vendredi 13 mars 2015

Mediums et faux exorcistes : disciples de Satan


Jésus tenté par Satan au désert
Jésus tenté par Satan au désert
Certains médiums influencent leurs clients à développer leurs facultés extra-sensorielles. Ils les poussent par exemple à tirer les cartes en leur disant qu'ils doivent faire une prière de protection avant pour qu'il n'y ait pas d'interférences, car des mauvais esprits peuvent venir perturber le contact avec les esprits de lumière, sans s'expliquer davantage. Ils se disent Médium de la lumière, c'est-à-dire qu'ils seraient inspirés par Jésus et non par les démons. Or, vous comprenez que Notre Seigneur ne demande pas à ses disciples de se faire payer en échange de leurs services (Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, expulsez les démons. Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement. (Mt 10, 8)) et qu'il souhaite encore moins que l'homme s'inquiète de son avenir (le démon ne peut connaître l'avenir, mais ayant une nature angélique, et gardant toutes ses facultés d'ange, il raisonne par intuition, et donc, peut déduire le déroulement des événements en fonction de l'influence qu'il opèrera sur les âmes, et par les informations qu'ils obtiendra des autres démons répandus dans les airs), celui-ci n'est d'ailleurs pas figé (chacun des choix que nous faisons dans notre vie compte). Les "révélations" d'un médium sont pour le démon un moyen de nous focaliser sur ce dont le Seigneur nous demande de nous détacher (l'argent, le matériel, la chair, les honneurs...), et ainsi d'obtenir notre damnation. Le Démon veut que l'on se fasse payer le moindre petit service pour nous éloigner de la charité et que l'on s'inquiète de ce qu'il adviendra. Jésus Lui veut que nous restions dans l'Espérance, dans la Foi et que nous ne nous soucions pas de demain. Ceux qui se réfèrent régulièrement aux Écritures et à la tradition de l’Église catholique le savent fort bien.

« Ne vous souciez pas, pour votre vie, de ce que vous mangerez, ni, pour votre corps, de quoi vous le vêtirez. La vie ne vaut-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que les vêtements ? »

« Regardez les oiseaux du ciel : ils ne font ni semailles ni moisson, ils n’amassent pas dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. Vous-mêmes, ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ? (...) Qui d’entre vous, en se faisant du souci, peut ajouter une coudée à la longueur de sa vie ? (...) Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît. (...) Ne vous faites pas de souci pour demain : demain aura souci de lui-même ; à chaque jour suffit sa peine. »


(Mt 6, 25-34)

Ce n'est que dans le cadre de l'exorcisme de l’Église catholique, et pour des cas de possessions démoniaques avérées, que des prophéties faites par le démon, par la bouche des possédés, et par la volonté divine, ont été répertoriées, vérifiées et validées. Cela pour affermir la foi des témoins ou pour les convertir. Pourquoi lors d'exorcismes ? Parce que autorité a été donnée par Notre-Seigneur Jésus-Christ à son Église de chasser les démons, et de les exhorter à dire la vérité par la bouche des possédés. Sans cette protection de l'Église, le démon fera ce qu'il fait le mieux : tromper.


Extrait de "LE DIABLE, SES PAROLES, SON ACTION DANS LES POSSÉDÉS D'ILLFURT (Alsace), d'après des documents historiques" :

Il ressort clairement de ce que nous avons raconté que l'Esprit de l'Enfer connaît avec précision ce qui se passe à distance, voire même dans les pays les plus éloignés. Mais il est également très fort en histoire. Il faisait connaître souvent des événements, qui se sont déroulés dans un passé lointain, complètement inconnus des témoins présents. Bien plus il prédisait parfois des jours, des semaines à l'avance ce qui allait arriver, et la réalisation exacte de ces prédictions mettait tout le monde dans l'étonnement. (cf. Journal de M. Spies)
Souvent il disait aux visiteurs à brûle-pourpoint leurs méfaits passés, leur reprochait les péchés les plus secrets ; beaucoup s'esquivaient alors au plus vite sans tambour ni trompette. De temps à autre il se mettait même à prêcher. C'est ainsi qu'il dit un jour à un voisin : « Ivrogne que tu es, n'étais-tu donc pas là, quand le calotin a dit qu'on ne doit pas s'enivrer ? Tu es allé malgré cela à N..., pour te saouler. C'est toi, oui, c'est toi la cause que ta fille et tes bestiaux sont malades. »
Le jour des Rameaux, il sermonna un autre paroissien d'IIlfurt : « Compagnon de la dive bouteille, n'as-lu pas entendu que le calotin a dit dans la porcherie qu'on ne doit pas aller à l'auberge C'est ainsi que tu obéis ? — N'es-tu pas allé dans l'auberge X... pour boire de la bière avec le boulanger de Flachslanden (village voisin) ? »
D'autres payaient plus cher encore leur curiosité. Ils s'enfuyaient tout pâles ou restaient comme frappés par le foudre, quand Satan leur révélait de terribles secrets ou reprochait de grandes fautes de leur vie passée, qu'ils croyaient absolument oubliées ou inconnues.
Le maire d'une localité des environs de Strasbourg dit un jour, après une séance du conseil municipal : « Y a-t-il, Messieurs, quelqu'un parmi vous qui veuille m'accompagner dimanche prochain à Schilligheim, voir les possédés ? »
Plusieurs s'offrirent, quand l'un des conseillers fit remarquer : « Sachez, Monsieur le Maire, que le diable dit quelquefois de terribles vérités, à ce qu'on raconte. »
— « Eh bien ! dit le Maire, savez-vous quoi ? c'est aujourd'hui samedi ; allons à l'église nous confesser ; demain nous communierons à la première messe ; alors le diable ne pourra rien nous reprocher. »
Ainsi fut fait. Le dimanche ils se rendirent à Schiltigheim. Ayant tiré le cordon de la sonnette, une sœur vint demander aux Messieurs ce qu'ils désiraient. « Nous voudrions voir les possédés », répondit le Maire.
« Venez, messieurs, je vais vous conduire auprès d'eux. »
Quand la sœur eût ouvert la porte, le possédé s'écria : « Regarde-moi ça, voilà le Maire de X... avec l'adjoint et d'autres conseillers. Hein ! vous n'étiez pas bien rassurés, puisque vous êtes allés à l'église, vous faire racler la croûte de votre conscience. Mais il y en a un parmi vous, qui n'a pas bien fait son affaire, il avait volé des raves ! »
« Oui, mais j'ai restitué en donnant l'argent aux propriétaires, » répliqua l'homme en question tout effaré.
« Les gens n'ont pas reçu cet argent, reprit le démon. »
Et le maire d'ajouter : « Venez, Messieurs, allons-nous-en ; il pourrait bien encore me faire des reproches à moi aussi. »
En un clin d'œil, toute la bande s'était esquivée. L'épisode fut vite connu et le voleur de raves en fut pour son compte de persiflage.
À plusieurs reprises Thiébaut prédit la mort d'une personne. Deux heures avant le décès d'une dame Muller, il se mit à genoux sur son lit et fit semblant de tirer sur la corde d'une cloche. Un autre jour il fit la même mimique : « Pour qui sonnes-tu donc ? » lui demanda-t-on.
— « Pour Grégoire Hunegel répondit-il.
C'était le père d'une demoiselle, qui était justement présente. Celle-ci s'écria indignée :
« Mais, petit menteur, mon père n'est pas malade ni mort, puisqu'il travaille en ce moment même à la construction du nouveau Séminaire de Zillis-heim ».
— « Possible, mais il vient de faire la culbute » répondit-il, Vas y voir. ».
C'était exact. Cet homme, ouvrier maçon, avait fait une chute de l'échafaudage et s'était tué sur le coup à la même heure où l'enfant sonnait. Personne encore à lllfurt ne connaissait cet accident.
Le samedi avant le troisième dimanche de carême, il annonça que le lendemain plusieurs centaines d'étrangers arriveraient à lllfurt, parce que la nouvelle s'était répandue que les enfants étaient délivrés de Satan. Le lendemain les visiteurs furent excessivement nombreux. Au soir, le démon manifesta une vive joie et poussa des cris enthousiastes, parce que tant de gens avaient manqué l'office à cause du faux bruit qu'il avait fait répandre.
II parlait d'événements de vingt, trente et même cent ans en arrière, avec une assurance et une précision telle qu'on aurait pu croire qu'il en avait été le témoin oculaire.
M. Tresch avait été nommé maire d'lllfurt en janvier 1869. On ne le savait pas encore au village, que déjà le possédé s'adressait à lui comme à « Monsieur le Maire. » Peu avant le petit avait dit à sa mère : « Je suis tellement en fureur, que j'en « crève » presque.
— « Pourquoi donc ? » lui demande la mère.
— « Parce que ce salaud a été élu maire ; les miens et moi en meurent presque de rage. »
Il parlait ainsi à l'heure même ou la nomination partait de la préfecture de Colmar.
Quand M. Tresch entra, il remit à Thiébaut des figues. M. Brey les couvrit de son chapeau et les bénit à l'insu de tous excepté de M. Tresch, puis il se retira. Peu après Thiébaut se leva de sa chaise, se gratta la tête (c'était le signe précurseur d'une scène), alla se jeter sur son lit, et entra aussitôt, en convulsions. Gomme il était à plat ventre et qu'il se cachait la figure, M. Trech le retourna sur le dos. Alors les yeux hermétiquement fermés, il dit d'une voix rauque et tout étrangère, en s'adressant à M. Tresch :
« Tu es un homme d'église, tu as été à Siedlen (Einsiedeln. — Notre-Dame des Ermites en Suisse),
— « Tu es un menteur », répliqua M. Tresch, dis-moi où j'ai été. »
— « A Stadt. »
— « Dans quel Stadt ? »
— « A Schlet » (Schlettstadt — Sélestat). C'était exact. Et le petit d'ajouter :
« Tu as été également chez les chiffonniers (c'est ainsi qu'il appelait les Capucins) ; tu leur as apporté de l'argent, pour faire des chiffons ; — (faire dire des messes) et pour me chasser et ils n'ont pas voulu venir. Je ne m'en irai que quand Brey me chassera, mais d'ici là je ne quitterai pas les petits chiens, dussé-je me retrancher dans l'ongle de l'orteil de l'un d'eux.
En effet, M. Tresch était allé peu auparavant au couvent des capucins de Dornach près Baie, et avait prié le Père Gardien de dire deux messes pour la délivrance des possédés. Personne à Illfurt ne le savait en dehors de M. Brobeck, qui l'avait accompagné. Puis il se moqua des deux voyageurs d'un air menaçant, ce qui procura à M. Tresch l'occasion de lui répéter ce qu'il lui disait souvent :
« Tu sais que je ne te crains pas, je me moque de toi et de tous les tiens. Je vous défie tous ensemble »
Durant une crise extraordinairement violente, le démon fit savoir que plusieurs prêtres, dont il donnait les noms et la paroisse, avaient écrit à son sujet à l'évoque et a l'autorité civile :
« Le calotin de X... et celui de Z... ont écrit au grand calotin qui porte le grand bonnet, et le grand bonnet a envoyé la réponse à Mulhouse, au sujet des petits chiens » (les deux petits possédés).
Se tournant vers l'une des sœurs Gardes-Malades il ajouta : « Toi, brailleuse, avec tes crottins à la queue de chat (chapelet), tu ne passeras plus trois nuits, ici, dans la petite chambre à côté. »
Grand fut l'étonnement des personnes présentes, des sœurs surtout, qui ne se cloutaient pas d'un changement de résidence. Le soir même une lettre du couvent vint enjoindre aux sœurs de faire leurs adieux aux malades et de retourner à Mulhouse, dans les quarante-huit heures.
Un jour le petit Joseph dit à M. Tresch ;
« Je vais te rappeler un épisode de ta jeunesse. Tu es allé dans la forêt, un jour, pour couper du bois et un serpent vint ramper près de toi.
— « Qu'en ai-je fait ? » demanda M. Tresch.
— « Tu lui as coupé la tête, en invoquant les trois noms (de la Sainte Trinité). Sais-tu que tu as alors tué l'un de ma clique ? Si tu ne l'avais pas fait mourir en invoquant les trois noms, tu te serais égaré et jamais plus tu n'aurais trouvé d'issue. »
M. Tresch s'en souvenait parfaitement.
Une autre fois M. Tresch s'était rendu dans la forêt pour chercher des rosiers sauvages, afin de les replanter dans son jardin. Il avait avec lui un chien de basse-cour. À l'entrée de la forêt, il trouva un homme de fort mauvaise mine, ayant aussi avec lui un petit chien noir. Le soir du même jour, M. Tresch alla voir les enfants. L'un d'eux lui dit :
« Tu as rencontré un homme avec un chien à telle heure, à l'entrée du bois ? »
« Oui, mais qui te l'a dit ? ».
« Eh, qui me l'a dit. C'était moi. »
« Toi ? »
« Oui, moi »
« Que faisais-tu donc là ? »
« Je t'attendais, et tu as eu de la chance d'avoir de la saleté (chapelet) dans ta poche, car sans cela je t'aurais donné une rossée, dont tu te serais souvenu longtemps »,
« Et pourquoi ? »
« Parce que tu portes trop d'intérêt à ces deux petits chiens, que tu racontes tout ce qui se passe et que tu l'écris même à d'autres personnes ». Puis il ajouta !
« As-tu remarqué que ton chien ne flairait pas le mien ? »
« Oui, mais je n'y ajoutais aucune importance, dis-moi pourquoi ? »
« C'est que mon chien était aussi un des nôtres. Si tu avais fait attention, tu aurais remarqué que cet homme n'avait pas de pieds »
En effet M. Trech ne s'en était pas aperçu. Une autre fois en se rendant dans la forêt avec son gros chien de garde pour couper des églantines il fit encore la rencontre d'un homme de mauvaise mine accompagné d'un petit chien. M. Tresch le salua d'une parole ; il répondit fort sèchement. Quand il fut passé le maire le suivit des yeux et il lui parut très suspect. Quand il se leva le lendemain, il sentit aux deux talons une douleur, comme si on les lui avait percés. Il eut la pensée d'y mettre de l'eau bénite, et le soir la douleur avait disparu. Les enfants lui racontèrent plus tard que l'homme qu'il avait rencontré était leur maître et le petit chien un de ses satellites.
« N'est-ce pas, s'écrièrent-ils, ton gros chien n'a flairé ni l'homme ni son petit chien ». C'était vrai.
(...)
Deux élèves de Moissac (Tarn-et-Garonne) étudiants à Besançon, étaient venus faire un voyage à Saint-Hippolyte, pendant leurs vacances de Pâques. M. Lachemann leur donna une lettre de recommandation pour M. Tresch, afin de leur faire voir les enfants. Ils se rendirent à la maison Burner et y restèrent jusqu'à une heure du matin. Surpris d'entendre Thiébaut parler avec une grosse voix d'homme sans remuer les lèvres, ils adressèrent aux enfants des questions dans le patois de leur pays, patois qui ressemble beaucoup à l'espagnol. M. Tresch ne put comprendre. Mais l'enfant répondit exactement en français à toutes leurs questions. Ils lui demandèrent enfin d'où ils venaient et où ils allaient, les possédés leur répondirent en allemand ;
« Tu n'as pas besoin que je te le dise, car tu vas tout rapporter aux calotins ».
Un jour le démon dit à M. Tresch : « Tu es un homme des Quatre-Temps, je ne puis te souffrir. Si l'on n'avait pas fait déchirer des chiffons (dire des messes) pour toi, tu me verrais dans ma forme de diable. » M. Tresch était effectivement né aux Quatre-Temps, circonstance inconnue à Illfurt.
Le possédé racontait parfois des traits se rapportant aux commencements du genre humain, en tout conformes au récit de la Bible, il disait avoir assisté à la tentation de nos premiers parents ainsi qu'à la destruction de Sodome et de Gomorrhe. (...)
De temps à autre, il parlait de l'histoire des temps passés : « Durant la guerre des Suédois, on n'a pas détruit la vieille porcherie (la chapelle du cimetière) mais on y a tué le calotin à l'autel, au moment où il tenait l'ostensoir. Un soldat s'apprêtait à trancher la tête à la Grande Dame, quand il tomba en arrière et creva. Je l'ai emporté avec bien d'autres. La Grande Dame ne souffre pas qu'on vole dans la porcherie ».
Il donna encore bien des détails sur les crimes horribles, commis dans le passé à Illfurt.
C'était le 12 mars 1868. M. Tresch se trouvait encore près des enfants, qui étaient tout calmes. Subitement le Malin fit son apparition : « Me voici ! » cria-t-il avec une voix d'homme enrouée, mais sinistre.
— « D'où viens-tu ? » demanda M. Tresch.
— « De chez Garell ».
— « Qui est ce Garell » ?
— « Un relieur. »
— « D'où ? »
— « De l'endroit des deux qui viennent te voir quelquefois. » — (Sélestat).
— « De quels deux veux-tu parler ? »
— « Du grand et du vieux. »
— « Quel est leur nom ? »
— « Canisi. (M. Spies). Je ne sais pas le nom de l'autre (M. Martinot), il me dégoûte. »
— « Qu'as-tu fait chez le relieur ? »
— « Je suis resté toute la journée chez lui. Il était en train de relier un beau livre, dans lequel il aimait à lire. J'en étais bien aise ; toute la journée je suis resté à ses côtés. »
— « Demeure-t-il loin du grand ? »
— « Non, quelques maisons seulement plus loin. »
— « Ne vas-tu pas aussi chez le grand ? »
— « Non, la porte est trop basse pour que je puisse y pénétrer. »
— « De quoi as-tu encore peur chez le Grand ? »
— « De la Grande Dame, qui est à l'extérieur. »
— « Et que fais-tu du vieux ? »
— « Je ne veux rien savoir de celui-là, il me dégoûte trop ».
— « Ne vas-tu pas chez lui également ? »
— « Non, il porte quelque chose, qui m'en empêche. »
— « N'est-ce pas le crucifix, que tu as déjà vu ici ? »
— « Non, c'est quelque chose que le calotin élève en l'air, et ça me piquerait, si j'allais chez le vieux. »
Il s'agissait d'une relique de la vraie croix, dans un petit reliquaire en argent, en forme de croix.
Quand M. Spics eut appris de M. Tresch le récit de cotte conversation, il se rendit aussitôt chez le relieur Garell, qui demeurait dans son voisinage, rue des Chevaliers, et lui demanda si, tel jour, il n'avait pas relié un livre dans lequel il avait lu. M. Garell, ne se souvenant plus exactement, consulta son registre et répondit qu'il avait en effet ce jour-là relié une Bible protestante pour le pasteur de Sélestat, et qu'il y avait lu des passages. M. Spies lui montra alors la lettre d'Illfurt. Le relieur s'écrie, comme frappé par la foudre : « Comment se fait-il que le diable s'occupe de moi ? »
M. Martinot, qui avait accompagné M. Spies, dit alors qu'il n'y avait rien d'étonnant à cela, étant donné la doctrine de l'Église, d'après laquelle le démon rôde autour de nous, comme un lion rugissant, cherchant une proie à dévorer. Et il lui parla plus longuement de la nature des esprits de l'enfer, de leur mystérieuse influence sur les destinées de l'homme.
M. Garell lui dit : « Je vous autorise à dire que le fait est vrai, seulement taisez mon nom »
Sur cela M. Martinot se retira et laissa livré à ses frayeurs le pauvre homme, qui, parait-il, raconta dans sa famille en présence de ses petites filles ce qui venait de se passer. Celles-ci, arrivées en classe, le dirent à leurs compagnes. Bientôt tout le monde connut l'histoire et celui à qui elle était arrivée. Car au sortir de l'école toutes les petites filles n'eurent rien de plus pressé que de raconter à qui voulait l'entendre que le diable avait été chez Garell et avait (à 15 lieues de distance) révélé ce qu'il avait fait. Le relieur en fut vivement contrarié, et oubliant que lui-même avait tout divulgué par son indiscrétion, crut que M. Martinot l'avait ébruité et alla s'en plaindre au procureur impérial. Ce magistrat invita M. Martinot à venir le trouver, ce que ce dernier fit aussitôt et il se justifia sans peine.
Le démon ne cachait pas non plus sa manière de voir en politique. Il n'aimait pas l'empereur Napoléon III , probablement parce que l'empereur entretenait alors de bonnes relations avec le Pape. À diverses reprises, il manifestait au contraire ses préférences, pour le régime républicain, car souvent il saluait les visiteurs par ces mots : « Liberté, Égalité, Fraternité ! — Vive la République ! » M. Spies lui dit : Tu es un sot ; tu ne comprends pas ce que tu dis. Pourquoi crier ainsi ?
« Oh, certes, je comprends, répondit-il en allemand, Vivent la Liberté, l'Égalité, la Fraternité ; c'est un temps favorable pour nous autres. »
Le 24 juillet 1798, le tribunal révolutionnaire de Colmar avait condamné à mort, M. l'abbé Jean Bochelen, vicaire de Seppois-le-Bas, et originaire d'IIlfurt. Le motif apparent avait été l'infraction à la loi sur l'émigration ; le motif réel, la haine de la religion. On le fusilla le soir du même jour dans la sablière, hors la ville. Les amis conservent comme de vraies reliques les objets ayant appartenu au confesseur de la Foi ; la famille Bochelen reçut la chemise ensanglantée.
Le 28 juillet 1842 un violent incendie détruisit plusieurs maisons à Illfurt. Une des maisons de ladite famille Bochelen entre autres fut la proie des flammes. On put cependant sauver la caissette contenant le calice, les lettres, le bréviaire et d'autres objets du vicaire mis à mort par les révolutionnaires. Mais une relique précieuse, la chemise ensanglantée du martyr, disparut, quelqu'un l'avait volée.
Toutes les recherches étaient restées sans résultat. M. le Professeur Lachemann demanda un jour à Thiébaut : « Dis donc, Thiébaut, connais-tu Bochelen ? »
« Ne me parle pas de ce Ritter-Stritter (combattant-chevalier), répond le possédé. Je ne veux pas entendre parler de lui. Dans trente ans d'ici, quand on le déterrera, on parlera déjà assez de lui. »
Trente ans après, en 1897, on édita le livre écrit par M. le curé Soltner, successeur de M. Brey, intitulé : « Jean Bochelen, le dernier martyr de la grande Révolution en Alsace. » Cet ouvrage sauva de l'oubli le souvenir de ce héros et glorifia à nouveau ses admirables vertus. Devant le nouveau presbytère, on érigea un superbe monument au noble Confesseur de la Foi ; un médaillon en cuivre, enchâssé dans le socle, représente la scène de l'exécution.
« Ce monument fut béni solennellement le 24 juillet 1898 au centenaire du martyre de M. Bochelen. Toute l'Alsace parla alors de ce héros de la Foi, dont le souvenir est resté bien vivant dans toute la population.
« La prophétie du démon avait été faite 30 ans auparavant en avril 1868 ».
Quelques jours après la visite du professeur Lachemann, un petit-fils de la famille Bochelen demanda au morne possédé : « Thiébaut, qu'est-il advenu de la chemise de Bochelen ? »
— « Tais-toi, cria l'enfant, un brave garçon (brave au dire du diable) l'a volée (lors de l'incendie), autrement on en aurait par après fait des capsules de héros. » (des reliquaires).
Quand il fut fusillé, la cervelle de l'abbé Bochelen s'étant répandue à terre, quelques personnes la ramassèrent et la conservèrent comme une relique. Quand on la montra à l'un des possédés il dit : « C'est un chevalier celui-là. Ils ont ramassé sa cervelle comme les chats quand ils s'emparent d'une proie. »



« La médium chez qui l'on m'avait envoyé a insisté sur le fait que je ne devais pas m'entêter à chercher la vérité dans ma vie et que c'est à cause de cela que j'avais des problèmes...
»

Celui qui cherche vraiment la vérité trouve Jésus-Christ : Moi, je suis le chemin, la vérité et la vie. (Jn 14, 6).

« Une amie m'avait offert une séance chez une voyante parce que tout ce que j'entreprenais tombait à l'eau et que j'avais des problèmes de santé étranges ; les médecins en venaient même à me dire que c'était dans ma tête pour ne pas dire qu'ils ne savaient pas ce dont je souffrais. Lors de ma rencontre avec cette médium, celle-ci m'avait incitée à devenir cartomancienne, car j'avais des dons disait-elle. Heureusement que je n'ai pas écouté ces propos. Les démons l'avaient inspirée pour me faire tomber avec elle. Je me suis renseignée et j'ai vu quelques mois plus tard un prêtre-exorciste, et après plusieurs séances, les démons se sont mis à hurler par ma bouche. Ça n'était pas ma voix. C'était une voix horrible. J'étais consciente, mais je ne contrôlais plus rien. Ils se sont ensuite déchaînés contre moi, car ils ne supportaient pas d'avoir été découverts. »

Le Démon sait qu'en vous flattant, il augmentera votre égo, votre orgueil, et votre désir de pouvoir et noiera des vérités dans le mensonge pour que vous soyez toujours plus tenté de connaître l'avenir. Il vous éloignera ainsi plus de Dieu, plus du Christ.

« Un proche qui s'était mis à tirer les cartes pour connaître l'avenir et qui pratiquait l'astrologie m'avait incité à m'y mettre également. Cela ne m'intéressait pas vraiment. Puis un jour, j'ai rencontré une femme lors d'une soirée qui avait avec elle un magnifique oracle. Je l'ai tellement trouvé beau que je me suis procuré le même jeu de cartes. En le montrant à des amis, ceux-ci ont commencé à me solliciter pour que je leur tire les cartes. Mais je n'y comprenais rien, alors je me suis exercé pour leur faire plaisir. Et mes amis, voyant que ce que les cartes disaient se produisait dans leur vie, me réclamaient toujours plus. Je continuais à le faire même à contrecœur parce que je pensais les aider. Pas une seule fois je me suis demandé d'où provenaient les réponses, je ne me suis pas posé la question de la possibilité que les forces que je sollicitais étaient démoniaques. J'ai eu de sérieux doutes quand des présences ont commencé à se faire sentir autour de moi. Je me sentais menacé. J'ai effectivement subit de nombreuses agressions surnaturelles à la suite de tout cela. J'ai fait le pas d'aller demander conseil à un prêtre qui m'a expliqué que l'ésotérisme et l'occultisme étaient les terrains de jeu du Diable pour collecter des âmes. J'ai jeté les cartes et me suis rapproché de Jésus. »

« J'ai voulu expérimenter la TCI pour parler à un membre de la famille récemment décédé. Un jour, un meuble massif de la salle à manger s'est soulevé alors que je venais de démarrer l'enregistrement. Au bout de quelques temps, mon domicile s'est retrouvé infesté par des démons, et ma personne aussi. »


(...) Notre époque, plus qu'aucune autre, se débat contre le surnaturel ; parce que, depuis plusieurs siècles, à l'égard du démon et de son action sur le monde, l'éducation même des catholiques est voltairienne. La plupart ignorent les faits démoniaques ou les traitent de contes de bonnes femmes. Pour eux, Satan est un souverain détrôné qu'il serait puéril de craindre, et dont le mieux est de ne pas s'occuper. ("Traité du Saint Esprit" de Mgr Gaume)

On ne trouvera chez toi personne qui fasse passer son fils ou sa fille par le feu, personne qui scrute les présages, ou pratique astrologie, incantation, enchantement, personne qui use de magie, personne qui interroge les spectres et les esprits, ou consulte les morts. Car quiconque fait cela est en abomination pour le Seigneur ton Dieu, et c'est à cause de telles abominations que le Seigneur ton Dieu dépossède les nations devant toi. Toi, tu seras parfait à l'égard du Seigneur ton Dieu. Ces nations que tu vas déposséder écoutent les astrologues et ceux qui scrutent les présages. Mais à toi, ce  n'est pas cela que t'a donné le Seigneur ton Dieu. (Deutéronome 18,10)


Que celui qui s'en remet au Christ et qui n'a pas été rassasié lève la main ! Ce monde fait de nous des insatisfaits chroniques. Jésus nous lave des désirs du monde, il nous oriente vers l'essentiel, vers la vérité, vers la vie, et nous comble d'amour : Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. (Jean 14, 6) Nous sommes repus (jusqu'à l’écœurement) d'une certaine manière de ce désir de mort qui nous enchaînait depuis la naissance. Nous sommes nourris d'un amour qui dépasse tout, un amour qui augmente en nous le désir de cet amour.

Celui qui a vu le Christ change de vie, malgré les épreuves qu'il traversera. L'Amour du Christ est une source intarissable. Celui qui s'en détourne a fait librement le choix du Monde, celui qui ne veut pas entendre a choisi les voies du Démon : Qui n’est pas avec moi est contre moi, et qui ne rassemble pas avec moi disperse. (Mt 12, 30)


Puis j’ai vu sortir de la gueule du Dragon, de celle de la Bête et de celle du faux prophète, trois esprits impurs, pareils à des grenouilles. Ce sont, en effet, des esprits démoniaques qui produisent des signes, et s’en vont vers les rois du monde entier afin de les rassembler pour la bataille du grand jour de Dieu, le Souverain de l’univers. – Voici que je viens comme un voleur. Heureux celui qui veille et garde sur lui ses vêtements pour ne pas aller nu en laissant voir sa honte. Et ils les rassemblèrent en un lieu appelé en hébreu Harmaguédone
. (Ap 16, 13-16)



Que les ignorants recherchent la vérité dans le Seigneur Jésus-Christ et non dans de faux prophètes !

Jésus leur répondit : « Prenez garde que personne ne vous égare. Car beaucoup viendront sous mon nom, et diront : “C’est moi le Christ” ; alors ils égareront bien des gens. (...) Beaucoup de faux prophètes se lèveront, et ils égareront bien des gens. Alors si quelqu’un vous dit : “Voilà le Messie ! Il est là !” ou bien encore : “Il est là !”, n’en croyez rien. Il surgira des faux messies et des faux prophètes, ils produiront des signes grandioses et des prodiges, au point d’égarer, si c’était possible, même les élus. Voilà : je vous l’ai dit à l’avance. » (Mt 24)


Il en va de même avec ceux qui se disent exorcistes, mais qui ne sont pas prêtres ou qui n'ont pas le ministère d'exorcisme (sachez que l'exorcisme de l’Église catholique est gratuit. Fuyez donc si l'on vous réclame de l'argent et ne vous fiez pas aux multiples sites web existants proposant l'exorcisme. Renseignez-vous auprès de votre paroisse ou de votre diocèse afin de rencontrer un prêtre-exorciste). Ce sont aussi parfois des branches indépendantes de l'Église catholique, qui prennent l'apparence de l’Église catholique, qui bafouent la parole du Christ en ayant recours à des pratiques ésotériques ou en mêlant à leur pratique religieuse des spiritualités et des doctrines contraires à la foi catholique (Vous pourrez rencontrer également de vrais prêtres, très compétents dans le combat contre le démon, mais qui incluent une ou plusieurs hérésies dans leurs discours, par exemple : ils ne croient pas au baptême de désir ou de sang).



Innocent III


Lettre « Debitum officii pontificalis » à l'évêque Bertold (Bertrand) de Metz

28 août 1206


Le ministre du baptême et le baptême de désir



Tu m'as très sagement fait savoir par ta lettre qu'un juif qui s'est trouvé à l'article de la mort, et parce qu'il vivait parmi des juifs seulement, s'est plongé lui-même dans l'eau en disant : « Je me baptise au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit ». Or tu me demandes si ce juif, qui persévère dans la foi chrétienne, doit être baptisé.
Quant à nous, nous répondons ainsi à ta fraternité : étant donné qu'il doit y avoir distinction entre celui qui baptise et celui qui est baptisé, comme le montrent à l'évidence les paroles du Seigneur disant aux apôtres : « Baptisez toutes les nations au nom du Père et du Fils et de l'Esprit Saint » Mt 28, 19, le juif dont il est question doit être baptisé à nouveau par un autre, pour qu'il apparaisse qu'autre est celui qui est baptisé, autre celui qui baptise...
Cependant s'il était décédé aussitôt, il aurait rejoint immédiatement la patrie en raison de sa foi au sacrement, même si ce n'avait pas été en raison du sacrement de la foi.


Innocent II

2e concile du LATRAN (10e œcuménique)


Lettre « Apostolicam Sedem » à l'évêque de Crémone.


Le baptême de désir



Le presbytre dont tu as dit qu'il a fini ses jours sans l'eau du baptême, nous affirmons sans hésiter que puisqu'il a persévéré dans la foi de la sainte Mère l'Église et dans la profession du nom du Christ, il a été libéré du péché originel et a obtenu la joie de la patrie céleste. Lis en outre le huitième livre De civitate Dei d'Augustin où on lit entre autres : « Le baptême est administré de façon invisible lorsque ce n'est pas le mépris de la religion mais la barrière de la nécessité qui l'exclut ». Ouvre également le livre du bienheureux Ambroise De obitu Valentiani qui affirme la même chose. Les questions s'étant donc apaisées, tiens les conceptions des Pères docteurs, et fais présenter constamment dans ton Église des prières et des offrandes pour le presbytre que tu as mentionné.

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Ces faux exorcistes utiliseront la prière à Jésus et les évangiles, mais vous recommanderont des rituels de magie permettant d'effectuer un retour à l'envoyeur du maléfice dont vous êtes victime, ou vous conseilleront de laisser votre Bible ouverte à telle ou telle page dans la maison. Ils vous diront qu'une heure suffira à vous délivrer. Vous ressentirez un mieux éphémère. Puis vous aurez la terrible surprise de voir les persécutions reprendre plus violemment qu'auparavant. Pourquoi ? Le Seigneur nous prévient :

Quand l'esprit mauvais est sorti d'un homme, il parcourt les terres desséchées en cherchant un lieu de repos, et il n'en trouve pas. Alors il se dit : "Je vais retourner dans ma maison, d'où je suis sorti." En arrivant, il la trouve disponible, balayée et bien rangée. Alors il s'en va, il prend avec lui sept autres esprits, encore plus mauvais que lui, ils y entrent et s'y installent. Ainsi, l'état de cet homme est pire à la fin qu'au début. Voilà ce qui arrivera à cette génération mauvaise. (Mt 12, 43-45)

Sans un réel chemin de foi, les démons reviendront avec d'autres plus hargneux et il sera plus compliqué ensuite de les chasser. Ces faux exorcistes, désenvoûteurs ou magnétiseurs font en fait appel au Démon. Ce n'est pas parce qu'ils font le signe de croix, qu'ils vous offrent la médaille de Saint Benoît ou qu'ils vous semblent prier qu'ils font appel à Jésus-Christ. Gardez à l'esprit que les sorciers utilisent des objets pieux, bénis, consacrés, et même des reliques pour que leur pouvoir (qui n'en est en fait pas un puisqu'il s'agit d'une intervention du démon, et donc du pouvoir du démon) soit plus efficace. Ils vous feront payer cher (dans les deux sens du terme) leur service.


Pie IX, sur le magnétisme


Encyclique du Saint-Office aux évêques, 4 août 1856



Quelques réponses ont déjà été données par le Saint-Siège à ce sujet à propos de cas particuliers, et dans lesquelles ont été réprouvées comme illicites des expériences qui visent un but qui n'est pas naturel, ni honnête, et auquel on ne parvient pas par des moyens qui conviennent ; c'est pourquoi il a été décrété dans des cas semblables, le mercredi 21 avril 1841 : « L'usage du magnétisme, tel qu'il est présenté, n'est pas licite. » De même la Sacrée Congrégation a décidé de prohiber certains livres qui répandent obstinément des erreurs de cette sorte.

Mais étant donné qu'au-delà des cas particuliers il devait être traité de l'usage du magnétisme en général, le mercredi 28 juillet 1847, il a été établi ce qui suit, pour servir de règle « Toute erreur, tout sortilège, toute invocation du démon, explicite ou implicite, étant écartés, l'usage du magnétisme, à savoir le simple acte d'utiliser des moyens physiques licites par ailleurs, n'est pas moralement interdit, dès lors qu'il ne tend pas à une fin illicite ou dévoyée d'une façon quelconque. Mais l'application de principes et de moyens purement physiques à des choses et à des effets réellement surnaturels, pour qu'ils soient expliqués physiquement, n'est rien d'autre qu'une tromperie absolument illicite et hérétique. »

Bien que par ce décret général le caractère licite ou illicite de l'usage ou de l'abus du magnétisme ait été suffisamment expliqué, la malice des hommes s'est tellement accrue que, négligeant la recherche licite du savoir, ils préfèrent s'attacher à des choses étranges au grand dommage de leurs âmes et au détriment de la société civile, et qu'ils se vantent d'avoir acquis un principe de magie ou de divination. C'est ainsi que des femmes de peu, emportées par des gesticulations qui ne sont pas toujours décentes, se répandent en affirmant que, grâce aux prestiges du somnambulisme et de ce qu'elles appellent la voyance, elles voient ce qui est invisible, et dans leur entreprise téméraire elles ont l'audace de s'engager dans des propos concernant la religion elle-même, d'évoquer les âmes des défunts, de recevoir des réponses, de révéler des choses ignorées ou lointaines, et de se livrer à d'autres pratiques superstitieuses de cette sorte, de manière à s'assurer pour elles-mêmes et pour leurs maîtres un grand bénéfice par des divinations sûres. Mais quels que soient l'art ou l'illusion mis en œuvre en tout cela : dès lors que les moyens physiques sont ordonnés à des effets qui ne sont pas naturels, on est en présence d'une tromperie absolument illicite et hérétique, et d'un scandale qui porte atteinte aux bonnes mœurs.

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Prenez garde également aux marabouts qui glissent leurs petits papillons publicitaires dans votre boîte-aux-lettres. Sachez qu'ils sont passés bien avant cela dans votre quartier pour y faire des incantations (invocations démoniaques) afin que vous trouviez providentielle leur publicité...


Le roi de la Cité du mal veut montrer à ses sujets qu'il dispose, pour leur révéler l'avenir, des voix, des songes, des sorts et de tous les moyens employés par le roi de la Cité du bien. Ici, comme ailleurs, ses réponses sont un mélange de faux et de vrai, au moyen duquel, tout en restant le père du mensonge, il réussit à séduire les hommes.
Cette tactique est invariable. Telle nous la voyons aujourd'hui, dans le Spiritisme, telle nos pères l'ont connue. « Les démons, dit Minutius Félix, rendent des oracles mêlés de beaucoup de mensonges ; car ils sont trompés et trompeurs. Ils ne connaissent pas la vérité pure, et celle qu'ils connaissent pour leur perdition, ils ne la manifestent pas dans sa pureté. »
Même langage dans la bouche de saint Augustin. « Les démons sont le plus souvent trompés et trompeurs. Ils sont trompés, parce qu'au moment où ils annoncent leurs prévisions, il arrive inopinément d'en haut quelque chose qui renverse tous leurs conseils. Ils sont trompeurs, par le désir même de tromper et par le plaisir d'entraîner l'homme dans l'erreur. Cependant, afin de ne pas perdre leur crédit auprès de leurs adorateurs, ils agissent de manière que la faute soit imputée à leurs interprètes, tandis qu'eux-mêmes sont trompés ou trompeurs. »
("Traité du Saint Esprit" de Mgr Gaume)

« En Cochinchine on ne se montre pas moins empressé à faire venir les interprètes de l'Esprit. Ils sont ordinairement deux. L'un est muni d'un tambourin, dont il se sert pour appeler l'Esprit. C'est le charme ou le "carmen" antique. L'autre écoute. Peu à peu il entre en crise. Le paroxysme ne tarde pas à se manifester par des contorsions et des mouvements désordonnés, qui transforment cet être humain en une sorte de demi-démon, tant il devient affreux à voir. Pour s'assurer qu'il est en pleine possession de l'Esprit, on lui apporte une poule. Il la saisit et la dévore tout entière avec les plumes, les pattes, la tête : il n'en reste rien. C'est après l'opération qu'il donne les réponses demandées (Récit de monseigneur Soyher). »
Ces peuples ne sont déjà pas si crédules. Pour croire ils veulent des signes. Ces signes sont des choses humainement impossibles. Ce n'est qu'après en avoir été témoins qu'ils croient aux oracles et font ce qu'ils prescrivent
. ("Traité du Saint Esprit" de Mgr Gaume)


Au sein de l'auguste assemblée (des savants Pères du Concile de Trente), le révérend Père, maître Christophe Sanctotius, s'exprimait ainsi : « Satan vit que Dieu avait donné sa loi, et il donna la sienne, il vit que Dieu voulait être apaisé par des sacrifices, et il en obtint pour lui-même, accompagnés d'affreuses cérémonies, il vit que Dieu parlait aux hommes par ses anges et par ses prophètes, lui-même parla par la bouche des idoles. Dieu eut son temple, où accourait le peuple fidèle. Satan s'en fît ériger de magnifiques sur les différentes parties de la terre, où des milliers d'hommes vinrent lui rendre leurs hommages. Dieu eut ses prophètes, que le peuple environna de respect ; Satan eut ses oracles et ses devins, objets de la vénération universelle. C'est à ces médiateurs entre lui et les hommes, qu'il confia le soin de propager sa religion. » ("Traité du Saint Esprit" de Mgr Gaume)


Extrait de "Traité du Saint-Esprit" de Mgr Gaume :

« Les communications par coups frappés étaient lentes et incomplètes. On reconnut qu'en adaptant un crayon à un objet mobile : corbeille, planchette ou autre, sur lequel on posait les doigts, cet objet se mettait en mouvement et traçait des caractères. Plus tard on reconnut que ces objets n'étaient que des accessoires dont on pouvait se passer. L'expérience démontra que l'Esprit, agissant sur un corps inerte pour le diriger à volonté, pouvait agir de même sur le bras ou la main pour conduire le crayon.

« On eut alors des Médiums écrivains, c'est-à-dire des personnes écrivant d'une manière involontaire sous l'impulsion des Esprits, dont elles se trouvaient être ainsi les instruments et les interprètes. Dès ce moment les communications n'eurent plus de limites (Allan Kardec, Le Spiritisme a sa plus simple expression, p. 4 et 7)... »

Aux médiums écrivains, se joignent aujourd'hui les Médiums évocateurs et les Médiums guérisseurs. Très nombreux depuis huit ans, les premiers obtiennent des esprits les phénomènes les plus surprenants : apparitions de spectres, ou de flammes phosphorescentes, sons articulés, écritures spontanées, rigidité et insensibilité de tous les membres du corps, immobilité instantanée de toutes les pendules d'un appartement, etc.

« Quant aux seconds, ils tendent à se multiplier, ainsi que les esprits l'ont annoncé, et cela en vue de propager le Spiritisme, par l'impression que ce nouvel ordre de phénomènes ne peut manquer de produire sur les masses, car il n'est personne qui ne tienne à sa santé, même les plus incrédules... Entre le magnétiseur et le médium guérisseur, il y a cette différence capitale que le premier magnétise avec son propre fluide, et le second avec le fluide épuré des esprits. Les médiums guérisseurs sont un des mille moyens providentiels, pour hâter le triomphe du Spiritisme (Revue Spirite, janvier 1864, p. 10 et 11. — Que les démons puissent opérer des guérisons plus ou moins réelles, la chose ne paraît pas contestable, Tertullien en donne le secret ; et les nombreux ex voto appendus aux murs des temples païens d'autrefois, attestent la croyance des peuples. Quoi qu'ils en disent, les spirites n'en sont pas encore là. Leur grand médium guérisseur, le zouave Jacob, dont la renommée occupait tout Paris l'année dernière, 1867, a fini par un fiasco complet.). »

(...)

En résumé, à moins de donner dans le pyrrhonisme universel, on est contraint d'admettre, dans leur ensemble, la réalité des phénomènes spirites et la spiritualité des agents qui les produisent.

Mais quels sont ces esprits ? Ils ne peuvent être que des anges bons ou mauvais, des âmes saintes ou des âmes réprouvées. Or, ils ne sont ni de bons anges, ni des âmes saintes. D'une part, les bons anges et les saints ne sont pas aux ordres de l'homme, en ce sens qu'ils viennent d'une manière sensible à l'appel du premier venu, pour satisfaire sa curiosité et lui servir de passe-temps : pareille chose ne s'est jamais vue, jamais dite, jamais crue. D'autre part, Dieu défend, sous les peines les plus sévères, d'interroger les morts (Deuter., XVIII, 11 ; Exod., XXII, 8 ; Is., VIII, 19). Les prétendus morts qui répondent désobéissent donc à Dieu ; ils ne sont donc pas des saints.

Que sont-ils donc ? des damnés ou des démons. Mais, pas plus que les saints, les damnés ne sont aux ordres des évocateurs. Quels Esprits répondent donc à leur appel ? Les démons qui habitent autour de nous, qui sont toujours prêts à nous tromper et qui ont mille moyens d'y réussir. C'est le raisonnement péremptoire de Monseigneur l'évêque de Poitiers (Id. de saint Aug., Lib. De cura pro mort, gerend. c. XIII ; id. de saint Th., I. p., q. 89, art. 8).

« S'il n'est pas permis, dit le savant prélat, d'interroger les morts, et par conséquent si Dieu refuse aux morts la faculté de répondre aux questions, que les vivants ne peuvent leur adresser licitement, de quelle source peuvent émaner ces réponses, que l'on se flatte d'obtenir et que l'on obtient quelquefois ? Manifestement nul autre que l'Esprit de ténèbres ne peut obéir à ces interpellations coupables. La communication avec les Esprits est donc, ni plus ni moins, le commerce avec les démons. C'est, par conséquent, le retour à ces monstrueux désordres et à ces superstitions damnables, qui ont placé pendant tant de siècles et qui placent encore les nations païennes, sous la honteuse servitude des puissances infernales (Instr. past., t. III, p. 43 et 45). »

À l'autorité de l'illustre évêque, joignons celle d'un théologien romain, dont le récent ouvrage est honoré d'une lettre du souverain pontife, Pie IX. « Le magnétisme animal, dit le père Perrone, le somnambulisme et le spiritisme, dans leur ensemble, ne sont autre chose que la restauration de la superstition païenne et de l'empire du démon (De Virt. Relig., in-8., p. 351, n. 825. Romae 1866). »

(...)

De l'aveu de leur organe le plus accrédité, les spirites modernes ont pour ancêtres et pour collègues, toutes les pythonisses, toutes les sorcières, tous les Esprits des temps anciens. Cette antiquité leur plaît, et ils s'en font gloire. Ainsi les protestants se flattent d'avoir pour ancêtres les Hussites, les Vaudois, les Albigeois, et par eux de remonter aux premiers siècles de l'Église.

(...)

Or, toute l'antiquité attribue aux démons, et non aux âmes des morts, les phénomènes spirites. La cause n'est donc pas plus contestable que le fait lui-même (les catholiques se souviendront qu'il serait aussi dangereux qu'il est absurde, de nier, dans leur ensemble, l'authenticité des manifestations démoniaques actuelles. La négation du surnaturel satanique conduit à la négation du surnaturel divin. Le surnaturel satanique n'est tel que par rapport à nous ; par rapport aux démons il est naturel. C'est le sens que nous donnons à ce mot dans le cours de notre ouvrage.).

Que toute l'antiquité attribue aux démons les phénomènes dont il s'agit, c'est un fait que nul ne peut nier sans tomber dans le scepticisme. Puisque nous l'avons déjà prouvé, contentons-nous de citer ici Tertullien. Il y a dix-sept siècles, que, arrachant le masque aux prétendus morts d'Allan Kardec et des spirites modernes : « La magie, disait-il, promet d'évoquer les âmes des morts. Qu'est-ce donc que la magie ? Une tromperie. Mais l'auteur de la tromperie n'est connu que de nous seuls chrétiens, initiés aux mystères des mauvais esprits. Les démons sont les auteurs de la magie, au moyen de laquelle ils se donnent pour des morts. On invoque donc les morts jeunes, les morts de mort violente ; mais ce sont les démons qui opèrent sous le masque des âmes (De Anim., c. LVII). »

Saint Augustin ajoute : « Ces esprits, trompeurs, non par nature, mais par malice, se donnent pour des dieux ou pour des âmes des morts, et non pour des démons, ce qu'ils sont réellement (De civit. Dei, lib. X, c. XI, 2). »

Au témoignage de la tradition, les Pères ajoutaient l'autorité des faits. Preuves en main, ils mettaient à découvert la nature de ces prétendus morts, en rappelant les erreurs et l'immoralité de leur doctrine : rien n'est changé. Malgré tous ses artifices, nulle part le démon ne se trahit avec plus d'évidence que dans les enseignements qu'il donne aux spirites contemporains, avec mission de s'en faire les organes. Aujourd'hui, comme autrefois, mélange de vrai et de faux, ses enseignements finissent par des erreurs radicales. En effet, le catholicisme est la vérité, toute la vérité, rien que la vérité. Toute affirmation opposée est erreur, et vient évidemment du Père du mensonge.

Or, les Esprits enseignent six erreurs, c'est-à-dire six négations qui vont à la ruine complète du catholicisme. Ils nient : 1° l'existence des démons ; 2° l'éternité des peines ; 3° la résurrection des corps ; 4° le péché originel ; 5° la révélation chrétienne ; 6° par conséquent, la divinité même de Notre-Seigneur.

(...)

Quand on sait ce que le démon a exigé et ce qu'il a obtenu des anciens païens, ce qu'il exige et ce qu'il obtient encore des modernes idolâtres ; quand on songe que sous l'influence de l'esprit de 93, qui n'était pas le Saint-Esprit, la France officielle a adoré une courtisane et que Paris a bâti un temple à Cybèle, rien n'est impossible. Pour nous, il nous reste la triste conviction que si le Spiritisme parvenait à dominer la société et qu'il prît fantaisie aux Esprits de demander, comme autrefois, des combats de gladiateurs, ces combats leur seraient accordés, et il y aurait foule au spectacle.

(...)

L'athéisme est une négation. Le monde ne peut vivre de négations, il n'en a jamais vécu." De toute nécessité, il lui faut une affirmation religieuse. Or, ne cessons pas de le répéter : entre la religion de Jésus-Christ et la religion de Bélial, entre le christianisme et le satanisme, il n'y a pas de milieu. Le monde moderne qui tourne le dos au christianisme, où va-t-il ? Il va au satanisme ; et le spiritisme n'est pas autre chose que le satanisme.

Si donc le clergé n'oppose au spiritisme une ligue puissante, et si Dieu n'intervient d'une manière souveraine dans cette lutte décisive, qui empêchera le nouveau culte de prendre, avant la fin de ce siècle, des proportions inconnues ? La première condition de cette ligue est d'instruire solidement les fidèles, non seulement dans les catéchismes, mais encore dans les sermons et dans les livres, sur la puissance des anges bons et mauvais. En ce point notre éducation est à faire ou à refaire.

Ajoutons que le spiritisme est secondé par de puissants auxiliaires. Pour lui préparer les voies, en déblayant le sol, travaillent nuit et jour deux armées innombrables : les sociétés secrètes et les Solidaires. Comment douter de la gravité de la situation ? Comment ne pas voir qu'aujourd'hui l'Église se trouve enveloppée dans la Cité du mal, et que l'ordre social, en Europe, miné jusque dans ses fondements, est menacé de quelque catastrophe inconnue ?

Un pareil spectacle rappelle ce mot de saint Augustin : « De même que l'esprit de vérité a toujours porté les hommes à s'unir aux bons anges ; ainsi l'esprit d'erreur les porte toujours à s'unir aux démons (Epist. CII, n. 19) ; » et la prédiction de l'Apôtre : l'Esprit dit ouvertement que dans les derniers temps, il en est qui abandonneront la foi, pour donner croyance aux esprits trompeurs et aux doctrines des démons (I ad Tim.  IV, 1).



Extraits de "Les hauts phénomènes de la magie" :


Quelques savants de haut mérite ont remonté le cours de la magie, et suivi ses traces effrayantes jusque dans les temps antédiluviens, mais sans rien nous apprendre de ses origines, si ce n'est qu'une forte chaîne de traditions la liait, par les descendants maudits de Cham, aux descendants maudits de Caïn. À des crimes inouïs, dont elle rendit les hommes coupables, la science des plus profonds docteurs attribua la ruine du monde, le déluge. Aux crimes énormes qui fleurirent et se multiplièrent sous ses auspices, lorsque les descendants de Cham eurent remis en honneur une partie de ces traditions des fils détestables de Caïn , l'Écriture attribue les épouvantables malheurs qui fondirent sur les peuples de Chanaan, effaçant jusqu'à leur nom de la place où leur redoutée puissance s'était assise et fondée. De nos jours enfin, c'est à sa recrudescence au milieu de nous que la sagesse de quelques-uns des grands docteurs du christianisme attribue l'explosion des maux préparés, il faut le reconnaître, par des fautes antérieures et graves, nous voulons dire les effroyables et fraternels égorgements dont la démocratie américaine épouvante le monde civilisé. C'est à des enchaînements de causes semblables qu'elle attribue les malheurs qui déjà sévissent contre une partie de notre Europe, la plaçant d'un bout à l'autre de son territoire sous le coup des plus terribles menaces. Un peu plus tard, qu'il me soit permis de le dire en m’inspirant de l'Écriture et des analogies, elle nous jettera dans les bras de l'Antechrist tout parés et engraissés pour le triomphe que le sacrificateur accorde à la victime avant l'heure du sacrifice.

(...)

Moïse ne blâme chez les Hébreux ces pratiques divinatoires qu'autant « qu'elles émanent d'une source impure », et, dès avant son époque, nous les voyons admises par les patriarches eux-mêmes. « Dieu se manifeste par des apparitions, dans des visions, et par diverses sortes de miracles ; mais il défend de s'adonner aux superstitions, et les communications divines deviennent d'autant plus rares que la piété s'affaiblit. Dieu, qui se met en rapport avec de saints personnages, n'entre pas indifféremment en commerce avec tout le monde. » L'analogie nous fait comprendre que Joseph ait eu « sa coupe divinatoire... que Samuel ait fait retrouver à Saül ses ânesses égarées, qu'on devinât par l'éphod, par l'urim et le thummim » ; car ceux qui recouraient à ces moyens sacramentaux, que Dieu, sans doute, avait sanctionnés ou inspirés, « étaient chers à Dieu qui daignait leur répondre. Mais, lorsque l'homme devint criminel, Dieu se tut » ; et lorsque le crime abaissa l'homme jusqu'à le faire user des moyens sacramentels du démon, Dieu ne cessa de le maudire.

(...)

Ni saint Augustin ni Lactance n'hésitent à nous entretenir de ces statues parlantes, oraculaires, prestigieuses, qui ne sont qu'une des preuves sans cesse répétées des facultés et de l'astuce des démons appliqués à perdre la race des hommes, en se substituant au culte du vrai Dieu. « S'appliquant sans relâche à accabler les hommes de maux sans nombre, ils trompent ces âmes faibles et insensées, dit Eusèbe, par les mouvements qu'ils ont imprimés aux statues des hommes morts, consacrées par les générations antérieures, et offertes à leur vénération ; ils les ont égarés par les oracles qu'ils ont rendus et par les guérisons de maladies dont ils avaient préalablement frappé leurs corps ; ils les ont fascinés au point de se faire prendre tantôt pour de véritables dieux, et tantôt pour les âmes des héros déifiés !

(...)

Un fourbe aidé de la science et de la puissance du démon sait donc fasciner les peuples, les séduire, les entraîner et reproduire jusqu'aux miracles mêmes du Fils de Dieu ? — Reproduire ces miracles ! oh non ; mais il peut les singer et les contrefaire avec une si merveilleuse dextérité, que les ignorants et les imprudents restent stupéfiés sous le coup du prestige. Il est, il sera donc de plus en plus important de faire voir et toucher aux yeux des fidèles jusqu'où s'élève l'art du faussaire, jusqu'où monte et s'étend le pouvoir de fascination de l'implacable ennemi du Christ et de l'homme.

(...)

Il est difficile, n'hésitait point à nous affirmer le célèbre Nicolas Remi, d'échapper aux pièges tendus par les sorciers ; car ils ont l'art d'arriver de but en blanc sous les apparences et les formes les moins suspectes dans des maisons closes et gardées. La plupart de ceux contre qui j'ai dirigé mes en quêtes ont prétendu s'être changés d'hommes en chats, chaque fois qu'il leur plaisait de s'introduire dans la maison d'autrui pour y placer, à la faveur de la nuit, leurs maléfices ; et de nombreux témoignages, entourés de toutes les circonstances propres à établir la véracité de leurs dépositions, se réunissaient pour confirmer leur parole.

(...)

Prêtres et initiateurs des fausses religions, hauts magnétistes, spirites, fondateurs et fauteurs d'hérésies, faux christs, tous les hommes que les puissances démoniaques se donnent ou acceptent comme auxiliaires accomplissent les merveilles les plus étonnantes ; et qui oserait dire que nous, que nos fils ou nos petits-fils, nous ne les verrons point opérer au milieu de nous les plus grands prodiges ? prodiges si grands que les élus eux-mêmes ne sauraient y résister, s'il était possible d'être à la fois séduit et de rester élu ! Qui n'a lu l'annonce de ces jours de chutes, conséquence de la tiédeur des croyances de ceux dont la bouche et la vie doivent faire parler la foi ; et pourtant, qui semble croire à ces jours de désastre et de mort pour les âmes, comme si ces temps pouvaient l'atteindre ? jours de dernière épreuve et de rigueurs, où la justice divine laissera se dérouler en tissus de merveilles les ruses les plus homicides de l'enfer ; jours, enfin, qui devront être abrégés en faveur de ceux dont la miséricorde divine veut assurer le salut. Ainsi parlent nos Écritures, laissant aux grandes leçons du passé de nous apprendre le caractère des événements dont elles nous signalent l'approche.

(...)

Si tôt et si tard que ce soit, l'histoire bien authentique de la magie nous permet donc de prendre à la lettre les paroles de saint Paul qui, du temps de cet apôtre, s'accomplissaient si fréquemment encore. Le démon dans les pièges duquel ils sont tombés « les tient captifs pour en faire ce qu'il lui plaît (A Thimot., c. Il, v. 26) ».
Et nous ne sommes point étonnés lorsque déjà l'un des maîtres de Bossuet, Tertullien, venant au secours des poètes théologiens et de l'histoire contre notre incrédulité, s'est écrié : Le Démon ne sait-il point communiquer au magicien l'art de former des corps, et d'offrir à la vue des fantômes !... Et que lui en coûte-t-il de tromper l'œil du corps, lorsque ce lui est un jeu d'aveugler les yeux si subtils et pénétrants de l'esprit !

(...)

Ajoutant huit siècles d'expérience et l'autorité de son propre génie au siècle et aux paroles du grand évêque d'Hippone, saint Thomas d'Aquin trace ou répète sans hésitation, dans le cours du treizième siècle, cette sentence universellement adoptée : « Tous les anges, bons et mauvais, tiennent de la vertu de leur nature la puissance de transformer nos corps, transmutandi corpora. » Ainsi le démon « peut donner à tout, être matériel la forme qu'il veut, et le faire passer pour être d'une autre espèce. Rien ne l'empêche de se former un corps aérien de telle forme et de telle figure qu'il lui plaît. Il peut donc, par la même cause, donner à tout être matériel la forme qu'il veut... » Le démon compose aux sorciers un corps semblable à ceux qu'il forme à son usage lorsqu'il lui plaît de se rendre visible ; ou, du moins, il change et modifie l'aspect naturel de l'homme ou de la bête à l'aide de ce mystérieux composé. Car les anges, bons et mauvais, se font des corps, et, par conséquent, en modèlent à leur gré la forme et la modifient. Et « lorsque les démons font, parleur puissance naturelle, quelque chose d'extraordinaire, ces phénomènes ne sont point des miracles, absolument parlant ; ils passent cependant pour tels à nos yeux, et c'est de cette manière que les magiciens opèrent les leurs. »
Les démons sont des anges, et les anges peuvent agir sur nos sens, « soit en leur présentant un objet sensible extérieur, soit en excitant intérieurement les humeurs du corps de manière à produire sur nous l'effet d'apparitions sensibles. “Mais pour ce qui est de la transformation des êtres matériels qu'une cause naturelle ne saurait produire, les démons sont dans l'impuissance absolue de l'opérer en réalité. Ainsi ne peuvent-ils changer le corps d'un homme en celui d'une bête, ni ressusciter un mort. Que si, pourtant, l'œuvre du démon paraît quelquefois semblable à un fait de cette nature, il n'y a pas là de réalité, ce n'est qu'une apparence," et rien de plus ; mais rien n'est plus véritable que cette apparence !
D'après saint Thomas, l'un des plus vastes génies du monde philosophique et religieux, deux moyens d'opérer des métamorphoses apparentes se trouvent donc naturellement au pouvoir de l'ange et du démon : l'un agit dans notre intérieur, l'autre nous frappe par le dehors, et chacun d'eux permet aux Esprits qui se meuvent autour de nous de nous rendre les jouets de leurs plus décevantes illusions.

(...)

Par le simple fait de son existence et de son action, le démon m'impose la croyance au Sauveur, au rédempteur, à celui qui ne vint en ce monde que pour nous racheter et détruire les œuvres du démon. Le Sauveur, le rédempteur, par la même raison, m'inculque la croyance au démon, à sa malice, à ses œuvres, — opera, — à ses parodies, à ses prestiges ; et, sans qu'un blasphème rapproche ces deux mots, je puis dire de la sainte Hostie qu'elle m'invite à croire aux transformations apparentes de celui qui se fait le singe de Dieu, au loup-garou, au phénomène dont la vue n'est, pour nos yeux fascinés, que le résultat d'une hallucination démoniaque.
Et pourquoi donc, en définitive, plaît-il au Seigneur de donner aux mauvais Esprits cette puissance étrange de singer ses prodiges, de jeter nos âmes dans l'épouvante et dans l'erreur au moyen de ces illusions de nos sens ? Je dois l'avouer à nos philosophes en toute simplicité : jusqu'ici Dieu ne m'a point encore fait l'honneur de me convoquer à ses conseils, et sa Raison me paraît condamner la nôtre à reconnaître avec une humble droiture les faits dont il nous dérobe le motif. Mais si l'on veut prêter l'oreille au Maître des sentences, raisonnant sous les inspirations de la science sacrée et du bon sens, voici ses paroles : « Les mauvais anges, auteurs de la magie, tiennent de Dieu cette science
et cette puissance. Elle leur est accordée afin de tromper les trompeurs, » afin de punir les coupables, « afin de forcer les fidèles à se tenir sur leurs gardes, afin d'exercer et d'éprouver la patience des justes1 ! » Saint Augustin s'étonne de cette puissance qui permettait, par exemple, aux magiciens de Pharaon de changer ou de paraître changer leurs verges en serpents *, comme à nos sorciers de changer leur aspect en celui d'animaux ou de monstres. Mais il s'émerveille moins de ce pouvoir que de la limite qui lui est posée, lorsque, par exemple encore, les mêmes magiciens, s'efforçant de susciter des nuées de moucherons, sentent défaillir leur vertu diabolique, et sont réduits à s'écrier devant Moïse : Le doigt de Dieu est ici !
Eh bien ! ces verges des magiciens de Pharaon, qu'une parole semble transfigurer en serpents, ces habitants de Sodome, cette armée tout entière de Syriens dont les yeux grands ouverts découvrent tout ce que les regards peuvent découvrir, et ne peuvent voir la seule et unique chose que les anges ou le prophète Élisée veulent dérober à leur vue ; ces disciples, ces amis de Jésus, qui, s'entretenant face à face avec lui, le prennent pour un voyageur inconnu, et qui, le voyant sous la figure étrangère dont il se revêt, ne le reconnaissent que lorsqu'il se donne et s'identifie à eux dans le sacrement de son amour ; cette Marie-Madeleine, qui sait aimer pourtant, et dont l'amour même se laisse tromper ; dix mille exemples authentiques de ces transformations d'anges, de démons, d'hommes et de choses, exemples plus frappants les uns que les autres, n'est-ce point là, dans l'ordre divin aussi bien que dans l'ordre diabolique, le fonds même du phénomène que l'histoire de l'Église, que l'histoire de l'idolâtrie, que celle de la magie ou du magnétisme exposent sous le nom vulgaire et générique de transfiguration, d'invisibilité, de lycanthropie ? Et, s'élever à la démonstration d'une vérité fondée sur des autorités plus disparates mais plus universelles, plus sacrées ou plus détestables, plus abondantes et plus sûres, voilà ce qui, de notre part, peut faire l'objet d'un juste défi !






Il y a deux sources de révélations : l'une bonne, qui est la vérité même ; l'autre mauvaise, origine de l'erreur. Les unes émanent du Créateur, les autres de l'esprit malin, ennemi de l'homme. Moïse nous apprend que Dieu, dès le principe, se révéla à nos premiers parents et leur fit une défense. Satan intervint et leur dit qu'en la violant ils seraient comme des dieux. Cette double manifestation a continué durant la longue suite des âges ; si de la part de Dieu elle est parfois accompagnée de miracles éclatants, de la part de Satan, c'est une foule de prodiges trompeurs. De là cette distinction du surnaturel et du surhumain, si importante à faire ; la véritable révélation avait fait connaître un Dieu éternel, unique, puissant, bon, juste, créateur de l'univers ; elle s'altéra, les hommes disséminés sur le globe l'oublièrent, les esprits malins intervinrent et trompèrent les premiers prêtres ou chefs de famille par de fréquentes manifestations et de nombreux prodiges bien capables de séduire, car c'étaient : la divination qui flatte la curiosité de l'homme, les guérisons, les révélations de secrets utiles à son bien-être ou propres à satisfaire sa cupidité ou ses passions
. ("Des rapports de l'homme avec le démon", Tome I, Joseph Bizouard)



Dernier point :
Des taupes ont également (et malheureusement) revêtu l'habit d'apôtre du Christ (prêtres francs-maçons, imposteurs ne vivant pas de l’Évangile et cherchant à pourrir et à pervertir l’Église de l'intérieur...) : Ces hommes-là sont de faux apôtres, des ouvriers trompeurs, déguisés en apôtres de Christ. Et cela n'est pas étonnant, puisque Satan lui-même se déguise en ange de lumière. Il n'est donc pas étrange que ses ministres aussi se déguisent en ministres de justice. Leur fin sera selon leurs œuvres. (2 Corinthiens 11, 13-15)

Et le diable, qui les séduisait, fut jeté dans l'étang de feu et de soufre, où sont la bête et le faux prophète. Et ils seront tourmentés jour et nuit, aux siècles des siècles. (Ap 20, 10)

L’Église, épouse de l’Agneau immaculé, des ennemis très rusés l’ont saturée d’amertume et abreuvée d’absinthe ; ils ont porté leurs mains impies sur tout ce qu’elle a de plus précieux. Là où a été établi le Siège du bienheureux Pierre et la Chaire de Vérité pour la lumière des nations, là ils ont posé le trône de l’abomination de leur impiété ; de sorte qu’en frappant le pasteur, ils puissent aussi disperser le troupeau. (Exorcisme du Pape Léon XIII)

Gardez-vous des faux prophètes qui viennent à vous déguisés en brebis mais qui, à l'intérieur, sont des loups rapaces ; c'est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. Cueille-t-on des raisins sur les épines, ou des figues sur les ronces ? Pareillement tout arbre bon donne de bons fruits et l'arbre mauvais de mauvais fruits. Un arbre bon ne saurait porter des fruits mauvais, comme un arbre mauvais ne saurait porter de bons fruits. Tout arbre qui ne produit pas de bons fruits, on le coupe et on le met au feu. C'est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. (Mt 7, 15-20)

Bien-aimés, ne vous fiez pas à n’importe quelle inspiration, mais examinez les esprits pour voir s’ils sont de Dieu, car beaucoup de faux prophètes se sont répandus dans le monde.
Voici comment vous reconnaîtrez l’Esprit de Dieu : tout esprit qui proclame que Jésus Christ est venu dans la chair, celui-là est de Dieu.
Tout esprit qui refuse de proclamer Jésus, celui-là n’est pas de Dieu : c’est l’esprit de l’anti-Christ, dont on vous a annoncé la venue et qui, dès maintenant, est déjà dans le monde.
Vous, petits enfants, vous êtes de Dieu, et vous avez vaincu ces gens-là ; car Celui qui est en vous est plus grand que celui qui est dans le monde.
Eux, ils sont du monde ; voilà pourquoi ils parlent le langage du monde, et le monde les écoute.
Nous, nous sommes de Dieu ; celui qui connaît Dieu nous écoute ; celui qui n’est pas de Dieu ne nous écoute pas. C’est ainsi que nous reconnaissons l’esprit de la vérité et l’esprit de l’erreur
. (1 Jn 4, 1-6)


« (…) Pauvre Seigneur, Il nous a sauvés avec tant d’amour et il est si peu compris ! Si peu aimé ! Si mal servi ! Il est douloureux de voir une si grande désorientation, et en tant de personnes qui occupent des places de responsabilité !… Pour nous, nous devons, autant qu’il nous est possible, essayer de réparer par une union toujours plus intime avec le Seigneur ; nous identifier avec Lui pour qu’Il soit en nous la Lumière du monde plongé dans les ténèbres de l’erreur, de l’immoralité et de l’orgueil… Cela me fait de la peine de voir ce que vous me dites, que maintenant cela se passe aussi par ici !… C’est que le démon a réussi à infiltrer le mal sous couvert de bien, et les aveugles se mettent à en guider d’autres, comme nous le dit le Seigneur dans son Évangile, et les âmes se laissent tromper. De tout cœur, je me sacrifie et offre à Dieu ma vie pour la paix de son Église, pour les prêtres et pour toutes les âmes consacrées, surtout pour celles qui sont tellement trompées et égarées ! » (Lettre de Sœur Lucie, voyante des apparitions de la Sainte Vierge Marie à Fatima, à une amie religieuse, le 16 septembre 1970) « Chacun doit sauver non seulement son âme, mais aussi toutes les âmes que Dieu a placées sur son chemin. » (Lettre au Père Fuentes).

Malheur, quand les hommes vous loueront, car c'est ainsi que leurs pères faisaient aux faux prophètes. (Luc 6, 26)

Je m’étonne que si vite vous vous laissiez détourner de celui qui vous a appelés en la grâce de Jésus-Christ, pour passer à un autre Évangile : non certes qu’il y en ait un autre ; seulement il y a des gens qui vous troublent et qui veulent changer l’Évangile du Christ. Mais quand nous-mêmes, quand un ange venu du ciel vous annoncerait un autre Évangile que celui que nous vous avons annoncé, qu’il soit anathème ! Nous l’avons dit précédemment, et je le répète à cette heure, si quelqu’un vous annonce un autre Évangile que celui que vous avez reçu, qu’il soit anathème ! (Gal 1: 6-9)

Comme il y a eu de faux prophètes parmi le peuple, il y aura parmi vous de faux docteurs qui introduiront des sectes pernicieuses, et qui, reniant le Maître qui les a rachetés, s'attireront une ruine soudaine. Bon nombre de fidèles les suivront dans leurs dérèglements, et ils seront cause des blasphèmes portés contre la voix de la vérité. Dans leur cupidité, ils trafiqueront de vous avec des paroles trompeuses ; mais, depuis longtemps, ils fournissent matière à condamnation, et ils travaillent sans relâche à leur perte. Si Dieu n'a pas épargné les anges prévaricateurs, mais les a précipités dans un abîme d'obscurité où Il les tient en réserve pour le jugement ; et s'Il n'a pas épargné l'ancien monde, à l'exception de huit personnes parmi lesquelles Noé, qu'Il garda comme prédicateur de la justice, tandis que le déluge s'abattait sur le monde des impies ; et s'Il a voué à la totale destruction les villes de Sodome et de Gomorrhe, les réduisant en cendres pour servir d'exemple aux impies à venir, tandis qu'Il sauvait le juste Loth écœuré de la conduite déréglée de ces impies (car ce juste, qui habitait au milieu d'eux, avait quotidiennement son âme sainte tourmentée par les actions iniques qu'il voyait et entendait) ; le Seigneur sait ainsi délivrer de l'épreuve les hommes pieux, tandis qu'Il se réserve de châtier les impies au jour du jugement, surtout ceux qui joignent le mépris de l'autorité aux passions impures et aux péchés de la chair. (2e épître de Saint Pierre, Chapitre II)

Ce n'est pas celui qui m'aura dit : "Seigneur, Seigneur" qui entrera au royaume des Cieux, mais celui qui aura accompli la volonté de Mon Père céleste. Ils seront nombreux à Me dire en ce jour-là : "Seigneur, Seigneur, n'est-ce pas en Votre Nom que nous avons chassé les démons ? en Votre Nom que nous avons fait quantité de prodiges ?" Et alors Je leur déclarerai hautement : "Jamais Je ne vous ai connus ; éloignez-vous de Moi, vous tous, artisans d'iniquité." (Mt 7, 21-23)


Attention donc aux faux Jésus créés de toute pièce !


Soyez observateurs et attentifs, car les satanistes utilisent également la croix (tordue ou cassée) et le crucifix (croix tordue et christ difforme représentant l'antéchrist), comme symboles de la Bête, utilisés par les sorciers au Moyen-Âge. (Cf. cet article)


Éloignez-vous aussi des théologiens auto-proclamés qui interprètent Saint Thomas d'Aquin à leur sauce pour adapter la philosophie scholastique au modernisme et qui prônent la théorie hérétique de l'illumination finale. Ceux-là sont de ces faux-prophètes qui entraînent dans leur sillage des milliers d'âmes en enfer. Humilité, soumission et obéissance devant l'enseignement du Christ par les Apôtres tel que l’Église catholique l'a toujours donné, cela est et sera notre bouée de sauvetage !

La vérité ne nous est peut-être pas confortable, mais elle seule nous donnera la véritable paix ; elle seule nous rendra libres.


Lire ce Résumé de la Somme théologique de Saint Thomas d'Aquin afin d'augmenter en vous l'amour de la vérité.



Fort de ces constatations, et après de longues prières à Notre Seigneur Jésus-Christ et à la Sainte Vierge Marie pour être guidé vers la vérité, notre groupe s'est par la suite tourné vers les Non Una cum, et a pu par cette décision fondamentale avancer efficacement dans le combat spirituel et découvrir la véritable Église catholique
, par l'enseignement non donné par les hommes, mais donné par Dieu pour récompenser l'amour de la vérité. Ne brûlez pas les étapes, mais ayez toujours le désir de la vérité.




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Voir Les magiciens et les démons (analyse réalisée par un protestant).



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