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mercredi 3 juin 2020

De l'Union avec Jésus-Christ, par le R.-P. Jean-Joseph Surin


Extrait du Catéchisme spirituel de la Perfection Chrétienne, Tome I, par le R.P. Jean-Joseph Surin :




De l'Union avec Jésus-Christ



En quoi consiste l'union avec Jésus-Christ ?

Nous ne parlons point ici de l'union qui est commune à tous les amis de Dieu, et qui a pour fondement la grâce sanctifiante : il y en a une plus particulière, qui est le fruit de la solide dévotion et de la ferveur de l'amour ; et cette dernière union est plus ou moins parfaite selon la disposition des sujets. La moins parfaite consiste à tenir son esprit et son cœur élevé vers Jésus-Christ, et à suivre, autant qu'on peut, les mouvements de la grâce. La plus parfaite est celle qui va jusqu'à une liaison si étroite, et une si grande familiarité, qu'il semble que l'homme extérieur aussi bien que l'homme intérieur n'ait plus d'autre vie que celle de Jésus-Christ.


Comment se fait l'union du corps avec l'Homme-Dieu ?

Par la force de la grâce, qui lui donne un sentiment si vif de la présence de Jésus-Christ, qu'il lui semble que son corps et ses membres sont véritablement le corps et les membres de ce Dieu-Homme. Jusque-là, que par son imagination et par ses sens il ne se distingue plus soi-même, il ne sent plus que Jésus-Christ, dans lequel il est comme perdu. C'est apparemment ce que saint Paul a voulu dire par ces paroles : Je vis, ou plutôt ce n'est plus moi qui vis, mais c'est Jésus-Christ qui vit en moi. (Gal. 2, 20)


En combien de manières se fait cette union du corps ?

En deux manières ; l'une passagère, et l'autre permanente et habituelle.


Comment se fait l'union passagère ?

Par une impression de la présence de Jésus-Christ si intime et si délicieuse, que rien n'en saurait exprimer la douceur et les effets. On l'appelle passagère, parce qu'elle ne dure qu'un certain temps, et c'est ordinairement après avoir reçu la sainte Eucharistie. Il semble alors aux âmes dont nous parlons, que Jésus-Christ se répand en elles, qu'il leur communique non seulement son esprit, mais encore sa vie naturelle ; qu'elles n'agissent plus que par lui, comme par le principe de leurs opérations ; de sorte que leurs paroles, leurs prières, leurs actions, même naturelles, leur paraissent venir de ce principe.


Comment se fait l'union habituelle ?

Par une impression qui dure, et qui, devenant ordinaire, rend comme permanent le sentiment de la présence de Jésus-Christ. C'est lui qui donne la force et le mouvement à tout : c'est en lui et par lui qu'on agit, qu'on parle, qu'on désire, qu'on s'attriste ou qu'on se réjouit, sans que l'âme puisse reconnaître en soi d'autre principe de ses actions et de ses divers sentiments, que J.-C. vivant et agissant en elle. Non seulement elle est toujours élevée vers ce divin Maître, mais elle se sent abîmée en lui, jusqu'à ne plus distinguer ses membres, des membres de J.-C. ; ce qui la remplit de sentiments affectueux et de goûts exquis.


Sur quoi fondez-vous ce que vous dites de cette union ?

Sur la doctrine de saint Paul. Nous avons cité au commencement de ce chapitre, ce qu'il dit dans son Épitre aux Galates : il dit encore, parlant aux Corinthiens : Est-ce que vous cherchez une preuve que J.-C, parle en moi ? (Cor. 13, 3) Et pour montrer que l'Apôtre dans ces endroits ne parle pas seulement de la grâce sanctifiante, mais dune grâce spéciale et d'une espèce de résidence de J.-C. ; nous n'avons qu'à comparer les paroles de saint Paul avec ce que nous savons de quelques Saints.
Il est écrit de sainte Catherine de Sienne, que parlant de cette faveur qu'elle recevait de Dieu, à son confesseur, saint Raimond de Pennafort, et que ce Saint ne comprenant rien à ce que lui disait la Sainte, Dieu voulut l'instruire par ses propres yeux, en lui faisant voir un jour le visage de Notre-Seigneur confondu avec le visage de sainte Catherine. C'est S. Raimond qui nous rend lui-même ce témoignage dans la vie de cette Sainte qu'il a écrite. Un auteur de ce siècle, homme sage et plein de piété, a écrit qu'il connaissait une personne sur qui la présence de J-C. faisait une telle impression, qu'elle ne voyait et ne sentait rien en soi qui lui fût propre, et qui n'appartînt à ce Dieu homme ; de sorte que, si on lui parlait de ses mains, elle ne savait que dire ; et que si on parlait des mains de Jésus-Christ, elle montrait les siennes pour celles de ce Dieu-homme, tant elle était absorbée et comme perdue dans le sentiment qu'elle avait de la présence de ce divin Sauveur. Il est inutile de demander si c'est Jésus-Christ résidant réellement, qui produit ces effets merveilleux , ou s'il les opère par la vertu de sa grâce et par la force de l'amour : il suffit de savoir que ces secrets, pour être impénétrables, n'en sont pas moins des faveurs réelles.


Comment se fait l'union spirituelle de l'âme de l'homme avec celle de Jésus-Christ ?

Par une espèce d'application des deux âmes, et par une liaison étroite entre leurs puissances, par le moyen de laquelle les biens renfermés dans la mémoire, dans l'entendement et dans la volonté de J.-C., sont communiqués à la mémoire, à l'entendement et à la volonté de l'homme, de la manière que l'explique sainte Gertrude, lorsqu'elle dit que l'âme de Jésus-Christ est imprimée sur la sienne, comme un cachet de cire.


Comment se fait cette communication de biens à la mémoire ?

Par une connaissance expérimentale, qui ne permet point à l'âme de douter que J.-C. ne réveille ses idées dans le besoin, et ne lui suggère à propos tout ce qui lui est nécessaire quand il s'agit de prier, d'agir, ou de parler pour sa gloire.


Comment se fait la communication d'entendement à entendement ?

Par une participation d'intelligence; l'homme éprouvant, lorsqu'il veut s'appliquer, qu'il se fait dans son esprit comme une effusion de lumière, de discernement et de connaissance, même pour les sciences naturelles. C'est comme une source qui s'ouvre dans l'entendement, et d'où la science et les lumières coulent en abondance, surtout lorsqu'il s'agit de parler. Alors, dit l'Écriture, il répandra comme une pluie les paroles de sa sagesse (Eccl. 39, 9). Notre Seigneur dans l'Évangile, parlant de cet esprit d'intelligence qu'il voulait communiquer aux Fidèles, le compare à des fleuves d'eau vive qui couleront de leur sein, à une source d'eau qui jaillit jusqu'à la vie éternelle. (Jean. 7, 38 et 4, 14)


Comment est-ce que la volonté de l'homme entre en participation de richesses avec la volonté de Jésus-Christ ?

Par la liaison qui est entr'elles, et par l'écoulement perpétuel de l'amour de J.-C. dans la volonté de l'homme. Ce ne sont que douceurs, que caresses, que désirs ardents de procurer la gloire de Dieu ; et on connaît que ces richesses sont communiquées par Jésus-Christ, qui se rend présent à l'âme, et qui la remplit de telle sorte, qu'elle ne voit, qu'elle ne goûte que lui en toutes choses, et qu'elle se sent incapable d'avoir aucune affection, ni aucun sentiment de joie, qui ne soit de lui et pour lui.
Il y a grande apparence que saint Paul était dans cette disposition, et que c'est ce qui lui a fait répéter si souvent le nom de Jésus dans ses Épitres. C'est sans doute pour la même raison, qu'on trouva ce nom sacré écrit sur le cœur de saint Ignace Martyr. C'est dans un semblable transport d'amour pour notre divin Sauveur, que saint Vincent Ferrier a dit au dernier chapitre du Traité de la vie spirituelle, qu'il viendrait un jour des gens dont toutes les affections, tous les sentiments, toutes les paroles se termineraient à Jésus-Christ. Quelques-uns croient qu'il a parlé en esprit de prophétie, et qu'il avait en vue des hommes qui mettent toute leur gloire à se consacrer au service de Notre Seigneur, et à porter son nom.
Au reste, ces faveurs insignes sont uniquement le partage des personnes, qui s'y disposent par une entière abnégation, et qui, mettant en pratique ce que nous avons dit de la Doctrine de J.-C., méritent qu'il accomplisse en elles cette belle promesse : Je me ferai connaître à lui. (Jean. 14, 21)


Ces communications de la part de Notre-Seigneur , qui s'insinue dans la volonté de l'homme, n'ont-elles jamais d'autre objet que Jésus-Christ ?

Il arrive quelquefois que la personne à qui J.-C. se communique de la sorte, n'a d'autre idée que celle du S. amour, auquel elle attribue toutes ces grâces : elle ne voit qu'amour, elle ne savoure qu'amour, elle est comme perdue et absorbée dans l'amour. C'est pour cela que sainte Catherine de Sienne terminait toutes ses Épitres par ces deux paroles, Jésus Amour, que S. François de Paule avait toujours à la bouche le mot de charité ; que sainte Françoise d'Assise employait dans ses cantiques le mot d'amour, sans ordre et sans mesure. Il s'est trouvé des âmes si occupées et si pénétrées de cette simple vue d'amour qu'elles ne répondaient autre chose à toutes les questions qu'on leur faisait : Qui êtes-vous ? Amour : Que cherchez-vous ? Amour, etc.



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Jean-Joseph Surin, Réponse à quelques doutes touchant l'Oraison, par le R.P. Jean-Joseph Surin, Ce qui s'est observé dans un Ordre Religieux durant le premier siècle depuis son établissement, doit être regardé comme meilleur que tout ce qu'on peut inventer dans la suite, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De l'Oraison et de la Contemplation, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Instruction pour les personnes qui entrent dans la voie d'Oraison, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Que les âmes lâches fassent tous leurs efforts pour acquérir la bonne volonté qui leur manque, Ce qu'est l'oraison mentale, par le R.P. D. Laurent Scupoli, Clerc Régulier Théatin, De l'Oraison, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De la contemplation, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De l'Oraison qui convient à la voie extraordinaire, et Avis nécessaires à ceux qui sont dans cette voie, par le R.-P Jean-Joseph Surin, Catéchisme spirituel de la Perfection Chrétienne, par le R.P. 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dimanche 18 août 2019

Le Saint Curé d'Ars dans sa conversation : Comment M. Vianney parlait des saints



Extrait de "Esprit du Curé d'Ars, M. Vianney dans ses catéchismes, ses homélies et sa conversation" (1864) :

 
M. Vianney parlait souvent des saints ; il n'en parlait qu'avec des larmes. À entendre ses récits pleins de drame, de menus détails et de poésie touchante, on était tenté de croire qu'il avait connu ces bons saints, qu'il avait vécu avec eux dans la plus étroite intimité. Il savait d'eux des choses complètement inédites et qu'on croyait entendre pour la première fois. Dans la vie des serviteurs de Dieu, le côté légendaire était celui qui séduisait le plus son cœur. Il avait ce courage de la foi qui ne recule devant rien de ce qui peut renverser l'orgueil de la raison humaine et scandaliser les impies. « Le soleil, disait-il, ne se cache pas, de peur d'incommoder les oiseaux de nuit. » Il se séparait entièrement de cette école hagiographique des Baillet, des Tillemont et autres, qu'on a appelés des dénicheurs de saints, et qui mettaient une gloire étrange à limiter la puissance de Dieu, en écartant le surnaturel de presque toutes les vies où il leur arrivait de le rencontrer ; comme si la sainteté elle-même n'était pas la résultante de toutes les forces surnaturelles mises en action ! Pour lui, cette puissance adorable, qui se joue dans l'univers et qui est si souvent en Dieu au service de la bonté, ne brillait jamais d'un assez vif éclat. Ce qu'il y avait de plus prodigieux et de plus contraire au cours ordinaire des choses, était ce qui le ravissait le plus.
« Je crois que si nous avions la foi, disait-il, nous serions maître des volontés de Dieu ; nous les tiendrions enchaînées, et il ne nous refuserait rien. » Puis il ne tarissait plus sur le chapitre des condescendances divines à l'égard des saints ; il avait mille histoires à raconter, toutes plus belles et plus merveilleuses les unes que les autres. Il parlait d'un bienheureux qui brûlait du désir d'adorer, pendant la nuit, Notre-Seigneur dans le sacrement de son amour : il n'avait qu'à se diriger vers une église, les portes s'ouvraient d'elles-mêmes pour l'y laisser entrer.
— Un autre saint, étant dans une église prosterné devant une statue voilée de la très-sainte Vierge, avait tant envie de considérer les traits de la Mère de Dieu, que le voile qui couvrait l'image s'étant écarté de lui-même, Notre-Dame lui apparut belle et souriante.
— Un saint rencontra un jour un petit berger qui pleurait à chaudes larmes, parce qu'un de ses moutons venait de périr. Touché de compassion, il rappela cette pauvre bête à la vie.
— Il y avait une fois un saint qui avait acheté un champ, et celui qui l'avait vendu mourut bientôt après ; mais voilà qu'ensuite on lui chercha querelle sous prétexte que le champ ne lui appartenait pas, attendu qu'il ne l'avait pas payé. Il ne se troubla pas, mit toute sa confiance en Dieu et répondit à ceux qui voulaient l'inquiéter : « Donnez-moi trois jours, et je vous ferai voir un témoin. » Il passa ce temps en prières et en jeûnes, et le troisième jour, il se rendit à l'endroit où était enterré cet homme, rassembla ses ossements et lui dit : « Lève-toi, sors de la tombe et viens rendre témoignage à la vérité... » Alors on vit les ossements prendre la forme humaine, le mort se redresser et déclarer devant tous les assistants, que ce champ lui avait été bien et dûment payé.
— Il y avait un saint qui voulait bâtir un monastère, mais une montagne le gênait. Il lui commanda de se reculer, et la montagne se recula de cinquante pieds.
— On persuadait à un autre de commander à un gros rocher de changer de place : « Vous convertirez-vous si je le fais ? dit-il. — Oui. » Il commanda au rocher, et aussitôt on le vit disparaître en l'air.
« Voyez, ajoutait en pleurant le bon Curé, voyez jusqu'où Dieu est bon à ceux qui l'aiment ! Il fait des miracles pour rien, quand c'est un de ses amis qui les lui demande. L'homme commande en maître au bon Dieu quand il a un cœur pur. Saint François de Paule apprit un jour qu'on voulait faire mourir ses parents, parce qu'on avait trouvé un homme assassiné dans leur jardin et qu'on les accusait de l'avoir tué. Alors il dit : “Seigneur, faites donc que je me trouve près d'eux demain !” La nuit, un ange le transporta à quatre cents lieues, dans le pays où ils étaient. Le lendemain il dit devant tout le monde : “Faites apporter cet homme qui a été tué.” On l'apporte. Il dit alors : “Je te commande, au nom de Dieu, de déclarer si ce sont mes parents qui t'ont donné la mort ?” Voilà mon homme qui se lève et qui s'écrie devant tout le monde : “Non, ce ne sont pas tes parents.” Alors le saint dit encore au Seigneur : “Faites-moi emporter dans mon monastère ?” Pendant la nuit, l'ange le reprit et l'emporta ; il fit ainsi huit cents lieues. Le bon Dieu ne peut rien refuser à un cœur pur.
Saint Vincent Ferrier faisait tant de miracles, que son supérieur, craignant qu'il n'y rencontrât un piège pour son humilité, lui défendit d'exercer sans permission le pouvoir qu'il avait reçu de Dieu. Un jour qu'il était en adoration devant Notre-Seigneur, un ouvrier qui travaillait à la réparation de l'église, tomba du haut d'un échafaud. Le bon saint lui cria : “Arrêtez ! arrêtez ! Je n'ai pas le pouvoir de vous ressusciter.” Puis il alla en toute hâte demander la permission dont il avait besoin à son supérieur, qui ouvrit de grands yeux et ne comprit rien à la chose, étant persuadé que, dans tous les cas, la permission arriverait trop tard. Quelle ne fut pas sa surprise, lorsque, ayant suivi saint Vincent sur le lieu de l'accident, il vit suspendu en l'air le malheureux maçon qu'il s'attendait à trouver gisant sur le pavé ! “Allez, dit-il au saint ; faites donc tout ce que vous voudrez. Aussi bien, il n'y a pas moyen de vous en empêcher.” »

Ces histoires rencontreront peut-être des esprits dédaigneux. Pour nous, nous avouons de bon cœur qu'elles nous édifiaient et nous charmaient, qu'elles nous faisaient rire et pleurer. Elles empruntaient une séduction de plus de la tendre simplicité avec laquelle cet homme, resté enfant par le cœur, nous les racontait, s'animant par degrés, s'exaltant et s'attendrissant aux bons endroits. Rien ne nous paraissait plus délicieux et plus attrayant que ces larmes si fréquentes, ces sourires d'ange, ce naïf abandon à toutes les impressions, ces jeux innocents de l'âme, qui s'épanouit dans le sein du Père célestes, mêlés à des pensées si hautes, à des habitudes de vie si austères, à des sacrifices si pénibles, à un apostolat si laborieux. Dans un temps où là simplicité est morte dans les cœurs et tend à disparaître des rapports qui lient les hommes, quiconque a conservé le sens chrétien ne saurait étudier, sans émotion et sans envie, comment s'est révélée à l'âme de ce saint prêtre l'adorable parole du Seigneur : Qu'il faut devenir semblable à des enfants.
Jamais les travaux et les souffrances ne diminuaient l'entrain de la conversation du Curé d'Ars et ne le portaient à l'abréger. Sa gaité et sa bienveillance semblaient, au contraire, s'accroître au milieu des infirmités de la vieillesse. Cette sombre période a été supprimée chez lui, et remplacée par une fraîcheur d'imagination et de sentiment qui persistait sous les glaces de l'âge, comme l'éternelle jeunesse de la vie bienheureuse. M. Vianney n'a pas connu cette tristesse, qui fait qu'en déclinant la vie devient silencieuse, tout se décolore et l'âme elle-même reçoit de cette ombre, qui s'étend sur toute chose, une teinte mélancolique.
Les entretiens que nous eûmes avec lui, deux mois avant sa mort, nous ont rappelé souvent ce mot d'une femme, dont la mémoire est justement célèbre et vénérée : « Que les dernières pensées d'un cœur rempli de l'amour de Dieu ressemblent aux derniers rayons de soleil, plus intenses et plus colorés avant de disparaître. »



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