Affichage des articles dont le libellé est Devoirs du Christianisme. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Devoirs du Christianisme. Afficher tous les articles

lundi 13 avril 2026

Fléau du Trouble de la Personnalité Narcissique dans l'Eglise ou Groupe toxique




Le "Profil de domination tyrannique intra-familiale" souvent observé dans certains troubles de la personnalité et particulièrement le trouble de la personnalité narcissique – TPN – ou des formes « malignes » de narcissisme, est non seulement un fléau dans les familles mais aussi dans l’Église. 

Pour comprendre de quoi il s'agit :

Voici les traits les plus fréquemment observés chez les personnes présentant ce profil :


1. Traits psychopathologiques centraux possibles

- Besoin absolu de contrôle et de pouvoir : la personne exerce une autorité « souveraine » (« règne en maître »). Toute remise en question est vécue comme une menace existentielle pour son image de soi.

- Manque d’empathie affective (parfois empathie cognitive intacte utilisée de façon instrumentale) : elle perçoit les autres membres de la famille comme des extensions d’elle-même ou des objets utiles, pas comme des sujets autonomes.

- Mécanismes de défense primitifs :

  • Clivage (« tout bon/tout mauvais ») : ceux qui ne vont pas dans son sens deviennent « l’ennemi ».
  • Projection et Identification projective : elle attribue ses propres sentiments de honte, de vide ou de rage aux autres.
  • Anéantissement psychique : ce que l'on appelle « anéantir l’existence » correspond souvent à une "invalidation systématique" , du "gaslighting" (faire douter l’autre de sa propre réalité) ou à une "campagne de dénigrement" visant à effacer symboliquement la personne (la rendre « inexistante » aux yeux du groupe).

Ces "Faux gentils Manipulateurs" agissent au quotidien comme si le bouc émissaire était une quantité négligeable ou comme s'il n'existait pas. Cela peut être : des décisions prises sans lui demander son avis alors qu'il sera directement impacté, imposer un bruit extrême et continu, dépôts de déchets devant chez lui, stationnement de véhicule devant son entrée ; s'il s'agit d'un adolescent, sa chambre n'est plus un refuge car il est privé de son intimité, la pièce appartient au narcissique et tout ce qui s'y trouve (comportement invasif)... Les exemples de ce genre sont infinis. Les règles de savoir-vivre n'existe pas, et si le bouc émissaire se met en colère c'est qu'il a mauvais caractère ou qu'il n'aime pas sa famille.

  • Triangulation et manipulation relationnelle : « monter tout le monde contre le non-narcissique » est une stratégie classique de "coalition défensive". La personne crée des alliances temporaires en distillant des demi-vérités, des rumeurs ou des victimisations pour isoler la cible (scapegoating). Cela renforce son pouvoir tout en évitant le conflit direct. Se victimiser pour susciter la compassion en évitant d'assumer la responsabilité de ses actes lui permet de recevoir le soutien émotionnel indispensable contre celui à qui elle attribue la responsabilité. Le narcissique cherchera aussi à copier ce qu'il envie chez le bouc émissaire, mais cela ne restera qu'une façade et il le sait trop bien, ce qui ne fera qu'alimenter sa haine. 

Ces comportements s’inscrivent souvent dans un "trouble de la personnalité narcissique" (grandiosité, sentiment constant de supériorité, besoin d’admiration, exploitation interpersonnelle, manque d’empathie) ou dans une forme plus sévère appelée "narcissisme malin" (associant traits narcissiques + antisocial + paranoïaques). On peut aussi retrouver des traits "antisociaux" (absence de remords, cruauté, la personne peut crier des grossièretés en écoutant les informations, s'oppose à toute autorité, dévalorise les gens honnêtes, admire les malhonnêtes, protège rigidement la « structure de la famille », impose ses vues...) ou "paranoïaques" (perception des autres comme menaçants).


2. Origines possibles (facteurs étiologiques)

- Traumatismes précoces non résolus (souvent négligence émotionnelle ou au contraire survalorisation paradoxale). 

Exemple d'une mère et de ses deux enfants. Le 1er a été survalorisé. Tout ce qu'il fait de banal est parfait, extraordinaire, et ce qu'il fait de mal est minimisé voire ignoré. Le 2e est dévalorisé alors qu'il ne ment pas, ne triche pas, essaie d'agir honnêtement... Le 1er développe une personnalité narcissique. Le 2e devient le bouc émissaire qui permettra au 1er de garder sa place. 

- Attachement désorganisé ou évitant.

- Parfois une "vulnérabilité narcissique fragile" : derrière la toute-puissance apparente se cache une fragilité extrême (effondrement narcissique si le contrôle est perdu).

- Facteurs neurobiologiques ou génétiques peuvent jouer un rôle, mais l’environnement familial reste déterminant.

Exemple d'une famille où le père présente des signes d'un trouble de la personnalité narcissique "antisociale", les enfants développent le même comportement toxique, et l'un des petits enfants développe un trouble narcissique plus profond, de forme maligne, devenant la tête de ce système familiale tyrannique. 


3. Conséquences sur les victimes (effets psychologiques et psychiatriques)

L’atmosphère de terreur chronique crée souvent chez les autres membres :

- Trouble de stress post-traumatique complexe.

- Anxiété généralisée, dépression, troubles dissociatifs.

- Syndrome de la victime de violence psychologique (baisse d’estime de soi, confusion identitaire, culpabilité).

- Chez les enfants : troubles de l’attachement, hypervigilance, ou au contraire soumission totale (« enfant parentifié » ou « enfant "scapegoat" »).


4. Différentiel important à considérer

Ce tableau peut aussi correspondre à :

- Un "trouble délirant" (paranoïaque) si les perceptions de menace sont franchement délirantes.

La personne en vient à tellement déformer la réalité, les propos, inventer de mauvaises intentions... que les réactions en deviennent délirantes. 

- Une "décompensation d’un trouble de l'humeur" (ex. : manie ou dépression mélancolique avec irritabilité).

- Une "personnalité borderline" avec forte composante narcissique (rage intense + peur d’abandon).

- Ou simplement un "style éducatif tyrannique" culturellement renforcé (sans trouble de la personnalité avéré).

Seul un bilan clinique complet permet de trancher.


Pourquoi les narcissiques (ou personnes avec forts traits narcissiques) se solidarisent souvent contre « celle qui ne l’est pas » ?

Ce phénomène est très classique dans les "familles narcissiques" ou les groupes toxiques. La personne « qui ne l’est pas » (souvent empathique, honnête, sensible aux autres, ou simplement celle qui dit la vérité) devient une "menace existentielle" pour le système. Voici les mécanismes principaux :


1. Protection de l’image collective et du déni partagé

Les narcissiques construisent leur équilibre psychique sur une "fausse réalité" : « Nous sommes une famille parfaite/ supérieure/ victime des autres ». Toute personne qui remet en question cette façade (par exemple en disant une vérité sur les dysfonctionnements, les abus, les mensonges ou même sur des sujets « sacrés » comme la structure familiale) risque de faire éclater le déni.  

Résultat : le groupe se referme comme une huître. Ils font front commun pour discréditer, isoler ou attaquer celui qui « casse l’image ». C’est une défense collective contre l’angoisse de voir leur propre vide ou leurs failles exposées.


2. Le rôle du bouc émissaire ("scapegoat")  

Dans les familles narcissiques, il y a souvent un « désigné » qui porte tous les problèmes : le "truth-teller" (celui qui dit la vérité). Les autres (narcissiques ou co-dépendants) se solidarisent pour maintenir l’équilibre malsain.  

- Cela permet d’éviter toute remise en question personnelle.  

- Cela renforce leur sentiment de supériorité collective (« Nous sommes unis contre le fou/le méchant/le traître »).  

- La personne non-narcissique est perçue comme dangereuse car elle a de l’empathie réelle, voit les manipulations et refuse souvent de jouer le jeu de la domination ou du silence.


3. Mécanismes de défense partagés  

- Clivage (« tout blanc ou tout noir ») : soit tu es avec nous (et tu valides notre version), soit tu es contre nous (et tu deviens l’ennemi).  

- Projection : ils attribuent à la personne non-narcissique tous les défauts qu’ils ne supportent pas chez eux (égoïsme, méchanceté, instabilité…).  

Ils peuvent aussi vous accuser d'une chose qu'ils ont eux-mêmes initiée : ex. ils vous pousseront à boire au quotidien et colporteront que vous êtes alcoolique. 

- Triangulation et "flying monkeys" : le narcissique principal recrute les autres (frères/sœurs, conjoint, amis) pour faire le sale boulot (piques, moqueries, exclusion, rumeurs). Même s’ils ne sont pas tous narcissiques purs, beaucoup participent par peur, loyauté toxique, ou pour garder leur place dans le système.


4. Reconnaissance mutuelle et intérêt commun  

Les narcissiques se repèrent souvent entre eux (ils parlent le même langage : vantardise, dévalorisation des autres, admiration pour la force ou la transgression). Ils peuvent s’allier temporairement car ils partagent le même besoin de contrôle, de supériorité et d’évitement de la vulnérabilité. Contre une personne empathique ou authentique, ils trouvent un ennemi commun qui les unit et leur donne un sentiment de puissance.


5. Peur profonde de l'abandon et de l'effondrement

Derrière la solidarité apparente, il y a souvent une terreur : si le « non-narcissique » a raison, alors tout le système s’effondre (image de la famille idéale, justifications des comportements abusifs, etc.). Ils préfèrent sacrifier une personne plutôt que d’affronter leur propre souffrance ou leur vide intérieur.


Ce que cela signifie concrètement pour la victime. 

- Ce n’est "pas" parce que elle est « folle », « trop sensible » ou « méchante ». C’est une réaction prévisible du système dysfonctionnel pour se protéger.  

- La solidarité des narcissiques entre eux est souvent fragile : entre vrais narcissiques, il y a aussi beaucoup de rivalité et de trahisons potentielles (ils se tolèrent tant qu’ils servent mutuellement leur ego). 
Généralement, vous les entendrez toujours s'encenser les uns les autres. 

Exemple : un trio infernal de narcissiques se brise lorsque le 3e finit par rabaisser violemment le 2e qui ne lui est plus d'aucune utilité. Le 1er monte au creno pour défendre le 2e et chasse le 3e qui ne respecte plus le pacte conclu. Le 3e n'est plus encensé dans le cercle social par les deux narcissiques restants qui se chargent de lui faire une mauvaise réputation en insistant sur le fait qu'ils ont été trompés. Le 3e narcissique n'a pourtant absolument pas changé. Il a simplement décidé de ne plus servir l'ego du narcissique faiblissant.

- La personne qui n’est pas narcissique est souvent celle qui a le plus de potentiel de guérison ou de sortie du système… ce qui explique pourquoi elle est visée si violemment.


En résumé : ils se solidarisent parce que le « non-narcissique » représente la "vérité" qu’ils refusent de voir. C’est une alliance défensive pour préserver leur bulle de déni, leur pouvoir et leur image collective. Ce n’est pas de la vraie solidarité (basée sur l’amour ou le respect), mais une coalition opportuniste contre une menace perçue.


Si cela se passe dans votre famille ou votre entourage proche, poser des limites claires (ou une distance protectrice) est souvent nécessaire. Beaucoup de personnes dans cette position finissent par se reconstruire en thérapie individuelle, loin du système qui les invalidait.


Au sein des paroisses, ces familles toxiques opèrent selon le même système. Ce qu'elles font dans le cadre familiale, elle le reproduisent à l'église. Si la famille fréquente la même paroisse, le bouc émissaire de la sphère privée devient aussi le bouc émissaire de l'église. Cela démarre par de la calomnie auprès des prêtres et des autres fidèles. Les prêtres commencent alors à soupçonner ce fidèle qui pourtant se montre de bonne volonté, fervent, etc. Ils commencent à douter et à changer de comportement envers lui. Le regard des autres fidèles aussi change donnant la sensation au bouc émissaire d'avoir fait quelque chose de mal. Il y a alors un rejet général. Le bouc émissaire a l'impression d'être maudit à chaque visite à l'église. Le curé, un ou deux fidèles peuvent ne pas être dupes mais ils seront aussi dénigrés ou évincés. Lorsque les prêtres qui ont douté commencent à comprendre que les accusations sont fausses, le mal est allé trop loin et malgré les preuves, leur comportement reste affecté par la calomnie. "Mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose", disait Voltaire. 

Le rôle des prêtres est d'arrêter les calomnies et de protéger les persécutés. Laisser ces personnages narcissiques prendre le pouvoir dans les paroisses sous prétexte qu'ils font des dons, que leur orgueil est utile pour leur déléguer gratuitement les tâches de la paroisse ou que l'on craint pour sa propre réputation, ne servira qu'à faire fuir les bons catholiques. C'est facile d'écraser des fidèles qui cherchent à appliquer l'Évangile, plus difficile de tenir tête à ceux qui ne l'appliquent qu'en façade mais qui font mine d'être irréprochables. Cet environnement toxique qu'ils entretiennent chez eux, ils le recréeront dans l’Église. L'ensemble des fidèles guidés par ces personnes malignes, en viennent à persécuter un innocent, persuadés de combattre un mal. Nul n'est au-dessus du Maître. Mais les catholiques ne devraient-ils pas enfin tirer les leçons de la Passion du Christ ? Le bouc émissaire n'a pas d'autre choix pour survivre que de quitter sa paroisse. Ce schéma est fréquent. Trop d'âmes appelées à la conversion tournent les talons une fois entrées dans l’Église à cause de ces comportements toxiques. Ce sont trop souvent ces mêmes personnes qui seront chargées d'accueillir le public ou de catéchiser... On ordonne des prêtres avec de graves troubles psychiatriques, des prêtres qui vivent selon l'esprit du monde... on accepte dans les séminaires des jeunes qui n'ont ni la vocation, ni l'amour de l'Évangile, ou instables, sous prétexte qu'il y a une crise des vocations, et on confie les clefs et l'accueil dans nos églises à des groupes toxiques. Que restera-t-il de notre Église et de notre foi ? Qu'adviendra-t-il de la foi de nos enfants ? 

Nous avons tous un jour entendu parler d'un frère, d'une fille partis subitement de la maison familiale sans se retourner, et on n'a tous été surpris du récit de ce fils au mauvais caractère, de cette sœur égoïste etc. Mais nous sommes-nous vraiment posé les bonnes questions ? Pourquoi ont-ils fui ? Étaient-ils réellement égoïstes ? N'avaient-ils pas de bonnes raisons ? N'étaient-ils pas le bouc émissaire de la famille ? 

Certains enfants nés dans ce système familiale ont fini par comprendre à l'âge adulte que les ennemis du parent narcissique dont ils ont entendu si souvent parler, avaient eu des raisons de s'opposer. Ils l'ont compris en devenant eux-mêmes le méchant de l'histoire. 

Dieu veille, et dans sa grande miséricorde, pour susciter la repentance et une vraie conversion, il enverra au narcissique les mêmes plaies qu'il a lui-même infligées au bouc émissaire. Mais surtout, il fera éclater la vérité. 

Il est grand temps que les prêtres soient formés à démasquer ces profils narcissiques afin que l'injustice cesse d'être reine au sein de nos paroisses.







vendredi 8 août 2025

Contre toutes formes de ressentis - Témoignage




"Certains prêtres vont vous expliquer qu'on n'a pas à ressentir, qu'un abbé ne ressent rien, qu'on n'est pas médium. Effectivement, la médiumnité telle que répandue et vue par le monde est à éviter impérativement car elle est un piège démoniaque et un empoisonnement spirituel. Sauf que dire qu'un catholique ne doit rien ressentir, c'est à la fois avouer qu'il est coupé des ressources du cœur, foyer de l'action divine, mais aussi qu'il n'est absolument pas docile à l'inspiration du Saint-Esprit. Si un catholique dérange le démon, le démon lui fera vite savoir, il lui fera sentir sa présence. Un chrétien qui ne dérange pas le démon ne sera jamais embêté par ce dernier. Il ne ressentira effectivement jamais rien. Un chrétien docile à l'inspiration divine, qui vit dans une démarche de vertus et de sainteté, qui nourrit sa vie intérieure, ressentira l'invisible, pourra lire dans les âmes, recevoir en esprit les avertissements de Dieu, etc. Le Saint Curé d'Ars en est le parfait exemple. Si vous coupez l'écoute de Dieu en fermant les vannes du cœur et de l'esprit, vous ne serez, comme le disait le jeune Carlo Acutis, que des "photocopies" de ces gens terre à terre à l'esprit dur qui suivent les mouvements du monde sans jamais regarder le ciel. Dans toutes choses, il faut de la prudence, mais prudence ne signifie pas tiédeur. L'esprit de Dieu n'est pas une théorie, Il est une pratique."

Il est en effet bien déplorable de voir comment par ces simples phrases toutes faites sorties de la bouche des prêtres, beaucoup de fidèles finissent par se couper de la grâce en rejetant tous ressentis. La sécheresse, la perte de toute joie, de la paix du cœur... s'ensuivent. Les saints ne cherchaient pas à voir l'invisible, ils le voyaient malgré eux par la volonté de Dieu. Ouvrez bien les yeux chers amis du Seigneur, afin de déjouer les pièges du malin esprit, mais surtout ouvrez bien votre cœur. 


Reportez-vous à Moyens pour obtenir le don de piétéEffets du don de piétéNature du don de PiétéMoyens pour obtenir le don de CrainteEffets du don de CrainteNature du don de CrainteEffets des sept dons du Saint-EspritNature et excellence des sept dons du Saint-EspritAction du Saint-Esprit dans l'ÉgliseMoyens pour obtenir les sept dons du Saint-EspritDu Recueillement, par le R.-P. Jean-Joseph SurinDe l'homme intérieur, par le R.-P. Jean-Joseph SurinDu Saint-Esprit et de ses opérations en général : Ce qu'est le Saint-Esprit, sa mission temporellePrière pour demander au Saint-Esprit la victoire sur le respect humainPromesse d'observer plus fidèlement à l'avenir les maximes de l'ÉvangilePrière pour demander les douze fruits du Saint-EspritPrière pour demander la grâce de devenir parfait chrétienPrière pour demander au Saint-Esprit l'abondance de ses grâcesQuelles résolutions prendre au jour de la Pentecôte ?La Pentecôte : Quel est l'événement dont l'Église célèbre la mémoire en ce jour ?Méditation pour le Samedi d'après la Pentecôte : Jésus sortant de la synagogue entra dans la maison de SimonMéditation pour le Vendredi d'après la Pentecôte : Jésus prêchant dans la synagogue, voilà que des hommes apportent un paralytique dans son litMéditation pour le Jeudi d'après la Pentecôte : Jésus ayant assemblé ses douze Apôtres, leur donna une puissance et un empire sur tous les démonsMéditation pour le Mercredi d'après la Pentecôte : Quiconque écoute mon Père et se rend docile pour apprendre ce qu'il lui enseigne, vient à moiMéditation pour le Mardi d'après la Pentecôte : Je suis la porte ; celui qui entrera par moi sera sauvéMéditation pour le Lundi d'après la Pentecôte : La lumière est venue dans le monde, et les hommes ont mieux aimé les ténèbres que la lumièreMéditation pour le Dimanche de la Pentecôte : Le Saint-Esprit que mon Père enverra en mon nom, vous enseigneraInstruction sur le Saint-EspritMission du Saint-EspritInstruction sur la Fête de la PentecôteMéditation sur la Fête de la Pentecôte : ils furent tous remplis du Saint-EspritMéditation pour la veille de la PentecôteVeille de la Pentecôte : Je prierai mon Père, et il vous donnera, pour demeurer éternellement avec vous, un autre consolateur, qui est l'Esprit de vérité que le monde ne peut recevoirMéditation pour le Jour de la PentecôtePreuves directes de la divinité du Saint-Esprit : noms, attributs et œuvresLe Dogme de l'unité de Dieu et de la Sainte TrinitéPreuves directes de la Trinité et de la divinité du Saint-EspritLe Saint-Esprit dans l'Ancien Testament, promis et figuréLe Saint-Esprit préditLe Saint-Esprit dans le Nouveau Testament, première création : La Sainte Vierge MarieSeconde création du Saint-Esprit : Notre Seigneur Jésus-ChristTroisième création du Saint-Esprit : l’ÉgliseMéditation pour le Dimanche de la Sainte TrinitéNeuvaine préparatoire à la Fête de la Pentecôte : Prière pour demander les sept Dons du Saint-EspritMéditation pour le Mercredi après la PentecôteMéditation pour le Mardi après la PentecôteMéditation pour le Lundi de PentecôteXIe Dimanche après la Pentecôte : Réflexions pratiquesAccueillir le Saint Esprit de DieuLitanie du Saint-EspritMéditation pour la Fête de l'AscensionInstruction sur la Fête de l'AscensionMéditation pour le Jour de l'Ascension de Notre-SeigneurLe Seigneur Jésus fut élevé dans le ciel, et il est maintenant assis à la droite de DieuLes Apôtres et les Disciples ayant adoré Jésus-Christ, s'en retournèrent remplis de joie à JérusalemQuand le Consolateur que je vous enverrai de la part de mon Père, l'Esprit de vérité qui procède de mon Père, sera venu, il rendra témoignage de moiEt vous aussi, qui avez été dès le commencement en ma compagnie, vous rendrez témoignage de moiJe vous ai dit toutes ces choses, afin que vous ne vous scandalisiez pointUn temps viendra où quiconque vous fera mourir, pensera faire un sacrifice à DieuIls vous traiteront de la sorte, parce qu'ils ne connaîtront ni mon Père ni moiJe vous ai dit ces choses, afin que lorsqu'elles arriveront, vous vous souveniez que je vous les ai préditesActes avant la Confirmation : Prière au Saint-Esprit et Acte de demandeMéditation que les enfants peuvent faire avant de recevoir le sacrement de la Confirmation au Jour de la Pentecôte et Prière pour demander ou pour renouveler en soi la grâce du sacrement de Confirmation.




mardi 25 juillet 2023

La politesse est indissociable de la charité, Considérations sur la nature, les principes, les règles fondamentales, la nécessité de la bienséance et de la civilité


La politesse, on le constate, se fait de plus en plus rare dans ce monde, mais aussi malheureusement chez les catholiques, plus encore chez ceux qui crient haut et fort détenir la bonne doctrine... ce ne sont pas des mots qui font un catholique, mais l'esprit de Dieu qui l'anime et les actes qui en découlent ; d'où selon nous la nécessité de rappeler que la politesse est indissociable de la charité. Sans politesse donc, nulle charité. Espérons que ce rappel soit une source de motivation pour ceux qui ont oublié l'importance de la politesse et de la civilité pour être agréables à Dieu et aux hommes.


Sainte Anne et Saint Joachim instruisant Marie


Considérations sur la nature, les principes, les règles fondamentales,
la nécessité de la bienséance et de la civilité


La Bienséance, telle que nous la considérons dans ce traité, est la convenance qui règle nos rapports extérieurs avec Dieu, avec le prochain, avec nous-mêmes.
La Civilité, cette partie de la bienséance qui ne s'occupe que des rapports mutuels des hommes entre eux, ajoute aux convenances naturelles auxquelles nous sommes tenus à l'égard des autres, certaines règles arbitraires qui varient avec les temps et les lieux. Elle emprunte à la Politesse ce qu'elle peut avoir, dans le mode, d'aisé, de fin et de délicat.
Fondées sur la nature des choses, les règles de bienséance sont immuables, elles obligent tous les hommes, et elles ne peuvent être enfreintes sans un désordre plus ou moins grave.
Quant aux lois de la civilité et de la politesse qui changent suivant les pays et les temps, elles doivent être respectées d'après les principes de la bienséance générale. Celle-ci, en effet, tout en gardant le silence sur les formes arbitraires du respect et de la bienveillance extérieure, prescrit indirectement l'observation de ces règles, précisément par l'obligation qu'elle impose de se montrer bon et honnête à l'égard des autres.
L'infraction de ces lois dépendant des usages, peut provenir ou de l'ignorance : elle annonce une mauvaise éducation ; ou de l'oubli : il dévoile un esprit léger, et peu fait pour sentir vivement les convenances ; ou de la grossièreté : elle ne se trouve que dans un cœur sans vertus, et nullement susceptible de se plier à la politesse extérieure ; ou bien enfin d'un caractère plein d'orgueil : abaissant les autres à ses propres yeux, il se croit dispensé des règles de l'honnêteté ; froissé dans sa vanité, il ne garde plus aucune mesure à l'égard de ceux qui l'on blessé.
Toutefois, gardez-vous de cette civilité purement extérieure, telle qu'elle se trouve ordinairement dans le monde. On croit avoir gardé toutes les règles, lorsque, sous des formes pleines de politesse, sous les protestations réitérées d'une bienveillance hypocrite et d'un respect apparent, on cache le mépris ou l'indifférence, souvent même la haine.
La civilité, pour un chrétien, doit puiser son principe dans la charité, seul lien d'union solide entre les hommes. Le chrétien, non content d'y chercher ces motifs si puissants qui le portent à regarder dans les autres hommes des chefs-d’œuvre sortis des mains du Créateur, des enfants, comme lui, de ce père commun, des frères régénérés avec lui dans le sang du Sauveur, dont ils sont appelés à partager ensemble le royaume et la gloire ; le chrétien, dis-je, trouvera encore dans les caractères de la vraie charité, des règles qui le guideront avec d'autant plus de sûreté dans ses rapports avec ses frères, qu'elles lui sont données par l'Esprit-Saint lui-même.
Formée sur ces divins enseignements, la civilité du chrétien sera donc, comme sa charité, pleine de patience et de douceur ; dans ses procédés, elle ne fera paraître ni précipitation ni orgueil ; apprenant à fouler aux pieds ses propres intérêts, elle ne cachera jamais des desseins ambitieux. Au lieu de montrer de l'aigreur contre ceux qui auraient pu le piquer, celui qui règle sa civilité sur l'amour de ses frères supporte tout, souffre tout ; loin de témoigner des défiances injurieuses, par une louable simplicité et une noble franchise, il croit et il espère toute espèce de bien des autres. Si quelquefois il blâme le mal, plus souvent et avec plus de complaisance il relève les belles actions. Sa civilité, comme sa charité, ne lui fait jamais défaut ; elle répand sur toute sa conduite les charmes les plus attrayants.
Tels sont les principes, telles sont les règles de cette civilité véritable dont la politesse du monde n'est qu'une froide et pâle image.
L'esprit de charité qui inspire, qui vivifie la civilité et la politesse de tout chrétien, doit surtout se faire remarquer chez un ecclésiastique, obligé, par état, à une vie de dévouement, de zèle et de charité. Appelé à continuer et à perpétuer, sur la terre, la mission d'amour et de sacrifice de son divin maître, il imitera son humilité et sa douceur. Dans tous ses rapports avec le prochain devront se faire remarquer et sa modestie et sa bienveillance. Au-dessus du monde, par son caractère et ses fonctions ; hors du monde, par un esprit vraiment sacerdotal qui l'éloigne des habitudes de la société mondaine, le prêtre, cependant, vit au milieu du monde : aussi doit-il se plier à ces règles de bienséance, d'ailleurs indifférentes, mais auxquelles il est soumis comme les autres, et qu'il ne pourrait enfreindre sans s'exposer au mépris, au discrédit des gens du monde, et sans compromettre le succès d'un ministère laborieux et sanctifié même par de grandes vertus. Cependant, se souvenant toujours de sa dignité et de son caractère, il ne doit se prêter à rien de bas ni de trop mondain : ce serait une autre manière de tomber dans le mépris que d'affecter une politesse mondaine, contraire à ce que les gens du monde eux-mêmes attendent des mœurs graves d'un ecclésiastique.
Nous faisons connaître au jeune élève du sanctuaire le caractère spécial de la civilité pour un ecclésiastique, afin que, de bonne heure, il s'accoutume à cette bienveillance, à cette modestie, à cet esprit de dévouement, et à cette sage réserve qui devront, plus tard, paraître tout particulièrement dans ses rapports avec ses frères.
Exposer les principes et les règles fondamentales de la civilité chrétienne, n'est-ce pas faire sentir toute son utilité, toute son importance ? En effet, l'exercice de la civilité, telle que nous l'entendons, n'est autre chose que l'exercice des plus belles vertus chrétiennes : la patience, le renoncement à soi-même, l'humilité, la modestie, la douceur, en un mot la charité.
De l'observation consciencieuse des règles de la bienséance naît comme nécessairement cette habitude d'une sainte contrainte qui dispose à tous les sacrifices que demande la pratique des vertus.
La vigilance que nous devons avoir sur nous-mêmes et sur toutes nos démarches pour ne manquer à aucune convenance, facilité cette autre vigilance plus rigoureuse avec laquelle nous devons garder notre cœur et nos sens ; elle facilité aussi l'attention continuelle que nous devons apporter à l'accomplissement de nos devoirs.
De tout ce que nous venons de dire, il est facile de conclure combien il est important, combien il est nécessaire de s'exercer de bonne heure à la pratique de la civilité.
Elle forme, nous venons de le voir, aux habitudes les plus propres à faire naître et à entretenir les vertus. Pratiquée dès le jeune âge, la civilité préserve souvent les enfants, les jeunes gens, de ces vices grossiers qui ne trouvent pas de prise sur un cœur formé, par la bienséance, à la délicatesse et à l'honnêteté. Combien de fois un air de modestie et d'une honnête retenue n'a-t-il pas préservé un jeune homme du contact des méchants, qui fuient à l'aspect de la vertu ?
La considération de ne pouvoir se former plus tard que très-difficilement à ces habitudes d'honnêteté qu'il n'aurait pas contractées dans sa jeunesse, doit déterminer un jeune homme à s'accoutumer à l'exercice de la civilité et de la politesse, et à redresser, de bonne-heure, les mauvais plis qu'il réussirait avec peine à réformer dans la suite.
Un jeune élève se fera donc un devoir d'étudier avec attention les règles de la bienséance, et les différents usages de la société dans laquelle il est appelé à vivre. Ce sera surtout par la pratique qu'il parviendra à la connaissance de ces règles et de ces coutumes.
Une grande vigilance sur soi-même, sans préoccupation gênante ; l'observation attentive des bons procédés et des bonnes manières dans les personnes civiles et délicates ; la bonne volonté de profiter des avis ou des corrections par lesquelles un supérieur, un ami, cherchent à réformer des défauts contraires à la civilité et à la politesse : tous ces moyens seront employés avec zèle, et conséquemment avec profit, par les jeunes gens qui sentiront l'importance et la nécessité de se former aux bienséances et à la politesse.

(Politesse et Bienséances, par l'Abbé Théodore de Beauvois)







lundi 27 juin 2022

Fondements de la Dévotion au Sacré Cœur de Jésus



Que toute la sainteté, toute la perfection du chrétien, du religieux, consiste à imiter Jésus-Christ et à reproduire les vertus de ce divin modèle, c'est une vérité que l'on ne saurait révoquer en doute. Ceux que Dieu a connus d'avance devoir être à lui, il a voulu qu'ils fussent conformes à son Fils (Rom. 8).
Que Jésus-Christ soit le principe de la vie surnaturelle pour ses membres, et que de lui, comme de la racine, provienne la sève qui nourrit toutes les branches de ce grand arbre, c'est ce qu'on ne peut nier : Je suis, nous dit-il lui-même, le cep et vous êtes les branches, Ego sum vitis, vos palmites. (Jo.15.)
Que ce divin Sauveur soit la source unique des grâces accordées à ses membres ; qu'il soit la règle universelle que nous devons consulter en tout ; qu'il soit le moyen nécessaire par lequel tout doit se faire dans l'ordre surnaturel ; enfin qu'il soit la fin propre et immédiate du chrétien qui ne peut arriver à Dieu que par Jésus-Christ, c'est ce qui n'est pas moins certain
S'unir à Jésus-Christ comme à son chef, l'imiter comme son modèle, s'appuyer sur lui comme sur le fondement qui soutient tout l'édifice, tendre à lui comme à sa fin ; voilà le devoir de tout chrétien ; voilà l'étude et le travail de sa vie tout entière ; voilà le commencement, le progrès, la fin de la perfection (Jo. 14 et 15 ; Rom. 3).
Jésus-Christ, dit saint Augustin, ne doit point être considéré comme séparé des hommes auxquels il s'est uni par l'incarnation. Le chef et le corps ne font qu'un seul homme, un seul christ. Le Sauveur du corps et les membres du corps sont réunis en quelque sorte dans une même chair : leur prière est commune, leurs souffrances sont communes, et lorsque le temps de l'iniquité aura passé, le repos et le bonheur leur seront communs (Apoc. 22).
Mais s'il en est ainsi, si selon la doctrine de saint Augustin et avant lui de l'apôtre saint Paul, nous ne faisons tous qu'un même corps avec Jésus-Christ, duo in carne una, si sa prière est notre prière, et in voce una, si les souffrances auxquelles nous sommes soumis, et les joies que nous espérons nous sont communes avec lui, et inpassione una, et in requie una ; si enfin il n'y a dans l'Église qu'un chef qui est Jésus-Christ, caput Christus (Eph. 4), ne doit-on pas dire dans le même sens qu'il n'y a aussi qu'un seul cœur? Oui, dit saint Bernard, votre cœur, ô Jésus, est aussi le mien (Serm. 3 de Pass.). Ne considérons donc pas le cœur de Jésus-Christ comme le cœur du Fils de Dieu seulement, mais comme le cœur de tous les hommes : s'il a été rempli de grâce et embrasé d'un amour infini, c'est afin qu'il versât en nous de sa plénitude et que le feu sacré dont il brûle consumât le nôtre, de plenitudine ejus nos omnes accepimus (Jo. 1).
Oui, le cœur de Jésus est le foyer universel qui communique ses ardeurs à toute âme qui aime son Dieu.
Il est le précieux supplément accordé à notre faiblesse et destiné à élever à des proportions infinies nos actions et nos vertus, nos prières et nos mérites.
Il est l'organe admirable donné à la nature humaine pour accomplir dans sa perfection le grand précepte de l'amour,
Le cœur de Jésus est la vie des cœurs ; c'est lui qui leur communique la grâce et la force, l'amour et la fécondité des bonnes œuvres.
Le cœur de Jésus est le modèle de tous les cœurs ; c'est lui qui les éclaire de sa lumière ; c'est en lui que nous trouvons, réalisées dans la plus haute perfection, les vertus que nous devons pratiquer.
Le cœur de Jésus est le roi des cœurs ; à lui de les diriger et de régler toutes leurs affections. Comme le soleil détermine tous les mouvements et règle les évolutions des corps célestes qui composent notre système planétaire, ainsi ce bienfaisant soleil des esprits doit régler la marche et les mouvements de tous les autres cœurs et les entraîner tous avec lui dans sa course divine.
Tel est l'office du cœur adorable de Jésus ; si ce divin Sauveur est justement appelé l'homme par excellence, Ecce homo, son cœur doit être aussi regardé comme le seul cœur véritablement saint et digne de Dieu, puisque ce n'est que par lui et en lui que les autres peuvent être agréables à la divine Majesté. Voilà le point de vue auquel il faut se placer pour avoir une idée juste de la dévotion dont il est ici question. Il nous sera facile maintenant de comprendre quel en est l'objet propre et le véritable esprit, et quelle est la pratique la plus solide et la plus substantielle à laquelle il convient que s'attachent de préférence et avant tout, ceux qui font profession d'honorer le cœur de Jésus.

(Manuel de la Dévotion au Sacré-Cœur de Jésus)


Reportez-vous également à Dans quels sentiments devons-nous célébrer la fête du Sacré-Cœur de Jésus ?, Sur l'excellence de la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus, Comment l'Église de France a-t-elle contribué à l'établissement de la fête du Sacré-Cœur de Jésus ?, Depuis quand l'Église a-t-elle institué la fête du Sacré-Cœur de Jésus ?, Sur l'institution de la fête du Sacré-Cœur : Quelle fête célébrons-nous en ce jour ?, Prière au Sacré-Cœur de Jésus, Prière fondée sur les Promesses faites par Notre-Seigneur Jésus-Christ à Sainte Marguerite-Marie, Dévotion au Cœur Sacré de Jésus : Actes de communion spirituelle, Neuvaine de confiance au Sacré-Cœur, La dévotion au Cœur sacré de Jésus : Réparation, immolation, pénitence, confiance et pur amour, Amende honorable à Jésus-Christ dans le Saint-Sacrement, Amende honorable au Sacré-Cœur de Jésus, La dévotion au Sacré-Cœur, remède spécial aux maux qui désolent l'Église dans ces derniers temps, Méditation sur la Fête du Sacré Cœur de Jésus-Christ : Dieu a envoyé dans vos cœurs l'Esprit et le Cœur de son Fils, Instruction sur la Fête du Sacré Cœur de Jésus-Christ, Petite consécration au Sacré-Cœur de Jésus, Neuvaine au Sacré-Cœur, Miserentissimus Redemptor du Pape Pie XI sur notre devoir de réparation envers le Sacré-Cœur de Jésus, Acte de consécration du genre humain et de réparation au Sacré-cœur, Litanie de Sainte Marguerite Marie Alacoque, Litanie du Sacré-Coeur de Jésus, Sœur Benigna, petite secrétaire de l'amour de Dieu (1/9), Dévotion au Sacré-cœur de Jésus : Don de l'Esprit et Vie intérieure, et Amende honorable au Sacré-Cœur de Jésus.













dimanche 22 mai 2022

Dieu qui est partout demande le respect extérieur



Que votre modestie soit connue à tous les hommes, s'écrie le grand Apôtre, parce que le Seigneur est proche : et il est bien proche, puisqu'il est plus où nous sommes, que nous n'y sommes nous-mêmes. Nous agissions, nous touchons, nous marchons dans son essence divine. Ah ! si les personnes considérables donnent du respect, si des gens qui jouent et qui badinent s'arrêtent aussitôt, et règlent leur extérieur à la vue d'une personne qualifiée qui arrive, y a-t-il lieu dans la terre, y a-t-il occasion où notre extérieur même ne doive pas être réglé ; puisque partout nous sommes en la présence de Dieu, et dedans Dieu. Le très-illustre Prélat de Bellai, rapporte qu'ayant eu la curiosité d'épier saint François de Sales, pour voir en quel état, et en quelle posture il était lorsqu'il se trouvait seul, il l'avait toujours vu dans une modestie admirable. C'est que ce saint Évêque agissait en la présence de Dieu.
Mais n'est-ce pas ce que tous les Chrétiens devraient faire ? Ces enfants de lumière, et qui sont appelés encore par l'Apôtre la lumière même en Jésus-Christ, ne doivent pas vivre comme ceux dont l'esprit est obscurci de ténèbres, qui, par leur ignorance née de l'aveuglement de leur cœur, sont éloignés de la vue de Dieu ; mais ils doivent se renouveler dans l'esprit de leur raison, selon l'expression de l'Écriture, c'est-à-dire, se servir de leur raison, comme éclairée, et conduite par l'esprit de Dieu ; comme soumise à lui, comme régénérée, comme celle qui est la lumière du nouvel homme, qui est créé selon Dieu dans la justice, et dans la sainteté de la vérité. C'est-à-dire, dans la séparation des choses présentes, et dans la consécration, et l'application à Dieu : non selon le mensonge du monde, mais selon la vérité, et la pureté de Dieu le Père, et de Jésus-Christ son Fils, qui a demandé : Sanctifiez-les en vérité.
Ils doivent vivre, dit encore l'Apôtre, comme des enfants de lumière, et n'avoir nulle part aux œuvres infructueuses des ténèbres ; mais au contraire les reprendre. Ces œuvres procèdent de l'ignorance de Dieu, et du défaut d'attention à sa divine présence. Ceux qui font mal, en détournent leurs yeux de peur de bien faire, et ils se laissent aller à toutes sortes d'immodesties, parce que Dieu ne leur est pas présent ; mais ceux qui le regardent, marchent prudemment, et non pas comme ces insensés. Ils ne sont pas imprudents, parce qu'ils considèrent que Dieu les voit.
Dans la vue de la présence de sa Majesté infinie, ils ne font rien qu'ils ne voudraient faire devant les premières personnes de la terre : non-seulement ils ne font aucune action mauvaise, mais ils ne les nomment pas, comme il est bien séant parmi ceux qui sont les membres de Jésus-Christ. On ne les entend pas même parler ni de folie, ni de raillerie, ni de choses impertinentes et inutiles. S'ils parlent, c'est comme des gens qui sont écoutés de Dieu. En toutes choses ils n'en perdent pas la vue, et dans les actions même les plus basses, comme celles du boire, du manger, du dormir. Ainsi, ils y gardent la modération chrétienne, et en évitent l'excès. Ils se récréent en sa présence suradorable, comme des enfants devant un bon père ; mais qui est très-sage. Ils vont à la promenade, ils conversent, ils se divertissent, ils font enfin tout, et ils souffrent tout, ayant toujours Dieu devant leurs yeux.
David était Roi, et par suite, au milieu des plus grands embarras du monde, et parmi tout ce qu'il y a dans le siècle qui y peut apporter plus de distraction ; et cependant il assure que ses yeux sont toujours élevés vers le Seigneur, et que les pensées de son cœur sont toujours en sa présence. Aussi, il déclare que le Seigneur est l'appui de ceux qui le craignent, et que son alliance est de se manifester à eux. Si nos ténèbres sont si épaisses qu'elles nous empêchent cette précieuse grâce, c'est que nous nous les formons nous-mêmes par nos péchés, dont les moindres donnent toujours quelque obscurité à l'esprit.
Ah ! si nous nous réveillions du profond assoupissement où nous vivons, agissant comme si Dieu était bien éloigné de nous, et que nous laissant à sa pure lumière, nous fussions pénétrés de sa divine présence, pour lors nous accomplirions ce que le grand Apôtres demande de tous les Chrétiens ; notre modestie serait connue à tous les hommes.
C'est cette divine présence qui a causé des respects si singuliers aux âmes éclairées. On trouvait un Religieux de la Compagnie de Jésus, prosterné le visage contre terre dans sa chambre dans des abaissements étonnants ; et comme l'on en était surpris, ah ! s'écriait-il, eh ! ne voyez-vous pas l'infinie Majesté de Dieu qui est ici présente ? Dans cette pensée le célèbre Grégoire de Lopez marchait découvert, la tête nue ; et feu M. de Renty, Gentilhomme, d'une vertu éminente ; allait de la même manière quelquefois, exposé au soleil et aux incommodités de l'air.

(Dieu présent partout, par M. H-M Boudon)


Reportez-vous à Dieu qui est présent partout demande de l'amour, Dieu qui est partout, demande le respect intérieur, Dieu qui est partout demande que l'on se souvienne de sa divine présence, Dieu est partout avec toutes ses grandeurs, Dieu qui est partout, y est tout ce qu'il est, Dieu est présent partout, Fête de la Très-Sainte Trinité, Du Mystère de la très Sainte Trinité, Prière à la Très Sainte Trinité, Méditation sur la Très-Sainte Trinité : Au Nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, Instruction sur la Fête de la Très-Sainte Trinité, Méditation pour le Dimanche de la Sainte-Trinité, Le Dogme de l'unité de Dieu et de la Sainte TrinitéAveuglement de l'homme, Preuves directes de la Trinité et de la divinité du Saint-Esprit. Méditation sur la présence de DieuMéditation sur l'oubli de la présence de DieuMéditation sur l'attention continuelle à la présence de Dieu, De la présence de Dieu, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, et Acte de la présence de Dieu en l'honneur de Saint Joseph.














lundi 28 février 2022

ABRÉGÉ DU CATÉCHISME DE PERSÉVÉRANCE, DEUXIÈME PARTIE, Leçon L : Quatrième Commandement


ABRÉGÉ DU CATÉCHISME DE PERSÉVÉRANCE

DEUXIÈME PARTIE

Contenant l'histoire et l'explication de la Religion

depuis la Naissance du Messie jusqu'à son Ascension


Le LEÇON


DE NOTRE UNION AVEC NOTRE-SEIGNEUR,

LE NOUVEL ADAM, PAR LA CHARITÉ,

QUATRIÈME COMMANDEMENT.



Q. Quel est le quatrième commandement de Dieu ?
R. Voici le quatrième commandement de Dieu : Père et mère honoreras, afin que tu vives longuement.

Q. Que renferme ce commandement ?
R. Ce commandement renferme tous les devoirs des enfants et des parents, des supérieurs et des inférieurs ; il est le premier de ceux qui regardent le prochain.

Q. Que doivent les enfants à leurs pères et mères ?
R. Les enfants doivent honorer leurs pères et mères, c'est-à-dire les respecter, les aimer, leur obéir et les assister dans leurs besoins.

Q. En quoi consiste le respect que les enfants doivent à leurs pères et mères ?
R. Le respect que les enfants doivent à leurs pères et mères consiste : 1° à les regarder comme tes images de Dieu, dont ils tiennent la place ; 2° à déférer humblement à leurs avis ; 3° à leur parler avec soumission ; à leur témoigner en public et en particulier tous les égards qui leur sont dus.

Q. En quoi consiste l'amour que les enfants doivent à leurs pères et mères ?
R. L'amour que les enfants doivent à leurs pères et mères consiste ; 1° à leur désirer et à leur faire tout le bien que Dieu demande ; 2° à leur être sincèrement attachés pour l'amour de Dieu ; 3° à éviter tout ce qui peut les contrister.

Q. Quelle doit être l'obéissance des enfants envers leurs pères et mères ?
R. L'obéissance des enfants envers leurs pères et mères doit être simple, prompte, constante et s'étendre à tout ce qui n'est pas péché.

Q. Quelle assistance les enfants doivent-ils à leurs pères et mères ?
R. Les enfants doivent à leurs pères et mères une assistance corporelle et spirituelle : corporelle, ils doivent les secourir dans la pauvreté, leur vieillesse et leurs maladies ; spirituelle, ils doivent les aider à vivre chrétiennement ; quand ils sont malades, leur faire recevoir les Sacrements ; et, quand ils sont morts, prier et faire prier pour le repos de leur âme.

Q. Quels sont les devoirs des pères et mères à l'égard de leurs enfants ?
R. Les devoirs des pères et mères à l'égard de leurs enfants sont : la nourriture, l'instruction, la correction, la vigilance et le bon exemple.

Q. Qu'est-ce à dire ?
R. C'est-à-dire que les pères et mères doivent : 1° donner à leurs enfants une nourriture, des vêtements et un état convenables à leur condition ; 2° leur apprendre ou leur faire apprendre leur Religion ; 3° les réprimander et les punir quand ils font mal ; 4° les éloigner des occasions du péché ; 5° leur montrer par leur conduite à remplir tous les devoirs d'un bon Chrétien.

Q. Les pères et mères peuvent-ils s'opposer à la vocation de leurs enfants ?
R. Les pères et mères ne peuvent pas s'opposer à la vocation de leurs enfants, parce que, avant de leur appartenir, les enfants appartiennent à Dieu.

Q. Que faut-il encore entendre par ces mots père et mère ?
R. Par ces mots père et mère, il faut encore entendre tous nos autres supérieurs, dans l'ordre spirituel et dans l'ordre temporel ; comme notre Saint-Père le Pape, les Évêques, les pasteurs de l'Église, les parrains et marraines, le roi, les princes, les magistrats, les maîtres et maîtresses, et les vieillards,

Q. Que leur devons-nous ?
R. Nous devons les respecter, les aimer, leur obéir, car ils sont établis de Dieu pour nous commander et nous conduire.

Q. Quels sont les devoirs des supérieurs, en général ?
R. Les devoirs des supérieurs en général, sont de procurer le bien spirituel et temporel de leurs inférieurs, parce qu'ils tiennent la place de Notre-Seigneur Jésus-Christ, qui a passé en faisant le bien.

Q. Quels sont, en particulier, les devoirs des maîtres et des maîtresses ?
R. Les devoirs particuliers des maîtres et des maîtresses à l'égard de leurs domestiques, sont semblables à ceux des pères et mères envers leurs enfants, c'est-à-dire qu'ils sont obligés de les instruire ou de les faire instruire, de leur faire observer les commandements de Dieu et de l'Église, de surveiller leur conduite, de les reprendre, de leur fournir les aliments convenables, et de leur payer fidèlement leur salaire.

Q. Que signifient ces paroles : Afin que tu vives longuement ?
R. Ces paroles : Afin que tu vives longuement, signifient la récompense que Dieu promet à ceux qui observent ce commandement ; cette récompense est une vie longue et heureuse sur la terre, et plus heureuse dans l'éternité.

Q. Quels sont les avantages du quatrième commandement ?
R. Voici quelques-uns des avantages du quatrième commandement : 1° il affermit la paix des États et des familles, en rendant les supérieurs respectables; 2° il rend l'autorité sage et paternelle; 3° il rend l'obéissance douce, filiale et constante, en apprenant à l'inférieur que c'est à Dieu qu'il obéit dans la personne de ses supérieurs ; 4° il nous fait tous vivre les uns pour les autres.


Je prends la résolution d'aimer Dieu par-dessus toute chose, et mon prochain comme moi-même pour l'amour de Dieu ; et, en témoignage de cet amour, j'obéirai chrétiennement à tous mes supérieurs.


Deuxième Partie : Leçon I : État du monde à la venue du Messie, Leçon II : Naissance du Messie, Leçon III : Vie cachée de Notre-Seigneur Jésus-Christ, Leçon IV : Vie publique de Notre-Seigneur, Première année, Leçon V : Vie publique de Notre-Seigneur, Première année, Leçon VI : Vie publique de Notre-Seigneur, Première année, Leçon VII : Vie publique de Notre-Seigneur, Deuxième année, Leçon VIII : Vie publique de Notre-Seigneur, Deuxième année, Leçon IX : Vie publique de Notre-Seigneur, Troisième année, Leçon X : Vie publique de Notre-Seigneur, Troisième année, Leçon XI : Vie publique de Notre-Seigneur, Troisième année, Leçon XII : Passion de Notre-Seigneur, Leçon XIII : Passion de Notre-Seigneur, Suite, Leçon XIV : Sépulture et Résurrection de Notre-Seigneur, Leçon XV : Vie glorieuse de Notre-Seigneur, Leçon XVI : Notre-Seigneur Réparateur du monde, Leçon XVII : Notre-Seigneur, Nouvel Adam, Leçon XVIII : Union de notre esprit avec Notre-Seigneur, le nouvel Adam, par la Foi, premier et deuxième articles du Symbole, Leçon XIX : Troisième, quatrième et cinquième articles du Symbole, Leçon XX : Le Purgatoire, Leçon XXI : Sixième et septième articles du Symbole, Leçon XXII : Huitième article du Symbole, Leçon XXIII : Neuvième article du Symbole, l'Église, Leçon XXIV : Neuvième article du Symbole, Leçon XXV : Dixième article du Symbole, Leçon XXVI : Onzième article du Symbole, Leçon XXVII : Douzième article du Symbole, Leçon XXVIII : Espérance et Grâce, Leçon XXIX : Premier moyen d'obtenir la grâce, la prière, Leçon XXX : Premier moyen d'obtenir la grâce, la prière : l'Oraison dominicale, Leçon XXXI : L'Ave Maria ou Salutation angélique, Leçon XXXII : Les sacrements, Leçon XXXIII : Le Baptême, Leçon XXXIV : Le Baptême (Suite), Leçon XXXV : La Confirmation, Leçon XXXVI : L'Eucharistie, Leçon XXXVII : L'Eucharistie (Suite), Leçon XXXVIII : De la Pénitence, Leçon XXXIX : De la Pénitence (Suite), Leçon XL : De la Pénitence (Suite), Leçon XLI : Des Indulgences et du Jubilé, Leçon XLII : De l'Extrême-Onction, Leçon XLIII : Du Sacrement de l'Ordre, Leçon XLIV : Du Sacrement de l'Ordre (Suite), Leçon XLV : Du Sacrement de Mariage, Leçon XLVI : De la Charité, Leçon XLVII : Premier Commandement, Leçon XLVIII : Deuxième Commandement, Leçon XLIX : Troisième Commandement, Leçon LI : Cinquième Commandement.

Première Partie :
Leçon I : Enseignement vocal de la Religion, Catéchisme, Leçon II : Enseignement écrit, Écriture et Tradition, Leçon III : Connaissance de Dieu considéré en Lui-même, Leçon IV : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, 1er Jour de la Création, Leçon V : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, 2e Jour de la Création, Leçon VI : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, 3e Jour de la Création, Leçon VII : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, Fin du 3e et commencement du 4e Jour de la Création, Leçon VIII : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, suite du 4e Jour de la Création, Leçon IX : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, 5e Jour de la Création, Leçon X : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, Fin du 5e et commencement du 6e Jour de la Création, Leçon XI : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, Suite du 6e Jour de la Création, Leçon XII : Connaissance de l'homme considéré en lui-même, Leçon XIII : Connaissance de l'homme considéré dans ses rapports avec les créatures, Leçon XIV : Connaissance de l'homme considéré dans ses rapports avec Dieu, Leçon XV : Connaissance des Anges, Leçon XVI : Chute de l'homme, Leçon XVII : Accord de la justice et de la miséricorde divine dans la punition et dans la transmission du péché d'Adam, Leçon XVIII : Nécessité et perpétuité de la Foi au Mystère de la Rédemption, Histoire de Job, Leçon XIX : Connaissance de la Religion, Nature et définition de la Religion, Leçon XX : Connaissance de la Religion, Que la Religion est une Loi, Leçon XXI : Le Messie promis et figuré : Adam et Abel, Leçon XXII : Le Messie promis et figuré, Noé, Troisième Figure du Messie, Leçon XXIII : Deuxième promesse et quatrième figure du Messie, Melchisédech, Leçon XXIV : Isaac, cinquième Figure du Messie, Leçon XXV : Le Messie promis et figuré, Jacob, Sixième Figure du Messie, Leçon XXVI : Le Messie promis et figuré, Joseph, Septième Figure du Messie, Leçon XXVII : L'Agneau pascal, Huitième Figure du Messie, Leçon XXVIII : La Manne, Neuvième Figure du Messie, Leçon XXIX : Les sacrifices et le serpent d'airain, Dixième et onzième Figure du Messie, Leçon XXX : Moïse, Douzième Figure du Messie, Leçon XXXI : Josué, Treizième Figure du Messie, Leçon XXXII : Gédéon, quatorzième Figure du Messie, Leçon XXXIII : Samson, Quinzième Figure du Messie, Leçon XXXIV : Sixième Promesse du Messie, Leçon XXXV : David, Seizième Figure du Messie, Leçon XXXVI : Salomon, Dix-septième Figure du Messie, Leçon XXXVII : Jonas, Dix-huitième Figure du Messie, Leçon XXXVIII : Le Messie prédit, Prophéties de David, Leçon XXXIX : Le Messie prédit, Prophéties d'Isaïe, Leçon XL : Le Messie prédit, Prophéties d'Osée, de Michée, de Joël et de Jérémie, Leçon XLI : Le Messie prédit, Prophéties d'Ézéchiel, Leçon XLII : Le Messie prédit, Prophéties de Daniel, Leçon XLIII : Le Messie prédit, Prophéties d'Aggée, de Zacharie et de Malachie, Leçon XLIV : Résumé général et application des promesses, des figures et des prophéties, à Notre-Seigneur Jésus-Christ, Leçon XLV : Le Messie préparé, Monarchie des Assyriens, Leçon XLVI : Le Messie préparé, Monarchie des Assyriens, Histoire de Judith, Leçon XLVII : Le Messie préparé, Histoire de Tobie, Leçon XLVIII : Le Messie préparé, Monarchie des Perses, Histoire d'Esther, Leçon XLIX : Le Messie préparé, Monarchie des Grecs et des Romains, Leçon L : Le Messie préparé, Histoire des Machabées, Leçon LI : Unité de la Religion et de l’Église.