vendredi 31 janvier 2020

Sur la vérité, par le R.-P. Jean-Joseph Surin


Extrait de "L'Homme de Dieu, en la personne du R.-P. Jean-Joseph Surin" par H.-M. Boudon :


R.-P. Jean-Joseph Surin
Il est vrai que la grâce ne détruit pas notre raison ; au contraire, non seulement elle la cultive et la perfectionne, mais elle la relève de sa bassesse, pour lui faire entendre qu'avec toutes les forces de sa lumière naturelle, elle a besoin des plus vives clartés de la grâce pour ne pas s'égarer au milieu des ténèbres qui couvrent la meilleure partie de la terre, pour être et se tenir dans la vérité. « Pour moi, s'écrie le Serviteur de Dieu, je suis toujours résolu d'aller mon chemin qui est d'aller à la vérité. Hé ! quel moyen qu'un Chrétien qui est disciple de Jésus qui est la vérité, puisse se plaire ailleurs que dans la vérité. » Parlant d'une Dame qui était dans l'illusion de l'estime du monde, il dit : « Je ne puis avoir de complaisance qu'en la vérité. Où il n'y a point de vérité, il n'y a rien : Et si cette âme n'est dans la vérité, où est-elle ? elle ne fait que errer parmi les objets du monde. »



Reportez-vous à Du bon Directeur, par le R.-P. Jean-Joseph SurinRéflexions sur la nature et les forces des Démons, et sur l'économie du Royaume des ténèbres, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Des exercices de piété, par le R.-P. Jean-Joseph Surin : Quels sont les devoirs de piété dont il faut s'acquitter envers les Saints ?, Des exercices de piété, par le R.-P. Jean-Joseph Surin : Quels exercices de piété prescrivez-vous à l'honneur des Anges ?, De la vie parfaite, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Des exercices de piété, par le R.-P. Jean-Joseph Surin : Comment faut-il s'occuper des souffrances de Jésus-Christ ?, Des exercices de piété, par le R.-P. Jean-Joseph Surin : Comment faut-il s'exercer en ce qui regarde la Doctrine de Jésus-Christ ?, De la vie intérieure, et de la familiarité avec Jésus-Christ, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Jésus condamné à mort, Pilate lave ses mains, De la Mortification, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De l'amour du Père Surin pour la pauvreté, dans l'union avec Notre-Seigneur Jésus-Christ, De la présence de Dieu, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De l'homme intérieur, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Du renouvellement de l'esprit, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De l'activité naturelle, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Prière pour demander la grâce de connaître et d'accomplir la volonté de Dieu, Seigneur, que vous plaît-il que je fasse ?, Du Recueillement, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Du vrai Religieux, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Ce qui s'est observé dans un Ordre Religieux durant le premier siècle depuis son établissement, doit être regardé comme meilleur que tout ce qu'on peut inventer dans la suite, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De la vie mixte, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Des amitiés, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De la conversation, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Des Vertus, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De l'étude des Lettres, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Des Habits, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De la nourriture du corps, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Catéchisme spirituel de la Perfection Chrétienne, par le R.P. Jean-Joseph Surin (1), Catéchisme spirituel de la Perfection Chrétienne, par le R.P. Jean-Joseph Surin (2), De la vie illuminative, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De la réformation de la mémoire, par Le R.-P. Jean-Joseph Surin, Instruction pour les personnes qui entrent dans la voie d'Oraison, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Que les âmes lâches fassent tous leurs efforts pour acquérir la bonne volonté qui leur manque, De l'Oraison et de la Contemplation, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Simple et courte méthode d'oraison mentale, De l'Oraison, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De la Pénitence et de l'Oraison, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Pour bien faire l'oraison et pour en tirer le fruit qu'on a lieu d'en attendre, De la contemplation, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De quelques moyens de bien faire l'oraison mentale, Degrés des vertus qu'on se propose d'acquérir, Combien sont mal fondées les plaintes de ceux qui se disent incapables de méditer, En quoi consiste l'exercice de la présence de Dieu, Les voies du salut, De l'amour du Père Surin pour l'humilité, dans l'union avec Notre-Seigneur Jésus-Christ, De l'amour étonnant du Père Surin pour l'abjection, dans l'union avec Notre-Seigneur Jésus-Christ, De l'amour admirable du Père Surin pour les souffrances, dans l'union avec Notre-Seigneur Jésus-Christ, De l'imagination de l'homme, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De la réformation de l'entendement, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De la réformation de la colère, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De la vie Purgative, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, En quoi consiste la perfection chrétienne : pour l'acquérir il faut combattre, et pour sortir victorieux de ce combat, quatre choses sont nécessaires, De la sècheresse dans l'oraison, Du devoir des Veuves, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Ce qu'est l'oraison mentale, par le R.P. D. Laurent Scupoli, Clerc Régulier Théatin, Méditation sur la nécessité des progrès dans la vertu, De la Réduction des Hérétiques, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De la réformation de l'Amour, de la Haine, du Désir et de l'Aversion, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De quelques moyens de bien faire l'oraison mentale, Pour la direction et la progression spirituelles : Quel chrétien êtes-vous ?, Le souvenir de nos péchés est un moyen propre pour nous aider à supporter avec résignation, toutes les afflictions que Dieu nous envoie, Avis pour la lecture spirituelle, Histoire de la possession des Ursulines de Loudun, et des peines du Père Surin (1/4), Histoire de la possession des Ursulines de Loudun, et des peines du Père Surin (2/4), Histoire de la possession des Ursulines de Loudun, et des peines du Père Surin (3/4), et Histoire de la possession des Ursulines de Loudun, et des peines du Père Surin (4/4).














jeudi 30 janvier 2020

Des secours qu'il faut donner au Peuple dans les Missions, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, et prière pour les Missions


Extrait du CATÉCHISME SPIRITUEL DE LA PERFECTION CHRÉTIENNE, TOME II, Composé par le R. P. J. J. SURIN, de la Compagnie de Jésus :


Saint François-Xavier baptisant les indiens


Des secours qu'il faut donner au Peuple dans les Missions



Quels sont ces secours ?

Il y en a trois, dont le premier regarde l'extérieur ; le second, l'intérieur ; et le troisième, l'ordre qu'on doit observer.


Qu'entendez-vous par l'extérieur ?

L'ornement des églises, le chant, et la distribution des Images, Chapelets, et autres petits présents de piété.


Qu'y a-t-il à observer touchant l'ornement des églises ?

Il ne faut rien oublier pour qu'elles soient magnifiquement parées durant tout le temps de la Mission, afin que cet appareil extraordinaire et cet éclat extérieur frappe les yeux du peuple, lui donne une grande idée de notre sainte Religion, et le rende assidu au Sermon et aux exercices de piété. On ne saurait trop louer la pratique de quelques Missionnaires, qui font porter avec eux des meubles précieux, des tableaux, des vases et autres ornements, pour suppléer à la pauvreté des églises de la campagne.


À quoi sert le chant dans les Missions ?

Rien ne contribue plus au succès qu'on se propose, que d'avoir des Cantiques spirituels, où les Mystères de la Foi et les devoirs du Chrétien soient clairement expliqués en langue vulgaire, afin que le peuple, en les entendant chanter, les apprenne volontiers, les retienne aisément par cœur, et s'y affectionne. On peut aussi par ce moyen abolir l'usage des chansons profanes et déshonnêtes.


Que dites-vous de la distribution des Images, Chapelets, etc. ?

On n'en saurait trop avoir, pour les distribuer avec largesse, afin d'attiser le peuple aux instructions par cette libéralité, et afin de leur rendre ces instructions plus sensibles, en les exposant à leurs yeux par le moyen de ces mages. Il serait à souhaiter que ces objets de piété fussent d'une matière assez solide pour pouvoir être conservés longtemps ; parce qu'ils servent à rafraîchir la mémoire des instructions qu'on a données, et des saintes résolutions qu'on a formées.


Quels sont les secours qui regardent l'intérieur ?

Ce sont les instructions solides, et les Prédications pathétiques.


Quelles matières doit-on traiter dans ces prédications ?

Les grandes vérités de la Foi, dont les Saints se sont servis en tout temps, lorsqu'ils ont voulu retirer les hommes du vice, et les ramener à la pratique de la vertu. Toutes ces vérités sont renfermées dans ce passage de saint Paul, qui seul peut fournir toutes les matières qu'on doit traiter dans les Missions : Voici l'heure de sortir de l'assoupissement où nous sommes, parce que le salut est plus près, que lorsque nous avons reçu la Foi. La nuit a duré jusqu'ici ; le jour va paraître. Laissons donc là les œuvres de ténèbres, et revêtons-nous des armes de lumière. Marchons avec bienséance, comme on le fait pendant le jour ; loin de la débauche et de l'ivrognerie, des sales plaisirs, et des impudicités, des dissensions et des jalousies ; mais revêtez-vous de J. C. N. S.


Liste des matières qu'on doit traiter dans les Missions

En supposant que ces matières sont toutes contenues dans le passage de saint Paul, que nous venons de citer ; on peut prendre pour sujet du premier Sermon, ces deux premières paroles : Voici l'heure. Après avoir dit que les Prédicateurs sont comme des trompettes, dont Dieu se sert pour réveiller les hommes, ensevelis dans le sommeil du péché, selon qu'il est écrit : Criez sans cesse, faites retentir votre voix comme une trompette ; il faut ajouter qu'ils adressent la parole aux personnes de tout âge et de toute condition ; que ce qu'ils viennent leur dire, c'est que l'heure de faire pénitence est venue, et qu'il ne faut point différer ; parce que plus on diffère, plus on perd, plus la difficulté est grande. Ce qu'on perd en différant, c'est le temps, l'occasion et la grâce. Ce qui augmente la difficulté, ce sont les nouvelles habitudes que l'on contracte, les anciennes qui se fortifient, et le désespoir, qui est le sort ordinaire de ceux qui ont trop attendu.
Au second sermon, après leur avoir dit, que l'heure est venue de sortir de leur assoupissement ; on pourra comparer la vie des mondains à un sommeil. 1. Parce qu'ils sont insensibles sur l'affaire de leur salut. 2. Parce que les plaisirs et les différentes passions qui les aveuglent, leur font en effet passer la vie comme dans les illusions d'un songe, et qu'ils doivent craindre le sort de ces hommes dont parle David, lesquels s'étant endormis du sommeil de la mort, n'ont rien trouvé dans leurs mains, lorsqu'ils se sont éveillés.
Dans le troisième sermon, il faut leur expliquer ce que c'est que se réveiller et se lever. C'est dissiper son sommeil, sortir du lit, aller à ses occupations. Et pareillement se convertir, c'est faire des efforts pour sortir du sommeil de ses péchés ; c'est renoncer à sa vie passée, pour en commencer une nouvelle.
Dans le quatrième sermon, sur ces paroles, le salut est plus près que lorsque nous avons reçu la Foi, il faudra prêcher de la mort, sur laquelle il y a trois réflexions à faire. La première, que la mort est assurée. La seconde, qu'elle est incertaine, et souvent trompeuse, comme elle l'a été pour Bathasar, pour Holopherne, et pour plusieurs autres. La troisième, que les suites en sont terribles, puisqu'elle doit décider de notre sort pour l'éternité.
Les mêmes paroles signifient encore, que le jugement de Dieu approche, et que les pécheurs avancent à grands pas vers l'Enfer. Dans le sermon du Jugement, il faut considérer le terrible compte qu'on y doit rendre du mal qu'on y a commis, du bien qu'on n'a pas fait et qu'on devait faire ; des talents et des grâces qu'on a reçues. Dans le sermon de l'Enfer, qui est le sixième, il faut insister sur la privation de Dieu, sur le feu et les autres tourments, et sur l'éternité des peines.
Le septième sermon sera fondé sur ces paroles : La nuit a duré jusqu'ici, le jour va paraître. Sur quoi on peut dire , que l'état de péché est semblable à la nuit et aux ténèbres. Premièrement parce que les pécheurs sont privés de la grâce habituelle, et de plusieurs secours actuels, que Dieu leur refuse, comme ils en conviennent eux-mêmes dans le Livre de la Sagesse : La lumière de justice n'a point lui pour nous, et le soleil de l'intelligence ne s'est point levé sur nous. Secondement, comme pendant la nuit on ne sait où l'on va, qu'on est toujours en danger de s'égarer et de périr par quelque chute ; celui qui est en péché mortel, accumule faute sur faute, et tout lui est occasion d'offenser Dieu. Troisièmement, comme pendant la nuit le malade sent mieux ses maux ; que le voyageur ne sait que devenir : de même en l'état de péché, les pertes de bien, les maladies, toutes les afflictions sont très-sensibles et presque désespérantes.
Ces dernières paroles, le jour va paraître, peuvent faire le sujet du huitième sermon, où l'on fera sentir la différence qu'il y a entre l'état de grâce et celui de péché. Cette différence consiste, 1. en ce que dans l'état de grâce, on marche sûrement à la faveur de la lumière, on connait ses devoirs, et on reçoit de Dieu la force pour les remplir. 2. En ce que Dieu tourne toutes choses à l'avantage de ses enfants, et qu'il les fait croître de plus en plus en grâce et en mérite. 3. En ce que tout, jusqu'aux maux et aux afflictions de la vie, les porte à aimer Dieu, et contribue à leur salut.
Le neuvième sermon sera sur ces paroles : Laissons donc là les œuvres de ténèbres, et revêtons-nous des armes de lumières, etc. C'est ce qu'on fait en s'approchant du Sacrement de Pénitence, sur lequel on pourrait faire trois discours. Le premier, sur l'intégrité de la Confession ; le second, sur la sincérité de la Contrition ; et le troisième, sur la fidélité et l'exactitude dans la satisfaction. Si le temps ne permet pas d'embrasser une si ample matière, il faut du moins insister sur la nécessité de faire une confession entière, d'avoir une véritable contrition, et de travailler à l'amendement de la vie.
Dans le dixième, sur ces paroles : Loin de la débauche et de l'ivrognerie ; on peut prêcher contre l'intempérance, et dire qu'elle rend l'homme semblable à la bête, c'est-à-dire, esclave des sens ; qu'elle entretient tous les autres vices ; qu'elle porte en particulier à la volupté.
Dans le onzième, à l'occasion de ces paroles : Loin des sales plaisirs et des impudicités ; on peut parler contre l'impureté, et faire voir que ce qui entretient ce vice, ce sont les occasions où l'on s'engage, la liberté qu'on donne à ses sens, et les parures immodestes des femmes, contre lesquelles il faut invectiver.
Le sujet du douzième sermon est dans les paroles suivantes : Loin des dissensions, des jalousies, lesquelles donnent occasion de parler contre la haine, la colère et la vengeance. Ce sont des péchés fort communs ; il faut représenter vivement les maux qu'ils produisent. Le premier, est de détruire la charité ; le second est de troubler la paix, sans laquelle le Saint-Esprit ne saurait habiter avec nous ; le troisième, est de donner occasion à une infinité d'autres péchés. Il ne faut pas oublier de parler des procès, et des suites funestes qu'ils entraînent.
Sur les mêmes paroles, on peut dans le treizième sermon, parler des causes de la haine et de la vengeance, dont la première est l'orgueil, qui donne occasion au point d'honneur, et qui produit le ressentiment des injures ; la seconde, l'avarice, qui est la source des différends au sujet des biens temporels ; la troisième, l'envie et la jalousie que les hommes ont les uns contre les autres. En parlant de l'avarice, il ne faut pas oublier l'obligation de restituer, qui demande un discours entier. C'est en combattant toutes ces œuvres de ténèbres dont parle l'Apôtre, qu'on prépare le peuple à une bonne Confession.
Les dernières paroles, Revêtez-vous de Jésus-Christ Notre Seigneur, invitent à parler de la Communion, et des dispositions qu'elle demande, qui sont la pureté qu'on acquiert par la pénitence et par la douleur des péchés ; l'humilité, qui est fondée sur la considération de notre néant, et de la grandeur de celui qui vient à nous ; l'amour qui est si justement dû à un Dieu qui se donne par amour.
Dans le quinzième et les suivants, on peut parler des vertus et des bonnes œuvres qui disposent l'homme à se revêtir de Jésus-Christ. Les principes sont l'oraison, l'aumône et la charité envers le prochain, le jeune et la mortification, l'humilité et la patience. Il faut finir par la gloire céleste, qui doit être la récompense de ces vertus et de ces bonnes œuvres.
La brièveté qui convient à un Catéchisme, ne nous permet pas d'entrer dans un plus grand détail : nous croyons en avoir assez dit pour donner une idée nette des matières qu'on doit traiter dans les Missions : venons maintenant à l'ordre qu'on doit y observer.


Que demande l'ordre qu'on doit observer dans les Missions ?

Il demande qu'on ait égard aux lieux, aux personnes et aux emplois.


Comment faut-il avoir égard aux lieux ?

En choisissant quelque ville, ou quelque grosse bourgade qui soit comme le centre de la Mission, et d'où on puisse se répandre dans plusieurs Paroisses voisines, et prendre l'heure commode où le Peuple de la campagne puisse venir au sermon, sans que le travail en souffre.


En quoi faut-il avoir égard aux personnes ?

En pourvoyant à l'instruction de toute sorte d'âges, d'état et de condition. l'Apôtre des Indes dans ses Missions, outre la Prédication commune qu'il faisait chaque jour, faisait une instruction particulière pour les femmes portugaises, et un Catéchisme pour les enfants. Un des Missionnaires doit être chargé de les assembler une fois le jour, et de leur faire prononcer les formules de l'examen de conscience, de l'attende Contrition, de la préparation à la Communion, etc. Et par ce moyen la jeunesse au bout d'un mois se trouvera bien instruite.


Quel égard faut-il avoir aux emplois ?


Il faut les bien placer, pour éviter la confusion, et ne pas faire au commencement, ce qui doit être renvoyé à la fin. L'ordre demande qu'on commence par semer avant que de recueillir. On sème en instruisant les peuples, et en les touchant par la prédication ; et lorsqu'ils sont bien disposés, on recueille, en attendant les confessions, qui se font toujours mieux à la fin qu'au commencement. Si on s'appliquait d'abord à terminer les différends, on y trouverait de grandes oppositions, et on perdrait beaucoup de temps. Lorsqu'une fois les cœurs sont touchés, on les tourne comme on veut. Il est donc important de ne rien précipiter, et de choisir les temps propres aux différentes fonctions.


Prière pour les Missions


Très aimable Jésus, Notre Seigneur, au prix de votre Précieux Sang, vous avez racheté le monde : tournez vos regards miséricordieux vers ces pauvres hommes qui sont encore plongés dans les ténèbres de l'erreur. Faites resplendir sur eux la lumière de la vérité.
Multipliez, Seigneur, les Apôtres du Saint Évangile ; rendez leur zèle de plus en plus fervent, leurs fatigues de plus en plus fécondes. Faites que par leur travail, les infidèles vous connaissent ; qu'ils se convertissent à vous, leur Créateur et leur Rédempteur.
Hâtez, ô très aimable Sauveur, l'heureuse arrivée de votre règne sur la terre. Attirez tous les hommes à votre très divin cœur. Faites-les participer tous aux grands bienfaits de votre rédemption, dans la foi ici-bas et dans la vision bienheureuse au ciel. Ainsi soit-il.



Reportez-vous à Du bon Directeur, par le R.-P. Jean-Joseph SurinCantique de Saint Louis-Marie Grignion de Montfort, sur l'horreur du péché mortel, Cantique de Saint Louis-Marie Grignion de Montfort : Dieu sollicite la conversion du pécheur, Prière de Saint François Xavier, pour la conversion des infidèles et Cri des âmes pieuses pour demander à Dieu la conversion des pécheurs.














mercredi 29 janvier 2020

ABRÉGÉ DE LA VIE DE SAINT FRANÇOIS DE SALES


Extrait des Exercices spirituels selon l'Esprit de Saint François de Sales, Pour les Pensionnaires de son Ordre de la Visitation Sainte Marie :




Saint François de Sales naquit le 21 août 1567 d'une des plus anciennes maisons de Savoie. Les dispositions les plus heureuses furent cultivées chez lui par la plus heureuse éducation. Appelé à l'état ecclésiastique, après une jeunesse passée dans l'innocence et l'étude, il devint l'Apôtre du diocèse qui l'avait vu naître et mérita d'en devenir Évêque, en réunissant à l'Église, avec des travaux immenses, ceux dont la Providence le destinait à être le Pasteur. Élevé, malgré ses résistances sur le Siège de Genève, on vit en lui le modèle des Évêques ; mais ce qui le caractérisa singulièrement fut une douceur qui n'avait peut-être jamais eu d'exemple que dans l'Agneau de Dieu de qui il en avait pris les divines leçons. Cette douceur chez lui opéra des prodiges. Elle lui soumit les ennemis de l'Église, même les plus furieux, les ennemis de la piété, même les plus déclarés ; elle lui attacha pour jamais tous les cœurs, même les plus éloignés de lui.
Son diocèse ne fut pas le seul théâtre de son zèle. La réputation de sa douceur, de sa sainteté, de son zèle, de son éloquence, se répandit de tous côtés. Il prêcha successivement à Dijon, à Grenoble, à Paris, et fit jusqu'à la cour les plus heureuses impressions en faveur de la piété. Rien ne lui résistait, et il achevait par les charmes de sa conversation ce qu'il avait ébauché par les charmes de ses discours. Aimé de ses serviteurs, de ses diocésains, des étrangers, des petits, des grands, sa douceur subjugua tout, et lui concilia tous les cœurs.
Ce caractère si aimable en a imposé quelquefois à des personnes qui aiment à se faire illusion, et elles s'en seraient volontiers prévalu pour croire, contre le témoignage de l'Évangile, qu'on peut donc être Saint sans marcher par une voie si étroite ; mais il ne faut que lire sa vie pour voir que la douceur qui charma dans ses mœurs fut le dernier effort de la plus héroïque mortification, qui changea en lui le caractère le plus vif, et jusqu'à en faire le caractère le plus doux et le plus aimable.
Son but dans l'établissement d'un nouvel ordre religieux, fut de réaliser, dans une assemblée de vierges chrétiennes, cette idée charmante de la piété que le Seigneur lui avait inspirée. Il voyait avec peine que l'esprit intérieur, sans lequel tout le reste n'est rien, ne tenait pas dans toutes les maisons religieuses la place qu'il devait tenir, c'est-à-dire, la première, et qu'il n'était que trop souvent absorbé par les pratiques extérieures. Il voyait que dans les maisons où il était en vigueur, il y était soutenu par des austérités impraticables pour un grand nombre. Son cœur souffrait de voir les asiles de la perfection fermés à des milliers de personnes pleines de bonne volonté. Il voulait y remédier par l'établissement d'un nouvel ordre qui assujettissant l'esprit plus que le corps, aplanirait les voies de la perfection à tant de personnes que l'âge et les infirmités empêchaient d'y tendre par la route des austérités ; d'un ordre où les liens de l'amour prissent la place des liens de la pénitence, où il y eut moins de prières, mais beaucoup de recueillement : moins d'observances laborieuses, mais plus d'obéissance ; moins de pauvreté, dans un sens, mais plus de désappropriation ; moins de solitude, mais plus de charité ; d'un ordre en un mot, où en accordant quelque chose au corps, on ne fit pas la moindre grâce aux vices de l'esprit et du cœur.
Tel était le projet du Saint Évêque ; mais pour établir cette nouvelle famille, il lui fallait une personne propre à en être la mère. Dieu, après la lui avoir longtemps promis, la lui donna dans la bienheureuse mère de Chantal. Ce fut avec le secours de cette femme incomparable qu'il établit l'ordre de la Visitation. Il donna à ses filles, avec la règle de Saint Augustin, des constitutions que l'Église a comblé des plus grands éloges. Personne qui n'en admire la sagesse, la douceur et cette prévoyance qui ne peut être que le fruit d'une expérience consommée.
Indépendamment de ce qu'il a écrit pour ses religieuses, on a de lui différents autres ouvrages qui portent tous l'aimable caractère de ses mœurs, c'est-à-dire, qui respirent une douceur et une suavité admirable. Les principaux sont, son introduction à la vie dévote, son traité de l'amour de Dieu, ses lettres et ses entretiens sur différents sujets de piété. Ce qui en fait le charme universel, c'est une sagesse évangélique qui, en détournant des plus légères fautes, ne confond jamais le conseil et le précepte ; qui, en portant aux plus sublimes vertus, nous en fait trouver le fond, sans sortir des états où nous a placés la Providence. En fournissant les moyens les plus sûrs, il les fait trouver dans l'accomplissement des devoirs les plus communs. Mais par-dessus tout cela, ce qui en rend la lecture si attrayante, c'est que tout y respire l'amour de Dieu. Pas une seule page qui ne présente quelque étincelle de ce beau feu. Son cœur en était consumé, et son dernier soupir fut un soupir d'amour de Dieu. Sa vie pleine de merveilles et d'actions héroïques fut terminée à Lyon le 28 décembre 1622 par une mort précieuse aux yeux du Seigneur.
Comme ses talents, son zèle, sa sainteté l'avaient fait connaître de tous côtés ; sa mort causa un deuil universel. Il fallut tout le crédit du duc de Savoie son souverain pour obliger la ville de Lyon à rendre à la Savoie le corps du Saint Évêque. Il y fut transporté le 29 janvier 1623 et déposé à Annecy dans l'Église de ses chères Filles de la Visitation, où Dieu l'honora bientôt par un grand nombre de miracles.
On retint son cœur à Lyon, et on l'y conserve dans l'Église de la Visitation près de la place de Louis le grand. Il est dans un reliquaire magnifique qui fut donné par Louis XIII en reconnaissance de la santé qu'il avait recouvrée par l'application de ce Saint Cœur.
Sa béatification fut demandée par l'assemblée du clergé de France en 1625 et après la vérification d'un nombre infini de prodiges, il fut canonisé le 19 avril 1665 par le Pape Alexandre VII et sa fête assignée au 29 janvier.


Reportez-vous à Pouvoir de Saint François de Sales : Délivrance d'Antonie Durand, possédée du DémonPouvoir de Saint François de Sales : Délivrance de Françoise Favre, possédée du DémonDu bon Directeur, par le R.-P. Jean-Joseph SurinEn quelque état que vous soyez, rendez respectable, par vos sentiments et votre conduite, votre titre de Chrétienne, N'embrassez un état que par des motifs dignes d'une Chrétienne, Du vrai Religieux, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Première méditation de préparation à la mort : Rends-moi compte de ton administration, Seconde méditation de préparation à la mort : Voici l'époux qui vient ; allez au-devant de lui, Troisième méditation de préparation à la mort : Que me présenteront le passé, le présent et l'avenir ?, Quatrième méditation de préparation à la mort : Les Portes de la mort vous ont-elles été ouvertes ?, Histoire de la possession des Ursulines de Loudun, et des peines du Père Surin (3/4), Exorcisme de Saint François de Sales, pour les époux dont la fécondité du mariage est entravée par le démon ou des maléfices, Les saints et le combat spirituel : Saint François de Sales, Évêque de Genève, Docteur de l’Église et exorciste et La dévotion au Cœur sacré de Jésus : Réparation, immolation, pénitence, confiance et pur amour.














mardi 28 janvier 2020

Des exercices de piété, par le R.-P. Jean-Joseph Surin : Quels sont les devoirs de piété dont il faut s'acquitter envers les Saints ?


Extrait du CATÉCHISME SPIRITUEL DE LA PERFECTION CHRÉTIENNE, TOME I, Composé par le R. P. J. J. SURIN, de la Compagnie de Jésus :




Quels sont les devoirs de piété dont il faut s'acquitter envers les Saints ?

Ces devoirs peuvent être aussi variés que les Saints sont différents entr'eux. Il est permis à chacun de suivre en cela sa dévotion et son attrait particulier. Rien n'empêche aussi qu'on ne distingue plusieurs ordres différents parmi les Saints. Il y en a qui ont été les colonnes de l'Église, comme les Apôtres, auxquels on peut ajouter saint Joseph, saint Jean-Baptiste, sainte Anne, sainte Magdelaine. On peut mettre dans le second ordre, les Étiennes, les Laurents, et les autres grands Martyrs, comme sainte Thècle, sainte Catherine, sainte Agnès, etc. Le troisième ordre renfermera les autres Saints, qui ont été successivement dans l'Église l'objet de la piété des fideles : tels sont saint Grégoire Thaumaturge, saint Nicolas, saint Martin, saint Benoît, saint Bernard, saint Dominique, saint François, saint Vincent Ferrier, saint Bernardin, Saint François de Paule, saint Ignace, saint François Xavier, sainte Thérèse, saint Charles Borromée. On peut régler sur ces différents ordres, la dévotion envers les Saints, et proportionner les hommages qu'on leur rend, au caractère de leur sainteté, et aux services qu'ils ont rendus à l'Église.


En quoi consistent ces hommages que l'on rend aux Saints ?

Ils consistent particulièrement à conserver le souvenir de leurs actions, et des principaux endroits de leur vie; à honorer leurs Reliques ; à les invoquer souvent, et à leur demander qu'ils nous assistent pendant la vie, et singulièrement à l'heure de la mort. Il serait très utile d'en choisir un chaque jour, et de se le proposer pour modèle, tâchant de l'avoir toujours présent, et s'entretenant intérieurement avec lui. Ou bien (pour ne pas changer si souvent) il faudrait au commencement de chaque mois, jeter les yeux sur quelques-uns des Saints dont on doit célébrer la Fête, se mettre sous leur protection, s'entretenir avec eux, et s'occuper de leurs principales vertus durant tout le mois. Par exemple, au mois de juillet, saint Jacques, sainte Anne, saint Alexis, saint Bonaventure, saint Ignace, pourraient servir de matière à cette sorte d'exercice. Il convient sur toutes choses, que chacun ait une dévotion particulière au Saint dont il porte le nom ; qu'il n'en perde jamais le souvenir, et qu'il l'invoque en tous ses besoins.



Reportez-vous à VIE CHRÉTIENNE : Dévotion envers les saints Anges, saint Joseph et les autres Saints ; Voyage de piétéDes exercices de piété, par le R.-P. Jean-Joseph Surin : Quels exercices de piété prescrivez-vous à l'honneur des Anges ?, De la vie parfaite, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Des exercices de piété, par le R.-P. Jean-Joseph Surin : Comment faut-il s'occuper des souffrances de Jésus-Christ ?, Des exercices de piété, par le R.-P. Jean-Joseph Surin : Comment faut-il s'exercer en ce qui regarde la Doctrine de Jésus-Christ ?, Dévotion au Crucifix, VIE CHRÉTIENNE : Dévotion envers la Passion de Jésus-Christ, Litanies de la Passion, De la vie intérieure, et de la familiarité avec Jésus-Christ, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Jésus condamné à mort, Pilate lave ses mains, Jésus crucifié est le Livre des Élus, Des fruits que porte Jésus crucifié, l'Arbre de vie, Jésus-Christ flagellé, Réflexion sur la flagellation de Notre-Seigneur Jésus-Christ, Méditation sur les souffrances de Notre-Seigneur Jésus-Christ au Jardin des Olives, Méditation sur la trahison de Judas, Méditation sur les souffrances de Notre-Seigneur Jésus-Christ : Jésus devant Caïphe y reçoit un soufflet, Jésus-Christ exposé dans le prétoire aux dérisions et aux insultes des serviteurs du grand Prêtre, Jésus-Christ couronné d'épines, Méditation sur les souffrances de Notre-Seigneur Jésus-Christ : Voilà l'Homme, Méditation sur les souffrances de Notre-Seigneur Jésus-Christ : Jésus-Christ portant sa Croix, La Passion corporelle de Notre-Seigneur Jésus-Christ expliquée par un chirurgien, De la Mortification, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De l'amour du Père Surin pour la pauvreté, dans l'union avec Notre-Seigneur Jésus-Christ, De la présence de Dieu, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De l'homme intérieur, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Du renouvellement de l'esprit, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De l'activité naturelle, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Prière pour demander la grâce de connaître et d'accomplir la volonté de Dieu, Seigneur, que vous plaît-il que je fasse ?, Du Recueillement, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Du vrai Religieux, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Ce qui s'est observé dans un Ordre Religieux durant le premier siècle depuis son établissement, doit être regardé comme meilleur que tout ce qu'on peut inventer dans la suite, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De la vie mixte, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Des amitiés, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De la conversation, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Des Vertus, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De l'étude des Lettres, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Des Habits, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De la nourriture du corps, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Catéchisme spirituel de la Perfection Chrétienne, par le R.P. Jean-Joseph Surin (1), Catéchisme spirituel de la Perfection Chrétienne, par le R.P. Jean-Joseph Surin (2), De la vie illuminative, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De la réformation de la mémoire, par Le R.-P. Jean-Joseph Surin, Instruction pour les personnes qui entrent dans la voie d'Oraison, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Que les âmes lâches fassent tous leurs efforts pour acquérir la bonne volonté qui leur manque, De l'Oraison et de la Contemplation, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Simple et courte méthode d'oraison mentale, De l'Oraison, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De la Pénitence et de l'Oraison, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Pour bien faire l'oraison et pour en tirer le fruit qu'on a lieu d'en attendre, De la contemplation, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De quelques moyens de bien faire l'oraison mentale, Degrés des vertus qu'on se propose d'acquérir, Combien sont mal fondées les plaintes de ceux qui se disent incapables de méditer, En quoi consiste l'exercice de la présence de Dieu, Les voies du salut, De l'amour du Père Surin pour l'humilité, dans l'union avec Notre-Seigneur Jésus-Christ, De l'amour étonnant du Père Surin pour l'abjection, dans l'union avec Notre-Seigneur Jésus-Christ, De l'amour admirable du Père Surin pour les souffrances, dans l'union avec Notre-Seigneur Jésus-Christ, De l'imagination de l'homme, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De la réformation de l'entendement, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De la réformation de la colère, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De la vie Purgative, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, En quoi consiste la perfection chrétienne : pour l'acquérir il faut combattre, et pour sortir victorieux de ce combat, quatre choses sont nécessaires, De la sècheresse dans l'oraison, Du devoir des Veuves, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Ce qu'est l'oraison mentale, par le R.P. D. Laurent Scupoli, Clerc Régulier Théatin, Méditation sur la nécessité des progrès dans la vertu, De la Réduction des Hérétiques, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De la réformation de l'Amour, de la Haine, du Désir et de l'Aversion, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De quelques moyens de bien faire l'oraison mentale, Pour la direction et la progression spirituelles : Quel chrétien êtes-vous ?, Le souvenir de nos péchés est un moyen propre pour nous aider à supporter avec résignation, toutes les afflictions que Dieu nous envoie, Avis pour la lecture spirituelle, Histoire de la possession des Ursulines de Loudun, et des peines du Père Surin (1/4), Histoire de la possession des Ursulines de Loudun, et des peines du Père Surin (2/4), Histoire de la possession des Ursulines de Loudun, et des peines du Père Surin (3/4), et Histoire de la possession des Ursulines de Loudun, et des peines du Père Surin (4/4).













lundi 27 janvier 2020

Des exercices de piété, par le R.-P. Jean-Joseph Surin : Quels exercices de piété prescrivez-vous à l'honneur des Anges ?


Extrait du CATÉCHISME SPIRITUEL DE LA PERFECTION CHRÉTIENNE, TOME I, Composé par le R. P. J. J. SURIN, de la Compagnie de Jésus :


Premièrement, chacun doit avoir une dévotion particulière envers son bon Ange, se recommander souvent à lui, et conserver un souvenir plein de reconnaissance, des obligations qu'il lui a. Nous devons aussi dans le besoin nous adresser aux Anges Gardiens des personnes avec lesquelles nous traitons, afin de les engager à favoriser les bonnes intentions que nous avons pour ces personnes.

Secondement, il faut avoir recours aux Anges tutélaires des lieux, des Nations, et des pays où nous nous trouvons ; lier avec eux une espèce de commerce familier ; être bien persuadé qu'ils nous assistent dans nos travaux ; qu'ils sont présents dans tous les lieux confiés à leur vigilance, et qu'ils s'intéressent particulièrement aux fonctions et aux exercices de la Religion chrétienne ; parce qu'ils exercent un ministère de charité pour le salut des âmes soumises à l'empire de J. C.


Reportez-vous à Du grand Amour du Père Surin pour les Saints Anges, dans l'union avec notre Seigneur Jésus-ChristDes exercices de piété, par le R.-P. Jean-Joseph Surin : Quels sont les devoirs de piété dont il faut s'acquitter envers les Saints ?VIE CHRÉTIENNE : Dévotion envers les saints Anges, saint Joseph et les autres Saints ; Voyage de piétéSermon du Saint Curé d'Ars pour la Fête des Saints Anges Gardiens : Les anges de ces petits enfants voient sans cesse la face de mon Père céleste, Des exercices de piété, par le R.-P. Jean-Joseph Surin : Comment faut-il s'occuper des souffrances de Jésus-Christ ?, Des exercices de piété, par le R.-P. Jean-Joseph Surin : Comment faut-il s'exercer en ce qui regarde la Doctrine de Jésus-Christ ?De la vie parfaite, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Dévotion au Crucifix, VIE CHRÉTIENNE : Dévotion envers la Passion de Jésus-Christ, Litanies de la Passion, De la vie intérieure, et de la familiarité avec Jésus-Christ, par le R.-P. 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Jean-Joseph Surin, De quelques moyens de bien faire l'oraison mentale, Degrés des vertus qu'on se propose d'acquérir, Combien sont mal fondées les plaintes de ceux qui se disent incapables de méditer, En quoi consiste l'exercice de la présence de Dieu, Les voies du salut, De l'amour du Père Surin pour l'humilité, dans l'union avec Notre-Seigneur Jésus-Christ, De l'amour étonnant du Père Surin pour l'abjection, dans l'union avec Notre-Seigneur Jésus-Christ, De l'amour admirable du Père Surin pour les souffrances, dans l'union avec Notre-Seigneur Jésus-Christ, De l'imagination de l'homme, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De la réformation de l'entendement, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De la réformation de la colère, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De la vie Purgative, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, En quoi consiste la perfection chrétienne : pour l'acquérir il faut combattre, et pour sortir victorieux de ce combat, quatre choses sont nécessaires, De la sècheresse dans l'oraison, Du devoir des Veuves, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Ce qu'est l'oraison mentale, par le R.P. D. Laurent Scupoli, Clerc Régulier Théatin, Méditation sur la nécessité des progrès dans la vertu, De la Réduction des Hérétiques, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De la réformation de l'Amour, de la Haine, du Désir et de l'Aversion, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De quelques moyens de bien faire l'oraison mentale, Pour la direction et la progression spirituelles : Quel chrétien êtes-vous ?, Le souvenir de nos péchés est un moyen propre pour nous aider à supporter avec résignation, toutes les afflictions que Dieu nous envoie, Avis pour la lecture spirituelle, Histoire de la possession des Ursulines de Loudun, et des peines du Père Surin (1/4), Histoire de la possession des Ursulines de Loudun, et des peines du Père Surin (2/4), Histoire de la possession des Ursulines de Loudun, et des peines du Père Surin (3/4), et Histoire de la possession des Ursulines de Loudun, et des peines du Père Surin (4/4).













dimanche 26 janvier 2020

De la vie parfaite, par le R.-P. Jean-Joseph Surin


Extrait du CATÉCHISME SPIRITUEL DE LA PERFECTION CHRÉTIENNE, TOME I, Composé par le R. P. J. J. SURIN, de la Compagnie de Jésus :




De la vie parfaite



Qu'est-ce que la vie parfaite ?

C'est celle où l'homme, après avoir beaucoup travaillé à sa perfection, avec les secours ordinaires de la grâce, n'agit plus de son propre mouvement ; mais suit en tout la conduite et le mouvement du Saint-Esprit. On appelle cette vie l'état passif ; parce que l'âme y reçoit des opérations de Dieu, dont elle n'est que le sujet, et qu'elle ne contribue à bien des choses, qui se passent en elle, que par le consentement qu'elle y donne.


Comment est-ce que Dieu opère dans les âmes qui sont dans cet état ?

Il y opère en trois manières ; en les purifiant, en les illuminant, et en les embrasant de son amour.


Comment est-ce qu'il les purifie ?

Par trois sortes de souffrances, dont la première vient d'une terrible impression que la Majesté de Dieu fait sur elles. La seconde, d'une crainte excessive de la Justice divine. La troisième, d'une forte impulsion au mal, Dieu permettant pour un temps que les vices les attaquent, et fassent sur elles de vives impressions.


Comment est-ce que l'impression de la majesté de Dieu tourmente une âme ?

C'est par une représentation de la grandeur de Dieu, si vive, et si terrible, qu'on a peine à le soutenir. C'est ce qui faisait dire à Job : Je ne voudrais point que Dieu combattît contre moi de toute sa force, ni qu'il m'accablât par le poids de sa grandeur. Et dans un autre endroit : J'ai toujours craint Dieu, comme des flots suspendus au-dessus de moi. Cette peine est comme un poids immense sous lequel on se voit continuellement sur le point de succomber.


Comment est-ce que la Justice divine exerce à son tour une âme que Dieu veut purifier ?

En lui imprimant un sentiment de crainte qui ne la quitte jamais. Dans cette disposition, elle s'imagine voir en Dieu un Censeur sévère, qui ne veut point faire de grâce, et qui la reprend durement en toute rencontre, sans lui donner le loisir de respirer. Il semble que le saint homme Job faisait cette terrible expérience, lorsqu'il disait : Jusqu'à quand différerez-vous de m'épargner et de me donner quelque relâche, afin que je puisse un peu respirer. L'âme ainsi pressée par la crainte, tremble sur toutes ses actions ; et comme si Dieu était devenu son ennemi, elle lui dit quelquefois : Pourquoi m'avez-vous mis dans un état contraire à vous ? Il lui semble même en certains temps, que Dieu s'applique à la trouver coupable ; et alors elle lui dit : regardez-vous les choses comme un homme les regarde ; pour vous informer de mes iniquités, et faire une exacte recherche de mon péché ?
Le Démon de son côté travaille à augmenter le trouble où il voit cette âme plongée ; il la remplit de fausses idées, qui tendent à lui persuader que Dieu l'a abandonnée. Dans ce triste état, elle se sent poussée à dire comme Job : Que le jour auquel je suis né, périsse. On vient jusqu'à s'imaginer qu'on est coupable des péchés d'autrui, auxquels on n'a point de part, et on dit à Dieu : Est-ce que vous vous plairiez à m'opprimer par la calomnie ? On ne prend pas garde que le malin esprit mêle ses illusions avec l'opération divine. Et comme si Dieu était l'auteur de l'étrange perplexité où l'on se trouve, on est tenté de lui dire : Vous voulez me consumer par les péchés de ma jeunesse. C'est-à-dire, qu'en certains moments où la tentation est plus violente, le démon profitant de l'accablement où il trouve l'âme, fait tout ce qu'il peut pour lui faire regarder Dieu, non-seulement comme un Juge inexorable, mais encore comme un persécuteur. Témoin ce que dit Job à ses amis : Pourquoi me persécutez-vous comme Dieu ?
Cependant au milieu de ce trouble, Dieu aime l'âme, et il en est aimé ; l'épreuve où il l'a mise, et la tentation qu'il permet, sont un effet de l'amour qu'il a pour elle ; il veut la purifier en l'affligeant ; et (comme s'exprime le bienheureux Jean de la Croix en cette matière) il la purge afflictivement. Il est à croire que Job était dans cette épreuve, et qu'il souffrait de terribles impressions de la part du démon, lorsqu'il disait ce que nous venons de rapporter ; et cela suffirait pour justifier les expressions fortes dont il se sert en parlant à Dieu, quand Dieu lui-même n'aurait pas pris soin de le justifier.


En quoi consiste l'épreuve qui vient de l'impulsion au mal ?

En ce que Dieu permet à Satan de remuer les passions d'une manière aussi vive, que si on était actuellement sujet aux vices auxquels on se sent porté. De sorte que ceux qui sont ainsi éprouvés, ne se reconnaissent pas eux-mêmes, et que se voyant à tout moment sur le point de tomber, ils regardent leur perte comme prochaine.
On ne peut pas comprendre combien grande est cette peine. On sait qu'on a beaucoup aimé Dieu, qu'on a travaillé pour lui plaire, qu'on s'est adonné à la pratique des vertus ; et l'on se voit comme en proie aux vices, et avec aussi peu de goût pour la vertu, que si on ne l'avait jamais pratiquée. Ce n'est pas que Dieu ne donne de puissants secours en cet état ; mais l'entier affranchissement ne vient qu'après le temps que Dieu a marqué. Tandis que l'épreuve dure, on se regarde comme perdu. Et cela par un effet de l'opération du démon, qui empêche une âme de jeter la vue sur ce qui pourrait la consoler, et ne lui permet de penser qu'aux péchés prétendus qu'elle commet.


Comment se peut-il faire qu'une âme soit purifiée par de telles impressions ?

Une comparaison familière le fera comprendre. Quand on veut nettoyer la vaisselle, on commence par la salir davantage ; et cette nouvelle souillure dont on la couvre, sert à la rendre plus belle quelle n'était auparavant. Ainsi en est-il d'une âme que Dieu éprouve, et qu'il veut purifier. Pour la rendre humble, il permet qu'elle soit attaquée par des tentations d'orgueil ; il se sert des impressions d'impureté, que le démon fait sur elle, pour la rendre pure et chaste, et il la laisse en proie aux aversions involontaires, et aux mouvements de la colère, afin qu'elle devienne douce et débonnaire. Ces tentations qui l'humilient, qui la font gémir devant Dieu, et soupirer après le véritable bien, produisent tous ces bons effets.


Ne pouvez-vous pas expliquer en détail comment une âme est purifiée par des impressions qui combattent ce que la grâce a déjà produit de bien en elle ?

Dans cet état pénible, elle fait de plus grands efforts pour recourir à Dieu, pour détester et pour repousser le mal qui la presse ; et c'est ainsi qu'elle se purifie, comme l'or dans la fournaise. Nous lisons dans l'Ecclésiastique : Que sait celui qui n'a point été tenté ? Et saint Pierre exhorte les Fidèles à se réjouir, lorsqu'ils se voient affligés de plusieurs maux ; afin, ajoute-t-il, que votre foi ainsi éprouvée, étant beaucoup plus précieuse que l'or qui est éprouvé par le feu, se trouve digne de louange. C'est ce qui s'accomplit dans les épreuves dont nous parlons. Une âme qui les soutient avec courage, peut dire qu'elle porte la plus pesante de toutes les croix, et qu'elle donne à Dieu de grandes preuves de sa fidélité. Et il arrive enfin que par les efforts qu'elle fait, elle remporte une pleine victoire sur tous ses ennemis, jusqu'à déraciner l'amour-propre, jusqu'à se dépouiller de tout ce qui tient du vieil homme, jusqu'à détruire les restes de la tache originelle, autant que tout cela se peut dans ce lieu de tentation, où la concupiscence n'est jamais entièrement éteinte.
Aussi voyons-nous que les âmes qui ont passé par ces épreuves, sont extrêmement généreuses et pleines d'ardeur pour Dieu ; parce qu'il n'y a presque plus rien d'impur, de charnel, ni de grossier en elles ; le feu de la tribulation y ayant consumé tout ce qui s'opposait à la grâce et à l'amour de Dieu. On n'en vient pas là sans de grandes violences. Dieu qui purifie l'âme dans ces épreuves, n'épargne en rien la nature ; il en fait si bien sentir les misères, que cette seule vue est une peine presqu'insupportable. Quoiqu'on ait aimé Dieu, et qu'on l'aime encore, on ne voit en soi-même qu'opposition à cet amour. Cependant on y tend de toutes ses forces, parce qu'on en comprend toujours mieux la nécessité ; et quoique par tous ses efforts on ne puisse pas en acquérir la perfection, on ne laisse pas de s'y disposer.
On peut comparer cet état à celui des âmes qui souffrent les peines du Purgatoire. Ces âmes soupirent après le souverain bien avec les désirs ineffables ; elles trouvent de grands obstacles, soit du côté de leurs péchés, qui les retiennent, soit du côté de Dieu, dont l'infinie pureté les rejette ; mais ces obstacles augmentent les désirs en s'y opposant, et préparent ces âmes à la possession du bien après lequel elles soupirent. Ainsi en est-il d'une personne que la Justice divine retient dans la fournaise de la tribulation spirituelle : tourmentée de tous côtés, tant par les suggestions et les illusions du démon, que par la vue de sa propre misère, elle livre de rudes combats, elle souffre de cruelles peines ; mais par ces combats et par ces peines, elle se dispose à quitter la vie surnaturelle et terrestre, pour commencer une vie surnaturelle et divine que son époux céleste lui prépare.


Comment est-ce que Dieu illumine l'âme dans la vie parfaite ?

Par l'infusion de la lumière qu'elle reçoit sans y rien contribuer, et en s'y disposant d'une manière qu'on peut appeler passive. Cette illumination se fait quelquefois à la première conversion, et elle vient en un instant avec le premier attrait que Dieu donne. L'âme voit en un moment tout ce qu'elle doit connaître durant toute sa vie ; la grandeur de Dieu, le néant des créatures, la sagesse des conseils évangéliques, toutes les vérités morales ; si bien que tout ce qu'elle connaît dans la suite, soit par la voie de la prédication, soit par la lecture des bons Livres, soit par les instructions du Père spirituel et du Directeur, n'est que comme une réminiscence de ce qu'elle a découvert à la faveur du premier rayon de la lumière divine.
Quelquefois aussi le S. Esprit n'éclaire l'âme que successivement et comme par degrés ; et alors il prend occasion de tout ce qui se présente à elle, des animaux, des arbres, des fleurs, et des autres créatures, pour lui apprendre de grandes vérités, et pour l'instruire secrètement de ce qu'elle doit faire pour son service.


Dieu n'a-t-il point d'autres manières d'illuminer les âmes dans cette voie parfaite et surnaturelle ?

La vue de ce qui se passe en elles-mêmes, contribue aussi beaucoup à les éclairer ; Dieu leur faisant voir les choses dans leur intérieur comme dans un miroir. Ces connaissances sont d'autant plus sûres, qu'elles sont expérimentales, et fondées sur le sentiment de leur misère, qui les instruit efficacement, et d'une manière pratique, des secrets et des opérations de la grâce, non-seulement pour leur propre conduite, mais encore pour la conduite des autres. Ceux qu'elles instruisent, ou qui s'adressent à elles pour prendre conseil, sont surpris de les voir pénétrer dans leur intérieur, discerner avec facilité les mouvements de la nature d'avec ceux de la grâce, et découvrir tout ce qui se passe dans leur cœur.
Cette grande lumière est un effet de l'épreuve qui a précédé, et qui a purifié jusqu'au fond de l'âme ; car il faut que cette parole s'accomplisse : les ténèbres se changent en lumière (Ps. 138). Et cette autre encore : l'affliction donne l'intelligence pour comprendre, et la sagesse pour conduire et pour conseiller. Une âme qui a puisé dans cette source, est véritablement éclairée et savante dans les voies de Dieu. Si elle s'applique à la lecture des Prophètes, des Psaumes ou de l'Évangile, elle comprendra sans peine les vérités les plus cachées, soit spéculatives, soit pratiques : elle y découvrira de grands sens, que la plupart des hommes n'aperçoivent pas. C'est ce qu'a remarqué l'Auteur du Livre de l'Imitation de Jésus : qu'une âme humble, instruite par la tribulation, découvre en un moment plus de vérités qu'elle n'en eût appris pendant plusieurs années, qu'elle aurait passé dans les Écoles. Et il n'est pas nécessaire qu'une âme conduite par cette voie, fasse des efforts pour chercher la lumière dont elle a besoin ; il faut qu'elle se tienne en repos ; elle sera toujours plus capable de voir ce qui lui convient, lorsqu'elle se conservera dans la paix ; et son Époux céleste sera toujours plus disposé à l'éclairer, et à lui suggérer les expédients dans les rencontres difficiles, lorsqu'il la trouvera dans une assiette tranquille, que si elle se donnait de grands mouvements.
C'est le propre de l'Esprit de Dieu, de donner aux âmes humbles, des lumières sûres pour se déterminer promptement dans les occasions épineuses, et de leur communiquer la sagesse pour triompher des vaines subtilités, et des artifices des prudents du siècle ; comme il a paru en Jésus-Christ, le chef de tous les Saints. Les Pharisiens lui faisaient souvent des questions captieuses pour l'embarrasser, et ils étaient toujours embarrassés eux-mêmes par les réponses qu'il leur faisait. C'est pour cela qu'il est dit dans la Sagesse, que l'Esprit de Dieu est subtil, pour percer le vide de la sagesse mondaine, et pour la forcer dans les détours qu'elle a coutume de prendre. Quand J. C. n'aurait pas dit : Je vous donnerai des paroles et une sagesse, à quoi tous vos ennemis ne pourront résister ni rien opposer ; l'expérience nous apprend que la prudence du siècle est toujours déconcertée en présence des serviteurs de Dieu. L'Esprit saint communique aussi par le don de science, de grandes lumières sur les choses naturelles, et encore plus, sur celles qui sont au-dessus de la nature. D'où il arrive quelquefois, que des personnes sans talents et sans étude pénètrent les choses divines, et raisonnent juste sur des matières, qui sont du ressort de la Théologie, et qui passent la capacité du commun des hommes. Ces personnes sont aussi fort éclairées sur tout ce qui appartient à la Foi : elles ont des notions très-nettes et très vraies de la nature de Dieu, de la sainte Trinité, de l'Incarnation, des Sacrements, de l'économie de la grâce : elles sont en état de rendre raison des principaux Mystères de la Religion Chrétienne.


Combien y a-t-il de sortes de lumières dans cette voie surnaturelle et parfaite dont nous parlons ?

Il y en a deux : l'une distincte, découvre des vérités particulières, et instruit sur des sujets distincts, tant de spéculation, que de pratique : l'autre indistincte, générale et confuse ne découvre d'abord rien de particulier à l'âme ; mais la remplit d'une idée générale de Dieu, accompagnée d'un goût amoureux de sa bonté ; ce qui produit la paix et le calme dans les puissances. Il est vrai pourtant que cette idée générale renferme en soi les connaissances particulières et les vérités distinctes qui ne manquent point de se développer et de se produire lorsqu'on en a besoin : voici comment cela se passe.
Il arrive souvent que l'âme dans son oraison, est remplie d'une lumière céleste, qui ne lui donne aucune idée particulière de quoi que ce soit : elle ne sait ce qu'elle connaît ; tout ce qu'elle peut assurer, c'est qu'elle adore Dieu, pour ainsi dire, au plus haut de son esprit ; qu'elle se sent pleine de force, de recueillement et de lumière. Mais ensuite dans la pratique elle est merveilleusement aidée par la vertu de cette lumière tranquille, qu'elle a reçue dans son oraison : les connaissances distinctes viennent à propos à son secours ; par exemple lorsqu'il s'agit de parler de Dieu, elle tire ses pensées comme d'un Trésor. Ce Trésor n'est autre que cette lumière confuse, qui semblait n'être rien dans le temps qu'elle était communiquée, et qui se trouve ensuite être tout ; parce qu'elle tient au principe universel, c'est-à-dire à la source où l'on puise toute sorte de bien.


N'est-il pas à craindre que cette sorte d'oraison ne soit une pure oisiveté ?

Nullement ; car quoique l'âme dans le saint repos dont elle jouit, semble ne point agir, les effets qui s'ensuivent, font assez voir qu'elle est dignement occupée. Et sans recourir aux effets, on ne peut pas appeler oisiveté, une douce attention de l'esprit, qui contemple un objet excellent dont il est plein, et qui écoute en silence les paroles intérieures qu'on lui dit. Ce serait porter un grand préjudice à une âme, que de l'obligera quitter ce repos, pour faire des opérations distinctes, beaucoup inférieures à cette simple vue, qui cause le repos dont l'âme jouit, et qui la tient attachée au bien immuable dont elle se repaît.


L'âme qui est dans cette oraison, connait-elle le bien qu'elle possède ?

Il arrive souvent qu'elle ne le connaît pas ; la lumière dont elle est remplie étant si subtile et si déliée, qu'elle ne se laisse point apercevoir. C'est pour cela qu'elle croit les personnes qui ont des connaissances distinctes, mieux partagées qu'elle, parce qu'elles peuvent dire ce qu'elles connaissent. Les effets qu'elle éprouve hors de l'oraison, pourraient bien lui faire comprendre l'élévation de son état, mais elle ne sait que penser de ces effets, et ne s'avise point de les rapporter à son Oraison de repos. C'est au Directeur à connaître le Trésor que cette âme possède ; et quand il le connaît, à ne point traverser les desseins de la grâce, par une conduite contraire à celle de l'Esprit de Dieu.


Comment est-ce que Dieu embrase les âmes de son amour, dans cette vie parfaite ?

En leur découvrant au fond de leur cœur, sa bonté, ses divins attributs, et son essence même ; non par la vision, qui est réservée pour la vie future ; mais par des notions si claires et si distinctes, qu'elles allument dans ces âmes un brasier ardent, par lequel elles ont du plaisir à être consumées. Leur Époux céleste de son côté prend plaisir à leur étaler ses beautés et ses richesses, c'est-à-dire, ses perfections infinies ; leur découvrant successivement, et comme par degrés, sa puissance, son immensité, sa douceur, sa majesté , et les autres grandeurs de son être incompréhensible : ce qui les charme, les ravit, et les embrase de telle sorte, qu'elles en sont presque réduites à une défaillance continuelle. C'est par ces impressions fortes et pénétrantes, que Dieu instruit à fond les âmes, et qu'il grave ses enseignements, pour ainsi dire, dans leur substance : et alors elles savent les choses, non pour les avoir ouï dire, mais comme les ayant expérimentées, et comme ayant goûté et vu par elles-mêmes, combien le Seigneur est doux.
Ces opérations de la grâce conduisent quelquefois à une continuelle expérience de la bonté de Dieu, et à une jouissance perpétuelle de ses faveurs et de ses richesses. Et c'est cet état que les Saints ont communément appelé les Noces spirituelles, parce que l'âme y jouit sans cesse dans son intérieur, de la possession de son Époux. Mais elle n'en jouit pas toujours de la même manière. Quelquefois elle le possède en paix, et dans un doux repos ; sentant au-dedans d'elle-même comme un feu lent, qui la consume, et qui est merveilleusement entretenu par l'onction d'une douceur céleste. Quelquefois aussi Dieu se communique à elle par des ardeurs soudaines : la vue de quelqu'une de ses perfections, qu'il lui découvre, l'embrase plus promptement, qu'une étincelle n'enflamme la poudre, lorsqu'elle tombe dessus. Elle reçoit aussi des visites auxquelles elle ne s'attendait pas ; son Époux céleste se plaisant quelquefois à la prendre, pour ainsi dire, au dépourvu. C'est dans ce sacré commerce et dans ces intimes communications, qu'elle passe heureusement sa vie.
Nous lisons en plusieurs endroits de l'Écriture, des paroles qui désignent ce commerce sacré. Il est dit dans l'Apocalypse : si quelqu'un entend ma voix et m'ouvre la porte, j'entrerai chez lui, et je souperai avec lui, et lui avec moi. J. C. nous marque encore mieux cette étonnante familiarité dont il use envers celui qui l'aime, lorsqu'il dit : je me ferai connaître à lui. Et dans le même endroit, parlant au nom de son Père Céleste , il ajoute : Nous le visiterons, et nous établirons notre demeure en lui. Telles sont les faveurs que Dieu accorde à une âme qu'il embrase de son amour, lorsqu'il veut l'élever à la qualité de son Épouse. Il est visible que l'âme dans cette admirable commerce reçoit plus qu'elle ne met, et qu'on a raison de l'appeler passive.


N'y a-t-il point d'autre manière par laquelle Dieu allume son amour dans les âmes ?

Il le fait encore par la vue des créatures, qui, leur prêchant les grandeurs divines, sont comme autant de charbons ardents ajoutés au brasier qu'elles portent au dedans d'elles-mêmes. Il leur fait voir dans une fleur, dans un petit insecte, les trésors de sa sagesse et de sa bonté ; et il n'en faut pas davantage pour causer un nouvel incendie. Dieu se sert aussi quelquefois de paroles saintes, pour exciter la flamme qui est dans leur intérieur.


Quelles sont les qualités de cet amour, dont rame est remplie en cet heureux état ?

Il y en a trois principales. 1. Il est universel ; en ce qu'il remplit toutes les facultés spirituelles avec une telle abondance, qu'il rejaillit sur le corps, et y fait un changement si grand, qu'à peine se connaît-on soi-même. 2. Il est délicieux ; parce que c'est la récompense des épreuves et des pénitences passées. Ces délices consistent dans un goût délicat et permanent de la sagesse et de la suavité de Dieu. 3. Il est continuel ; en ce que l'âme ne perd point de vue le bien qu'elle possède ; qu'elle l'aime presque sans interruption, trouvant toujours dans l'Onction céleste dont elle est remplie, de quoi entretenir sa flamme : jusque-là, que le sommeil ne suspend pas toujours les communications que certaines âmes ont avec Dieu.


Ces insignes faveurs ne s'accordent-elles qu'aux âmes qui sont dans la vie parfaite ?

Dieu qui est le maître de ces faveurs, les distribue comme il lui plait, et il les donne quelquefois aux commençants en assez grande abondance, avec cette différence pourtant, que ce ne sont alors que des grâces qui n'empêchent pas ceux qui les reçoivent de revenir à leur première faiblesse. Mais lorsqu'une fois on a passé par les épreuves dont nous venons de parler, ces grâces deviennent presque continuelles ; elles forment un état permanent, et sont un avant-goût du Paradis pour les personnes qui en sont favorisées.


Comment doit se comporter une âme qui est parvenue à cet état ?

Comme c'est là un état où Dieu agit plus en l'âme, qu'elle n'agit elle-même, il faut que dans le temps des faveurs, aussi bien que dans celui de l'épreuve, elle prenne un soin particulier, 1. de s'éloigner non-seulement de tout péché, mais encore des moindres défauts, des imperfections les plus légères, et de toute sorte de satisfaction naturelle : 2. de ne détourner jamais son attention de Dieu, pour être toujours en état de recevoir de lui le secours dont elle a besoin. Pourvu qu'elle use de cette précaution, elle peut se décharger de tous ses autres soins, et ne point se gêner à suivre les pratiques ordinaires et méthodiques de vertu, parce qu'elle a ensoi un secours toujours présent qui vaut mieux que toutes ses industries ; sans préjudice pourtant de l'exactitude nécessaire à tout chrétien pour remplir ses obligations et les devoirs de son état ; exactitude qui ne coûte guère aux personnes dont nous parlons, en qui Dieu opère beaucoup.


Quelles sont les vertus qui conviennent à cette vie parfaite ?

Particulièrement trois : Une humilité profonde, une grande simplicité, et une charité bienfaisante à l'égard de tout le monde. Les âmes de cette élévation ont ordinairement en partage une douceur charmante, qui est l'effet de l'onction que Dieu répand en elles avec sa grâce, et du désir qu'elles ont d'imiter celui qui a dit : Apprenez de moi, que je suis doux et humble de cœur.


Par quels moyens peut-on arriver à cet état de perfection ?

Par trois excellentes pratiques, sans lesquelles on ne saurait être consommé en vertu. La première est de s'occuper de ce qu'il y a de plus excellent et de plus parfait, d'entreprendre de grandes choses, de ne point les faire paraître sans nécessité, et de conduire en secret et en silence le bien que l'on fait. La seconde est de se destiner à la souffrance, la regardant comme un trésor, et de s'attacher à la croix, jusqu'à l'épouser, pour ainsi dire. La troisième est de donner toute son attention au souverain bien, et de réunir toutes ses forces pour l'envisager. Avoir toujours Dieu présent, s'affectionner à son service, et ne laisser jamais ralentir le désir de lui plaire ; voilà le seul soin nécessaire. C'est de cette disposition intérieure que nous devons tirer toute notre force pour le détail des fonctions et des occupations de la vie. L'Auteur du Livre de l'Imitation de J. C. ne recommande rien tant que cette pratique ; il veut qu'on n'envisage que Dieu en tout, qu'on rapporte tout à Dieu, et qu'on voie toutes choses en Dieu, sans quoi on ne saurait être ferme dans ses résolutions, ni jouir d'une paix constante.
L'état que nous décrivons dans ce chapitre est fort relevé, et nous sommes trop faibles pour y arriver avec les efforts d'une application ordinaire. Mais si nous tournons toute notre attention du côté de Dieu, nous nous établirons dans un parfait recueillement, par le moyen duquel nous surmonterons tous les obstacles à la grâce, qui seule peut nous conduire à cette sublime perfection. Il s'agit donc d'empêcher qu'il ne se fasse aucune diversion de nos forces intérieures, en vaquant aux choses du dehors, sans nous en occuper au dedans, et en renonçant à tout autre soin qu'à celui de plaire à Dieu, afin que J. C. n'ait pas sujet de nous faire le reproche qu'il fit à Marthe : Vous vous inquiétez, et vous vous embarrassez de plusieurs choses.


A quelle industrie en particulier peut-on avoir recours, pour venir à bout d'une entreprise si difficile ?

Il faut avoir grand soin de conserver la paix intérieure, qui est le mobile et comme l'âme de tout ce grand ouvrage ; ce qui ne peut se faire que par une application assidue et invariable à prévenir les moindres mouvements qui peuvent altérer la tranquillité du cœur, et ; à les étouffer, quand on n'a pas pu les prévenir. Il faut éviter avec un soin égal de se mêler des affaires d'autrui. Par une telle conduite, on prépare son âme à servir de demeure à l'Époux céleste, dont il est dit, qu'il a choisi un lieu de paix pour son séjour.



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