attacher à deux choses : l'humilité et notre dépendance de Dieu.

De la compréhension de ces deux choses dépendra votre union au Saint-Esprit.




Au sujet du baptême dans l'Esprit, invention hérétique du Renouveau charismatique : Précisons-le tout de suite, rien ne permet de supposer que cette «  nouvelle puissance   », acquise par un acte formel d’apostasie de la foi catholique, puisse être l’effet d’une grâce divine. Car la démarche des fondateurs du charismatisme fut incontestablement un acte d’apostasie  : quand on a l’insigne honneur, la grâce inouïe d’avoir reçu de notre sainte Mère l’Église, par le baptême et la confirmation, le don plénier du Saint-Esprit, avoir l’audace de s’adresser à une misérable secte pour réclamer un nouveau baptême et un nouveau don de l’Esprit, c’est faire injure au Christ et à son unique Épouse, l’Église catholique romaine qu’il a fondée et établie comme l’unique dépositaire et dispensatrice de sa grâce. C’est mépriser le Saint-Esprit là où il est réellement, – dans cette Église sainte, Corps du Christ et arche du salut en laquelle et par laquelle il veut agir, visiblement ou invisiblement, à l’exclusion de toute autre communauté ou secte –, pour aller le chercher ailleurs, là où il n’est pas, dans les ténèbres extérieures où c’est Satan qui œuvre, déguisé en ange de lumière. C’est commettre, en un mot, le péché contre l’Esprit-Saint. (…) C’est cette trahison qui est l’acte fondateur du Mouvement charismatique. (Extrait de cet article : Le Renouveau charismatique)




Pratique : Priez la Sainte Vierge Marie, Médiatrice de toute grâce, Tabernacle sacré de la divine Majesté.


Lire "Le Discernement des esprits" (P. J. B. Scaramelli) et se procurer le Livre bleu (Livre de prières, de cantiques et d'exercices spirituels).





Reportez-vous à Ce qu'il faut faire pour éviter les pièges et les tentations du démon, Instruction sur la Fête de la Pentecôte, Méditation sur la Fête de la Pentecôte : ils furent tous remplis du Saint-Esprit, Catéchisme spirituel de la Perfection Chrétienne, par le R.P. Jean-Joseph Surin, Le Dogme de l'unité de Dieu et de la Sainte Trinité, Preuves directes de la Trinité et de la divinité du Saint-Esprit, Preuves directes de la divinité du Saint-Esprit : noms, attributs et œuvres, Mission du Saint-Esprit, Le Saint-Esprit dans l'Ancien Testament, promis et figuré, Le Saint-Esprit dans le Nouveau Testament, première création : La Sainte Vierge Marie, Troisième création du Saint-Esprit : l’Église, Neuvaine préparatoire à la Fête de la Pentecôte : Prière pour demander les sept Dons du Saint-Esprit, Jésus, Sagesse glorieuse et triomphante, Discernement des esprits : ce qu'on entend par esprits, Du discernement des esprits en tant que vertu acquise par le travail et l'industrie, Méditation pour le Samedi après la Pentecôte, Méditation pour le Vendredi après la Pentecôte, Méditation pour le Jeudi après la Pentecôte, Méditation pour le Mercredi après la Pentecôte, Méditation pour le Mardi après la Pentecôte, Méditation pour le Lundi de Pentecôte, Méditation pour le Jour de la Pentecôte, Méditation pour la veille de la Pentecôte, Méditation pour le Jeudi d'après l'Ascension, Méditation pour le Mercredi d'après l'Ascension, Méditation pour le Lundi d'après l'Ascension, Méditation pour le Dimanche d'après l'Ascension, L'institution du Carême et la manière dont les premiers chrétiens le passaient, Méditation pour le Mercredi Saint, Litanie du Saint-Esprit, Satan veut déformer l'homme afin d'effacer en lui l'image de Dieu, Quand les dieux du paganisme avouent qu'ils ne sont que des démons, Médiator Dei du Pape Pie XII, sur la sainte liturgie, Les répliques du Démon, La communication de Satan avec l'homme, Dévotion au Sacré-cœur de Jésus : Don de l'Esprit et Vie intérieure, Le roi de la Cité du Mal, Les princes de la Cité du Mal, Que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel, Quelques passages prophétiques et références sur l'Esprit-Saint dans la Bible et Notre-Dame du Bon conseil.










dimanche 15 mai 2016

Méditation pour le Jour de la Pentecôte






Extrait de "Esprit du R.P. AVRILLON pour passer saintement l'Avent et le Carême" :



LE JOUR DE LA PENTECÔTE


Jour de bonté


PRATIQUE

Soyez dans ce grand jour tout ardent de désirs, de zèle et d'amour, et tout occupé des bontés infinies du Saint-Esprit ; sentez le besoin extrême que vous en avez pour le pardon de vos péchés et pour obtenir de nouvelles grâces, et implorez-le avec un cœur contrit et humilié. Cet Esprit saint souffle où il veut, quand il veut, autant qu'il veut, et sur qui il veut. Priez toujours pour n'être pas surpris et pour avoir part à ses communications, à ses grâces et à ses bontés.


MÉDITATION

1er point. Jésus-Christ a dit dans l'Évangile que son père céleste donnerait son esprit de bonté à ceux qui le lui demanderaient. Pour le mériter, soyez tout abîmé dans votre néant et dans la considération des bontés de cet Esprit adorable, qui prend plaisir à se communiquer avec abondance aux âmes détachées du monde qui se rendent dignes de participer à ses divins écoulements.
L'Église, pénétrée de ses bontés infinies, l'appelle tantôt la lumière des cœurs qui leur l'ait connaître ce qu'ils doivent aimer, tantôt un précieux trésor pour enrichir notre pauvreté, tantôt une rosée de bénédictions pour amollir la dureté de nos âmes, tantôt un divin consolateur qui essuie nos larmes, tantôt une douce onction qui leur fait sentir le plaisir qu'il y a d'être à Dieu, tantôt un feu sacré qui nous échauffe et nous embrase de ses divines ardeurs, tantôt un souffle divin qui produit la grâce dans nos âmes, et tantôt un lien d'amour qui unit les cœurs les plus désunis. Mettez tout en usage pour mériter les tendres effusions de cet Esprit de bonté.

2e point. J'entre en esprit dans le cénacle, j'entends le bruit d'une tempête, je sens un vent violent qui ébranle toute la maison, et je comprends que quand le Saint-Esprit veut prendre possession d'une âme il renverse auparavant tout ce qui s'oppose à son entrée et à ses divines opérations : ce souffle est le symbole des grâces qu'il répand dans nos âmes. Je vois des langues ; ces langues sont de feu : elles sont brillantes, elles sont élevées, elles sont dispersées ; ces langues me disent que cet Esprit de bonté veut bien s'abaisser à m'apprendre à parler le langage des saints ; cette clarté, qu'il veut éclairer mon âme de ses lumières ; ce feu, qu'il veut embraser mon cœur des ardeurs de sa charité ; cette élévation, qu'il veut me détacher de la terre et m'élever jusqu'à lui. Ce feu divin change les apôtres en d'autres hommes ; ils vont parler toutes les langues du monde, ils vont marcher en héros, ils vont souffrir, combattre, convertir et triompher par l'effusion de leur sang ; et cet esprit de grâce, de force et de bonté opérera tout en eux.
Si vous avez reçu l'Esprit de bonté, toutes vos pensées ne respireront que le bien, tous vos désirs ne se porteront qu'au bien, toutes vos paroles ne tendront qu'au bien, et vous ne travaillerez que pour le bien.


SENTIMENTS

Source inépuisable de douceurs célestes et divines, Esprit de bonté, venez à moi, donnez-vous à moi, opérez en moi une bonté universelle qui soit un précieux écoulement et une parfaite image de la vôtre. Mes infidélités sans nombre me rendent indigne de vos bontés ; mais faites-moi la grâce de m'admettre aujourd'hui dans la compagnie des saints que vous honorez de votre visite. Dieu de bonté, descendez jusqu'à mon néant ; lumière éternelle, éclairez-moi ; feu céleste, purifiez mon cœur et rendez-moi tout brûlant de votre divin amour ; force divine, soutenez ma faiblesse ; plénitude adorable de grâces et de bonté, enrichissez-moi de vos trésors ; éloquence au-dessus de toute éloquence, faites-moi parler le langage du ciel, et apprenez-moi à combattre, à souffrir, à vaincre et à mourir pour votre amour.


FRUIT DU SAINT-ESPRIT

La patience

La patience est une vertu héroïque et chrétienne qui fait supporter les travaux les plus pénibles et les plus longs sans se plaindre et sans se décourager ; on se soutient au milieu des afflictions et des persécutions les plus cruelles, sans chercher d'autres secours et d'autres consolations qu'en Dieu seul. Que l'amertume de ce fruit précieux ne vous dégoûte point ; vous y trouverez une véritable douceur qui tempérera vos peines et vous procurera des douceurs éternelles : demandez-le au Saint-Esprit.






Reportez-vous à La Pentecôte : Quel est l'événement dont l'Église célèbre la mémoire en ce jour ?, Instruction sur la Fête de la Pentecôte, Méditation sur la Fête de la Pentecôte : ils furent tous remplis du Saint-EspritMéditation pour le Dimanche de la Pentecôte : Le Saint-Esprit que mon Père enverra en mon nom, vous enseigneraVeille de la Pentecôte : Je prierai mon Père, et il vous donnera, pour demeurer éternellement avec vous, un autre consolateur, qui est l'Esprit de vérité que le monde ne peut recevoirPreuves directes de la divinité du Saint-Esprit : noms, attributs et œuvres, Le Saint-Esprit dans l'Ancien Testament, promis et figuré, Troisième création du Saint-Esprit : l’Église, Jésus, Sagesse glorieuse et triomphante, Méditation de l'Avent : La vertu de patience, Méditation pour le Samedi après la Pentecôte, Méditation pour le Vendredi après la Pentecôte, Méditation pour le Mercredi après la Pentecôte, Méditation pour le Mardi après la Pentecôte, Méditation pour le Lundi de Pentecôte, Accueillir le Saint Esprit de Dieu, Méditation pour la veille de la Pentecôte, Méditation pour le Jeudi d'après l'Ascension, Méditation pour le Jeudi après la Pentecôte, Méditation pour le Mercredi d'après l'Ascension, Méditation pour le Lundi d'après l'Ascension, Méditation pour le Dimanche d'après l'Ascension, L'institution du Carême et la manière dont les premiers chrétiens le passaient, Méditation pour le Mercredi Saint, Litanie du Saint-Esprit, Dévotion au Sacré-cœur de Jésus : Don de l'Esprit et Vie intérieure, Quelques passages prophétiques et références sur l'Esprit-Saint dans la Bible et Notre-Dame du Bon conseil.