I. Point. Adoration. Adorons Dieu, toujours grand, indépendamment de ses créatures. Cependant comme la multitude du Peuple, est l'honneur du Roi, et son petit nombre la honte du Prince (Prov. 14, 22), on peut dire que la multitude des Officiers qui composent la Cour céleste, relève infiniment sa Grandeur et sa Majesté, eu égard à l'estime des hommes et à ce que nous voyons sur la terre.
Représentons-nous donc cet Esprit souverain, se suffisant à lui-même, environné sur son trône de ces millions d'Anges qui le louent et le servent. Le Prophète Daniel a décrit en peu de mots ce ravissant spectacle : Il dit, que s'étant approché du Trône de l'Ancien des jours ; il en vit sortir un fleuve de feu, et mille milliers d'Anges le servaient, et dix mille millions assistaient en sa présence (Dan. 7, 10). Le livre de Job, suppose ce nombre comme excessif : Peut-on compter le nombre de ses Soldats (Joq. 25, 3) ? Le char de Dieu, dit aussi le Prophète, est environné de plus de dix mille ; ce sont des millions d'Anges qui sont dans des transports de joie. Le Seigneur est au milieu d'eux, comme autrefois à Sinaï (Psal. 67, 18). Saint Jean dans l'Apocalypse (Apoc. 5, 11), dit qu'il vit autour du Trône de l'Agneau, des millions de millions, et des milliers de milliers d'Anges. Et Notre-Sauveur dans l’Évangile, dit que son Père céleste pourrait lui donner plus de douze légions d'Anges (Matt. 26, 53), c'est-à-dire, plus de soixante et douze mille Anges.
Ô quelle joie et quelle consolation aurez-vous alors, ô mon âme, s'écrie un Dévot de la nature angélique, si jamais vous pouvez voir cette multitude de créatures si nobles et si relevées. Ô si vous pouviez un jour jouir de cet heureux sort, que d'habiter parmi ces troupes célestes, de Princes et d'Enfant de Dieu, qui sont aussi vos frères (S. L. de Gonzag.). Mais hélas, Seigneur ! qui suis-je pour être associé à tant de nobles Courtisans ? C'est à présent que je reconnais que je suis un serviteur inutile. Vous avez des millions d'Anges qui vous louent ; je ne mérite pas que vous jetiez les yeux sur moi. C'est à votre miséricorde seule, que je dois l'espérance qui repose dans mon sein, de voir un jour l'assemblée de plusieurs millions d'Anges, l'Église des premiers nés, comme parle saint Paul (Heb. 12, 22). Ô Seigneur, quand verrons-nous donc cette terre des Vivants, ce monde d'Esprits bienheureux !
II. Point. Considérations. Considérez, 1. que la principale occupation de cette multitude d'Anges, c'est de louer Dieu.
2. Que les hommes sont appelés au même bonheur dans le ciel, et même sur la terre.
I. Que la condition de cette vie est déplorable ! qu'elle est triste ! qu'il n'y ait point de plaisir qui ne soit mêlé de larmes et d'affliction ! telle est la misère de ce lieu d'exil où nous vivons. Il n'en est pas ainsi dans les Cieux, les Anges y louent Dieu continuellement, et ne se lassent jamais. Depuis tant de milliers d'années, que leur occupation consiste à louer Dieu, elle leur est toujours aussi agréable et aussi nouvelle que lorsqu'ils l'ont commencée. Dans le Livre de Job, il est fait mention des concerts des astres du matin et des Cantiques de jubilation des Enfants de Dieu (Job 38, 7). Ce sont les Anges qui sont ici désignés sous le nom d'Astres et d'Enfants de dieu, ou plutôt les Esprits bienheureux étant les premières des créatures, on nous apprend ici, que dès le premier moment de leur création, ils joignirent leurs voix aux astres matériels, pour louer le seigneur, avec cette différence, qu'au lieu que la louange attribuée aux globes célestes n'a rien que de figuré, celle des Anges est réelle et tout-à-fait propre à ces Chantres inspirés.
Isaïe lui-même entendit cette mélodieuse harmonie (Isaïe 6, 3), lorsque les Séraphins chantaient le célèbre Trisagion, Saint, Saint, Saint est le Seigneur le Dieu des Armées, toute la terre est remplie de sa gloire.
Le Disciple bien-aimé, entendit pareillement la voix de plusieurs Anges qui étaient autour du Trône de Dieu, et qui chantaient à haute voix, l'Agneau qui a été mis à mort, mérite de recevoir la Vertu, la Divinité, la sagesse, la force, l'honneur et la bénédiction (Apoc. 5, 12).
Telle est l'occupation de ces Esprits célestes, tant de ceux qui sont toujours devant le trône de Dieu, que de ceux qui sont destinés pour le ministère. Voyant tous la face du Père céleste, c'est une conséquence qu'ils le louent perpétuellement. ceux mêmes qui sont les plus occupés à la garde des hommes, n'interrompent pas leur exercice de louange. Cette louange est leur élément comme l'eau est celui des poissons, l'air celui des oiseaux du Ciel. Rien ne peut les distraire de cette louange ; n'étant point environnés de facultés qui empruntent leurs connaissances des objets matériels, n'étant point chargés du poids d'une imagination faible, et blessée comme la nôtre ; rien ne peut les en détourner d'un seul moment. Ils voient tout en voyant Dieu ; ils ont tout en possédant Dieu ; que pourraient-ils donc chercher et trouver ailleurs, qui fût digne de les occuper ?
2. Les saints Anges chantent les louanges de dieu, avec respect et amour. C'est pour cela que les Séraphins d'une part, sont représentés comme couvrant de leurs ailes leurs pieds et leurs visages, pour marquer le respect qu'ils portent à la Majesté de Dieu ; et de l'autre, ils sont encore représentés comme des esprits de feu et de flammes, pour signifier leur amour. La louange en effet sans amour est froide et languissante, et l'amour sans respect donne du mépris. Aussi ne voyons-nous pas, qu'il sot dit nulle part dans les Ecritures, que les Anges soient assis dans le Ciel ; ils paraissent toujours, ou debout, ou prosternés (Apoc. 7, 11). C'est dans la même posture que saint Chrysostome témoigne, qu'un Vieillard voyait assez ordinairement les Anges, environnant le saint Autel, mais profondément inclinés (De Sacerd. Lib. 6. cap. 4), comme des soldats pourraient faire en présence de leur Roi. Quel respect ! quelle Religion !
II. Nous sommes appelés comme les Anges, au bonheur de louer Dieu sur la terre et dans le Ciel.
Quand j'étais avec vous, dit l'Ange à Tobie (après lui avoir rendu mille bons offices, et l'avoir ramené dans la maison de son père), j'y étais par la volonté de Dieu, bénissez-le donc, et chantez ses louanges Tob. 12, 18).
Vous voyez que les Anges nous invitent à faire dès ici-bas ce qu'ils font dans le Ciel. Ils louent sans cesse Dieu ; ils nous invitent à le louer avec eux. Ils sont saisis de crainte et comme hors d'eux-mêmes devant son trône, ils nous portent aussi au même respect.
Saint Hilaire était si persuadé de ces vérités, qu'expliquant ces paroles du Psalmiste : Que ma langue s'attache, Seigneur, à mon palais ; si je ne me souviens de vous ; il dit que ce Prophète savait, sans doute, que les Vertus célestes qui assistent auprès du Trône de Dieu étaient continuellement occupés de ses louanges (Tract. in Ps. 136), et qu'à leur imitation il ne voulait point perdre le souvenir de son Dieu. L'éloquent saint Chrysostome, qui avait formé son peuple au même goût, d'une oraison presque continuelle, le félicitait, de ce qu'il se conformait en cela à la pratique des ordres angéliques (Hom. I. in vidi Dominum), après quoi il poursuit en admirant les merveilles de la grâce de Jésus-Christ. Dans le Ciel, les Armées angéliques publient la gloire de Dieu, et ici-bas, les hommes font de pareils Chœurs pour la célébrer à leur exemple. Dans le Ciel, les Séraphins font retentir le Paradis du cantique de trois fois Saint, et sur la terre les hommes le répètent, en sorte que ce n'est plus qu'un commun concert des habitants du Ciel et de la terre (unde suprà).
Après cela il ne faut pas être surpris que la prière qui nous est si fort recommandée, soit appelée un exercice angélique (S. Ambr. Ep. 83. ad Eccl Verce II).
Dans l'oraison, on y a l'occupation des Anges. Toute la différence qu'il y a entr'eux et nous, c'est qu'ils jouissent de la lumière de gloire, et nous de la lumière obscure de la foi : celle-là néanmoins n'a rien en elle-même de plus divin que celle-ci, qui découvre à l'âme dans l'oraison, les perfections de Dieu les plus relevées.
[Mais parmi les états de l'Église, il n'en est point qui soit plus particulièrement appelé à louer Dieu, que celui des Ecclésiastiques, qui ont toujours dans la bouche les Cantiques du Seigneur. Le chant des Psaumes, dit S. Grégoire de Naziance (Orat. 40. in fine n. 52), est comme un prélude des chants du Ciel. Ce sont eux, qui comme Davis, chantent en la présence des Anges ; aussi se joignent-ils à eux, et le Seigneur même des Anges y est lui-même présent (Petr. Bles. Ser. 56. ad Sacer.).]
Affections. Ô Ange bienheureux, que j'imite sur la terre ce que vous faites dans le Ciel ; que mes regards soient sans cesse élevés vers Dieu, que mon bonheur soit de le louer ici-bas, en attendant que je puisse le faire pendant toute l'éternité.
Ô bienheureuse demeure ! ô tabernacles éternels ! Qui ne mépriserait tous les plaisirs de la terre, et tous les concerts les plus harmonieux, lorsqu'il pense aux accords charmants des Esprits angéliques ? Quand sortirai-je, ô mon Dieu, de cette vallée de larmes, pour me rendre parmi les Anges, et pour jouir de leur harmonie céleste ?
"C'est là où nous verrons, comme a dit un de vos Saints (S. Aug. Serm. 59. in Matt. c. 4), celui qui est la parole éternelle de Dieu, celui dont les Anges mêmes se nourrissent, dont ils sont éclairés, d'où ils tirent la sagesse toute céleste dont ils sont remplis... car ils boivent à longs traits dans la source même, dans la sagesse éternelle, c'est-à-dire, dans le Verbe ; et c'est parce qu'ils en sont pleins, que les louanges de Dieu rejaillissent de leur bouche sans jamais cesser.
Réflexions. Craignons l'indignation des Anges, si nous ne désirons pas de leur être associés dans le Ciel, pour chanter les louanges de Dieu ; si dès ici-bas, nous ne les imitons pas dans le respect avec lequel ils les célèbrent dans le Ciel. Comme on ne peut douter que les Anges ne se rendent présents aux Offices de l'Église, afin qu'il soient religieusement célébrés, quelle est leur indignation, lorsqu'ils nous voient assis sans respect en présence de celui, devant lequel ils n'assistent qu'en tremblant (B. Petrus dam. opusc. 39. cap. 3) ?
III. Point. Résolutions. 1. Rappelez-vous souvent pendant la prière, la présence des Esprits célestes, afin de vous exciter par leur exemple à la mieux faire. Imaginez-vous quelquefois d'être dans le Ciel devant l'auguste Assemblée de tous les Anges, et que vous vous prosternez avec eux au pied de l'Agneau. C'est le moyen de prier avec plus de Religion.
2. Soupirez après les joies du Ciel, et après le bonheur de pouvoir mêler un jour votre voix à celle de tant de milliers d'Esprits bienheureux.
3. Servez-vous quelquefois en union aux neuf Chœurs des Anges, de l'hymne de glorification que l'Église adresse si souvent à la très-sainte Trinité, et dites neuf fois Gloria Patri, dans l'espérance ferme de le pouvoir répéter avec eux dans l'éternité. Je vous chanterai des Psaumes en la présence des Anges (Ps. 137, 2).
4. Aimez l'exercice de l'Oraison. Dieu fait des grâces sans être prié, dit saint Augustin ; mais il y en a qu'il ne fait jamais qu'à ceux qui le prient. Il a établi l'Oraison comme un canal de grâce, et comme un moyen nécessaire pour les obtenir. C'est ainsi qu'il veut entretenir un commerce d'amour entre ses créatures, et rendre tous les hommes dépendants de sa Providence. Priez-le donc sans relâche, dit l'Apôtre saint Paul (1 Thess. 5, 17).
(Extrait de La dévotion aux Saints Anges, particulièrement aux Anges Gardiens, réduite en méditations)
Reportez-vous à De l'Excellence de la nature Angélique, Méditation pour la Fête de Saint Michel et de tous les saints Anges, Neuvaine à Saint Michel, Méditation pour la Fête des Saints Anges Gardiens, Litanie de Saint Michel Archange, Puissance de Saint Michel au jugement dernier, Secours de Saint Michel à l'heure de la mort, Chapelet à Saint Michel Archange, Apprenez de votre bon Ange la science du salut, De la Dévotion aux saints Anges et de l'esprit d'une Association en leur honneur, C'est en tout temps qu'on a invoqué dans l'Église les Anges et les Martyrs, Saint Raphaël, Modèle de l'Ange gardien préposé à la garde de chaque homme, Confiance de Saint Jean-François Régis en la protection de son Ange gardien, Du grand Amour du Père Surin pour les Saints Anges, dans l'union avec notre Seigneur Jésus-Christ, VIE CHRÉTIENNE : Dévotion envers les saints Anges, saint Joseph et les autres Saints ; Voyage de piété, Sermon
du Saint Curé d'Ars pour la Fête des Saints Anges Gardiens : Les anges
de ces petits enfants voient sans cesse la face de mon Père céleste, Litanie de Saint Raphaël Archange, Neuvaine à l'Archange Raphaël, Avoir
une grande dévotion à saint Michel, à saint Gabriel, à saint Raphaël,
et aux autres quatre Anges qui sont auprès du trône de Dieu, Méditation pour la Fête de Saint Raphaël Archange, Lecture
du livre de Tobie (12, 7-15) : S'il est bon de tenir cachés les secrets
des rois, c'est un honneur que de faire connaître et proclamer les
œuvres de Dieu, Méditation pour le 3 Septembre, Saint Raphaël conduisant le jeune Tobie, Méditation pour le 2 septembre, Sur les Saints Anges Gardiens, Des exercices de piété, par le R.-P. Jean-Joseph Surin : Quels exercices de piété prescrivez-vous à l'honneur des Anges ?, Méditation pour le 1er septembre, Les Saints Anges Gardiens, Consécration à tous les Saints Anges, Prières à tous les Saints Anges, Oraison aux neuf Chœurs des saints Anges, Travailler à la conversion des âmes et à leur soulagement dans les flammes du Purgatoire, en l'honneur des saints Anges, Pratiquer quelque vertu, ou s'abstenir de quelque vice en l'honneur des Saints Anges, Avoir une grande confiance en la protection des saints Anges, et recourir à eux en tous ses besoins corporels et spirituels, Autres pratiques pour honorer plus spécialement les saints Anges, et célébrer les fêtes avec tous les respects possibles, Faire des neuvaines en l'honneur des neuf Chœurs des Anges, Chapelet du Saint Ange gardien, Converser intérieurement avec les saints Anges, Jésus crucifié est le Livre des Élus, La réalité des apparitions angéliques, Avoir une dévotion singulière aux Anges, Archanges et Principautés, Honorer principalement les Puissances, les Vertus et les Dominations, Avoir de profonds respects, et des amours extraordinaires pour les Trônes, les Chérubins et les Séraphins, La protection des saints Anges contre les démons, particulièrement au sujet de leurs différentes tentations, Litanies de l'Ange Gardien, Et Michel et ses anges combattaient contre le Dragon, La puissance des démons réglée par la sagesse divine, Discernement des esprits : ce qu'on entend par esprits, combien on en compte et comment ils se forment, Tous les hommes sont assistés des Saints Anges, Les Saints Anges nous assistent dans les choses temporelles, Les perfections admirables de ces sublimes intelligences, Les Saints Anges font tout ce qui peut se faire pour le bien des hommes, Litanie aux Saints Anges Gardiens, Discernement des esprits, Les Anges, princes et gouverneurs de la grande cité du bien, et Litanie de Saint Gabriel Archange.
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vendredi 25 septembre 2020
De la principale occupation des Anges, qui est de louer Dieu, et de leur Nombre
jeudi 19 mars 2020
Saint Joseph, Protecteur de l'Église
Extrait de "Pouvoir de Saint Joseph", par le R. P. Huguet, Mariste :
Joseph ressembla aux Apôtres à qui était confié le soin de porter Jésus-Christ en tous lieux. (S. Hilaire)
C'est dans l'humble maison de Nazareth, dont le Bienheureux Joseph était le chef visible, qu'a commencé cette société spirituelle qui devait honorer et glorifier Dieu dans tous les lieux du monde en esprit et en vérité. Jésus représentait tous les fidèles, qui, comme chrétiens, sont ses membres et enfants de Dieu par sa grâce. La sainte Vierge figurait l'Église, qui, étant vierge et mère, enfante et porte ses enfants dans son sein. Saint Joseph était l'image des pasteurs, qui gouvernent l'Église ; et nourrissent ses enfants des sacrements et de la parole de Dieu. Il n'a plus, dans le Ciel, aucun secours à donner à cette famille dont il était le chef ; mais il y a lieu de croire que son zèle, sa sollicitude et sa charité sont toujours appliqués aux besoins de l'Église. Et c'est pour ces besoins de l'Église militante qu'il faut le prier de s'employer auprès de Jésus-Christ, afin qu'elle croisse en sagesse et en grâce, qu'elle évite les pièges de ses ennemis. Les choses ne se conservent jamais mieux que par les soins de celui qui a contribué à les former : s'il est vrai que notre sainte Religion, encore au berceau dans la personne du divin Sauveur, fut confiée à la sollicitude et aux soins pleins de zèle de saint Joseph, ne pouvons-nous pas croire que, selon les différents états où elle se trouve, Dieu veut qu'elle naisse, qu'elle se développe, qu'elle se maintienne, qu'elle fleurisse, toujours en vertu des mérites de l'auguste Époux de Marie qui, comme le dit saint Bernardin de Sienne, eut dans ses mains la clef pour ouvrir les portes de la loi nouvelle et fermer celles de Moïse? Saint Joseph a plus coopéré, dit saint Bernard, par la pureté de sa vie à l'ineffable mystère de l'Incarnation du Verbe que tous les anciens patriarches par leurs soupirs, leurs larmes et leurs mérites. Sa virginité a été en un sens plus féconde que la fécondité de tous les ancêtres du Sauveur (Novar., liv. iv, n. 1108 et S. Bern. Sen.). Plus heureux que le vice-roi d'Égypte, il n'a pas amassé d'abondantes provisions d'un blé matériel pour nourrir les sujets d'un monarque idolâtre ; mais il a préparé et conservé au peuple fidèle le froment des élus, le véritable Pain des enfants de Dieu, le pain vivant et vivifiant, l'aliment de l'immortalité, le germe de salut (S. Bern. Sen.).
A la vue de tant de services inappréciables, la sainte Église a choisi Joseph comme son patron et son puissant protecteur. Pharaon, pour témoigner sa reconnaissance à l'ancien Joseph, ne se contenta pas de le placer au-dessus de tous les seigneurs de sa cour, il lui confia, de plus l'autorité suprême dans tout son royaume. L'Église n'a pas témoigné moins de confiance au Père adoptif du Sauveur. Ô Joseph ! lui dit-elle, je remets tous mes enfants entre vos mains. Qu'ils seront bien placés sous le patronage de celui à qui le Seigneur a confié le trésor de son divin Fils ! Vous leur servirez de protecteur et de père. En adoptant le Sauveur du monde, vous avez adopté tous les fidèles qui sont devenus ses frères bien-aimés, vous les aimerez et vous les servirez comme vous avez aimé et servi le Verbe Incarné. Saint Joseph a répondu admirablement à la confiance de l'Épouse de Jésus-Christ ; c'est sous son auguste patronage, que les nouvelles églises se sont établies et que les anciennes ont eu le bonheur de conserver leur foi. Il semble, dit un pieux écrivain, que comme le Fils de Dieu, dans son enfance, ne voulut entrer en Égypte que porté par saint Joseph ; de même la foi du Sauveur ne peut s'introduire dans le pays des infidèles qu'à l'aide de la puissante intercession de saint Joseph. Ce fut dans sa compagnie que Jésus-Enfant renversa les idoles de l'Égypte ; c'est encore par le bras de son bien-aimé père qu'il les détruit aujourd'hui pour planter sur leurs ruines l'arbre du salut. Pour récompenser saint Joseph des travaux et des peines qu'il eut à souffrir dans ces contrées barbares. Dieu a rendu son nom glorieux chez les nations infidèles. Le grand saint Hilaire, considérant Joseph dans le voyage de Judée en Égypte, tenant le Sauveur entre ses bras, croit voir figurés en lui le zèle et la ferveur des saints Apôtres, quand ils portèrent dans tout l'univers la parole de leur divin Maître pour instruire les hommes et les gagner à Jésus-Christ. Saint Anselme se représente, dans la personne de saint Joseph brûlant du désir de voir le monde entier soumis à l'aimable joug du Sauveur, les prédicateurs de l'Évangile qui multiplient les enfants de l'Église, et reculent tous les jours les limites de son royaume.
Dès que l'Égypte, dit saint Bernard, eut fixé les yeux sur les belles et aimables qualités du Patriarche Joseph, la nation entière se pressa autour de lui. Le chaste Époux de Marie, mille fois plus aimable que le fils de Jacob, a vu les cœurs les plus dociles et les plus sauvages se consacrer avec bonheur à son service. En effet, la dévotion à saint Joseph ne s'est pas seulement répandue dans toute l'Europe, mais encore on l'a vue fleurir en Asie, en Afrique, en Amérique. Si nous parcourons la Turquie, nous verrons les Latins, les Grecs catholiques se distinguer par leur zèle à honorer notre saint Patriarche ; si nous consultons les annales de l'Église de l'Amérique septentrionale, nous trouverons que le premier des Iroquois admis à recevoir le saint baptême a voulu prendre le nom béni de Joseph. Si nous suivons au Tonking les missionnaires apostoliques, nous aborderons avec confiance à des ports placés sous la protection de saint Joseph. Enfin, si nous pénétrons jusque dans les contrées les plus reculées des Indes, partout dans l'Orient, comme dans l'Occident, nous aurons la consolation d'entendre invoquer le nom de Joseph. C'est sous ses auspices que l'on voit les Églises naître, fleurir et conserver leur foi dans toute sa pureté et son intégrité.
La dévotion à saint Joseph prit un grand accroissement à l'occasion de l'extrême nécessité dans laquelle se trouva l'Église, lorsqu'elle vit s'élever dans l'Occident cet horrible schisme qui, semblable à un vent furieux, l'ébranlait et la déchirait de toutes parts. Dans le célèbre concile que l'on tint à Constance pour essayer de mettre fin au schisme, le pieux chancelier Gerson proposa, parmi d'autres moyens propres à calmer la tempête, d'invoquer spécialement saint Joseph et de propager son culte, dans l'espérance que cette dévotion serait comme un astre avant-coureur de paix et de sainteté. Il ajouta que ce grand Saint ayant été le gardien et comme le tuteur de Jésus-Christ, il le serait sans doute aussi du christianisme. Le concile approuva à l'unanimité cette résolution, et l'événement justifia sa confiance dans le chaste époux de Marie.
Âmes fidèles, demandez tous les jours dans vos prières à ce grand Saint, qu'il continue de protéger l'Église contre ces ennemis visibles et invisibles ; qu'il déjoue les projets des nouveaux Hérodes qui voudraient éteindre l'amour de Jésus-Christ dans tous les cœurs ; qu'il veille sur les apôtres de l'Évangile qui vont jusqu'aux extrémités du monde porter le flambeau de la vraie foi, afin que les vaines idoles et les mauvaises passions étant renversées, il n'y ait plus qu'un seul troupeau et un seul pasteur, unum ovile et unus pastor. Amen.
EXEMPLE
L'Ordre de Saint-François se distingua par la tendre dévotion qu'il eut presque dès le berceau pour saint Joseph. Un Chapitre Général, tenu en 1399, en établit la fêle, et plusieurs autres Chapitres ajoutèrent successivement à la pompe de cette fête. Sans entrer dans plus de détails sur ces temps reculés, il suffirait de lire tout ce que saint Bernardin de Sienne a écrit de tendre et de touchant sur saint Joseph, pour avoir une idée de la dévotion qu'avait déjà pour ce saint Patriarche l'Ordre de Saint-François. Voyant, en 1564, s'accroître de plus en plus la multitude des Franciscains qui désiraient revenir à l'ancienne rigueur de la règle primitive, il convoqua, en vertu des pouvoirs que lui avait donnés le Saint Siège, un Chapitre Général de la Réforme, où les neuf maisons qui s'y étaient soumises, furent érigées en une province particulière. En même temps, le saint Réformateur, voulant assurer à cette plante encore faible, un tuteur capable de la protéger et de la défendre, lui donna le saint nom de Joseph, et recommanda instamment, à tous ses Religieux, de l'honorer comme leur Patron spécial ; enfin il régla que le sceau de la nouvelle province porterait l'image de saint Joseph tenant l'Enfant-Jésus entre ses bras.
PRATIQUE
Prier Saint Joseph pour la paix et la liberté de l'Église, et pour la conversion des hérétiques et des schismatiques.
Reportez-vous à Miracle de guérison obtenu par Saint Joseph, Prééminence de saint Joseph dans le Ciel, De quelques industries cachées qui conduisent bientôt à la perfection, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Saint Joseph refuge des pécheurs, De la confiance que nous devons avoir en Saint Joseph, Saint Joseph honoré par les saints, Saint Joseph élevé au-dessus de tous les saints, Prière à Saint Joseph, Père et Protecteur des Vierges, Prière pour demander la pureté, Prière pour obtenir la pureté, Pouvoir de saint Joseph, Confiance de sainte Thérèse d'Avila en saint Joseph, Invocations et prières à Saint Joseph pour chaque jour de la semaine, Union admirable de Jésus, Marie et Joseph, Délices de Nazareth, Saint Joseph, patron et modèle des âmes intérieures, Saint Joseph à Nazareth, Saint Joseph choisi de Dieu pour être le chef de la Sainte-Famille, Tendresse de saint Joseph pour Jésus, Neuvaine de prières à Saint Joseph, Neuvaine à Saint Joseph, pour se préparer à ses Fêtes, et obtenir quelque grâce spéciale pendant la vie et une bonne mort, Les Sept Dimanches de Saint Joseph, Excellence du saint nom de Joseph, Saint Joseph patron et modèle des religieux, Hymne en l'honneur de Saint Joseph, Litanies de la paternelle protection de Saint Joseph, Litanies des souffrances de Saint Joseph, Litanies de Saint Joseph, Prière efficace en l'honneur de Saint Joseph, Courtes prières à Saint Joseph, Chapelet de Saint Joseph, Acte de consécration au glorieux Saint Joseph, Prière de Saint Pie X au glorieux Saint Joseph modèle des travailleurs, Sermon pour la Fête de Saint Joseph, Marie est donnée en mariage à Saint Joseph, Litanies de l'amour de Marie, Supplique à Saint Joseph, Oraison pour présenter son cœur à saint Joseph et Méditations et Exemples pour le Mois de Saint Joseph.
mercredi 20 juin 2018
Méditation sur l'attention continuelle à la présence de Dieu
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| Suzanne au bain (Gustave Doré) |
Extrait de « Méditations pour tous les jours de l'année ; sur les principaux devoirs du Christianisme » par Henri Griffet.
1er point. Cette attention est le vrai moyen de sanctifier toutes nos actions. Osera-t-on pécher en présence de son maître et de son juge, d'un maître et d'un juge tout puissant ? J'aime mieux mourir, disait la chaste Susanne, que de pêcher en présence de mon Dieu... Le Seigneur était sans cesse présent à mes yeux, disait le Prophète ; parce que je sais qu'il est toujours à ma droite pour me soutenir. Quel respect, quelle soumission, quelle retenue n'inspire pas la vue d'un monarque redouté de ses sujets ! Quelle impression, ne doit donc pas faire sur un cœur chrétien la présence d'un Dieu !
2e point. Cette attention est le vrai moyen de prier toujours. Jésus-Christ et ses Apôtres nous ordonnent de prier sans cesse, sans relâche et sans interruption. Or, qui s'acquittera mieux de ce devoir, que celui qui sera continuellement attentif à la présence de Dieu ? Un Chrétien prie sans cesse, dit Saint Hilaire, lorsque, par des œuvres agréables à Dieu, toujours faites pour sa gloire, et sanctifiées par sa présence, toute sa vie devient une suite perpétuelle de louanges, de bénédictions, de prières et d'actions de grâces : tout ce que la Religion et le devoir lui prescrit, il le fait sous les yeux de Dieu ; il le fait peur Dieu ; il le fait avec le secours et la protection de Dieu ; et par là, il est toujours en prière et en union avec Dieu.
Reportez-vous à De la présence de Dieu, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Méditation sur la présence de Dieu, Méditation sur l'oubli de la présence de Dieu, Méditation sur la nécessité de la Prière, Méditation sur le soin qu'un Chrétien doit avoir de la réputation du prochain, Méditation sur le mensonge, Méditation sur les mensonges officieux, Méditation sur la sainteté de Dieu, Méditation sur les caractères de la colère passionnée, Méditation sur les caractères de la colère de zèle, Méditation sur la colère, Méditation sur les discours immodestes, Méditation sur les discours impies, Méditation sur la Médisance, Méditation sur les péchés de la langue, Méditation sur la curiosité, Méditation sur les moyens d'éviter les jugements téméraires, Méditation sur la fausseté des jugements téméraires, Méditation sur les prétextes qu'on emploie pour justifier le jugement téméraire, Méditation sur les jugements téméraires, par le défaut d'équité, Méditation sur les jugements téméraires, par le défaut de connaissance, Méditation sur les jugements téméraires, par défaut d'autorité, Méditation sur les défauts qui rendent un jugement téméraire, Méditation sur les bornes que l'on doit mettre à la défiance et aux soupçons, Méditation sur les soupçons, Méditation sur la défiance, Méditation sur la défense de juger le prochain, Méditation sur les Prières que l'on adresse à Dieu pour ses besoins temporels, Méditation sur les dispositions où doit être un Chrétien quand il demande à Dieu des grâces temporelles, Méditation sur la soumission à la volonté de Dieu, Méditation sur le Jugement de Dieu, Méditation sur la justice de Dieu, Méditation sur la connaissance des vertus et des vices, Méditation sur la vraie pénitence, Méditation sur le respect humain, Méditation sur les péchés d'ignorance, Méditation sur l'aveuglement de la Conscience, Méditation sur la passion dominante, Méditation sur les moyens de connaître les passions dominantes, Méditation sur la fuite des occasions prochaines du péché, Méditation sur les divertissements du monde, Méditation sur la grandeur d'âme, Méditation sur l'humilité des Saints, Méditation sur la pratique de l'humilité Chrétienne, Méditation sur l'ignorance de l'homme à l'égard de l'état de grâce, Méditation sur les petites actions de Vertu, Méditation sur l'habitude des fautes légères, Méditation sur l'attache au péché véniel, Méditation sur la distinction du péché mortel et du péché véniel, Méditation sur les jugements du monde, Méditation sur la gloire du monde, Méditation sur l'application aux devoirs de son état, Méditation sur le mérite attaché à la pratique des devoirs de son état, Méditation sur le motif qui doit nous conduire dans la pratique des devoirs de notre état, Méditation sur les dangers propres de chaque état, Méditation sur les vertus qu'on exerce en pratiquant les devoirs de son état, et Méditation sur l’œil qui scandalise.
lundi 29 février 2016
En quoi consistent la bonté et la perfection de nos actions et de quelques moyens pour les bien faire
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| Abraham et les trois anges (Sebastiano Ricci) |
Abrégé de la pratique de la perfection chrétienne du R.P. Alphonse Rodriguez, Extrait :
Il s'agit maintenant d'examiner en quoi consiste la bonté de nos actions, afin que par là nous puissions mieux connaître le moyen de les bien faire. Or je dis qu'elle consiste en deux choses : la première et la principale, est que nous agissions purement pour Dieu. La seconde, que nous fassions tout notre possible pour les bien faire.
Il ne suffit pas que votre intention soit pure et droite, que vous disiez que vous agissez pour Dieu ; il faut encore que vous tâchiez de faire ce que vous faites du mieux qu'il vous sera possible. Que le premier moyen, pour donner du mérite à nos actions, soit donc de les faire purement pour Dieu : de cette sorte, quoique les hommes ne nous regardent pas, le seul désir que nous aurons de plaire à Dieu, sera cause que nous nous efforcerons de faire les choses dans toute leur perfection.
Pour le second moyen, qui, comme nous avons dit, consiste à faire notre possible pour les bien faire, si nous voulons le mettre efficacement en pratique, faisons ce que les saints nous conseillent, marchons toujours en la présence de Dieu.
Sénèque disait (Seneca, Ep. 25,) que, quand on avait envie d'être vertueux, et de bien faire toutes choses, on devait s'imaginer qu'on était toujours devant quelque personne respectable, et s'accoutumer à ne rien dire et à ne rien faire que ce qu'on dirait et ce qu'on ferait en sa présence. Que si cela peut suffire pour nous obliger à bien faire nos actions, de quelle utilité et de quel avantage ne sera-ce point de se mettre sans cesse Dieu devant les yeux, et de songer à tout moment qu'il nous regarde ? cela est fondé sur les principes de la foi, et les divins oracles : Les yeux du Seigneur, dit l'Écriture (Eccli. 23. 28.), sont plus clairvoyants que le soleil ; ils regardent toutes les voies des hommes, et la profondeur de l'abîme, et pénètrent dans les endroits les plus cachés du cœur de l'homme.
Quelques-uns disent que, pour marcher en la présence de Dieu, selon l'esprit de l'Évangile et des saints, il faut tâcher de faire si bien toutes nos actions, qu'elles puissent paraître devant Dieu, et qu'elles n'aient rien d'indigne de sa présence. Il semble que saint Jean nous l'ait voulu faire entendre dans l'Apocalypse (Apoc. 4. 8.), lorsque parlant des quatre animaux qu'il vit devant le trône de Dieu, il dit : que, dedans et dehors, devant et derrière, et de tous côtés, ils étaient pleins d'yeux, pour signifier sans doute que ceux qui veulent parfaitement servir Dieu, et l'honorer comme il faut, doivent apporter une grande circonspection à ne rien faire qui puisse les rendre indignes de sa présence. Il faut que vous soyez tout pleins d'yeux dedans et dehors, pour prendre garde à vos actions, à vos démarches, à vos regards, aux choses que vous dites, à celles que vous écoutez ; enfin à ce que vous pensez, à ce que vous aimez, et à ce que vous désirez ; afin que dans toute votre conduite, il n'y ait rien qui puisse blesser les yeux de Dieu, en la présence de qui vous êtes.
Plusieurs saints disent que c'est dans ce même sens qu'on doit entendre ces paroles du Sauveur : (Luc. 18. 1.) Il faut toujours prier, et ne se relâcher jamais ; et celles de S. Paul (Ad Thess. 5. 17.) : Priez sans cesse ; et ils ajoutent que c'est toujours prier, que de faire bien tout ce que l'on fait. S. Augustin, sur ces paroles du Psalmiste (Aug. sup. illud. Ps 54.) : Je célébrerai vos louanges tout le long du jour, nous dit : Voulez-vous savoir un bon moyen pour louer Dieu tout le jour ? Faites bien tout ce que vous ferez, et vous le louerez continuellement. On prie sans cesse, dit S. Hilaire (Hil. sup. Ps 1. 2.), lorsque par des œuvres agréables à Dieu, et toujours faites pour sa gloire, toute la vie devient une oraison continuelle : vivant ainsi jour et nuit selon la loi, la vie ne sera autre chose qu'une méditation continuelle de la loi. Saint Jérôme écrivant sur ce verset (Hier, in illud. Ps. 148.) : Soleil et lune, louez le Seigneur, et que la lumière et toutes les étoiles le louent, demande comment le soleil et la lune, la lumière et les étoiles peuvent louer Dieu ? en ne manquant jamais, répond-il lui-même, à ce qui est de leur devoir, et satisfaisant sans cesse aux obligations qu'il leur a imposées dans le moment de leur création : ce service continuel qu'ils rendent, est une louange perpétuelle qu'ils lui donnent : de sorte donc que celui qui s'acquitte bien des devoirs de son état, et qui fait bien les choses les plus ordinaires, où sa profession l'engage, celui-là loue toujours Dieu, et est toujours en oraison.
Cette doctrine se peut confirmer encore par ces paroles du Saint-Esprit dans l'Ecclésiastique (Eccli, 35 1. 2.) : Celui qui observe la loi, multiplie l'oraison : c'est un sacrifice salutaire que de garder les commandements, et de se retirer de toute sorte d'iniquité. De quelle perfection n'est-il donc pas de nous appliquer à bien faire chaque action, puisque par là nous multiplions l'oraison, nous marchons toujours en la présence de Dieu, et nous lui offrons un sacrifice, qui lui est aussi agréable que méritoire pour nous ?
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