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vendredi 5 juin 2020

PRATIQUE DE L'EXAMEN DE CONSCIENCE




PRATIQUE DE L'EXAMEN DE CONSCIENCE, MANIÈRE DE BIEN FAIRE SON EXAMEN DE CONSCIENCE


Points principaux de l'examen de conscience

L'examen de conscience consiste en cinq points principaux :

1° Rendre grâces à Dieu des bienfaits qu'on en a reçus ;
2° Demander à Dieu la grâce de bien connaître tous ses péchés ;
3° Examiner avec soin sa conscience ;
4° Demander à Dieu le pardon des péchés qu'on a commis, et en concevoir une sincère douleur ;
5° Prendre une ferme résolution de se corriger.



PREMIER POINT


ACTIONS DE GRÂCES DES BIENFAITS DE DIEU


Jetez un coup d'œil sur les bienfaits de Dieu, afin qu'à la vue de ses bienfaits, mis en opposition avec vos offenses, vous soyez couvert de confusion, et plus sensiblement touché de votre Ingratitude, comme autrefois David, à la voix du prophète Nathan. Pénétrez-vous d'une vive reconnaissance pour tous les biens dont Dieu vous a comblé, et en particulier pour la grâce qu'il vous a faite de vous ménager, dans le sacrement de pénitence, un remède à toutes vos infirmités.


ACTE DE RECONNAISSANCE


Quelles obligations ne vous ai-je pas, ô mon Dieu, de m'avoir ménagé, après ma disgrâce, les moyens d'une réconciliation parfaite ? C'était peu de m'avoir purifié dans les eaux sacrées du baptême, vous me préparez encore un bain salutaire, dans celles de la pénitence, pour laver toutes mes iniquités ; c'est pour cela que vous avez communiqué à votre Église, en la personne de vos apôtres, le pouvoir de remettre les péchés : Accipite Spiritum Sanction : quorum remiseritis peccata, remittentur eis (Joan. 20, 22). Quelle bonté dans vous, d'avoir établi, en faveur des pécheurs, un tribunal de grâces toujours ouvert ! Pourrais-je être insensible à une marque si éclatante de votre amour ? C'est moi qui me suis éloigné de vous par le mépris que j'ai fait de votre sainte loi ; et c'est vous qui faites les premières démarches. Père de miséricorde, Dieu de bonté, soyez-en éternellement béni. Agréez que je me réfugie dans l'asile que vous m'offrez ; mais ne permettez pas que j'abuse, par une nouvelle ingratitude, de cette ressource de salut. Non, ce n'est point le respect humain, ni la coutume, ni la crainte de passer pour une âme négligente sur son salut, qui m'amène à vos pieds ; c'est le regret d'avoir mérité votre disgrâce. Eh ! Seigneur, peut-on vivre tranquille, quand on pense qu'on est votre ennemi, et qu'on a offensé le meilleur de tous les pères ?


SECOND POINT


INVOCATION DU SECOURS DE DIEU POUR CONNAÎTRE SES PÉCHÉS


Demandez à Dieu la grâce de connaître les péchés dont vous êtes coupable ; car il est bien difficile que plusieurs n'échappent à votre souvenir, vu la facilité avec laquelle souvent on les commet, et le peu d'exactitude qu'on apporte, en faisant tous les jours l'examen de sa conscience. Mais ne vous bornez pas ù demander à Dieu cette connaissance sèche et stérile de l'état de votre âme : priez-le de vous découvrir toute ta malice et la grièveté du péché.


PRIÈRE AU SAINT-ESPRIT,
POUR LUI DEMANDER LA GRÂCE DE CONNAÎTRE SES PÉCHÉS


Esprit saint, source de lumière, daignez me communiquer un rayon de votre divine intelligence, afin que rien n'échappe à l'exacte recherche que je vais faire de mes iniquités. Ô vous, qui m'avez créé, et qui devez être mon juge, vous connaissez sans doute le fond de mon cœur. Montrez-m'en tous les replis aussi distinctement que je les connaîtrai un jour, quand, au sortir de cette vie, il me faudra paraître devant vous pour subir votre jugement ; car il s'agit de le prévenir, ce jugement rigoureux ; et, si je manquais aujourd'hui d'exactitude et de droiture dans la recherche et l'aveu de mes désordres, vous réformeriez, à votre tribunal, l'injustice d'une révision trop favorable. Faites-moi donc connaître et les pensées secrètes, et les désirs déréglés, et les actions criminelles, et les omissions de mes devoirs, et les scandales que j'ai causés. Éclairez-moi, Dieu de vérité ; ne souffrez pas que l'amour que j'ai pour moi me séduise et m'aveugle : ôtez le voile qu'il me met devant les yeux, afin que rien ne m'empêche de me faire connaître, autant qu'il est nécessaire, à celui qui tient ici votre place.


AUTRE PRIÈRE POUR DEMANDER À DIEU
LA GRÂCE DE CONNAÎTRE SES PÉCHÉS


Je sais, ô mon Dieu, que je suis pécheur, et que je vous ai beaucoup offensé ; mais, de moi-même, je ne puis découvrir ni le nombre, ni l'énormité de mes péchés. Seigneur, éclairez mes ténèbres. Faites-moi connaître présentement toutes les fautes dans lesquelles je suis tombé. Je ne demande à les connaître que pour les pleurer devant vous, pour les détester, et pour me corriger à l'avenir. Donnez-moi toute l'horreur et la contrition que j'en dois avoir.


TROISIÈME POINT


EXAMEN DE CONSCIENCE


Examinez-vous avec soin sur les péchés commis depuis votre dernière confession, et sur les fautes mêmes que vous aurez pu y commettre ; mais faites cet examen sans inquiétude : on a satisfait à ses obligations sur ce point, quand on a tâché, de bonne foi et de son mieux, d'y satisfaire ; il faut pour cela une recherche de ses péchés, faite avec la même application et le même soin, qu'on apporterait dans les choses de la vie, où l'on a intention et intérêt de ne pas se tromper.



EXAMEN GÉNÉRAL DES PÉCHÉS
POUR LES CONFESSIONS ORDINAIRES



PÉCHÉS DANS LA RÉCEPTION DES SACREMENTS


Confessions précédentes. (Dans l'examen), défaut de recueillement, d'exactitude ; (dans la contrition), défaut de regret du passé, de ferme propos pour l'avenir... Sans la demander à Dieu... Sans l'exciter en soi, en se pénétrant des motifs ; (dans la confession), défaut de sincérité ; (dans la pénitence), défaut d'attention... Omission par oubli, ou négligence... Délai trop long, hors du temps marqué...

Communions. Manque des dispositions nécessaires, etc.


PÉCHÉS ENVERS DIEU


Contre la foi. Négligence à s'instruire de la religion ; à écouter les instructions... Doutes ou pensées contraires à la foi volontaires... Danger de perdre la foi encouru par des livres, discours, compagnies impies... Dissimulation de sa foi par respect humain.

Contre l'espérance. Manque de confiance en Dieu, ou désespoir et défiance de la divine miséricorde, ou découragement volontaire... Présomption de la bonté de Dieu, ou de ses propres forces.

Contre la charité. Résistance volontaire aux inspirations du ciel... Négligence à empêcher le mal quand on le doit et qu'on le peut... Respect humain, qui fait omettre le bien ou faire le mal... Oubli de Dieu, ou aversion, ou indifférence pour lui... Défaut de soumission à la conduite de sa Providence... Oubli de ses bienfaits, négligence à lui en rendre grâces... Préférence de la créature, du monde et des plaisirs... Partage de son cœur entre Dieu et quelque autre chose qu'on ne doit pas aimer, ou n'aimer que pour Dieu... Amour du prochain non pour l'amour de Dieu.

Contre la religion. Omission du rapport de ses actions à Dieu ; des actes de foi, d'espérance et de charité ; de la fréquentation des sacrements ; des pratiques journalières d'obligation (offrande de son cœur à Dieu, prières du matin et du soir, examen de conscience suivi d'un acte de contrition) ; des devoirs de religion, pour sanctifier les dimanches et fêtes (offices, messe, vêpres, sermon, prône, catéchisme, lecture de piété), ou défaut d'intention, et négligence dans la manière de les remplir... Défaut de respect à l'Église et dans les prières, inattention, postures immodestes, vue égarée, pensées étrangères, paroles inutiles, distractions et ris volontaires, scandales... Violation des saints jours par des crimes, par le travail, ventes ou achats, par les jeux, les divertissements, les compagnies qui détournent du service de Dieu... Profanation des choses saintes... Impiété ; mépris des personnes consacrées à Dieu, railleries sur la religion, la piété, la vertu ; dérisions contre ceux qui la pratiquent... Superstitions, foi aux songes, foi à la bonne aventure... Blasphèmes... Vœux téméraires ou indiscrets... Serments ou jurements vrais, mais sans nécessité, faux, vains, où le nom de Dieu est pris en vain, c'est-à-dire employé sans nécessité... Mots grossiers, ou espèces de jurements... Mensonges...


ENVERS LE PROCHAIN


En pensées... Soupçons désavantageux, ou jugements téméraires... Pensées de mépris pour sa personne... Réflexions malignes sur ses défauts... Haine, aigreur, aversion... Ressentiment ou souvenir des injures, et désir de vengeance, etc.

(Il faut déclarer si ces sentiments ont été volontaires, s'ils ont duré, s'ils ont paru au dehors, si on les a communiqués à quelqu'un, si c'est en matière grave ou légère, à l'égard de quelles personnes, supérieures ou non.)

En paroles. Calomnies, ou médisances en paroles, en chansons, par écrit, faites, entendues sans les arrêter quand on le pouvait.

(Il faut dire par quel motif on les a faites, à l'égard de quelles personnes, consacrées à Dieu, constituées en dignité, ou autres ; et devant combien de personnes ; si elles sont en chose légère ou de conséquence, et préjudiciables aux biens ou à la réputation d'autrui)...

Discours contre la charité ; rapports faits mal à propos, soit vrais, soit faux ; mauvais conseils...

(Il faut dire s'ils ont eu des suites, s'ils ont été des semences de division ou causes de dommage)...

Flatterie, faux témoignage... Déclaration du secret, ou des fautes d'autrui... Injures en paroles outrageantes, reproches des défauts, imprécations ou malédictions, en se souhaitant du mal, ou aux autres, et à quelles personnes. (Parents, maîtres, etc.).

En actions. Injuste détention du bien d'autrui... Infidélités ou tromperies au jeu, et dans les marchés... Scandale, mauvais exemple ; approbation du mal, par des applaudissements, ou même parle silence ; complicité, par tolérance ou dissimulation, d'un mal qu'on doit ou qu'on peut empêcher ; participation aux vols, ou aux fautes d'autrui ; occasion donnée au prochain d'offenser Dieu, en l'empêchant de s'acquitter de ses devoirs, et en le détournant du bien.

En omission. Négligence à restituer... À réparer des médisances... À se réconcilier... À saisir les occasions que Dieu fait naître d'aider le prochain, principalement par rapport à son salut... À s'acquitter de ses devoirs à l'égard de tous.

Envers les supérieurs. (Parents, maîtres, ou ceux qui tiennent leur place.) Manque d'estime, de respect, d'amour, d'obéissance, de fidélité, de déférence, d'assistance temporelle ou spirituelle, et de reconnaissance.

Envers les inférieurs. (Domestiques, etc.) Manque d'instruction, de bon exemple, de correction, de justice, de condescendance, de douceur et de charité.

Envers les égaux. (Frères, sœurs, condisciples) et même envers tous. Manque de complaisance, d'égards, de prévenance, de support et de patience.


ENVERS SOI-MÊME


Par orgueil. Ambition ou recherche des honneurs, ou désir immodéré de la gloire, des distinctions... Orgueil ou estime et opinion trop avantageuse de soi-même, fierté, hauteur, mépris des autres, discours avantageux de soi... Vanité ou désir de paraître, de plaire, d'attirer l'estime pour des qualités ou des avantages frivoles et étrangers à celui qui s'en prévaut (Naissance, richesses, habits, etc.). Vaine complaisance pour soi (Figure, voix, talents, vertus, bonnes-œuvres, etc.)... Présomption ; trop de confiance en ses lumières ; préférence de son jugement ; attache à son propre sens ; opiniâtreté, entêtement... Vaine gloire de quelque succès, ou avantage reçu de Dieu, sans le lui rapporter... Amour-propre ou amour pour soi, qui fait qu'on se recherche en tout, qu'on ne parle que de soi, qu'on ne s'occupe que de soi, de sa personne, ou des autres par rapport à soi et pour son intérêt personnel ; susceptibilité et sensibilité d'amour-propre ; dissimulation et excuses de ses fautes... Hypocrisie ou fausse apparence de piété ; modestie affectée.

Par avarice. Avarice ou trop d'attache aux biens de la vie... Trop d'inquiétude pour l'avenir... Dureté à l'égard des pauvres, en ne leur faisant pas l'aumône selon son pouvoir Refus du nécessaire à soi-même ou aux autres.

Par envie. Envie ou déplaisir du bien d'autrui et joie du mal qui lui arrive. Jalousie du mérite d'autrui, refus de le reconnaître ou de lui donner des éloges, ou envie des récompenses qui lui sont dues... Chagrin ou dépit de la préférence que l'on fait d'un autre ou de ses avantages... Désir de le décrier ou supplanter Désir de ce qu'il possède.

Par gourmandise. Gourmandise ou excès et avidité dans le boire et dans le manger, surtout en des choses nuisibles à la santé

(Il faut dire aussi si on y a excité les autres.)

Friandise ou recherche des choses les plus délicates Sensualité dans le boire et dans le manger aux repas, ou même hors des repas, en mangeant sans règle et sans besoin... Manquement aux abstinences et aux jeûnes ordonnés par l'Église, ou manque d'y suppléer en cas de dispense légitime.

Par colère. Mouvements de colère, d'humeur non réprimés... Emportement, vivacité, impatience à laquelle on s'est laissé aller, sans se retenir... Paroles injurieuses, querelles, coups et autres effets qui ont pu s'ensuivre... Refus de pardonner et de contribuer de sa part à la réconciliation... Occasion donnée aux autres de s'emporter... Sujets d'impatience donnés à ses parents ou à ses maîtres.

Par paresse. Paresse ou négligence des choses qui sont de devoir, d'obligation ; crainte de la peine qu'il faut prendre pour les remplir ; amour excessif du repos... Fainéantise ou amour du désœuvrement ; aversion pour l'occupation ; fuite du travail, surtout de ce lui de son état... Nonchalance ou manque de soin, d'ordre, de propreté, en laissant toutes choses à l'abandon... Oisiveté ou perte de temps, en ne faisant pas un bon emploi du temps, en négligeant de s'appliquer à ses devoirs, ou à ses études, en s'abandonnant aux divertissements permis à contre-temps, ou même à des jeux défendus... Indolence au lit, en donnant trop de temps au sommeil, ou en se laissant aller à ces délais réfléchis qu'inspire une mollesse efféminée... Négligence ou inattention et défaut d'exactitude pour s'instruire des devoirs de son état, et s'en acquitter, pour mortifier ses passions, détruire son défaut dominant, fuir les occasions et mettre en usage les moyens de se corriger.

Par luxure. Occasions ; curiosité ; mauvais livres ; lettres ou billets suspects ; mauvaises compagnies ; liaisons pernicieuses ; assemblées dangereuses ; bals, spectacles, mascarades, etc. ; jeux indécents.

(Il faut dire si on s'est exposé à l'occasion de pécher, ou si on l'a donnée aux autres.)

Pensées, désirs, paroles ou entretiens ; chansons, regards, actions, modes, ajustements et manières immodestes ; libertés, complaisances, familiarités contraires à la décence.

Nota. Nous avons un peu détaillé l'examen ci-dessus, pour les personnes peu instruites, dont le nombre augmente chaque jour, ainsi que pour la plupart des personnes du monde, dont les examens sont d'autant plus superficiels, que leur conduite est moins régulière et moins réfléchie.


QUATRIÈME POINT


DOULEUR D'AVOIR OFFENSÉ DIEU,
DE QUI ON IMPLORE LE PARDON DE SES PÉCHÉS


Présentez-vous devant la divine majesté, avec confusion, et comme un coupable chargé du poids de ses iniquités. Formez les actes de contrition et de résolution qui suivent, dans le plus profond de votre cœur, sans vous contenter de les prononcer de bouche ; et pénétrez-vous-en, y ajoutant de vous-même ce que la grâce vous suggérera : surtout, tâchez de retourner à Dieu, par un motif plus noble que celui de la crainte ; produisez un sentiment de repentir par le motif de l'amour le plus tendre.


ACTE DE CONTRITION, OU DE REGRET ET DE DOULEUR DU PASSÉ


Quel sujet de confusion pour moi, ô mon Dieu, de tomber toujours dans les mêmes fautes, si souvent, si facilement, et après vous avoir tant de fois promis de ne plus les commettre ? Comment ai-je pu pécher, en votre présence, pour si peu de chose, connaissant combien le péché vous déplaît et abusant même de vos bienfaits pour vous offenser !
Laissez-vous toucher, ô mon Dieu, par les regrets d'un cœur véritablement contrit, d'un cœur plus touché de ses fautes par le déplaisir que vous en avez reçu, que pour la punition qu'elles ont méritée ; car est-il une plus grande peine que celle d'avoir déplu à un Dieu infiniment bon et digne d'être infiniment aimé ? Je sais qu'il n'est rien de plus terrible que de tomber entre les mains du Dieu vivant : quel est l'homme qui pourra soutenir cette formidable sentence ? Retirez-vous de moi, maudits, allez au feu éternel ? (Matth. 24) Mais je suis encore plus pénétré de la crainte de vous perdre que de la rigueur de vos supplices. Oui, cette patience à m'attendre, cette facilité à me pardonner, cette disposition à me combler de nouvelles grâces m'attendrit de la plus vive reconnaissance ; et malgré l'excès de vos bontés et de mes ingratitudes, ma douleur est si faible qu'à peine fait-elle impression sur mon âme. Où en suis-je, ô mon Dieu !
Oh ! si mes regrets pouvaient égaler mes fautes ! Suppléez à ma douleur, Sauveur, agonisant dans le jardin des olives ; mettez dans mon cœur une goutte de cette mer d'amertume, dont votre âme fut alors inondée. Que je sois triste de mon péché, et triste jusqu'à la mort. Que votre miséricorde, qui m'inspire le désir et la résolution de laver mes péchés dans les eaux de la pénitence, vous engage à produire en moi les dispositions nécessaires à ce sacrement.
Pardon, ô mon Dieu, pour tout le mal que j'ai commis et que j'ai fait commettre : pardon pour tout le bien que je n'ai pas fait, ou que j'ai mal fait : pardon pour tous les péchés que je connais, et que je ne connais pas. Je les déteste et je les désavoue, et je voudrais réparer ; au prix de ce que j'ai de plus cher, le malheur de vous avoir offensé. Je n'avais pas compris jusqu'ici la grandeur de mes fautes, la malice du péché, l'amertume qu'il entraîne après lui ; mais à présent que je reconnais toutes vos amabilités, qu'il ne me reste plus de ma passion que le regret de l'avoir suivie, je n'aspire plus qu'à mériter ma grâce par un sincère repentir.


CINQUIÈME POINT


RÉSOLUTION DE SE CORRIGER


Il ne suffit pas d'avoir le regret de ses fautes passées, il faut encore faire un ferme propos pour l'avenir ; et c'est là le point essentiel.


ACTE DE RÉSOLUTION, OU DE FERME PROPOS POUR L’AVENIR


Vous nous l’avez promis, Seigneur, par la bouche de vos prophètes, que celui qui fera l'aveu de ses péchés, et qui y renoncera véritablement, en recevra le pardon. En vertu de cette parole infaillible, je viens vous demander grâce : car me voilà, autant que je puis juger de mon cœur, dans une disposition parfaite pour quitter le péché, et vous sacrifier tout ce que j'ai de plus cher, plutôt que de vous déplaire.
Hé quoi ! Seigneur, parce que vous êtes bon, et que vous ne mettez point de bornes à vos miséricordes ; parce que vous m'avez donné, dans le sacrement de pénitence, un moyen toujours efficace et présent de me réconcilier avec vous, sera-t-il dit que j'abuserai de vos bienfaits, pour vous offenser impunément ? Il n'en sera pas ainsi ; ô Dieu, qui voyez mes plus secrètes pensées, je vous prends à témoin, de la résolution où je suis de quitter le péché, d'éviter les occasions du péché, de travailler efficacement à détruire en particulier l'habitude du péché.

(On spécifie, devant Dieu, le péché dont on veut se corriger.)

Je l'ai promis et je le promets encore au pied de ce sacré tribunal, où, malgré mes infidélités, vous voulez me faire grâce. Je graverai votre sainte loi au fond de mon cœur ; et on m'arrachera plutôt la vie que de me faire départir de la ferme résolution où je suis de vous servir avec fidélité. Le monde sera surpris de mon changement ; il voudra me rengager dans mes premiers désordres ; mes passions se soulèveront encore, et il m'en coûtera de les réprimer ; mais je soutiendrai hautement la parole que je vous donne, malgré les persécutions des libertins et les répugnances de la nature. Juravi et statui custodire judicia justitioe tuoe. (Ps. 118) Plus de pensées, plus de paroles et d'actions contraires à la pudeur ou à la charité ; plus d'impatiences, de jurements, de mouvements de colère ; plus d'irrévérences dans les lieux saints ; plus de langueur dans votre service, ou d'omission dans mes devoirs ; plus d'attache à mes sentiments, à mes commodités et aux plaisirs : plutôt mourir, ô mon Dieu, plutôt expirer ici, devant vous, que de vous déplaire.


(Extrait de Manuel du Pénitent ou conduite pour la Contrition)



Reportez-vous à Méthode pour se bien confesser, La satisfaction, La confession : Qualités qu'elle doit avoir, Le ferme propos, Prière pour obtenir la persévérance dans le jeûne et la pénitence, Moyens pour persévérer dans la sobriété et dans l'abstinence, Prière pour la Persévérance, Réponse à quelques doutes touchant la Pénitence, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Instruction sur le Carême, Méditation sur le Carême : Jésus ayant jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim ensuite, L'institution du Carême et la manière dont les premiers chrétiens le passaient, De la nourriture du corps, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Méditation sur le véritable jeûne, Méditation sur la Loi du jeûne, Prière pour demander la victoire sur ses passions, Méditation sur la promptitude et la vivacité de la vraie pénitence, Méditation sur les caractères de la vraie et de la fausse pénitence, Méditation sur la sincérité de la pénitence, Méditation sur la vraie pénitence, Méditation sur la réparation du péché, Méditation sur l'expiation du péché, Méditation sur la pénitence du cœur, Méditation sur l'obligation de mener une vie pénitente et mortifiée, Moyens d'acquérir l'amour de Dieu, Quels moyens prendrez-vous pour acquérir, conserver et augmenter en vous l'amour de Dieu ?, Première Condition que doit avoir la Contrition, soit parfaite, soit imparfaite : Intérieure, Deuxième Condition que doit avoir la Contrition, soit parfaite, soit imparfaite : Surnaturelle, Troisième Condition que doit avoir la Contrition, soit parfaite, soit imparfaite : Souveraine, Quatrième Condition que doit avoir la Contrition, soit parfaite, soit imparfaite : Universelle, Méditation sur la pénitence du cœur, Première Disposition pour recevoir la grâce de la Justification : Acte de Foi, Deuxième Disposition pour recevoir la grâce de la Justification : Sentiments de Crainte de Dieu, Troisième Disposition pour recevoir la grâce de la Justification : Sentiments de Confiance en Dieu, Quatrième Disposition pour recevoir la grâce de la Justification : Acte d'Amour de Dieu, Cinquième Disposition pour recevoir la grâce de la Justification : Détestation du péché, Sixième Disposition pour recevoir la grâce de la Justification : Résolution de devenir meilleur, Troisième Motif de Contrition : La Bonté de Dieu (1/6), Troisième Motif de Contrition : La Bonté de Dieu (2/6), Troisième Motif de Contrition : La Bonté de Dieu (3/6), Troisième Motif de Contrition : La Bonté de Dieu (4/6), Troisième Motif de Contrition : La Bonté de Dieu (5/6), Troisième Motif de Contrition : La Bonté de Dieu (6/6), Conduite pour la Contrition, Premier Motif de Contrition : La Majesté de Dieu, Deuxième Motif de Contrition : La Justice de Dieu, Instruction sur la Contrition, Prière pour obtenir de Dieu miséricorde, Instruction sur la Grâce, De l'examen de conscience, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Cinq points dans l'examen général de la conscience, Trois temps pour l'examen particulier, Prière à Saint Louis de Gonzague pour demander la contrition, Bien choisir le sujet sur lequel on doit faire l’examen particulier, Combien l'examen de notre conscience est important, Méditation pour la Fête de Sainte Marie-Madeleine, Prière pour obtenir la persévérance dans le jeûne et la pénitence, Méditation sur la promptitude et la vivacité de la vraie pénitence, Méditation sur le souvenir des jours que l'on a passé dans l'oubli de Dieu et de ses devoirs, Méditation sur la miséricorde de Dieu, Méditation sur la pénitence du cœur, Psaumes de la Pénitence, Méditation sur la mort dans le péché, Méditation sur la confiance qu'un Chrétien doit avoir en la miséricorde de Dieu, Hymne du Carême, Méditation sur la réparation du péché, Méditation sur l'expiation du péché, Méditation sur la miséricorde de Dieu, Exercice pour la confession, Litanies de Sainte Marie-Madeleine, Méditation sur la promptitude et la vivacité de la vraie pénitence, Méditation sur la vraie pénitence, Catéchisme du Saint Curé d'Ars : Sur la confession, Réponse à quelques doutes touchant la Pénitence, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Qu'il est très-utile d'ajouter quelques pénitences à l'examen particulier, Les peines du Purgatoire conformes aux fautes commises La conversion renvoyée au soir de la vie conduit l'âme à la cruelle faim du Purgatoire, Troisième méditation de préparation à la mort : Que me présenteront le passé, le présent et l'avenir ?, Instruction sur la Prière, Explication du premier commandement de Dieu, Explication du deuxième commandement de Dieu, Explication du quatrième commandement de Dieu, et Explication du cinquième commandement de Dieu.















jeudi 2 avril 2020

Explication du premier commandement de Dieu


Adoration perpétuelle, illustration


INSTRUCTION


Explication du premier commandement de Dieu


Un seul Dieu tu adoreras, et aimeras parfaitement



À l'effet de mériter la vie éternelle, tout chrétien doit adorer Dieu comme son commencement et sa fin. Cette adoration doit être accompagnée, 1. de la foi, de sorte que l'entendement et la volonté adorent humblement, et embrassent toutes les vérités que Dieu a enseignées, quelque obscures et incompréhensibles qu'elles puissent être pour notre faiblesse ; 2. de l'espérance, qui honore le pouvoir infini, la bonté, la miséricorde de Dieu, et la vérité de ses promesses, et en ce monde, élève l'âme vers l'attente de la miséricorde, de la grâce et du salut, par les mérites de Jésus-Christ ; 3. de la charité, qui nous apprend à aimer Dieu de tout notre cœur pour lui-même, et notre prochain comme nous-mêmes pour l'amour de Dieu ; 4. de la religion, dont les principaux actes, l'adoration, la louange, l'action de grâce, l'oblation de nous-mêmes à Dieu, le sacrifice et la prière, doivent être les occupations journalières d'une âme chrétienne. Nous devons fuir toute idolâtrie, toute fausse religion, toute superstition, et sous ce dernier nom sont comprises toutes les espèces de divination, toute prétention à dire la bonne aventure, tous sortilèges, charmes, caractères magiques, observation des augures, etc. Ces choses sont païennes et contraires au culte du Dieu vrai et vivant.

(Instruction tirée de Vie des Bienheureux et des Saints de Bretagne)



Reportez-vous à Instruction sur la Charité, Explication du deuxième commandement de Dieu, Explication du quatrième commandement de Dieu, Explication du cinquième commandement de Dieu, Les deux Commandements de charité contiennent tous les enseignements contenus dans l'Écriture sainte pour notre perfection, Voyez devant Dieu comment vous devez vous comporter pour vous acquitter du devoir de charité, Le Commandement d'aimer le prochain est semblable au Commandement d'aimer Dieu, Aimez Dieu comme il veut être aimé de vous au temps et en l'éternité, Aimez Dieu de tout votre cœur, de toute votre âme, et de tout votre esprit, Méditation sur l'outrage que nous faisons à Dieu par le péché, Des dix Commandements, Des trois premiers Commandements, Du Décalogue, Méditation sur la crainte de Dieu, Méditation sur l'observation des Lois de Dieu, Du voyage dans le désert et de la Loi écrite, et De la Foi, de l'Espérance et de la Charité.














dimanche 15 mars 2020

Ce qu'il faut faire pour éviter les pièges et les tentations du démon


Extrait de "Traité de la vie spirituelle" de Saint Vincent Ferrier :


Saint Bruno

Celui qui voudra éviter les pièges et les tentations du diable, particulièrement à la fin de sa vie, doit être persuadé de deux choses. La première, qu'il ne doit pas avoir d'autre sentiment de lui-même, ni s'estimer davantage, qu'un cadavre rempli de vers, et donné en proie à la pourriture, dont ceux qui approchent tâchent de détourner les yeux, pour ne point voir une chose si affreuse, et font ce qu'ils peuvent pour ne point sentir la mauvaise odeur qui en sort. C'est ainsi, mon cher frère, que vous et moi devons toujours penser ; mais je le dois encore plus que vous, puisque je reconnais, avec justice, qu'il n'y a en moi que corruption dans le corps et dans l'âme ; qu'il n'y a au-dedans de moi que la mauvaise odeur de mes péchés, et d'une iniquité qui doit faire horreur ; et ce qui est encore plus fâcheux, c'est que de jour en jour je sens que cette corruption s'augmente et se renouvelle.
C'est le sentiment que l'âme fidèle doit avoir d'elle-même. Il faut qu'elle s'humilie profondément en la présence de Dieu qui voit tout ; qu'elle le considère comme un Juge très-sévère, qui lui demandera un compte exact et rigoureux de toute sa conduite. Elle ne saurait donc ressentir trop de douleur de l'avoir offensé, et d'avoir perdu la grâce qui lui fut donnée par le Baptême, où elle avait été lavée et purifiée dans le sang même de Jésus-Christ.
Ce n'est pas assez que l'âme reconnaisse sa corruption devant Dieu, et qu'elle-même en soit persuadée ; il faut, outre cela, qu'elle consente à donner ce spectacle, non-seulement aux Anges, et aux Saints du Ciel et de la terre, mais encore à tous les hommes ; qu'ils n'aient par conséquent que du mépris pour ses paroles et pour ses actions ; qu'ils se détournent pour ne la point voir, et pour ne point sentir l'odeur de sa corruption ; qu'ils la rejettent d'entre eux comme une personne morte avec qui ils ne veulent plus avoir de commerce, qui n'est plus de leur société, et qui à leur égard est quelque chose de plus horrible qu'un lépreux ; et cela jusqu'au temps que la grâce de Dieu daignera la visiter et la faire rentrer en elle-même. Qu'elle soit encore persuadée, que les hommes ne lui feraient aucun tort, mais la traiteraient comme elle le mérite, quand même ils lui arracheraient les yeux, qu'ils lui couperaient les mains, et lui feraient souffrir toutes sortes d'autres maux, dans un corps qui lui a servi pour offenser le Dieu qui l'a créée.
La seconde chose, est de désirer d'être humilié et méprisé, et de souffrir non-seulement avec patience, mais même avec beaucoup de joie, toutes les calomnies, les injures, les ignominies, enfin tout ce qu'il y a de plus fâcheux et de plus humiliant.
Il faut encore avoir beaucoup de défiance de soi-même, de tout ce qu'on a pu faire de bien, et de toute sa conduite passée, se tourner entièrement vers Jésus-Christ, et se jeter entre les bras de ce divin Sauveur, qui s'est réduit à une extrême pauvreté, qui a souffert toutes sortes d'opprobres, de mépris et d'humiliations, et une mort très-cruelle pour l'amour de nous.
Mourez donc à tous les sentiments, et à toutes les affections humaines, afin que Jésus-Christ crucifié vive dans votre cœur et dans votre esprit, et qu'étant tout transformé, et pour ainsi dire, tout transfiguré, vous n'ayez plus d'autre sentiment dans le cœur, que vous n'écoutiez, que vous ne regardiez plus que votre Seigneur attaché à la Croix et mourant pour vous, suivant en cela l'exemple de la sainte Vierge ; en sorte qu'étant entièrement mort au monde, votre âme n'ait plus d'autre vie que celle de la Foi ; attendant ainsi cette résurrection bienheureuse, où le Seigneur vous comblera d'une joie spirituelle et des dons de l'Esprit saint : vous, dis-je, et toutes les personnes dans lesquelles doit se renouveler l'état des Apôtres et la première ferveur de l'Église. Ayez donc soin de vous exercer à la prière, à la méditation, et aux saintes affections, pour obtenir les dons et les grâces de Dieu.
Les sentiments où vous devez être à son égard, se réduisent principalement à sept, qui sont : 1°. de l'aimer d'un amour très-vif, et très ardent. 2°. De le craindre par-dessus toutes choses. 3°. De lui rendre l'honneur et le respect qui lui sont dus. 4°. D'avoir un zèle très constant pour son service. Joignez à cela, 5°. les actions de grâces. 6°. Une obéissance prompte et parfaite pour tout ce qu'il vous ordonne, et autant qu'il est en vous. 7°. Le goût des choses du Ciel, lui disant sans cesse : Seigneur Jésus, faites par votre grâce, que mon esprit, mon cœur, et jusqu'à la moelle de mes os soient pénétrés de crainte et de respect pour vous, que je brûle d'un zèle ardent pour tout ce qui regarde votre gloire. Que ce zèle, ô mon Dieu, m'inspire pour tous les outrages que l'on a pu vous faire, une horreur extrême ; mais qu'elle redouble, si j'ai été moi-même assez malheureux pour vous outrager, ou que d'autres l'aient fait à mon occasion. Accordez-moi encore par votre bonté, qu'étant votre créature, je vous adore, avec une profonde humilité, comme mon Dieu et comme mon souverain Seigneur ; que je sois pénétré de reconnaissance pour toutes les grâces et pour tous les bienfaits sans nombre que j'ai reçus de votre miséricorde, et que je vous en rende de continuelles actions de grâces. Faites que je vous loue et que je vous bénisse toujours avec une joie parfaite et une entière effusion de cœur, et que vous obéissant en toutes choses, je puisse goûter un jour la douceur infinie de votre festin éternel, avec les Anges, les Apôtres, et tous vos Saints, quelque indigne que je sois d'une si grande grâce par mes continuelles ingratitudes.
Après vous avoir marqué quels sont les sentiments dans lesquels vous devez tâcher d'entrer à l'égard de Dieu, je vous en ferai remarquer sept autres, dans lesquels vous devez vous exercer par rapport à vous-même. 1°. C'est de vous humilier sans cesse pour vos imperfections et pour vos défauts. 2°. De pleurer continuellement, avec une douleur vive et amère, les péchés où vous êtes tombé, par lesquels vous avez été assez malheureux pour offenser votre Dieu et pour souiller votre âme. 3°. De souhaiter d'être méprisé, humilié, et foulé aux pieds de tout le monde, comme la plus méprisable de toutes les créatures et la plus remplie de corruption. 4°. D'exercer sur votre corps les plus rigoureuses macérations, et de lui en souhaiter de plus grandes encore, s'il est possible, le regardant comme le péché même ; ou, s'il est permis de parler ainsi, comme une sentine et un sépulcre où se trouvent renfermées toutes les horreurs. 5°. D'avoir une haine irréconciliable contre le péché, et contre les sources et les mauvaises inclinations qui le produisent. 6°. De veiller avec une application forte et continuelle sur tous vos sens, toutes vos actions, et toutes les puissances de votre âme, afin d'être toujours prêt et disposé à toutes sortes de bonnes œuvres, sans jamais vous lasser de cette attention et de cette vigilance. 7°. C'est enfin de garder en toutes choses les règles de cette modération parfaite, qui sait nous faire éviter l'excès, et le défaut, le trop, ou le trop peu, retrancher le superflu, sans faire tort au nécessaire ; en sorte qu'il n'y ait rien qui ne soit dans la bienséance et dans l'ordre.


Reportez-vous à De quelques industries cachées qui conduisent bientôt à la perfection, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Qu’il faut implorer le secours de Dieu, et attendre avec confiance le retour de sa grâce, Des tentations et des illusions, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Doctrine et paroles remarquables du bienheureux Frère Égide, compagnon de Saint François d'Assise : Sur la Chasteté, les Tentations et l'Oraison, Les pièges du Diable, Les Tentations sont inévitables en cette vie mortelle, L'obéissance est la fille et l'inséparable compagne de l'humilité, Prière pour obtenir l'humilité, l'exemple de Saint Robert Bellarmin et de Saint Ignace, et comment acquérir cette vertu, Des Vertus, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De l'amour du Père Surin pour l'humilité, dans l'union avec Notre-Seigneur Jésus-Christ, Le Saint Curé d'Ars dans sa conversation : Humilité de M. Vianney, Prière pour demander l'humilité, Méditation sur l'ignorance de l'homme à l'égard de l'état de grâce, Méditation sur l'humilité des Saints, Méditation sur la vaine gloire, et Tu es poussière et tu retourneras en poussière.














dimanche 10 novembre 2019

La Charité bien comprise nous fait un devoir très-pressant de subvenir aux nécessités des âmes du Purgatoire



Extrait de « Les Merveilles Divines dans les Âmes du Purgatoire » par le P. G. Rossignoli, de la Compagnie de Jésus :


La délivrance des âmes du Purgatoire, Estampe


Ordinavit in me charitatem : Dieu m'a placé sous l'étendard de la charité. (Cant. 2, 4)


Il ne peut entrer dans ma pensée de réduire ici à quelques lignes tout ce qu'il y a de parfait dans la charité envers les pauvres âmes du purgatoire. Je me borne à quelques considérations rapides.
Toute charité est d'autant plus grande que les misères qu'elle soulage le sont elles-mêmes. Là où le besoin est extrême, l'obligation d'y porter remède devient plus pressante. Or, quelle plus douloureuse nécessité se peut-il concevoir que celle d'âmes plongées dans un océan de tourments, vouées aux souffrances les plus atroces, aux plus inexprimables angoisses ? Les commentateurs, appliquant au purgatoire ce mot de Malachie, III, 3 : « Sedebit confians, et purgabit filios Levi, et colabit eos quasi aurum : Le Messie sera comme un homme qui s'assied pour faire fondre et pour épurer l'argent ; il purifiera les enfants de Lévi, et il les rendra nets comme l'or qui a passé par le feu ; » le comparent a un alambic de toutes les peines imaginables d'ici-bas : comme si Dieu, à l'exemple de ces savants qui distillent de diverses substances les esprits les plus purs pour en composer un extrait qui les représente dans toute leur force, avait réuni dans le purgatoire, par une opération semblable, les différentes espèces de maux dont nous souffrons davantage dans cette vie, les maladies naturelles, les supplices violents, les tortures, les tourments infligés aux martyrs, etc., et en avait exprimé l'essence et l'activité. C'est ce que paraît avoir indiqué le prophète Isaïe, IV, 4, dans ce passage : « Abluet Dominus sordes filiarum Sion in spiritu ardoris : Le Seigneur purifiera les souillures de la fille de Sion dans l'ardeur du feu. » Ce feu est doué d'une puissance surnaturelle, d'une activité et d'une violence cent fois plus grandes que celles du nôtre, parce qu'il a été choisi pour instrument de la divine justice. Tertullien appelle même le purgatoire un enfer momentané : car, observe-t-il, les deux peines principales, celle du sens et celle du dam, y sont réservées aux âmes, avec la seule différence de la durée, les damnés ne devant jamais voir finir leurs tourments. Le feu est le même, suivant saint Augustin : « Eodem igne purgatur justus et torquetur damnatus. » Combien donc n'est-ce pas une charité excellente d'apporter du soulagement à ces âmes infortunées ! Il ne s'agit pas seulement de nourrir un affamé, de couvrir celui qui manque de vêtements, de délivrer un malade de sa fièvre, mais de retirer des malheureux de l'abîme immense de tous les maux.
Cette charité est plus précieuse encore si l'on considère le grand bien dont ces âmes vont être mises en possession. L'histoire a enregistré comme un prodige de bonté l'action du grand Théodose qui tira de son abjection la pauvre jeune fille Athénaïs pour la faire monter sur le trône impérial. David a exprimé de mille manières sa reconnaissance pour la divine miséricorde qui l'avait ôté à la garde des troupeaux et établi chef de son peuple. Oh ! combien meilleure est la charité qui procure à une âme la possession de l'éternelle béatitude ! Ne pourrait-on pas dire, dans un certain sens, qu'elle est aussi élevée que le bien même qu'elle assure ? Il est vrai que nous ne pouvons guère en saisir toute l'étendue, ignorants comme nous le sommes de ces célestes profondeurs. Mais ces âmes bénies sont placées mieux que nous pour cela ; elles savent tout ce qui est caché sous ces simples mots : voir DIEU face à face, DIEU, le premier principe et la fin dernière ; s'unir entièrement à cet objet souverainement aimable, après lequel elles soupirant de tout ce qu'elles ont d'intelligence et d'amour. Cette ardeur, ce désir invincible, cette flamme brûlante, leur cause un tourment plus insupportable que la flamme extérieure et vengeresse qui les consume. L'illustre Tertullien explique admirablement cette vérité par l'exemple de Job, image sensible de l'âme du purgatoire, ainsi que l'Église le fait entendre elle-même en lisant son histoire dans l'office des morts. Tout le corps de ce prophète de la patience était couvert d‘ulcères douloureux, qui le tourmentaient de la tête aux pieds ; et cependant, celui de tous ses organes qui le faisait le plus cruellement souffrir, et dont il se plaignait le plus haut, c'était la vue, qui n'apercevait plus le bien suprême (c. XVII, 2) : « In amaritudinibus moratur oculus meus : cur faciem tuam abscondis ? Mon œil est plongé dans l'amertume : oh ! pourquoi me cachez-vous votre visage ? » Comme s'il avait dit : Mon supplice le plus amer c'est de ne vous voir plus, ô mon DIEU ! « On plaint l'œil tout entier dans les tourments, » dit encore Tertullien. Ainsi l'âme souffrante du purgatoire n'a point de torture qui l'éprouve autant que la privation de la présence visible de son DIEU. Les autres peines, auprès de celles-là, ne lui semblent rien. Or, que fait la charité dont nous parlons ? elle met fin à cet état d'horrible souffrance, elle apaise cette soif ardente, elle comble ces immenses désirs, en leur assurant la possession de leur céleste objet.
L'amour de DIEU y est, d'ailleurs, intéressé lui-même directement. DIEU veut souverainement avoir auprès de lui ces âmes qu'il aime, afin de les faire participantes de sa gloire. « Delicioe meoe esse cum filiis hominum, dit-il au livre des Proverbes, VIII, 31 : Mes délices sont d'habiter avec les enfants des hommes ; » comme si la compagnie de ses créatures ajoutait quelque chose à sa félicité éternelle, et qu'il ne fût point complètement heureux tant qu'il ne la communique pas. Ces âmes, en effet, sont ses chères filles, les épouses du Sauveur, rachetées au prix de tout son sang et adoptées par lui. Il se réjouit donc de les délivrer de la prison où elles gémissent, et de les introduire à la lumière de son paradis. Pensez un peu quelle serait la consolation d'un roi de recevoir à sa cour un fils longtemps captif parmi les barbares et délivré par un fidèle ami. Quel accueil ne ferait pas un époux au médecin qui lui rendrait son épouse bien-aimée parfaitement guérie d'une maladie qu'on avait jugée mortelle ? Eh bien ! DIEU chérit ces âmes saintes beaucoup plus que tout cela ; il les reçoit avec plus d'allégresse, et il conserve une toute autre reconnaissance pour ceux qui les dégagent de la servitude et les introduisent, suivant l'expression de saint Pierre (I, 2, 9), « dans la parfaite liberté des enfants de DIEU, et du fond des ténèbres à son admirable lumière : In perfectam libertatem filiorum DEI, et de tenebris vocal in admirabile lumen suum. »
De plus, délivrer les âmes du purgatoire, c'est envoyer au ciel de véritables serviteurs de la divine Majesté, les plus capables de la louer dignement. Nous, dans les ténèbres et les misères de cette vie, nous ne pouvons ni connaître ni aimer convenablement l'éternelle Bonté. C'est au sortir du corps, en se trouvant tout-à-coup en face du Créateur, que notre esprit obtient cette connaissance claire, et par suite cet ardent amour qui le porte vers le bien suprême. Il se répand aussitôt en actes séraphiques de charité, bien plus élevés que ceux de Marie-Madeleine elle-même, dont le Seigneur a dit, qu'elle avait tant aimé : Dilexit multum ; plus ardents que ceux de saint Pierre assurant trois fois qu'il aimait et en prenant Jésus à témoin : Tu scis, Domine, quia amo te. Qu'ils doivent être touchants, les premiers actes de reconnaissance des âmes purifiées admises en présence de la miséricorde céleste ! quelle adoration profonde des souveraines perfections ! avec quel cœur elles répètent l'hymne de l'Apocalypse, 5 : « Benedictio, et honor, et gloria, et gratiarum actio DEO nostro, in soecula soeculorum : Bénédiction, honneur, gloire, action de grâces à notre DIEU, pendant toute la durée des siècles ! » Or, tous ces actes de parfait amour, de gratitude, de bénédiction, envers la divine Majesté, ceux-là n'en partagent-ils pas le mérite qui, par leurs pieux suffrages, ont mis plus tôt les pauvres âmes en état de les produire ?
De ces considérations abrégées le lecteur conclura combien est agréable à DIEU la charité envers nos frères du purgatoire. Notre-Seigneur, dans une de ces révélations dont il favorisait sainte Gertrude, lui dit ces touchantes paroles, suivant le récit de Denys-le-Chartreux : « Toutes les fois que vous délivrez une âme, cela est aussi agréable à DIEU que si vous le rachetiez lui-même de la captivité ; et il saura bien vous récompenser un jour de cette bonne action : Quod beneficium reddet vobis tempore opportune. » Mais nous aurons occasion de revenir là-dessus dans la seconde partie de ce livre.



Reportez-vous à Prières pour chaque jour de la semaine, en faveur des âmes du Purgatoire, Instruction sur la Charité, Excellence des suffrages en faveur des morts, Un saint Frère franciscain reconnaît, dans une étonnante vision, un de ses compagnons mort quelque temps auparavant, Enseignement de l'Église sur le Purgatoire, Méditation pour le jour des morts, Chapelet pour le repos des âmes du Purgatoire, Exercice sur les quatorze stations du chemin de la Croix pour les âmes du Purgatoire, Litanies pour les Fidèles Trépassés, Méditation pour le Jour de la Commémoration des morts, La Sainte Vierge Marie, Mère de Miséricorde, Dévotion en faveur des âmes du Purgatoire, Méditation sur la peine qu'on endure dans le purgatoire, Les indulgences pour les fidèles défunts, Offrir sa journée pour les âmes du Purgatoire, La pensée du Purgatoire doit nous inspirer plus de consolation que d'appréhension, Nous devons secourir tous les morts, même ceux que nous croyons déjà au Ciel, Méditation sur la durée des souffrances du purgatoire et l'oubli des vivants à l'égard des morts, Nous devons secourir tous les morts, même ceux que nous croyons déjà au Ciel, Être en état de grâce pour que nos prières soient utiles aux âmes du Purgatoire, Les différents moyens de soulager les morts, Quelles sont les âmes qui vont en purgatoire, La pensée du Purgatoire nous instruit sur la gravité du péché véniel, De la méditation de la mort, La pensée du purgatoire nous prouve la folie de ceux qui ne travaillent pas à l'éviter, Pour éviter le purgatoire endurons nos afflictions en esprit de pénitence, Le Purgatoire, motif de patience dans les maladies, Méditation sur les motifs qui doivent nous engager à secourir les âmes du purgatoire (1/4), Méditation sur les défauts qui rendent infructueuse notre piété envers les morts, Premier moyen propre à soulager les âmes du Purgatoire : Le Saint Sacrifice de la Messe, Deuxième moyen propre à secourir les âmes du Purgatoire : Prières, jeûnes, aumônes..., Les indulgences, troisième moyen propre à secourir les âmes du Purgatoire, Dévotion aux Saints Anges : Travailler à la conversion des âmes et à leur soulagement dans les flammes du Purgatoire, en l'honneur des saints Anges, Pour que le nom de Dieu soit sanctifié, pour que son règne arrive, et pour que sa volonté soit faite sur la terre comme au ciel, secourons les âmes du Purgatoire, Méditation sur la piété envers les morts, toute chrétienne et cependant inutile, Du jugement et des peines des pécheurs, Première méditation de préparation à la mort : Rends-moi compte de ton administration, Seconde méditation de préparation à la mort : Voici l'époux qui vient ; allez au-devant de lui, Troisième méditation de préparation à la mort : Que me présenteront le passé, le présent et l'avenir ?, Tu es poussière et tu retourneras en poussière, Méditation sur l'emploi du temps, Méditation sur la conscience, Méditation sur le repos de la Conscience, Méditation sur l’aveuglement de la Conscience, Méditation sur la Préparation à la mort, Méditation sur la pensée de la mort, Méditation sur la justice de Dieu, Méditation sur le Jugement de Dieu, Personne n'est-il revenu de l'Enfer ?, La précieuse mort de Saint Philippe Benizi, Exercice pour la bonne mort, Méditation sur le désir de la mort, Méditation sur la crainte de la mort, Saint Philippe de Néri : Que faites-vous maintenant ?... Et après ?, La mort est ordinairement conforme à la vie : L'exemple de deux Curés, Par son nom, le cimetière prêche la résurrection de la chair, Défendre le Cimetière, Bénédiction du Cimetière, Puissance des démons sur les morts, Nos devoirs à l'égard du Cimetière, Le Cimetière au XIXe siècle : Le corps chef-d’œuvre de Dieu, Enterrements autour des églises, Immortalité de l'âme, Cérémonies de L’Église et prière pour les morts, L'Univers et la Bible, prédicateurs de la résurrection, car oui, nous ressusciterons !, Comment les peuples païens ont dissipé une grande partie du patrimoine de vérités reçu des pères du genre humain, mais ont conservé le dogme de l'existence et de l'immortalité de l'âme, Méditation sur la fausse sécurité des Pécheurs, Méditation sur les défauts qui rendent infructueuse notre piété envers les morts, Prière à saint Joseph pour obtenir une bonne mort, Sentiments et prières à l'occasion de la mort d'une personne qui nous était spécialement chère, Le Jour de la Toussaint : Méditation sur le bonheur du ciel, 1re Méditation pour la Fête de Tous les Saints : Bienheureux les pauvres d'esprit, parce que le royaume des cieux est à eux, 2e Méditation pour la Fête de Tous les Saints : J’entendis dans le ciel comme la voix d'une grande multitude, 3e Méditation pour la Fête de Tous les Saints : Application des sens, Litanies de la bonne mort, Vision de l'Enfer de Sainte Thérèse d'Avila, La voie qui conduit au Ciel est étroite, et Litanie pour les âmes du Purgatoire.















vendredi 1 novembre 2019

Les Attributs de Dieu qui font la Béatitude des Saints dans le Ciel





LES ATTRIBUTS DE DIEU


Qui font la Béatitude des Saints dans le Ciel




Les Saints voient Dieu dans le Ciel, c'est-à-dire, qu'ils voient :

La vérité de son Être.
L'immensité de sa Grandeur.
L'éminence de sa Majesté.
Les splendeurs de sa Gloire.
Les profondeurs de ses Jugements.
La hauteur de ses Conseils.
L'équité de sa Justice.
L'abondance de sa Paix.
L'économie de sa Providence.
Les secrets de sa Sagesse.
Les miracles de sa Puissance.
Les prodiges de sa Bonté.
Les merveilles de sa Grâce.
Les douceurs de sa Miséricorde.
Les excès de sa Patience.
Les charmes de sa Beauté.
Les tendresses de son Amour.
Les richesses de ses Trésors.
Les profusions de sa Libéralité.
Les ardeurs de son Zèle.
Les lumières de sa Science.
La force de son Bras.
L'étendue de sa vertu.
La fermeté de son Trône.
La stabilité de son Repos.
L'éternité de son Règne.
L'indépendance de son Domaine.
La Sainteté de son Essence.
L'unité de sa Nature.
La Trinité de ses Personnes.

Disons souvent avec le Prophète : Je me suis souvenu de Dieu, et j'ai trouvé ma joie dans ce souvenir. Faisons notre béatitude anticipée de la joie de ce que Dieu est ce qu'il est, ou simplement de ce qu'il est ; il est, cela suffit. Suivons cette sainte impression, et épanchons-nous en amour, en adoration, et en actions de grâces, en bénédictions et en louanges vers cet être infini. Entrons dans de saints transports de joie, premièrement, de ce que Dieu est Dieu, et secondement, de ce qu'il est notre dieu, que nous sommes l'ouvrage de ses mains, et tout à lui par le droit qu'il a sur nous comme souverain Maître, et par le choix que nous faisons de lui pour notre seul partage. Faisons notre béatitude de la sienne, et que, dès ici-bas, il soit notre félicité. Disons-lui ; ô Dieu ! qui est semblable à vous ? ô Dieu ! je ne me souviendrai que de votre seule Justice. J'entrerai dans votre Sanctuaire, ô Seigneur ! dans mon intérieur, qui est votre Maison et votre Temple. Que votre Justice et votre Vérité reluisent par tout, ô mon Dieu ! que j'aime votre Justice, et que je vous serve avec un chaste amour ! ô Père céleste ! je vous consacre tout mon souvenir, je vous consacre toutes mes pensées. Esprit-Saint, tout mon amour se repose en vous. Donnez-moi le feu de votre charité, et que ce soit dans ce feu que je sois baptisé par la grâce de Jésus-Christ.


PRIÈRE

Régnez, ô mon Dieu ! sur mon esprit et sur toutes mes pensées. Régnez sur mon cœur, et sur toutes mes affections. Régnez sur mon âme, et sur toutes ses puissances ; sur mon entendement pour vous connaître ; sur ma mémoire, pour me souvenir sans cesse de vous, et de tous vos bienfaits pour vous en rendre grâce. Régnez sur ma volonté pour vous aimer de toutes mes forces, et pour m'attacher inviolablement et éternellement à vous. Régnez sur mes sentiments et mes mouvements par un désir continuel de vous plaire, et de vous contenter en tout. Régnez sur mes sens et sur mes passions, afin de les consacrer à votre gloire, et de me consumer tout entier à votre service par un très-pur amour pour vous, en sorte que je ne pense, ne désire, ne parle, ne souffre, et n'agisse plus que par l'impression de votre Esprit, et par l'opération de votre grâce en Jésus-Christ votre Fils.
Les Saints sont tous assis à une même Table de la Divinité ; tous boivent d'une même source les délices célestes ; tous ont le même exercice d'amour, louant, adorant le même Dieu, et le servant dans le même esprit. Dieu en tous, et en toutes choses ; les unissant entre eux, et eux tous avec lui.
Pour dire en abrégé ce que c'est que la Gloire et la Béatitude des Saints, et ce qu'elle n'est pas. C'est Dieu-même infiniment tout-puissant, infiniment bon, infiniment parfait, infiniment aimable, infiniment infini dans toutes ses perfections et dans toutes ses grandeurs ; éternellement possédé dans sa Gloire ; vu en son Essence, aimé en sa Bonté ; invisible à nos yeux, ineffable à nos langues, incompréhensible à notre entendement. C'est un état parfait par l'assemblage de toutes sortes de biens, sans aucun mélange de l'ombre même du mal. Il y a dans les Saints un amour toujours agissant sans interruption et sans fin, et la possession éternelle de Dieu sans danger de le perdre. Dans la gloire du Ciel les Saints sont en possession de l'abondance des biens de la Maison de Dieu, et enivrés du torrent de ses délices. Psaume 85.


(Extrait de L'Esprit de l’Église dans le cours de l'année Chrétienne)



Reportez-vous à  Grandeur des Saints, Culte des Saints, Sur la sainteté, Prière à la Très Sainte Trinité, Du Mystère de la très Sainte Trinité, Pensons souvent à notre destination, Méditation sur la Fête de tous les Saints : Vous devez être Saints, parce que moi-même je suis Saint, Instruction sur la Fête de tous les Saints, Le Jour de la Toussaint : Méditation sur le bonheur du ciel, 1re Méditation pour la Fête de Tous les Saints : Bienheureux les pauvres d'esprit, parce que le royaume des cieux est à eux, 2e Méditation pour la Fête de Tous les Saints : J’entendis dans le ciel comme la voix d'une grande multitude, 3e Méditation pour la Fête de Tous les Saints : Application des sens, Méditation pour le Jour de la Commémoration des morts, Sentiments et prières à l'occasion de la mort d'une personne qui nous était spécialement chère, Litanies pour les Fidèles Trépassés, Chapelet pour le repos des âmes du Purgatoire, Exercice sur les quatorze stations du chemin de la Croix pour les âmes du Purgatoire, Défendre le Cimetière, Tu es poussière et tu retourneras en poussière, Enseignement de l'Église sur le Purgatoire, Méditation pour le jour des morts, Litanies de la bonne mort, Méditation sur la peine qu'on endure dans le purgatoire, La Sainte Vierge Marie, Mère de Miséricorde, Dévotion en faveur des âmes du Purgatoire, Les indulgences pour les fidèles défunts, Offrir sa journée pour les âmes du Purgatoire, La pensée du Purgatoire doit nous inspirer plus de consolation que d'appréhension, Nous devons secourir tous les morts, même ceux que nous croyons déjà au Ciel, Méditation sur la durée des souffrances du purgatoire et l'oubli des vivants à l'égard des morts, Nous devons secourir tous les morts, même ceux que nous croyons déjà au Ciel, Être en état de grâce pour que nos prières soient utiles aux âmes du Purgatoire, Les différents moyens de soulager les morts, Quelles sont les âmes qui vont en purgatoire, La pensée du Purgatoire nous instruit sur la gravité du péché véniel, De la méditation de la mort, La pensée du purgatoire nous prouve la folie de ceux qui ne travaillent pas à l'éviter, Pour éviter le purgatoire endurons nos afflictions en esprit de pénitence, Le Purgatoire, motif de patience dans les maladies, Méditation sur les motifs qui doivent nous engager à secourir les âmes du purgatoire (1/4), Les indulgences, troisième moyen propre à secourir les âmes du Purgatoire, La voie qui conduit au Ciel est étroite, et Litanie pour les âmes du Purgatoire.