lundi 7 décembre 2020

Les Pifferari




Lettre aux enfants des catéchismes de première communion


Rome, le 24 décembre.


Je n'ai pas oublié, mes chers enfants, qu'à mon départ de Paris, je vous ai promis de vous raconter ce qui me paraîtrait plus intéressant pour vous dans les fêtes de Rome et en particulier dans les fêtes de Noël, qui sont plus de votre âge que les autres solennités de l'Église.
Tout le mois de décembre sert, à Rome, de préparation à la fête de Noël ; mais, la veille, la ville offre un spectacle bien singulier et en même temps bien consolant pour un cœur chrétien. La joie se répand sur tous les visages ; on va, on vient, on se remue ; ici ce sont les cochers des cardinaux qui tirent de leurs remises les vieux carrosses des grandes cérémonies ; là, des valets de pied qui préparent leur livrée d'ordonnance à la porte des palais ; ailleurs des marchands qui circulent avec les bonbons du petit Jésus et les gâteaux du réveillon ; les rues sont encombrées, on se presse dans les églises ; on commence à se saluer avec la touchante exclamation de Noël !... Mais je ne veux pas m'arrêter à ces détails ; aussi bien, il n'y a rien dans tout cela dont vous ne puissiez vous faire facilement l'idée, et je tiens à vous faire connaître ce qui caractérise ici la veille de Noël. Je veux parler des Pifferari et de leur musique que l'on entend partout...
Qu'est-ce que cela ? me direz-vous. Écoutez, je vais vous l'apprendre. Le mot de Pifferari, qui peut-être vous a déjà fait sourire, est italien et signifie un pasteur ou un berger. — Les Pifferari sont donc des bergers qui passent leur vie, le reste de l'année, sur les montagnes dont la ville de Rome est entourée de tous côtés (C'est surtout des Abruzzes et de la Sabine qu'ils viennent), et qui s'occupent à garder les troupeaux, comme les anciens pasteurs, dont il est parlé dans l'évangile qu'on lira cette nuit à la messe.
Je ne sais si les bergers de l'Évangile ressemblaient à ceux d'aujourd'hui ; mais je puis vous assurer que si le nom sous lequel on les désigne vous paraît curieux, leur costume ne vous le paraîtrait pas moins. Je vous amuserais, si je vous en faisais seulement la description ; mais non, la description serait insuffisante... Il faudrait les voir, ces braves gens, avec leurs culottes courtes, jaunes, rouges ou vertes, rehaussées de lanières de peau de chèvre ou de brebis, leurs longs gilets à basques, les espèces de sandales qu'ils ont aux pieds, les bandes de lin qui entourent leurs jambes en guise de chausses ou de bas, leurs vestes arrondies et aussi variées en couleur que leurs culottes, leurs chapeaux à formes bizarres, tantôt pointus,
tantôt tout ronds, quelquefois relevés par un coin sur l'oreille, presque toujours avec une rosette et un large ruban de couleur jaune ou écarlate, leurs manteaux enfin aussi bizarres dans leurs formes que les chapeaux et aussi variés pour la couleur que les culottes et les vestes rondes : il y en a de bleus, il y en a de marrons, il y en a de verts, il y en a de rouges, et j'ai appris que ces derniers étaient ordinairement les débris du vestiaire de quelque pieux cardinal, dont la charité avait couvert leurs épaules.
Tels sont donc nos Pifferari. — Je me suis laissé aller malgré moi à vous faire leur portrait ; encore ai-je oublié de vous décrire leurs longs cheveux noirs qui descendent jusque sur leurs épaules, leurs yeux vifs, leur marche lente et incertaine ; et de vous parler des instruments de musique qu'ils portent tous avec eux, et qui sont l'accompagnement indispensable de leur personne. Ces instruments sont simples comme tous ceux des bergers : c'est le haut-bois, espèce de flageolet champêtre à sons plaintifs et sourds ; c'est là musette, horrible ensemble de peaux tendues et gonflées, dont ils tirent des sons aigus et nasillards, mais pleins d'une mélancolique naïveté.
Dès le commencement de l'Avent, les Pifferari descendent par troupes des montagnes, et se partagent les quartiers de la ville, qu'ils font résonner de leur musique et de leur canzonette. Et c'est leur apparition qui révèle aux insouciants le temps heureux de l'année où l'on se trouve. Ne vous en étonnez pas, mes enfants ; il est juste que, quand il s'agit d'annoncer les fêtes de la crèche, cette mission soit confiée à des bergers, puisque ce furent des bergers qui les premiers furent les ambassadeurs de la naissance de l'Enfant-Dieu.
Tout le temps donc de l'Avent, les Pifferari vont dans la vielle de porte en porte, comme vous voyez à Paris ces joueurs d'orgue de Barbarie qui entrent dans les cours de nos maisons, ou s'installent au milieu des carrefours et des rues : seulement ce ne sont pas des airs profanes que font entendre les Pifferari, mais de joyeux noëls. Le plus souvent ils marchent trois ensemble : un vieillard, un homme dans la maturité de l'âge, et un enfant. C'est peut-être pour rappeler l'antique tradition qui suppose que, comme les rois mages, les bergers vinrent à la crèche au nombre de trois. Le premier joue du haut-bois ; le second, de la musette ; pour l'enfant, il n'a d'ordinaire qu'un léger chalumeau ou simplement un triangle.
Lorsque les Pifferari rencontrent à la porte de quelque maison, ou dans le coin retiré d'une cour, quelque image de la Vierge, et cela est bien fréquent à Rome, ils se rangent autour du modeste sanctuaire, et c'est là qu'ils établissent leur orchestre. Bien entendu qu'on ne manque pas de gratifier leur musique de quelque pièce de monnaie. Si l'offrande a été généreuse, ils reviennent le lendemain et le surlendemain. Quelquefois, on les loue pour une neuvaine, et chaque jour vous les voyez arriver à l'heure indiquée et jouer les airs demandés. D'autres fois c'est pour le mois tout entier qu'on s'arrange avec eux. C'est ce qui s'est fait dans la maison où j'habite et j'en ai été bien édifié : tous les jours, à l'heure marquée on voyait venir ces braves gens ; et, comme pour ajouter à la fête, un jeune garçon d'écurie ne manquait pas d'allumer un petit cierge aux pieds de la Madone, autour de laquelle se rangeaient les Pifferari.
Aujourd'hui, veille de Noël, c'est le jour de leur triomphe : ils se sont tellement multipliés dans la ville, que je crois vraiment que toutes les montagnes sont désertes, et que les troupeaux dorment sous la seule garde des chiens : on en rele ncontre de tous côtés, et de tous côtés aussi on entend retentir les sons de leurs haut-bois, de leurs chalumeaux et de leurs musettes. Quoique cette musique, comme je vous l'ai déjà dit, mes enfants, ne soit gère harmonieuse à l'oreille, que j'aime à l'entendre ! Elle parle à l'âme et au cœur, et je suis sûr que si vous étiez là avec moi vous en diriez autant.
Voici quelques fragments des cantates qu'ils réservent pour ce jour :
« Ô douce Vierge, aimable fille de sainte Anne, voilà que vous portez avec vous le Bon petit Jésus. Tout à l'heure les Anges vont crier : Venez, hâtez-vous, allez à la cabane de Jésus enfant ; il est né dans une pauvre étable où mangent les bœufs et les ânes. »
La dernière strophe est encore plus touchante : « Que durant la sainte nuit de Noël qui approche, ô Vierge Immaculée, bienheureuse au ciel, sur la terre notre avocate, la prière que nous avons chantée à Jésus enfant, lui soit représentée par vous. »
Adieu. Si vous n'avez pas de Pifferari pour vous chanter noëls, chantez-les donc vous-mêmes seuls ou avec votre mère et vos frères et sœurs... Du moins, songez à bien parer vos jeunes cœurs pour demain ; qu'ils soient fervents et bien remplis d'amour pour l'enfant Jésus ; et que surtout, je vous le répète encore, ils se dilatent et se laissent aller à toute la joie de cette fête chrétienne.

(Extrait de Les Fêtes de Noël à Rome, par M. l'Abbé V. Dumax)


Reportez-vous à Les Boutiques de Noël et le Præsepio, Regard sur le triple sacrifice du Jour de Noël, Noël, Jour de sainte allégresse, Lumière sur Noël, La crèche, Méditation pour la Fête de Noël : Vous trouverez un Enfant enveloppé de langes, et couché dans une Crèche, Instruction sur la Fête de Noël, Pratique de la Dévotion à l'enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 21e Méditation : Cependant Marie ne perdait rien de toutes ces choses et les méditait dans son cœur, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 22e Méditation : Ils portèrent Jésus à Jérusalem, afin de l'offrir au Seigneur, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 20e Méditation : Ayant été averti en songe de ne point aller trouver Hérode, ils retournèrent en leur pays par un autre chemin, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 19e Méditation : Se prosternant, ils l'adorèrent ; puis ayant ouvert leurs trésors, ils lui offrirent en présent de l'or, de l'encens et de la myrrhe, Discours aux jeunes époux, du Pape Pie XII, durant l'Octave de l’Épiphanie, le 10 janvier 1940, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 18e Méditation : Voici que l'étoile qu'ils avaient vue en Orient parut, allant devant eux, jusqu'à ce qu'elle vint s'arrêter sur le lieu où était l'enfant, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 17e Méditation : À la nouvelle de la naissance du saint Enfant, le roi Hérode fut troublé, et tout Jérusalem avec lui, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 16e Méditation : Nous avons vu son étoile en Orient, et nous sommes venus pour l'adorer, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 15e Méditation : Voici que les Mages vinrent de l'Orient à Jérusalem, Méditation pour le Jour des Rois : Que votre Règne arrive, Instruction sur la Fête des Rois, Méditation sur l’Épiphanie : Les Mages confessent Jésus-Christ devant les hommes, Méditation sur l’Épiphanie : Les Mages à Jérusalem, Méditation pour l’Épiphanie : La vocation des mages prédite et figurée, notre vocation à la foi de Jésus-Christ, Méditation sur l’Épiphanie : Les Rois-Mages, Méditation sur l’Épiphanie : Du ministère de Marie dans la vocation des Gentils à la Foi, Remerciement, offrande et prière au Verbe de Dieu incarné, pour l'Octave de l'Épiphanie, Méditation sur l’Épiphanie, Méditation sur la Nativité, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 14e Méditation : On lui donna le nom de Jésus, Litanies du Saint Nom de Jésus, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 13e Méditation : On lui donna le nom de Jésus, nom qui lui avait été donné par l'ange, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 12e Méditation : Après huit jours, le saint Enfant fut circoncis, Instruction sur la Circoncision, Méditation sur la Circoncision, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 11e Méditation : Les bergers revinrent en glorifiant et en louant Dieu de tout ce qu'ils avaient vu et entendu, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 10e Méditation : Les bergers se disaient les uns aux autres : Allons jusqu'à Bethléem, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 9e Méditation : Gloire à Dieu au plus haut des Cieux, et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 7e Méditation : Tout à coup l'Ange du Seigneur parut auprès d'eux, Salutation à Marie et à Jésus naissant, Litanies du Saint Enfant-Jésus, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 1re Méditation : Marie s'étant rendue avec Joseph à Bethléem, le temps de son divin enfantement arriva, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 2e Méditation : Je vous annonce un grand sujet de Joie, il vous est né aujourd'hui un Sauveur, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 3e Méditation : Marie mit au monde son fils premier-né, et l'enveloppa de langes, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 4e Méditation : Marie, après avoir enveloppé de langes le saint Enfant, le coucha dans la crèche, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 5e Méditation : Voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un enfant enveloppé de langes et couché dans une crèche, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 6e Méditation : Il y avait là aux environs des bergers qui veillaient et se relevaient les uns les autres pendant la nuit, pour la garde de leurs troupeaux, Litanies du Saint Enfant-Jésus, et Dévotion au Saint Enfant-Jésus : Prière d'amour et Consécration.













dimanche 6 décembre 2020

Prière pour demander ou pour renouveler en soi la grâce du sacrement de Confirmation



Je confesse, ô mon Dieu ! qu'après avoir si mal profité de la grâce du Baptême, je ne mériterais pas d'obtenir celle du sacrement de Confirmation. Je n'ai été chrétien que de nom, et vous m'avez confirmé dans la glorieuse qualité de parfait chrétien. Je vous remercie très-humblement d'avoir imprimé dans mon âme votre sceau divin, en me donnant pour gage le Saint-Esprit. Vous m'avez fait la même faveur qu'à vos Disciples le jour de la Pentecôte, lorsque cet Esprit, descendant visiblement sur eux, les confirma dans la foi, les rendit intrépides pour braver les supplices et la mort même, de timides qu'ils étaient auparavant. Rendez-moi, Seigneur, comme eux, victorieux du monde par l'impression de cette force divine qui les fit triompher de tout ce qu'un adversaire si redoutable pouvait opposer à leurs desseins. Inspirez-moi assez de courage pour résister à vos ennemis et pour me surmonter moi-même. Soutenez-moi dans ces combats si longs et si périlleux, et armez-moi du glaive de votre justice et de votre vérité, puisque sans vous il est inutile de combattre et impossible de vaincre. Je vous demande la prudence et le courage qui me sont nécessaires pour m'opposer à l'irréligion et à l'incrédulité, quelquefois par mes paroles, souvent par mon silence et toujours par mes bons exemples. Vous avez répandu sur ma tête l'onction de l'huile sainte, vous m'avez donné le signe des dons du Saint-Esprit ; qu'il vienne en moi, cet Esprit-Saint, non comme un hôte qui passe, mais comme un maître qui réside. Qu'il élève mon esprit vers vous par le don de sagesse ; qu'il l'éclaire par le don d'intelligence ; qu'il l'instruise de la science des Saints ; qu'il soit mon conseil dans mes doutes, ma force dans les tentations, une source de piété et de crainte envers vous.
Esprit-Saint, Dieu de bonté et de miséricorde, source inépuisable de grâces et de bénédictions, pardonnez-moi toutes mes infidélités passées. Ne permettez pas que j'endurcisse mon cœur en résistant désormais à vos grâces, et que je retombe dans le péché mortel, votre irréconciliable ennemi, seul capable de vous chasser de mon cœur. Répandez votre esprit sur votre serviteur, ô mon Dieu ! manifestez-vous à lui par la plénitude de vos grâces, par la communication de vos lumières, par l'impression de cette divine force qui le fera triompher de tous les ennemis de son salut. Renouvelez en moi les merveilles que vous y avez opérées par le sacrement de Confirmation. Ainsi soit-il.


Reportez-vous à Actes avant la Confirmation : Prière au Saint-Esprit et Acte de demande, Méditation que les enfants peuvent faire avant de recevoir le sacrement de la Confirmation au Jour de la Pentecôte, Acte de renouvellement des promesses du baptême et Prière pour l'anniversaire de la première communion.











samedi 5 décembre 2020

Regard sur le triple sacrifice du Jour de Noël



Le jeune chrétien n'oubliera pas non plus que l'humble crèche de Jésus, que ses langes misérables, que cette paille sur laquelle il reposa et qu'il arrosa de ses larmes, que toutes les privations qu'il endura dès son entrée dans la vie, que tout cela prend, au jour de Noël, un caractère plus divin, une éloquence plus persuasive pour condamner les prétentions de notre orgueil, les délicatesses de notre sensualité et notre coupable estime des biens de ce monde. Et encourage par ces réflexions salutaires, il s'efforcera de combattre plus que jamais des inclinations trop longtemps flattées et si contraires aux leçons de l'Enfant-Dieu à sa naissance.

L'une des œuvres de piété les meilleures qui se puissent accomplir le jour de Noël est, sans contredit, la sainte communion. Quoi de plus naturel, quoi de plus juste, mais quoi de plus suave que d'offrir à Jésus-Christ un asile dans nos cœurs, le jour même où sa pauvre mère ne pouvait trouver où abriter sa débile enfance, le jour même où elle ne lui pouvait donner pour reposer ses membres glacés qu'une crèche et un peu de paille !

Pour entrer dans les pensées de l'Église en assistant au triple sacrifice du jour de Noël, jeunes chrétiens, laissez-moi vous inviter à lire quelques lignes qu'un pieux auteur a écrites pour vous (Les prières qui suivent sont empruntées à l'Année liturgique du R. P. Dom Guéranger, Temps de Noël).

À la messe de Minuit... « ne voyez plus sur l'autel, où le Verbe divin est descendu au moment de l'élévation, que la crèche et l'Enfant qui tend ses bras vers son Père, et qui vous offre ses caresses, et Marie qui l'adore avec un amour de mère, et Joseph qui verse des pleurs de tendresse, et les saints anges qui s'anéantissent dans l'étonnement. Donnez votre cœur au nouveau-né ; demandez-lui de venir en vous ; et faites-lui place au-dessus de toutes vos affections. »

À la messe de l'Aurore,... « que vos yeux soient fixés sur l'autel, comme ceux des bergers sur la crèche ; cherchez-y comme eux l'Enfant nouveau-né, enveloppé de langes. En entrant dans l'étable, ils ignoraient encore celui qu'ils allaient voir ; mais leurs cœurs étaient préparés. Tout à coup ils l'aperçoivent, et leurs yeux s'arrêtent sur ce divin Soleil. Jésus, du fond de la crèche, leur envoie un regard de son amour, et ils sont illuminés, et le jour se fait dans leurs cœurs. Méritez qu'elle s'accomplisse aussi en vous, cette parole du prince des apôtres : La lumière a lui dans un lieu obscur. »

À la messe du Jour,... « vous élèverez vos regards jusqu'à ce Verbe éternel qui était au commencement avec Dieu, et sans lequel Dieu n'a jamais été. » Vous lui direz avec la sincérité de la foi la plus vive, réuni de cœur et d'esprit au peuple chrétien : « Fils éternel de Dieu ! en présence de la crèche où vous daignez vous manifester aujourd'hui, pour notre amour, nous confessons, dans les plus humbles adorations, votre éternité, votre toute-puissance, votre divinité... Tout a été fait par vous, et nous sommes l'ouvrage de vos mains. Ô lumière infinie et éternelle ! ô soleil de justice, nous ne sommes que ténèbres, éclairez-nous !... Trop longtemps vous avez frappé à la porte de notre cœur, et nous ne vous avons pas ouvert. Aujourd'hui, du moins, grâce aux admirables inventions de votre amour, nous vous avons reçu : car, qui ne vous recevrait, Enfant divin, si doux, si plein de tendresse ! Mais demeurez avec  nous, consommez cette nouvelle naissance que vous avez prise en nous... Ô Verbe éternel ! vous vous êtes fait chair, afin que nous fussions nous-mêmes divinisés : soutenez notre faible nature qui défaille en présence d'une si haute destinée.. Ô vous, qui naissez du Père, qui naissez de Marie, qui naissez dans nos cœurs, et qui méritez trois fois gloire pour cette triple naissance, accordez-nous un jour la participation à votre immortalité, puisque vous avez daigné aujourd'hui nous donner les prémices d'une vie toute divine, en prenant vous-même une naissance humaine dans Bethléem. »

(Extrait de Rome chrétienne racontée à la jeunesse, Les Fêtes de Noël à Rome)


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vendredi 4 décembre 2020

Prière pour l'anniversaire de la première communion



Quel que soit le nombre d'années qui se sont écoulées depuis votre première communion, il vous sera facile de vous en rappeler l'époque par les impressions plus ou moins pieuses que vous avez ressenties en ce jour, et surtout si vous avez conservé le petit tableau qu'on vous a donné le jour où vous avez communié pour la première fois. Mais si vous ne pouvez vous rappeler ce jour, vous en célèbrerez l'anniversaire le jeudi-saint, jour auquel l'Église honore l'institution du sacrement de l'Eucharistie. Examinez devant Dieu si vous avez apporté à votre première communion les sentiments de piété et de ferveur qu'exige une action si sainte. Après votre première communion, avez-vous changé de vie ?... A-t-on remarqué en vous une conduite régulière et chrétienne ?... Examinez-vous aussi sur les fruits de grâce et de salut que vous avez retirés de vos communions qui ont suivi la première. Gémissez sur le passé, et efforcez-vous d'apporter désormais dans vos communions toutes les qualités nécessaires pour les faire dignement. (Heures catholiques d'Ars)


PRIÈRE

Je viens, ô mon Dieu ! me prosterner à vos pieds en ce jour, qui me rappelle l'époque mémorable où je communiai pour la première fois. Que de fois, depuis ma première communion, ne vous êtes-vous pas donné à moi dans la sainte Eucharistie, m'accordant la même faveur qu'à vos Apôtres, lorsque, dans l'institution de cet adorable sacrement, vous leur adressâtes, ainsi qu'à moi, ces paroles de bonté et d'amour : J'ai désiré avec ardeur de manger cette pâques avec vous ? Hélas ! mon Dieu, comment puis-je m'assurer que je vous ai reçu avec les dispositions requises, toutes les fois que je me suis assis à votre table sainte ? Je comprends, Seigneur, combien est malheureux celui qui s'est nourri indignement du pain des Anges ; il a perdu votre grâce, il a encouru votre réprobation, il est dans un état de mort. Pour ne pas tomber dans un si grand malheur, je veux désormais m'étudier soigneusement à mener une vie innocente, une vie de prières et de recueillement ; car je comprends, ô mon Dieu ! que pour vous recevoir dignement, vous qui êtes la sainteté même, il faudrait que j'eusse la pureté des Anges et la ferveur des Séraphins. C'est pourquoi, toutes les fois que j'oserai prendre part à votre banquet sacré, je m'encouragerai en pensant que, dans mon ardent désir de vous recevoir dignement, vous aurez pitié de la misère et de la faiblesse d'un pauvre enfant d'Adam. Ne permettez pas que je ferme jamais mon cœur à vos inspirations, qui m'aideront à marcher d'un pas ferme et sûr dans la voie de vos commandements. Que votre grâce tombe sur mon âme comme une rosée céleste, afin d'en adoucir les sécheresses et les aridités. Réchauffez mon cœur des flammes de l'amour divin qui anime vos fidèles et fervents serviteurs, afin que je sois continuellement embrasé du feu sacré de votre amour. C'est ainsi, Seigneur, que je serai digne de vous recevoir dans l'adorable Eucharistie, et que je pourrai, par des communions ferventes, réparer le mal dont je me suis rendu coupable, et mériter de vivre et de mourir dans votre grâce et votre amour. Ainsi soit-il.


Reportez-vous à Prière pour demander ou pour renouveler en soi la grâce du sacrement de Confirmation et Acte de renouvellement des promesses du baptême.

















jeudi 3 décembre 2020

Noël, Jour de sainte allégresse



Dans tous les temps, l'Église s'est plu à faire éclater, le jour de Noël, les hymnes de sa joie et les chants de son allégresse ; dans tous les temps, elle s'est plu à inviter ses enfants à se livrer à tous les transports de leurs cœurs.
« Notre-Seigneur est né aujourd'hui, mes bien-aimés, réjouissons-nous, » disait à tous les fidèles de son temps le pape saint Léon. « Oui, réjouissons-nous, ajoutait le vénérable pontife, il n'est pas permis de se laisser aller à la tristesse en ce jour où l'Auteur de la vie prend naissance pour nous. » — Et il ajoutait encore : « Personne n'est exclu de cette sainte allégresse. Tous ont droit d'y participer. »
Ne nous étonnons pas de cette joie surabondante de l'Église et de l'invitation qu'elle adresse à ses enfants pour la répandre dans leurs cœurs. La raison en est facile à comprendre. Si, dans un royaume, le jour de la naissance d'un jeune prince destiné à en devenir le fortuné monarque est marqué de réjouissances, n'est -il pas incomparablement plus juste que toute la terre se réjouisse à la naissance de l'Enfant divin, qui n'a paru dans le monde que pour lui procurer une éternelle félicité ?...
Fidèles à cette inspiration de leur mère, les anciens chrétiens célébraient la solennité de Noël avec toute l'expansion de la joie la plus vive (M. de Châteaubriand a remarqué avec raison que les hommes, quelque puissants qu'ils soient, ne peuvent répandre la joie dans les cours qui pleurent, tandis qu'ils peuvent faire couler des larmes des yeux de ceux qui se réjouissaient tout à l'heure... « C’est qu'il ne suffit pas de dire à ses semblables : Réjouissez-vous pour qu'ils se réjouissent, et que l'on ne crée pas des jours de plaisir comme des jours de deuil... » Seule, la religion qui sait consoler les douleurs, sécher les pleurs, purifier les consciences, donner de véritables espérances, a le droit de demander aux hommes de se réjouir ; et de fait, les âmes les plus désolées subissent l’influence de ses invitations, parce qu'elles n'ignorent pas que, quelque désespérée que semble être leur tristesse, la religion a le secret d'y mêler encore un peu de joie !). En ce jour-là, chacun semblait oublier ses affaires, ses soucis et ses chagrins : c'était un instant de bonheur, une fête de famille ; il n'y avait pas jusqu'au plus modeste foyer qui n'eût ses réjouissances.
Nous savons par les récits de nos pères comment parents et amis se réunissaient, dès la veille au soir du grand jour, attendant, autour du foyer, où pétillait la bûche de Noël, l'heure fortunée de l'office de la nuit.
Et cette réunion était l'objet de tous les désirs, la pensée de tous les cœurs. Ô nuit, répétait-on à l'avance,

Ô nuit ! dont on a vu les astres messagers
Prophétiser aux rois comme aux simples bergers
La naissance d'un Dieu, Rédempteur de la terre,
Viens de ce grand bienfait rappeler le mystère !
Que pour inaugurer ton retour solennel
On veille, on se rassemble au foyer paternel.

L'aïeule de la maison lisait dans la sainte Bible, d'une voix tremblante et affaiblie par l'âge, les pages où sont exprimés les désirs ardents que faisaient autrefois monter vers les cieux les anciens patriarches soupirant après le Messie : Ô cieux ! répandez votre rosée ; que les nuées fassent descendre le Juste, que la terre s'entr'ouvre et qu'elle germe le Sauveur !
Les enfants qui avaient obtenu de ne pas célébrer Noël dans LA CHAPELLE blanche (Ce n'était guère qu'à partir de dix ou onze ans que les enfants étaient admis à assister à la messe de minuit. — Tous ceux qui n'avaient point cet âge devaient donc se coucher, le 24 décembre comme tous les autres jours de l'année, malgré leurs prières et leurs supplications. Des draps et des rideaux bien blancs ornaient leurs lits ; et, de génération en génération, sans doute à cause de la blancheur des rideaux et des draps, on appelait ce soir-là le lit : chapelle blanche, et aller se coucher : célébrer Noël dans la chapelle blanche. Au sujet de la chapelle blanche, nous invitons nos lecteurs à lire soit dans le tome II de l'Ami des Enfants chrétiens, p. 57 et suivantes, soit dans la dernière édition de l'Obéissance enseignée aux Enfants, p. 153, un épisode intitulé : LA CHAPELLE BLANCHE, OU L'OBÉISSANCE RÉCOMPENSÉE), chantaient ensuite quelques couplets des cantiques les plus aimés qu'ils avaient tant de fois répétés, durant les longues soirées de l'Avent, ceux-ci, par exemple, qui expriment en peu de mots le bonheur de la naissance du Sauveur :

Ô Dieu de clémence !
Viens par ta présence
Combler nos désirs,
Apaiser nos soupirs.


Ou ces autres que les enfants répètent encore aujourd'hui dans les catéchismes :

Venez, divin Messie,
Sauvez nos jours infortunés ;
Venez, source de vie ; venez, venez, venez !
Ah ! descendez, hâtez vos pas,
Sauvez les hommes du trépas,
Secourez-nous, ne tardez pas :
...
Venez, source de vie ; venez, venez, venez !


Ou ces autres encore, qui semblent annoncer la venue toute prochaine du Sauveur :

Vous nous avez promis cent fois
Que nous verrions le Roi des rois !...
...
Déjà le ciel est plus serein !
...
Déjà les plus charmants concerts
Se font entendre dans les airs !...
Ô soleil de justice,
Par vos purs rayons éclairez
Notre affreux précipice.
Venez, venez, venez.


Les mères, tantôt unissaient leurs voix aux enfants, tantôt lisaient entre elles les récits des événements de la naissance du Sauveur, tels que les Évangélistes nous les ont laissés.
Les hommes, plus à l'écart, se laissaient aller à quelques amicales causeries : on s'apitoyait sur les calamités de son parent, de son ami, de son voisin ; on se promettait assistance, on se serrait la main, on échangeait une parole d'oubli si quelque inimitié avait voulu s'élever dans les cœurs...
Soirée délicieuse ! touchants épanchements ! comme tout cela préparait bien à cet acte solennel que chacun allait accomplir quelques heures après, en participant à la table eucharistique !
Et puis, l'on revenait, sur les deux heures du matin, reprendre sa place au foyer. La bûche brûlait encore... Pendant l'office, la table avait été dressée : on l'entourait, et, sous l'influence d'une douce gaité, commençait le charmant festin de la nuit de Noël que nos ancêtres appelaient si naïvement le Réveillon, et dont la tradition nous rapporte des légendes si pittoresques.
Âges fortunés ! heureux temps !
Aujourd'hui, à part quelques pays privilégiés du monde chrétien, presque partout les anciens souvenirs de la fête de Noël sont effacés, et le prêtre catholique serait bien plus en droit que saint Bernard de laisser échapper cette plainte que le saint docteur ne pouvait retenir en lui-même :
« Il m'arrive souvent de penser aux saintes ardeurs qui faisaient soupirer les Patriarches après la venue du Messie, et cette pensée me couvre de confusion et me remplit d'amertume. J'ai peine à retenir mes larmes, tant je suis pénétré de honte et de douleur à la vue de la tiédeur et de l'indifférence de ces temps malheureux ; car, à qui d'entre nous la réalisation du grand mystère de l'Incarnation apporte-t-il autant de satisfaction et de joie, que la promesse qui en avait été faite aux Saints de l'Ancien Testament leur inspirait de désirs ? Plusieurs, à la vérité, se réjouiront dans cette fête ; mais j'ai bien peur que ce soit moins pour la fête que pour quelque vanité de ce monde (Le réveillon est un des seuls souvenirs des fêtes de Noël d'autrefois, que beaucoup de chrétiens, oublieux d'ailleurs de toute pratique religieuse, aient conservé. Triste souvenir, si on le dépouille de ce qui en faisait autrefois le mérite et le charme, je veux dire les soupirs d'un cœur purifié, la messe de minuit et les saintes douceurs de la communion. Ces chrétiens me paraissent ressembler à un homme qui aurait laissé se dégrader et se détruire le portrait d'un ami chéri, et qui montrerait avec ostentation les débris du cadre doré qui entourait la peinture..... Il y en a d'autres qui appréhendent de veiller quelques heures pour assister à la messe de minuit : Ils craignent de se fatiguer en consacrant une nuit à Dieu, à la prière, à la piété... Hélas ! et ces mêmes chrétiens, peut-être, passent des nuits entières dans de frivoles amusements, et ils ne soupçonnent pas même qu'ils puissent se fatiguer !)

Outre les transports d'une joie ineffable, l'Église dans la solennité de Noël s'empresse d'offrir au Dieu enfant le tribut de ses profondes adorations, l'hommage d'une reconnaissance sans borne, la tendresse du plus affectueux amour : il suffit de lire les prières de sa liturgie en ce jour pour apprécier qu'elles sont l'expression la plus complète de ces trois sentiments.
Le jeune chrétien n'oubliera donc pas que si l'allégresse doit faire le caractère de sa dévotion en cette solennité, l'adoration, la reconnaissance et l'amour forment l'ensemble des devoirs qu'il offrira à l'Emmanuel dans son berceau.
Pourquoi ne s'unirait-il pas aux Anges qui entouraient le Sauveur naissant et formaient sa cour, pour lui rendre avec eux des adorations ? pourquoi ne laisserait-il pas échapper sa reconnaissance avec les bergers ? pourquoi ne demanderait-il pas à Marie et à Joseph d'échauffer son amour ?

(Extrait de Rome chrétienne racontée à la jeunesse, Les Fêtes de Noël à Rome)


Reportez-vous à Regard sur le triple sacrifice du Jour de Noël, Lumière sur Noël, La crèche, Méditation pour la Fête de Noël : Vous trouverez un Enfant enveloppé de langes, et couché dans une Crèche, Instruction sur la Fête de Noël, Pratique de la Dévotion à l'enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 21e Méditation : Cependant Marie ne perdait rien de toutes ces choses et les méditait dans son cœur, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 22e Méditation : Ils portèrent Jésus à Jérusalem, afin de l'offrir au Seigneur, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 20e Méditation : Ayant été averti en songe de ne point aller trouver Hérode, ils retournèrent en leur pays par un autre chemin, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 19e Méditation : Se prosternant, ils l'adorèrent ; puis ayant ouvert leurs trésors, ils lui offrirent en présent de l'or, de l'encens et de la myrrhe, Discours aux jeunes époux, du Pape Pie XII, durant l'Octave de l’Épiphanie, le 10 janvier 1940, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 18e Méditation : Voici que l'étoile qu'ils avaient vue en Orient parut, allant devant eux, jusqu'à ce qu'elle vint s'arrêter sur le lieu où était l'enfant, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 17e Méditation : À la nouvelle de la naissance du saint Enfant, le roi Hérode fut troublé, et tout Jérusalem avec lui, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 16e Méditation : Nous avons vu son étoile en Orient, et nous sommes venus pour l'adorer, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 15e Méditation : Voici que les Mages vinrent de l'Orient à Jérusalem, Méditation pour le Jour des Rois : Que votre Règne arrive, Instruction sur la Fête des Rois, Méditation sur l’Épiphanie : Les Mages confessent Jésus-Christ devant les hommes, Méditation sur l’Épiphanie : Les Mages à Jérusalem, Méditation pour l’Épiphanie : La vocation des mages prédite et figurée, notre vocation à la foi de Jésus-Christ, Méditation sur l’Épiphanie : Les Rois-Mages, Méditation sur l’Épiphanie : Du ministère de Marie dans la vocation des Gentils à la Foi, Remerciement, offrande et prière au Verbe de Dieu incarné, pour l'Octave de l'Épiphanie, Méditation sur l’Épiphanie, Méditation sur la Nativité, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 14e Méditation : On lui donna le nom de Jésus, Litanies du Saint Nom de Jésus, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 13e Méditation : On lui donna le nom de Jésus, nom qui lui avait été donné par l'ange, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 12e Méditation : Après huit jours, le saint Enfant fut circoncis, Instruction sur la Circoncision, Méditation sur la Circoncision, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 11e Méditation : Les bergers revinrent en glorifiant et en louant Dieu de tout ce qu'ils avaient vu et entendu, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 10e Méditation : Les bergers se disaient les uns aux autres : Allons jusqu'à Bethléem, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 9e Méditation : Gloire à Dieu au plus haut des Cieux, et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 7e Méditation : Tout à coup l'Ange du Seigneur parut auprès d'eux, Salutation à Marie et à Jésus naissant, Litanies du Saint Enfant-Jésus, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 1re Méditation : Marie s'étant rendue avec Joseph à Bethléem, le temps de son divin enfantement arriva, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 2e Méditation : Je vous annonce un grand sujet de Joie, il vous est né aujourd'hui un Sauveur, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 3e Méditation : Marie mit au monde son fils premier-né, et l'enveloppa de langes, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 4e Méditation : Marie, après avoir enveloppé de langes le saint Enfant, le coucha dans la crèche, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 5e Méditation : Voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un enfant enveloppé de langes et couché dans une crèche, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 6e Méditation : Il y avait là aux environs des bergers qui veillaient et se relevaient les uns les autres pendant la nuit, pour la garde de leurs troupeaux, Litanies du Saint Enfant-Jésus, et Dévotion au Saint Enfant-Jésus : Prière d'amour et Consécration.












mercredi 2 décembre 2020

Acte de renouvellement des promesses du baptême



Voici, mon Dieu, le jour où vous m'avez appelé du néant à l'être, et, par la grâce de mon baptême, des ténèbres à la lumière, de la mort à la vie. Quelles actions de grâces pourrais-je vous rendre pour un si grand bienfait ? Le jour où je devins enfant de Dieu n'est-il pas le plus beau de mes jours, et puis-je l'oublier jamais ? Mais, ô mon Dieu ! une pensée se présente à mon esprit et l'effraie. Quand on demanda pour moi l'honneur d'être chrétien, on répondit que je m'engageais au service d'un Maître dont je devais toujours accomplir les commandements, imiter les exemples et soutenir les intérêts. On m'interrogea sur la sincérité de ma foi ; je dis que je croyais fermement tout ce que l'Église croit. On me signifia la loi de ce divin Maître, et je promis de la garder fidèlement. On me montra la Croix comme l'étendard sous lequel je devais me ranger ; je l'ai reçue sur ma poitrine et sur mon cœur pour dire que je l'aimais, sur mes épaules pour dire que je voulais la porter tous les jours de ma vie, et sur mon front pour dire que je n'en rougirais jamais, qu'elle serait toujours ma gloire, mon amour et mon jour. On me déclara que je ne pouvais servir deux maîtres, Jésus-Christ et Satan, et, choisissant le premier maître, je renonçai à Satan, à ses pompes et à ses œuvres ; j'en fis la promesse à la face du ciel et de la terre pour la garder à jamais. Et, à ces conditions, on me revêtit de la robe d'innocence, on versa sur ma tête l'eau qui devait me sanctifier, et on imprima dans mon âme le cachet et le caractère de la très-sainte Trinité, pour m'avertir que je n'étais plus à moi, mais à Dieu.
Prosterné aujourd'hui devant votre adorable Majesté, ô le Dieu de ma vie ! je viens, non plus par une bouche étrangère, mais de mon propre mouvement et de ma pleine liberté, ratifier les engagements que j'ai contractés dans mon baptême, et renouveler publiquement les promesses solennelles qui y furent faites pour moi. Oui, Satan, esprit impur, ennemi maudit, tyran cruel, je te renonce dès à présent, je secoue le joug pesant de ta servitude, et je m'oblige à ne le reprendre jamais, à n'écouter jamais tes suggestions, à ne suivre jamais tes désirs. Dès à présent et toujours, je te détesterai, je te fuirai, je te combattrai. Va, maudit Satan, retire-toi loin de moi ; il est écrit : « Tu adoreras le Seigneur ton Dieu ; » je ne veux ni de tes pompes ni de tes œuvres. Divin Sauveur, c'en est fait, je suis tout à vous, je m'attache inviolablement à votre service ; jamais je ne rougirai de votre Évangile ni du titre de chrétien.
Trinité Sainte, je vous consacre ma mémoire pour me souvenir de vous et de vos bienfaits, mon esprit pour vous connaître et me connaître moi-même, mon cœur pour vous aimer encore en tout et par-dessus tout, ma volonté pour faire la vôtre comme vos saints Anges, mes yeux pour considérer les merveilles de votre loi, mes oreilles pour entendre votre divine parole, mes mains pour travailler par un esprit de pénitence et de mortification, mes pieds pour marcher dans la voie de vos commandements. Je vous consacre ma santé, ma réputation, mes biens, mes talents ; je ne veux en faire usage que pour vous servir ; je ne veux vivre et agir que pour vous. Vous serez seul, ô mon Dieu ! le principe et la fin, la règle et le modèle de toutes mes paroles, de toutes mes actions, de tous mes sentiments. Je veux tout faire, tout souffrir pour vous ; plutôt mourir mille fois que de commettre un seul péché mortel. Divin Jésus, gravez profondément dans mon cœur d'y être fidèle jusqu'à mon dernier soupir. Ainsi soit-il.


Reportez-vous à Prière pour l'anniversaire de la première communion, Méditation sur l'état d'une âme qui conserve encore la grâce du Baptême et Instruction pour le temps de l'Avent.














mardi 1 décembre 2020

Lumière sur Noël



Tout le monde sait que la fête de Noël a pour objet de rappeler à tous les fidèles le souvenir et l'anniversaire du premier moment de la vie mortelle du Sauveur Jésus.

L’Église veut que ses enfants se disposent longtemps à l'avance à célébrer la fête de Noël. À cet effet, elle a établi pour cette solennité, comme pour celle de Pâques, une période de préparation qu'elle a désignée sous le beau nom d'Avent, c'est-à-dire d'avènement, parce que l'avènement du Sauveur Jésus doit la couronner (Autrefois, le temps de l'Avent durait quarante jours et l'on y pratiquait l'abstinence et le jeûne comme pendant le Carême ; c'est que dans ces siècles de foi l'on comprenait la nécessité que la préparation au mystère de la Nativité de Jésus-Christ fût entièrement conforme à celle qui précède le mystère de sa Résurrection. L'obligation de faire abstinence et de jeûner pendant l'Avent subsiste encore dans quelques ordres religieux ; mais les simples fidèles n'y sont plus soumis. — Toutefois, il ne faut pas oublier que si cette pratique extérieure de l'Église a été modifiée, son esprit n'a point changé, et que son intention est toujours que les fidèles se préparent à célébrer la naissance de Jésus-Christ par la prière, la mortification et l'éloignement des vains plaisirs du siècle).
 
Voici comment, dans la page du Martyrologe qui se lit le 24 décembre, la fête de Noël est annoncée :
« L'an de la création du monde cinq mille cinq cent quatre-vingt-dix-neuf ; depuis le déluge universel, deux mille neuf cent cinquante-sept ; depuis la naissance d'Abraham, deux mille quinze ; depuis Moïse et la sortie des Israélites de l'Égypte, quinze cent dix ; depuis l'onction royale de David, mille trente-deux ; la soixante-cinquième semaine de la prophétie de Daniel ; la soixante-quatorzième olympiade ; l'an de Rome sept cent cinquante-deux ; la quarante-deuxième année de l'empire d'Auguste ; tout l'univers jouissant d'une profonde paix ; au sixième âge du monde ; JÉSUS-CHRIST DIEU ÉTERNEL, et FILS DU PÈRE ÉTERNEL, voulant sanctifier le monde par son avènement, naquit à Bethléem, ville de Juda, de la glorieuse Vierge Marie. »

« DEMAIN ANNIVERSAIRE de cette naissance selon la chair de Notre-Seigneur Jésus-Christ. »
Est-ce possible d'imaginer un langage et des expressions, qui, dans leur simplicité apparente, donnent une plus haute et plus noble idée de la fête de Noël ? En effet, dans les lignes qui précèdent l'annonce de cette fête, l'Église prenant à tâche de nous rappeler que la naissance du Sauveur fut le terme et l'accomplissement de tous les événements qui s'étaient succédé jusque-là sur la terre, comme il allait être le point de départ d'une ère nouvelle pour le monde régénéré, ne peut avoir d'autre but que de nous faire apprécier l'excellence de la solennité destinée à perpétuer le souvenir d'un si grand mystère et à en renouveler l'anniversaire.

Le nom de Noël, que l'Église a inventé pour désigner la fête de la naissance du Sauveur, n'en fait pas moins ressortir l'excellence. Ce nom délicieux est un diminutif du plus touchant peut-être de tous les titres que les Saintes Écritures aient donnés au Messie, celui d'Emmanuel, qui veut dire : Dieu avec nous. Noël signifie donc : Fête de Dieu qui est à nous. Ce mot ne dit-il pas tout ? N'est-ce pas un laconique, mais éloquent discours ?

La fête de Noël est une des plus anciennes du christianisme. Est- il nécessaire de le prouver ? Comment pourrait-on supposer que, dès l'origine, les fidèles n'aient pas eu la pensée de célébrer l'anniversaire du jour bienheureux, où le Verbe de Dieu apparut dans le monde et commença l'œuvre de notre rédemption ?

Quant à l'usage de célébrer la fête de Noël le 25 décembre, on le trouve également établi dès l'origine dans les Églises d'Occident et en particulier dans l'Église de Rome (Ce ne fut qu'au IVe siècle que cet usage fut adopté dans les Églises d'Orient ; jusque-là elles avaient confondu la fête de Noël avec celle de l'Épiphanie, et l'avaient célébrée le 6 janvier. — Quelques critiques, profitant de ce désaccord, ont osé élever un doute sur la véritable date de la naissance de Notre-Seigneur. — C'est bien à tort ; car, comme l'a remarqué saint Jean Chrysostôme, la confusion des deux fêtes dans les Églises d'Orient n'a qu'une valeur bien négative en face de l'autorité de l'Église romaine qui avait eu tous les moyens de connaître le véritable jour de la naissance du Sauveur, puisque les actes du dénombrement exécuté par ordre d'Auguste dans la Judée se conservaient dans les archives de Rome).

Il n'est pas rare de rencontrer des personnes qui s'étonnent que la fête de Noël ait conservé la prérogative de se célébrer le 25 décembre, sans acception de jours, tandis que la fête de Pâques varie tous les ans et est toujours fixée au dimanche. Voici la raison de cette différence, elle est de saint Augustin. C’est, dit ce grand docteur, que « nous ne célébrons le jour de la naissance du Sauveur que pour nous remettre en mémoire cette naissance opérée pour notre salut, sans que le jour même, auquel elle a eu lieu, renferme en soi quelque signification mystérieuse ; tandis que le propre jour de la semaine, auquel s'est accomplie la résurrection, a été choisi dans les décrets éternels pour exprimer un mystère dont il doit être fait une commémoration expresse jusqu'à la fin des siècles. »
« Gardons-nous de croire cependant que pour n'être attachée à aucun des jours de la semaine en particulier, la célébration de la fête de Noël au 25 décembre ait été complètement déshéritée de l'honneur d'une signification mystérieuse. D'abord nous pourrions déjà dire que la fête de Noël parcourt successivement les divers jours de la semaine, pour les purifier tous et les dégager de la malédiction que le péché d'Adam avait déversée sur chacun d'eux. Mais nous avons un bien plus sublime mystère à déclarer dans le choix du jour de cette solennité ; mystère qui vient se lier de la manière la plus expressive au cours du grand astre par le moyen duquel la lumière et la chaleur, c'est-à-dire la vie, renaissent et s'entretiennent sur la terre. Jésus-Christ notre Sauveur, que l'Esprit-Saint a appelé la lumière du monde, est né au moment où la nuit de l'idolâtrie et du crime s'épaississait le plus profondément sur la terre, et voilà que le jour de cette nativité, 25 décembre ; se trouve être précisément celui où le soleil matériel, dans sa lutte avec les ombres, prêt à s'éteindre, se ranime tout à coup et prépare son triomphe » (Extrait du R. P. Dom Guéranger, dans son Année Liturgique, Temps de Noël, page 10).

Lorsque la fête de Noël vient à tomber un jour où l'abstinence est de précepte, les fidèles peuvent user d'aliments gras.
C'est à cause de l'excellence de cette fête, dit le pape Honorius III, et parce que l'abstinence implique une idée de tristesse ; l'Église, comme une bonne mère, semble prendre à tâche de bannir loin de nous tout ce qui pourrait troubler, en ce jour, la joie et l'allégresse.

De tout temps, la couleur blanche a été choisie pour les vêtements sacrés que portent les prêtres à l'autel et pour les tentures dont sont ornées nos églises le jour de Noël. C’est que la blancheur exprime à merveille « l'allégresse à laquelle les anges ont convié les hommes, l'éclat du divin Soleil naissant, la pureté de la Vierge mère, la candeur enfin des âmes fidèles qui se pressent autour de la crèche mystique » (Année liturgique, p. 17).

Le jour de Noël, les prêtres célèbrent trois messes ; c'est un privilège (Par cela seul que la possibilité qu'ont les prêtres de dire trois messes est un privilège, ce n'est point une obligation. Les fidèles ne sont pas obligés non plus d'assister à trois messes le jour de Noël. Cependant c 'est un pieux usage répandu parmi eux, et les chrétiens fervents ne s'en dispensent pas sans nécessité) qui remonte aux temps les plus anciens, et que les souverains Pontifes ont toujours encouragé.
La pensée de l'Église en autorisant, en invitant même ses ministres à offrir trois fois le saint sacrifice en ce jour, est, avant tout, de leur procurer l'occasion de louer en son nom chacune des personnes de la sainte Trinité, et d'acquitter dignement envers chacune de ces personnes divines la dette de reconnaissance que le genre humain a contractée par la réalisation du mystère de l'Incarnation : envers le Père, qui a envoyé son Fils, qui a accepté les abaissements et les humiliations de la nature humaine ; envers l'Esprit-Saint, qui a opéré ce mystère d'amour et de miséricorde.
L'Église a une autre pensée : elle veut exalter et glorifier trois naissances différentes du Fils de Dieu. La première est sa naissance temporelle à Bethléem ; la seconde est sa naissance spirituelle et mystique dans le cœur des justes ; la troisième est sa naissance éternelle, ou plutôt, pour parler plus théologiquement, sa génération éternelle dans le sein de son Père.
La première des messes, qui se dit à l'heure même où la tradition nous apprend que le Fils de Dieu a voulu naître, est particulièrement destinée à célébrer la première des trois naissances du Sauveur.
La seconde messe, qui doit se dire un peu avant le lever du soleil, et que l'on appelle pour ce motif messe de l'Aurore, honore la naissance spirituelle de Notre-Seigneur dans les âmes. D'une part, sa manifestation aux bergers, qui y est racontée, et, de l'autre, l'adoration que les bergers rendirent en retour au Sauveur, sont une touchante figure de ce qui se passe dans l'union mystérieuse de Dieu avec les âmes.
Enfin la troisième messe, qui est appelée messe du Jour parce qu'elle doit se célébrer vers midi (Quoique les prêtres puissent célébrer les trois messes de suite depuis minuit jusqu'à midi, la pensée de l'Église serait qu'ils célébrassent la première à minuit, la seconde avant le lever du soleil, la troisième vers midi), avec toute la pompe des cérémonies et toute l'harmonie du chant, est destinée à glorifier l'éternelle génération du Verbe divin. Et voilà pourquoi, à cette messe, l'Église fait lire à ses prêtres et chanter devant le peuple fidèle, pour épître et pour évangile, deux passages de l'Écriture où la divinité de Jésus-Christ est clairement énoncée, et dans lesquels les écrivains sacrés semblent révéler à la terre les secrets les plus impénétrables de la vie de Dieu.

(Extrait de Rome chrétienne racontée à la jeunesse, Les Fêtes de Noël à Rome)


Reportez-vous à Noël, Jour de sainte allégresse, La crèche, Méditation pour la Fête de Noël : Vous trouverez un Enfant enveloppé de langes, et couché dans une Crèche, Instruction sur la Fête de Noël, Pratique de la Dévotion à l'enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 21e Méditation : Cependant Marie ne perdait rien de toutes ces choses et les méditait dans son cœur, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 22e Méditation : Ils portèrent Jésus à Jérusalem, afin de l'offrir au Seigneur, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 20e Méditation : Ayant été averti en songe de ne point aller trouver Hérode, ils retournèrent en leur pays par un autre chemin, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 19e Méditation : Se prosternant, ils l'adorèrent ; puis ayant ouvert leurs trésors, ils lui offrirent en présent de l'or, de l'encens et de la myrrhe, Discours aux jeunes époux, du Pape Pie XII, durant l'Octave de l’Épiphanie, le 10 janvier 1940, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 18e Méditation : Voici que l'étoile qu'ils avaient vue en Orient parut, allant devant eux, jusqu'à ce qu'elle vint s'arrêter sur le lieu où était l'enfant, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 17e Méditation : À la nouvelle de la naissance du saint Enfant, le roi Hérode fut troublé, et tout Jérusalem avec lui, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 16e Méditation : Nous avons vu son étoile en Orient, et nous sommes venus pour l'adorer, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 15e Méditation : Voici que les Mages vinrent de l'Orient à Jérusalem, Méditation pour le Jour des Rois : Que votre Règne arrive, Instruction sur la Fête des Rois, Méditation sur l’Épiphanie : Les Mages confessent Jésus-Christ devant les hommes, Méditation sur l’Épiphanie : Les Mages à Jérusalem, Méditation pour l’Épiphanie : La vocation des mages prédite et figurée, notre vocation à la foi de Jésus-Christ, Méditation sur l’Épiphanie : Les Rois-Mages, Méditation sur l’Épiphanie : Du ministère de Marie dans la vocation des Gentils à la Foi, Remerciement, offrande et prière au Verbe de Dieu incarné, pour l'Octave de l'Épiphanie, Méditation sur l’Épiphanie, Méditation sur la Nativité, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 14e Méditation : On lui donna le nom de Jésus, Litanies du Saint Nom de Jésus, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 13e Méditation : On lui donna le nom de Jésus, nom qui lui avait été donné par l'ange, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 12e Méditation : Après huit jours, le saint Enfant fut circoncis, Instruction sur la Circoncision, Méditation sur la Circoncision, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 11e Méditation : Les bergers revinrent en glorifiant et en louant Dieu de tout ce qu'ils avaient vu et entendu, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 10e Méditation : Les bergers se disaient les uns aux autres : Allons jusqu'à Bethléem, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 9e Méditation : Gloire à Dieu au plus haut des Cieux, et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 7e Méditation : Tout à coup l'Ange du Seigneur parut auprès d'eux, Salutation à Marie et à Jésus naissant, Litanies du Saint Enfant-Jésus, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 1re Méditation : Marie s'étant rendue avec Joseph à Bethléem, le temps de son divin enfantement arriva, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 2e Méditation : Je vous annonce un grand sujet de Joie, il vous est né aujourd'hui un Sauveur, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 3e Méditation : Marie mit au monde son fils premier-né, et l'enveloppa de langes, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 4e Méditation : Marie, après avoir enveloppé de langes le saint Enfant, le coucha dans la crèche, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 5e Méditation : Voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un enfant enveloppé de langes et couché dans une crèche, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 6e Méditation : Il y avait là aux environs des bergers qui veillaient et se relevaient les uns les autres pendant la nuit, pour la garde de leurs troupeaux, Litanies du Saint Enfant-Jésus, et Dévotion au Saint Enfant-Jésus : Prière d'amour et Consécration.