Affichage des articles dont le libellé est Isaac. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Isaac. Afficher tous les articles

lundi 25 janvier 2021

ABRÉGÉ DU CATÉCHISME DE PERSÉVÉRANCE, PREMIÈRE PARTIE, Leçon XXV : Le Messie promis et figuré, Jacob, Sixième Figure du Messie


ABRÉGÉ DU CATÉCHISME DE PERSÉVÉRANCE


PREMIÈRE PARTIE


Contenant l'histoire et l'explication de la religion
depuis le commencement du monde jusqu'à la venue du messie.


XXVe LEÇON


LE MESSIE PROMIS ET FIGURÉ.

TROISIÈME ET QUATRIÈME PROMESSE


SIXIÈME FIGURE DU MESSIE : JACOB

(AV. J.-C. 1739)




Q. Comment mourut Abraham ?
R. Abraham, comblé de jours et de mérites, mourut saintement à l'âge de 137 ans, et fut enterré par ses deux fils Isaac et Ismaël.

Q. Auquel des enfants d'Abraham fut faite la troisième promesse du Messie ?
R. La troisième promesse du Messie fut faite à Isaac, et elle nous apprend que c'est dans sa famille et non dans celle d'Ismaël, son frère, qu'il faut chercher le Messie.

Q. Combien Isaac eut-il d'enfants ?
R. Isaac eut deux enfants, Ésaü et Jacob, et c'est Jacob qui fut choisi pour être le père du Messie.

Q. Dans quelle circonstance ?
R. Jacob, allant en Mésopotamie chercher une épouse, fut surpris par la nuit au milieu du désert. Pendant qu'il dormait, il eut un songe dans lequel le Seigneur lui apparut et lui dit : Je suis le Dieu de vos pères ; la terre où vous dormez, je vous la donnerai. Toutes les nations du monde seront bénies en Celui qui naîtra de vous.

Q. Que remarquez-vous sur cette promesse ?
R. Je remarque sur cette promesse qu'elle écarte Ésaü et tous les peuples qui descendent de lui, et qu'il faut désormais chercher le Messie dans la postérité de Jacob.

Q. Que fit Jacob arrivé en Mésopotamie ?
R. Jacob, arrivé en Mésopotamie, demanda l'alliance de Rachel sa cousine ; mais ce ne fut qu'au bout de quatorze ans des plus rudes travaux qu'il obtint le consentement de Laban, son oncle : après quoi il revint avec sa famille auprès d'Isaac, son père, à qui il rendit les derniers devoirs.

Q. Jacob est-il la figure de Notre-Seigneur ?
R. Jacob est la sixième figure de Notre-Seigneur. — Jacob, pour obéir à son père, s'en va dans un pays éloigné chercher une épouse. Notre-Seigneur, pour obéir à son Père, descend du ciel sur la terre, pour s'unir à l'Église, son épouse. — Jacob, quoique très riche, part seul, et n'a, pour reposer sa tête, qu'une pierre qu'il trouve au milieu d'un désert. Notre-Seigneur, maître de toutes choses, n'a pas même une pierre pour reposer sa fête.

Q. Continuez la même figure.
R. Jacob est obligé de travailler pendant longtemps pour obtenir son épouse. Notre-Seigneur est obligé de subir les plus rudes travaux pour former l'Église, son épouse. — Jacob retourne auprès de son père avec sa famille. Notre-Seigneur remonte à son Père avec tous les Saints de l'ancienne Loi, et ouvre le ciel à tous les Chrétiens, ses enfants.


Je prends la résolution d'aimer Dieu par-dessus toute chose, et mon prochain comme moi-même pour l'amour de Dieu ; et, en témoignage de cet amour, je me dirai souvent : Dieu est ici.


Reportez-vous à De la fin des créatures, Leçon I : Enseignement vocal de la Religion, Catéchisme, Leçon II : Enseignement écrit, Écriture et Tradition, Leçon III : Connaissance de Dieu considéré en Lui-même, Leçon IV : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, 1er Jour de la Création, Leçon V : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, 2e Jour de la Création, Leçon VI : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, 3e Jour de la Création, Leçon VII : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, Fin du 3e et commencement du 4e Jour de la Création, Leçon VIII : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, suite du 4e Jour de la Création, Leçon IX : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, 5e Jour de la Création, Leçon X : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, Fin du 5e et commencement du 6e Jour de la Création, Leçon XI : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, Suite du 6e Jour de la Création, Leçon XII : Connaissance de l'homme considéré en lui-même, Leçon XIII : Connaissance de l'homme considéré dans ses rapports avec les créatures, Leçon XIV : Connaissance de l'homme considéré dans ses rapports avec Dieu, Leçon XV : Connaissance des Anges, Leçon XVI : Chute de l'homme, Leçon XVII : Accord de la justice et de la miséricorde divine dans la punition et dans la transmission du péché d'Adam, Leçon XVIII : Nécessité et perpétuité de la Foi au Mystère de la Rédemption, Histoire de Job, Leçon XIX : Connaissance de la Religion, Nature et définition de la Religion, Leçon XX : Connaissance de la Religion, Que la Religion est une Loi, Leçon XXI : Le Messie promis et figuré : Adam et Abel, Leçon XXII : Le Messie promis et figuré, Noé, Troisième Figure du Messie, Leçon XXIII : Deuxième promesse et quatrième figure du Messie, Melchisédech, Leçon XXIV : Isaac, cinquième Figure du MessieLeçon XXVI : Le Messie promis et figuré, Joseph, Septième Figure du Messie.















vendredi 22 janvier 2021

ABRÉGÉ DU CATÉCHISME DE PERSÉVÉRANCE, PREMIÈRE PARTIE, Leçon XXIV : Isaac, cinquième Figure du Messie


ABRÉGÉ DU CATÉCHISME DE PERSÉVÉRANCE


PREMIÈRE PARTIE


Contenant l'histoire et l'explication de la religion
depuis le commencement du monde jusqu'à la venue du messie.


XXIVe LEÇON


LE MESSIE PROMIS ET FIGURÉ.

ISAAC, CINQUIÈME FIGURE DU MESSIE

(AV. J.-C 1871-1836)



Q. Quelle promesse Dieu fit-il à Abraham après la délivrance de Lot, son neveu ?
R. Après la délivrance de Lot, Dieu promit un fils à Abraham.

Q. Quel fut le signe de l'alliance que Dieu fit avec Abraham ?
R. Le signe de l'alliance que Dieu fit avec Abraham fut la cérémonie de la circoncision.

Q. Dans quelle circonstance Dieu renouvela-t-il à Abraham la promesse d'un fils ?
R. Dieu renouvela au saint Patriarche la promesse d'un fils, après qu'il eut donné l'hospitalité à trois Anges, sous la figure de trois voyageurs.

Q. Que nous apprend l'entretien d'Abraham avec le Seigneur sous la figure de ces trois Anges ?
R. L'entretien d'Abraham avec le Seigneur nous apprend : 1° avec quelle sainte familiarité Dieu nous permet de lui parler dans la prière ; 2° que les prières et les mérites de quelques justes peuvent sauver bien des coupables, puisque, en considération de dix justes, Dieu aurait pardonné à Sodome et à quatre autres villes.

Q. Personne ne fut-il sauvé de l'embrasement de Sodome ?
R. Lot, sa femme et ses deux filles furent seuls sauvés de l'embrasement de Sodome ; mais l'épouse de Lot, en punition de sa curiosité, fut changée en une statue de sel qu'on voyait encore du temps des Apôtres.

Q. Quel ordre Dieu donna-t-il à Abraham ?
R. Plusieurs années après l'embrasement de Sodome, Dieu ordonna à Abraham d'immoler son fils Isaac.

Q. Comment Abraham obéit-il à l'ordre de Dieu ?
R. Abraham obéit à l'ordre de Dieu promptement et sans murmurer ; il conduisit lui-même son fils sur la montagne que Dieu lui avait indiquée, le lia sur le bûcher, et se disposait à frapper cette chère victime, lorsque Dieu, content de son obéissance, lui dit de l'épargner.

Q. Que représente le sacrifice d'Abraham ?
R. Le sacrifice d'Abraham représente celui de Notre-Seigneur. — Isaac est le fils bien-aimé de son père. Notre-Seigneur est l'objet de toutes les complaisances de Dieu le Père. — Isaac, innocent, est condamné à mourir. — C'est le père d'Isaac qui doit l'immoler. C'est Dieu le Père qui, par la main des Juifs, immole lui-même Notre-Seigneur.

Q. Continuez la même figure.
R. Isaac porte lui-même le bois qui doit le consumer. Notre-Seigneur porte lui-même le bois de la croix, sur laquelle il doit mourir. — Isaac se laisse attacher sans murmure sur le bûcher. Notre-Seigneur, muet comme un agneau, se laisse attacher sur la croix. — C'est sur le Calvaire qu'Isaac offre son sacrifice. C'est aussi sur le Calvaire que Notre-Seigneur offre son sacrifice. — Isaac est béni de Dieu en récompense de son obéissance. Notre-Seigneur, en récompense de son obéissance, est béni de Dieu, et reçoit en héritage toutes les nations de la terre.


Je prends la résolution d'aimer Dieu par-dessus toute chose, et mon prochain comme moi-même pour l'amour de Dieu ; et, en témoignage de cet amour, je m'abandonnerai entièrement aux dispositions de la Providence.


Reportez-vous à De la fin des créatures, Leçon I : Enseignement vocal de la Religion, Catéchisme, Leçon II : Enseignement écrit, Écriture et Tradition, Leçon III : Connaissance de Dieu considéré en Lui-même, Leçon IV : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, 1er Jour de la Création, Leçon V : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, 2e Jour de la Création, Leçon VI : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, 3e Jour de la Création, Leçon VII : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, Fin du 3e et commencement du 4e Jour de la Création, Leçon VIII : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, suite du 4e Jour de la Création, Leçon IX : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, 5e Jour de la Création, Leçon X : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, Fin du 5e et commencement du 6e Jour de la Création, Leçon XI : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, Suite du 6e Jour de la Création, Leçon XII : Connaissance de l'homme considéré en lui-même, Leçon XIII : Connaissance de l'homme considéré dans ses rapports avec les créatures, Leçon XIV : Connaissance de l'homme considéré dans ses rapports avec Dieu, Leçon XV : Connaissance des Anges, Leçon XVI : Chute de l'homme, Leçon XVII : Accord de la justice et de la miséricorde divine dans la punition et dans la transmission du péché d'Adam, Leçon XVIII : Nécessité et perpétuité de la Foi au Mystère de la Rédemption, Histoire de Job, Leçon XIX : Connaissance de la Religion, Nature et définition de la Religion, Leçon XX : Connaissance de la Religion, Que la Religion est une Loi, Leçon XXI : Le Messie promis et figuré : Adam et Abel, Leçon XXII : Le Messie promis et figuré, Noé, Troisième Figure du Messie, Leçon XXIII : Deuxième promesse et quatrième figure du Messie, MelchisédechLeçon XXV : Le Messie promis et figuré, Jacob, Sixième Figure du Messie.















samedi 18 janvier 2020

L'obéissance est la fille et l'inséparable compagne de l'humilité


Intérieur de Nazareth


Extrait de "Le Livre des élus ou Jésus Crucifié" :


L'obéissance est la fille et l'inséparable compagne de l'humilité. Ces deux vertus se forment dans l'âme, se perfectionnent et parviennent à leur consommation, par les mêmes degrés et par les mêmes accroissements. Jésus-Christ est le modèle parfait de l'une et de l'autre, et si nous sommes entrés dans l'esprit de Jésus humble, nous sommes déjà entrés par avance dans l'esprit de Jésus obéissant.
Le premier fondement de l'obéissance chrétienne est cette maxime de S. Paul ; toute puissance, toute autorité sur la terre, est une émanation, un écoulement du pouvoir nécessaire, absolu, universel et inaliénable qu'à Dieu sur sa Créature. Cette vérité approfondie et méditée, imprime un respect profond et religieux, soit pour la personne revêtue de l'autorité, soit pour son autorité même. Pour la personne ; car dès-lors, que Dieu se l'est associée pour vous gouverner, vous ne devez plus la regarder que comme le Lieutenant et le Ministre de Dieu, l'organe par lequel il parle, l'instrument dont il se sert pour exécuter ses volontés sur vous : pour l'autorité, en effet dans sa nature et dans son essence, elle n'est point inférieure à celle de Dieu lui-même ; c'est celle de Dieu prêtée par communication et par participation à ses Ministres.
Le second fondement de l'obéissance est renfermé dans cette autre vérité de la foi que S. Paul nous enseigne encore, lorsqu'il nous dit : que tout homme soit soumis aux Puissances, qu'il leur obéisse comme à Dieu, comme à notre Seigneur J. C. lui même. En faisant la volonté de son Dieu visible, il accomplit celle du Dieu invisible, dont il recevra la récompense.
Après cet éclaircissement, que j'ai jugé nécessaire, du moins à plusieurs personnes, pour leur donner une plus claire intelligence de la matière que je traite, considérez, âme Chrétienne, les importantes leçons d'obéissance que vous donne Jésus-Christ, surtout dans sa Passion. Apprenez de lui que votre vie doit être une obéissance continuelle, c'est le seul chemin assuré et qui n'égare jamais. Apprenez de lui à voir le Créateur dans la créature qui tient sa place, à ne voir que Dieu dans ses Ministres, malgré les voiles épais qui le cachent souvent aux yeux de la chair, à respecter l'autorité qui est toujours Divine, quelque injuste, quelque criant que soit l'abus qu'on en fait. Apprenez enfin de lui, qu'il n'est pas nécessaire que vous viviez, mais qu'il est nécessaire que vous obéissiez.
Jésus, en entrant dans le monde, dit à Dieu son Père. À la tête du livre qui contient le détail des actions qui doivent composer le tissu de ma vie, il est écrit que ma nourriture sera de faire votre volonté. Non, je ne suis pas venu sur la terre pour faire la mienne, mais pour exécuter fidèlement toute l'étendue de la vôtre. Vos desseins sur moi me sont connus. Les sacrifices qu'on vous a offerts, les animaux qu'on vous a immolés dans le Temple à Jérusalem, n'ont rien par eux-mêmes qui puisse vous plaire ; ces éléments du monde ne peuvent apaiser votre colère, et satisfaire votre justice irritée par le péché ; ces ombres et ces figures représentent le sacrifice de ma Croix, seul digne de vous, seul capable de réparer le péché. C'est pour vous l'offrir, ce sacrifice, que vous m'avez couvert et revêtu d'une chair mortelle. Dans le moment de mon incarnation, je vous ai dit, ô mon Dieu, et dans tous les instants de ma vie je vous répéterai, que vous ne trouveriez dans moi aucune résistance, et que je suis prêt à me soumettre en tout à vos adorables desseins. Par la main du respect et de l'amour, j'ai écrit dans le plus intime de mon cœur, la loi primordiale qui me consacre tout entier à l'exécution de vos volontés. Deus meus volui, et legem tuam in medio cordis mei.
Tous les jours nous disons à Dieu, que votre volonté soit faite, que votre règne nous advienne. Oserions-nous cependant lui tenir à peu près le langage de Jésus-Christ, et lui dire. Les desseins de votre Providence sur moi me sont inconnus ; mais quels qu'ils soient, je les adore, je les accepte, je m'y soumets, et je ne veux conserver de volonté, que pour en régler tous les mouvements sur les ordres de la vôtre. C'est à votre adorable et aimable volonté, ô mon Dieu, que je dois tout ce que j'ai reçu, tout ce que j'espère dans le temps et dans l'éternité ; c'est à elle que je suis redevable de ma création, de ma rédemption, de ma sanctification et des Sacrements, qui sont la source de toute justice ; c'est à elle que je devrai, comme je l'espère, ma glorification éternelle dans votre Royaume.
Quoi qu'il en soit de nos sentiments, Jésus-Christ, selon le témoignage du Prophète et de l'Apôtre, a été dans toutes les circonstances de sa vie un modèle d'obéissance ; mais de l'obéissance la plus parfaite ; soit qu'on considère cette vertu dans son principe ; soit qu'on l'envisage dans ses effets. Pour mieux profiter de ce modèle, pour savoir en quoi et comment nous devons l'exprimer dans nous, considérons-en avec attention les principaux attraits. À qui Jésus-Christ a-t-il obéi ? Jusqu'où a-t-il poussé l'obéissance ? Quels ont été les principes et les motifs intérieurs de cette obéissance ?
À qui Jésus-Christ, le premier né de toute créature, le Roi de gloire, le seul Très Haut, le seul Maître, ne s'est-il pas soumis volontairement ? Le premier pas qu'il fait en entrant dans le monde, est un acte de soumission à l’Édit d'Auguste, et en naissant à Bethléem, il apprend par son exemple à rendre à César ce qui est dû à César, quoiqu'infidèle et païen. Presque tout ce que nous savons des trente années qu'il a passées dans l'obscurité d'une vie cachée, se réduit à cette courte parole ; Jésus était soumis à Joseph et à Marie. Quand il commença à se manifester au monde, l'obéissance à sa mère opéra le premier de ses miracles aux Noces de Cana. Dans sa Passion, il se soumit comme un tendre agneau, à tout ce que voulurent et exigèrent de lui ses Juges, ses bourreaux et ses persécuteurs. Dans ces courtes paroles, je renferme une nation presqu'entière, assemblée à Jérusalem pour la fête de Pâques.
Si c'est un orgueil extrême et intolérable que de refuser à ses supérieurs même l'obéissance qui est prescrite par toutes les Lois ; assurément, reprend S. Bernard, se soumettre à ses inférieurs, c'est le comble de l'obéissance, c'est la perfection de la justice. Selon cette règle si sage et si juste, quel miracle ! quel prodige que l'obéissance de Jésus-Christ ! c'est-à-dire, l'obéissance qu'a rendue le Juge souverain à ceux qu'il doit juger, le Roi à ses sujets, le Créateur à ses créatures, le Dieu Tout-Puissant à des néants révoltés. Pour en mesurer la profondeur, il faudrait mesurer la sublimité d'un Dieu au-dessus de l'homme.
Le second prodige de l'obéissance, dont l'homme-Dieu nous a donné l'exemple, ce sont les rigoureuses épreuves et les sacrifices qu'elle a exigés de lui. C'est elle qui l'a mis en fuite, comme un enfant faible, impuissant, et qui pour se soustraire aux recherches d'Hérode, n'avait de ressource que dans la retraite, qui l'expatriait ; c'est elle qui, après l'avoir rappelé de l'Égypte, l'a enfermé pendant trente ans dans le réduit d'une boutique, et l'y a occupé des pénibles travaux d'un vil métier. C’est elle qui a dépouillé le dominateur et le dispensateur des biens de la terre, et l'a réduit à une telle indigence qu'il vivait d'aumônes avec ses Disciples, et qu'il n'avait pas une chaumine où reposer sa tête. Qui a préparé à Jésus-Christ le Calice amer de sa Passion ? L'obéissance. Qui l'a livré entre les mains des Soldats ? qui l'a lié et garrotté, conduit par les rues de Jérusalem, au milieu des huées de tout un Peuple ? L'obéissance. Qui l'a rassasié d'opprobres et abreuvé de fiel et de vinaigre ? L'obéissance. Qui a déchiré de coups son corps, défiguré son visage adorable, et percé de clous ses pieds et ses mains ? L'obéissance. Qui l'a attaché au bois infâme de sa Croix, et lui a arraché une vie sur laquelle nulle force humaine n'avait aucun empire, ni aucun pouvoir ? L'obéissance. Il aima mieux, dit S. Grégoire, perdre la vie que de manquer à l'obéissance. Ne perderet obedientiam, perdidit vitam. Ou plutôt, comme parle S. Paul, il s'est rendu obéissant jusqu'à la mort, et à la mort même de la Croix. Christus factus est obediens usque ad mortem, mortem autem Crucis.
Il est temps d'entrer maintenant dans l'intérieur de Jésus-Christ, et d'y considérer le principe et le motif de cette obéissance qu'il a rendue à tout le monde, et qu'il a poussée jusqu'au sacrifice de sa vie. Cette considération sera par rapport à nous, hommes de peu de foi, et aveuglés par nos passions, le troisième miracle que nous présente l'obéissance de Jésus-Christ.
Qu'il n'ait vu que l'autorité de Dieu son père, dans celle de Marie, qui était véritablement sa mère, dans celle de S. Joseph qui était son père par tant de titres ; qu'en conséquence il les ait envisagés comme les Ministres et les Lieutenants de Dieu, qu'il les ait respectés, qu'il les ait écoutés, comme Dieu, et qu'il leur ait obéi comme à Dieu même ; c'est ce que nous n'avons aucune difficulté à comprendre. La sainteté éminente de Joseph et de Marie laisse à notre foi toute sa force sur notre esprit et sur notre cœur. Nous croyons aisément que ceux qui nous représentent Dieu par l'assemblage de leurs vertus sont les dépositaires de son autorité ; mais aussitôt que la passion infecte visiblement de son poison l'autorité, et la couvre de ces noires vapeurs, notre foi chancèle, nous abandonne, et nous refusons de reconnaître la sagesse, l'équité, la sainteté et l'autorité de Dieu, dans des personnes qui n'agissent point par son esprit, et qui se livrent d'une manière visible et sensible à leurs préjugés et à leurs passions. Désabusons-nous. Dans la sanglante Tragédie, dont J. C. fut le patient, et les Juifs les acteurs, on ne voit, on n'aperçoit que l'aveuglement, les excès et les fureurs de toutes les passions. Dans les Pharisiens, les Lévites et les Prêtres, faux zèle, jalousie, envie et haine : dans Judas, trahison, perfidie et insolence : dans Pilate, qui confesse l'innocence de l'Accusé, et le condamne à une cruelle flagellation et à une mort honteuse, la crainte, l'injustice et la plus détestable politique, dans les témoins qu'on produit, la calomnie la plus noire et si insensée, que leurs témoignages se détruisent les uns les autres : dans les soldats Romains, l'inhumanité, la barbarie, la fureur des lions et des tigres, etc. Cependant au travers de toutes ces passions si visibles, si injustes et si cruelles, Jésus-Christ ne voit que l'autorité et les ordres de son père. Il répond à Pilate que le pouvoir qu'il a ou de l'absoudre, ou de le condamner, lui a été communiqué d'en haut, et qu'il est une portion de l'autorité suprême que son père a sur toutes les créatures. Pareillement quand Pierre, ou se révolte contre la mort honteuse de son cher maître, ou s'arme et combat pour le défendre, Jésus-Christ lui reproche qu'il parle en homme aveugle et charnel ; il lui déclare que le Calice, que lui présentent les Juifs, lui a été préparé par son Père lui-même, qu'ils sont sans le savoir, les instruments et les exécuteurs des décrets arrêtés dans le conseil de la sagesse divine, et que s'opposer aux effets de leur mauvaise volonté que Dieu n'avait pas formée dans eux, mais dont il se servait pour remplir ses desseins, c'était s'opposer à la volonté de Dieu, c'était être un sujet de scandale et un Satan. Leçon importante, qui nous apprend à ne pas confondre l'autorité avec l'abus qu'en peut faire la passion. Cet abus même a deux rapports, l'un à l'homme qui s'en sert pour satisfaire sa passion, l'autre à la Providence divine qui permet cet abus, et le fait entrer dans l'exécution de ses desseins sur nous. Que fait donc le véritable Chrétien ? Il perce le voile, il pénètre à la source et à l'origine de l'autorité, il s'élève jusqu'au secret conseil de la Providence, il se tait, il obéit, il adore, il aime, et si ses yeux fixés sur ces objets véritablement divins, voient la passion qui l'accable du poids de l'autorité, cette vue ne sert qu'à augmenter le prix et le mérite de son sacrifice.
Cette obéissance de J. C. d'autant plus éclairée, qu'elle est plus saintement aveugle, et qui ne voit que Dieu seul dans tous les événements de la vie, les Prophètes nous l'avaient prédite sous la figure de Joseph, vendu par ses propres frères ; mais surtout d'Isaac obéissant jusqu'à la mort. Arrêtons-nous à cette dernière figure qui est une des plus expressives et des plus parlantes. Abraham représente le Père éternel ; Isaac est le type de Jésus-Christ. Dans l'ombre et dans la réalité, le même autel est préparé aux deux victimes. Car Moria et le Calvaire, sont deux noms de la même montagne ; ou tout au plus deux cimes de la même base. Dans l'ombre et dans la réalité les Pères mettent sur les épaules de leurs fils, le bois du sacrifice, ils portent dans une main le glaive destiné à immoler la victime, dans l'autre le feu qui doit la consumer en holocauste. Dans l'ombre et dans la réalité, les fils ne deviennent, qu'après leur immolation, les Pères d'une postérité nombreuse et éternelle, l'effet des bénédictions qui doivent couler et s'étendre sur toutes les nations de la terre. Enfin dans l'ombre et dans la réalité, les deux fils se soumettent, avec les sentiments d'une égale obéissance, autant qu'il est permis à un pur homme d'imiter un homme-Dieu. Que de raisons plausibles et capables d'émouvoir une âme moins obéissante, Isaac ne pouvait-il pas opposer à l'intention de son père, et à la révélation dont il lui parlait ? mais ce digne fils d'Abraham soutenu par l'exemple de son père, animé du même esprit, ne sait qu'obéir ; tout se tait dans lui ; il fléchit les genoux sur le bûcher qu'il a préparé lui-même ; il courbe la tête en silence ; il attend avec intrépidité ; il meurt en mystère et dans la préparation de son cœur. Pour opérer ce miracle d'obéissance, il suffit à Isaac de voir le glaive et le feu entre les mains de son père. De même, dit l'Abbé Rupert, Jésus-Christ fut obéissant, parce qu'il voyait le glaive de sa passion, non dans la main des Juifs, mais dans celle de son père ; et le feu que porte Abraham, est le symbole de l'ardente charité allumée dans le cœur de Dieu, et de J. C. Charité du Père qui nous a donné son fils unique. Charité de Jésus-Christ qui l'a rendu obéissant jusqu'à la mort de la Croix. Oh ! si nous avions une étincelle de cette ardente charité, nous abandonnerions entre les mains de l'amour divin, notre fortune, notre honneur, notre vie. Alors ni la malice des hommes qui sont les instruments de la providence, ni la difficulté des événements auxquels elle préside, ni la mort la plus cruelle n'altéreraient pas notre obéissance.
À des leçons si sublimes, il faut encore en ajouter une autre. Le véritable et le parfait obéissant n'attend pas un ordre pour se soumettre ; il tâche, dit S. Jérôme, de deviner l'intention et l'inclination de son supérieur. Tout ce qui est marqué au coin de l'autorité lui devient précieux, et il renonce à la liberté qu'on lui laisse de le faire ou de ne le pas faire. C'est ce que nous apprend Jésus-Christ, dont la vie et la mort ont été une continuelle obéissance.
Assurément Jésus-Christ n'était point soumis à la loi de Moïse, et aux observances légales. Outre qu'étant Dieu il est le souverain Législateur qui donne la loi à toutes les créatures, et qui n'en connaît point d'autre que celle de sa volonté ; il était, selon son humanité même, le maître absolu de toutes choses. D'ailleurs, il était venu substituer la réalité aux ombres, la vérité aux figures, leur donner leur plénitude et leur perfection, détruire la loi ancienne, qui n'avait été établie que pour un temps, et lui en subroger une nouvelle plus parfaite. Par cette raison, il semblait convenable qu'il se dispensât de l'observation de la loi Mosaïque. Cependant, par une raison supérieure, il s'y est soumis avec une exactitude parfaite, jusqu'à un iota, jusqu'à un point. Pourquoi ? C'est qu'il a voulu nous apprendre, que tout ce qui porte le sceau et l'empreinte de la Divinité, participe à sa grandeur, à sa Majesté infinie, et mérite, par conséquent, le respect le plus profond de notre esprit, et la soumission la plus prompte et la plus religieuse de notre volonté ; il a voulu nous enseigner par avance cette maxime de S. Paul : vivez d'une manière digne de Dieu, c'est-à-dire, cherchez à lui plaire en toutes choses, petites ou grandes, de conseil ou de précepte. Ne perdez le fruit d'aucune bonne œuvre, dont l'occasion se présente. Cette obéissance pleine et entière, qui embrasse tout, et n'excepte rien, qui consacre l'homme et tout l'homme aux volontés et au bon plaisir de Dieu, est seule digne de sa grandeur, de son Royaume et de sa gloire, comme parle ailleurs le même Apôtre ; et Dieu seul est digne d'un semblable dévouement.
Maintenant je vous appelle et je vous cite aux pieds de Jésus en Croix, âmes fières et orgueilleuses qui voulez être servies comme des Dieux, et qui ne voulez pas obéir comme des hommes. La Croix, les clous, les plaies de J. C. ses derniers soupirs, tout ne vous dit-il pas de la manière la plus éloquente, et la plus touchante ? Je suis votre Dieu et votre Créateur ; cependant pour l'amour de vous je me suis soumis, à qui ? à des hommes injustes, cruels et barbares. Jusqu'où ? jusqu'à la mort. Eh quoi! vous cendre et néant, vous ne vous soumettez pas pour l'amour de moi à vos supérieurs, et dans des épreuves infiniment plus faciles! Cendre orgueilleuse, limon superbe, ne rougirez-vous pas de l'enflure de votre cœur ! votre Dieu s'humilie, et la vanité vous bouffit ! votre Dieu est soumis et obéissant, et vous ne pouvez souffrir le joug de sa dépendance. Ce qu'il y a encore de plus intolérable, c'est qu'en refusant de vous soumettre à vos supérieurs légitimes, vous vous élevez contre votre Dieu lui-même. Un Chrétien perdu par la désobéissance d'Adam, sauvé par l'obéissance de J. C. que peut-il répondre à son exemple, et aux reproches, dont l'accable la Croix de son Dieu ?
Quiconque a véritablement appris de Jésus en Croix, à être humble et obéissant, a également appris de lui, à être doux et patient dans les adversités et dans les souffrances de cette vie. L'esprit d'obéissance ne laisse voir que la majesté et l'autorité de Dieu, dans tous ceux que la providence a placé au-dessus de nous. Ce même esprit voit la main invisible de Dieu, qui distribue avec poids et avec sagesse, la pauvreté et les richesses, les humiliations et la gloire, les maux et les biens de cette vie. D'un autre côté, l'humilité mettant dans la balance ce qu'elle mérite et ce qu'elle souffre, prononce hautement et sincèrement, qu'elle est traitée avec trop de douceur et d'indulgence. Ces deux sentiments produisent naturellement dans l'âme la patience chrétienne, cette vertu si nécessaire à l'homme dans cette vallée de larmes, cette vertu qui étouffe tout murmure et toute plainte, et qui baise avec respect et souvent avec amour la main de son Dieu et de son Père, lors même qu'elle frappe plus rudement.


À noter : Le devoir d'obéissance du Chrétien s'arrête quand l'ordre donné porte atteinte à la foi. Mais, chrétiens qui fraudez et refusez de donner l'impôt, parce que vos gouvernants sont païens, méditez bien l'exemple donné par Jésus-Christ, Celui que vous dites servir et aimer. Rappelez-vous par ailleurs, qu'un hérétique s'est mis de lui-même hors de l'Église quel que soit son rang. Beaucoup de nos jours, brandissant l'étendard de la vérité, se considèrent supérieurs aux Pères et Docteurs de l'Église... osant même les contredire... inventer un nouveau catholicisme... s'auto-canoniser peut-être... jusqu'où iront-ils ? Obéissez au Magistère de l'Église (Magistère jusqu'à Pie XII inclus). Notre-Seigneur ne vous reprochera pas d'avoir obéi à la voix de son Vicaire, mais de l'avoir méprisée. Enfin, recevez avec soumission dans ceux qui vous gouvernent le paiement dû à votre refus de pénitence et à votre désobéissance. Que Dieu nous pardonne !

« Mais quand nous-mêmes, quand un ange venu du ciel vous annoncerait un autre Évangile que celui que nous vous avons annoncé, qu'il soit anathème ! Nous vous l'avons dit précédemment, et je le répète à cette heure, si quelqu'un vous annonce un autre Évangile que celui que vous avez reçu, qu'il soit anathème ! » (S. Paul aux Galates, 1, 8)



Reportez-vous à Épitre du 3e Dimanche après Pâques : Par amour pour Dieu, soyez soumis aux autorités humaines, Ce qu'il faut faire pour éviter les pièges et les tentations du démon, Diuturnum Illud, Lettre encyclique de Sa Sainteté le Pape Léon XIII, sur l'origine du pouvoir civil, Méditation sur l'Autorité, Ad apostolorum principis, Lettre encyclique de Sa Sainteté le Pape Pie XII, au sujet des épreuves de l’Église de Chine, Comment un saint Frère, après avoir lu, dans la légende de saint François, le chapitre des sacrés et saints Stigmates, pria Dieu avec tant de ferveur de lui faire connaître les paroles secrètes du Séraphin, que le Saint vint enfin les lui révéler lui-mêmeDe la réformation de la volonté et du fond de l'âme, par le R.-P. Jean-Joseph SurinCatéchisme spirituel de la Perfection Chrétienne, par le R.P. Jean-Joseph Surin (2)Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 12e Méditation : Après huit jours, le saint Enfant fut circoncis, Le Saint Curé d'Ars dans sa conversation : Pensées de M. Vianney sur l'abnégation et la souffrance, Méditation pour le Lundi suivant le dix-septième Dimanche d'après la Pentecôte : Aimez Dieu de tout votre cœur, de toute votre âme, et de tout votre esprit, VIE CHRÉTIENNE : Travail et Négoce, Des Vertus, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Du vrai Religieux, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Prière pour demander la grâce de connaître et d'accomplir la volonté de Dieu, Règlement pour les écoliers pendant les vacances, Prière pour obtenir l'humilité, l'exemple de Saint Robert Bellarmin et de Saint Ignace, et comment acquérir cette vertu, Figure biblique de la parfaite dévotion à la Sainte Vierge Marie : Rébecca et Jacob, Comment sainte Claire, sur un ordre exprès du Pape, bénit les pains qui se trouvaient sur les tables ; et comment, après cette bénédiction, le signe de la croix parut sur chacun de ces pains, Des divertissements, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Catéchisme du Saint Curé d'Ars : Sur la parole de Dieu, Doctrine et paroles remarquables du bienheureux Frère Égide, compagnon de Saint François d'Assise : Sur les Vices et les Vertus, la Crainte de Dieu, la Patience, l'Oisiveté, et le dégoût des choses temporelles, Des tentations et des illusions, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Délices de Nazareth, et Méditation pour le 22 Septembre, en l'honneur des Saints Anges.
















jeudi 6 juillet 2017

GRAND CATÉCHISME HISTORIQUE (pour adulte), contenant en abrégé l'Histoire Sainte et la Doctrine Chrétienne, Leçon VII : De la servitude d'Égypte



PREMIÈRE PARTIE


Contenant en abrégé l'Histoire Sainte et la Doctrine Chrétienne



LEÇON VII


De la servitude d’Égypte



Moïse exposé sur le Nil (Gustave Doré)


Dieu n'accomplit les promesses qu'il avait faites à Abraham qu'après plus de quatre cents ans ; car ni lui ni les autres Patriarches ne possédèrent point de terre dans le pays de Canaan : ils n'y vécurent que comme des passagers, sous des tentes et des pavillons ; et quoique leurs enfants ne dussent pas demeurer en Égypte, ils y habitèrent plus de deux cents ans. C'est ainsi que Dieu exerçait leur foi et qu'eux-mêmes faisaient voir qu'ils attendaient un meilleur héritage que cette terre sensible. Pendant ce séjour d'Égypte, les enfants d'Israël multiplièrent prodigieusement, comme Dieu l'avait promis à Abraham. Le Roi d'Égypte craignit qu'ils ne se rendissent trop puissants, et pour les affaiblir et les empêcher de rien entreprendre, il résolut de les accabler de travaux. Il leur faisait faire de la brique et d'autres ouvrages de terre fort pénibles, il les faisait travailler à de grands bâtiments, et il avait mis sur eux des intendants, qui ne leur donnaient point de relâche, et les maltraitaient cruellement. Il voulut même faire périr tous les enfants mâles, et en fit jeter un grand nombre dans le fleuve du Nil. En cette même misère, ils eurent recours à Dieu, qui écouta leurs cris et leurs plaintes, et résolut de les secourir en mémoire de l'alliance qu'il avait faite avec Abraham, Isaac et Jacob. Cette servitude était une image de la servitude du péché, où tout le genre humain gémissait sous la puissance du démon, et qui ne devait finir que quand Dieu enverrait le Sauveur du monde. Cependant pour délivrer les Israélites, il se servit de Moïse, un grand personnage de la Tribu de Levi, qui avait été nourri en Égypte par les soins de la fille du Roi, et instruit dans toutes sortes de sciences, puis s'était retiré dans l'Arabie déserte. Là Dieu lui apparut sur le Mont Oreb, dans un buisson qui brûlait sans se consumer. Et pour se faire connaître plus qu'il ne l'avait encore été, il lui dit : Je suis celui qui est : parce qu'en effet, il n'y a que Dieu qui soit, à proprement parler ; toutes les créatures n'ont qu'un être emprunté, et ne le tiennent que de lui. Moïse fit ce qu'il put pour ne se point charger de cette importante commission de délivrer le peuple ; mais enfin Dieu le voulut, et le renvoya en Égypte avec le pouvoir de faire de grands miracles.




Reportez-vous à Leçon I : De la Création, Leçon II : Du péché, Leçon III : De la corruption du Genre humain et du déluge, Leçon IV : De la Loi de Nature, Leçon V : Du Patriarche Abraham, Leçon VI : Des autres Patriarches, Leçon VIII : De la Pâque, Leçon IX : Du voyage dans le désert, Leçon X : Des dix Commandements, Leçon XI : De l'alliance de Dieu avec les Israélites, Leçon XII : Des infidélités du peuple dans le désert, Leçon XIII : Des derniers discours de Moïse, Leçon XIV : De l'établissement du peuple dans la terre promise, Leçon XV : De l'Idolâtrie, Leçon XVI : De David et du Messie, Leçon XVII : De Salomon et de sa sagesse, Leçon XVIII : Du Schisme des dix Tribus ou de Samarie, Leçon XIX : Des Prophètes, Leçon XX : Des Prophéties, Leçon XXI : De la captivité de Babylone, Leçon XXII : Du rétablissement des Juifs après la captivité, Leçon XXIII : De la persécution d'Antiochus et des Macchabées, Leçon XXIV : De l'état où était le monde à la venue du Messie, Leçon XXV : Comment le Messie était attendu des Juifs, Leçon XXVI : De la Naissance de Jésus-Christ, Leçon XXVII : De l'enfance de Jésus-Christ, Leçon XXVIII : De Saint Jean-Baptiste, Leçon XXIX : De la vocation des Apôtres, Leçon XXX : Des miracles de Jésus-Christ, Leçon XXXI : Des vertus de Jésus-Christ, Leçon XXXII : De la Doctrine de Jésus-Christ et premièrement de la Trinité et de l'Incarnation, Leçon XXXIII : De l'amour de Dieu et du prochain, Leçon XXXIV : Des Conseils, de la Grâce et de la Prière, Leçon XXXV : De l'état des Fidèles dans la vie présente, Leçon XXXVI : De la vie du siècle futur, Leçon XXXVII : Des ennemis de Jésus, Leçon XXXVIII : De la Cène de Notre-Seigneur Jésus-Christ, Leçon XXXIX : De la Passion de Jésus-Christ, Leçon XL : De la mort de Jésus-Christ, Leçon XLI : De la Résurrection et de l'Ascension de Jésus-Christ, Leçon XLII : De la descente du Saint-Esprit, Leçon XLIII : De l’Église de Jérusalem, Leçon XLIV : De la Persécution des Juifs, et de la Conversion des Samaritains, Du dessein et de l'usage de ce Catéchisme, Première partie du Petit Catéchisme Historique, contenant en abrégé l'Histoire Sainte, Deuxième partie du Petit Catéchisme Historique, contenant en abrégé l'Histoire Chrétienne.


















mardi 4 juillet 2017

GRAND CATÉCHISME HISTORIQUE (pour adulte), contenant en abrégé l'Histoire Sainte et la Doctrine Chrétienne, Leçon VI : Des autres Patriarches



PREMIÈRE PARTIE


Contenant en abrégé l'Histoire Sainte et la Doctrine Chrétienne



LEÇON VI


Des autres Patriarches



Isaac bénissant Jacob (Govert Flinck)



Isaac imita la foi et la vertu de son père, et Dieu lui renouvela les mêmes promesses. Il vécut paisiblement dans une noble simplicité. Il eut deux fils jumeaux, Esaü et Jacob, dont Dieu choisit le dernier, et le prit en affection, laissant Esaü dans la malédiction générale des enfants d'Adam ; aussi fut-il méchant et impie : Jacob au contraire fut fidèle à Dieu, vertueux, laborieux, doux et patient. Son père Isaac lui donna sa bénédiction, à laquelle les promesses de Dieu étaient attachées. Il voulut la donner à Esaü : mais Jacob usa d'artifice pour se l'attirer, et Isaac, quoiqu'il eut été surpris, la confirma, après s'en être aperçu, voyant que tel était l'ordre de Dieu. Jacob ayant reçu cette bénédiction si importante, se maria et eut douze fils, qui sont les douze Patriarches, savoir, Ruben, Simeon, Levi, Juda, Issachar, Zabulon, Dan, Nephtali, Gad, Aser, Joseph et Benjamin. On appelle aussi Patriarche tous les anciens Pères et tous les Saints, qui vécurent sous la loi de nature, comme Adam, Abel, Seth, Hénoc, Noé, Sem, Abraham. Dieu fit encore à Jacob les mêmes promesses qu'il avait faites à son père et à son aïeul, et le nomma Israël. Joseph lui était plus cher que tous ses autres enfants. Ils en furent envieux et le vendirent à des marchands, qui le menèrent en Égypte, où Dieu prit soin de lui ; et par une aventure merveilleuse le fit devenir favori du Roi, qui lui donna tout son Royaume à gouverner. Ses frères furent contraints par la famine de venir en Égypte chercher des vivres ; et Joseph, après les avoir mis en peine pendant quelque temps, se fit connaître à eux, leur pardonna leur crime, et les fit venir en Égypte avec leur père et toute leur famille, qui était de soixante-dix personnes. Jacob en mourant donna sa bénédiction à tous ses enfants, et leur prédit ce qui devait arriver de plus considérable à leur postérité. Il dit à Juda qu'il commanderait à tous ses frères, et que le commandement demeurerait dans sa race jusqu'à ce que vint celui qui devait être envoyé, et qui serait l'attente des Nations, c'est-à-dire, le Sauveur du monde : ainsi on commença à connaître qu'il descendait, non seulement de la race d'Abraham par Isaac et par Jacob, mais encore de la famille de Juda.





Reportez-vous à Leçon I : De la Création, Leçon II : Du péché, Leçon III : De la corruption du Genre humain et du déluge, Leçon IV : De la Loi de Nature, Leçon V : Du Patriarche Abraham, Leçon VII : De la servitude d’Égypte, Leçon VIII : De la Pâque, Leçon IX : Du voyage dans le désert, Leçon X : Des dix Commandements, Leçon XI : De l'alliance de Dieu avec les Israélites, Leçon XII : Des infidélités du peuple dans le désert, Leçon XIII : Des derniers discours de Moïse, Leçon XIV : De l'établissement du peuple dans la terre promise, Leçon XV : De l'Idolâtrie, Leçon XVI : De David et du Messie, Leçon XVII : De Salomon et de sa sagesse, Leçon XVIII : Du Schisme des dix Tribus ou de Samarie, Leçon XIX : Des Prophètes, Leçon XX : Des Prophéties, Leçon XXI : De la captivité de Babylone, Leçon XXII : Du rétablissement des Juifs après la captivité, Leçon XXIII : De la persécution d'Antiochus et des Macchabées, Leçon XXIV : De l'état où était le monde à la venue du Messie, Leçon XXV : Comment le Messie était attendu des Juifs, Leçon XXVI : De la Naissance de Jésus-Christ, Leçon XXVII : De l'enfance de Jésus-Christ, Leçon XXVIII : De Saint Jean-Baptiste, Leçon XXIX : De la vocation des Apôtres, Leçon XXX : Des miracles de Jésus-Christ, Leçon XXXI : Des vertus de Jésus-Christ, Leçon XXXII : De la Doctrine de Jésus-Christ et premièrement de la Trinité et de l'Incarnation, Leçon XXXIII : De l'amour de Dieu et du prochain, Leçon XXXIV : Des Conseils, de la Grâce et de la Prière, Leçon XXXV : De l'état des Fidèles dans la vie présente, Leçon XXXVI : De la vie du siècle futur, Leçon XXXVII : Des ennemis de Jésus, Leçon XXXVIII : De la Cène de Notre-Seigneur Jésus-Christ, Leçon XXXIX : De la Passion de Jésus-Christ, Leçon XL : De la mort de Jésus-Christ, Leçon XLI : De la Résurrection et de l'Ascension de Jésus-Christ, Leçon XLII : De la descente du Saint-Esprit, Leçon XLIII : De l’Église de Jérusalem, Leçon XLIV : De la Persécution des Juifs, et de la Conversion des Samaritains, Du dessein et de l'usage de ce Catéchisme, Première partie du Petit Catéchisme Historique, contenant en abrégé l'Histoire Sainte, Deuxième partie du Petit Catéchisme Historique, contenant en abrégé l'Histoire Chrétienne.

Reportez-vous également à Figure biblique de la parfaite dévotion à la Sainte Vierge Marie : Rebecca et Jacob.
















dimanche 18 juin 2017

Poème dogmatique sur l'Eucharistie, de Saint Thomas d'Aquin





Séquence de la Fête Dieu : Lauda Sion, Salvatorem


Composée en 1264 par Saint Thomas d'Aquin à la demande du Pape Urbain IV




Loue, Ô Sion, ton Sauveur,
Loue ton chef et ton pasteur,
en tes hymnes et tes cantiques.

Autant que tu le peux, ose le chanter,
car il est supérieur à toute louange,
et tu ne suffis pas à le louer.

Comme thème de louange spéciale, c'est le Pain vivant
et vivifiant, qu'on te propose aujourd'hui.
Le Pain que sur la table de la Sainte Cène,
Aux douze ces frères, Jésus donna réellement.

Que la louange soit pleine et sonore ;
qu'elle soit joyeuse, et magnifique la jubilation de l'âme.

Car nous fêtons le jour solennel qui rappelle
la première institution de ce banquet.

À cette table du nouveau Roi,
la nouvelle Pâque de la nouvelle loi
met fin à la Pâque antique.

Au rite ancien succède le nouveau,
la vérité chasse l'ombre des figures,
la lumière dissipe la nuit.

Ce que le Christ accomplit à la Cène,
il a ordonné de le faire en mémoire de lui.

Instruits par ces ordres saints,
nous consacrons le pain, le vin,
en l'hostie du salut.

C'est un dogme proposé aux chrétiens,
que le pain devient la chair
et le vin le sang du Christ.

Sans comprendre et sans voir
la foi vive l'atteste,
malgré le cours ordinaire des choses.

Sous des espèces diverses,
distinctes seulement par les signes extérieurs,
se cachent les sublimes réalités.

La chair est une nourriture,
et le sang un breuvage,
le Christ demeure cependant entier,
sous chacune des deux espèces.

On le reçoit sans le diviser, ni le briser, ni le rompre :
c'est tout entier qu'il se donne.

Un seul le reçoit, mille le reçoivent :
celui-là autant que ceci :
on s'en nourrit sans le consumer.

Les bons le reçoivent, les méchants aussi,
mais que leur sort est différent,
c'est la vie, ou c'est la mort.

La mort pour les méchants,
la vie pour les bons,
voyez comme la même nourriture a des effets disparates.

Si l'on divise le sacrement,
n'hésitez pas, mais souvenez-vous
qu'il est autant en une parcelle que dans le tout.

Aucun division réelle :
le signe seul est rompu,
sans aucune dimension d'état ni de grandeurs,
en la réalité cachée sous le signe.

Voici le pain des Anges,
devenu l'aliment de l'homme pèlerin :
c'est vraiment le pain des enfants,
qu'il ne faut pas jeter aux chiens.

D'avance il est désigné en figure,
lorsque Isaac est immolé,
l'agneau pascal, sacrifié,
la manne, donné à nos pères.

Bon pasteur, pain véritable,
Jésus, ayez pitié de nous :
nourrissez-nous, soutenez-nous,
faites-nous jouir des biens de la terre des vivants.

Vous qui savez tout, et qui pouvez tout,
qui nous nourrissez en cette vie mortelle,
faites de nous, là haut, les commensaux, les cohéritiers
et les compagnons des citoyens du ciel.

Ainsi soit-il. Alléluia.




Tiré du missel quotidien et vespéral, par Dom Gaspar Lefebvre, 1924.






Écoutez ce sermon : Fête Dieu (2016) et Fête Dieu (2017).


Reportez-vous également à Reportez-vous à Dans quels sentiments un enfant chrétien doit-il assister à la procession du très-saint Sacrement ?, Résolutions que peuvent prendre les enfants qui doivent assister à la procession du très-saint Sacrement, Ce qu'il y a de plus beau et de plus touchant dans la Procession du très-saint Sacrement, La Fête Dieu attire sur nous les plus abondantes bénédictions, Fête Dieu : Depuis quand l'Église a-t-elle institué cette fête solennelle ?, Fête Dieu : Pourquoi l'Église déploie-t-elle tant de pompe en cette fête ?, Méditation sur la Fête du Saint Sacrement : Prenez et mangez, ceci est mon Corps, Instruction sur la Fête du Saint Sacrement, Amende honorable à Jésus-Christ dans le Saint-Sacrement, Catéchisme du Saint Curé d'Ars : Sur la communion, Amende honorable au Sacré-Cœur de Jésus, Sur les excellences et sur les avantages de la sainte Communion, Sur la Chair adorable de Jésus-Christ dans la sainte Communion, Méditation sur la Communion, Litanies du Saint-Sacrement, Prière à réciter quand on ne peut assister à la messe les dimanches et fêtes d'obligation, Méditation sur la Victime du Sacrifice de la Messe, Méditation sur le Sacrifice de la Messe, De quels religieux respects nous devons entourer le Saint-Sacrement, Méditation pour le Jeudi Saint, La communion indigne de Judas, Les Communions sans action de grâces, La communion spirituelle, Catéchisme du Saint Curé d'Ars : Sur la communion, Catéchisme, Leçon XXIII : De l'Eucharistie, Leçon XXIV : De la Communion, Quo Primum tempore, du Pape (Saint) Pie V, sur la célébration du Saint Sacrifice de la Messe, Mystici Corporis Christi du Pape Pie XII, Médiator Dei, sur la Sainte liturgie, du Pape Pie XII, Litanie de Saint Pie X, et Communier saintement et trouver refuge et salut en Jésus-Christ au Saint-Sacrement.















samedi 18 février 2017

PETIT CATÉCHISME HISTORIQUE, contenant en abrégé l'Histoire Sainte, Leçon IV : D'Abraham et des autres Patriarches



PETIT CATÉCHISME HISTORIQUE


PREMIÈRE PARTIE


Contenant en abrégé l'Histoire Sainte



LEÇON IV


D'Abraham et des autres Patriarches



Abraham et Isaac portant le bois du sacrifice (Gustave Doré)



La vraie Religion et la Loi de nature se conservèrent chez quelques Saints Personnages, principalement de la race de Sem. Un d'entr'eux fut Abraham, que Dieu choisit pour faire alliance avec lui. Il lui commanda de quitter son pays, et lui promit de le rendre Père d'un peuple innombrable, de donner à ce peuple la terre de Canaan, et de bénir en sa race toutes les nations de la terre ; ce qui marquait que de sa postérité naîtrait le Sauveur du monde. Abraham crut aux promesses de Dieu, qui lui ordonna la Circoncision pour marque de son Alliance, et lui donna un fils nommé Isaac. Dieu, voulant éprouver la foi d'Abraham, lui commanda de sacrifier ce cher fils, mais il l'arrêta comme il était prêt de l'égorger. Isaac fut Père de Jacob, autrement nommé Israël, qui eut douze fils, entr'autres Levi, Juda, Joseph et Benjamin. Ce sont les douze Patriarches, Pères des douze Tribus, qui composaient tout le peuple d'Israël. On appelle aussi Patriarches tous les Saints qui ont vécu sous la Loi de nature.



Demande.
Où se conserva la Loi de nature après le déluge ?
Réponse.
Dans la famille de Sem.

Demande.
Qui fut celui avec qui Dieu fit alliance ?
Réponse.
Abraham.

Demande.
Que lui ordonna-t-il ?
Réponse.
De quitter sa famille et son pays.

Demande.
Que lui promit-il ?
Réponse.
De faire venir de lui un grand peuple.

Demande.
Que lui promit-il encore ?
Réponse.
De lui donner la terre de Canaan.

Demande.
Que lui promit-il de plus grand ?
Réponse.
De bénir en sa race toutes les nations de la Terre.

Demande.
Que voulait dire cela ?
Réponse.
Que le Sauveur du monde viendrait de la race d'Abraham.

Demande.
Quelle fut la marque de l'alliance de Dieu avec Abraham ?
Réponse.
La Circoncision.

Demande.
Qui fut le fils d'Abraham ?
Réponse.
Isaac.

Demande.
Pourquoi le voulut-il sacrifier ?
Réponse.
Pour obéir à Dieu.

Demande.
Pourquoi Dieu le lui avait-il commandé ?
Réponse.
Pour éprouver sa foi.

Demande.
Qui fut Jacob ?
Réponse.
Le fils d'Isaac.

Demande.
Quel autre nom eut Jacob ?
Réponse.
Il fut aussi nommé Israël.

Demande.
Combien eut-il d'enfants ?
Réponse.
Il en eut douze.

Demande.
Comment les appelle-t-on ?
Réponse.
Les Patriarches.







Reportez-vous à Du dessein et de l'usage de ce Catéchisme, Leçon I : De la Création, Leçon II : Du péché du premier Homme, Leçon III : Du déluge et de la Loi de Nature, Leçon V : De la servitude d’Égypte et de la Pâque, Leçon VI : Du voyage dans le désert et de la Loi écrite, Leçon VII : De l'Alliance de Dieu avec les Israélites, Leçon VIII : De l'Idolâtrie, Leçon IX : De David et du Messie, Leçon X : Du Schisme de Samarie, Leçon XI : Des Prophètes, Leçon XII : De la Captivité de Babylone, Leçon XIII : De l'état des Juifs après la captivité, Leçon XIV : Des Juifs spirituels et des Juifs charnels, Leçon XV : De la Naissance de Jésus-Christ, Leçon XVI :  De Saint Jean-Baptiste, Leçon XVII : De la vocation des Apôtres, Leçon XVIII : Prédication de Jésus-Christ, Leçon XIX : Des ennemis de Jésus, Leçon XX : De la Passion de Jésus-Christ, Leçon XXI : De la mort de Jésus-Christ, Leçon XXII : De la Résurrection de Jésus-Christ, Leçon XXIII : De la descente du Saint-Esprit sur les Apôtres, Leçon XXIV : De la vocation des Gentils, Leçon XXV : De la fondation des Églises, Leçon XXVI : De la Tradition et de l’Écriture, Leçon XXVII : De la ruine de Jérusalem, Leçon XXVIII : Des persécutions, Leçon XXIX : De la liberté de l’Église, et des Moines.