La piété est utile à tout, ayant pour soi les promesses qui regardent la vie présente et celles qui regardent la vie future. (I Tim., IV, 8)
Le don de piété rend l'homme soumis et dévoué envers Dieu, et lui fait ressentir vivement l'injure que le péché fait à Dieu. « Ce don opère sur le cœur ce que le feu fait sur la cire. Méditez bien cette comparaison, car elle vient du Saint-Esprit : Mon cœur, dit le roi-prophète qui avait reçu ce don, est devenu dans mes entrailles comme de la cire fondue. (Ps. xxi, 15) Le premier effet du feu sur la cire, c'est de l'amollir tellement qu'on peut y imprimer ce qu'on veut : on peut y imprimer Jésus méprisé ou Jésus glorifié, Jésus abandonné à la croix ou servi par les anges dans le désert, Jésus glorifié dans sa résurrection ou méprisé dans sa naissance. La cire est molle, et prend toutes les formes et toutes les figures qu'on lui donne. Ce que le feu opère sur la cire, le don de piété l'opère sur le cœur ; il le rend tendre et maniable, de sorte que Dieu peut en faire ce qu'il veut ; il peut le tourner et le diriger comme il veut. Il n'y a rien de plus beau qu'un tel cœur ; il est exempt de tristesse sur le passé ; il est sans peine sur l'avenir et sans résistance sur le présent ; il regarde Dieu non-seulement comme son Seigneur, mais encore comme son père le plus aimable, de qui il n'a rien à craindre. Il lui est entièrement soumis ; il est content de toutes les dispositions de ce bon-Père, et s'y conforme ; il le loue et le bénit dans toutes les conditions où il le place. »
« Le feu, non-seulement amollit la cire, mais il la fait couler comme l'eau et l'huile. Le don de piété opère la même chose dans le cœur ; il y imprime une dévotion si tendre, un penchant si ardent envers Dieu, et envers tout ce qui tend à son honneur et à son amour, qu'il coule comme la cire fondue. »
« Une affection aussi intime pour Dieu ne peut pas exister sans la compassion. Une âme qui possède la véritable piété et le véritable amour, ne peut voir sans une grande douleur, sans une grande tristesse, les injures qu'on fait à Dieu. Semblable à un enfant qui aime tendrement son père, elle se sent profondément blessée des injures qu'on fait à ce père. Et voilà les douleurs que les saints ressentent plus que tous les maux du monde (P. Pergmayr). »
Le don de piété nous fait aimer et révérer les paroles de la sainte Écriture. « Par l'effet de ce don, toutes les paroles de la sainte Écriture nous sont comme à un enfant les paroles d'un père bien-aimé, comme des lettres que notre Père qui est au ciel nous a envoyées sur cette terre d'exil ; nous apprenons à nous en servir pour nous consoler dans nos épreuves, pour nous fortifier dans nos combats, pour nous animer, en toute circonstance, à la pratique de la vertu (P. Belot). »
Le don de piété nous inspire une grande dévotion envers Marie, et nous porte à honorer les anges et les saints. « Au premier rang, dans les affections du chrétien animé du don de piété, se placent les créatures glorifiées dont Dieu jouit éternellement, et qui jouissent de lui pour jamais. Il aime tendrement Marie, et il est jaloux de son honneur ; il vénère avec amour les saints ; il admire avec effusion le courage des martyrs, et les actes héroïques de vertu accomplis par les amis de Dieu ; il se délecte de leurs miracles, il honore religieusement leurs reliques sacrées (D. Guéranger). »
Le don de piété nous fait aimer tous les hommes comme étant les créatures et les enfants de Dieu. « Le chrétien animé du don de piété voit dans son prochain Jésus lui-même. Sa bienveillance pour ses frères est universelle. Il est disposé au pardon des injures, au support des imperfections d'autrui, à l'excuse pour les torts du prochain. Il est compatissant pour le pauvre, empressé auprès de l'infirme. Une douceur affectueuse révèle le fond de son cœur ; et dans ses rapports avec ses frères de la terre, on le voit toujours porté à pleurer avec ceux qui pleurent, à se réjouir avec ceux qui sont dans la joie (Ibid. — C'est par suite de l'amour vrai qu'il porte à ses frères que le chrétien animé du don de piété s'efforce de secourir, autant qu'il dépend de lui, les pauvres âmes du purgatoire). »
La piété est utile à tout, cette piété qui n'ambitionne que l'honneur de Dieu, éloigne des âmes ce qui peut leur être une cause de douleur, soupire après leur avancement, cette piété enfin qui excite et enflamme notre charité envers Dieu et envers le prochain. (S. Bonaventure)
Le don de piété, en nous faisant aimer Dieu comme notre Père, et les hommes comme étant avec nous les enfants de ce bon Père, fait naître par là même en nos cœurs l'esprit de réparation, c'est-à-dire qu'il nous porte à réparer, par nos prières et nos souffrances, les outrages faits à notre Père par ses enfants eux-mêmes et à obtenir pour ces enfants ingrats le pardon de leurs crimes. Notre-Seigneur révéla plusieurs fois à la B. Marguerite-Marie, qu'il ne voulait pas qu'elle se bornât à aimer et à souffrir, mais qu'il voulait encore que ses souffrances et son amour servissent à la conversion des pécheurs. Il y avait des époques où il lui demandait des réparations et des expiations particulières. C'était dans le temps du carnaval qu'elle éprouvait ordinairement plus de souffrances, parce que c'est le temps où les gens du siècle se livrant au crime avec plus de licence. Dans un de ces jours de péché, son divin Époux se présenta à elle tout déchiré de coups et couvert de meurtrissures ; son sang coulait de toutes parts ; il portait sur ses épaules une croix pesante, et il disait d'une voix triste et douloureuse : « N'y aura-t-il personne qui ait pitié de moi, qui veuille compatir à ma douleur ? Voilà l'état pitoyable où les pécheurs me mettent dans ce temps-ci. » L'épouse de Jésus-Christ fondit en larmes à un spectacle si touchant, et elle s'offrit pour soulager son divin Époux. Il accepta son offre, et depuis ce jour elle se trouva tous les ans, au temps du carnaval, réduite dans un état de grande douleur et de violente maladie.
(Les sept dons du Saint-Esprit)
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pour le Vendredi d'après la Pentecôte : Jésus prêchant dans la
synagogue, voilà que des hommes apportent un paralytique dans son lit, Méditation
pour le Jeudi d'après la Pentecôte : Jésus ayant assemblé ses douze
Apôtres, leur donna une puissance et un empire sur tous les démons, Méditation
pour le Mercredi d'après la Pentecôte : Quiconque écoute mon Père et se
rend docile pour apprendre ce qu'il lui enseigne, vient à moi, Méditation pour le Mardi d'après la Pentecôte : Je suis la porte ; celui qui entrera par moi sera sauvé, Méditation
pour le Lundi d'après la Pentecôte : La lumière est venue dans le
monde, et les hommes ont mieux aimé les ténèbres que la lumière, Méditation pour le Dimanche de la Pentecôte : Le Saint-Esprit que mon Père enverra en mon nom, vous enseignera, Instruction sur le Saint-Esprit, Mission du Saint-Esprit, Instruction sur la Fête de la Pentecôte, Méditation sur la Fête de la Pentecôte : ils furent tous remplis du Saint-Esprit, Méditation pour la veille de la Pentecôte, Veille
de la Pentecôte : Je prierai mon Père, et il vous donnera, pour
demeurer éternellement avec vous, un autre consolateur, qui est l'Esprit
de vérité que le monde ne peut recevoir, Méditation pour le Jour de la Pentecôte, Preuves directes de la divinité du Saint-Esprit : noms, attributs et œuvres, Le Dogme de l'unité de Dieu et de la Sainte Trinité, Preuves directes de la Trinité et de la divinité du Saint-Esprit, Le Saint-Esprit dans l'Ancien Testament, promis et figuré, Le Saint-Esprit prédit, Le Saint-Esprit dans le Nouveau Testament, première création : La Sainte Vierge Marie, Seconde création du Saint-Esprit : Notre Seigneur Jésus-Christ, Troisième création du Saint-Esprit : l’Église, Méditation pour le Dimanche de la Sainte Trinité, Neuvaine préparatoire à la Fête de la Pentecôte : Prière pour demander les sept Dons du Saint-Esprit, Méditation pour le Mercredi après la Pentecôte, Méditation pour le Mardi après la Pentecôte, Méditation pour le Lundi de Pentecôte, XIe Dimanche après la Pentecôte : Réflexions pratiques, Accueillir le Saint Esprit de Dieu, Litanie du Saint-Esprit, Méditation pour la Fête de l'Ascension, Instruction sur la Fête de l'Ascension, Méditation pour le Jour de l'Ascension de Notre-Seigneur, Le Seigneur Jésus fut élevé dans le ciel, et il est maintenant assis à la droite de Dieu, Les Apôtres et les Disciples ayant adoré Jésus-Christ, s'en retournèrent remplis de joie à Jérusalem, Quand
le Consolateur que je vous enverrai de la part de mon Père, l'Esprit de
vérité qui procède de mon Père, sera venu, il rendra témoignage de moi, Et vous aussi, qui avez été dès le commencement en ma compagnie, vous rendrez témoignage de moi, Je vous ai dit toutes ces choses, afin que vous ne vous scandalisiez point, Un temps viendra où quiconque vous fera mourir, pensera faire un sacrifice à Dieu, Ils vous traiteront de la sorte, parce qu'ils ne connaîtront ni mon Père ni moi, Je vous ai dit ces choses, afin que lorsqu'elles arriveront, vous vous souveniez que je vous les ai prédites, Actes avant la Confirmation : Prière au Saint-Esprit et Acte de demande, Méditation que les enfants peuvent faire avant de recevoir le sacrement de la Confirmation au Jour de la Pentecôte et Prière pour demander ou pour renouveler en soi la grâce du sacrement de Confirmation.
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dimanche 4 septembre 2022
Effets du don de piété
vendredi 20 décembre 2019
Dévotion au Coeur Sacré de Jésus : Actes de communion spirituelle
Je prends tant de plaisir à
être désiré, qu'autant de fois un cœur forme ce désir, autant de fois je
le regarde amoureusement pour l'attirer à moi. (Le Sacré-Cœur à Sainte Marguerite-Marie)
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Mon Seigneur et mon Dieu ! pénétré du sentiment de votre présence réelle dans la Sainte Eucharistie, et ne pouvant vous recevoir maintenant dans la Sainte Communion, je viens, du moins, solliciter la grâce de vous recevoir spirituellement en mon cœur, car mon âme vous désire, comme le cerf altéré soupire après une source d'eau vive.
Pour suppléer à mon insuffisance, je vous offre la contrition infiniment parfaite que votre divin Cœur a conçue de mes péchés au jardin de l'Agonie et sur la Croix... ; je vous offre les dispositions du Cœur Immaculé de la très sainte Vierge Marie au jour de son Incarnation.
Avec la disciple bien-aimée de votre divin Cœur, j'oserai vous dire : « Abîmez ma misère et ma petitesse dans la grandeur de vos miséricordes et me transformez toute en vous, afin que je ne vive plus que de vous, en vous et pour l'amour de vous. »
« Venez donc en moi, unique objet qui me contentez, venez prendre possession de ce cœur qui est à vous et qui ne peut demeurer un seul instant sans vous. Aimable Jésus, je veux me consumer en vous désirant, et ne pouvant vous posséder sans cesse, je ne cesserai de vous désirer. »
Ce qui offense Jésus, ce qui le blesse au Cœur, c'est le manque de confiance. (Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus)
Reportez-vous également à Sur l'institution de la fête du Sacré-Cœur : Quelle fête célébrons-nous en ce jour ?, Prière au Sacré-Cœur de Jésus, La communion spirituelle, Prière fondée sur les Promesses faites par Notre-Seigneur Jésus-Christ à Sainte Marguerite-Marie, Neuvaine de confiance au Sacré-Cœur, La dévotion au Coeur sacré de Jésus : Réparation, immolation, pénitence, confiance et pur amour, Amende honorable à Jésus-Christ dans le Saint-Sacrement, Amende honorable au Sacré-Cœur de Jésus, La dévotion au Sacré-Cœur, remède spécial aux maux qui désolent l'Église dans ces derniers temps, Méditation sur la Fête du Sacré Cœur de Jésus-Christ : Dieu a envoyé dans vos cœurs l'Esprit et le Cœur de son Fils, Instruction sur la Fête du Sacré Cœur de Jésus-Christ, Petite consécration au Sacré-Cœur de Jésus, Neuvaine au Sacré-Cœur, Miserentissimus Redemptor du Pape Pie XI sur notre devoir de réparation envers le Sacré-Cœur de Jésus, Acte de consécration du genre humain et de réparation au Sacré-cœur, Litanie de Sainte Marguerite Marie Alacoque, Litanie du Sacré-Coeur de Jésus, Sœur Benigna, petite secrétaire de l'amour de Dieu (1/9), Dévotion au Sacré-cœur de Jésus : Don de l'Esprit et Vie intérieure, De quels religieux respects nous devons entourer le Saint-Sacrement, La communion indigne de Judas, Amende honorable à Jésus-Christ dans le Saint-Sacrement, Méditation sur la Fête du Saint Sacrement : Prenez et mangez, ceci est mon Corps, Instruction sur la Fête du Saint Sacrement, Catéchisme du Saint Curé d'Ars : Sur la communion, Amende honorable au Sacré-Cœur de Jésus, Sur les excellences et sur les avantages de la sainte Communion, Sur la Chair adorable de Jésus-Christ dans la sainte Communion, Méditation sur la Communion, Litanies du Saint-Sacrement, Poème dogmatique sur l'Eucharistie, de Saint Thomas d'Aquin, Prière à réciter quand on ne peut assister à la messe les dimanches et fêtes d'obligation, Méditation sur la Victime du Sacrifice de la Messe, Méditation sur le Sacrifice de la Messe, Quo Primum tempore, du Pape (Saint) Pie V, sur la célébration du Saint Sacrifice de la Messe, Mystici Corporis Christi du Pape Pie XII, Du Recueillement, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Méditation pour le Jeudi Saint, Médiator Dei, sur la Sainte liturgie, du Pape Pie XII, Les Communions sans action de grâces, et Communier saintement et trouver refuge et salut en Jésus-Christ au Saint-Sacrement.
Pour suppléer à mon insuffisance, je vous offre la contrition infiniment parfaite que votre divin Cœur a conçue de mes péchés au jardin de l'Agonie et sur la Croix... ; je vous offre les dispositions du Cœur Immaculé de la très sainte Vierge Marie au jour de son Incarnation.
Avec la disciple bien-aimée de votre divin Cœur, j'oserai vous dire : « Abîmez ma misère et ma petitesse dans la grandeur de vos miséricordes et me transformez toute en vous, afin que je ne vive plus que de vous, en vous et pour l'amour de vous. »
« Venez donc en moi, unique objet qui me contentez, venez prendre possession de ce cœur qui est à vous et qui ne peut demeurer un seul instant sans vous. Aimable Jésus, je veux me consumer en vous désirant, et ne pouvant vous posséder sans cesse, je ne cesserai de vous désirer. »
Ce qui offense Jésus, ce qui le blesse au Cœur, c'est le manque de confiance. (Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus)
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Publié par
Le Petit Sacristain
jeudi 19 décembre 2019
Prière fondée sur les Promesses faites par Notre-Seigneur Jésus-Christ à Sainte Marguerite-Marie
Ô Cœur de Jésus, nous voici prosternés devant vous, pour vous adorer, vous louer, vous remercier, réparer nos fautes passées et nous consacrer à votre amour.
Nous souvenant de vos magnifiques promesses, nous osons le dire avec la plus entière confiance :
Nous souvenant de vos magnifiques promesses, nous osons le dire avec la plus entière confiance :
Cœur de Jésus, donnez-nous tous les secours nécessaires à notre état, Seigneur, vous nous l'avez promis.
Cœur de Jésus, mettez la paix dans nos familles, Seigneur, vous nous l'avez promis.
Cœur de Jésus, soulagez-nous dans nos travaux et consolez-nous dans nos peines, Seigneur, vous nous l'avez promis.
Cœur de Jésus, soyez notre asile assuré pendant la vie, mais surtout à la mort, Seigneur, vous nous l'avez promis.
Cœur de Jésus, répandez vos abondantes bénédictions sur toutes nos entreprises, Seigneur, vous nous l'avez promis.
Cœur de Jésus, soyez pour les pécheurs un océan de miséricorde, Seigneur, vous nous l'avez promis.
Cœur de Jésus, rendez ferventes les âmes tièdes, Seigneur, vous nous l'avez promis.
Cœur de Jésus, faites que les âmes ferventes fassent de rapides progrès dans la perfection, Seigneur, vous nous l'avez promis.
Cœur de Jésus, bénissez les maisons où votre image sera exposée et honorée, Seigneur, vous nous l'avez promis.
Cœur de Jésus, donnez à ceux qui travaillent au salut des âmes, la grâce de toucher les cœurs les plus endurcis, Seigneur, vous nous l'avez promis.
Cœur de Jésus, gravez en vous à jamais le nom de ceux qui propageront cette dévotion, Seigneur, vous nous l'avez promis.
Cœur de Jésus, donnez à ceux qui communieront, sans interruption, neuf premiers vendredis, la grâce de la pénitence finale et de la réception de leurs Sacrements. Soyez leur asile assuré à cette heure dernière, Seigneur, vous nous l'avez promis.
Cœur de Jésus, régnez malgré Satan et les efforts de vos ennemis, Seigneur, vous nous l'avez promis.
ORAISON
Seigneur Jésus, daignez vous souvenir des promesses que, dans l'infinie miséricorde de votre divin Cœur, vous nous avez faites par sainte Marguerite-Marie. Soyez le protecteur de notre vie, le soutien de notre faiblesse, le réparateur de toutes nos fautes, le supplément de toutes nos vertus et, surtout, notre asile assuré à l'heure de la mort. Ainsi soit-il.
Amende honorable au Cœur de Jésus dans l'Eucharistie
Mon Sauveur Jésus-Christ, mon Maître et mon Dieu, j'adore votre Sacré-Cœur sous les voiles du Saint-Sacrement. Je l'adore en mon nom, au nom de tous les anges et de tous les hommes, et tout spécialement au nom et à la place de ceux qui refusent de l'adorer : les impies, les indifférents et tous les pécheurs. Je l'adore comme le Cœur de mon Dieu, le seul vrai Dieu vivant, en mon nom et au nom de toutes les créatures. J'aime de toutes mes forces ce très bon et très aimable Cœur, comme le vivant foyer de l'éternel amour et comme la source intarissable de la miséricorde, de la tendresse et de la bonté de Dieu. Je l'aime au nom de tous ceux qui ont le malheur de ne pas l'aimer. — Ô Sacré-Cœur de Jésus, présent et vivant sous les voiles eucharistiques, je vous demande humblement pardon des ingratitudes sans nombre, dont le monde ne cesse de payer votre prodigieux amour. Je vous demande pardon en particulier de tous les sacrilèges, de toutes les communions indignes, de tous les blasphèmes et irrévérences, dont votre sacrement et votre divin Cœur ont été l'objet depuis le crime de Judas jusqu'à ce jour, et d'avance je vous fais amende honorable pour tous les outrages de même nature qui désoleront votre amour jusqu'à la fin des temps. Daignez nous faire miséricorde, ô Cœur très doux et très clément, nous vous le demandons, au nom du très saint et immaculé Cœur de Marie, à qui votre amour n'a jamais rien refusé. Ainsi soit-il.
Reportez-vous à Sur l'institution de la fête du Sacré-Cœur : Quelle fête célébrons-nous en ce jour ?, Prière au Sacré-Cœur de Jésus, De quels religieux respects nous devons entourer le Saint-Sacrement, La communion indigne de Judas, Dévotion au Cœur Sacré de Jésus : Actes de communion spirituelle, Amende honorable à Jésus-Christ dans le Saint-Sacrement, Neuvaine de confiance au Sacré-Cœur, La dévotion au Cœur sacré de Jésus : Réparation, immolation, pénitence, confiance et pur amour, Amende honorable à Jésus-Christ dans le Saint-Sacrement, Amende honorable au Sacré-Cœur de Jésus, La dévotion au Sacré-Cœur, remède spécial aux maux qui désolent l'Église dans ces derniers temps, Méditation sur la Fête du Sacré Cœur de Jésus-Christ : Dieu a envoyé dans vos cœurs l'Esprit et le Cœur de son Fils, Instruction sur la Fête du Sacré Cœur de Jésus-Christ, Petite consécration au Sacré-Cœur de Jésus, Neuvaine au Sacré-Cœur, Miserentissimus Redemptor du Pape Pie XI sur notre devoir de réparation envers le Sacré-Cœur de Jésus, Acte de consécration du genre humain et de réparation au Sacré-cœur, Litanie de Sainte Marguerite Marie Alacoque, Litanie du Sacré-Coeur de Jésus, Sœur Benigna, petite secrétaire de l'amour de Dieu (1/9), Dévotion au Sacré-cœur de Jésus : Don de l'Esprit et Vie intérieure, Méditation sur la Fête du Saint Sacrement : Prenez et mangez, ceci est mon Corps, Instruction sur la Fête du Saint Sacrement, Catéchisme du Saint Curé d'Ars : Sur la communion, Amende honorable au Sacré-Cœur de Jésus, Sur les excellences et sur les avantages de la sainte Communion, Sur la Chair adorable de Jésus-Christ dans la sainte Communion, Méditation sur la Communion, Litanies du Saint-Sacrement, Poème dogmatique sur l'Eucharistie, de Saint Thomas d'Aquin, Prière à réciter quand on ne peut assister à la messe les dimanches et fêtes d'obligation, Méditation sur la Victime du Sacrifice de la Messe, Méditation sur le Sacrifice de la Messe, Quo Primum tempore, du Pape (Saint) Pie V, sur la célébration du Saint Sacrifice de la Messe, Mystici Corporis Christi du Pape Pie XII, Du Recueillement, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Méditation pour le Jeudi Saint, Médiator Dei, sur la Sainte liturgie, du Pape Pie XII, Les Communions sans action de grâces, et Communier saintement et trouver refuge et salut en Jésus-Christ au Saint-Sacrement.
Cœur de Jésus, mettez la paix dans nos familles, Seigneur, vous nous l'avez promis.
Cœur de Jésus, soulagez-nous dans nos travaux et consolez-nous dans nos peines, Seigneur, vous nous l'avez promis.
Cœur de Jésus, soyez notre asile assuré pendant la vie, mais surtout à la mort, Seigneur, vous nous l'avez promis.
Cœur de Jésus, répandez vos abondantes bénédictions sur toutes nos entreprises, Seigneur, vous nous l'avez promis.
Cœur de Jésus, soyez pour les pécheurs un océan de miséricorde, Seigneur, vous nous l'avez promis.
Cœur de Jésus, rendez ferventes les âmes tièdes, Seigneur, vous nous l'avez promis.
Cœur de Jésus, faites que les âmes ferventes fassent de rapides progrès dans la perfection, Seigneur, vous nous l'avez promis.
Cœur de Jésus, bénissez les maisons où votre image sera exposée et honorée, Seigneur, vous nous l'avez promis.
Cœur de Jésus, donnez à ceux qui travaillent au salut des âmes, la grâce de toucher les cœurs les plus endurcis, Seigneur, vous nous l'avez promis.
Cœur de Jésus, gravez en vous à jamais le nom de ceux qui propageront cette dévotion, Seigneur, vous nous l'avez promis.
Cœur de Jésus, donnez à ceux qui communieront, sans interruption, neuf premiers vendredis, la grâce de la pénitence finale et de la réception de leurs Sacrements. Soyez leur asile assuré à cette heure dernière, Seigneur, vous nous l'avez promis.
Cœur de Jésus, régnez malgré Satan et les efforts de vos ennemis, Seigneur, vous nous l'avez promis.
ORAISON
Seigneur Jésus, daignez vous souvenir des promesses que, dans l'infinie miséricorde de votre divin Cœur, vous nous avez faites par sainte Marguerite-Marie. Soyez le protecteur de notre vie, le soutien de notre faiblesse, le réparateur de toutes nos fautes, le supplément de toutes nos vertus et, surtout, notre asile assuré à l'heure de la mort. Ainsi soit-il.
Amende honorable au Cœur de Jésus dans l'Eucharistie
Mon Sauveur Jésus-Christ, mon Maître et mon Dieu, j'adore votre Sacré-Cœur sous les voiles du Saint-Sacrement. Je l'adore en mon nom, au nom de tous les anges et de tous les hommes, et tout spécialement au nom et à la place de ceux qui refusent de l'adorer : les impies, les indifférents et tous les pécheurs. Je l'adore comme le Cœur de mon Dieu, le seul vrai Dieu vivant, en mon nom et au nom de toutes les créatures. J'aime de toutes mes forces ce très bon et très aimable Cœur, comme le vivant foyer de l'éternel amour et comme la source intarissable de la miséricorde, de la tendresse et de la bonté de Dieu. Je l'aime au nom de tous ceux qui ont le malheur de ne pas l'aimer. — Ô Sacré-Cœur de Jésus, présent et vivant sous les voiles eucharistiques, je vous demande humblement pardon des ingratitudes sans nombre, dont le monde ne cesse de payer votre prodigieux amour. Je vous demande pardon en particulier de tous les sacrilèges, de toutes les communions indignes, de tous les blasphèmes et irrévérences, dont votre sacrement et votre divin Cœur ont été l'objet depuis le crime de Judas jusqu'à ce jour, et d'avance je vous fais amende honorable pour tous les outrages de même nature qui désoleront votre amour jusqu'à la fin des temps. Daignez nous faire miséricorde, ô Cœur très doux et très clément, nous vous le demandons, au nom du très saint et immaculé Cœur de Marie, à qui votre amour n'a jamais rien refusé. Ainsi soit-il.
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jeudi 17 octobre 2019
La dévotion au Coeur sacré de Jésus : Réparation, immolation, pénitence, confiance et pur amour
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| Illustration tirée de l'ouvrage |
Extrait de « Trésor de prières et de pratiques réparatrices recueillies ou composées par le R. P. André Prévot, S. C. J », Imprimatur 1947 :
La réparation et l'immolation ne vont pas sans la pénitence. Notre-Seigneur disait déjà dans l’Évangile pour tout chrétien : « Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à soi-même, qu'il prenne sa croix et qu'il me suive ! » Et encore : « Si vous ne faites pénitence, vous périrez tous ».
L'âme dévote au Sacré-Cœur comprend mieux cela que le commun des fidèles. Saintement attristée par la considération de ses péchés, par la vue des périls présents de la Société chrétienne, de l'apostasie des nations, des progrès de la démoralisation, de la défection même de quelques âmes consacrées et des épreuves de l'Église, — elle s'unit aux larmes du Sauveur, elle est portée aux pratiques de pénitence, elle unit ses pauvres satisfactions aux réparations infinies de la divine Victime.
Nous devons aimer la pénitence du cœur (la pénitence affective) et celle des sens (la pénitence effective). Imposons-nous quelques pratiques sérieuses de pénitence. Il ne faut pas que les âmes faibles et timorées s'impressionnent. Il y a des catégories et des degrés dans la vie de victime, depuis la patience un peu forcée de Simon de Cyrène, jusqu'à l'oblation généreuse de Marie et de saint Jean. Prenons patience avec notre pauvre âme, nous avancerons peu à peu, avec la grâce du Sacré-Cœur.
Nous pensons que Notre-Seigneur demande surtout de nous de l'abandon, l'abandon confiant à sa douce et miséricordieuse Providence. Il aime à choisir lui-même nos pénitences, il nous enverra à son choix une indisposition, une humiliation, une déception, une difficulté ou une autre ; mais ne craignons pas, il est pour nous comme une mère, il ne nous demandera rien au-dessus de nos forces et souvent il adoucira sa croix après l'avoir montrée dans sa rigueur.
Il veut encore que dans nos œuvres nous soyons généreux, dévoués, prêts à braver les fatigues d'un apostolat difficile.
Enfin, il veut le pur amour, la disposition à prier plus pour le règne de Dieu et pour la consolation du Sauveur que pour nos intérêts personnels. Dans le Pater, Jésus nous donne une leçon de pur amour en priant d'abord pour la gloire de son Père. L'avons-nous compris ?
Ecce Agnus Dei ! Voici l'Agneau-Victime ! Suivons-le si nous l'aimons.
Victime d'amour, victime de réparation, c'est la plus belle des vocations. Ce sont là les amis intimes, les consolateurs de Jésus, les sauveurs et les rançons du peuple. « Ceux qui sont unis à Notre-Seigneur et qui s'abandonnent à son action, dit le Vénérable Louis de Blois, sont plus utiles à l'Église en une heure, que les autres, quels qu'ils soient, en plusieurs années. »
« L'Église a besoin des âmes qui s'immolent, comme de la messe ; elle vit du sacrifice de Jésus-Christ, continué de ces deux manières. Saint Paul disait : “Je complète ce qui manque à la passion du Christ pour l'Église.” La patience et l'immolation sont plus fécondes que la prière et l'action.
Oui, chères âmes qui souffrez, vous portez, vous rachetez le monde. La douleur vous change au sacrifice de Jésus-Christ, comme la parole du prêtre y change le pain et le vin. Une d'entre vous, une seule obligerait Dieu de chercher encore à sauver la terre. » (Mgr Gay)
(...)
L'amour du Sacré-Cœur abrège le travail et nous fait parcourir plus vite les divers degrés de la vie purgative et de la vie illuminative, et enfin arriver à la vie unitive, à l'union. « Les âmes ferventes s'élèveront à une grande perfection », a promis le Sacré-Cœur. L'amour du Sacré-Cœur nous portera à l'oubli de nous-mêmes et des créatures et nous rendra capables des sacrifices les plus héroïques.
La vie d'amour est l'opposé de la tiédeur. Elle est brisée par la lâcheté d'une âme qui accepte sans s'émouvoir le péché véniel et qui y demeure habituellement sans se retourner sérieusement vers Notre-Seigneur. Si une faute échappe à l'âme fervente, elle l'efface de suite par un acte d'amour.
L'amour me suffit à tout. Il m'aide à m'humilier, à me repentir, à me tenir uni à Notre-Seigneur. C'est ma sanctification, c'est mon salut.
Notre-Seigneur veut que les âmes vouées à son cœur s'unissent aux actes ineffables de sa vie intérieure et qu'elles ne fassent plus qu'un seul cœur avec lui ; qu'elles soient livrées à la vie active ou aient l'avantage de pouvoir s'adonner à la contemplation, un seul acte doit dominer toute leur vie : l'amour du Cœur de Jésus et l'immolation à ce divin Cœur par amour. Il ne doit pas y avoir dans notre cœur une multitude de pensées et d'affections, une seulement doit y régner : l'amour du Sacré-Cœur de Jésus. Cet amour résume et concentre tout.
Plongeons-nous dans l'amour, ne respirons que l'amour ; toutes les autres vertus, tous les actes héroïques viendront comme d'eux-mêmes, sans effort, presque sans y penser. »
« Notre-Seigneur désire qu'on l'aime pour lui-même et non pour soi. L'amour intéressé n'est pas mauvais. Notre-Seigneur l'accepte et le récompense, mais il ne touche pas son cœur et ne nous obtient pas les grâces qui conduisent à la sainteté et à la perfection. Ceux qui deviennent les amis de Notre-Seigneur obtiennent facilement son pardon et ses grâces ; il ne compte pas avec ses amis. Il reste tout à eux, comme ils sont tout à Lui. Cette vraie dévotion au Cœur de Jésus par un amour pur et désintéressé renouvèlera le monde.
Bien des âmes cherchent midi à quatorze heures pour la pratique du pur amour ; mais c'est bien simple. Notre-Seigneur nous a enseigné à offrir d'abord à Dieu l'hommage du pur amour, puis à le prier pour nos besoins. C'est là tout le Pater : la 1re moitié est toute de pur amour : “Que votre nom soit sanctifié, que votre volonté soit faite...” La 2e moitié est la prière pour nos besoins : “Donnez-nous aujourd'hui notre pain quotidien...” Dans l'Ave Maria, la 1re moitié est toute de louange et d'amour à Marie ; la 2e moitié est la prière intéressée. Aux litanies, c'est une alternation rapide de louanges et de prières. Les âmes communes, plus préoccupées de leurs besoins et de leurs intérêts que de l'honneur de Dieu, portent surtout leur attention sur les demandes de secours : “ayez pitié de nous”, “priez pour nous”. Les âmes du pur amour goûtent surtout les belles invocations, redisent tous les titres de Jésus et de Marie à nos louanges, à notre admiration, à notre amour. »
Générosité du Cœur de Jésus : « Avec mes amis, je ne compte pas. Je suis si heureux d'être aimé par un cœur qui n'a d'autre passion que de m'aimer, que j'oublie tout le passé. Mon amour le couvre tout entier. Celui qui m'aime passionnément n'a plus affaire à ma justice, mais à mon Cœur. Si passionnément que l'on m'aime, j'aime avec plus de passion encore, puisque je suis fou d'amour. Les dettes de mes amis sont pavées par mon amour avec une telle surabondance que ceux qui me devaient, deviennent tout d'un coup riches, riches de tous les trésors de mon Cœur, car je ne puis rien refuser à ceux qui m'aiment. Je suis tout à eux. Mon cœur est à eux avec ses trésors ; ils s'y perdent comme dans un océan d'amour. Pourquoi compterais-je avec eux, puisqu'ils ne comptent pas avec moi ? On ne peut pas me vaincre en générosité ; mais lorsqu'on touche mon Cœur par l'amour, j'enveloppe l'amant de mon Cœur de toutes les affections de ma tendresse. Ah ! si les prêtres, les privilégiés de mon Cœur comprenaient bien quel amour j'ai pour eux, comme ils m'aimeraient ! Un de mes fidèles serviteurs (le Curé d'Ars) disait qu'ils mourraient d'amour. » (R. P. Dehon)
« L'amour peut suppléer à une longue vie. Jésus ne regarde pas au temps, puisqu'il est éternel. Il ne regarde qu'à l'amour. » (Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus)
« Le plus petit mouvement de pur amour est plus utile à l'Église que toutes les œuvres réunies ensemble. » (Saint Jean de la Croix)
La réparation et l'immolation ne vont pas sans la pénitence. Notre-Seigneur disait déjà dans l’Évangile pour tout chrétien : « Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à soi-même, qu'il prenne sa croix et qu'il me suive ! » Et encore : « Si vous ne faites pénitence, vous périrez tous ».
L'âme dévote au Sacré-Cœur comprend mieux cela que le commun des fidèles. Saintement attristée par la considération de ses péchés, par la vue des périls présents de la Société chrétienne, de l'apostasie des nations, des progrès de la démoralisation, de la défection même de quelques âmes consacrées et des épreuves de l'Église, — elle s'unit aux larmes du Sauveur, elle est portée aux pratiques de pénitence, elle unit ses pauvres satisfactions aux réparations infinies de la divine Victime.
Nous devons aimer la pénitence du cœur (la pénitence affective) et celle des sens (la pénitence effective). Imposons-nous quelques pratiques sérieuses de pénitence. Il ne faut pas que les âmes faibles et timorées s'impressionnent. Il y a des catégories et des degrés dans la vie de victime, depuis la patience un peu forcée de Simon de Cyrène, jusqu'à l'oblation généreuse de Marie et de saint Jean. Prenons patience avec notre pauvre âme, nous avancerons peu à peu, avec la grâce du Sacré-Cœur.
Nous pensons que Notre-Seigneur demande surtout de nous de l'abandon, l'abandon confiant à sa douce et miséricordieuse Providence. Il aime à choisir lui-même nos pénitences, il nous enverra à son choix une indisposition, une humiliation, une déception, une difficulté ou une autre ; mais ne craignons pas, il est pour nous comme une mère, il ne nous demandera rien au-dessus de nos forces et souvent il adoucira sa croix après l'avoir montrée dans sa rigueur.
Il veut encore que dans nos œuvres nous soyons généreux, dévoués, prêts à braver les fatigues d'un apostolat difficile.
Enfin, il veut le pur amour, la disposition à prier plus pour le règne de Dieu et pour la consolation du Sauveur que pour nos intérêts personnels. Dans le Pater, Jésus nous donne une leçon de pur amour en priant d'abord pour la gloire de son Père. L'avons-nous compris ?
Ecce Agnus Dei ! Voici l'Agneau-Victime ! Suivons-le si nous l'aimons.
Victime d'amour, victime de réparation, c'est la plus belle des vocations. Ce sont là les amis intimes, les consolateurs de Jésus, les sauveurs et les rançons du peuple. « Ceux qui sont unis à Notre-Seigneur et qui s'abandonnent à son action, dit le Vénérable Louis de Blois, sont plus utiles à l'Église en une heure, que les autres, quels qu'ils soient, en plusieurs années. »
« L'Église a besoin des âmes qui s'immolent, comme de la messe ; elle vit du sacrifice de Jésus-Christ, continué de ces deux manières. Saint Paul disait : “Je complète ce qui manque à la passion du Christ pour l'Église.” La patience et l'immolation sont plus fécondes que la prière et l'action.
Oui, chères âmes qui souffrez, vous portez, vous rachetez le monde. La douleur vous change au sacrifice de Jésus-Christ, comme la parole du prêtre y change le pain et le vin. Une d'entre vous, une seule obligerait Dieu de chercher encore à sauver la terre. » (Mgr Gay)
(...)
L'amour du Sacré-Cœur abrège le travail et nous fait parcourir plus vite les divers degrés de la vie purgative et de la vie illuminative, et enfin arriver à la vie unitive, à l'union. « Les âmes ferventes s'élèveront à une grande perfection », a promis le Sacré-Cœur. L'amour du Sacré-Cœur nous portera à l'oubli de nous-mêmes et des créatures et nous rendra capables des sacrifices les plus héroïques.
La vie d'amour est l'opposé de la tiédeur. Elle est brisée par la lâcheté d'une âme qui accepte sans s'émouvoir le péché véniel et qui y demeure habituellement sans se retourner sérieusement vers Notre-Seigneur. Si une faute échappe à l'âme fervente, elle l'efface de suite par un acte d'amour.
L'amour me suffit à tout. Il m'aide à m'humilier, à me repentir, à me tenir uni à Notre-Seigneur. C'est ma sanctification, c'est mon salut.
Notre-Seigneur veut que les âmes vouées à son cœur s'unissent aux actes ineffables de sa vie intérieure et qu'elles ne fassent plus qu'un seul cœur avec lui ; qu'elles soient livrées à la vie active ou aient l'avantage de pouvoir s'adonner à la contemplation, un seul acte doit dominer toute leur vie : l'amour du Cœur de Jésus et l'immolation à ce divin Cœur par amour. Il ne doit pas y avoir dans notre cœur une multitude de pensées et d'affections, une seulement doit y régner : l'amour du Sacré-Cœur de Jésus. Cet amour résume et concentre tout.
Plongeons-nous dans l'amour, ne respirons que l'amour ; toutes les autres vertus, tous les actes héroïques viendront comme d'eux-mêmes, sans effort, presque sans y penser. »
« Notre-Seigneur désire qu'on l'aime pour lui-même et non pour soi. L'amour intéressé n'est pas mauvais. Notre-Seigneur l'accepte et le récompense, mais il ne touche pas son cœur et ne nous obtient pas les grâces qui conduisent à la sainteté et à la perfection. Ceux qui deviennent les amis de Notre-Seigneur obtiennent facilement son pardon et ses grâces ; il ne compte pas avec ses amis. Il reste tout à eux, comme ils sont tout à Lui. Cette vraie dévotion au Cœur de Jésus par un amour pur et désintéressé renouvèlera le monde.
Bien des âmes cherchent midi à quatorze heures pour la pratique du pur amour ; mais c'est bien simple. Notre-Seigneur nous a enseigné à offrir d'abord à Dieu l'hommage du pur amour, puis à le prier pour nos besoins. C'est là tout le Pater : la 1re moitié est toute de pur amour : “Que votre nom soit sanctifié, que votre volonté soit faite...” La 2e moitié est la prière pour nos besoins : “Donnez-nous aujourd'hui notre pain quotidien...” Dans l'Ave Maria, la 1re moitié est toute de louange et d'amour à Marie ; la 2e moitié est la prière intéressée. Aux litanies, c'est une alternation rapide de louanges et de prières. Les âmes communes, plus préoccupées de leurs besoins et de leurs intérêts que de l'honneur de Dieu, portent surtout leur attention sur les demandes de secours : “ayez pitié de nous”, “priez pour nous”. Les âmes du pur amour goûtent surtout les belles invocations, redisent tous les titres de Jésus et de Marie à nos louanges, à notre admiration, à notre amour. »
Générosité du Cœur de Jésus : « Avec mes amis, je ne compte pas. Je suis si heureux d'être aimé par un cœur qui n'a d'autre passion que de m'aimer, que j'oublie tout le passé. Mon amour le couvre tout entier. Celui qui m'aime passionnément n'a plus affaire à ma justice, mais à mon Cœur. Si passionnément que l'on m'aime, j'aime avec plus de passion encore, puisque je suis fou d'amour. Les dettes de mes amis sont pavées par mon amour avec une telle surabondance que ceux qui me devaient, deviennent tout d'un coup riches, riches de tous les trésors de mon Cœur, car je ne puis rien refuser à ceux qui m'aiment. Je suis tout à eux. Mon cœur est à eux avec ses trésors ; ils s'y perdent comme dans un océan d'amour. Pourquoi compterais-je avec eux, puisqu'ils ne comptent pas avec moi ? On ne peut pas me vaincre en générosité ; mais lorsqu'on touche mon Cœur par l'amour, j'enveloppe l'amant de mon Cœur de toutes les affections de ma tendresse. Ah ! si les prêtres, les privilégiés de mon Cœur comprenaient bien quel amour j'ai pour eux, comme ils m'aimeraient ! Un de mes fidèles serviteurs (le Curé d'Ars) disait qu'ils mourraient d'amour. » (R. P. Dehon)
« L'amour peut suppléer à une longue vie. Jésus ne regarde pas au temps, puisqu'il est éternel. Il ne regarde qu'à l'amour. » (Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus)
« Le plus petit mouvement de pur amour est plus utile à l'Église que toutes les œuvres réunies ensemble. » (Saint Jean de la Croix)
Oblation des Agrégés
« Donne-moi toutes tes œuvres et tous tes mérites pour que j'en dispose au gré de mon Sacré-Cœur ». (Notre-Seigneur à Sainte Marguerite-Marie Alacoque).
Ô Cœur de mon bien-aimé Jésus, Cœur très digne d'adoration et d'amour, enflammé du désir de réparer et d'expier tant et de si grandes injures commises envers vous, et pour fuir, autant qu'il est en moi, le vice de l'ingratitude, je vous offre et vous livre entièrement mon cœur, avec toutes ses affections et moi-même tout entier. Ô Jésus, le bien-aimé de mon cœur, j'offre spontanément à votre Cœur sacré toute la valeur satisfactoire que pourront avoir mes prières, mes actes de pénitence, d'humilité, d'obéissance ou de toute autre vertu que je pourrai faire (dans tout le cours de ma vie jusqu'à mon dernier soupir *), quelque faible et misérable que soit cette oblation. — Oui ! je voudrais que toutes mes actions fussent faites pour l'amour et la gloire de ce divin Cœur.
Je le supplie humblement de ne pas dédaigner cette pauvre offrande que je lui en fais par les mains très pures de Marie, afin qu'il puisse en disposer à son gré et en attribuer le fruit à qui il voudra. Ainsi soit-il.
* Si on limite le temps de cette oblation, remplacer le texte de la parenthèse par : aujourd'hui ou durant cette neuvaine, etc.
Le secret de la Sainteté
« Le Cœur de Jésus est le trésor de toutes les grâces et la confiance en est la clef. » (Sainte Marguerite-Marie Alacoque)
« Tout le secret de la sainteté est contenu dans ces deux mots : se défier et se confier. Défie-toi toujours de toi-même ; et puis ne t'arrête point là, mais monte aussitôt à la confiance dans ton Dieu, parce que les âmes qui jouissent le plus de ma bonté sont celles qui se confient davantage en Moi. Les âmes confiantes sont les voleuses de mes grâces. Si l'on veut me faire un grand plaisir, il faut croire à mon Amour ; si l'on veut m'en faire un plus grand, il faut y croire davantage, et pour me faire le plus grand de tous les plaisirs, il ne faut pas mettre de limites à cette Foi dans mon amour. » (Notre-Seigneur à Sœur Bénigna)
Prière pour implorer la miséricorde divine
(par le Bienheureux Claude de la Colombière)
Seigneur, voici une âme qui est au monde pour exercer votre admirable miséricorde, et pour la faire éclater en présence du Ciel et de la terre. Les autres vous glorifient en faisant voir quelle est la force de votre grâce, par leur fidélité et leur constance ; combien, vous êtes doux et libéral envers ceux qui sont fidèles : pour moi, je vous glorifierai en faisant connaître combien vous êtes bon envers les pécheurs et que votre miséricorde est au-dessus de toute malice, que rien n'est capable de l'épuiser, que nulle rechute, quelque honteuse et criminelle qu'elle soit, ne doit porter un pécheur au désespoir du pardon. Je vous ai grièvement offensé, ô mon aimable Rédempteur ; mais ce serait bien encore pis, si je vous faisais cet horrible outrage de penser que vos n'êtes pas assez bon pour me pardonner. C'est en vain que votre ennemi et le mien me tend tous les jours de nouveaux pièges ; il me fera tout perdre plutôt que l'espérance que j'ai en votre miséricorde ; quand je serais retombé cent fois plus, et que mes crimes seraient cent fois plus horribles qu'ils ne sont, j'espèrerais encore en vous. Ainsi soit-il.
« Sacré-Cœur de Jésus, enseignez-moi ce que je dois faire pur parvenir à la pureté de votre amour. Je sens en moi une grande volonté de vous plaire et une grande impuissance d'en venir à bout sans une lumière et un secours très particulier que je ne puis attendre que de vous... C'est à vous à tout faire, divin Cœur de Jésus ; vous seul aurez toute la gloire de ma sanctification, si ne me fais saint. » (Bienheureux Claude de la Colombière)
Avis pratiques de Sainte Marguerite-Marie Alacoque
(Vie et Œuvres. Passim.)
Si vous voulez faire une bonne oraison, soyez fidèle à vous mortifier, tenez pendant le jour votre esprit dans un grand recueillement, ne faites jamais de fautes volontaires.
Soyez doux et condescendant au prochain, mais ne lui donnez rien de ce que vous devez au Cœur de Jésus...
Portez la croix courageusement et joyeusement...
Si nous ne profitons mieux des occasions de peines, humiliations et contradictions, nous perdons les bonnes grâces du Sacré-Cœur de Notre-Seigneur Jésus-Christ qui veut que nous aimions et tenions pour nos meilleurs amis et bienfaiteurs tous ceux qui nous font souffrir ou nous en fournissent l'occasion.
Dans le Cœur de Jésus, vous prendrez un amour d'enfant pour Dieu, de père pour le prochain, de juge pour vous-même...
Tenez-vous bas et petit à vos yeux, afin que vous croissiez dans le divin Cœur. Gardez le silence en tout ce qui vous pourrait attirer la vaine estime des créatures, car le Seigneur rejette ce qu'elles estiment le plus, et son Esprit ne repose que sur l'humble de cœur. Étudiez-vous donc à une généreuse humilité, qui ne vous abattra pas le courage dans la vue de vos défauts et imperfections, mais au contraire, après vous être humilié, recommencez tout de nouveau à vous rendre fidèle, parce que le Sacré-Cœur aime cette manière d'agir qui tient l'âme en paix...
Faites que le principal fruit que vous retirez de l'oraison soit un grand abandon à la Providence, un grand amour de l'humilité et simplicité...
Tenez toujours votre âme en paix, en l'amour et confiance en Notre-Seigneur... »
Conclusion. — Terminer la méditation par un Colloque ou prière fervente, de préférence avec le Cœur de Jésus.
Prendre une ou deux résolutions pratiques, précises, actuelles. Choisir une parole de l'Écriture Sainte ou des Saints, qui résumera la méditation et sera le bouquet spirituel ; plusieurs fois dans le jour, nous nous efforcerons de nous le rappeler.
Les prédilections du Sacré-Cœur
« L'âme qui sera la plus humble et méprisée sera le plus avant dans son Cœur adorable.
La plus dépouillée et dénuée de tout le possèdera davantage.
La plus mortifiée en sera la plus caressée.
La plus obéissante le fera triompher.
La plus charitable en sera la mieux aimée.
La plus silencieuse en sera la mieux enseignée. »
(Sainte Marguerite-Marie Alacoque)
De la vie cachée dans le Sacré-Cœur de Jésus
« Le Sacré-Cœur, dans toute sa vie, a toujours été perdu en Dieu par une oraison continuelle qui consistait dans l'amour et l'oblation de soi-même sans cesse répétée. Ni trouble, ni inquiétude n'étaient dans ce Cœur. Non seulement il faisait des actes perpétuels d'oblation et d'amour, non seulement il communiquait habituellement avec son Père, c'était plus que cela : c'était chez lui un état stable, inamovible ; il était établi en Dieu.
Premier moyen indispensable : LA CONFIANCE.
On peut entrer par deux portes dans le Sacré-Cœur : la pénitence et la confiance, dit Sainte Gertrude. Par la pénitence, on entre dans le vestibule, pas à l'intérieur ; mais, par la confiance, on blesse délicieusement le Cœur de Notre-Seigneur, on s'empare de Lui, on entre en Lui. Par conséquent, pour arriver à la vie cachée en Dieu, il faut s'appliquer à la confiance, en faire des actes fréquents et détruire constamment ce qui y serait contraire.
Deuxième moyen : L'AMOUR.
L'amour qui s'exerce par la contemplation habituelle du Sacré-Cœur, de sorte que nous l'ayons toujours devant nous. Pour arriver à cet amour, il faut pratiquer la mortification intérieure et extérieure, l'oubli des créatures et de soi-même. Pour la pratique de cette mortification (la meilleure et la plus efficace), le moyen ordinaire consiste à s'exercer dans les actes d'amour envers le Sacré-Cœur, dans le désir de l'aimer, fréquemment répété ; nous serons alors facilement mortifiés par l'inspiration de Notre-Seigneur et par le désir de l'imiter. Seules les personnes cachées dans le Sacré-Cœur sont vraiment victimes d'amour pour Dieu. Cet amoureux abandon est plus méritoire que des mortifications extraordinaires. » (R. P. Dehon)
Pratique des oraisons jaculatoires
Rien de plus sanctifiant et de plus doux que la pratique des oraisons jaculatoires. Par elles nous remplissons le précepte du Seigneur, qui nous ordonne de prier sans cesse. C'est le moyen le plus assuré et le plus court pour se tenir toujours en présence de Dieu et, par conséquent, pour devenir parfait : Ambula coram me et esto perfectus.
Habituons-nous donc à blesser le Cœur de Jésus par des oraisons jaculatoires ferventes et continuelles. C'est ce qui éleva Louis de Gonzague à une si haute sainteté. « Quelle gloire, disait Sainte Madeleine de Pazzi, est celle de Louis ! Quand il était sur la terre, il décochait des flèches d'amour vers le Cœur divin ».
Accoutumons-nous à parler à Jésus comme à notre ami. Il est près de nous. Entretenons-le de nos affaires, de nos desseins, de nos espérances, de nos craintes, et de tout ce qui nous regarde, et faisons-le en toute confiance et simplicité.
La principale indulgence plénière et celle que tout le monde peut gagner sans les conditions habituelles, c'est l'indulgence de « la charité qui couvre la multitude des péchés ». (Prov. X, 12)
Voici quelques oraisons jaculatoires indulgenciées :
Tout pour vous, ô Cœur de Jésus.
Cœur sacré de Jésus, que votre règne arrive !
Cœur sacré de Jésus, je me donne tout à vous par Marie.
Doux Cœur de Jésus, soyez mon amour !
Doux Cœur de Marie, soyez mon salut !
Mon Jésus, miséricorde !
Père Éternel, je vous offre les plaies de Notre-Seigneur Jésus-Christ : pour guérir celles de nos âmes.
Jésus, doux et humble de Cœur, rendez mon cœur semblable au vôtre.
Cœur sacré de Jésus, j'ai confiance en vous !
Cœur sacré de Jésus, je crois à votre amour pour moi !
Notre-Dame du Sacré-Cœur, priez pour nous.
(300 j. d'ind. chaque fois ; à chacune des invocations précédentes)
Jésus, Marie, Joseph ! (7 ans et 7 quar.)
Miséricordieux Jésus, donnez-leur le repos éternel ! (7 ans et 7 quar.)
Voici ce que dit Saint François de Sales, des oraisons jaculatoires :
« C'est en cet exercice que consiste la grande œuvre de la dévotion. Il est si utile qu'il peut à la rigueur remplacer les autres espèces d'oraisons, tandis que si on le néglige, il n'y a presque pas moyen d'y suppléer. Sans lui, l'on n'entend rien à la vie contemplative, et l'on ne s'acquitte que fort mal des devoirs de la vie active ; car alors le repos n'est qu'oisiveté, et le travail qu'empressement. C'est pourquoi je vous conjure de l'embrasser de tout votre cœur, et de ne jamais l'abandonner. »
« As-tu perdu au change que tu as fait avec moi en me donnant tout ? Aie soin seulement de remplir ta lampe et j'y allumerai le feu. Mais prends bien garde de laisser éteindre cette lampe, car si elle s'éteint, tu n'auras plus de feu pour la rallumer. » (Le Sacré-Cœur à Sainte Marguerite-Marie)
« Faites tout pour l'amour du Cœur de Jésus et il fera tout pour vous ! Quand le cœur de tous les hommes vous serait fermé, ne vous troublez pas, puisque le Cœur de Jésus vous sera toujours fidèle et toujours ouvert. » (Sainte Marguerite-Marie)
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Publié par
Le Petit Sacristain
samedi 29 juin 2019
La dévotion au Sacré-Cœur, remède spécial aux maux qui désolent l'Église dans ces derniers temps
Extrait du "Manuel de la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus" :
Cette dévotion est le remède spécial que Dieu a voulu opposer aux maux qui désolent l'Église dans ces derniers temps ; elle est un moyen puissant de régénérer le monde, et de ranimer dans les chrétiens la foi qui s'éteint et la charité qui se refroidit.
« Notre-Seigneur, dit encore la Vén. M. M., me fit connaître que le grand désir qu'il avait d'être parfaitement aimé des hommes lui avait fait prendre le dessein de leur manifester son Cœur, et de leur donner dans ces derniers temps ce dernier effort de son amour, en leur proposant un objet et un moyen si propre pour les engager à l'aimer, et à l'aimer solidement... Qu'en cela, il leur ouvrait tous les trésors d'amour, de grâces et de miséricordes, de sanctification et de salut que ce Cœur contient, afin que tous ceux qui voudraient lui rendre, et lui procurer tout l'honneur et l'amour qui leur seraient possibles, fussent enrichis avec profusion des trésors dont ce divin Cœur est la source, source féconde et inépuisable (p. 234.)
Quoi de plus consolant que cette promesse, dans ces temps malheureux, où le démon déchaîné semble être sorti des enfers pour semer dans tout l'univers, avec les idées erronées d'une liberté mensongère, le trouble, le désordre, la licence et tous les crimes ? Non, jamais la France, l'Europe tout entière n'eurent un plus pressant besoin d'un secours extraordinaire. Quelque grands que fussent les maux de l'Église à l'époque où cette dévotion fut révélée et commença à s'établir, ils n'étaient pas comparables à ceux qui l'affligent aujourd'hui. La dévotion au Sacré Cœur n'a donc pas encore pleinement obtenu sa fin, ses résultats, son but ; elle n'a pas acquis tout le développement qu'elle doit avoir, et ce dernier effort de l'amour d'un Dieu n'a pas encore produit tous les fruits qu'il doit produire... Aussi voyons-nous avec bonheur les progrès qu'elle ne cesse de faire de nos jours, malgré la marche funeste de l'impiété qui porte partout le ravage dans les âmes. Déjà un certain nombre de diocèses ont été solennellement et authentiquement consacrés à cet adorable Cœur. Cet exemple sera suivi, et bientôt, nous en avons la confiance, la France tout entière, qui a vu naître dans son sein cette dévotion, la France si chère au ciel malgré ses crimes, cette France où se trouvent en présence le génie du bien et celui du mal, la propagande catholique et la propagande révolutionnaire, le camp de Jésus-Christ et celui de Satan, cette France coupable et malheureuse, mais repentante, prosternée aux pieds de Jésus-Christ, et faisant amende honorable à son Cœur, retrouvera sa paix et sa prospérité, son honneur et sa gloire. — Ô Dieu ! que cet heureux moment ne tarde pas, et que le cœur de Jésus, soit à jamais notre refuge, notre asile et notre salut.
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samedi 17 juin 2017
Neuvaine au Sacré-Cœur
1° UNION
Profondes adorations du Cœur de Jésus, je m'unis à vous.
Ardent amour du Cœur de Jésus, je m'unis à vous.
Zèle fervent du Cœur de Jésus, je m'unis à vous.
Réparations du Cœur de Jésus, je m'unis à vous.
Action de grâces du Cœur de Jésus, je m'unis à vous.
Confiance assurée du Cœur de Jésus, je m'unis à vous.
Prières enflammées du Cœur de Jésus, je m'unis à vous.
Silence éloquent du Cœur de Jésus, je m'unis à vous.
Humilité du Cœur de Jésus, je m'unis à vous.
Obéissance du Cœur de Jésus, je m'unis à vous.
Douceur et paix du Cœur de Jésus, je m'unis à vous.
Bonté ineffable du Cœur de Jésus, je m'unis à vous.
Charité universelle du Cœur de Jésus, je m'unis à vous.
Recueillement profond du Cœur de Jésus, je m'unis à vous.
Tendre sollicitude du Cœur de Jésus pour la conversion des pécheurs, je m'unis à vous.
Union intime du Cœur de Jésus avec votre Père céleste, je m'unis à vous.
Intentions, désirs et volontés du Cœur de Jésus, je m'unis à vous.
2° INVOCATIONS
Amour du Cœur de Jésus, embrasez mon cœur.
Charité du Cœur de Jésus, répandez-vous dans mon cœur.
Force du Cœur de Jésus, soutenez mon cœur.
Miséricorde du Cœur de Jésus, pardonnez à mon cœur.
Patience du Cœur de Jésus, ne vous lassez point de mon cœur.
Règne du Cœur de Jésus, établissez-vous dans mon cœur.
Silence du Cœur de Jésus, enseignez mon cœur.
Volonté du Cœur de Jésus, disposez de mon cœur.
Zèle du Cœur de Jésus, dévorez mon cœur.
Vierge immaculée, priez pour nous le Cœur de Jésus.
Trinité adorable, nous vous remercions de toutes les faveurs dont vous avez comblé votre servante, Sainte Marguerite-Marie, et nous vous demandons, par son intercession, les grâces que nous souhaitons obtenir par cette neuvaine. (Faire votre demande)
Tirée de "Trésor de prières et de pratiques réparatrices" recueillies ou composées par le R. P. André Prévot, Imprimatur Grenoble, le 7 août 1947, † Alexandre, Ev. de Grenoble.
Pratique : Faire votre méditation sur une phrase de la Litanie du Sacré-cœur.
Écoutez ce sermon pour la fête du Sacré-cœur.
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lundi 15 mai 2017
Miserentissimus Redemptor, Lettre encyclique de Sa Sainteté le Pape Pie XI, sur notre devoir de réparation envers le Sacré-Coeur de Jésus
Miserentissimus Redemptor
Lettre encyclique de Sa Sainteté le Pape Pie XI
Sur notre devoir de réparation envers le Sacré-Coeur de Jésus
(8 mai 1928)
À nos vénérables frères Patriarches, Primats, Archevêques, Évêques et autres Ordinaires des lieux, demeurant en paix et en communion avec le Siège apostolique : sur les prières et les sacrifices à présenter au Sacré-Cœur dans les épreuves présentes du genre humain.
Vénérables Frères,
Salut et Bénédiction apostolique !
Introduction : La promesse du Christ d'assister son Église
Notre Rédempteur très miséricordieux venait d'opérer, sur le bois de la Croix, le salut du genre humain ; sur le point de remonter de ce monde vers son Père, il dit à ses Apôtres et à ses disciples pour les consoler : Voici que je suis avec vous jusqu'à la fin du monde. Cette parole, outre qu'elle est très agréable à entendre, est génératrice d'espérance et de sécurité, c'est elle, Vénérables Frères, qui Nous réconforte toutes les fois que, du haut de ce Siège, comme d'un observatoire élevé, Nous parcourons du regard soit l'ensemble de la société humaine entière, accablée de maux et de misères si nombreuses, soit l'Église elle-même, livrée à des attaques et à des embûches incessantes.
C'est cette divine promesse qui, à l'origine, éleva le courage des Apôtres abattus, les enflamma d'un zèle ardent pour répandre à travers le monde entier la semence de la doctrine évangélique ; c'est elle encore qui, dans la suite, a soutenu l'Église dans sa lutte victorieuse contre les portes de l'enfer. L'assistance de Notre Seigneur Jésus-Christ, il est vrai, n'a jamais fait défaut à son Église. Toutefois, son secours et son appui furent d'autant plus présents qu'elle était assaillie de dangers ou de calamités plus graves ; les remèdes les mieux en rapport avec les conditions des temps et des circonstances lui étant alors fournis par cette divine Sagesse qui atteint avec force d'une extrémité à l'autre et dispose tout avec douceur.
Objet de l'Encyclique, son opportunité
Même en ces derniers temps on ne peut vraiment dire que la main du Seigneur se soit raccourcie, et plus spécialement lorsqu'une erreur s'insinua et se propagea si loin que l'on pût craindre que, les âmes détournées de l'amour de Dieu et de la familiarité avec lui, les sources mêmes de la vie chrétienne vinssent, en quelque sorte, à se dessécher. Les plaintes que le Christ très aimant fit entendre dans ses apparitions à Marguerite-Marie Alacoque, les désirs aussi et les volontés qu'il signifia à l'adresse des hommes et pour leur bien, certains peut-être les ignorent encore, d'autres les négligent. C'est pour cette raison, Vénérables Frères, que Nous voulons vous entretenir quelques instants du devoir qui nous incombe de faire amende honorable au Cœur sacré de Jésus, pour Nous servir de l'expression courante. Nous avons la conviction que vous déploierez votre zèle pour instruire chacun de vos fidèles de toute la doctrine que Nous allons vous transmettre et que vous les encouragerez à la mettre en pratique.
I- Le Cœur de Jésus :
A. Symbole de charité et de paix
Parmi les nombreuses preuves de l'infinie bonté de notre Sauveur, il en est une qui brille d'un éclat tout particulier. Alors que la charité des fidèles allait se refroidissant, ce fut la charité même de Dieu qui se proposa pour être honorée d'un culte spécial, et les trésors de sa bonté se répandirent largement, grâce à la forme du culte rendu au Cœur sacré de Jésus, dans lequel sont cachés tous les trésors de la science et de la sagesse.
Jadis, à la sortie de l'arche de Noé, Dieu notifia par un signe son pacte d'amitié avec le genre humain, en faisant briller un arc resplendissant dans les nuées. De même, à l'époque si troublée où se répandait l'hérésie, perfide entre toutes, du jansénisme qui étouffait l'amour et la piété dus à Dieu, en le présentant moins comme un Père digne d'amour que comme un juge à craindre pour sa sévérité implacable, Jésus vint, dans sa bonté infinie, nous montrer son Cœur sacré tel un symbole de paix et de charité offert aux regards des peuples ; c'était un gage assuré de victoire dans les combats. Aussi Notre prédécesseur d'heureuse mémoire, Léon XIII, considérant justement, dans sa Lettre encyclique Annum sacrum, l'admirable opportunité du culte envers le Cœur sacré de Jésus, n'hésitait pas à dire : « Quand l'Église, encore toute proche de ses origines, gémissait sous le joug des Césars, une croix apparut dans le ciel à un jeune empereur ; elle était le présage et la cause d'un insigne et prochain triomphe. Aujourd'hui, un autre symbole divin d'heureux augure apparaît à nos yeux : c'est le Cœur très sacré de Jésus, surmonté de la croix et resplendissant d'un éclat incomparable au milieu des flammes. Nous devons placer en lui toutes nos espérances, c'est à lui que nous devons demander le salut des hommes, et c'est de lui qu'il faut l'attendre. »
B. Synthèse de la religion
Et c'est à juste titre, Vénérables Frères. Car ce signe éminemment propice et la forme de dévotion qui en découle ne renferment-ils point la synthèse de la religion et la norme d'une vie d'autant plus parfaite qu'elle achemine les âmes à connaître plus profondément et plus rapidement le Christ Seigneur, à l'aimer plus ardemment et à l'imiter avec plus d'application et plus d'efficacité ? Qu'on ne s'étonne point dès lors que Nos prédécesseurs aient constamment défendu cette forme si excellente de dévotion contre les accusations de ses détracteurs, qu'ils l'aient couverte de louanges et qu'ils aient mis tout leur zèle à la propager, suivant les exigences des temps et des lieux. Sous le souffle de Dieu, la piété des fidèles envers le Cœur sacré de Jésus n'a point cessé de croître ; d'où l'éclosion de toutes parts des confréries vouées à la diffusion du culte du Sacré-Cœur ; de là encore l'usage de la communion du premier vendredi du mois, conforme aux désirs du Christ-Jésus lui-même, et maintenant répandu à peu près partout.
II. Formes du culte du Sacré-Cœur :
A. La consécration au Sacré-Cœur
Parmi toutes ces pratiques de la dévotion au Sacré-Cœur, il en est une remarquable qui mérite d'être signalée, c'est la pieuse consécration par laquelle, offrant à Dieu nos personnes et tous les biens que nous tenons de son éternelle bonté, nous les vouons au divin Cœur de Jésus. Ce devoir de piété que Notre-Seigneur voudrait voir tous les hommes lui rendre et qu'il réclame moins en raison de ses droits qu'en vertu de son immense amour pour nous, il l'enseigna lui-même à Marguerite-Marie, la très fidèle servante de son Cœur. Elle et son directeur spirituel, Claude de la Colombière, furent les premiers à le lui offrir ; avec le temps, d'autres ont suivi : des hommes isolés d'abord, puis des familles, des associations, enfin même des magistrats, des villes et des nations.
B. Pratique et diffusion de cette consécration
Au siècle dernier et jusqu'au nôtre, des impies en sont venus, par leurs machinations, à faire repousser l'empire du Christ et à provoquer une guerre ouverte contre l'Église ; on promulgue des lois et des décrets contraires au droit divin aussi bien qu'au droit naturel, bien plus, on clame dans des assemblées : Nous ne voulons pas qu'il règne sur nous. Mais, en revanche, par la consécration dont Nous venons de parler, une voix unanime éclate, celle des fidèles du Sacré-Cœur, s'opposant vaillamment à celle de ses ennemis, pour venger sa gloire et affirmer ses droits : Il faut que le Christ règne — Que votre règne arrive. Voilà pourquoi, fort heureusement, le genre humain tout entier — que le Christ, en qui seul tout peut être restauré, possède par droit de nature — fut, au début de ce siècle, consacré au Sacré-Cœur par Léon XIII, Notre prédécesseur de glorieuse mémoire, aux applaudissements de l'univers chrétien.
Ces débuts si heureux et si réconfortants, ainsi que Nous le disions dans Notre Lettre encyclique Quas Primas en donnant suite aux vœux persévérants et nombreux des évêques et des fidèles, Nous avons pu, avec la grâce de Dieu, les compléter et les parachever quand, à l'issue de l'Année Sainte, Nous avons institué la fête du Christ Roi de l'univers et prescrit de la célébrer solennellement dans toute la chrétienté. Ce faisant, Nous n'avons pas seulement mis en lumière l'empire souverain du Christ sur toutes choses, sur la société tant civile que domestique et sur chaque homme en particulier, mais Nous avons encore fait entrevoir les joies de ce jour, heureux entre tous, où le genre humain, de son plein gré, se soumettra à la souveraineté infiniment douce du Christ-Roi. Pour cette raison, Nous avons ordonné que dès lors chaque année, au jour fixé pour cette fête, on renouvelât cette consécration, pour en obtenir des grâces plus certaines et plus abondantes, au profit de l'union de tous les peuples par les liens de la charité chrétienne et de la paix dans le Cœur du Roi des rois et du Seigneur des seigneurs.
C. La réparation due au Sacré-Cœur
À tous ces hommages, et principalement à cette consécration si féconde, que vient sceller en quelque sorte la fête solennelle du Christ-Roi, il faut ajouter encore autre chose. C'est le sujet, Vénérables Frères, dont il Nous plaît de vous entretenir plus longuement dans cette Lettre : à savoir l'amende honorable ou la réparation selon l'expression courante à offrir au Cœur sacré de Jésus. Si, dans la consécration, le but premier et principal pour la créature est de rendre à son Créateur amour pour amour, il s'ensuit naturellement qu'elle doit offrir à l'égard de l'amour incréé une compensation pour l'indifférence, l'oubli, les offenses, les outrages, les injures qu'il subit : c'est ce qu'on appelle couramment le devoir de la réparation.
1) Motif de justice
Si les mêmes raisons nous obligent à ce double devoir, cependant le devoir de réparation et d'expiation s'impose en vertu d'un motif encore plus impérieux de justice et d'amour : de justice d'abord, car l'offense faite à Dieu par nos crimes doit être expiée, et l'ordre violé doit être rétabli par la pénitence ; mais d'amour aussi, car nous devons « compatir au Christ souffrant et saturé d'opprobres », et lui offrir, selon notre petitesse, quelque consolation. Tous nous sommes des pécheurs ; de nombreuses fautes nous chargent ; nous avons donc l'obligation d'honorer Dieu non seulement par notre culte, par une adoration qui rend à sa Majesté suprême de légitimes hommages, par des prières qui reconnaissent son souverain domaine, par des louanges et des actions de grâces pour son infinie bonté ; mais à ce Dieu juste vengeur nous avons encore le devoir d'offrir satisfaction pour nos innombrables péchés, offenses et négligences. Ainsi à la consécration, par laquelle nous nous donnons à Dieu et qui nous mérite d'être voués à Dieu, avec la sainteté et la stabilité qui, suivant l'enseignement du Docteur angélique sont le propre de la consécration, il faut donc ajouter l'expiation qui répare entièrement les péchés, de peur que, dans sa sainteté, la Souveraine Justice ne nous repousse pour notre impudente indignité et, loin d'agréer notre offrande, ne la rejette.
2) Nécessité de cette réparation
En fait, ce devoir d'expiation incombe au genre humain tout entier. Comme nous l'enseigne la foi chrétienne, après la déplorable chute d'Adam, l'homme, infecté de la souillure originelle, esclave de la concupiscence et des plus lamentables dépravations, se trouva ainsi voué à la perte éternelle. De nos jours, des savants orgueilleux nient ces vérités et, s'inspirant de la vieille erreur de Pélage, vantent des vertus innées de la nature humaine qui la conduiraient, par ses seules forces, jusqu'aux cimes les plus élevées. Ces fausses théories de l'orgueil humain, l'Apôtre les réfute en nous rappelant que, par nature, nous étions enfants de colère. Dès les débuts, en réalité, la nécessité de cette expiation commune a été reconnue, puisque, cédant à un instinct naturel, les hommes se sont efforcés d'apaiser Dieu par des sacrifices même publics.
3) Sa subordination au sacrifice du Christ
Mais aucune puissance créée n'aurait jamais suffi à expier les crimes du genre humain si le Fils de Dieu n'avait assumé la nature humaine pour la relever. Le Sauveur des hommes l'a lui-même annoncé par la bouche du Psalmiste : Vous n'avez voulu ni sacrifice ni oblation, mais vous m'avez formé un corps ; vous n'avez pas agréé les holocaustes pour le péché. Alors j'ai dit : Me voici, je viens. Et de fait, il s'est vraiment chargé de nos infirmités, il a porté lui-même nos douleurs ; il a été broyé à cause de nos iniquités ; il a porté lui-même nos péchés en son corps sur le bois, détruisant l'acte qui était écrit contre nous et nous était contraire avec ses ordonnances ; et il l'a fait disparaître en le clouant à la croix… afin que, morts, au péché, nous vivions pour la justice.
4) Notre participation
La surabondante Rédemption du Christ nous a fait remise de toutes nos fautes. Cependant, par une admirable disposition de la Sagesse divine, nous devons compléter dans notre chair ce qui manque aux souffrances du Christ pour son corps qui est l'Église. En conséquence, aux louanges et aux réparations « dont le Christ s'est acquitté envers Dieu au nom des pécheurs » pouvons-nous, et même devons-nous ajouter encore nos louanges et nos expiations. Mais nous ne devons jamais l'oublier, toute la vertu d'expiation découle uniquement du sacrifice sanglant du Christ, qui se renouvelle sans interruption, d'une manière non sanglante sur nos autels, car « c'est toujours une seule et même victime, c'est le même qui s'offre maintenant par le ministère du prêtre et qui s'offrit jadis sur la croix ; seule la manière d'offrir diffère. » C'est pour cette raison qu'au très auguste Sacrifice eucharistique les ministres et le reste des fidèles doivent joindre leur propre immolation, de sorte qu'ils s'offrent eux aussi comme des hosties vivantes, saintes, agréables à Dieu. Bien plus, saint Cyprien ne craint pas d'affirmer que « le sacrifice du Seigneur n'est pas célébré avec la sainteté requise si notre propre oblation et notre propre sacrifice ne correspondent pas à sa Passion ». Pour cette raison encore, l'Apôtre nous exhorte à « porter dans notre corps la mort de Jésus, » à nous ensevelir avec Jésus et à nous greffer sur lui par la ressemblance de sa mort non seulement en crucifiant notre chair avec ses vices et ses convoitises en fuyant la corruption de la concupiscence qui règne dans le monde, mais encore en manifestant la vie de Jésus dans nos corps et, unis à son éternel sacerdoce, à offrir ainsi des dons et des sacrifices pour nos péchés.
À ce sacerdoce mystérieux et à cette mission de satisfaire et de sacrifier ne participent pas seulement les ministres choisis par notre Pontife, le Christ Jésus, pour l'oblation immaculée qui se doit faire en son nom divin depuis l'Orient jusqu'à l'Occident mais encore le peuple chrétien tout entier, appelé à bon droit par le Prince des Apôtres race élue, sacerdoce royal ; car soit pour eux-mêmes, soit pour le genre humain tout entier, les fidèles doivent concourir à cette oblation pour les péchés, à peu près de la même manière que le Pontife choisi parmi les hommes est établi pour les hommes en ce qui concerne les choses de Dieu.
Plus notre oblation et notre sacrifice ressembleront au sacrifice du Christ, autrement dit plus parfaite sera l'immolation de notre amour-propre et de nos convoitises, plus la crucifixion de notre chair se rapprochera de cette crucifixion mystique dont parle l'Apôtre, plus abondants seront les fruits de propitiation et d'expiation que nous recueillerons pour nous et pour les autres. Car entre les fidèles et le Christ il existe une admirable relation, semblable à celle qui relie la tête aux divers membres du corps ; mais de plus, par cette mystérieuse communion des saints que professe notre foi catholique, les hommes et les peuples non seulement sont unis entre eux, mais encore avec Celui-là même qui est la tête, le Christ. C'est de lui que tout le corps, coordonné et uni par le lien des membres qui se prêtent un mutuel secours et dont chacun opère selon sa mesure d'activité, grandit et se perfectionne dans la charité. C'est la prière qu'avant de mourir le Christ Jésus, médiateur entre Dieu et les hommes, adressait lui-même à son Père : Que je sois en eux et vous en moi, afin qu'ils soient parfaitement un.
D. Motif d'amour pour la réparation
1) L'union des fidèles dans le Christ
Par conséquent, de même que l'union avec le Christ trouve son expression et sa confirmation dans l'acte de consécration, de même l'expiation sert de prélude à cette union en effaçant les péchés, elle nous perfectionne en nous associant aux souffrances du Christ, elle la parachève enfin en offrant des victimes pour le prochain. Ce fut là bien certainement la miséricordieuse intention de Jésus quand il nous présenta son Cœur portant les insignes de la Passion et d'où s'échappaient des flammes d'amour ; en nous découvrant ainsi la malice infinie du péché, d'une part, et en nous faisant admirer, d'autre part, l'infinie charité du Rédempteur, il voulait nous inspirer une haine encore plus vive du péché et plus d'ardeur à répondre à son amour.
2) La réparation mendiée par Notre-Seigneur
Du reste, l'esprit d'expiation ou de réparation a toujours tenu le premier et principal rôle dans le culte rendu au Sacré Cœur de Jésus ; rien n'est plus conforme à l'origine, à la nature, à la vertu et aux pratiques qui caractérisent cette dévotion ; d'ailleurs, l'histoire, les usages, la liturgie sacrée et les actes des Souverains Pontifes en portent témoignage. Dans ses apparitions à Marguerite-Marie, quand il lui dévoilait son infinie charité, le Christ laissait en même temps percevoir comme une sorte de tristesse, en se plaignant des outrages si nombreux et si graves que lui faisait subir l'ingratitude des hommes. Puissent les paroles qu'il employait alors ne jamais s'effacer de l'âme des fidèles : « Voici ce Cœur ― disait-il ― qui a tant aimé les hommes, qui les a comblés de tous les bienfaits, mais qui, en échange de son amour infini, non seulement ne reçoit pas de reconnaissance, mais ne recueille que l'oubli, la négligence et des injures, et cela parfois de la part de ceux-là même qui sont tenus de lui témoigner un amour spécial. »
Pour l'expiation de ces fautes il recommandait, entre autres, comme lui étant particulièrement agréables, les pratiques suivantes : participer, dans un esprit d'expiation, aux saints Mystères en faisant la « communion réparatrice » ; y joindre des invocations et des prières expiatoires pendant une heure entière, en faisant, comme on l'appelle justement, « l'heure sainte » : exercices qui non seulement ont été approuvés par l'Église, mais qu'elle a enrichis d'abondantes indulgences.
3) Considération du Christ dans sa Passion
Mais, dira-t-on, quelle consolation peuvent apporter au Christ régnant dans la béatitude céleste ces rites expiatoires ? Nous répondrons avec Saint Augustin : « Prenez une personne qui aime : elle comprendra ce que je dis. » Nulle part d'ailleurs ces paroles ne trouvent une application plus juste.
Toute âme aimant Dieu avec ferveur, quand elle jette un regard sur le passé, peut voir et contempler dans ses méditations le Christ travaillant pour l'homme, affligé, souffrant les plus dures épreuves, pour nous autres hommes et pour notre salut, presque abattu par la tristesse, l'angoisse et les opprobres ; bien plus, « broyé sous le poids de nos crimes, il nous guérit par ses meurtrissures ». Tout cela, les âmes pieuses ont d'autant plus de raison de le méditer que ce sont les péchés et les crimes des hommes commis en n'importe quel temps qui ont causé la mort du Fils de Dieu ; ces mêmes fautes, maintenant encore, causeraient la mort du Christ, entraîneraient les mêmes douleurs et les mêmes afflictions, puisque chacune d'elles, ainsi qu'on l'admet, est censée renouveler à sa manière la Passion du Seigneur : Crucifiant de nouveau pour leur part le Fils de Dieu et le livrant à l'ignominie. Que si, à cause de nos péchés futurs, mais prévus, l'âme du Christ devint triste jusqu'à la mort, elle a, sans nul doute, recueilli quelque consolation, prévue elle aussi, de nos actes de réparation, alors qu'un ange venant du ciel lui apparut, pour consoler son cœur accablé de dégoût et d'angoisse.
Ainsi donc, ce Cœur sacré incessamment blessé par les péchés d'hommes ingrats, nous pouvons maintenant et même nous devons le consoler d'une manière mystérieuse, mais réelle, d'autant que le Christ lui-même se plaint, par la bouche du Psalmiste, ainsi que la liturgie sacrée le rappelle, d'être abandonné de ses amis : Mon cœur a attendu l’opprobre et la misère ; j'ai espéré celui qui s'affligerait avec moi et il n'est point venu, celui qui me consolerait et je ne l'ai point trouvé.
4) Les souffrances du Corps Mystique
Ajoutons encore que la Passion du Christ se renouvelle, et d'une certaine manière elle se poursuit et s'achève, dans son corps mystique qui est l'Église. Car, pour nous servir encore des paroles de saint Augustin : « Le Christ a souffert tout ce qu'il devait souffrir ; la mesure de ses souffrances est désormais à son comble. La dette de souffrances était donc payée dans la Tête, mais elle demeurait entière dans son corps ». Le Seigneur Jésus lui-même a bien voulu nous l'apprendre, quand il disait à Saul, respirant encore la menace et la mort contre les disciples : Je suis Jésus que tu persécutes. Il laissait ainsi nettement entendre que les persécutions déchaînées contre l'Église visaient et atteignaient le divin Chef de l'Église lui-même. C'est donc à bon droit que, souffrant toujours en son corps mystique, le Christ veut nous avoir pour compagnons de son expiation. Notre situation envers lui l'exige également, car, puisque nous sommes le corps du Christ et ses membres chacun pour notre part, tout ce que souffre la tête, les membres le doivent souffrir aussi ».
E. Nécessité actuelle de la réparation
1) L'Église persécutée
À quel point cette expiation, cette réparation sont nécessaires, surtout de nos jours, on le comprendra sans peine, comme Nous le disions au début, en considérant d'un regard le monde plongé dans le mal. De partout, en effet, montent vers Nous les gémissements des peuples dont il est vrai d'affirmer que les chefs ou les gouvernants se sont dressés et ligués contre le Seigneur et son Église. En ces pays, tous les droits, divins ou humains, se trouvent confondus. Les églises sont abattues, ruinées de fond en comble, les religieux et les vierges consacrées sont expulsés de leur demeure, livrés aux insultes et aux mauvais traitements, voués à la famine, condamnés à la prison, des multitudes d'enfants et de jeunes filles sont arrachés du sein de l'Église leur mère ; on les excite à renier et à blasphémer le Christ ; on les pousse aux pires dégradations de la luxure ; le peuple entier des fidèles, terrorisé, éperdu sous la continuelle menace de renier sa foi ou de périr, parfois de la mort la plus atroce. Spectacle tellement affligeant qu'on y pourrait voir déjà l'aurore de ce début des douleurs que doit apporter l'homme de péché s'élevant contre tout ce qui est appelé Dieu ou honoré d'un culte.
2) Le mal parmi les chrétiens
Mais plus attristant encore, Vénérables Frères, est l'état de tant de fidèles que le baptême a lavés dans le sang de l'Agneau immaculé et comblés de grâces ; à tous les rangs de la société il s'en trouve qui, aveuglés par une ignorance incroyable des choses divines, empoisonnés d'erreurs, se traînent dans le vice, loin de la maison du Père ; nul rayon de lumière de la vraie foi ne les éclaire, nulle espérance de la félicité future ne les réjouit, nulle ardeur de la charité ne les anime et ne les réchauffe ; ils semblent vraiment être plongés dans les ténèbres et assis à l'ombre de la mort. Bien plus : chez les fidèles grandit l'indifférence à l'égard de la discipline ecclésiastique et des institutions anciennes qui forment la base de toute vie chrétienne, régissent la famille et protègent la sainteté du mariage, l'éducation des enfants est négligée, sinon faussée, par une affection trop indulgente ; l'Église est frustrée de son droit d'élever la jeunesse chrétienne ; dans la vie courante, la pudeur chrétienne est lamentablement oubliée, surtout dans la mode féminine ; on ne voit que poursuite effrénée des biens passagers, que prédominance sans frein des intérêts civils, que recherche immorale de la faveur populaire, rébellion contre l'autorité légitime, enfin mépris de la parole divine, aboutissant à un affaiblissement grave, sinon à la perte de la foi.
3) Le mal parmi les clercs
À ces maux vient mettre un comble soit la mollesse ou la lâcheté de ceux qui — tels les disciples endormis ou fugitifs, chancelant dans leur foi — désertent misérablement le Christ agonisant dans l'angoisse ou entouré par les satellites de Satan, soit la perfidie de ceux qui, à l'exemple du traître Judas, ont l'audace de participer au sacrifice de l'autel de manière sacrilège ou de passer à l'ennemi. On ne peut vraiment pas s'empêcher de penser que les temps prédits par Notre-Seigneur semblent être proches, où, à cause des progrès incessants de l'iniquité, la charité d'un grand nombre se refroidira.
4) L'esprit de réparation
Il n'est pas un seul fidèle qui puisse méditer ces choses sans s'enflammer d'amour pour le Christ souffrant, avec un zèle plus vif, tous voudront expier leurs fautes et celles d'autrui, réparer les torts faits à l'honneur du Christ et travailler au salut éternel de leurs âmes. Comme elle est vraie cette parole de l'Apôtre : Là où la faute abonda, la grâce surabonda, et comme, en un sens, elle peut servir à peindre notre époque! Car en dépit de la perversité croissante des hommes, il est merveilleux de voir grandir, sous l'inspiration du Saint-Esprit, le nombre des fidèles des deux sexes qui, d'un zèle plus ardent s'efforcent de réparer tant d'insultes au divin Cœur, n'hésitent pas à s'offrir eux-mêmes comme victimes au Christ.
Celui qui médite, en effet, avec amour sur tout ce que Nous venons de rappeler, s'en imprégnant, si l'on peut dire, jusqu'au plus profond de son être, ne peut faire autrement que de ressentir de l'horreur pour tout péché et de s'en abstenir comme du mal souverain, plus encore, il s'appliquera à s'abandonner tout entier à la volonté de Dieu et à réparer les outrages faits à la divine Majesté par tous les moyens en son pouvoir : prières incessantes, souffrances librement consenties, épreuves éventuelles patiemment acceptées ; en un mot, par une vie entièrement consacrée à ce désir d'expiation.
5) Les associations réparatrices
De là sont nées toutes ces familles religieuses d'hommes et de femmes qui, rivalisant en quelque sorte avec l'Ange du Jardin des Oliviers, s'imposent, jour et nuit, le devoir de consoler Jésus ; de là encore ces confréries pieuses, approuvées par le Siège apostolique et enrichies d'indulgences, qui, elles aussi, ont assumé ce devoir d'expiation en s'imposant la pratique d'exercices religieux et de vertus en rapport avec cette tâche ; de là, enfin, puisqu'on ne peut tout dire, les réparations offertes à l'honneur divin sous forme d'amendes honorables et de cérémonies solennelles, non pas seulement de la part de fidèles isolés, mais aussi, ça et là, de paroisses, de diocèses et de cités.
6) La Fête du Sacré-Cœur, fête de réparation
C'est pourquoi, Vénérables Frères, de même que la pratique de la consécration, après des débuts modestes, s'est bien vite répandue au loin et a reçu finalement de Notre confirmation tout l'éclat désirable, de même Notre plus vif désir est de sanctionner officiellement de notre autorité apostolique la pratique déjà connue et propagée de l'expiation et de l'amende honorable et de la voir célébrée solennellement dans tout l'univers catholique.
Dans ce but, en la fête du Sacré Cœur de Jésus — qu'à cette occasion Nous décidons d'élever au rang de double de première classe avec octave — Nous décrétons et ordonnons que chaque année, dans toutes les églises du monde entier, on récite solennellement, d'après la formule jointe à cette lettre, la protestation ou amende honorable a Notre-Seigneur, dans laquelle toutes nos fautes sont déplorées, et hommage est rendu aux droits violés de notre Roi et de notre Seigneur très aimant.
7) Les effets qu'on peut en attendre
Sans nul doute, Vénérables Frères, l'institution de cette solennité sainte et sa généralisation dans l'Église universelle produiront des fruits nombreux et excellents non seulement pour chacun en particulier, mais pour la société tout entière, religieuse, civile ou familiale. Notre Rédempteur lui-même a promis, en effet, à Marguerite-Marie que « tous ceux qui, de la sorte, honoreraient son Cœur seraient comblés d'abondantes grâces célestes ». Les pécheurs même, en regardant celui qu'ils ont transpercés se sentiront émus par les gémissements et les pleurs de l'Église entière, déploreront à leur tour les insultes adressées au Souverain Roi et rentreront en eux-mêmes ; ils craindront qu'endurcis dans leurs fautes ils ne pleurent trop tard et en vain sur lui, lorsqu'ils verront venir sur les nuées du ciel celui qu'ils ont transpercé. Quant aux justes, ils deviendront plus justes encore et plus saints ; ils se voueront tout entiers et avec une ardeur renouvelée au service de leur Roi, qu'ils voient si méprisé, si attaqué, si souvent outragé, par-dessus tout, ils brûleront de zèle pour procurer le salut des âmes, en ayant toujours présente à la mémoire la plainte de la divine Victime : À quoi donc sert mon sang ? et aussi la joie qu'éprouvera le Cœur sacré de Jésus pour un seul pécheur faisant pénitence !
Notre souhait le plus vif et Notre espoir le plus ferme, c'est que la justice de Dieu, qui eût, dans sa miséricorde, pardonné à Sodome pour dix justes, pardonne plus volontiers au genre humain, parce que la communauté tout entière, de tout lieu et de toute race, aura répandu ses instantes supplications et ses réparations efficaces, en union avec le Christ, son Médiateur et Chef.
Conclusion : Marie réparatrice
À Nos vœux et à Nos efforts, que Marie la Vierge très bienveillante et la Mère de Dieu daigne sourire, elle qui nous donna Jésus notre Rédempteur, qui l'éleva, qui l'offrit comme victime au pied de la croix, et qui, par sa mystérieuse union avec le Christ et par une grâce particulière reçue de lui, fut aussi Réparatrice et est pieusement appelée de ce nom. Plein de confiance en son intercession auprès du Christ qui, seul Médiateur entre Dieu et les hommes, a voulu cependant s'associer sa Mère comme avocate des pécheurs et comme dispensatrice et médiatrice de ses grâces, Nous vous accordons du fond du cœur, comme gage des faveurs célestes et en témoignage de Notre bienveillance paternelle, à vous, Vénérables Frères, ainsi qu'à tous les fidèles confiés à vos soins, la Bénédiction Apostolique.
Donné à Rome, près Saint-Pierre le 8 mai 1928, la septième année de Notre Pontificat.
PIE XI, PAPE.
"JE RÉGNERAI MALGRÉ MES ENNEMIS ET TOUS CEUX QUI S'Y VOUDRONT OPPOSER"
Qui sont ces ennemis ? Notre-Seigneur les nomme : Satan, ses suppôts, ses adhérents, en d'autres termes : "les ennemis visibles et invisibles". Ennemis déclarés, ils sont foncièrement haineux envers Notre-Seigneur, son Eglise et tout ce qui, de près ou de loin rappelle la religion catholique. Il n'est pas difficile de les identifier : tous les impies, sectaires, libertaires de tout poil. Ils "bâtissent" la cité du mal, cité de Satan toujours en guerre contre la cité de Dieu. S'ils frappent fort et certes ils démolissent et tuent, cependant ils ne frappent que son "corps" comme vient de l'affirmer Notre-Seigneur qui ne manque pas de nous avertir par ailleurs :"Ne craignez rien de ceux qui tuent le corps mais ne peuvent tuer l'âme". (Matt. X, 28). S'ils sont au faîte de la puissance, c'est bien parce que les veilleurs de la Foi se sont assoupis, endormis, à l'exemple des trois apôtres au jardin des olives, s'attirant le sévère reproche du Maître "Vous n'avez pu veiller une heure avec moi". Sommeil prophétique dont le Sacré-Cœur demande réparation à sainte Marguerite-Marie, tant l'abandon de ses apôtres - une heure durant - lui causa d'amertume, et qui l'obligea, comme malgré lui, à cette semonce (Autobiographie 57).
Et qui sont "ceux qui s'y voudront opposer" ? Ce ne sont pas des ennemis apparemment irréductibles, au contraire, ils acceptent que Dieu soit Dieu. Ils lui offrent leurs hommages, ils sont de l’Église, ils se veulent catholiques. Alors pourquoi attaquent-ils son Cœur à Notre Seigneur, ce "Cœur, roi et centre de tous les cœurs" ? "Mais mon amour cédera enfin à ma juste colère pour les châtier, CES ORGUEILLEUX ATTACHÉS A LA TERRE, QUI ME MÉPRISENT ET N'AFFECTIONNENT QUE CE QUI M'EST CONTRAIRE, me quittant pour les créatures, fuyant l'humilité pour ne chercher que l'estime d'eux-mêmes, et leur cœur étant vide de charité, il ne leur reste plus que le nom de religieux". (Fragments III).
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Publié par
Le Petit Sacristain
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