Affichage des articles dont le libellé est Comportement démoniaque. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Comportement démoniaque. Afficher tous les articles

mercredi 29 avril 2026

Prière à Saint Eugène de Mazenod pour les familles blessées, toxiques et narcissiques




Dieu tout-puissant et plein d’amour, 
Toi qui as conduit saint Eugène de Mazenod à travers les souffrances et les déchirements d’une famille brisée jusqu’à une vie de sainteté, regarde avec miséricorde ma famille (ou notre famille) aujourd’hui.  

Saint Eugène de Mazenod, toi qui as connu le divorce de tes parents, les conflits, les silences et les blessures qui ne se disent pas, intercède pour moi.  

Aide-moi à garder la paix intérieure quand les cris, les dévalorisations et les piques verbales surgissent.

Aide-moi à ne pas tomber dans le piège des manipulations émotionnelles tant utilisées par les pervers narcissiques. 

Donne-moi la force de poser des limites justes sans haine.

Accorde à ceux qui imposent leur volonté sous couvert de charité, qui ne supportent aucune vérité et qui se solidarisent contre qui ose parler, un regard de lumière et un cœur qui s’ouvre à la vérité et à l’empathie.  

Accorde-nous, à tous, les dons dont nous avons tant besoin :  
- la compréhension pour voir au-delà des apparences,  
- la patience dans les moments où tout semble bloqué,  
- l’amour vrai qui ne contrôle pas et ne dévalorise pas,  
- le courage de choisir la liberté et la guérison, même si cela dérange.  

Saint Eugène de Mazenod, patron des familles blessées et dysfonctionnelles, protège particulièrement ceux qui (comme moi) souffrent en silence ou qui sont désignés comme « le problème ».

Saint Eugène de Mazenod, Délivre-moi de toute calomnie, moi qui suis le "bouc émissaire" de la famille. 
Protège-moi de tout démon qui aveugle, anime et possède les membres narcissiques de ma famille, et obtiens-leur la délivrance, la repentance et la restauration. 

Aide-moi à ne pas perdre espoir, et à confier tout cela à la miséricorde de Dieu.  

Par Jésus-Christ, notre Sauveur et Seigneur.  
Amen.

Notre-dame de la délivrance, priez pour nous. 










lundi 13 avril 2026

Fléau du Trouble de la Personnalité Narcissique dans l'Eglise ou Groupe toxique




Le "Profil de domination tyrannique intra-familiale" souvent observé dans certains troubles de la personnalité et particulièrement le trouble de la personnalité narcissique – TPN – ou des formes « malignes » de narcissisme, est non seulement un fléau dans les familles mais aussi dans l’Église. 

Pour comprendre de quoi il s'agit :

Voici les traits les plus fréquemment observés chez les personnes présentant ce profil :


1. Traits psychopathologiques centraux possibles

- Besoin absolu de contrôle et de pouvoir : la personne exerce une autorité « souveraine » (« règne en maître »). Toute remise en question est vécue comme une menace existentielle pour son image de soi.

- Manque d’empathie affective (parfois empathie cognitive intacte utilisée de façon instrumentale) : elle perçoit les autres membres de la famille comme des extensions d’elle-même ou des objets utiles, pas comme des sujets autonomes.

- Mécanismes de défense primitifs :

  • Clivage (« tout bon/tout mauvais ») : ceux qui ne vont pas dans son sens deviennent « l’ennemi ».
  • Projection et Identification projective : elle attribue ses propres sentiments de honte, de vide ou de rage aux autres.
  • Anéantissement psychique : ce que l'on appelle « anéantir l’existence » correspond souvent à une "invalidation systématique" , du "gaslighting" (faire douter l’autre de sa propre réalité) ou à une "campagne de dénigrement" visant à effacer symboliquement la personne (la rendre « inexistante » aux yeux du groupe).

Ces "Faux gentils Manipulateurs" agissent au quotidien comme si le bouc émissaire était une quantité négligeable ou comme s'il n'existait pas. Cela peut être : des décisions prises sans lui demander son avis alors qu'il sera directement impacté, imposer un bruit extrême et continu, dépôts de déchets devant chez lui, stationnement de véhicule devant son entrée ; s'il s'agit d'un adolescent, sa chambre n'est plus un refuge car il est privé de son intimité, la pièce appartient au narcissique et tout ce qui s'y trouve (comportement invasif)... Les exemples de ce genre sont infinis. Les règles de savoir-vivre n'existe pas, et si le bouc émissaire se met en colère c'est qu'il a mauvais caractère ou qu'il n'aime pas sa famille.

  • Triangulation et manipulation relationnelle : « monter tout le monde contre le non-narcissique » est une stratégie classique de "coalition défensive". La personne crée des alliances temporaires en distillant des demi-vérités, des rumeurs ou des victimisations pour isoler la cible (scapegoating). Cela renforce son pouvoir tout en évitant le conflit direct. Se victimiser pour susciter la compassion en évitant d'assumer la responsabilité de ses actes lui permet de recevoir le soutien émotionnel indispensable contre celui à qui elle attribue la responsabilité. Le narcissique cherchera aussi à copier ce qu'il envie chez le bouc émissaire, mais cela ne restera qu'une façade et il le sait trop bien, ce qui ne fera qu'alimenter sa haine. 

Ces comportements s’inscrivent souvent dans un "trouble de la personnalité narcissique" (grandiosité, sentiment constant de supériorité, besoin d’admiration, exploitation interpersonnelle, manque d’empathie) ou dans une forme plus sévère appelée "narcissisme malin" (associant traits narcissiques + antisocial + paranoïaques). On peut aussi retrouver des traits "antisociaux" (absence de remords, cruauté, la personne peut crier des grossièretés en écoutant les informations, s'oppose à toute autorité, dévalorise les gens honnêtes, admire les malhonnêtes, protège rigidement la « structure de la famille », impose ses vues...) ou "paranoïaques" (perception des autres comme menaçants).


2. Origines possibles (facteurs étiologiques)

- Traumatismes précoces non résolus (souvent négligence émotionnelle ou au contraire survalorisation paradoxale). 

Exemple d'une mère et de ses deux enfants. Le 1er a été survalorisé. Tout ce qu'il fait de banal est parfait, extraordinaire, et ce qu'il fait de mal est minimisé voire ignoré. Le 2e est dévalorisé alors qu'il ne ment pas, ne triche pas, essaie d'agir honnêtement... Le 1er développe une personnalité narcissique. Le 2e devient le bouc émissaire qui permettra au 1er de garder sa place. 

- Attachement désorganisé ou évitant.

- Parfois une "vulnérabilité narcissique fragile" : derrière la toute-puissance apparente se cache une fragilité extrême (effondrement narcissique si le contrôle est perdu).

- Facteurs neurobiologiques ou génétiques peuvent jouer un rôle, mais l’environnement familial reste déterminant.

Exemple d'une famille où le père présente des signes d'un trouble de la personnalité narcissique "antisociale", les enfants développent le même comportement toxique, et l'un des petits enfants développe un trouble narcissique plus profond, de forme maligne, devenant la tête de ce système familiale tyrannique. 


3. Conséquences sur les victimes (effets psychologiques et psychiatriques)

L’atmosphère de terreur chronique crée souvent chez les autres membres :

- Trouble de stress post-traumatique complexe.

- Anxiété généralisée, dépression, troubles dissociatifs.

- Syndrome de la victime de violence psychologique (baisse d’estime de soi, confusion identitaire, culpabilité).

- Chez les enfants : troubles de l’attachement, hypervigilance, ou au contraire soumission totale (« enfant parentifié » ou « enfant "scapegoat" »).


4. Différentiel important à considérer

Ce tableau peut aussi correspondre à :

- Un "trouble délirant" (paranoïaque) si les perceptions de menace sont franchement délirantes.

La personne en vient à tellement déformer la réalité, les propos, inventer de mauvaises intentions... que les réactions en deviennent délirantes. 

- Une "décompensation d’un trouble de l'humeur" (ex. : manie ou dépression mélancolique avec irritabilité).

- Une "personnalité borderline" avec forte composante narcissique (rage intense + peur d’abandon).

- Ou simplement un "style éducatif tyrannique" culturellement renforcé (sans trouble de la personnalité avéré).

Seul un bilan clinique complet permet de trancher.


Pourquoi les narcissiques (ou personnes avec forts traits narcissiques) se solidarisent souvent contre « celle qui ne l’est pas » ?

Ce phénomène est très classique dans les "familles narcissiques" ou les groupes toxiques. La personne « qui ne l’est pas » (souvent empathique, honnête, sensible aux autres, ou simplement celle qui dit la vérité) devient une "menace existentielle" pour le système. Voici les mécanismes principaux :


1. Protection de l’image collective et du déni partagé

Les narcissiques construisent leur équilibre psychique sur une "fausse réalité" : « Nous sommes une famille parfaite/ supérieure/ victime des autres ». Toute personne qui remet en question cette façade (par exemple en disant une vérité sur les dysfonctionnements, les abus, les mensonges ou même sur des sujets « sacrés » comme la structure familiale) risque de faire éclater le déni.  

Résultat : le groupe se referme comme une huître. Ils font front commun pour discréditer, isoler ou attaquer celui qui « casse l’image ». C’est une défense collective contre l’angoisse de voir leur propre vide ou leurs failles exposées.


2. Le rôle du bouc émissaire ("scapegoat")  

Dans les familles narcissiques, il y a souvent un « désigné » qui porte tous les problèmes : le "truth-teller" (celui qui dit la vérité). Les autres (narcissiques ou co-dépendants) se solidarisent pour maintenir l’équilibre malsain.  

- Cela permet d’éviter toute remise en question personnelle.  

- Cela renforce leur sentiment de supériorité collective (« Nous sommes unis contre le fou/le méchant/le traître »).  

- La personne non-narcissique est perçue comme dangereuse car elle a de l’empathie réelle, voit les manipulations et refuse souvent de jouer le jeu de la domination ou du silence.


3. Mécanismes de défense partagés  

- Clivage (« tout blanc ou tout noir ») : soit tu es avec nous (et tu valides notre version), soit tu es contre nous (et tu deviens l’ennemi).  

- Projection : ils attribuent à la personne non-narcissique tous les défauts qu’ils ne supportent pas chez eux (égoïsme, méchanceté, instabilité…).  

Ils peuvent aussi vous accuser d'une chose qu'ils ont eux-mêmes initiée : ex. ils vous pousseront à boire au quotidien et colporteront que vous êtes alcoolique. 

- Triangulation et "flying monkeys" : le narcissique principal recrute les autres (frères/sœurs, conjoint, amis) pour faire le sale boulot (piques, moqueries, exclusion, rumeurs). Même s’ils ne sont pas tous narcissiques purs, beaucoup participent par peur, loyauté toxique, ou pour garder leur place dans le système.


4. Reconnaissance mutuelle et intérêt commun  

Les narcissiques se repèrent souvent entre eux (ils parlent le même langage : vantardise, dévalorisation des autres, admiration pour la force ou la transgression). Ils peuvent s’allier temporairement car ils partagent le même besoin de contrôle, de supériorité et d’évitement de la vulnérabilité. Contre une personne empathique ou authentique, ils trouvent un ennemi commun qui les unit et leur donne un sentiment de puissance.


5. Peur profonde de l'abandon et de l'effondrement

Derrière la solidarité apparente, il y a souvent une terreur : si le « non-narcissique » a raison, alors tout le système s’effondre (image de la famille idéale, justifications des comportements abusifs, etc.). Ils préfèrent sacrifier une personne plutôt que d’affronter leur propre souffrance ou leur vide intérieur.


Ce que cela signifie concrètement pour la victime. 

- Ce n’est "pas" parce que elle est « folle », « trop sensible » ou « méchante ». C’est une réaction prévisible du système dysfonctionnel pour se protéger.  

- La solidarité des narcissiques entre eux est souvent fragile : entre vrais narcissiques, il y a aussi beaucoup de rivalité et de trahisons potentielles (ils se tolèrent tant qu’ils servent mutuellement leur ego). 
Généralement, vous les entendrez toujours s'encenser les uns les autres. 

Exemple : un trio infernal de narcissiques se brise lorsque le 3e finit par rabaisser violemment le 2e qui ne lui est plus d'aucune utilité. Le 1er monte au creno pour défendre le 2e et chasse le 3e qui ne respecte plus le pacte conclu. Le 3e n'est plus encensé dans le cercle social par les deux narcissiques restants qui se chargent de lui faire une mauvaise réputation en insistant sur le fait qu'ils ont été trompés. Le 3e narcissique n'a pourtant absolument pas changé. Il a simplement décidé de ne plus servir l'ego du narcissique faiblissant.

- La personne qui n’est pas narcissique est souvent celle qui a le plus de potentiel de guérison ou de sortie du système… ce qui explique pourquoi elle est visée si violemment.


En résumé : ils se solidarisent parce que le « non-narcissique » représente la "vérité" qu’ils refusent de voir. C’est une alliance défensive pour préserver leur bulle de déni, leur pouvoir et leur image collective. Ce n’est pas de la vraie solidarité (basée sur l’amour ou le respect), mais une coalition opportuniste contre une menace perçue.


Si cela se passe dans votre famille ou votre entourage proche, poser des limites claires (ou une distance protectrice) est souvent nécessaire. Beaucoup de personnes dans cette position finissent par se reconstruire en thérapie individuelle, loin du système qui les invalidait.


Au sein des paroisses, ces familles toxiques opèrent selon le même système. Ce qu'elles font dans le cadre familiale, elle le reproduisent à l'église. Si la famille fréquente la même paroisse, le bouc émissaire de la sphère privée devient aussi le bouc émissaire de l'église. Cela démarre par de la calomnie auprès des prêtres et des autres fidèles. Les prêtres commencent alors à soupçonner ce fidèle qui pourtant se montre de bonne volonté, fervent, etc. Ils commencent à douter et à changer de comportement envers lui. Le regard des autres fidèles aussi change donnant la sensation au bouc émissaire d'avoir fait quelque chose de mal. Il y a alors un rejet général. Le bouc émissaire a l'impression d'être maudit à chaque visite à l'église. Le curé, un ou deux fidèles peuvent ne pas être dupes mais ils seront aussi dénigrés ou évincés. Lorsque les prêtres qui ont douté commencent à comprendre que les accusations sont fausses, le mal est allé trop loin et malgré les preuves, leur comportement reste affecté par la calomnie. "Mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose", disait Voltaire. 

Le rôle des prêtres est d'arrêter les calomnies et de protéger les persécutés. Laisser ces personnages narcissiques prendre le pouvoir dans les paroisses sous prétexte qu'ils font des dons, que leur orgueil est utile pour leur déléguer gratuitement les tâches de la paroisse ou que l'on craint pour sa propre réputation, ne servira qu'à faire fuir les bons catholiques. C'est facile d'écraser des fidèles qui cherchent à appliquer l'Évangile, plus difficile de tenir tête à ceux qui ne l'appliquent qu'en façade mais qui font mine d'être irréprochables. Cet environnement toxique qu'ils entretiennent chez eux, ils le recréeront dans l’Église. L'ensemble des fidèles guidés par ces personnes malignes, en viennent à persécuter un innocent, persuadés de combattre un mal. Nul n'est au-dessus du Maître. Mais les catholiques ne devraient-ils pas enfin tirer les leçons de la Passion du Christ ? Le bouc émissaire n'a pas d'autre choix pour survivre que de quitter sa paroisse. Ce schéma est fréquent. Trop d'âmes appelées à la conversion tournent les talons une fois entrées dans l’Église à cause de ces comportements toxiques. Ce sont trop souvent ces mêmes personnes qui seront chargées d'accueillir le public ou de catéchiser... On ordonne des prêtres avec de graves troubles psychiatriques, des prêtres qui vivent selon l'esprit du monde... on accepte dans les séminaires des jeunes qui n'ont ni la vocation, ni l'amour de l'Évangile, ou instables, sous prétexte qu'il y a une crise des vocations, et on confie les clefs et l'accueil dans nos églises à des groupes toxiques. Que restera-t-il de notre Église et de notre foi ? Qu'adviendra-t-il de la foi de nos enfants ? 

Nous avons tous un jour entendu parler d'un frère, d'une fille partis subitement de la maison familiale sans se retourner, et on n'a tous été surpris du récit de ce fils au mauvais caractère, de cette sœur égoïste etc. Mais nous sommes-nous vraiment posé les bonnes questions ? Pourquoi ont-ils fui ? Étaient-ils réellement égoïstes ? N'avaient-ils pas de bonnes raisons ? N'étaient-ils pas le bouc émissaire de la famille ? 

Certains enfants nés dans ce système familiale ont fini par comprendre à l'âge adulte que les ennemis du parent narcissique dont ils ont entendu si souvent parler, avaient eu des raisons de s'opposer. Ils l'ont compris en devenant eux-mêmes le méchant de l'histoire. 

Dieu veille, et dans sa grande miséricorde, pour susciter la repentance et une vraie conversion, il enverra au narcissique les mêmes plaies qu'il a lui-même infligées au bouc émissaire. Mais surtout, il fera éclater la vérité. 

Il est grand temps que les prêtres soient formés à démasquer ces profils narcissiques afin que l'injustice cesse d'être reine au sein de nos paroisses.







mardi 14 avril 2020

L'Orgueil, ce cercle infernal




Nous souhaitons aborder ici certains aspects comportementaux causés par l'orgueil non combattu, à savoir ce que nous appellerons le trouble du monopole de la souffrance, et celui de l'intelligence « qui tourne en boucle ».

1er exemple. Il est des souffrances, des épreuves, que l'on a besoin de partager afin d'obtenir de l'aide, des prières, pour en sortir, pour mieux accepter, mieux les surmonter, les aimer, etc. Mais il est des malades (de l'âme plus que de corps) qui font de la souffrance leur propriété. Les personnes atteintes de ce mal peuvent aller jusqu'à répondre : « Tu souffres ? mais c'est sans importance à côté de ce que j'ai vécu, rien à côté de ce que je vis, n'en parlons plus, tu vas bien, c'est moi qui vais mal » ; ou d'autres, observant que vous souffrez davantage, se vexeront ou sembleront sans sentiments, comme des coquilles vides, et davantage se vexeront-elles si, entendant leurs plaintes, vous tentez de les rassurer, de les encourager plutôt que de les plaindre comme elles l'attendent, car elles veulent être seules à souffrir et que le monde les plaigne. Ce mal empêche les échanges de porter de bons fruits, et l'on ne peut, sur la durée, construire une relation saine et sainte avec ces âmes frappées d'aveuglement.

2e exemple. Un autre trouble parfois lié au premier, touche l'intelligence. Une personne vous posera une question à laquelle vous répondrez volontiers et avec zèle, surtout lorsqu'il s'agit de foi. Elle sera intéressée, vous semblera comprendre. Mais le lendemain, cette personne renouvelle sa question comme si elle ne vous l'avait jamais posée auparavant. Oui, cette expérience désagréable et déstabilisante vous est familière. Étonné, vous recommencez tout de même l'exercice. Mais voilà qu'une semaine plus tard, cette personne vous pose une nouvelle fois la même question comme si vous ne vous étiez jamais entretenus sur ce sujet avant. Ce phénomène est de plus en plus répandu, et ni le temps, ni la prière, ne semblent venir à bout de ce mal spirituel quand il s'est installé. Il est donc impératif de travailler à l'arracher dès que nous en remarquons les premiers signes dans notre propre intelligence.

Ces deux sortes d'aveuglements sont formés par l'attachement à sa réputation, l'habitude de la désobéissance, le désir d'être reconnu socialement, l'amour-propre, et ce que l'on appelle la malhonnêteté intellectuelle, en bref, l'orgueil non combattu. Deux comportements « infernaux » face auxquels nous sommes contraints à la retraite, car l'emprise du démon a rendu le terrain infertile.

Prions le Chapelet ou le Rosaire ; disons le grand exorcisme de Léon XIII ; ayons le courage de faire pénitence pour ces esprits troublés, aveuglés. Peut-être est-ce là la solution. Espérons que dénoncer ici ces maux spirituels affaiblira les forces de satan, et permettra à ces âmes, à ces intelligences endommagées de trouver une issue salvatrice en ce saint Temps de Pâques ; Temps durant lequel l’Église appelle chacun de nous à la conversion.


« Vous avez prié, disait M. Vianney à un curé qui se plaignait à lui de ne pouvoir changer le cœur de ses paroissiens, vous avez prié, vous avez pleuré, vous avez gémi, vous avez soupiré ; mais avez-vous jeûné, avez-vous veillé, avez-vous couché sur la dure, vous êtes-vous donné la discipline ? Tant que vous n'en serez pas venu là, ne croyez pas avoir tout fait ! » (Esprit du Saint Curé d'Ars)



Reportez-vous à Prière d'une âme qui veut se détacher des vaines affections, De quelle manière on doit aider les personnes faibles, par le R.-P. Jean-Joseph SurinAveuglement de l'hommeRemèdes à l'amour-propre, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Des maladies de l'âme, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Méditation sur l’aveuglement de la Conscience, Que c'est une chose dangereuse que de résister au Saint-Esprit, Catéchisme du Saint Curé d'Ars : Sur l'orgueil, Méditation sur les effets de l'orgueil, Prière pour demander la victoire sur ses passions, Méditation sur la résistance aux vérités de la Foi, Prière de Sainte Thérèse d'Avila pour la conversion des pécheurs obstinés, Prière pour demander l'humilité, Prière pour obtenir l'humilité, l'exemple de Saint Robert Bellarmin et de Saint Ignace, et comment acquérir cette vertu, Méditation sur les avantages de l'humilité Chrétienne, De l'amour du Père Surin pour l'humilité, dans l'union avec Notre-Seigneur Jésus-Christ, Méditation sur l'ambition, Le Saint Curé d'Ars dans sa conversation : Humilité de M. Vianney, Prière pour demander l'humilité, De la merveilleuse humilité du séraphique saint François, Litanies de l'humilité, Méditation sur l'humilité des Saints, Méditation sur la pratique de l'humilité Chrétienne, Bien choisir le sujet sur lequel on doit faire l’examen particulier, Méditation sur la gloire du monde, Méditation sur la passion dominante, et Méditation sur les moyens de connaître les passions dominantes.










dimanche 22 décembre 2019

Transmission de la sorcellerie


Sorcière (détail d'une estampe)


Témoignage rapporté par des parties concernées :

Une mère, divorcée, commerçant assidument avec le démon, par diverses pratiques occultes, converse quotidiennement avec des « ombres ». Voici que ses deux filles, à l'approche de l'adolescence, commencent à voir des ombres et à converser avec elles. Les deux jeunes filles les considèrent comme des « amis » qui les assistent et les enseignent. Ce fut d'abord l'aînée, puis la plus jeune. Cette dernière trouve naturel, assise au banc d'un parc, de s'adresser à cette ombre qui l'accompagne partout et la protège. Ces démons sous l'apparence d'ombres, vont les éduquer à la sorcellerie tout comme ils l'ont fait pour leur mère, et avec le concours de celle-ci. Par quoi ces ombres ont-elles commencé ? Par leur inculquer la nécessité de la vengeance et les moyens de se venger devant tous les affronts qu'elles subiront de la part des hommes. Ce désir de vengeance sera la base de leur apprentissage : elles pourront bientôt jeter des sorts. Le fils quant à lui semble ne pas avoir reçu en lègue ce germe de la sorcellerie. Mais qu'adviendra-t-il de lui dans cette atmosphère ? Le père divorcé subit toujours l'emprise de la sorcellerie par cette femme. Il ne réussit pas à sortir de la précarité ni à se détacher de son (ex)épouse qui garde une certaine influence sur lui, celui-ci ne pouvant s'empêcher de la consulter, cherchant encore à boire le poison qui l'a rendu infirme.
Les personnes ensorcelées parviennent toujours difficilement à prendre des distances avec les responsables du maléfice qui les touche. C'est pourquoi bon nombre s'enfoncent dans leurs misères, et parfois tombent dans la folie. Nul ne peut guérir de ses brûlures s'il ne retire la main du feu.

Des témoignages de ce genre, vous n'aurez pas à chercher longtemps pour en récolter. Mais il y en a qui ont des yeux et qui ne voient pas, des oreilles et qui n'entendent pas.


« Mais l'expérience, elle, nous apprend que toujours les filles des sorcières sont soupçonnées de pratiques du même genre, comme imitatrices des crimes maternels ; et en vérité c'est toute la progéniture qui est infectée. La raison de cela et de tout ce qui précède, c'est qu'en vertu du pacte avec le démon elles doivent tout faire pour assurer une survivance et l'augmentation de leur (troupe) perfide. Comment en effet pourrait-il se faire, comme on le voit trop souvent, que des filles impubères de huit à dix ans soulèvent des tempêtes et des orages, sinon pour avoir été consacrées tout enfant au diable par leur mère dans une offrande sacrilège ? Des enfants ne pourraient pas faire d'elles-mêmes ces choses, qui supposent un reniement de la foi comme chez les sorcières adultes : elles n'ont peut-être pas encore la connaissance d'un seul article de la foi. Voici un exemple parmi les faits de ce genre : dans le duché de Souabe, un homme de la campagne avait décidé d'aller aux champs avec sa petite fille à peine âgée de huit ans afin de voir les moissons ; et devant la sécheresse de la terre, en lui-même, il commençait à souhaiter la pluie, disant : Hélas ! quand viendra cette pluie ! La petite fille entendant les paroles du père lui dit avec toute la simplicité de son cœur : père, si tu veux de la pluie, je vais faire qu'elle vienne tout de suite. Mais le père : Comment ? Tu sais faire venir la pluie ? La fille répondit : Mais oui ! je sais non seulement faire venir la pluie, mais aussi la grêle et la tempête ! Le père demanda : Qui t'a appris ? Elle répondit : Ma mère ; et elle m'ordonna de ne le dire à personne. Le père demanda encore : Et comment elle te l'a appris ? Réponse : Elle me conduisit à un maître qui à toute heure est là pour répondre à toutes mes demandes. (...) Le père à nouveau terrifié demanda si elle pouvait à cette heure soulever une tempête. La petite : Oui, je le ferai si j'ai un petit peu d'eau. Alors le père conduisit sa fille par la main vers le torrent : Vas-y, dit-il, mais seulement sur notre champ. La petite alors mit la main dans l'eau et au nom de son maître, selon l'enseignement de sa mère, elle la remua. Et voilà que la pluie se mit à tomber seulement sur le champ. (...) Quand la fille l'eut fait à nouveau, le père convaincu par expérience, s'en fut accuser sa femme devant le juge. La femme fut arrêtée (...) ; La petite fut réconciliée, consacrée à Dieu et par la suite elle fut incapable de refaire pareilles choses. » (Le Marteau des Sorcières, par Henry Institoris et Jacques Sprenger, Inquisiteurs délégués par le Pape Innocent VIII)



Reportez-vous à Summis desiderantes affectibus, Bulle apostolique du Pape Innocent VIII, contre l'hérésie des sorcières, Halloween, fête satanique ou comment inciter vos enfants à glorifier les ténèbres, Les démons incubes appelés familièrement « Maris de nuit », Exorcisme de Saint François de Sales pour les époux dont la fécondité du mariage est entravée par le démon ou par des maléfices, Saint Philippe Benizi, invoqué pour préserver les enfants des maléfices, Vie de Saint Cyprien et Sainte Justine, Martyrs à Nicomédie, et Exorcisme de Saint Cyprien contre les maléfices, Satan veut déformer l'homme, afin d'effacer en lui l'image de Dieu, et le façonner à sa propre image, Comment Satan a égaré l’humanité dans ses voies, après lui avoir fait perdre la connaissance du vrai Dieu : magie naturelle, magie noire, idolâtrie, divination, mystères et sociétés secrètes, Sur le magnétisme, Mediums et faux exorcistes : disciples de Satan, État religieux et moral de l'univers au temps de l'établissement du Christianisme, Les efforts incessants de Satan pour se reformer une Cité, Prière pour casser toute magie et affaiblir les forces sataniques, Neuvaine de protection contre les attaques de magie, Culte de la pierre, de l'arbre, et de la source : traditions et origines magiques de ces dieux (1/4), L'existence du surnaturel et du surhumain, Résultats du spiritisme : la folie et le suicide - Dernier obstacle à l'envahissement satanique : la papauté, La terre se couvrit de ronces et d'épines, Méditation transcendantale, hypnose... et forces démoniaques, et La communication de Satan avec l'homme, un dogme de foi aussi certain que l'Incarnation.














lundi 27 juillet 2015

Rencontrer le Christ, c'est changer de vie



Ne pensez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre : je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive. Oui, je suis venu séparer l’homme de son père, la fille de sa mère, la belle-fille de sa belle-mère : on aura pour ennemis les gens de sa propre maison. Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n’est pas digne de moi. Qui a trouvé sa vie la perdra ; qui a perdu sa vie à cause de moi la gardera. Qui vous accueille m’accueille ; et qui m’accueille accueille Celui qui m’a envoyé
. (Mt 10, 34-40)


Jésus arrive au sommet du Calvaire - Gustave Doré

Il est particulièrement difficile pour un converti à l'amour de Jésus-Christ de vivre en ce monde. Surtout, il est impossible à celui qui a été touché par Jésus-Christ de vivre dans son ancienne vie quand celle-ci n'est pas en accord avec la Parole de Dieu. Un converti qui a ressenti la pureté de l'amour du Dieu vivant change de vie s'il veut être fidèle à Notre Seigneur.
Il fera de lui-même le choix de rompre avec ses relations passées. 



Car un converti se trouvera en face de plusieurs problèmes :

*
Sa conversion ne sera pas comprise, et ses relations porteront sur lui un jugement parfois allant jusqu'au manque de respect par des propos contre Dieu (blasphèmes). Ce qui est très éprouvant, car c'est comme si l'on insultait l'amour de votre vie, la mère qui vous a enfanté. Et donc, peu à peu, chaque rencontre avec ces personnes sera assimilée à une offense, à une infidélité à l'Amour, chaque rencontre sera perçue comme une acceptation du mal.
* Ces relations, elles, ne changeront pas de comportement et continueront à se vautrer dans le mal et le monde en tentant toujours de vous tirer, vous, converti, vers le bas, vers l'Enfer, puisqu'elles considèrent que vous vous êtes perdu en chemin, que vous avez perdu la tête, ou que vous êtes tombé dans une secte.
(Le plus merveilleux serait que tous vous entendent...)

Vous constaterez malheureusement qu'aucune relation n'est plus possible, car vos chemins sont complètement opposés. Vous avez cessé de suivre le Monde. Eux, non. Et quoi que vous disiez, leur comportement ne change pas. Ce n'est pas parce que vous avez rencontré le Christ que les gens de votre maison vont changer avec vous, soyez-en prévenus. La conversion de chacun appartient à Jésus-Christ. Priez pour que leurs cœurs s'ouvrent.

« J'avais un ami qui passait son temps chez les médiums, magnétiseurs, guérisseurs, cartomanciens, etc. C'était quelqu'un qui se jetait à corps perdu dans l'ésotérisme et qui pratiquait la radiesthésie. Il savait très bien ce que je pensais de ces pratiques, et  j'ai beau lui avoir expliqué le danger que cela représentait, il se croyait tout puissant et ne prenait pas en considération ce que je lui disais. Alors, j'ai fini par lui dire que je ne voulais plus entendre parler de cela, mais c'était plus fort que lui, il remettait toujours l'ésotérisme et les phénomènes occultes dont il était témoin sur le tapis, content de lui, malgré tout ce que j'avais pu lui dire sur les manœuvres de Satan. J'ai dû couper les ponts avec lui, j'en étais obligé pour le salut de mon âme. Je subissais moi-même des attaques démoniaques, plus encore au contact de cet ami. »

Ne craignez pas ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l’âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne l’âme aussi bien que le corps. (Mt 10, 28)


Certaines personnes peuvent être non-croyantes, mais se comporter de manière respectueuse (envers ceux qui croient) et altruiste au quotidien. Nous ne parlons bien sûr pas ici de ce cas de figure, il n'y a aucun danger à côtoyer des gens respectueux et moralement bons. Nous parlons de ceux qui ont un comportement rédhibitoire, voire démoniaque (et qui refusent votre aide, considérant qu'ils sont eux sur le bon chemin).

« Plus on veut avancer dans le domaine spirituel, plus la vie présente devient pesante, parce qu'on voit plus clairement combien la nature humaine est corrompue et aveuglée.
Manger, boire, veiller, dormir, se reposer, travailler, être assujetti à toutes les lois de la nature, c'est vraiment une grande misère et affliction pour un homme qui voudrait vivre dégagé de ses liens terrestres et au-dessus de toute faute.
L'homme juste porte en ce monde les nécessités de son corps comme un poids. Et c'est pourquoi le prophète supplie d'en être affranchi, disant : Seigneur, délivrez-moi de mes nécessités (Ps 24, 17).
Malheur à ceux qui ne connaissent pas leur misère ! Et malheur surtout à ceux qui aiment cette vie périssable ! Car il y en a qui l'embrassent aussi éperdument que s'ils devaient toujours vivre ici-bas, et ne s'inquiètent nullement du royaume de Dieu. » (L'IMITATION DE JÉSUS CHRIST)


Prions pour leur conversion !


Puisque le Christ a donc souffert dans la chair, vous aussi, armez-vous de la même pensée, à savoir : quiconque a souffert dans la chair en a fini avec le péché ;
alors, vous vivrez le temps qui reste à passer dans la chair, non plus selon les convoitises humaines mais selon la volonté de Dieu.
Il a assez duré, le temps passé à faire ce que veulent les gens des nations, quand vous vous laissiez aller aux débauches, aux convoitises, à l’ivrognerie, aux orgies, aux beuveries et aux cultes interdits des idoles.
À ce propos, ils trouvent étrange que vous ne couriez plus avec eux vers les mêmes débordements d’inconduite, et ils vous couvrent d’injures.
Ils auront des comptes à rendre à Celui qui se tient prêt à juger les vivants et les morts.
C’est pour cela que l’Évangile a été annoncé aussi aux morts, afin que, jugés selon les hommes dans la chair, ils vivent selon Dieu dans l’Esprit.
(1 Pierre 4, 1-6)


Mais avant tout cela, on portera la main sur vous et l’on vous persécutera ; on vous livrera aux synagogues et aux prisons, on vous fera comparaître devant des rois et des gouverneurs, à cause de mon nom. Cela vous amènera à rendre témoignage.
Mettez-vous donc dans l’esprit que vous n’avez pas à vous préoccuper de votre défense.
C’est moi qui vous donnerai un langage et une sagesse à laquelle tous vos adversaires ne pourront ni résister ni s’opposer.
Vous serez livrés même par vos parents, vos frères, votre famille et vos amis, et ils feront mettre à mort certains d’entre vous.
Vous serez détestés de tous, à cause de mon nom.
Mais pas un cheveu de votre tête ne sera perdu.
C’est par votre persévérance que vous garderez votre vie
. (Lc 21, 12-19)



Voici, je vous envoie comme des brebis au milieu des loups ; soyez donc prudents comme les serpents et simples comme les colombes. Et soyez en garde contre les hommes ; car ils vous livreront aux tribunaux et ils vous flagelleront dans leurs synagogues ; et vous serez menés même devant des gouverneurs et des rois, à cause de moi, pour leur être en témoignage, à eux et aux païens. Mais quand ils vous livreront, ne soyez point en souci de la manière dont vous parlerez ou de ce que vous direz ; car ce que vous aurez à dire vous sera donné à l'heure même, car ce n'est pas vous qui parlez ; mais c'est l'Esprit de votre Père qui parle en vous. Or un frère livrera son frère à la mort, et un père son enfant, et les enfants se soulèveront contre leurs parents et les feront mourir ; et vous serez haïs de tous à cause de mon nom ; mais celui qui aura persévéré jusqu'à la fin, celui-là sera sauvé. Or, quand ils vous persécuteront dans une ville, fuyez dans une autre ; car en vérité je vous le dis, vous n'aurez pas achevé de parcourir les villes d'Israël que le fils de l'homme sera venu. (Mt 10, 16-23)




Pratique : Pensez à recourir au Scapulaire vert pour la conversion de vos proches.



Écoutez 9 conseils pour avoir la foi en Dieu et devenir chrétien.



Reportez-vous à Méditation sur le délai de la conversion, Méditation pour le samedi de la quatrième semaine de Carême, J'ai rencontré le Christ - Témoignage, Ne vous inquiétez point où vous trouverez de quoi manger, Quiconque entend mes paroles et les pratique sera comparé à un homme sage qui a bâti sa maison sur la pierre, Degrés des vertus qu'on se propose d'acquérir et De la droiture et de la pureté d'intention que nous devons avoir dans toutes nos actions.