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dimanche 7 novembre 2021

Des sentiments que doit produire en nous la Méditation des souffrances de Jésus-Christ : et premièrement des sentiments de compassion qu'elle doit exciter dans nos cœurs


À l'attention des Catholiques qui ont banni de leur vie chrétienne, les sentiments et la compassion. Nulle véritable charité sans compassion...



La méthode que nous devons suivre dans la méditation des souffrances de J.-C. est la même que les Maîtres de la vie spirituelle nous prescrivent dans l'oraison. Ils ne veulent pas qu'on emploie entièrement le temps de l'oraison à parcourir tous les points de son sujet, mais qu'on s'y occupe principalement a réveiller la volonté par des mouvements affectueux, qui étant premièrement produits dans le cœur, aient ensuite leur effet dans toutes nos actions : c'est à cela, ajoutent.ils, qu'il faut particulièrement s'attacher dans l'oraison.
Il y a plusieurs sortes de sentiments affectueux, que la considération des souffrances du Fils de Dieu peut produire en nous, et dans lesquels nous pouvons nous entretenir avec fruit. On les réduit ordinairement à sept, dont le premier est la compassion : or, la compassion est proprement un vif sentiment des douleurs d'autrui, que l'on partage en quelque sorte avec celui que l'on voit souffrir.
Pour exciter en nous cette compassion, il sera bon de considérer l'excès des douleurs de J.-C. : parce que, selon le sentiment de tous les Théologiens, elles ont été plus grandes que toutes celles qu'aucun homme ait jamais souffertes, et qu'il puisse jamais souffrir en cette vie. C'est ce que Jérémie nous a exprimé par ces paroles : Ô vous tous qui passez par le chemin, regardez, et voyez s'il y a douleur semblable à la mienne ! Premièrement, il n'y a eu aucune partie du corps de J.-C. qui ait été exempt de douleur : Depuis la plante des pieds, dit Isaïe, jusqu'au sommet de la tête, il n'y a rien de sain en lui. Ses pieds et ses mains percées de gros clous, sa tête couronnée d'épines, son visage meurtri de soumets, tout son corps déchiré de coups, et tous ses os sortis de leurs jointures par l'extension violente de son corps sur la Croix, tout cela donne l'idée du supplice le plus cruel que l'on puisse imaginer.
Mais ce ne fut pas seulement en son corps qu'il souffrit, il souffrit aussi en son âme, et d'une façon incomparablement plus douloureuse : car, quoique la nature humaine fût hypostatiquement unie à la personne divine, il ne laissa pas de sentir l'horreur et l'ignominie de sa Passion, aussi vivement que s'il eût été un pur homme : ajoutez que, pour rendre sa douleur plus vive, il fut privé de toute consolation : et c'est ce qui lui fit dire sur la Croix : Mon Dieu, mon Dieu ? Pourquoi m'avez-vous abandonné ?
Mais quelques violentes qu'aient été en J.-C. les douleurs qui étaient communes à son corps, et à son âme, on peut dire que celles qui ont affligé immédiatement sa sainte âme, ont été excessives. Car, depuis le moment de sa Conception jusqu'à celui de sa Mort, il eut toujours présent à l'esprit tous les péchés qui avaient été commis depuis le commencement du monde, et tous ceux qui se commettraient jusqu'à la fin des siècles, toutes les souffrances et tous les affronts dont la seule pensée fut capable lui donner une sueur de sang, et de le jeter dans la plus cruelle agonie dans le jardin des Oliviers : en un mot, tout ce qu'il a souffert dans le cours de sa vie mortelle, il l'a toujours eu présent à l'esprit. Cela posé, ne pouvons-nous pas conclure que chaque jour de sa vie a été à son égard comme le jour de sa Passion ? Ajoutez que l'attente d'un mal dont on est menacé, est souvent plus fâcheuse à soutenir que le mal même : nous pouvons donc dire que toute sa vie a été une mer de douleur, dans laquelle sa sainte âme a été continuellement plongée, sans avoir la moindre interruption et le moindre relâche.
Quand on considère attentivement toutes les circonstances de ce douloureux mystère; quand on fait réflexion que celui qui souffre est le Fils de Dieu : qu'il souffre pour nous, et par un pur excès d'amour et de tendresse, il faudrait avoir le cœur plus froid que le marbre, plus dur que le diamant, plus insensible qu'un rocher, pour n'être pas touché d'un si étrange spectacle. « Eh quoi ! dit Saint Bernard, à la vue d'un Dieu souffrant, la terre tremble, les pierres se fendent, les sépulcres s'ouvrent, le voile du Temple se déchire, le soleil et la lune s'obscurcissent, toute la nature enfin donne des marques les plus éclatantes de sa douleur ; et nous serions les seuls à ne pas concevoir le moindre sentiment de compassion pour celui qui n'a souffert que pour nous ! Laissons toucher notre cœur, laissons-le pénétrer à la douleur, et ne soyons pas plus durs que les pierres, ni plus insensibles que les êtres qui sont privés de tout sentiment. »

(Abrégé de la Pratique de la Perfection Chrétienne)


Reportez-vous à Des sentiments de reconnaissance envers Dieu, Combien la Méditation des souffrances de Jésus-Christ est méritoire pour nous, et agréable à Dieu, Jésus crucifié est le Livre des Élus, Des fruits que porte Jésus crucifié, l'Arbre de vie, VIE CHRÉTIENNE : Dévotion envers la Passion de Jésus-Christ, Des Trésors infinis que nous possédons en JÉSUS-CHRIST, Sur Jésus-Christ et L'intérieur de Jésus-Christ.













vendredi 23 juillet 2021

ABRÉGÉ DU CATÉCHISME DE PERSÉVÉRANCE, DEUXIÈME PARTIE, Leçon XIX : Troisième, quatrième et cinquième articles du Symbole


ABRÉGÉ DU CATÉCHISME DE PERSÉVÉRANCE

DEUXIÈME PARTIE

Contenant l'histoire et l'explication de la Religion

depuis la Naissance du Messie jusqu'à son Ascension


XIXe LEÇON

UNION DE NOTRE ESPRIT AVEC NOTRE-SEIGNEUR,


LE NOUVEL ADAM, PAR LA FOI.

TROISIÈME, QUATRIÈME ET CINQUIÈME

ARTICLES DU SYMBOLE.



Q. Quel est le troisième article du Symbole ?
R. Voici le troisième article du Symbole : Qui a été conçu du Saint-Esprit, est né de la Vierge Marie. Cet article nous apprend trois vérités.

Q. Quelle est la première ?
R. La première est que Jésus-Christ, Fils unique de Dieu de toute éternité, s'est fait homme dans le temps, c'est-à-dire qu'il a pris un corps et une âme semblables aux nôtres.

Q. Qui forma le corps et l'âme de Notre-Seigneur ?
R. C'est le Saint-Esprit qui forma le corps et l'âme de Notre-Seigneur, auxquels vint s'unir la seconde personne de la sainte Trinité.

Q. Quelle est la seconde vérité ?
R. La seconde vérité est que Notre-Seigneur, en se faisant homme, n'a pas cessé d'être Dieu, mais qu'il est Dieu et homme tout ensemble.

Q. Que suit-il de là ?
R. Il suit de là : 1° qu'il y a deux natures en Notre-Seigneur : la nature divine et la nature humaine ; 2° deux volontés : la volonté divine et la volonté humaine : 3 ° une seule personne, la personne du Verbe.

Q. Quelle est la troisième vérité ?
R. La troisième vérité est que le Fils de Dieu a pris un corps et une âme dans le sein de la bienheureuse Vierge Marie, qui est vraiment mère de Dieu et toujours vierge.

Q. Quel sentiment doit nous inspirer le troisième article du Symbole ?
R. Le troisième article du Symbole doit nous inspirer une grande confiance envers la sainte Vierge.

Q. Quel est le quatrième article du Symbole ?
R. Voici le quatrième article du Symbole : Qui a souffert sous Ponce-Pilate, a été crucifié, est mort, a été enseveli. Les Apôtres nous parlent des souffrances de Notre-Seigneur aussitôt après avoir parlé de sa naissante, pour nous apprendre que Notre-Seigneur est né pour souffrir, et qu'il a toujours souffert.

Q. Comment Notre-Seigneur a-t-il souffert ?
R. Notre-Seigneur a souffert librement et par amour ; il a souffert toutes sortes de douleurs dans son corps et dans son âme.

Q. A-t-il souffert en tant que Dieu ?
R. Il n'a pas souffert en tant que Dieu, parce que Dieu, étant infiniment parfait, ne peut pas souffrir ; mais la divinité de Notre-Seigneur communiquait un prix infini aux souffrances de son humanité.
 
Q. Pour qui et pourquoi Notre-Seigneur a-t-il souffert ?
R. Notre-Seigneur a souffert pour tous les hommes, et il a souffert pour réparer la gloire de son Père, expier le péché et nous servir de modèle.

Q. Pourquoi les Apôtres ont-ils dit qu'il a souffert sous Ponce-Pilate ?
R. Les Apôtres ont dit qu'il a souffert sous Ponce-Pilate pour deux raisons : la première pour marquer le temps de sa passion et pour prouver leur sincérité. S'ils en avaient imposé, tout le monde aurait pu les convaincre d'imposture. Il aurait suffi pour cela de montrer que Ponce-Pilate gouverneur de la Judée, n'avait fait mourir aucun homme nommé Jésus de Nazareth.

Q. Quelle est la seconde ?
R. La seconde, c'est pour donner au monde entier la certitude de la mort du Sauveur, en lui indiquant le moyen d'en avoir des preuves ; car Pilate avait envoyé à l'empereur Tibère la relation de la vie et de la mort de Notre-Seigneur, et cette relation était conservée dans les archives de l'empire.

Q. Comment le savons-nous ?
R. Nous le savons par le témoignage de Tacite, historien païen ; de saint Justin, martyr ; de Tertullien, d'Eusèbe et d'autres auteurs.

Q. Pourquoi Notre-Seigneur voulut-il être crucifié et enseveli ?
R. Notre-Seigneur voulut être crucifié, parce que le supplice de la croix était le plus cruel et le plus ignominieux ; et enseveli, pour montrer qu'il était véritablement mort.

Q. Qu'est-ce à dire ?
R. C'est-à-dire que son âme fut véritablement séparée de son corps, mais la divinité ne fut jamais séparée de son corps ni de son âme.

Q. Quel sentiment doit nous inspirer le quatrième article du Symbole ?
R. Le quatrième article du Symbole doit nous inspirer une grande douleur de nos péchés et une grande estime pour notre âme.

Q. Quel est le cinquième article du Symbole ?
R. Voici le cinquième article du Symbole : Est descendu aux enfers, le troisième jour il est ressuscité des morts. Notre-Seigneur, étant mort pour tous les hommes, voulut faire sentir à tous, les effets de sa rédemption ; c'est pourquoi il descendit aux enfers.

Q. Qu'entend-on par les enfers ?
R. On entend par les enfers : 1° cette prison noire et obscure où les âmes des réprouvés sont tourmentées jour et nuit avec les démons par un feu qui ne s'éteint jamais ; 2° le purgatoire ; 3° les limbes, c'est à-dire le lieu où les âmes des Justes attendaient la venue du Messie.

Q. Dans quel lieu descendit Notre-Seigneur ?
R. Notre-Seigneur descendit dans les limbes, où il annonça aux âmes des Justes l'accomplissement des mystères de la Rédemption et leur prochaine entrée dans le Ciel.

Q. Se montra-t-il ailleurs ?
R. Il se montra aussi en enfer comme vainqueur et comme juge, et au purgatoire comme consolateur.

Q. Que remarquez-vous sur la résurrection de Notre-Seigneur ?
R. Je remarque sur la résurrection de Notre-Seigneur qu'elle diffère de la résurrection des autres morts : 1° en ce que Notre-Seigneur ressuscita lui-même, par sa propre vertu ; 2° en ce qu'une fois ressuscité, il ne fut plus sujet à la mort ; 3° en ce qu'il est la cause et le principe de la résurrection de tous les hommes.


Je prends la résolution d'aimer Dieu par dessus toute chose, et mon prochain comme moi-même pour l'amour de Dieu ; et, en témoignage de cet amour, je ne rougirai jamais de ma religion.


Deuxième Partie : Leçon I : État du monde à la venue du Messie, Leçon II : Naissance du Messie, Leçon III : Vie cachée de Notre-Seigneur Jésus-Christ, Leçon IV : Vie publique de Notre-Seigneur, Première année, Leçon V : Vie publique de Notre-Seigneur, Première année, Leçon VI : Vie publique de Notre-Seigneur, Première année, Leçon VII : Vie publique de Notre-Seigneur, Deuxième année, Leçon VIII : Vie publique de Notre-Seigneur, Deuxième année, Leçon IX : Vie publique de Notre-Seigneur, Troisième année, Leçon X : Vie publique de Notre-Seigneur, Troisième année, Leçon XI : Vie publique de Notre-Seigneur, Troisième année, Leçon XII : Passion de Notre-Seigneur, Leçon XIII : Passion de Notre-Seigneur, Suite, Leçon XIV : Sépulture et Résurrection de Notre-Seigneur, Leçon XV : Vie glorieuse de Notre-Seigneur, Leçon XVI : Notre-Seigneur Réparateur du monde, Leçon XVII : Notre-Seigneur, Nouvel Adam, Leçon XVIII : Union de notre esprit avec Notre-Seigneur, le nouvel Adam, par la Foi, premier et deuxième articles du Symbole, Leçon XX : Le Purgatoire.

Première Partie :
Leçon I : Enseignement vocal de la Religion, Catéchisme, Leçon II : Enseignement écrit, Écriture et Tradition, Leçon III : Connaissance de Dieu considéré en Lui-même, Leçon IV : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, 1er Jour de la Création, Leçon V : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, 2e Jour de la Création, Leçon VI : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, 3e Jour de la Création, Leçon VII : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, Fin du 3e et commencement du 4e Jour de la Création, Leçon VIII : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, suite du 4e Jour de la Création, Leçon IX : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, 5e Jour de la Création, Leçon X : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, Fin du 5e et commencement du 6e Jour de la Création, Leçon XI : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, Suite du 6e Jour de la Création, Leçon XII : Connaissance de l'homme considéré en lui-même, Leçon XIII : Connaissance de l'homme considéré dans ses rapports avec les créatures, Leçon XIV : Connaissance de l'homme considéré dans ses rapports avec Dieu, Leçon XV : Connaissance des Anges, Leçon XVI : Chute de l'homme, Leçon XVII : Accord de la justice et de la miséricorde divine dans la punition et dans la transmission du péché d'Adam, Leçon XVIII : Nécessité et perpétuité de la Foi au Mystère de la Rédemption, Histoire de Job, Leçon XIX : Connaissance de la Religion, Nature et définition de la Religion, Leçon XX : Connaissance de la Religion, Que la Religion est une Loi, Leçon XXI : Le Messie promis et figuré : Adam et Abel, Leçon XXII : Le Messie promis et figuré, Noé, Troisième Figure du Messie, Leçon XXIII : Deuxième promesse et quatrième figure du Messie, Melchisédech, Leçon XXIV : Isaac, cinquième Figure du Messie, Leçon XXV : Le Messie promis et figuré, Jacob, Sixième Figure du Messie, Leçon XXVI : Le Messie promis et figuré, Joseph, Septième Figure du Messie, Leçon XXVII : L'Agneau pascal, Huitième Figure du Messie, Leçon XXVIII : La Manne, Neuvième Figure du Messie, Leçon XXIX : Les sacrifices et le serpent d'airain, Dixième et onzième Figure du Messie, Leçon XXX : Moïse, Douzième Figure du Messie, Leçon XXXI : Josué, Treizième Figure du Messie, Leçon XXXII : Gédéon, quatorzième Figure du Messie, Leçon XXXIII : Samson, Quinzième Figure du Messie, Leçon XXXIV : Sixième Promesse du Messie, Leçon XXXV : David, Seizième Figure du Messie, Leçon XXXVI : Salomon, Dix-septième Figure du Messie, Leçon XXXVII : Jonas, Dix-huitième Figure du Messie, Leçon XXXVIII : Le Messie prédit, Prophéties de David, Leçon XXXIX : Le Messie prédit, Prophéties d'Isaïe, Leçon XL : Le Messie prédit, Prophéties d'Osée, de Michée, de Joël et de Jérémie, Leçon XLI : Le Messie prédit, Prophéties d'Ézéchiel, Leçon XLII : Le Messie prédit, Prophéties de Daniel, Leçon XLIII : Le Messie prédit, Prophéties d'Aggée, de Zacharie et de Malachie, Leçon XLIV : Résumé général et application des promesses, des figures et des prophéties, à Notre-Seigneur Jésus-Christ, Leçon XLV : Le Messie préparé, Monarchie des Assyriens, Leçon XLVI : Le Messie préparé, Monarchie des Assyriens, Histoire de Judith, Leçon XLVII : Le Messie préparé, Histoire de Tobie, Leçon XLVIII : Le Messie préparé, Monarchie des Perses, Histoire d'Esther, Leçon XLIX : Le Messie préparé, Monarchie des Grecs et des Romains, Leçon L : Le Messie préparé, Histoire des Machabées, Leçon LI : Unité de la Religion et de l’Église.












jeudi 13 mai 2021

L'Ascension



Si l'on voyait une telle magnificence lorsque les consuls et les dictateurs triomphaient des nations étrangères ; si les arcs triomphaux portaient jusqu'aux nues le nom et la gloire du victorieux ; s'il montait dans le Capitole au milieu de la foule de ses citoyens, qui faisaient retentir leurs acclamations jusque devant les autels de leurs dieux : aujourd'hui que notre invincible libérateur fait son entrée au plus haut des cieux, enrichi des dépouilles de nos ennemis, quelle serait notre ingratitude, si nous n'accompagnions son triomphe de pieux cantiques et de sincères actions de grâces ? Certes, il est bien juste, ô Seigneur Jésus, que nous assistions avec une sainte allégresse à la célébrité de votre triomphe ; car encore que, sortant de ce monde, vous emportiez avec vous toute joie ; encore que cette solennité regarde plus apparemment les saints Anges, qui seront dorénavant réjouis par l'honneur de votre bienheureuse présence ; toutefois il est assuré que nous avons la plus grande part en cette journée. Vos intérêts sont de telle sorte liés avec ceux de notre nature, qu'il ne s'accomplit rien en votre personne qui ne tourne à l'avantage du genre humain : vous ne montez au ciel que pour nous en ouvrir le passage : « Je m'en vais, dites-vous, préparer vos places. » C'est pourquoi votre apôtre saint Paul ne craint pas de vous appeler notre avant-coureur, et de dire que vous entrez pour nous dans le ciel : tellement que si nous savons comprendre vos intentions, vous ne frustrez aujourd'hui notre vue que pour accroitre notre espérance.
Et en effet, considérons quel est le sujet de ce magnifique triomphe qui se fait aujourd'hui dans le ciel. N'est-ce pas qu'on y reçoit Jésus-Christ comme un conquérant ? mais c'est nous qui sommes sa conquête ; et c'est de nos ennemis qu'il triomphe. Toute la cour céleste accourt au-devant de Jésus, on publie ses louanges et ses victoires ; on chante qu'il a brisé les fers des captifs, et que son sang a délivré la race d'Adam éternellement condamnée. Que si on honore sa qualité de sauveur ; eh ! quelle est donc notre gloire, puisque le salut et la délivrance des hommes fait non seulement la fête des Anges, mais encore le triomphe du Fils de Dieu même ? Réjouissons-nous, mortels misérables, et ne respirions plus que les choses célestes. La divinité de Jésus, toujours immuable dans sa grandeur, n'a jamais été abaissée ; et par conséquent ce n'est pas la divinité qui est aujourd'hui établie en gloire ; car elle n'a jamais rien perdu de sa dignité naturelle. Cette humanité qui a été méprisée, qui a été traitée si indignement, c'est elle qui est élevée aujourd'hui ; et si Jésus est couronné en ce jour illustre, c'est notre nature qui est couronnée ; c'est elle qui est placée dans ce trône auguste devant lequel le ciel et la terre se courbent. « Celui qui est descendu, dit saint Paul, c'est lui-même qui est monté. » Celui qui était si petit sur la terre, est infiniment relevé dans le ciel ; et par la puissance de Dieu, sa grandeur est crue selon la mesure de sa bassesse. (Bossuet)


PRIÈRE

Soyez à jamais béni, ò adorable Sauveur, d'un triomphe qui fait votre plus belle gloire et notre bonheur le plus pur. Ô Jésus ! nous ne pouvons suffire à vous louer, à vous bénir, et c'est notre joie de succomber sous tant de gloire ; et dans notre impuissance nous voudrions voir s'abaisser ici à vos pieds les hommes et les Anges, inviter la terre et les cieux à ce magnifique et attendrissant spectacle, faire retentir vos louanges jusqu'aux extrémités de la terre et jusqu'au fond des abimes : et tout alors s'unissant à nous pour chanter le cantique toujours nouveau de votre victoire, nous aurions commencé ici en ce jour la fête perpétuelle de la résurrection pour l'achever dans les cieux.
Ô Jésus ! ne rejetez pas ces humbles prières et ces faibles louanges que nous vous bégayons dans le langage des enfants. Pardonnez-les à un amour encore faible et grossier ; et que la dernière bénédiction qu'à la fin de ce beau jour nous implorons de vos mains paternelles, soit le précieux gage, et de notre pardon et de votre amour, et de notre vie sainte ici-bas et un jour de notre résurrection glorieuse.

(Manuel des petits séminaires)


Reportez-vous à Ils vous traiteront de la sorte, parce qu'ils ne connaîtront ni mon Père ni moi, Je vous ai dit ces choses, afin que lorsqu'elles arriveront, vous vous souveniez que je vous les ai prédites, Méditation pour la Fête de l'Ascension, Instruction sur la Fête de l'Ascension, Méditation pour le Jour de l'Ascension de Notre-Seigneur, Le Seigneur Jésus fut élevé dans le ciel, et il est maintenant assis à la droite de Dieu, Les Apôtres et les Disciples ayant adoré Jésus-Christ, s'en retournèrent remplis de joie à Jérusalem, Quand le Consolateur que je vous enverrai de la part de mon Père, l'Esprit de vérité qui procède de mon Père, sera venu, il rendra témoignage de moi, Et vous aussi, qui avez été dès le commencement en ma compagnie, vous rendrez témoignage de moi, Je vous ai dit toutes ces choses, afin que vous ne vous scandalisiez point, Un temps viendra où quiconque vous fera mourir, pensera faire un sacrifice à Dieu, Méditation pour le Lundi d'après l'Ascension, Méditation pour le Mardi d'après l'Ascension : Jour de recueillement, Méditation pour le Mercredi d'après l'Ascension, Méditation pour le Jeudi d'après l'Ascension, Instruction sur le Saint-Esprit, Mission du Saint-Esprit, Instruction sur la Fête de la Pentecôte, Méditation sur la Fête de la Pentecôte : ils furent tous remplis du Saint-Esprit Méditation pour la veille de la Pentecôte, Méditation pour le Jour de la Pentecôte, Preuves directes de la divinité du Saint-Esprit : noms, attributs et œuvres, Le Dogme de l'unité de Dieu et de la Sainte Trinité, Preuves directes de la Trinité et de la divinité du Saint-Esprit, Le Saint-Esprit dans l'Ancien Testament, promis et figuré, Le Saint-Esprit prédit, Le Saint-Esprit dans le Nouveau Testament, première création : La Sainte Vierge Marie, Seconde création du Saint-Esprit : Notre Seigneur Jésus-Christ, Troisième création du Saint-Esprit : l’Église, Méditation pour le Dimanche de la Sainte Trinité, Neuvaine préparatoire à la Fête de la Pentecôte : Prière pour demander les sept Dons du Saint-Esprit, Méditation pour le Mercredi après la Pentecôte, Méditation pour le Mardi après la Pentecôte, Méditation pour le Lundi de Pentecôte, XIe Dimanche après la Pentecôte : Réflexions pratiques, Accueillir le Saint Esprit de Dieu, Litanie du Saint-Esprit, Catéchisme, Leçon II : De la Trinité, Leçon VI : Du Saint-Esprit, et Leçon XXIII : De la descente du Saint-Esprit sur les Apôtres.














mercredi 9 septembre 2020

Sur le Crucifix



Saint Paul bornait pour lui toute la religion à la science du crucifix, et il avait certes raison. Le crucifix est l'abrégé de tout ce qu'un chrétien doit croire, et de ce qu'il doit pratiquer. Le crucifix nous fait connaître toute la malice du péché, l'excès encore plus grand de la miséricorde divine. Le crucifix est la plus grande preuve que Dieu, tout Dieu qu'il est, put nous donner de son amour, et le motif le plus fort qu'il put employer pour gagner notre cœur. Toutes les vertus se trouvent renfermées dans le crucifix, et il est la consommation des voies intérieures. Je vais dire un mot sur chacun de ces objets. La grâce en dira bien davantage aux âmes qui sont dévouées, ou qui veulent se dévouer à l'amour.
1° Le crucifix est l'abrégé de tout ce qu'un chrétien doit croire. La personne de celui qui souffre, Fils unique de Dieu, et conçu dans le sein de Marie par l'opération du Saint-Esprit, nous propose les deux grands mystères de la Trinité et de l'Incarnation. L'objet de ses souffrances nous instruit du mystère de la Rédemption et du péché originel. Le mystère de la prédestination, celui de la grâce, la volonté de Dieu de sauver tous les hommes, sont aussi renfermés dans la croix. Elle est la source de tous les sacrements, comme il me serait aisé de le montrer en détail, et tout le culte par lequel l'Église honore Dieu, se rapporte au sacrifice de la croix.
2° Le crucifix est l'abrégé de tout ce qu'un chrétien doit pratiquer. Toute la morale évangélique se réduit à porter sa croix, à se renoncer, à crucifier la chair et la convoitise, à s'immoler à la volonté de Dieu. Jésus-Christ n'a prescrit aucune loi, n'a donné aucun conseil dont l'accomplissement et le parfait modèle ne se trouve dans la croix. Elle est l'expression la plus vive et la plus frappante de toute la doctrine évangélique.
3° Le crucifix nous fait connaître toute la malice du péché. Quel plus grand mal, en effet, que celui qui a causé la mort d'un Dieu Homme ? Avant Jésus-Christ on pouvait se former une certaine idée de l'offense de Dieu ; mais cette idée était bien faible et bien imparfaite. Le supplice éternel de l'enfer, quoiqu'il passe toute intelligence créée, ne répond pas encore à la malice infinie du péché, car il peut le punir, mais il ne peut pas l'expier. Il ne fallait rien moins qu'une personne divine, pour réparer dignement par ses souffrances et ses humiliations l'injure faite à Dieu par le péché. C'est donc aux pieds de la croix qu'il faut apprendre à juger du péché, et à concevoir toute l'horreur qu'il mérite.
4° Le crucifix nous fait connaître encore l'excès de notre misère, excès tel qu'il nous était impossible d'y remédier par nous-mêmes. Tout le genre humain était perdu, perdu sans ressource, perdu pour l'éternité, privé à jamais de la possession du souverain bien, si Jésus-Christ par sa mort ne l'avait racheté, réconcilié avec Dieu, rétabli dans ses droits, Le seul péché d'origine suffisait pour cela ; mais combien de péchés actuels, incomparablement plus griefs, n'y avons nous pas ajouté ? Dans quel abîme de misère ne nous sommes-nous pas volontairement plongés ?
5° Le crucifix nous fait connaître l'excès encore plus grand de la miséricorde divine. Un abîme a attiré un autre abîme ; l'abîme de nos maux a été absorbé et englouti dans l'abîme infini de la miséricorde. Oh! que David a bien raison de dire que les miséricordes de Dieu sont au-dessus de toutes ses œuvres ! Tout ce que Dieu a fait dans l'ordre de la nature n'est rien en comparaison de ce qu'il a fait dans l'ordre de la grâce. La bonté du Tout-Puissant s'est infiniment sur passée elle-même en nous rachetant. Jamais, même dans le ciel, notre entendement n'atteindra à la grandeur incompréhensible de ce bienfait, que la foi nous met sous les yeux dans le crucifix.
Dieu, tout Dieu qu'il est, ne pourrait nous donner une plus grande preuve de son amour. Quelque preuve qu'il nous en donnât, il fallait qu'elle s'accordât avec les droits de sa justice, auxquels il ne pouvait pas renoncer. Il fallait donc que cette justice fût apaisée, mais par qui ? Qui pouvait la satisfaire, la venger, et en même temps épargner les coupables ? Oh ! invention admirable de l'amour divin ! Dieu transporte sur son propre Fils toutes nos iniquités ; il les punit en lui ; il se venge sur lui ; et ce Fils adorable consent de tout son cœur à être pour nous la victime de la colère céleste. Quel amour dans le Fils ? Qui peut y penser sans être ravi d'étonnement et pénétré de reconnaissance ? Si Dieu avait laissé à notre choix de lui proposer quelque remède à nos maux, aurions-nous imaginé celui là ? Et s'il s'était présenté à notre esprit, aurions-nous osé le proposer ? Un pareil moyen de salut ne pouvait être conçu que dans le cœur d'un Dieu qui nous aime infiniment.
Si notre cœur peut résister à tant d'amour, quelle dureté ! quelle malice ! quelle ingratitude ! Dieu frappe son propre Fils pour nous retirer de l'enfer, et nous ouvrir le paradis ; il décharge sur lui sa colère, et nous fait grâce ; il nous adopte dans ce Fils pour ses enfants ; il nous donne droit à son héritage ; il nous prodigue tous les secours surnaturels pour y parvenir. Et que nous demande-t-il ? Que nous l'aimions, que nous le servions, que nous lui obéissions. Et nous ne l'aimons pas ! Et nous regardons son service comme un joug insupportable ! Et nous violons ses commandements ! Et tous les crimes, tous les scandales règnent aujourd'hui dans le christianisme avec autant et plus de licence que chez les païens ! Et l'irréligion est portée à un tel point que Jésus-Christ et sa croix sont devenus un objet de mépris, de raillerie et d'horreur ! L'incompréhensibilité de ce mystère d'amour est précisément la raison pour laquelle on le rejette. Conçoit-on un tel excès d'impiété ? Conçoit-on jusqu'à quel point l'amour méprisé, insulté, outragé, doit être irrité contre tant de chrétiens apostats, secrets ou déclarés ? Ah ! quel motif pour les bonnes âmes d'aimer Dieu de tout leur cœur, et de le dédommager, par leur dévouement, de tant d'outrages !
6° De quelles vertus le crucifix ne nous offre-t-il pas le modèle ? Amour de Dieu, confiance en Dieu, abandon à ses volontés les plus rigoureuses ; patience inaltérable, charité pour le prochain, pardon des injures, amour des ennemis, humilité, pauvreté, renoncement entier à soi-même ; vertus portées au comble de la perfection, exercées dans les circonstances les plus difficiles, et pratiquées avec un courage, une générosité dignes d'un Homme-Dieu. Plaignons-nous après cela que la vertu nous coûte ; disputons à Dieu des bagatelles ; reprochons-lui qu'il exige trop. Un coup d'œil sur le crucifix nous fera rougir de nos plaintes et de notre lâcheté. Qu'avons-nous souffert, que souffrirons-nous jamais pour notre salut, qui approche tant soit peu des souffrances et des humiliations de Jésus-Christ ? Il était Dieu, dit-on, et je ne suis qu'une faible créature. Il était Dieu ; cela est vrai : aussi a-t-il souffert tout ce que pouvait souffrir la nature humaine unie à la nature divine. Si l'union hypostatique communiquait à l'humanité sainte une force infinie, les souffrances y ont été proportionnées ; et la justice de Dieu l'a chargée sans aucun ménagement de tout le poids qu'elle pouvait porter. C'est un principe de foi que Dieu ne permet jamais que nous soyons éprouvés au delà de nos forces. Tout faibles que nous sommes, nous pouvons toujours porter les épreuves qu'il nous envoie, parce que la mesure du secours égale et surpasse même toujours la mesure des maux. Ainsi nous avons tort d'alléguer notre faiblesse, et de penser que l'exemple du Sauveur ne soit pas fait pour nous.
7° Enfin, le crucifix est la consommation des voies intérieures. Il nous montre Jésus-Christ prêtre et victime, Jésus s'immolant lui-même à la gloire de son Père, s'immolant volontairement, et se dévouant à sa justice. Peu d'âmes chéries de Dieu sont appelées à cet état de victime, et de ressemblance expresse avec Jésus crucifié. Mais celles qui ont lieu de croire que Dieu les destine à cet honneur, doivent regarder comme leur partage les souffrances et les humiliations du Sauveur ; elles doivent planter sa croix dans leur cœur ; ou plutôt elles doivent le laisser la planter et l'enfoncer lui-même. Jésus soumis et obéissant jusqu'à la mort, doit être leur modèle, leur consolation, leur force. Si quelquefois leurs peines leur semblent excessives, si le courage leur manque, si elles sont tentées d'accuser Dieu d'une injuste rigueur, qu'elles arrêtent leurs regards sur le crucifix. Jésus en croix répondra à tout ; et elles sortiront d'auprès de lui dans le désir de souffrir encore davantage.
Que le crucifix soit donc notre grand livre, non de nos yeux seulement, mais de notre cœur ! Prions Jésus de nous apprendre à y lire, et de nous en développer tous les secrets, non pour les contempler simplement dans l'oraison, mais pour les pratiquer dans tout le cours de notre vie. Entrons dans la voie intérieure par un dévouement absolu et sans réserve à la volonté de Dieu ; livrons-nous au-dedans à son esprit et à sa grâce. Faisons de grand cœur dans l'occasion tous les sacrifices qu'il exigera de nous ; prions-le de prendre et de nous arracher de force ce que nous n'aurions pas le courage de lui donner. En un mot, laissons-nous réduire à l'état de Jésus-Christ expirant sur la croix, dans les douleurs, dans les opprobres, l'abandon apparent de son Père, réunissant en son âme et en son corps tous les maux d'une victime de la justice divine, et de la fureur des passions humaines.


(Extrait du Manuel des âmes intérieures)


Reportez-vous à Le Crucifix, Dévotion au Crucifix, De la simplicité, L'intérieur de Jésus-Christ, Sur Jésus-Christ, La crèche, L'intérieur de Marie, De l'amour pur, De la jalousie de Dieu, De l'enfance spirituelle, De la lumière divine, Vérités fondamentales touchant la vie intérieure, De la paix de l'âme, De la vie de l'âme, Du repos en Dieu, Sur l'Amour de Dieu, De la confiance en Dieu, De la prière continuelle, Dieu seul, Sur les réflexions dans l'oraison, De la pensée de l'éternité, Sur la pensée de la mort, Sur les paroles du Psaume LXXXll : Je suis devenu, en votre présence, comme une bête de somme, et je suis toujours avec vous, Marthe et Marie, De la pureté d'intention, Le prix d'une âme, De la Providence de Dieu sur ses enfants, De la générosité, De l'anéantissement, Du moi humain, Conduite à tenir à l'égard des tentations, De la violence qu'il faut se faire à soi-même, Des tentations, Du directeur, Du cœur humain, Du monde, Faiblesse et corruption du cœur humain, Aveuglement de l'homme, Remèdes à l'amour-propre, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De l'amour du prochain, De l'esprit de Foi, De la fidélité aux petites choses, Sur les trois mots qui furent dits à saint Arsène : Fuyez, taisez-vous, reposez-vous, De l'emploi du temps, Ce que Dieu nous demande, et ce qu'il faut demander à Dieu, Commerce : Image de la vie spirituelle, De la liberté des enfants de Dieu, Instruction sur la Grâce, Instruction sur la Prière, Sur la sainteté, De la Crainte de Dieu, Conduite de Dieu sur l'âme, Moyens d'acquérir l'amour de Dieu, Quels moyens prendrez-vous pour acquérir, conserver et augmenter en vous l'amour de Dieu ?, Litanies de l'amour de Dieu, Soupir d'amour vers Jésus, Prière de Sainte Gertrude, Élan d'amour, Prière, Acte d'amour parfait, de Sainte Thérèse d'Avila, Prière de Saint Augustin, pour demander l'amour divin, Motifs et marques de l'amour de Dieu, De l'amour parfait, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Se conformer en tout à la volonté de Dieu, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Instruction sur la Charité, Méditation sur l'excellence de la Charité, Prière pour demander la charité, De la force en soi-même et de la force en Dieu, De la consommation en la Grâce, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Sur la croix, De la Simplicité, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De la véritable Sagesse, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Des Vertus, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De l'Union avec Jésus-Christ, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Le Paradis de la Terre, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De la paix du cœur, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De la véritable Sagesse, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Avis important pour ceux qui ont des peines d'esprit, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Sur la vie nouvelle en Jésus-Christ, De l'activité naturelle, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De la vie parfaite, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De la Mortification, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Des moyens de parvenir à la vraie et solide vertu, Idée de la vraie Vertu, De la vraie et solide dévotion, Degrés des vertus qu'on se propose d'acquérir, Pour bien faire l'oraison et pour en tirer le fruit qu'on a lieu d'en attendre, En quelque état que vous soyez, rendez respectable, par vos sentiments et votre conduite, votre titre de Chrétienne, En quoi consiste l'exercice de la présence de Dieu, De la doctrine de Jésus-Christ, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, et Des Conseils Évangéliques, par le R.-P. Jean-Joseph Surin.













 

samedi 11 avril 2020

Méditation sur les souffrances de Notre-Seigneur Jésus-Christ : La sépulture de Jésus-Christ


Extrait de "Méditations sur les souffrances et la croix de N.S. Jésus-Christ" par Gaspard Jauffret :





DOUZIÈME MÉDITATION


La sépulture de Jésus-Christ



« Joseph d'Arimathie, homme de considération, Sénateur vertueux et juste qui n'était entré pour rien dans le conseil des Juifs ni dans leurs actions, et qui attendait aussi le Royaume de Dieu, s'en vint hardiment trouver Pilate et lui demanda le corps de Jésus... Pilate le lui donna... Joseph descendit Jésus de la croix. Nicodème, qui est celui qui était venu autrefois trouver Jésus durant la nuit, vint aussi sur le Calvaire, apportant environ cent livres d'un mélange de mirrhe et d'aloès. Ils prirent le corps de Jésus et l'enveloppèrent dans des linceuls avec des aromates, en la manière ; que les Juifs ont coutume d'ensevelir leurs morts. Ils le mirent ensuite dans un sépulcre tout neuf qui était taillé dans le roc, et en couvrirent l'entrée avec une grande pierre. Marie-Magdelaine et Marie, mère de Joseph, étaient là, se tenant assises autour du tombeau ».



MÉDITATION


Sur la sépulture de Jésus-Christ



Premier point. Tout étant consommé dans le sacrifice des souffrances et de la croix de Jésus-Christ, son tombeau, selon qu'il était écrit (Son Tombeau sera glorieux. Is., 11, 10), devait être le premier trône de sa gloire. Chrétiens, ne soyez point affligés de l'y voir descendre. C'est comme vainqueur de la mort que le fils de Dieu visite l'Empire de la mort. « Parce que les enfants, dit S. Paul (Héb., 2, 14 et 15) en parlant de nous, sont d'une nature mortelle composée de chair et de sang, Jésus-Christ a aussi lui-même participé à cette même nature, afin de détruire par sa mort, celui qui était le Prince de la mort, c'est-à-dire le démon, et de mettre en liberté ceux que la crainte de la mort tenait dans une continuelle servitude pendant leur vie. Car il s'est rendu le libérateur de la race d'Abraham. C'est pourquoi il fallait qu'il fut, en tout, semblable à ses frères, pour être envers Dieu un Pontife compatissant et fidèle en son ministère, afin d'expier les péchés du peuple. Ayant été tenté et éprouvé par les peines qu'il a souffertes, il a le pouvoir de secourir ceux qui sont tentés.
Les réflexions de ce grand Apôtre nous apprennent celles que nous devons faire. Jésus-Christ est venu sauver des hommes mortels, et non des Anges. Il est venu sauver la race d'Abraham, et non une nouvelle espèce d'hommes qui n'eussent aucun rapport avec celui à qui la naissance du Messie avait été promise. Il est venu délivrer Adam et sa postérité de la mort et de la captivité sous le Prince de la mort. Il a donc fallu qu'il se revêtît de la même nature qu'il venait délivrer, qu'il fut passible et mortel comme elle, et qu'il ne se distinguât de ses frères selon la chair, que par son innocence et sa divinité.
Il est notre Pontife ; et la qualité la plus essentielle, ou pour le moins la plus consolante dans un Pontife, est qu'il soit plein de compassion. Mais comment peut-on s'assurer de celle d'un Pontife impassible et immortel ? Comment des hommes faibles, environnés d'infirmités et sujets à la mort, oseront-ils espérer que leurs maux toucheront un souverain Prêtre qui n'y a voulu prendre aucune part, qui ne connaît leurs misères que par leurs larmes, et qui n'a éprouvé aucune des craintes, ni des douleurs qui les inquiètent et les exercent ?
Il faut qu'ils le voient réduit à leur état pour oser se prosterner à ses pieds ou se jeter dans ses bras. Il faut que la vérité de ses souffrances et de sa mort leur réponde de la vérité de sa Passion et de sa bonté ; et qu'en jugeant de lui par eux-mêmes, ils puissent se persuader qu'il juge aussi d'eux-mêmes par lui. II faut surtout que sa condescendance et sa charité le portent à consentir à mourir, et à mourir réellement ; car toute autre preuve de sa compassion ne pourrait consoler efficacement, ceux qui meurent. Ils trembleraient en se voyant seuls, abandonnés à la mort, sans leur Pontife, sans leur libérateur, sans leur chef. Ils seraient saisis d'horreur en entrant seuls dans un sentier de ténèbres, où ils marcheraient sans guide et sans connaître le terme. Ils croiraient tomber dans un abyme, si le vainqueur de la mort n'y descendait avec eux, et ne les assurait de leur retour par le sien. Ils craindraient avec raison que leurs péchés ne les retinssent dans des prisons éternelles, si leur libérateur n'en brisait les portes : et ils s'affligeraient pendant toute leur vie de ce qu'après un petit nombre de jours, ils seraient condamnés à une nuit inconnue et inaccessible à leur Pontife, s'il refusait de mourir pour eux et de les suivre jusques dans le tombeau. (Exposition de la Passion, t. 14)

Second point. Il est dit dans l'Écriture qu'Élisée s'étendit sur le corps mort de l'enfant de la Sunamite pour le ressusciter à la vie, c'est ainsi que le fils de Dieu tout immortel qu'il est comme Dieu, s'étend dans le tombeau comme homme, ne craint pas d'embrasser la mort qui tenait dans ses liens le genre-humain, et la ressuscite, par ce mystérieux contact, à l'éternelle vie. C'est ainsi que l'accomplissement des figures nous atteste, tout-à-la-fois, la vérité et l'ineffable grandeur de celui qui les accomplit en sa personne. C'est ainsi que Jésus-Christ ne se montre pas moins en Dieu dans le tombeau que sur le Thabor. Sa gloire sur le Thabor est celle de sa divinité. Sa gloire dans le tombeau est celle de notre humanité. Je le répéterai, dans la surprise, dans le ravissement, dans l'admiration de tout mon être : qu'est-ce que l'homme, puisque le fils de Dieu l'honore de sa divinité jusques dans la poussière du tombeau? Certes, je conçois après cela, comment l'Apôtre des nations osait défier toute la puissance des impies et toute la fureur des démons de le séparer jamais de la charité de Jésus-Christ. Je conçois comment tout vrai chrétien est supérieur à tous les périls et à la mort même ; comment la mort n'est plus pour lui qu'un passage, comment les douleurs de la mort ne sont qu'un enfantement à la seconde vie, et le tombeau n'est que le pied d'estal de l'immortalité.

Troisième point. Que les Juifs et les Gentils ne voient donc qu'une continuation du scandale de la croix dans le tombeau de Jésus-Christ ; c'est ce dernier scandale qui nous cautionne l'attente d'une résurrection glorieuse, qui nous est un des plus fermes appuis de notre foi, qui nous prouve le plus évidemment, que dans le tombeau même, l'homme est avec Jésus-Christ le membre d'un même corps. Ainsi le tombeau qui détruit toutes les espérances de l'homme de la nature, réalise toutes celles de l'homme de la grâce ; ainsi lorsque tout finit au tombeau pour les enfants du siècle, Empire, richesses, fortune, talents, c'est ici que tout commence pour les enfants de Dieu, l'empire de Jésus-Christ, les richesses du Ciel, la fortune des saints, la récompense du bon usage des talents. La gloire de l'homme juste se manifeste donc ici comme celle de l'homme-Dieu. L'une sert à l'autre de témoignage.
Heureux donc si me renonçant moi-même, je prends ma croix, je suis Jésus-Christ, je le suis jusqu'au Calvaire, je le suis jusqu'au tombeau. Heureux si je m'unis tellement au fils de Dieu, que je ne le sépare plus de mon existence, que je lui rapporte toutes mes pensées, toutes mes paroles, toutes mes actions. Oh ! combien alors, la vie des saints aura pour moi d'ineffables attraits ! Combien l'exemple de leurs vertus m'inspirera de zèle, d'émulation et de courage, combien enfin je respecterai de plus en plus dans l'homme de la nature celui de la grâce, et dans l'homme de la grâce, l'image du Père, la ressemblance du Fils et le temple du Saint-Esprit.

Considérations. 1°. Voyez, chrétiens, ce que les souffrances et la croix de Jésus-Christ, ce que son tombeau vous offrent de consolation et d'assurance divine. Voyez comment, loin de ce grand mystère de justice et de miséricorde, tout s'écroule dans l'Univers, tout n'y présente plus qu'un spectacle d'éternelles ruines religieuses et morales. C'est ici qu'est la foi, dans les promesses du père, l'espérance dans la médiation du fils, l'amour de Dieu et des hommes dans l'unité du Saint-Esprit.
Considérez 2°. Que dans l'isolement de ces souffrances, de cette croix, de ce tombeau, l'homme ne naît que pour mourir. Il naît, triste rebut, malheureux orphelin de la nature, sujet à tous les genres de peines, sans consolateur, sans espérance future, sans religion et sans Dieu.
3°. Concluez-en que le Calvaire, la Croix, le tombeau de Jésus-Christ étant la seule voie qui puisse cautionner à l'homme, le salut immortel, c'est celle que vous devez préférer, celle que vous devez ambitionner, celle que vous devez méditer, la seule qu'il vous importe de suivre pour être chrétien, c'est-à-dire pour ne former plus, avec Jésus-Christ qu'un seul esprit et un seul cœur, pour trouver dans la mort la résurrection et la vie.

Résolutions et prière. Que votre corps adorable, mis au tombeau pour le salut du genre-humain, est un éloquant spectacle, mon divin Jésus, qui m'inspire inviolablement l'amour de vos saintes lois. Grâces immortelles vous soient rendues, seigneur, de m'avoir instruit dans ce grand et ineffable mystère de la croix, qui ne me laisse rien ignorer de ce que je dois savoir, pour trouver à côté du tombeau, la résurrection et, la vie. Grâces immortelles vous soient rendues, de nous avoir offert, dans ce mystère, le plus puissant motif de vous aimer par-dessus tout, et le prochain comme nous-mêmes, le plus puissant motif encore de pratiquer la vertu, et de fuir le vice. Quel autre que vous, ô mon divin Jésus, pouvait seulement concevoir l'idée d'une telle miséricorde et la réaliser pour l'homme jusques dans le sein du tombeau. “Maintenant donc Seigneur, ne permettez pas que je déshonore votre triomphe sur la mort et sur celui qui en est le Prince, ou par mes craintes excessives, ou par une foi timide et chancelante, ou par une secrète horreur du sentier où je vous vois marcher avant moi, et qui n'est plus le sentier de la mort, ni l'antre de la mort, dès que vous l'éclairez par votre présence et par votre lumière. (Ps. 22 , 4)".
Prenez-moi par la main, lorsque je commencerai à entrer dans cette route obscure selon les sens, et terrible selon la nature, et dites-moi, d'une voix forte et puissante : ayez confiance, j'ai vaincu la mort. Remplissez-moi des mêmes sentiments que votre Apôtre, qui nous assure que vous avez englouti la mort, et que vous l'avez dévorée lorsqu'elle s'est efforcée de vous dévorer, et que vous l'avez changée pour nous en un passage à la vie éternelle (Pet. I. c. 3, v. 22). Et affermissez-moi contre la palpitation d'une nature faible et qui hésite à vous suivre, par ces grandes vérités, que vous êtes essentiellement la vie, que vous ne vous êtes assujetti à la mort que pour nous en délivrer, et que l'immortalité dont vous êtes la source a tué en vous notre mort.
Mais Seigneur, en me délivrant de mes craintes, ne permettez pas que j'en devienne moins humble, moins persuadé que j'ai mérité une double mort, moins convaincu que votre tribunal, si votre miséricorde n'y préside, doit me glacer de crainte. Éloignez de moi toute confiance présomptueuse, tout courage fondé sur mon ignorance et sur mon orgueil, toute fermeté dont une vaine philosophie serait le principe. J'aime infiniment mieux trembler que d'être rassuré de cette sorte. C'est votre seule mort qui me soutient dans la mienne. Si je cessais de penser à la vôtre, je ne verrais dans la mienne que terreur et que désespoir. Je me souviens de vous et de ces mots de votre évangéliste : en baissant la tête, il expira... Ils prirent le corps de Jésus et ils le mirent dans un tombeau. Ces mots me consolent et me tiennent en paix. Car c'est avec vous que j'expire ; c'est à votre exemple que je meurs ; c'est en vous suivant au tombeau que je passe où vous avez passé ; voilà ma foi, mon divin Jésus, rendez-la féconde en vertus dans le temps, pour qu'elle ne trompe pas mes espérances futures, et que vos souffrances et votre croix créent en moi cet homme de l'immortalité, qui doit vous posséder éternellement en la société des saints, dans l'unité du Père et la charité du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.



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lundi 21 octobre 2019

Méditation pour le Lundi suivant le dix-neuvième Dimanche d'après la Pentecôte : Cette sainte alliance avec Jésus-Christ consiste principalement dans l'union de votre cœur avec le cœur de Jésus-Christ



Extrait de "La Couronne de l'année chrétienne et méditations sur les principales et plus importantes vérités de l’Évangile de Jésus-Christ" :






Le Royaume du Ciel est semblable à un Roi qui a fait les noces à son fils. (En S. Matth. chap. 22)


1. Considérez que cette Parabole se peut entendre de l'alliance sacrée que le Fils de Dieu a faite avec son Église par le mystère de son Incarnation, aux bénédictions de laquelle il veut que tous les hommes aient part.
Pensez un peu à l'excès de cet amour, que ce divin Sauveur fait paraître en ce mystère ; unissant sa divine Personne avec notre faible nature, et se rendant ainsi compagnon de nos bassesses et de nos misères pour nous rendre capables de participer à ses grandeurs, et pour nous unir éternellement à lui dans la possession de sa gloire. Remerciez ce divin Rédempteur de cette excessive charité qu'il a eu pour vous, et pour tous les hommes ; demandez-lui la grâce de participer pleinement aux effets de son Incarnation.

2. Considérez que le Fils de Dieu, non content de s'être uni personnellement à notre nature, a encore désiré s'unir par grâce et par amour à un chacun des hommes en particulier. Oui ce divin Sauveur veut contracter avec vous une alliance indissoluble, et que la mort même ne puisse rompre, mais qui subsiste après cette vie, durant toute l'éternité.
Le Saint Apôtre dit, que celui qui s'unit à Jésus-Christ par un parfait amour, devient un même esprit avec lui (1 Cor. 6) : Son corps devient le Temple de Jésus-Christ, ses membres sont faits les membres de Jésus-Christ, et il est vivant de la vie de Jésus-Christ. Voyez jusqu'où va l'excessive bonté de ce très-aimable Sauveur, et de quelle façon vous devez tâcher d'y correspondre.

3. Considérez que cette sainte alliance avec Jésus-Christ consiste principalement dans l'union de votre cœur avec le cœur de Jésus-Christ en sorte que vous lui consacriez entièrement et irrévocablement toutes les affections de ce cœur par un parfait amour, et que cet amour vous porte à faire tout ce que vous connaîtrez lui être agréable, et qu'il imprime dans votre esprit une horreur de toutes sortes de péchés.
Voilà le principal article de ce contrat, qui s'est fait entre ce divin Seigneur et vous, quand vous avez reçu le Saint Baptême, et qui se renouvelle toutes les fois qu'il se donne à vous en la sainte Communion. Voyez maintenant de quelle façon vous l'avez observé, mais plutôt concevez une confusion et une douleur de toutes vos infidélités sur ce sujet, et prenez une nouvelle résolution de garder cette divine alliance avec une fidélité inviolable, au temps et en l'éternité.



Reportez-vous à Méditation pour le Mardi suivant le dix-neuvième Dimanche d'après la Pentecôte : Dieu veut que tous les hommes soient sauvés, et qu'ils viennent à la connaissance de la vérité, La dévotion au Cœur sacré de Jésus : Réparation, immolation, pénitence, confiance et pur amour, Méditation pour le dix-neuvième Dimanche d'après la Pentecôte : La pensée et le désir des biens célestes vous aideront à la pratique de plusieurs excellentes vertus, Méditation pour le Samedi suivant le dix-septième Dimanche d'après la Pentecôte : Les deux Commandements de charité contiennent tous les enseignements contenus dans l'Écriture sainte pour notre perfection, Méditation pour le Jeudi suivant le dix-septième Dimanche d'après la Pentecôte : Voyez devant Dieu comment vous devez vous comporter pour vous acquitter du devoir de charité, Méditation pour le Mercredi suivant le dix-septième Dimanche d'après la Pentecôte : Le Commandement d'aimer le prochain est semblable au Commandement d'aimer Dieu, De la Charité à l'égard du prochain : Du mérite et de l'excellence de cette vertu, Charité de Marie envers le prochain, Préceptes sur la charité envers le prochain, Méditation pour le Mardi suivant le dix-septième Dimanche d'après la Pentecôte : Aimez Dieu comme il veut être aimé de vous au temps et en l'éternité, Méditation pour le Lundi suivant le dix-septième Dimanche d'après la Pentecôte : Aimez Dieu de tout votre cœur, de toute votre âme, et de tout votre esprit, Soupir d'amour vers Jésus, Prière de Sainte Gertrude, Élan d'amour, Prière, Acte d'amour parfait, de Sainte Thérèse d'Avila, Prière de Saint Augustin, pour demander l'amour divin, Du premier, second et troisième degré de l'Amour, Du quatrième degré de l'Amour, par lequel l'homme ne s'aime plus que pour Dieu, Qui sont ceux qui trouvent du plaisir à penser à Dieu et qui sont plus capables de son amour, Litanies de l'amour de Dieu, Composées par le Souverain Pontife Pie VI, Catéchisme du Saint Curé d'Ars : Sur l'amour de Dieu, Prière au Saint dont on porte le nom, Litanies de l'Amour de Marie, Méditation pour le dix-septième Dimanche d'après la Pentecôte : Faites un bon usage de tous les moyens extérieurs ou intérieurs que Dieu voudra vous donner pour votre avancement à la vertu, Méditation pour le seizième Dimanche d'après la Pentecôte : Que c'est une chose dangereuse que de résister au Saint-Esprit, Méditation pour le Samedi suivant le quinzième Dimanche d'après la Pentecôte : Voyez de quel esprit vous êtes incité et poussé, quand vous entendez quelque chose d'extraordinaire et de grand que Dieu opère en ses véritables serviteurs, Méditation pour le Vendredi suivant le quinzième Dimanche d'après la Pentecôte : Prenez garde que votre cœur ne se laisse aller à un certain état d'endurcissement, Méditation pour le Jeudi suivant le quinzième Dimanche d'après la Pentecôte : Jésus s'approcha du cercueil, et le toucha, et aussitôt ceux qui le portaient s'arrêtèrent, Méditation pour le Mercredi suivant le quinzième Dimanche d'après la Pentecôte : La parfaite charité n'attend pas qu'on la recherche, Méditation pour le Mardi suivant le quinzième Dimanche d'après la Pentecôte : Il n'y a que la vertu qui n'est point mise en oubli, Méditation pour le Lundi suivant le quinzième Dimanche d'après la Pentecôte : Souvenez-vous qu’il faut mourir, Méditation pour le quinzième Dimanche d'après la Pentecôte : Voici que l'on portait à la sépulture le corps d'un défunt, et Méditation pour le quatorzième Dimanche d'après la Pentecôte : Choisissez aujourd'hui quel Maître vous voulez servir.