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lundi 27 juin 2022

Fondements de la Dévotion au Sacré Cœur de Jésus



Que toute la sainteté, toute la perfection du chrétien, du religieux, consiste à imiter Jésus-Christ et à reproduire les vertus de ce divin modèle, c'est une vérité que l'on ne saurait révoquer en doute. Ceux que Dieu a connus d'avance devoir être à lui, il a voulu qu'ils fussent conformes à son Fils (Rom. 8).
Que Jésus-Christ soit le principe de la vie surnaturelle pour ses membres, et que de lui, comme de la racine, provienne la sève qui nourrit toutes les branches de ce grand arbre, c'est ce qu'on ne peut nier : Je suis, nous dit-il lui-même, le cep et vous êtes les branches, Ego sum vitis, vos palmites. (Jo.15.)
Que ce divin Sauveur soit la source unique des grâces accordées à ses membres ; qu'il soit la règle universelle que nous devons consulter en tout ; qu'il soit le moyen nécessaire par lequel tout doit se faire dans l'ordre surnaturel ; enfin qu'il soit la fin propre et immédiate du chrétien qui ne peut arriver à Dieu que par Jésus-Christ, c'est ce qui n'est pas moins certain
S'unir à Jésus-Christ comme à son chef, l'imiter comme son modèle, s'appuyer sur lui comme sur le fondement qui soutient tout l'édifice, tendre à lui comme à sa fin ; voilà le devoir de tout chrétien ; voilà l'étude et le travail de sa vie tout entière ; voilà le commencement, le progrès, la fin de la perfection (Jo. 14 et 15 ; Rom. 3).
Jésus-Christ, dit saint Augustin, ne doit point être considéré comme séparé des hommes auxquels il s'est uni par l'incarnation. Le chef et le corps ne font qu'un seul homme, un seul christ. Le Sauveur du corps et les membres du corps sont réunis en quelque sorte dans une même chair : leur prière est commune, leurs souffrances sont communes, et lorsque le temps de l'iniquité aura passé, le repos et le bonheur leur seront communs (Apoc. 22).
Mais s'il en est ainsi, si selon la doctrine de saint Augustin et avant lui de l'apôtre saint Paul, nous ne faisons tous qu'un même corps avec Jésus-Christ, duo in carne una, si sa prière est notre prière, et in voce una, si les souffrances auxquelles nous sommes soumis, et les joies que nous espérons nous sont communes avec lui, et inpassione una, et in requie una ; si enfin il n'y a dans l'Église qu'un chef qui est Jésus-Christ, caput Christus (Eph. 4), ne doit-on pas dire dans le même sens qu'il n'y a aussi qu'un seul cœur? Oui, dit saint Bernard, votre cœur, ô Jésus, est aussi le mien (Serm. 3 de Pass.). Ne considérons donc pas le cœur de Jésus-Christ comme le cœur du Fils de Dieu seulement, mais comme le cœur de tous les hommes : s'il a été rempli de grâce et embrasé d'un amour infini, c'est afin qu'il versât en nous de sa plénitude et que le feu sacré dont il brûle consumât le nôtre, de plenitudine ejus nos omnes accepimus (Jo. 1).
Oui, le cœur de Jésus est le foyer universel qui communique ses ardeurs à toute âme qui aime son Dieu.
Il est le précieux supplément accordé à notre faiblesse et destiné à élever à des proportions infinies nos actions et nos vertus, nos prières et nos mérites.
Il est l'organe admirable donné à la nature humaine pour accomplir dans sa perfection le grand précepte de l'amour,
Le cœur de Jésus est la vie des cœurs ; c'est lui qui leur communique la grâce et la force, l'amour et la fécondité des bonnes œuvres.
Le cœur de Jésus est le modèle de tous les cœurs ; c'est lui qui les éclaire de sa lumière ; c'est en lui que nous trouvons, réalisées dans la plus haute perfection, les vertus que nous devons pratiquer.
Le cœur de Jésus est le roi des cœurs ; à lui de les diriger et de régler toutes leurs affections. Comme le soleil détermine tous les mouvements et règle les évolutions des corps célestes qui composent notre système planétaire, ainsi ce bienfaisant soleil des esprits doit régler la marche et les mouvements de tous les autres cœurs et les entraîner tous avec lui dans sa course divine.
Tel est l'office du cœur adorable de Jésus ; si ce divin Sauveur est justement appelé l'homme par excellence, Ecce homo, son cœur doit être aussi regardé comme le seul cœur véritablement saint et digne de Dieu, puisque ce n'est que par lui et en lui que les autres peuvent être agréables à la divine Majesté. Voilà le point de vue auquel il faut se placer pour avoir une idée juste de la dévotion dont il est ici question. Il nous sera facile maintenant de comprendre quel en est l'objet propre et le véritable esprit, et quelle est la pratique la plus solide et la plus substantielle à laquelle il convient que s'attachent de préférence et avant tout, ceux qui font profession d'honorer le cœur de Jésus.

(Manuel de la Dévotion au Sacré-Cœur de Jésus)


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samedi 19 février 2022

Le malheur du Monde dans son opposition à Jésus-Christ


Saint François renonçant au monde

Jésus-Christ, nous enseigne l'Apôtre, est toutes choses en tous. Il est notre lumière, sans lui nous sommes des aveugles, et nous marchons dans de perpétuelles ténèbres. Il est notre force, sans lui nous ne sommes qu'une pure faiblesse. Il est notre vie, sans lui nous sommes dans l'état d'une affreuse mort. Il est notre salut, sans lui il faut être perdu. Hors de lui il n'y a plus rien à espérer. Quel malheur après cela non seulement de n'être pas avec lui, mais de lui être entièrement opposé ! C'est néanmoins le malheur commun du monde, ce qui mérite des torrents de larmes ; du monde qui se dit Chrétien, et qui faisant profession d'être son disciple, lui est tout-à-fait contraire.
Si nous méditions bien cette vérité, il sera très-difficile de n'être pas pénétré de douleur et de crainte. Oui, il est vrai, le monde au milieu du Christianisme est tellement opposé à Jésus-Christ, que si une personne étrangère venait dans le pays des Chrétiens, n'en ayant jamais vu, et que d'autre part un Ange lui eût révélée la doctrine de Jésus-Christ, elle ne pourrait pas les discerner, si elle s'arrêtait seulement à leurs sentiments. Car ce qui semble épouvantable à écrire, mais ce qui se passe réellement, le monde est tout opposé à Jésus-Christ dans ses pensées, dans ses paroles, et dans ses actions. Cependant, nous dit l'Apôtre, nous devons avoir les mêmes sentiments que Jésus-Christ ; c'est une suite nécessaire du Christianisme, dont la grâce nous faisant une même chose avec lui, puisqu'elle nous fait ses membres, nous donne à même temps le même esprit. Et où le trouverons-nous parmi la plupart des Chrétiens ?
Le Fils de Dieu a déclaré bienheureux les pauvres. Ce qu'il a appris par ses divines paroles, et par les exemples d'une vie qui crie hautement le bonheur de la pauvreté à ceux qui ont des oreilles pour entendre. Et le monde les dit et il les estime malheureux, soit qu'ils le soient par leur naissance, soit qu'ils le soient devenus par la perte de leurs biens. Combien est-il éloigné de la haute estime que cet état demande au Chrétien, qui, selon ce que nous apprend le Saint-Esprit dans l'Épître de saint Jacques, est un état dont il se doit glorifier ; et de vrai, c'est une grande gloire d'être de la condition de Jésus-Christ notre Roi.
Le Fils de Dieu nous apprend que ceux qui pleurent, sont bienheureux, c'est-à-dire, qui sont dans des états de misères, de souffrances, soit de l'esprit, soit du corps, soit qu'elles viennent des hommes, des démons, ou par une pure conduite de son aimable providence ; qui soient si affligeantes, que, selon la nature, on ait de la peine à ne pas pleurer : et le monde regarde ces états comme un vrai malheur.
Le Fils de Dieu dit : Bienheureux ceux qui souffrent maintenant la faim. Et le monde tient que c'est une grande misère, qu'il est bon d'avoir une bonne table, de faire grand'chère, de se nourrir délicatement. Le Fils de Dieu déclare à ses Disciples, qu'ils seront bienheureux lorsque les hommes les haïront, leur diront des injures, et qu'ils auront leur nom en abomination à cause de lui ; que pour lors ils doivent se réjouir, et être transportés de joie : ce qui fait voir que c'est un incomparable bonheur. Et c'est ce que le monde regarde comme un grand mal.
Au contraire le Fils de Dieu prononce que les riches sont malheureux, parce qu'ils ont leur consolation. Que ceux qui sont rassasiés, qui rient maintenant, que les hommes bénissent, sont malheureux. Et le monde est tout persuadé que c'est un bonheur d'être riche, de faire de bons repas, d'être dans les aises de la vie, d'y être approuvé des hommes.
Le Fils de Dieu dit : Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent, bénissez ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous calomnient. Et le monde dit : quand il est offensé de quelqu'un : C'est mon ennemi, je ne saurais le voir, je ne saurais lui parler ; dans la rencontre on s'en détourne, ou on ne le salut pas. Bien loin de lui faire du bien, le monde qui paraît le plus modéré, se contente de dire : Je ne lui veux pas de mal. Bien loin de le bénir, quand il maudit ; et de prier pour lui, quand on en est calomnié, on en dit tout le mal que l'on en sait, et quelquefois le mal que l'on ne sait pas. On se sert de toutes sortes de voies pour le décrier. On porte un cœur toujours irrité, on tâche par toutes sortes de moyens de s'en venger. Que l'on est éloigné de lui faire du bien, comme notre divin Maître le demande !
Le Fils de Dieu nous apprend qu'on nous fera la même mesure que nous aurons faite aux autres. Où trouvera-t-on du monde qui croie cette vérité ? Celui qui ne fait pas du bien à son ennemi, ne la croit pas ; car il serait sans espérance du salut. Quelque mal qu'il en ait reçu, il n'approchera jamais du mal du péché que nous commettons contre dieu, qui est un mal qui a quelque chose d'infini, et qui nous rend coupables de la mort d'un homme-Dieu, et que nous traitons si outrageusement, après qu'il a donné son sang jusqu'à la dernière goutte pour nous, et dont nous dépendons si absolument, que s'il cessait un moment de nous faire du bien, nous serions tout-à-fait perdus. Hélas ! à quoi le monde pense-t-il ? Pense-t-il qu'il sera traité de Dieu comme il aura traité le prochain ? Qu'il considère donc la manière dont il en use à son égard, pour connaître ce qu'il en doit espérer.
Le Fils de Dieu nous assure qu'il répute fait à sa propre personne, ce que l'on fait à son prochain. Le monde le traite-t-il comme Jésus-Christ ? Loge-t-on les pauvres, leur donne-t-on leurs besoins, leur parle-t-on avec respect, les reçoit-on avec honneur, comme on serait ce divin Sauveur, si on le voyait en sa propre personne ? Les premières personnes de la terre avaient la foi de cette vérité, comme saint Henri, saint Louis, saint Édouard, et plusieurs autres Rois et Reines, qui avaient pour eux des respects inexplicables, qui les servaient à genoux ; et ceux qui étaient les plus affreux, qui avaient les maux les plus capables de donner de l'honneur, ils leur donnaient à manger de leurs propres mains.
Le Fils de Dieu dit : Soyez miséricordieux, comme votre Père est miséricordieux, soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait. Est-ce là le modèle que le monde prend pour régler ses mœurs ? Se règle-t-il en ses pensées, en ses paroles, en ses actions sur la conduite d'un Dieu ? A-t-il un cœur miséricordieux envers les misérables, comme le cœur de ce Père qui est dans les cieux, soit en compatissant à leurs misères, soit en leur donnant des secours, soit en supportant leurs défauts, en exerçant la patience, en leur remettant leurs offenses, en ne se lassant point de leur bien faire, quel mal qu'ils nous fassent, à l'imitation de notre Père qui fait lever le soleil sur les méchants aussi bien que sur les bons.
Le Fils de Dieu dit : Je vous dis moi, que vous ne résistiez point quand on vous fera du mal. Si on vous fait un procès pour avoir votre robe, abandonnez encore votre manteau. Donnez à qui vous demande, et ne vous détournez point de celui qui veut emprunter quelque chose de vous. Prêtez sans en rien espérer. Et le monde dit : Il se faut défendre, quand on nous fait du mal. Il faut plaider fortement, quand on veut nous prendre ce qui nous appartient. On ne doit pas prêter facilement ; et quand on le fait, il faut faire valoir son argent.
Le Fils de Dieu dit : N'amassez pas des trésors sur la terre, où la rouille et les vers les peuvent corrompre, et où les larrons les déterrent et les dérobent. Personne ne peut servir Dieu et l'argent. On ne peut servir deux maîtres. Vous ne devez pas vous inquiéter pour le boire et pour le manger, ni pour les vêtements. Ce sont les Gentils qui s'inquiètent de toutes ces choses. Cherchez premièrement le Royaume de Dieu, et sa justice, et toutes ces choses vous seront données par surcroît. Et le monde dit : Il est bon d'amasser de grands biens. Il met sa joie et son repos dans l'argent qu'il a dans ses coffres. Il se tourmente, dans la crainte de manquer de bien ; et il agit en cela comme les Gentils, et quelquefois s'en mettant plus en peine que ces Infidèles. Notre Maître n'exclut pas par ces paroles les soins modérés que l'on prend dans son ordre, mais les soins inquiets et qui troublent. Saint Jean Chrysostome remarque ici que, si notre sauveur nous avait recommandé d'amasser des trésors, et de faire tous nos efforts avec toutes les inquiétudes possibles pour avoir de l'argent, que nous ne pourrions pas nous y appliquer davantage.
Le Fils de Dieu crie à tous ceux qui veulent le suivre, qu'ils renoncent à eux-mêmes, et qu'ils portent leurs croix. C'est la condition indispensable de tous les Chrétiens. Et partout on ne trouve que des gens qui tâchent de satisfaire à leurs désirs, la propre volonté domine et règne dans les personnes de toutes sortes d'états, et en toutes sortes d'occasions.
Après cela, si l'on médite sérieusement et avec attention ces vérités, on verra dans un grand jour, que les sentiments, les paroles, les actions et la conduite du monde sont tout-à-faire opposés à Jésus-Christ. Ainsi que l'on aille de Royaume en Royaume, de ville en ville, de porte en porte ; que l'on demande au monde qui s'y rencontre, s'il croit que les riches soient malheureux, que ce soit un bonheur d'être pauvre, que ce soit un malheur d'avoir vingt, trente mille livres de rente, un bonheur d'avoir perdu un procès, son bien, d'être né pauvre ; un bonheur d'être délaissé des créatures, d'en être méprisé et rebuté, d'en recevoir des injures. Combien en trouvera-t-on qui répondront selon l'Évangile, qui parleront comme le Fils de Dieu a fait ? Chose étonnante, que parmi même ceux qui font une profession plus spéciale de dévotion, on a peu de foi des maximes de l'Évangile, on rencontrera de ces gens piqués au vif, si on a médit d'eux, si on leur a fait quelque offense sensible étrangement au point d'honneur. Il n'y a pas, dit la séraphique Thérèse, jusqu'au Prédicateur, au Religieux et à la Religieuse, qui n'en soient touchés, et qui n'aient le respect humain.
Cependant les vérités pratiquées dont nous venons de parler dans ce Chapitre, sont les sujets de notre Foi, aussi bien que les vérités spéculatives. Le même Dieu qui nous a révélé le mystère de la suradorable Trinité et du très-saint Sacrement de l'autel, est le même qui nous a déclaré le bonheur de la pauvreté et le malheur des richesses, le bonheur des afflictions et le malheur des aises de la vie, le bonheur des humiliations et le malheur de l'élévation des honneurs : nous sommes obligés de croire à ce qu'il nous dit à l'égard des vérités pratiques, comme à l'égard des spéculatives. Les cinq sens, il est vrai, y répugnent entièrement, et elles sont au-dessus de la raison. Mais la raison comprend-t-elle le mystère suradorable de la glorieuse Trinité ? Mais tous les sens ne sont-ils pas contraires à la foi de la présence réelle du corps de Jésus-Christ en la divine Eucharistie ? Les yeux n'y voient que du pain, le goût et l'attouchement n'y goûtent et n'y touchent que du pain ; et néanmoins au-dessus de la raison, et malgré les sens, on croit ces mystères ; et celui qui ne les croit pas, est véritablement hérétique. On rapporte sur ce sujet d'une Demoiselle, qui ayant été reçue de saint François de Sales pour être Religieuse dans l'Ordre de la Visitation de sainte Marie, lui demanda de faire abjuration de l'hérésie auparavant que de prendre l'habit. Ce qui ayant surpris le Saint, parce qu'elle avait toujours fait profession de la Foi catholique, elle s'expliqua, lui disant : Mon Père, il est vrai que je suis née, et que j'ai toujours vécu dans la Religion catholique, mais sans avoir cru les vérités ; car j'ai toujours cru que les riches étaient bienheureux, et les pauvres malheureux ; que c'était un malheur d'être dans les misères de la vie, et un bonheur d'y avoir ses aises. Ainsi je n'ai point cru les vérités que Jésus-Christ a révélées.
Mais, comment le monde les pourrait-il croire ? À peine commence-t-on à avoir l'usage de raison, que l'esprit s'imprime des sentiments tout opposés. Les pères, les mères, les nourrices, les gouvernantes les inspirent aux enfants, qui n'entendent parler qu'avec estime de tout ce que le Fils de Dieu condamne. Qu'il est rare de trouver des familles où l'on apprenne les maximes de l'Évangile ! Au contraire, les enfants sont élevés en païens ; car on leur enseigne ce qui est propre aux Infidèles, selon la doctrine de notre Sauveur Jésus-Christ. Il ne faut pas s'étonner ensuite si le cœur et l'affection tendent à l'amour des choses du siècle, des honneurs, des richesses et des plaisirs ; et à l'éloignement des humiliations, des mortifications et des croix.
Ce sont de ces honneurs, de ces biens temporels, et des fausses joies du siècle, dont l'on parle dans les compagnies. C'est ce qui y fait le sujet des entretiens. À peine oserait-on y parler de Dieu. Que les entretiens de l'éternité y sont rares, du mépris des choses qui passent, de la vanité de ce qui est l'objet des désirs de la plupart des hommes, des moyens de servir Dieu ! On y parlera assez des voies pour acquérir des biens, des bénéfices, des dignités, des charges ; on y louera hautement ceux qui y réussissent dans les assemblées, même les plus sérieuses, où l'on traite d'affaires, de sciences, de doctrine ; l'on s'y occupe peu de la doctrine de Jésus-Christ. Souvent, pour me servir des paroles de l'Apôtre, on s'y arrête à des fables, à des généalogies qui n'ont point de fin, et qui sont plutôt une source de disputes que d'édification selon Dieu. On disputera de l'origine des familles, de leur noblesse, de leur antiquité ; on considérera peu la glorieuse et inestimable alliance que la grâce du Christianisme nous donne avec les trois personnes divines de la suradorable Trinité, la condition où elle nous élève d'être les membres de Jésus-Christ, et ensuite d'être les cohéritiers de son Royaume infiniment glorieux, et qui n'aura jamais de fin. On parle de tout, on s'entretient de tout, à l'exception de l'unique chose nécessaire.
Qui pourrait dire la compassion que ces entretiens donnent aux saints Anges, et combien ceux des personnes, même les plus sérieuses selon le monde, leur paraissent ridicules ? Les Saints les ont vus plusieurs fois, lorsqu'ils leur ont apparu sous des formes sensibles, en des manières tristes, pour apprendre la pitié qu'ils avaient des hommes qui s'occupaient en des choses si peu dignes de la grandeur de leur vocation. C’est ce qui éteint aussi l'Esprit de Dieu, empêchant l'usage de ses dons, ou faisant perdre la ferveur de la dévotion. Comme notre bon Sauveur se trouve au milieu de ceux qui sont assemblés en son nom, qu'il s'y plaît et qu'il y demeure, qu'il y communique ses grâces, aussi il s'éloigne de ceux qui sont unis par l'esprit du monde. Ce qu'on lit de la bienheureuse Angèle de Foligny sur ce sujet, est très-considérable, qu'ayant pris pour compagne dans un voyage qu'elle faisait une personne d'une grande piété, notre Seigneur lui fit connaître qu'il ne lui aurait pas fait les grâces singulières qu'il lui accorda, si elle en eût choisi une autre qui eût eu moins de son esprit.
Au contraire le démon se rencontre parmi les amateurs du siècle ; et il y a des personnes dans lesquelles il réside d'une manière particulière, et qui sont ensuite très-dangereuses à celle avec qui elles conservent. Un homme se mourant, et dans une assez douce paix, un hérétique de ses amis l'étant venu voir par civilité, à même temps il s'écria qu'il était tourmenté de tentations contre la foi ; c'est que le démon qui résidait dans l'hérétique comme dans son fort, lui jeta ses traits enflammés, comme parle l'Apôtre.
Il tente dans l'impudique, de l'impureté ; dans l'avare, de l'avarice ; dans le superbe, de vanité et d'orgueil : c'est à quoi il faut prendre garde, et particulièrement à la mort, tâchant de n'avoir que des personnes de piété auprès de soi. Comme les enfants de Dieu sont poussés par son Esprit, comme nous l'enseigne saint Paul ; de même ceux qui par le péché sont les enfants du diable, sont mus de son esprit ; et c'est lui qui les fait agir. Il a sa demeure dans eux, et il s'en sert. On a remarqué dans les personnes qu'il possède corporellement ; et à qui il donne le mouvement de leurs actions, qu'elles font les mêmes choses que les pécheurs ordinaires, en leur façon de s'exprimer, ou en leur manière d'agir. Tout y est mouvement d'orgueil, de vanité, d'impureté, de colère, tout y ressent l'esprit du monde, leurs paroles, leurs gestes. Le dérèglement du siècle y paraît hautement : on y voit la bagatelle, la curiosité, les vains attachements des dames du monde, et les manières dont elles se servent. C'est que l'esprit du monde, que l'Apôtre déclare n'avoir point, est l'esprit du démon, et qui est opposé à Jésus-Christ.
Certainement il est si contraire, que les maximes de l'Évangile lui semblent une folie, et ce qui est rapporté dans l’Évangéliste Saint Luc, que les Pharisiens, qui étaient avares, se moquaient de la doctrine du Fils de Dieu, qui ne prêchait que l'amour de la pauvreté, et le détachement des richesses, arrive encore tous les jours. Les vérités du renoncement à soi-même, et aux autres créatures, sont dures ; on ne peut les goûter, et souvent on se raille de ceux qui les disent et les pratiquent. C'en est assez d'être plein de l'esprit de Dieu, pour trouver partout de l'opposition. Les Prédicateurs Apostoliques, qui vivent dans l'amour de la pauvreté, du dégagement de toutes choses, ne manqueront jamais de contradictions. Ceux qui se rendent complaisants aux hommes, sont les bienvenus, on leur applaudit, on les recherche, on les aime. On laisse les gens de Dieu, on les contredit, on les fuit, ils ne sont pas approuvés. Les œuvres qui sont le plus à la gloire de Dieu, trouvent mille difficultés ; les œuvres du péché, ou qui y tendent, n'en rencontrent point. On jurera, on dira des paroles indécentes, on chantera publiquement des chansons peu honnêtes, les Magistrats passent, pas un ne dit mot : on les laisse distribuer dans les campagnes, où des gens les apprennent, les chantent, qui souvent ignorent les principes de la Foi.

(Le malheur du monde, M. Boudon)


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samedi 30 octobre 2021

Des Trésors infinis que nous possédons en JÉSUS-CHRIST



On ne saurait jamais parvenir à exprimer les biens et les trésors que nous possédons en Jésus-Christ ; Il faudrait pour cela avoir reçu, comme Saint Paul, la grâce d'annoncer aux nations les richesses inestimables de Jésus-Christ. Le Sauveur lui-même ne nous marque-t-il pas combien il est difficile de s'en faire une idée ? Si vous saviez, dit-il, à la Samaritaine, quel est le don de Dieu, et qui est celui qui vous dit, donnez-moi à boire ! Si nous savions le don que Dieu nous a fait, en nous donnant son Fils unique, si nous connaissions ce don, qui renferme tous les autres dons, et dans lequel il nous a donné toutes choses, si nous en pouvions comprendre l'excellence, s'il plaisait à Dieu de nous découvrir un si précieux trésor, que nous serions riches, et que nous serions heureux ! Saint Augustin, à qui le Seigneur avait fait cette faveur, disait, dans le transport de son zèle et de sa reconnaissance : « Seigneur, celui qui est ingrat au bienfait de la création, mérite certainement l'enfer, mais il faudrait un autre enfer pour celui qui est ingrat et insensible au bienfait de la Rédemption. » On rapporte du Père Avila, qu'il avait toujours ce bienfait si présent à l'esprit, que quand ceux qui avaient reçu quelque grâce particulière de Dieu, venaient la lui communiquer, et lui en parlaient en admirant la bonté divine : Ce n'est pas en cela, leur répondit-il, qu'il faut admirer cette bonté ; c'est de ce que Dieu a aimé le monde, jusqu'à donner son Fils unique pour lui. Ce sont les mêmes paroles dont Saint Jean se sert, pour nous exprimer la grandeur de l'amour de Dieu pour les hommes, par la grandeur du don qu'il leur a fait ; et certainement le prix infini de l'un, marque bien le prix infini de l'autre, car ne peut-on pas appeler un amour sans bornes, celui qui porte un Dieu à donner son Fils unique pour nous racheter par sa mort ? Ô merveilleux excès de bonté ! dit l'Église au Père Éternel : ô inestimable mouvement de charité, que Vous ayiez livré votre Fils pour racheter un esclave ! Qui pourrait jamais se figurer rien de semblable ? Qui est l'homme qui, réduit à la condition d'esclave, oserait proposer à son prince de donner son Fils unique pour le racheter ? Cependant ce que vous n'auriez jamais osé demander, ce que vous n'auriez jamais pu croire, ce qui ne vous seront pas même venu en pensée, c'est cependant ce que Dieu a fait pour vous.
Mais non content de nous avoir affranchi, par un amour aussi généreux, de l'esclavage où nous étions réduits, il nous élève ensuite à la dignité d'enfants de Dieu ; il prend notre nature, pour nous rendre participant de la sienne, il se fait, homme pour faire les hommes enfants de Dieu. Voyez, dit Saint Jean quel excès de bonté le Père a eu, de vouloir qu'on nous appelât enfants de Dieu, et que nous le soyons en effet !
Et en effet, nous sommes les enfants de Dieu ; ce n'est point en vain que nous appelons Dieu notre Père, et J.-C. notre frère : J.-C. lui-même n'a point honte, dit S. Paul, de nous appeler ses frères, lorsqu'il dit : J'annoncerai votre nom à mes frères. Il semble au contraire que ce divin Maître s'en fasse un sujet de gloire, tant il se plaît a nous qualifier de ce nom. Que reste-t-il donc à désirer à celui qui peut dire qu'il a Dieu pour père, et J.-C. pour frère ?
Que si les offenses que vous avez commises contre un Dieu-Sauveur, vous font craindre les redoutables effets de sa vengeance, rassurez-vous : la pénitence que vous en avez faite, l'a déjà porté à les oublier, et non-seulement il les a oubliées, mais il se rend même votre avocat et votre médiateur auprès de son Père, pour vous en obtenir le pardon. C’est l'assurance que nous donne S. Jean par ces paroles : « Mes petits enfants, je vous écris ces chose, afin que vous ne péchiez pas : mais si quelqu'un pèche, nous avons un avocat auprès du Père, qui est J.-C., le juste par excellence. » S. Paul nous apprend qu'il est monté au Ciel pour paraître devant la face de Dieu pour nous. Saint Bernard dit qu'il y montre à son Père les plaies qu'il a reçues pour nous, et pour lui obéir, et qu'il le conjure, par le mérite de ces plaies sacrées, de ne pas souffrir que l'homme périsse, après l'avoir racheté par tant de travaux et de souffrances. C'est pour cela, disent les Saints, que J.-C. a voulu conserver ses sacrées stigmates après sa Résurrection glorieuse, pour les montrer à son Père, et le solliciter en notre faveur.
« Nous avons donc toutes choses en J.-C., conclut Saint Ambroise, et J.-C. nous est toutes choses. Si vous voulez guérir vos blessures, il est le Médecin ; si l'ardeur de la fièvre vous brûle et vous consume, il est cette source d'eau vive qui peut l'éteindre : si le poids de vos iniquités vous accable, il est la justice par excellence : si vous avez besoin de secours, il est la force et la puissance même : si vous appréhendez la mort, il est la vie : si vous voulez aller au Ciel, il en est la voie : si vous craignez les ténèbres, il est la lumière : si vous vous sentez pressé de la faim, il est une nourriture céleste : enfin, tout ce qui pourrait vous manquer, et tout ce que vous pourriez désirer, vous le trouverez en lui... Si le loup infernal, dit-il, ailleurs, vient à vous pour vous dévorer, prenez une pierre, ils enfuira aussitôt, et cette pierre, c'est J.-C. : si vous avez recours à J.-C., ce loup furieux prendra aussitôt la fuite, et il ne pourra plus vous épouvanter. »
Tout ce qu'il y a de bien en nous, n'est qu'un écoulement de richesses de J.-C. ; et nous ne possédons ce bien que par sa médiation et par le mérite de ses souffrances. C'est par lui que nous sommes délivrés des tentations les plus dangereuses, c'est par lui que nous acquérons la vertu, c'est en lui que nous possédons tout ce que nous avons ; c'est de lui seul que nous pouvons obtenir tout ce que nous désirons, et c'est à lui seul que nous devons rapporter la gloire de tout le bien qui est en nous. C'est pour cela que toutes les prières que l'Église adresse au Père céleste, elle les termine toujours par ces paroles : Par Notre-Seigneur J.-C. ; à l'imitation de celle que faisait à Dieu le Saint Roi Prophète : Ô Dieu ! qui êtes notre protecteur, regardez, et tournez les yeux sur la face de votre Christ ! Comme si elle disait : Seigneur, accordez-nous nos demandes, pour l'amour de J.-C. votre Fils ; pardonnez-nous nos péchés pour l'amour de lui, puisque c'est pour nos péchés qu'il est mort en croix : jetez les yeux sur les plaies qu'il a voulu recevoir pour nous, et que cette vue nous attire votre miséricorde.
Lorsque l'Ange dit aux Pasteurs, et à tous les hommes en leurs personnes : Voilà que je vous annonce une grande joie, qui sera dans tout le peuple ; car il vous est né aujourd'hui un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur. Cette joie qu'il leur annonçait, n'était pas une joie ou un bien particulier : c'était l'assemblage de toutes sortes de joies et de biens qu'il leur annonçait. Origène demande pourquoi Isaïe n'ayant dit qu'au singulier : Qui annonce le bien, S. Paul, en rapportant le même passage, se sert du même terme au pluriel : Qui annonce les biens : mais il répond que c'est parce que J.-C. n'est pas un seul bien, mais qu'il est tous les biens ensemble. Ce divin Sauveur est en même temps notre salut, notre vie, notre résurrection, la lumière du monde, la vérité, le chemin et la porte du Ciel, la sagesse, la puissance, la source et le trésor de tous les biens. Il est né et il est mort, afin que nous vivions : il est ressuscité, afin que nous ressuscitions : il est monté au Ciel, pour nous y aller préparer une place, comme il le dit lui-même, et il était utile pour nous qu'il y allât, puisque c'est de-là qu'il nous a envoyé le Saint-Esprit, et que de la droite de son Père où il est assis, il répand continuellement ses grâces sur nous. S. Cyprien dit, qu'une des raisons pour lesquelles les plaies de son sacré corps sont demeurées ouvertes, c'est pour nous faire connaître que ce sont autant de canaux et autant de sources inépuisables, d'où les trésors de sa libéralité et de ses miséricordes doivent couler incessamment, et se répandre sur les hommes : Ses mains sont faites au tour : elles sont d'or, elles sont remplies de pierres précieuses : et comme elles sont percées, les richesses dont elles sont pleines, découlent continuellement par les trous de ses sacrées plaies.
Concluons cet article par les paroles de l'Apôtre, et disons : Puisque nous avons pour grand Prêtre Jésus Fils de Dieu, qui a pénétré dans les Cieux, allons avec confiance que nous obtenions miséricorde, et que nous trouvions grâce dans nos besoins.

(Abrégé de la Pratique de la Perfection Chrétienne)


Reportez-vous à Le malheur du Monde dans son opposition à Jésus-Christ, Combien la Méditation des souffrances de Jésus-Christ est méritoire pour nous, et agréable à Dieu, Sur Jésus-Christ et L'intérieur de Jésus-Christ.












samedi 3 juillet 2021

ABRÉGÉ DU CATÉCHISME DE PERSÉVÉRANCE, DEUXIÈME PARTIE, Leçon IX : Vie publique de Notre-Seigneur, Troisième année


ABRÉGÉ DU CATÉCHISME DE PERSÉVÉRANCE

DEUXIÈME PARTIE

Contenant l'histoire et l'explication de la Religion

depuis la Naissance du Messie jusqu'à son Ascension


IXe LEÇON


VIE PUBLIQUE DE NOTRE-SEIGNEUR


TROISIÈME ANNÉE



Q. Quel était le but de toutes les paroles, de tous les miracles, de toutes les démarches du Sauveur ?
R. Le but de toutes les paroles, de tous les miracles, de toutes les démarches du Sauveur, était de rétablir le règne de son Père et de sauver l'homme. Par ses paroles il dissipait l'ignorance, par ses miracles il nous apprenait à croire en lui, et toutes ses démarches tendaient à chasser le démon, à soulager nos misères et à régler notre conduite.

Q. Quel autre but se proposait-il encore ?
R. Le Sauveur se proposait encore de bannir la crainte excessive que l'homme avait de Dieu ; car il voulait faire succéder la loi de grâce à la loi de crainte, et empêcher l'homme de désespérer après ses péchés.

Q. Que fit-il pour cela ?
R. Pour cela il se montra toujours bon, affable, compatissant envers tout le monde, et, pour peindre sa bonté et sa miséricorde, il raconta plusieurs paraboles, en particulier celles de l'enfant prodigue et de la brebis perdue.

Q. Racontez cette dernière parabole.
R. Un berger, dit le Sauveur, a un troupeau de cent brebis, il les aime toutes, il les garde avec précaution ; malgré sa vigilance, une de ses ouailles vient à s'égarer. N'est-il pas vrai qu'il ne s'en est pas plutôt aperçu, qu'il laisse les quatre-vingt-dix-neuf autres et qu'il court après celle qui s'est éloignée ? 11 la cherche de tout côté, et il ne donne se point de repos qu'il ne l'ait retrouvée.

Q. Continuez la même parabole.
R. Lorsqu'il l'a retrouvée, il ne la bat pas ; mais il la met doucement sur ses épaules, et la rapporte lui-même à la bergerie, afin de lui épargner la fatigue du retour. Arrivé à la maison, il assemble ses amis et ses voisins : Félicitez-moi, leur dit-il, j'ai retrouvé ma brebis que j'avais perdue. Voilà, conclut le Sauveur, le portrait de votre Père céleste : Je vous le dis, la conversion d'un pécheur cause plus de joie dans le Ciel, que la persévérance de quatre-vingt-dix-neuf justes.

Q. Que fit le Sauveur après cette parabole ?
R. Après cette parabole, le Sauveur fit une action qui dévoile tout ce qu'il y avait de bonté dans son cœur.

Q. Quelle fut cette action ?
R. Un grand nombre de pères et de mères vinrent lui présenter leurs petits enfants, en le conjurant de les bénir. Le Sauveur reçut dans ses bras tous ces petits enfants, les combla de caresses, leur imposa les mains et les bénit.

Q. Que fit-il encore ?
R. Pour mettre leur innocence et leur vie à couvert, il déclara qu'il vaudrait mieux être précipité dans la mer, une meule de moulin au cou, que de scandaliser un petit enfant, et qu'il tiendrait pour fait à lui-même tout ce qu'on ferait au moindre de ces petits qui étaient ses frères.

Q. Qu'annonça-t-il ensuite à ses Apôtres ?
R. Le Sauveur annonça ensuite à ses Apôtres que sa mort et sa passion étaient proches ; qu'il serait crucifié, mais qu'il ressusciterait trois jours après. Il employa le peu de temps qui lui restait à leur donner des instructions et à faire des miracles plus éclatants que jamais.

Q. Quels furent ces miracles ?
R. Les principaux furent la conversion de Zachée et la résurrection de Lazare, mort depuis quatre jours, qui eut lieu aux portes mêmes de Jérusalem et en présence d'un grand nombre de Juifs?

Q. Quels furent les effets de ces miracles ?
R. Les effets de ces miracles furent la conversion d'un grand nombre de Juifs qui crurent en Notre-Seigneur, et l'endurcissement des pontifes et des pharisiens qui résolurent de le faire mourir.


Je prends la résolution d'aimer Dieu par-dessus toute chose, et mon prochain comme moi-même pour l'amour de Dieu ; et, en témoignage de cet amour, je veux éviter tout ce qui pourrait scandaliser les enfants.


Deuxième Partie : Leçon I : État du monde à la venue du Messie, Leçon II : Naissance du Messie, Leçon III : Vie cachée de Notre-Seigneur Jésus-Christ, Leçon IV : Vie publique de Notre-Seigneur, Première année, Leçon V : Vie publique de Notre-Seigneur, Première année, Leçon VI : Vie publique de Notre-Seigneur, Première année, Leçon VII : Vie publique de Notre-Seigneur, Deuxième année, Leçon VIII : Vie publique de Notre-Seigneur, Deuxième année, Leçon X : Vie publique de Notre-Seigneur, Troisième année.

Première Partie :
Leçon I : Enseignement vocal de la Religion, Catéchisme, Leçon II : Enseignement écrit, Écriture et Tradition, Leçon III : Connaissance de Dieu considéré en Lui-même, Leçon IV : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, 1er Jour de la Création, Leçon V : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, 2e Jour de la Création, Leçon VI : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, 3e Jour de la Création, Leçon VII : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, Fin du 3e et commencement du 4e Jour de la Création, Leçon VIII : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, suite du 4e Jour de la Création, Leçon IX : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, 5e Jour de la Création, Leçon X : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, Fin du 5e et commencement du 6e Jour de la Création, Leçon XI : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, Suite du 6e Jour de la Création, Leçon XII : Connaissance de l'homme considéré en lui-même, Leçon XIII : Connaissance de l'homme considéré dans ses rapports avec les créatures, Leçon XIV : Connaissance de l'homme considéré dans ses rapports avec Dieu, Leçon XV : Connaissance des Anges, Leçon XVI : Chute de l'homme, Leçon XVII : Accord de la justice et de la miséricorde divine dans la punition et dans la transmission du péché d'Adam, Leçon XVIII : Nécessité et perpétuité de la Foi au Mystère de la Rédemption, Histoire de Job, Leçon XIX : Connaissance de la Religion, Nature et définition de la Religion, Leçon XX : Connaissance de la Religion, Que la Religion est une Loi, Leçon XXI : Le Messie promis et figuré : Adam et Abel, Leçon XXII : Le Messie promis et figuré, Noé, Troisième Figure du Messie, Leçon XXIII : Deuxième promesse et quatrième figure du Messie, Melchisédech, Leçon XXIV : Isaac, cinquième Figure du Messie, Leçon XXV : Le Messie promis et figuré, Jacob, Sixième Figure du Messie, Leçon XXVI : Le Messie promis et figuré, Joseph, Septième Figure du Messie, Leçon XXVII : L'Agneau pascal, Huitième Figure du Messie, Leçon XXVIII : La Manne, Neuvième Figure du Messie, Leçon XXIX : Les sacrifices et le serpent d'airain, Dixième et onzième Figure du Messie, Leçon XXX : Moïse, Douzième Figure du Messie, Leçon XXXI : Josué, Treizième Figure du Messie, Leçon XXXII : Gédéon, quatorzième Figure du Messie, Leçon XXXIII : Samson, Quinzième Figure du Messie, Leçon XXXIV : Sixième Promesse du Messie, Leçon XXXV : David, Seizième Figure du Messie, Leçon XXXVI : Salomon, Dix-septième Figure du Messie, Leçon XXXVII : Jonas, Dix-huitième Figure du Messie, Leçon XXXVIII : Le Messie prédit, Prophéties de David, Leçon XXXIX : Le Messie prédit, Prophéties d'Isaïe, Leçon XL : Le Messie prédit, Prophéties d'Osée, de Michée, de Joël et de Jérémie, Leçon XLI : Le Messie prédit, Prophéties d'Ézéchiel, Leçon XLII : Le Messie prédit, Prophéties de Daniel, Leçon XLIII : Le Messie prédit, Prophéties d'Aggée, de Zacharie et de Malachie, Leçon XLIV : Résumé général et application des promesses, des figures et des prophéties, à Notre-Seigneur Jésus-Christ, Leçon XLV : Le Messie préparé, Monarchie des Assyriens, Leçon XLVI : Le Messie préparé, Monarchie des Assyriens, Histoire de Judith, Leçon XLVII : Le Messie préparé, Histoire de Tobie, Leçon XLVIII : Le Messie préparé, Monarchie des Perses, Histoire d'Esther, Leçon XLIX : Le Messie préparé, Monarchie des Grecs et des Romains, Leçon L : Le Messie préparé, Histoire des Machabées, Leçon LI : Unité de la Religion et de l’Église.













jeudi 1 juillet 2021

ABRÉGÉ DU CATÉCHISME DE PERSÉVÉRANCE, DEUXIÈME PARTIE, Leçon VIII : Vie publique de Notre-Seigneur, Deuxième année


ABRÉGÉ DU CATÉCHISME DE PERSÉVÉRANCE

DEUXIÈME PARTIE

Contenant l'histoire et l'explication de la Religion

depuis la Naissance du Messie jusqu'à son Ascension


VIIIe LEÇON


VIE PUBLIQUE DE NOTRE-SEIGNEUR

DEUXIÈME ANNÉE



Q. Quel miracle opéra le Sauveur en descendant de la montagne ?
R. En descendant de la montagne, le Sauveur guérit un enfant possédé du démon.

Q. Quelle instruction le Sauveur donna-t-il à ses Apôtres à cette occasion ?
R. A cette occasion, le Sauveur instruisit ses Apôtres sur la nécessité et la puissance du jeûne et de la prière.

Q. Quelle autre instruction leur donna-t-il ?
R. Le Sauveur, ayant repris son voyage dans la Galilée, fit comprendre à ses Apôtres et à tous ses Disciples la nécessité de pardonner, et l'indignité de la conduite de celui qui refuse d'oublier les injures qu'on lui a faites.

Q. Quel moyen employa-t-il ?
R. Pour cela il se servit d'une parabole. Un serviteur, dit-il, devait dix mille talents à son maître et n'avait pas de quoi le satisfaire. Le maître ordonna qu'on le saisît et qu'on vendît sa femme et ses enfants, et que le prix fût employé à payer la dette. Le serviteur le conjura d'avoir pitié de lui et de prendre patience ; le maître, touché de compassion, lui remit sa dette. En sortant, ce serviteur rencontra un de ces compagnons qui lui devait la modique somme de cent deniers. Il le saisit à la gorge, et, l'étouffant, il lui dit : Paye ce que tu me dois. Le malheureux lui dit : Ayez patience, je vous rendrai tout. L'autre ne voulut pas, et sur-le-champ il le fit conduire en prison.

Q. Continuez la parabole.
R. Le maître, apprenant cette barbare conduite fit venir ce méchant serviteur et lui dit : J'ai eu pitié de vous, je vous ai remis toute votre dette ; ne deviez-vous pas aussi avoir pitié de votre compagnon ? Et il le fit mettre en prison jusqu'à ce qu'il eût payé tout ce qu'il devait. C'est ainsi, ajouta le Sauveur, que mon Père céleste en usera, si vous, à qui il a pardonné et à qui il pardonne tous les jours tant de péchés, vous ne remettez pas de bon cœur les offenses que vos frères auront commises contre vous.

Q. De quoi fut suivie cette instruction ?
R. Cette instruction fut suivie d'un événement qui donna lieu au Sauveur de nous apprendre quel esprit de douceur doit animer ses disciples.

Q. Quel est cet événement ?
R. Les habitants d'une ville de Samarie, ayant refusé de le recevoir, deux de ses Apôtres lui demandèrent la permission de faire descendre le feu du Ciel sur cette ville coupable. Le Sauveur leur répondit ; Vous ne savez pas de quel esprit vous devez être animés, le fils de l'homme n'est pas venu sur la terre pour perdre les âmes, mais pour les sauver. Il souffrit l'affront sans se plaindre, et alla chercher un asile ailleurs.

Q. Que lui arriva-t-il encore dans ce voyage ?
R. Dans ce voyage, le Sauveur proclama de nouveau le grand précepte de l'amour de Dieu et du prochain ; puis, il arriva dans la petite ville de Béthanie, et logea dans la maison de Lazare et de ses deux sœurs, Marthe et Marie.

Q. Où alla-t-il ensuite ?
R. De là il se rendit à Jérusalem pour célébrer la fête des Tabernacles, où ses ennemis furent forcés de dire comme le peuple ; Jamais homme n'a parlé comme cet homme.

Q. Se convertirent-ils ?
R. Ils ne se convertirent pas, quoique le Sauveur eût fait en leur présence un de ses plus éclatants miracles.

Q. Quel est ce miracle ?
R. Ce miracle est la guérison d'un aveugle de naissance, miracle qu'aucun prophète n'avait opéré et qu'on n'avait jamais vu depuis le commencement du monde.

Je prends la résolution d'aimer Dieu par-dessus toute chose, et mon prochain comme moi-même pour l'amour de Dieu ; et, en témoignage de cet amour, je veux pardonner à ceux qui m'auront offensé.


Deuxième Partie : Leçon I : État du monde à la venue du Messie, Leçon II : Naissance du Messie, Leçon III : Vie cachée de Notre-Seigneur Jésus-Christ, Leçon IV : Vie publique de Notre-Seigneur, Première année, Leçon V : Vie publique de Notre-Seigneur, Première année, Leçon VI : Vie publique de Notre-Seigneur, Première année, Leçon VII : Vie publique de Notre-Seigneur, Deuxième année, Leçon IX : Vie publique de Notre-Seigneur, Troisième année.

Première Partie :
Leçon I : Enseignement vocal de la Religion, Catéchisme, Leçon II : Enseignement écrit, Écriture et Tradition, Leçon III : Connaissance de Dieu considéré en Lui-même, Leçon IV : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, 1er Jour de la Création, Leçon V : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, 2e Jour de la Création, Leçon VI : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, 3e Jour de la Création, Leçon VII : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, Fin du 3e et commencement du 4e Jour de la Création, Leçon VIII : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, suite du 4e Jour de la Création, Leçon IX : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, 5e Jour de la Création, Leçon X : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, Fin du 5e et commencement du 6e Jour de la Création, Leçon XI : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, Suite du 6e Jour de la Création, Leçon XII : Connaissance de l'homme considéré en lui-même, Leçon XIII : Connaissance de l'homme considéré dans ses rapports avec les créatures, Leçon XIV : Connaissance de l'homme considéré dans ses rapports avec Dieu, Leçon XV : Connaissance des Anges, Leçon XVI : Chute de l'homme, Leçon XVII : Accord de la justice et de la miséricorde divine dans la punition et dans la transmission du péché d'Adam, Leçon XVIII : Nécessité et perpétuité de la Foi au Mystère de la Rédemption, Histoire de Job, Leçon XIX : Connaissance de la Religion, Nature et définition de la Religion, Leçon XX : Connaissance de la Religion, Que la Religion est une Loi, Leçon XXI : Le Messie promis et figuré : Adam et Abel, Leçon XXII : Le Messie promis et figuré, Noé, Troisième Figure du Messie, Leçon XXIII : Deuxième promesse et quatrième figure du Messie, Melchisédech, Leçon XXIV : Isaac, cinquième Figure du Messie, Leçon XXV : Le Messie promis et figuré, Jacob, Sixième Figure du Messie, Leçon XXVI : Le Messie promis et figuré, Joseph, Septième Figure du Messie, Leçon XXVII : L'Agneau pascal, Huitième Figure du Messie, Leçon XXVIII : La Manne, Neuvième Figure du Messie, Leçon XXIX : Les sacrifices et le serpent d'airain, Dixième et onzième Figure du Messie, Leçon XXX : Moïse, Douzième Figure du Messie, Leçon XXXI : Josué, Treizième Figure du Messie, Leçon XXXII : Gédéon, quatorzième Figure du Messie, Leçon XXXIII : Samson, Quinzième Figure du Messie, Leçon XXXIV : Sixième Promesse du Messie, Leçon XXXV : David, Seizième Figure du Messie, Leçon XXXVI : Salomon, Dix-septième Figure du Messie, Leçon XXXVII : Jonas, Dix-huitième Figure du Messie, Leçon XXXVIII : Le Messie prédit, Prophéties de David, Leçon XXXIX : Le Messie prédit, Prophéties d'Isaïe, Leçon XL : Le Messie prédit, Prophéties d'Osée, de Michée, de Joël et de Jérémie, Leçon XLI : Le Messie prédit, Prophéties d'Ézéchiel, Leçon XLII : Le Messie prédit, Prophéties de Daniel, Leçon XLIII : Le Messie prédit, Prophéties d'Aggée, de Zacharie et de Malachie, Leçon XLIV : Résumé général et application des promesses, des figures et des prophéties, à Notre-Seigneur Jésus-Christ, Leçon XLV : Le Messie préparé, Monarchie des Assyriens, Leçon XLVI : Le Messie préparé, Monarchie des Assyriens, Histoire de Judith, Leçon XLVII : Le Messie préparé, Histoire de Tobie, Leçon XLVIII : Le Messie préparé, Monarchie des Perses, Histoire d'Esther, Leçon XLIX : Le Messie préparé, Monarchie des Grecs et des Romains, Leçon L : Le Messie préparé, Histoire des Machabées, Leçon LI : Unité de la Religion et de l’Église.














jeudi 24 juin 2021

ABRÉGÉ DU CATÉCHISME DE PERSÉVÉRANCE, DEUXIÈME PARTIE, Leçon VII : Vie publique de Notre-Seigneur, Deuxième année


ABRÉGÉ DU CATÉCHISME DE PERSÉVÉRANCE

DEUXIÈME PARTIE

Contenant l'histoire et l'explication de la Religion

depuis la Naissance du Messie jusqu'à son Ascension


VIIe LEÇON


VIE PUBLIQUE DE NOTRE-SEIGNEUR

DEUXIÈME ANNÉE


Jésus remettant les clefs de son Église à Pierre

Q. Que fit le Sauveur après la guérison du serviteur du Centenier ?
R. Après la guérison du serviteur du Centenier, le Sauveur opéra plusieurs autres miracles. Il guérit une femme atteinte d'une perte de sang, depuis bien des années, ressuscita une jeune fille âgée de douze ans, et donna au peuple un grand nombre d'instructions salutaires.

Q. Que fit-il encore ?
R. Pour jeter les fondements de la hiérarchie ecclésiastique, il s'associa un certain nombre de disciples qui devaient, dans la suite, travailler à la prédication de l'Évangile sous les Apôtres ; et, afin de les former à leurs emplois, il voulut les avoir pour coopérateurs et pour témoins de ses merveilles.

Q. Quelles merveilles opéra-t-il en leur présence ?
R. Il opéra en leur présence plusieurs merveilles entre autres, il ressuscita le fils de la veuve de Naïm, qu'on portait en terre. Notre-Seigneur le rencontra à la porte de la ville, et s'approchant du cercueil, dit au mort : Jeune homme, levez-vous, c'est moi qui vous l'ordonne. À l'instant le mort se leva et commença à parler ; Jésus le rendit à sa mère, et tout le peuple s'écria ; Le grand Prophète a paru parmi nous et Dieu a visité son peuple. Ces expressions désignaient la venue du Messie.

Q. À quoi ce miracle donna-t-il lieu ?
R. Ce miracle donna lieu au Sauveur de prouver sa divinité aux disciples de Jean-Baptiste, et de faire l'éloge de son Précurseur qui était alors en prison, où il fut mis à mort par ordre du coupable Hérode.

Q. Où se rendit ensuite le Sauveur ?
R. Le Sauveur se rendit ensuite à Capharnaum ; puis, dans le désert voisin de cette ville.

Q. Quel miracle y opéra-t-il ?
R. Le Sauveur y nourrit miraculeusement cinq mille hommes avec cinq petits pains et deux poissons : ce miracle, tout grand qu'il était, n'était que l'annonce d'un autre plus admirable encore.

Q. Quel est ce miracle ?
R. Ce miracle, c'est la multiplication du corps et du sang du Sauveur dans l'Eucharistie. De retour à Capharnaum, Notre-Seigneur annonça au peuple l'institution de l'auguste sacrement de l'autel, en disant : Je suis le pain vivant descendu du Ciel. Ma chair est vraiment une nourriture et mon sang est vraiment un breuvage. La chair que je vous donnerai à manger est la même qui sera immolée pour le salut du monde.

Q. Quelle promesse le Sauveur fit-il à saint Pierre ?
R. Après son discours sur l'Eucharistie, le Sauveur parcourut les différents cantons de la Galilée, et il promit à saint Pierre de l'établir chef de son Église, en lui disant : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les portes de l'enfer ne prévaudront pas contre elle.

Q. Que lui annonça-t-il ensuite ?
R. Le Sauveur annonça ensuite à saint Pierre et à ses autres disciples sa passion et sa mort, et les prémunit contre le scandale de ses humiliations.

Q. Que fit-il pour cela ?
R. Pour cela il prit avec lui Pierre, Jacques et Jean, fils de Zébédée, les mêmes qui devaient être témoins de son agonie. Il monta avec eux sur une haute montagne, et se transfigura devant eux. Son visage devint rayonnant comme le soleil, et ses habits plus blancs que la neige ; Moïse et Élie parurent pour lui rendre témoignage. En même temps on entendit une voix du Ciel, qui disait ; C'est ici mon Fils bien-aimé, l'objet de toutes mes délices, écoutez-le. Ensuite le Sauveur descendit de la montagne.


Je prends la résolution d'aimer Dieu par-dessus toute chose, et mon prochain comme moi-même pour l'amour de Dieu ; et, en témoignage de cet amour, je ne veux rien négliger pour me préparer à une sainte communion.



Deuxième Partie : Leçon I : État du monde à la venue du Messie, Leçon II : Naissance du Messie, Leçon III : Vie cachée de Notre-Seigneur Jésus-Christ, Leçon IV : Vie publique de Notre-Seigneur, Première année, Leçon V : Vie publique de Notre-Seigneur, Première année, Leçon VI : Vie publique de Notre-Seigneur, Première année, Leçon VIII : Vie publique de Notre-Seigneur, Deuxième année.

Première Partie :
Leçon I : Enseignement vocal de la Religion, Catéchisme, Leçon II : Enseignement écrit, Écriture et Tradition, Leçon III : Connaissance de Dieu considéré en Lui-même, Leçon IV : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, 1er Jour de la Création, Leçon V : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, 2e Jour de la Création, Leçon VI : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, 3e Jour de la Création, Leçon VII : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, Fin du 3e et commencement du 4e Jour de la Création, Leçon VIII : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, suite du 4e Jour de la Création, Leçon IX : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, 5e Jour de la Création, Leçon X : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, Fin du 5e et commencement du 6e Jour de la Création, Leçon XI : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, Suite du 6e Jour de la Création, Leçon XII : Connaissance de l'homme considéré en lui-même, Leçon XIII : Connaissance de l'homme considéré dans ses rapports avec les créatures, Leçon XIV : Connaissance de l'homme considéré dans ses rapports avec Dieu, Leçon XV : Connaissance des Anges, Leçon XVI : Chute de l'homme, Leçon XVII : Accord de la justice et de la miséricorde divine dans la punition et dans la transmission du péché d'Adam, Leçon XVIII : Nécessité et perpétuité de la Foi au Mystère de la Rédemption, Histoire de Job, Leçon XIX : Connaissance de la Religion, Nature et définition de la Religion, Leçon XX : Connaissance de la Religion, Que la Religion est une Loi, Leçon XXI : Le Messie promis et figuré : Adam et Abel, Leçon XXII : Le Messie promis et figuré, Noé, Troisième Figure du Messie, Leçon XXIII : Deuxième promesse et quatrième figure du Messie, Melchisédech, Leçon XXIV : Isaac, cinquième Figure du Messie, Leçon XXV : Le Messie promis et figuré, Jacob, Sixième Figure du Messie, Leçon XXVI : Le Messie promis et figuré, Joseph, Septième Figure du Messie, Leçon XXVII : L'Agneau pascal, Huitième Figure du Messie, Leçon XXVIII : La Manne, Neuvième Figure du Messie, Leçon XXIX : Les sacrifices et le serpent d'airain, Dixième et onzième Figure du Messie, Leçon XXX : Moïse, Douzième Figure du Messie, Leçon XXXI : Josué, Treizième Figure du Messie, Leçon XXXII : Gédéon, quatorzième Figure du Messie, Leçon XXXIII : Samson, Quinzième Figure du Messie, Leçon XXXIV : Sixième Promesse du Messie, Leçon XXXV : David, Seizième Figure du Messie, Leçon XXXVI : Salomon, Dix-septième Figure du Messie, Leçon XXXVII : Jonas, Dix-huitième Figure du Messie, Leçon XXXVIII : Le Messie prédit, Prophéties de David, Leçon XXXIX : Le Messie prédit, Prophéties d'Isaïe, Leçon XL : Le Messie prédit, Prophéties d'Osée, de Michée, de Joël et de Jérémie, Leçon XLI : Le Messie prédit, Prophéties d'Ézéchiel, Leçon XLII : Le Messie prédit, Prophéties de Daniel, Leçon XLIII : Le Messie prédit, Prophéties d'Aggée, de Zacharie et de Malachie, Leçon XLIV : Résumé général et application des promesses, des figures et des prophéties, à Notre-Seigneur Jésus-Christ, Leçon XLV : Le Messie préparé, Monarchie des Assyriens, Leçon XLVI : Le Messie préparé, Monarchie des Assyriens, Histoire de Judith, Leçon XLVII : Le Messie préparé, Histoire de Tobie, Leçon XLVIII : Le Messie préparé, Monarchie des Perses, Histoire d'Esther, Leçon XLIX : Le Messie préparé, Monarchie des Grecs et des Romains, Leçon L : Le Messie préparé, Histoire des Machabées, Leçon LI : Unité de la Religion et de l’Église.