Ceux que l'Esprit de Dieu fait agir sont enfants de Dieu. (Rom., VIII, 14)
Nature des dons du Saint-Esprit. « Les dons sont des habitudes qui perfectionnent l'homme pour qu'il suive promptement l'impulsion de l'Esprit-Saint. Comme les dons, les vertus théologales et les vertus cardinales sont aussi des habitudes (1), venues du Saint-Esprit et perfectionnant l'homme ; mais il y a différence de fonctions entre les dons et les vertus. Les vertus surnaturelles sont des forces divines, communiquées à l'âme pour opérer le bien surnaturel. Le don est l'impulsion qui met ces forces en mouvement. Ce que la sève est à l'arbre, les vertus infuses le sont à l'âme baptisée. Mais pour qu'un arbre croisse et porte des fruits, il est nécessaire que la sève soit mise en mouvement par la chaleur du soleil. De même, par le baptême, le chrétien possède la sève des vertus surnaturelles ; mais, s'il veut croître et porter des fruits, il faut que cette sève divine soit mise en mouvement par l'Esprit aux sept dons. » (Mgr Gaume, t. II, ch. XXV)
(1) Entre la puissance, qui est une disposition naturelle à quelque chose, et l'acte effet et exercice de cette puissance, il y a l'habitude. Celle-ci est une qualité attachée à la puissance, qui la porte à exercer aisément son action. Ainsi l'on dit d'un enfant doué d'une belle voix et d'une oreille juste, qu'il a de la disposition pour la musique ; quand il s'exerce à chanter, il réduit en acte cette disposition naturelle ; lorsque ensuite il a acquis par l'exercice une grande facilité à chanter, on dit de lui qu'il a l'habitude de la musique, qu'il est musicien. L'habitude est une qualité fixe et durable. (P. Belot, p. 15)
« Les vertus théologales sont supérieures aux dons, parce que l'esprit de l'homme n'est pas mû par l'Esprit-Saint, s'il ne lui est uni d'une certaine manière ; or, la première union de l'homme est celle qui s'opère par la foi, l'espérance et la charité ; les dons, par conséquent, présupposent ces vertus qui sont leurs racines (S. Thomas, 1. 2, q. 68, art. 4, ad 3) »
« Mais les vertus morales surnaturelles sont inférieures aux dons. Quant aux vertus morales naturelles, elles ne perfectionnent l'âme que selon la raison, et elles peuvent être séparées de la grâce sanctifiante (P. Lallemant, IVe princ., ch. III, art. 1). »
Nécessité des sept dons. « Par les vertus théologales et morales, l'homme n'est pas tellement perfectionné dans ses rapports avec sa fin dernière, qu'il n'ait encore besoin d'être mû par une impulsion supérieure de l'Esprit-Saint. Les dons du Saint-Esprit, soit comme principes de mouvement surnaturel, soit comme éléments de lumière, de force et de défense, sont aussi nécessaires au salut que le mouvement à la vie, la chaleur à la sève, le vent au navire, la vapeur à la locomotive (Mgr Gaume, ch. XXV). »
Du don habituel et du don actuel. « Distinguons, dans les dons du Saint-Esprit, l'habitude de l'acte, c'est-à-dire le don habituel du don actuel. Le don actuel consiste en ces lumières particulières et en ces inspirations à l'aide desquelles l'Esprit divin nous excite intérieurement à certaines opérations fort nobles qui dépassent la capacité humaine. L'habitude du don est une qualité spirituelle, qui est versée en nous simultanément avec la grâce, et qui a la propriété de rendre nos puissances souples et dociles, de les incliner et de les disposer à l'obéissance envers l'Esprit-Saint, chaque fois que, par un instinct particulier et par ses inspirations, il nous pousse à ces actes. Elle s'appelle habitude : bien qu'en effet l'Esprit-Saint ne nous excite pas toujours par des motions spéciales à des œuvres extraordinaires ; il réside cependant toujours dans cette qualité infuse, qui nous rend prompts à adhérer à ses impulsions dès qu'il les imprime en nous. »
« Et ainsi se résout d'elle-même une difficulté qui pourra venir à l'esprit du lecteur : Si tous ceux qui sont en état de grâce ont reçu par infusion, avec les vertus théologales et morales, les dons du Saint-Esprit, pourquoi tous n'en font-ils pas les actes ? Si tous reçoivent par infusion le don de force, pourquoi tous n'éprouvent-ils pas en eux-mêmes une vigueur suffisante pour exercer des actes de force héroïque ? Même question pour les autres dons. La réponse est contenue dans ce que nous avons déjà dit. Les dons habituels sont versés en nous par l'Esprit divin avec la grâce sanctifiante ; mais il n'en est pas de même des dons actuels. D'où il suit que toute âme juste possédant le don de la force n'est pas pour cela extraordinairement forte dans ses opérations (Scaramelli, Dir. myst., Ier traité, ch. VI). »
Nombre des dons. « Le prophète Isaïe dit en parlant de Jésus-Christ : L'Esprit du Seigneur reposera sur lui, l'Esprit de sagesse et d'intelligence, l'Esprit de conseil et de force, l'Esprit de science et de piété, et il sera rempli de la crainte du Seigneur (Is., XI, 2) (la crainte que nous ouvre la marche vers les hauteurs de la perfection se montre seule dans l'énumération d'Isaïe. Ensuite le saint prophète associe ensemble les dons qui ont du rapport l'un à l'autre, et dont l'un regarde plus spécialement l'entendement, et l'autre la volonté. P. Belot, p. 12). Ces dons ne sont qu'au nombre de sept, parce que, dit saint Grégoire, le nombre sept représente l'universalité, et de même que le monde a été conduit en sept jours à sa perfection, de même l'homme, qui en est l'abrégé, devient parfait par les sept dons du Saint-Esprit. Ces sept dons sont nécessaires à sept besoins de l'homme, tant pour la vie active que pour la vie contemplative. Les cinq derniers, selon saint Anselme, regardent la vie active ; et les deux plus élevés, la vie contemplative. Ainsi ces sept dons sont sept rayons spirituels aussi brillants qu'enflammés, et procédant du soleil d'une charité tout embrasée. Sur eux, comme sur sept colonnes qui en sont le soutien, l'ornement et la perfection, la sagesse s'est bâti une demeure et un sanctuaire (S. Bonaventure, liv. I, ch. II — Isaïe, considérant les dons en Notre-Seigneur, les a énumérés en commençant par le don le plus élevé. S. Bonaventure et les anciens Pères, qui les ont considérés en nous-mêmes, ont dû suivre l'ordre inverse, parce que les dons se développent en nous dans cet ordre. Quelques auteurs, tels que le P. Saint-Jure, ont d'abord traité des trois dons destinés à perfectionner la volonté, la crainte, la force et la piété ; et ensuite des quatre autres, qui ont leur siège dans l'entendement. Nous avons adopté l'ordre suivi par saint Bonaventure). »
Donnez-moi un vaisseau, un pilote, d'habiles matelots, des voiles, des câbles, des ancres, tout ce qu'il faut pour que le vaisseau soit complet ; si le vent manque, tout n'est-il pas retardé ? Ainsi en est-il si le Saint-Esprit est absent. Quelque science, quelque intelligence que l'on ait, tout est inutile sans l'aide du Saint-Esprit. (Saint Chrysostome)
Par le sacrement de Confirmation, nous recevons le Saint-Esprit avec l'abondance de ses dons. C'est pourquoi on doit s'y disposer par d'ardents désirs, quand on ne l'a pas encore reçu, et en garer ensuite le souvenir, en conserver le fruit avec une pieuse reconnaissance.
« Je me souviens avec bonheur, écrit un missionnaire, d'avoir rencontré une petite fille de dix ans très-bien instruite de la religion, ce qui, à cet âge, est extrêmement rare chez les Chinois. Cette enfant désirait avec ardeur le sacrement de Confirmation, que j'hésitais néanmoins à lui accorder, parce que je la trouvais trop jeune. Je voulus m'assurer si son courage égalait son intelligence, et je lui dis : “Après que tu auras été confirmée, si le mandarin te met en prison et qu'il t'interroge sur ta foi, que répondras-tu ? — Je répondrai que je suis chrétienne par la grâce de Dieu. — Et s'il te demande de renoncer à l'Évangile, que feras-tu ? — Je répondrai : Jamais ! — S'il fait venir les bourreaux et qu'il te dise : Tu apostasieras, ou l'on va te couper la tête, quelle sera ta réponse ? — Je lui dirai : Coupe !” Enchanté de la voir si bien disposée et si fortement résolue, je l'admis avec joie au sacrement qui faisait l'objet de tous ses vœux. » (Annales de la Propagation)
(Les sept dons du Saint-Esprit)
Reportez-vous à Effets des sept dons du Saint-Esprit, Action du Saint-Esprit dans l'Église, Moyens pour obtenir les sept dons du Saint-Esprit, Du Recueillement, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De l'homme intérieur, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Du Saint-Esprit et de ses opérations en général : Ce qu'est le Saint-Esprit, sa mission temporelle, Prière pour demander au Saint-Esprit la victoire sur le respect humain, Promesse d'observer plus fidèlement à l'avenir les maximes de l'Évangile, Prière pour demander les douze fruits du Saint-Esprit, Prière pour demander la grâce de devenir parfait chrétien, Prière pour demander au Saint-Esprit l'abondance de ses grâces, Quelles résolutions prendre au jour de la Pentecôte ?, La Pentecôte : Quel est l'événement dont l'Église célèbre la mémoire en ce jour ?, Méditation pour le Samedi d'après la Pentecôte : Jésus sortant de la synagogue entra dans la maison de Simon, Méditation
pour le Vendredi d'après la Pentecôte : Jésus prêchant dans la
synagogue, voilà que des hommes apportent un paralytique dans son lit, Méditation
pour le Jeudi d'après la Pentecôte : Jésus ayant assemblé ses douze
Apôtres, leur donna une puissance et un empire sur tous les démons, Méditation
pour le Mercredi d'après la Pentecôte : Quiconque écoute mon Père et se
rend docile pour apprendre ce qu'il lui enseigne, vient à moi, Méditation pour le Mardi d'après la Pentecôte : Je suis la porte ; celui qui entrera par moi sera sauvé, Méditation
pour le Lundi d'après la Pentecôte : La lumière est venue dans le
monde, et les hommes ont mieux aimé les ténèbres que la lumière, Méditation pour le Dimanche de la Pentecôte : Le Saint-Esprit que mon Père enverra en mon nom, vous enseignera, Instruction sur le Saint-Esprit, Mission du Saint-Esprit, Instruction sur la Fête de la Pentecôte, Méditation sur la Fête de la Pentecôte : ils furent tous remplis du Saint-Esprit, Méditation pour la veille de la Pentecôte, Veille
de la Pentecôte : Je prierai mon Père, et il vous donnera, pour
demeurer éternellement avec vous, un autre consolateur, qui est l'Esprit
de vérité que le monde ne peut recevoir, Méditation pour le Jour de la Pentecôte, Preuves directes de la divinité du Saint-Esprit : noms, attributs et œuvres, Le Dogme de l'unité de Dieu et de la Sainte Trinité, Preuves directes de la Trinité et de la divinité du Saint-Esprit, Le Saint-Esprit dans l'Ancien Testament, promis et figuré, Le Saint-Esprit prédit, Le Saint-Esprit dans le Nouveau Testament, première création : La Sainte Vierge Marie, Seconde création du Saint-Esprit : Notre Seigneur Jésus-Christ, Troisième création du Saint-Esprit : l’Église, Méditation pour le Dimanche de la Sainte Trinité, Neuvaine préparatoire à la Fête de la Pentecôte : Prière pour demander les sept Dons du Saint-Esprit, Méditation pour le Mercredi après la Pentecôte, Méditation pour le Mardi après la Pentecôte, Méditation pour le Lundi de Pentecôte, XIe Dimanche après la Pentecôte : Réflexions pratiques, Accueillir le Saint Esprit de Dieu, Litanie du Saint-Esprit, Méditation pour la Fête de l'Ascension, Instruction sur la Fête de l'Ascension, Méditation pour le Jour de l'Ascension de Notre-Seigneur, Le Seigneur Jésus fut élevé dans le ciel, et il est maintenant assis à la droite de Dieu, Les Apôtres et les Disciples ayant adoré Jésus-Christ, s'en retournèrent remplis de joie à Jérusalem, Quand
le Consolateur que je vous enverrai de la part de mon Père, l'Esprit de
vérité qui procède de mon Père, sera venu, il rendra témoignage de moi, Et vous aussi, qui avez été dès le commencement en ma compagnie, vous rendrez témoignage de moi, Je vous ai dit toutes ces choses, afin que vous ne vous scandalisiez point, Un temps viendra où quiconque vous fera mourir, pensera faire un sacrifice à Dieu, Ils vous traiteront de la sorte, parce qu'ils ne connaîtront ni mon Père ni moi, Je vous ai dit ces choses, afin que lorsqu'elles arriveront, vous vous souveniez que je vous les ai prédites, Actes avant la Confirmation : Prière au Saint-Esprit et Acte de demande, Méditation que les enfants peuvent faire avant de recevoir le sacrement de la Confirmation au Jour de la Pentecôte et Prière pour demander ou pour renouveler en soi la grâce du sacrement de Confirmation.
dimanche 3 juillet 2022
Nature et excellence des sept dons du Saint-Esprit
lundi 16 mai 2022
Du Saint-Esprit et de ses opérations en général : Ce qu'est le Saint-Esprit, sa mission temporelle
Le Paraclet, l'Esprit-Saint que mon Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses. (S. Jean, XIV, 26)
Ce qu'est le Saint-Esprit. « Éternellement intelligent, le Père se connaît éternellement et produit en se connaissant son Verbe ou son Fils, égal à lui, éternel comme lui. Le Père et le Fils, étant éternels, ne peuvent être sans se connaître éternellement, ni se connaître sans s'aimer d'un amour égal à eux, infini, éternel comme eux. Cet amour réciproque et consubstantiel, c'est le Saint-Esprit (Mgr Gaume, t. II, ch. V.). »
« Saint Augustin nous enseigne que ce nom de Saint-Esprit, employé pour désigner la troisième des personnes divines, est légitime par la raison que le Saint-Esprit étant commun aux deux autres personnes, puisqu'il procède du Père et du Fils, il peut prendre pour son nom propre ce qu'elles ont toutes deux de commun : car le Père est esprit, et le Fils est esprit ; de même le Père est saint, et le Fils est saint.
« On indique une autre raison pour expliquer pourquoi le nom d'Esprit-Saint est donné à la troisième personne divine. Dans le monde matériel, le mot esprit paraît signifier un certain moteur qui donne l'impulsion. Or, le Saint-Esprit est l'amour du Père et du Fils ; et le propre de l'amour est de pousser la volonté de celui qui aime vers l'objet aimé. D'un autre côté, nous attribuons la sainteté à tout ce qui se rapporte à Dieu comme à sa fin. Or, le Saint-Esprit est la personne divine qui procède de l'amour par lequel Dieu s'aime lui-même ; il était donc convenable de l'appeler Saint, en même temps qu'il était appelé Esprit.
« Le Saint-Esprit a un autre nom ; il s'appelle Amour. Le nom d'Amour, dit saint Thomas, pris dans une acception personnelle, est le nom propre de l'Esprit-Saint, comme le mot Verbe est le nom propre du Fils. Il y a dans la Trinité deux processions, ou plutôt deux modes par lesquels une personne divine tire son origine de l'autre : la première est la procession qui vient de l'intelligence, c'est la procession du Fils, du Verbe ; l'autre, qui vient de la volonté, est la procession de l'amour, de la troisième personne divine, du Saint-Esprit.
« On désigne encore le Saint-Esprit sous le nom de Don. Nous ne donnons, dit saint Thomas, quelque chose gratuitement à quelqu'un que parce que nous l'aimons, et la première chose que nous lui donnons, c'est l'amour, par lequel nous lui voulons du bien. Or l'Esprit-Saint procède par amour, il procède par conséquent comme étant le premier don.
« Le Saint-Esprit est appelé par Jésus-Christ le Paraclet, c'est-à-dire Consolateur. Saint Athanase remarque que l'Ancien Testament n'a jamais donné ce nom au Saint-Esprit. La raison s'en trouve exprimée dans ces paroles du Sauveur : Si je ne m'en vais pas, le Consolateur ne viendra pas à vous ; mais si je m'en vais, je vous l'enverrai. (S. Jean, XVI, 7) La présence corporelle de Jésus-Christ au milieu des siens était pour eux une consolation sans doute ; mais la consolation intérieure par laquelle le Saint-Esprit soutient les âmes, est bien supérieure à ce bonheur sensible que goûtaient les Apôtres. C'est la raison pour laquelle le Sauveur disait : Il est avantageux pour vous que je m'en aille (S. Jean, XVI, 7) (Coulin, ch. II). »
Mission temporelle du Saint-Esprit. "La mission d'une personne de la Trinité est sa destination éternelle à l'accomplissement d'une œuvre du temps : destination qui lui est donnée par la personne de qui elle procède. Le Fils est envoyé par le Père, le Saint-Esprit a reçu sa mission du Père et du Fils ; du Père, on ne dit nulle part qu'il a été envoyé. La raison en est qu'il n'est ni engendré, ni procédant de personne. En effet, ce n'est ni la lumière, ni la chaleur qui envoient le feu ; mais c'est le feu qui envoie la chaleur et la lumière. La mission d'une personne de la sainte Trinité, d'ailleurs, n'implique aucune infériorité dans cette personne. Dans les personnes divines, la mission est sans séparation, sans division de la nature divine, qui est une et la même dans le Père et dans le Fils, et dans le Saint-Esprit ; elle n'indique qu'une simple distinction d'origine.
« Il y a deux sortes de missions pour le Fils et pour le Saint-Esprit : l'une visible et l'autre invisible. Pour le Fils, la mission visible fut l'Incarnation ; pour le Saint-Esprit, son apparition au baptême de Notre-Seigneur sur le Thabor et le jour de la Pentecôte. Pour le Fils et pour le Saint-Esprit, la mission invisible a lieu chaque fois qu'ils viennent se communiquer à l'âme bien préparée, dans laquelle ils habitent comme dans leur sanctuaire. Le but de cette double mission est d'assimiler l'âme à la personne divine qui lui est envoyée. Or, comme le Fils, lumière éternelle, et le Saint-Esprit, amour éternel, ont été envoyés pour le monde entier, l'intention de Dieu est de s'assimiler le genre humain ; et, en se l'assimilant par la vérité et par la charité, de le déifier. Dans la pensée divine, cette mission n'est pas transitoire, mais permanente ; elle l'est, en effet, tant que l'homme n'y met pas fin par le péché mortel. Elle n'apporte pas seulement à l'âme les lumières du Fils et les dons du Saint-Esprit, mais le Fils et le Saint-Esprit en personne viennent habiter en elle (sur cette magnifique question de l'habitation de Jésus-Christ et du Saint-Esprit dans l'âme du juste, lire le beau livre de Mgr de Ségur : Jésus vivant en nous, ch. V et XIII.).
« Compléter l'œuvre du Verbe en faisant dans les cœurs ce qu'il avait fait dans les intelligences, achever ainsi la transformation de l'homme en Dieu : telle est la magnifique mission du Saint-Esprit. L'œuvre du Saint-Esprit est donc plus élevée que celle du Père et du Fils, puisqu'elle est le couronnement de l'une et de l'autre. Le Père crée, le Fils rachète, le Saint-Esprit sanctifie. La mission du Saint-Esprit est le dernier terme de la pensée divine (Mgr Gaume, t. II, ch. VII). »
Vous ne trouverez dans les créatures aucun don, de quelque nature qu'il soit, qui ne vienne du Saint-Esprit. (Saint Basile)
Macédonius, patriarche de Constantinople, fameux hérésiarque, osa soutenir que le Saint-Esprit n'était pas Dieu, qu'il n'était qu'une simple créature semblable aux anges, mais d'un rang plus élevé. Il fit endurer d'affreux supplices à un grand nombre de catholiques qui ne voulurent pas embrasser et professer son hérésie. Cette hérésie fut condamnée par l'Église dans le concile œcuménique de Constantinople, qui déclara que le Saint-Esprit procède du Père et du Fils. Ce concile fît ajouter à la suite des paroles du concile de Nicée Je crois au Saint-Esprit, les paroles suivantes : Qui est aussi Seigneur et qui donne la vie, qui procède du Père et du Fils, qui est adoré et glorifié conjointement avec le Père et le Fils, qui a parlé par les prophètes. Macédonius mourut misérablement, vers l'an 361.
(Les sept dons du Saint-Esprit)
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pour le Vendredi d'après la Pentecôte : Jésus prêchant dans la
synagogue, voilà que des hommes apportent un paralytique dans son lit, Méditation
pour le Jeudi d'après la Pentecôte : Jésus ayant assemblé ses douze
Apôtres, leur donna une puissance et un empire sur tous les démons, Méditation
pour le Mercredi d'après la Pentecôte : Quiconque écoute mon Père et se
rend docile pour apprendre ce qu'il lui enseigne, vient à moi, Méditation pour le Mardi d'après la Pentecôte : Je suis la porte ; celui qui entrera par moi sera sauvé, Méditation
pour le Lundi d'après la Pentecôte : La lumière est venue dans le
monde, et les hommes ont mieux aimé les ténèbres que la lumière, Méditation pour le Dimanche de la Pentecôte : Le Saint-Esprit que mon Père enverra en mon nom, vous enseignera, Instruction sur le Saint-Esprit, Mission du Saint-Esprit, Instruction sur la Fête de la Pentecôte, Méditation sur la Fête de la Pentecôte : ils furent tous remplis du Saint-Esprit, Méditation pour la veille de la Pentecôte, Veille
de la Pentecôte : Je prierai mon Père, et il vous donnera, pour
demeurer éternellement avec vous, un autre consolateur, qui est l'Esprit
de vérité que le monde ne peut recevoir, Méditation pour le Jour de la Pentecôte, Preuves directes de la divinité du Saint-Esprit : noms, attributs et œuvres, Le Dogme de l'unité de Dieu et de la Sainte Trinité, Preuves directes de la Trinité et de la divinité du Saint-Esprit, Le Saint-Esprit dans l'Ancien Testament, promis et figuré, Le Saint-Esprit prédit, Le Saint-Esprit dans le Nouveau Testament, première création : La Sainte Vierge Marie, Seconde création du Saint-Esprit : Notre Seigneur Jésus-Christ, Troisième création du Saint-Esprit : l’Église, Méditation pour le Dimanche de la Sainte Trinité, Neuvaine préparatoire à la Fête de la Pentecôte : Prière pour demander les sept Dons du Saint-Esprit, Méditation pour le Mercredi après la Pentecôte, Méditation pour le Mardi après la Pentecôte, Méditation pour le Lundi de Pentecôte, XIe Dimanche après la Pentecôte : Réflexions pratiques, Accueillir le Saint Esprit de Dieu, Litanie du Saint-Esprit, Méditation pour la Fête de l'Ascension, Instruction sur la Fête de l'Ascension, Méditation pour le Jour de l'Ascension de Notre-Seigneur, Le Seigneur Jésus fut élevé dans le ciel, et il est maintenant assis à la droite de Dieu, Les Apôtres et les Disciples ayant adoré Jésus-Christ, s'en retournèrent remplis de joie à Jérusalem, Quand
le Consolateur que je vous enverrai de la part de mon Père, l'Esprit de
vérité qui procède de mon Père, sera venu, il rendra témoignage de moi, Et vous aussi, qui avez été dès le commencement en ma compagnie, vous rendrez témoignage de moi, Je vous ai dit toutes ces choses, afin que vous ne vous scandalisiez point, Un temps viendra où quiconque vous fera mourir, pensera faire un sacrifice à Dieu, Ils vous traiteront de la sorte, parce qu'ils ne connaîtront ni mon Père ni moi, Je vous ai dit ces choses, afin que lorsqu'elles arriveront, vous vous souveniez que je vous les ai prédites, Actes avant la Confirmation : Prière au Saint-Esprit et Acte de demande, Méditation que les enfants peuvent faire avant de recevoir le sacrement de la Confirmation au Jour de la Pentecôte et Prière pour demander ou pour renouveler en soi la grâce du sacrement de Confirmation.
dimanche 17 avril 2022
Des sentiments de reconnaissance envers Dieu
Le quatrième effet que doit produire en nous la méditation des mystères de la Passion et des souffrances du Fils de Dieu, est d'être pénétré des plus vifs sentiments de reconnaissance pour un bienfaiteur de qui nous avons tant reçus. « Notre esprit peut-il penser, dit Saint Augustin, notre bouche peut-elle exprimer, notre plume peut elle écrire quelque chose de meilleur que ces paroles : Grâces soient rendues à Dieu. » On ne peut ni dire de plus court, ni rien entendre de plus agréable, ni rien concevoir de plus élevé, ni rien faire de plus utile. Dieu lui-même a toujours pris tant de plaisir à la reconnaissance et aux actions de grâces que lui rendent les hommes, que dès qu'il avait accordé quelque faveur extraordinaire à son peuple, il voulait qu'on lui en témoignât aussitôt la reconnaissance, en chantant des Cantiques de louanges : Immolez à Dieu un sacrifice de louanges. S. Augustin, parlant des dix Lépreux que le Fils de Dieu guérit, remarque que le Sauveur du monde loua la reconnaissance de celui qui vint seul le remercier de sa guérison, et qu'il blâma l'ingratitude des neuf autres : N'y en a-t-il pas eu dix de guéris, dit-il ? Où sont donc les neuf autres ? Il ne s'est trouvé que cet étranger qui est revenu pour rendre gloire à Dieu. Gardons-nous de tomber dans une pareille ingratitude pour les bienfaits que nous avons reçus de la main libérale de Dieu, et moins encore au plus grand de ses bienfaits, lorsqu'il s'est fait homme, et qu'il a bien voulu mourir pour nous sur la Croix. « N'oubliez jamais, dit le sage, la grâce que vous a faite celui qui a répondu pour vous et qui s'est rendu votre caution ; car il a donné pour vous sa propre vie. »
J. C. a répondu et payé pour nous, il lui en a coûté la vie ; il est bien juste que nous ayons la plus vive et la plus sincère reconnaissance d'un aussi grand bienfait, et que nous n'en perdions jamais le souvenir.
S. Thomas, parlant de la gratitude, dit qu'elle opère de trois manières, ou qu'elle produit trois effets sensibles dans une âme qui en est pénétrée. Le premier consiste à concevoir dans le fond de son cœur toute l'estime que mérite le bienfait qu'on a reçu, et à en conserver précieusement le souvenir ; le second consiste à remercier le bienfaiteur par des louanges qui répondent à la grandeur du bienfait ; le troisième c'est de répondre aux bienfaits reçus par des bienfaits réciproques, ou au moins par le bon usage que l'on en fait : voilà, selon S. Thomas, ce que nous devons faire pour marquer à Dieu, comme nous le devons, notre reconnaissance. Exerçons-nous, en méditant sur tous les mystères de la Passion, à former en nous ces trois actes de reconnaissance. Appliquons-nous premièrement à concevoir dans notre cœur de grands sentiments d'estime pour tant de bienfaits que renferme chacun de ces mystères et après avoir examiné en détail toutes les grâces que nous en avons reçues et que nous en devons recevoir, excitons-nous, par cette considération, à ressentir plus vivement l'obligation où elles nous mettent de nous attacher à Dieu sans interruption, sans partage et sans réserve.
Occupons-nous ensuite à le louer et à le glorifier de bouche, selon ces paroles de S. Paul : « Offrons donc toujours à Dieu par lui une hostie de louange, c'est-à-dire, le fruit des lèvres qui rendent gloire à son nom ; invitons toutes les créatures à se joindre à nous pour lui rendre un si juste tribut de louanges ; efforçons-nous enfin de répondre par nos actions à tant de bienfaits, et pour cela abandonnons-nous entièrement à lui, comme nous l'avons dit dans le précédent article, et offrons-lui tout ce que nous sommes. Hélas ! que nous sommes éloignés de connaître ce que Dieu a fait pour nous ! En effet, ô mon Dieu ! si je concevais bien vivement que vous vous êtes fait homme, et que vous êtes mort sur une croix pour l'amour de mois, il ne me faudrait point d'autre considération pour vous donner entièrement mon cœur, et pour m'abîmer dans votre amour : ce serait-là véritablement un juste tribut, tel qu'un vrai Chrétien le doit rendre à son Dieu.
Jésus-Christ n'aurait pas refusé, dit Saint Chrysostôme, de faire pour un seul ce qu'il a fait pour tous les hommes ensemble. Il y a plus : c'est que Dieu s'est souvenu particulièrement de moi, qu'il m'a eu présent devant les yeux en se faisant homme et en mourant sur la Croix ; Qu'il m'a aimé avec une charité perpétuelle, comme il dit lui-même par la bouche de Jérémie : et qu'enfin il s'est livré volontairement à la mort pour me procurer la vie. Chaque Chrétien doit donc regarder les bienfaits de Dieu comme si Dieu n'avait rien fait que pour lui, et envisager l'amour dont ils procèdent, comme si Dieu n'avait aimé que lui seul : et s'écrier avec Saint Paul : Il m'a aimé, et il s'est livré à la mort pour moi. Quand on fera toutes ces considérations avec une sérieuse attention, il sera impossible de ne se pas sentir excité à former les plus vifs sentiments de reconnaissance et d'amour envers ce Dieu-Sauveur, qui nous a toujours aimés avec une charité perpétuelle.
(Abrégé de la Pratique de la Perfection Chrétienne)
Reportez-vous à Des sentiments d'amour pour Dieu, Des
sentiments que doit produire en nous la Méditation des souffrances de
Jésus-Christ : et premièrement des sentiments de compassion qu'elle doit
exciter dans nos cœurs, Combien la Méditation des souffrances de Jésus-Christ est méritoire pour nous, et agréable à Dieu, Jésus crucifié est le Livre des Élus, Des fruits que porte Jésus crucifié, l'Arbre de vie, VIE CHRÉTIENNE : Dévotion envers la Passion de Jésus-Christ, Des Trésors infinis que nous possédons en JÉSUS-CHRIST, Sur Jésus-Christ et L'intérieur de Jésus-Christ.
jeudi 22 juillet 2021
Qu'il ne faut rien négliger en matière de Pureté
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| La tentation de Saint Thomas d'Aquin |
Plus la chasteté est une vertu précieuse, plus il faut apporter de soin pour la conserver : car si, généralement parlant, il importe extrêmement d'être fidèle dans les petites choses, parce que celui qui méprise les petites choses, tombera peu-à-peu dans de grandes fautes ; cette fidélité est surtout nécessaire relativement à la chasteté à laquelle la moindre négligence peut causer un grand préjudice. Un des premiers compagnons de Saint François, comparait la chasteté à la glace d'un miroir, que la plus légère haleine ternit : c'est ainsi que les moindres fautes ternissent la chasteté, et lui font perdre tout son éclat. Il faut donc veiller soigneusement à conserver cette vertu dans toute sa beauté, en mortifiant nos sens, en rejetant promptement toutes sortes de mauvaises pensées, et en évitant avec soin toutes les occasions dangereuses.
Car, comme on voit que partout où la flamme passe, elle y laisse des traces plus ou moins grandes de son passage, selon qu'elle s'est plus ou moins arrêtée, et que si elle ne consume pas, au moins elle noircit les corps où elle s'attache ; de même lorsque ces sortes de licences, que l'on se permet si aisément, ne nous brûlent pas tout-à-fait, au moins elles nous noircissent : c'est-à-dire, qu'elles font naître dans l'âme des troubles et des pensées très-contraires à la chasteté, et qu'elles excitent des mouvements déréglés et criminels dans notre corps. En un mot, la chasteté est une vertu si délicate, qu'il ne faut presque rien pour la blesser, et l'on doit bien se garder de l'exposer à la moindre apparence de danger. La chasteté est un trésor précieux que nous portons dans des vases de terre : Si ces vases viennent à se briser, tout ce qu'ils renferment est perdu. On ne saurait trop veiller sur soi-même, ni apporter trop de soin pour fermer toutes les avenues de nos sens, par où l'impureté peut trouver entrée dans notre cœur.
Surius rapporte que Saint Thomas d'Aquin ayant reçu le don de la chasteté au point d'être assuré par un Ange de ne la perdre jamais, et à n'éprouver aucune tentation contraire à cette vertu, ne laissait pas d'apporter une extrême attention à ne regarder aucune femme, et à écarter de lui tout ce qui pouvait donner la plus légère occasion à aucune mauvaise pensée.
(Abrégé de la Pratique de la Perfection Chrétienne)
Reportez-vous à Autre prière pour demander la pureté de l'âme et du corps, Comment il faut se comporter dans les Tentations contre la foi et Contre la Pureté, Moyens pour conserver la chasteté : la garde des sens, et surtout celle des yeux, Excellence de la chasteté, Prière à Saint Jean, disciple que Jésus aimait, Prière à Saint Louis de Gonzague pour obtenir la pureté d'esprit et de corps, Prière pour obtenir la pureté, Prière pour demander la pureté, et Prière à Sainte Maria Goretti.
lundi 12 juillet 2021
Connaissance de l'existence de Dieu
Puisque ce pur Esprit échappe à toute expérience sensible, à moins qu'il ne prenne lui-même l'initiative de se manifester, nous ne pouvons découvrir son existence que par induction. Partant des choses connues, mais qui postulent nécessairement l'existence d'un Créateur, nous affirmons l'existence de ce dernier puisque ses œuvres sont là pour l'attester. « Dieu existe vraiment » sera forcément la conclusion d'un raisonnement rigoureux.
Par contre, puisque personne ne peut donner ce qu'il n'a pas, en constatant l'existence de créatures intelligentes et libres, nous conclurons avec certitude que Dieu doit a fortiori être intelligent et libre, et même qu'il doit l'être souverainement.
Il ressort de ceci qu'un dialogue est possible entre Dieu et les créatures intelligentes et libres que nous sommes. Ce dialogue, s'il s'établit, sera comme une contre-épreuve de la justesse du raisonnement qui nous aura conduits à l'affirmation de l'existence de Dieu.
Dernière remarque avant d'aborder les preuves de l'existence de Dieu :
Pour quelle raison les sans-Dieu font-ils tant d'efforts et déploient-ils tant de zèle pour convaincre les croyants de l'inexistence de Dieu ?
C'est pour se convaincre eux-mêmes de cette absurdité. car enfin, si ces impies étaient vraiment convaincus de la non-existence de Dieu, se livreraient-ils à une telle propagande anti-Dieu ? Ils se contenteraient tout au plus de le dire, voire de hausser les épaules et de rire au spectacle que donnent ces « attardés » en s'obstinant dans une foi chimérique à leurs yeux ; mais jamais ils ne déploieraient de tels efforts s'ils étaient vraiment convaincus que Dieu n'existe pas ! Y a-t-il des groupements organisés pour prouver, par exemple, qu'il n'y a pas de pétrole sur la lune ? Les gens sensés, honnêtes et surtout désintéressés savent que l'on ne prouve pas le néant. Aussi, en constatant l'acharnement que mettent les athées à essayer de prouver que Dieu n'existe pas, on est en droit de penser que tous leurs efforts ne tendent qu'à s'encourager eux-mêmes dans leur incertitude, justement quant à l'inexistence de Dieu.
Sans aucun doute, Dieu les gêne, et ils voudraient se persuader qu'il n'existe pas. Mais comment y arriver quand, tout autour de soi, des gens sensés et, parmi eux, de vrais savants continuent à croire et à proclamer son existence ?
Nous devons le savoir et nous ne devons pas craindre de le dire, les sans-Dieu n'ont aucune certitude de leur négation et ils le savent bien. Or, en manifestant leur foi, les croyants réveillent l'incertitude des sans-Dieu, leur rappellent qu'ils n'ont aucune assurance quant à l'au-delà, et leur donnent ainsi mauvaise conscience. Oui ! Soyons-en bien persuadés, tous les efforts des athées pour prouver que Dieu n'existe pas n'ont pas d'autre raison que l'incertitude qui les torture. Aussi est-il bon de le souligner, ces efforts prouvent, à leur manière, l'évidence de cette existence qu'ils nient sans cesse et, qu'à leur grand regret, ils n'arrivent pas à supprimer ! Nous pouvons l'affirmer sans aucune hésitation : c'est parce que le doute les torture que les sans-Dieu déploient tout leur zèle. Ils veulent se persuader, par leurs déclarations et leurs blasphèmes, que Dieu n'existe pas. Voltaire, lui aussi, a fait l'impossible pour se convaincre du néant de l'au-delà, et l'on connaît la phrase qui résume sa déception après tant d'efforts : « L'univers m'embarrasse, mais je ne puis songer que cette horloge marche et n'ait point d'horloger. »
Mais, penseront certains, que faites-vous de l'athéisme scientifique des marxistes ?
Je me contente de plaindre les colporteurs de cette imbécilité. Ce qualificatif pompeux d'athéisme scientifique n'est qu'un slogan publicitaire doublé d'un mensonge éhonté, qui réussit fort bien auprès des naïfs et des sots.
« Mentez ! Mentez toujours ! disait l'impie Voltaire, il en restera bien quelque chose ! » Les marxistes ne l'ignorent pas et ils s'en servent auprès des simples et des étourdis.
Les personnes sensées savent aussi qu'on ne peut en aucune manière prouver le néant. Il ne peut donc pas exister d'athéisme scientifique.
Mais ce que les personnes qui réfléchissent comprennent aussi, c'est que s'il n'y a pas d'athéisme scientifique, il peut y avoir un procédé d'apparence scientifique qui produise des athées en série. C'est en cela, dans sa manière de faire des athées, que l'athéisme marxiste se donne une apparence scientifique. Car, il me faut le souligner, ce n'est pas par quelque preuve savante que les tenants de ce système auraient développée que cet athéisme serait scientifique, — l'athéisme marxiste est tout aussi stupide, prétentieux et menteur que ses devanciers —, mais c'est par la manière de faire des athées que l'athéisme pervers des marxistes se donne une apparence scientifique. En fait, il est tout simplement diabolique, car il est particulièrement fourbe et menteur (le diable « est menteur et père du mensonge » Jn VIII, 44). Je m'explique.
S'étant rendu compte que l'existence de Dieu s'impose à tout esprit normal qui raisonne sainement, les marxistes ont compris que, pour faire des athées en série, il fallait tout simplement, mais nécessairement, empêcher le bon fonctionnement des intelligences. Comment arriver à cette fin contre nature ? Par l'enseignement obligatoire d'une fausse philosophie.
Laquelle choisir ?
Surtout pas le thomisme, pas la philosophie du sens commun !
L'idéalisme était tout indiqué. Ce système aberrant, que contredisent toutes les sciences expérimentales sans aucune exception, qui nie l'objectivité de nos connaissances intellectuelles, s'y prêtait à merveille. Les marxistes l'adoptèrent. Et comme dans tous nos pays autrefois chrétiens, le ministère de l'Instruction publique est entre les mains des marxistes ou de leurs alliés socialistes, il leur a été facile d'imposer à toutes les générations montantes cette fausse philosophie qui détraque « scientifiquement » les intelligences, les empêche de raisonner sainement et en fait inévitablement des athées.
Pour les intelligences ainsi détraquées, il n'y a plus de raisonnement possible puisqu'il n'y a plus ni vérité objective d'aucune sorte, ni certitude. C'est ce qui explique du reste que, dans nos sociétés modernes où ces élucubrations ont été imposées et ont faussé la plupart des esprits, on ne parle plus de vérité, mais de sincérité ; c'est aussi ce qui permet à chacun d'avoir SA vérité. Voilà tout le secret de l'athéisme marxiste.
Le lecteur l'aura compris. Cet athéisme ne consiste pas en quelque objection scientifique, mise au point par les marxistes et jamais réfutée par les croyants, pas du tout. Comme tous les athéismes, le marxisme consiste uniquement en une négation gratuite. S'il se maintient, c'est seulement par l'enseignement d'une fausse philosophie, que toutes les sciences expérimentales (même celles qui sont enseignées en Russie) contredisent et réprouvent absolument, mais qui est imposée abusivement et malhonnêtement par des gouvernements impies, avec la complicité d'un épiscopat muet qui laisse faire.
Pendant la guerre de 1940, il m'est arrivé de discuter avec un professeur de philosophie idéaliste, qui appartenait au même régiment que moi. Ce malheureux n'était sûr de rien, même pas de sa propre existence. Voilà l'athéisme marxiste, un athéisme antiscientifique, que des menteurs appellent pompeusement athéisme scientifique.
Extrait de Oui, c'est évident, Dieu existe vraiment, Père Noël Barbara, Ed. Fort dans la Foi.
Reportez-vous à Preuves classiques de l'existence de Dieu, et Y a-t-il un Dieu qui s'occupe de nous ?.
vendredi 2 juillet 2021
Que l'Humilité n'est point opposée à la Magnanimité, mais qu'elle en est le fondement
| Saint Thomas et Saint Pie V |
Saint Thomas traitant de la magnanimité, propose une question qui servira de preuve à cette vérité. Les Saints, dit-il, et l'Évangile, nous apprennent d'un côté, que l'humilité est très-essentielle aux Chrétiens ; d'autre part ils prouvent que la magnanimité ne leur est pas moins nécessaire, et surtout à ceux qui sont employés dans les ministères relevés. Ces deux vertus, cependant, semblent être directement opposées, car la magnanimité est une grandeur de courage qui porte à entreprendre des choses grandes et dignes de gloire, et rien ne paraît plus opposé à l'humilité. Ce saint Docteur résout très-bien cette difficulté, en disant qu'encore que ces deux vertus paraissent opposées l'une à l'autre, à ne regarder que l'extérieur qu'elles présentent, cependant elles ne le sont point ; non-seulement par la raison qu'aucune vertu ne peut être contraire à l'autre: mais encore, parce que l'humilité et la magnanimité ont une grande affinité entr'elles, et une grande dépendance l'une de l'autre. Car enfin, loin qu'il soit contraire à l'humilité d'entreprendre de grandes choses, ce qui est le propre de l'homme magnanime, cela n'appartient proprement qu'à celui qui est véritablement humble. Il y aurait en effet de la présomption et de l'orgueil à entreprendre de grandes choses, sur la confiance qu'on aurait en ses propres forces : car de quoi sommes-nous capables de nous-mêmes, puisque, selon l'Apôtre, « nous ne sommes pas même capables de penser quelque chose comme de nous ? » Mais aussi ce n'est que sur la défiance de nous-mêmes et sur la confiance en Dieu , que la magnanimité chrétienne fonde les grandes entreprises : et c'est-là précisément ce qu'opère l'humilité. Car la raison pour laquelle les Saints l'appellent le fondement de toutes les vertus, c'est comme nous avons déjà dit, parce que c'est elle qui ouvre la terre pour l'édifice spirituel ; c'est elle qui en creuse les fondations et qui en rejette tout ce qu'il y a de terre légère et sablonneuse, jusqu'à ce qu'étant parvenue à trouver la pierre ferme qui est Jésus-Christ, elle commence alors à élever sur cette pierre l'édifice de la perfection.
Rien n'est difficile aux humbles, dit Saint Léon : celui qui est véritablement humble, est en même temps magnanime, il est courageux, il est hardi à entreprendre de grandes choses ; rien ne lui paraît impossible, parce que ce n'est pas en lui-même, mais en Dieu qu'il met sa confiance ; et que quand il tourne les yeux vers Dieu, il ne voit rien qui puisse lui opposer obstacle dans ce qu'il exécute : « Nous ferons des prodiges avec le secours de Dieu ; et ce sera lui qui fera périr ceux qui nous affligent. Il faut donc que nous soyions intérieurement humbles, que nous reconnaissions que de nous-mêmes nous ne sommes rien, que nous ne pouvons rien : mais il faut aussi que nous soyons courageux en Dieu ; et qu'avec le secours de sa grâce, nous nous croyons capables de tout. »
(Abrégé de la Pratique de la Perfection Chrétienne)
Reportez-vous à Des précieux avantages que procure le troisième degré de l'Humilité, De la force en soi-même et de la force en Dieu, Pour vaincre toutes sortes de tentations, et pour acquérir la perfection chrétienne, ne point compter sur nous-mêmes, mais uniquement sur le secours de Dieu, Du troisième degré de l'Humilité : En quoi il consiste, Comment faire son examen particulier sur la vertu de l'Humilité, Comment dans l'oraison nous pouvons nous exercer à la pratique du second degré d'Humilité, Pour acquérir la vertu de l'Humilité, il faut en pratiquer les Actes, Sans l'Humilité, on ne saurait avoir la paix intérieure, De quelle manière on peut s'élever au second degré de l'Humilité, Du second degré de l'Humilité, et en quoi il consiste, La connaissance de nous-mêmes ne doit pas nous faire perdre le courage, ni la confiance, Que la considération de ses péchés est un excellent moyen pour se connaître soi-même, et pour acquérir l'humilité, Du premier degré de l'Humilité, qui est d'avoir une humble opinion de soi-même, Principales Vertus dont l'Humilité est le fondement, Il n'y a point de Vertu solide sans l'Humilité : elle est le fondement de toutes les autres Vertus, Excellence et nécessité de l'Humilité, Prière pour demander l'humilité, Prière pour obtenir l'humilité, l'exemple de Saint Robert Bellarmin et de Saint Ignace, et comment acquérir cette vertu, Le Saint Curé d'Ars dans sa conversation : Humilité de M. Vianney, De l'amour du Père Surin pour l'humilité, dans l'union avec Notre-Seigneur Jésus-Christ, Des vertus de Marie : l'humilité, De la merveilleuse humilité du séraphique saint François, Litanies de l'humilité, Méditation sur les effets de l'orgueil, Méditation sur l'humilité des Saints, Méditation sur la pratique de l'humilité Chrétienne, Méditation sur les avantages de l'humilité Chrétienne, La Crèche, Sur ces paroles : Vous avez tiré votre parfaite louange de la bouche des enfants et de ceux qui sont à la mamelle. (Psaume 8), De deux sortes de Mortifications, De la nécessité de la Mortification : En quoi elle consiste, Sur Jésus-Christ, L'intérieur de Marie, De l'enfance spirituelle, et De la paix de l'âme.
lundi 1 février 2021
De la conformité que nous devons avoir à la volonté de Dieu dans toutes les calamités publiques
Ce n'est pas seulement en ce qui nous regarde personnellement, et par rapport à nos afflictions particulières que nous devons être tout-à-fait soumis à la volonté de Dieu ; il faut encore que nous le soyons dans les calamités publiques, pendant la famine, la guerre, la peste, et dans le temps de tous les autres fléaux de la vengeance divine. Saint Thomas dit, que (S. Th. 22. q. 19. art. 10. ad I) c'est ainsi que les bienheureux se conforment en toutes choses à la volonté divine, et saint Anselme ajoute (Anselm. l. simil. c. 63), que celle de Dieu et la nôtre seront conformes entr'elles dans le Ciel, comme les yeux le sont dans un même corps. C'est un même mouvement qui règle, et qui dirige les deux yeux : l'un ne peut regarder un objet, que l'autre ne le regarde aussi ; et encore qu'ils soient tous deux attachés sur cet objet, il ne s'en forme cependant qu'une seule et même image dans le cerveau : or, puisque la conformité qu'ont les bienheureux à la volonté de Dieu, se borne à n'envisager en tout que ce que Dieu veut (Voyez Rodriguez), et que ce qui est de sa plus grande gloire vers laquelle tous leurs désirs sont dirigés, nous ne saurions sans doute rien faire de mieux que de les imiter, en ne regardant, comme eux, en toutes choses, que l'exécution des ordres de la providence et l'accomplissement de la volonté divine. Il ne saurait y avoir une plus sainte disposition que celle de vouloir ce que Dieu veut, que de le vouloir pour les mêmes fins qu'il le veut, que de le vouloir en la manière qu'il le veut.
Mais nous avons de quoi nous consoler avec plus de fondement encore de ces sortes de calamités, si nous considérons que tout vient de la main de Dieu ; qu'en cela sa volonté s'accomplit ; et qu'encore que la cause pour laquelle il afflige quelquefois les hommes, nous soit cachée, elle ne peut pourtant jamais être injuste. Les jugements de Dieu sont un abîme (Psal. 35. 7), dit le Prophète royal. Il y aurait de la témérité à vouloir, avec un esprit aussi faible et aussi borné qu'est le nôtre, en pénétrer les secrets et les approfondir : Car qui est celui qui connaît le dessein de Dieu (Rom. 11, 34), ou qui a été appelé à son conseil ? Il faut adorer ses jugements avec une profonde humilité, et croire que, puisque nous sommes gouvernés par une sagesse infinie comme la sienne, il ne peut rien arriver qui ne tourne à notre plus grand avantage. Nous devons toujours régler là-dessus nos pensées, et espérer de sa bonté et de sa miséricorde qu'il ne permettrait pas que ces fléaux arrivassent, s'il n'en devait résulter un plus grand bien, que n'est le mal que nous y remarquons.
(Abrégé de la Perfection Chrétienne, R.-P. Alphonse Rodriguez)
Reportez-vous à Le souvenir de nos péchés est un moyen propre pour nous aider à supporter avec résignation, toutes les afflictions que Dieu nous envoie, Prière pour demander la cessation des calamités publiques, Litanies des Saints invoqués dans les épidémies, Prières à dire en temps de maladies ou de calamités, Prière à Marie dans le temps d'orage et de calamité, Méditation sur le malheur des temps, Méditation sur les devoirs des riches dans les malheurs publics, De la conformité que nous devons avoir à la volonté de Dieu dans le partage des autres vertus, et de tous les dons surnaturels, et La terre se couvrit de ronces et d'épines.
mercredi 25 novembre 2020
Apparitions et Révélations, le témoignage de Saint Thomas d'Aquin sur les âmes du Purgatoire
Nous savons que nous avons été transférés de la mort à la vie. (1 Jean. III,14)
Quoique déjà nous ayons cité des apparitions et des révélations terribles sur les mystères de l'autre vie, pour la confusion de ces impies à qui il plaît de répéter que personne n'est revenu nous dire ce qui s'y passe, je n‘hésite pas à en rapporter deux autres, appuyées sur l'indiscutable autorité du grand saint Thomas d'Aquin, témoin oculaire.
Cet illustre docteur, la gloire de l'Église et de l'esprit humain, était pénétré d'un grand zèle pour les pauvres âmes, et il pensait souvent à elles dans ses sacrifices, ses prières et ses mortifications. Lorsqu'il était lecteur de théologie de l'Université de Paris, il vit apparaître devant lui l'âme de sa sœur, morte abbesse de Sainte Marie de Capoue, qui le conjura d'avoir pitié d'elle ; car elle souffrait cruellement dans les flammes de l'autre vie, et avait grand besoin d'être secourue. Le saint s'empressa de prier, de jeûner, de se macérer, et de réclamer les charitables suffrages de plusieurs de ses amis. Il obtint la délivrance de sa sœur, et il en eut l'assurance à Borne, où on l'avait envoyé : elle se fit voir à lui de nouveau, mais cette fois dans tout l'éclat du triomphe et de la joie ; elle lui dit qu'il était exaucé, que désormais elle allait pour l'éternité se reposer dans le sein de DIEU. Thomas saisit cette occasion de lui demander ce qu'étaient devenus deux de ses frères, morts aussi depuis quelque temps. L'âme répondit que celui qui se nommait Arnaud jouissait dans le ciel d'un haut degré de gloire, pour avoir courageusement défendu le souverain pontife contre l'empereur Frédéric d'Allemagne, et avoir souffert persécution sur ce sujet ; mais que Landolphe était encore dans les peines du purgatoire, où il attendait qu'on s'intéressât à lui. Elle ajouta : « Pour vous, mon frère, hâtez-vous de mettre la dernière main aux saintes choses que vous avez entreprises : car vous viendrez bientôt vous réunir à nous dans le paradis, où une place magnifique vous attend, en récompense de tout ce que vous faites pour l'Église. »
Une autre fois, comme le saint faisait oraison dans l'église de Saint-Dominique à Naples, il aperçut tout-à-coup frère Romain, qu'il avait laissé à Paris dans sa chaire de théologie. Pensant qu'il vivait encore et qu'il venait le voir, il se leva pour aller à sa rencontre et le saluer, en s'informant de son voyage et de sa santé. Le bon religieux, l'arrêtant, lui dit que sa vie terrestre était achevée, qu'il avait reçu déjà la couronne, et qu'il était envoyé de DIEU pour encourager Thomas dans ses travaux. Celui-ci, interdit au premier moment, reprit courage et l'interrogea sur ce qu'il mettait au-dessus de tout : « Suis-je en état de grâce ? » demanda-t-il. Le défunt sourit, l'assura qu'il y était, et que ses œuvres étaient agréables à la divine Majesté. Il l'interrogea ensuite sur son propre état à lui, et Romain lui répondit qu'il jouissait actuellement de la gloire, après quinze jours de purgatoire pour différentes infidélités qu'il n'avait point expiées auparavant. Enfin, il voulut apprendre de cette âme certains détails théologiques, si, par exemple, dans le ciel on voit DIEU par le moyen de la gloire élevant l'intelligence, ou bien par toute autre action divine. Il lui fut répondu seulement par le verset neuvième du psaume XLVIIe : « Sicut audivimus, sic vidimus, in civitale Domini virtutum : Nous avons vu dans la cité du DIEU puissant selon ce que nous avons appris. » En prononçant ces mots, la vision s'évanouit, laissant l'angélique docteur dans une grande impatience de monter auprès de son Sauveur adorable.
On voit par ce double trait qu'en assurant que DIEU se sert quelquefois des âmes pour en faire ses messagers, comme il fait des anges, saint Thomas parlait après une expérience personnelle, qui ne pouvait le laisser dans le moindre doute. (V. Vie de saint Thomas d'Aquin, par Pierre Mafféi ; Diario Dominicano, 7 mars)
(Les Merveilles Divines dans les Âmes du Purgatoire, par le P. G. Rossignoli, de la Compagnie de Jésus)
Reportez-vous à Litanies de Saint Thomas d'Aquin, Le Fils de l'homme rendra à chacun selon ses œuvres, Protection miraculeuse, Rigueur de la justice divine, Un Purgatoire plus long à qui n'a pas prié pour les morts, Accusations du démon contre les morts, Prière à Marie pour lui demander sa protection à l'heure de la mort, Prière pour obtenir une bonne mort, Supplications à Marie pour les âmes du Purgatoire, La divine Marie et le scapulaire, Suffrages conformes aux bonnes œuvres accomplies pendant la vie, Grand pécheur délivré par une âme du purgatoire, Si vous faites du bien, vos bienfaits vous attireront de grandes grâces, Prière à Marie pour ses parents en Purgatoire, Méditation pour la Fête de Notre-Dame des Anges, Vivons si pieusement que nous puissions éviter le purgatoire ou, au moins, n’y pas brûler trop longtemps, Extrait du Sermon sur la Mort de Saint Robert Bellarmin, Reconnaissance
des âmes du Purgatoire ou comment les âmes du Purgatoire interviennent
aussi pour leurs bienfaiteurs dans les choses temporelles, Bonté des Anges pour les pauvres âmes du Purgatoire, Dévotion
aux Saints Anges : Travailler à la conversion des âmes et à leur
soulagement dans les flammes du Purgatoire, en l'honneur des saints
Anges, Valeur du Saint Sacrifice en faveur des âmes du Purgatoire, Le pardon d'une offense soulage les âmes souffrantes, Protection des âmes du Purgatoire, Une âme souffrant le tourment du feu pour avoir écouté plutôt les conseils du sang que ceux de la piété, La dévotion du Saint Rosaire, pour le soulagement des âmes du Purgatoire, Sainte usure de ceux qui appliquent leurs œuvres au soulagement des défunts, Celui qui souffre pieusement ici-bas va tout droit au repos éternel,Reconnaissance des âmes pour leurs bienfaiteurs, Les âmes qui gémissent dans le feu du purgatoire trouveraient leur soulagement dans de petites choses, et on les leur refuse !, Admirable commerce de charité entre les vivants et les défunts, Pour entrer au Ciel il faut être exempt de la moindre faute, Neuvaine pour le soulagement des âmes du Purgatoire, Souffrances des âmes qui ont donné du scandale, Ingratitude
des héritiers envers leurs bienfaiteurs ou comment Dieu permet à une
âme abandonnée dans le purgatoire de solliciter les suffrages de ses
frères, Le Ciel bénit ceux qui prient pour les morts, Les peines du Purgatoire conformes aux fautes commises, Prières pour chaque jour de la semaine, en faveur des âmes du Purgatoire, Les souffrances du Purgatoire, bien que passagères, paraissent extrêmement longues, C'est se délivrer soi-même que de secourir les âmes du Purgatoire, Chapelet des actes de Foi, d'Espérance et de Charité, en faveur des Âmes du Purgatoire, Comment les prières d'un saint délivrent quantité d'âmes, La Mère de Dieu, Mère des Âmes du Purgatoire, Une âme du Purgatoire rappelée à l'expiation sur la Terre, Le Purgatoire des paroles inconvenantes, La conversion renvoyée au soir de la vie conduit l'âme à la cruelle faim du Purgatoire, Dieu exauce les prières des communautés ferventes en faveur des défunts, Ne pas soulager les défunts par les aumônes, c'est se priver soi-même de grands avantages spirituels, Excellence des suffrages en faveur des morts, La Charité bien comprise nous fait un devoir très-pressant de subvenir aux nécessités des âmes du Purgatoire, Un saint Frère franciscain reconnaît, dans une étonnante vision, un de ses compagnons mort quelque temps auparavant, Enseignement de l'Église sur le Purgatoire, Dévotion au Crucifix, Méditation pour le jour des morts, Chapelet pour le repos des âmes du Purgatoire, Exercice sur les quatorze stations du chemin de la Croix pour les âmes du Purgatoire, Litanies pour les Fidèles Trépassés, Méditation pour le Jour de la Commémoration des morts, La Sainte Vierge Marie, Mère de Miséricorde, Dévotion en faveur des âmes du Purgatoire, Méditation sur la peine qu'on endure dans le purgatoire, Les indulgences pour les fidèles défunts, Offrir sa journée pour les âmes du Purgatoire, La pensée du Purgatoire doit nous inspirer plus de consolation que d'appréhension, Nous devons secourir tous les morts, même ceux que nous croyons déjà au Ciel, Méditation sur la durée des souffrances du purgatoire et l'oubli des vivants à l'égard des morts, Nous devons secourir tous les morts, même ceux que nous croyons déjà au Ciel, Être en état de grâce pour que nos prières soient utiles aux âmes du Purgatoire, Les différents moyens de soulager les morts, Quelles sont les âmes qui vont en purgatoire, La pensée du Purgatoire nous instruit sur la gravité du péché véniel, De la méditation de la mort, La pensée du purgatoire nous prouve la folie de ceux qui ne travaillent pas à l'éviter, Pour éviter le purgatoire endurons nos afflictions en esprit de pénitence, Le Purgatoire, motif de patience dans les maladies, Méditation sur les motifs qui doivent nous engager à secourir les âmes du purgatoire (1/4), Méditation sur les défauts qui rendent infructueuse notre piété envers les morts, Premier moyen propre à soulager les âmes du Purgatoire : Le Saint Sacrifice de la Messe, Deuxième moyen propre à secourir les âmes du Purgatoire : Prières, jeûnes, aumônes..., Les indulgences, troisième moyen propre à secourir les âmes du Purgatoire, Pour
que le nom de Dieu soit sanctifié, pour que son règne arrive, et pour
que sa volonté soit faite sur la terre comme au ciel, secourons les âmes
du Purgatoire, Méditation sur la piété envers les morts, toute chrétienne et cependant inutile, La précieuse mort de Saint Philippe Benizi, Première méditation de préparation à la mort : Rends-moi compte de ton administration, Seconde méditation de préparation à la mort : Voici l'époux qui vient ; allez au-devant de lui, Troisième méditation de préparation à la mort : Que me présenteront le passé, le présent et l'avenir ?, Quatrième méditation de préparation à la mort : Les Portes de la mort vous ont-elles été ouvertes ?, Du jugement et des peines des pécheurs, Tu es poussière et tu retourneras en poussière, Méditation sur l'emploi du temps, Méditation sur la conscience, Méditation sur le repos de la Conscience, Méditation sur l’aveuglement de la Conscience, Méditation sur la Préparation à la mort, Méditation sur la pensée de la mort, Méditation sur la justice de Dieu, Méditation sur le Jugement de Dieu, Personne n'est-il revenu de l'Enfer ?, Exercice pour la bonne mort, Méditation sur le désir de la mort, Méditation sur la crainte de la mort, Saint Philippe de Néri : Que faites-vous maintenant ?... Et après ?, La mort est ordinairement conforme à la vie : L'exemple de deux Curés, Par son nom, le cimetière prêche la résurrection de la chair, Défendre le Cimetière, Bénédiction du Cimetière, Puissance des démons sur les morts, Nos devoirs à l'égard du Cimetière, Le
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autour des églises, Immortalité de l'âme, Cérémonies de L’Église et
prière pour les morts, L'Univers et la Bible, prédicateurs de la résurrection, car oui, nous ressusciterons !, Comment
les peuples païens ont dissipé une grande partie du patrimoine de
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l'existence et de l'immortalité de l'âme, Méditation sur la fausse sécurité des Pécheurs, Méditation sur les défauts qui rendent infructueuse notre piété envers les morts, Prière à saint Joseph pour obtenir une bonne mort, Sentiments et prières à l'occasion de la mort d'une personne qui nous était spécialement chère, Le Jour de la Toussaint : Méditation sur le bonheur du ciel, 1re Méditation pour la Fête de Tous les Saints : Bienheureux les pauvres d'esprit, parce que le royaume des cieux est à eux, 2e Méditation pour la Fête de Tous les Saints : J’entendis dans le ciel comme la voix d'une grande multitude, 3e Méditation pour la Fête de Tous les Saints : Application des sens, Litanies de la bonne mort, Vision de l'Enfer de Sainte Thérèse d'Avila, La voie qui conduit au Ciel est étroite, et Litanie pour les âmes du Purgatoire.



