mardi 6 juillet 2021

Le Malheur du monde pour les scandales


Sainte Élisabeth de Hongrie

Malheur au monde pour les scandales, dit le Fils de Dieu : car celui qui scandalisera un de ces petits qui croient en moi, il vaudrait mieux pour lui qu'on lui attachât une meule de moulin au cou, et qu'on le jetât au fond de la mer. Il vaudrait donc mieux pour la plupart des hommes de perdre leur vie, de mourir, puisqu'ils sont occasion de scandale les uns aux autres, c'est-à-dire, de péché.
C'est ce que notre bon Sauveur fit un jour connaître à la séraphique sainte Thérèse, où il lui montra le monde comme un champ plein de toutes sortes de personnes, qui avaient toutes des armes en leurs mains, et qui se donnaient réciproquement des blessures mortelles. Voilà, ma fille, lui dit notre Maître, ce qui se passe dans le monde.
Nous y avons, remarque saint Jean Chrysostome, une guerre continuelle. Les pécheurs y ont bandé leur arc, ils ont mis leurs flèches dans le carquois ; ce sont les paroles dont se sert le Psalmiste, pour tirer les uns sur les autres. Celui-ci jette les flèches dans les oreilles, par les médisances qu'il fait ; celui-là les jette dans les yeux, par des objets sensuels ; les uns blessent le corps par la délicatesse et la multitude des viandes ; les autres les mains par la rapine et l'avarice ; et quelques-uns les pieds, faisant aller après eux dans les voies de l'iniquité. C'est pourquoi l'Apôtre nous exhorte de nous fortifier en notre Seigneur, et en sa vertu toute-puissante, et de nous armer de toutes les armes de Dieu, de nous tenir debout, portant sur nos riens la ceinture de la vérité, et nous revêtant de la cuirasse de la justice, et prenant le bouclier de la foi.
Le monde est plein de scandales ; car on y trouve partout des occasions de péché : on y trouve des gens qui sont remplis de l'estime des honneurs du siècle, que l'ambition possède ; qui ne font état que de ceux qui y sont élevés par leur naissance, que leurs charges et emplois, qui y font grand bruit, que l'on considère beaucoup ; c'est dont ils parlent, c'est ce qu'ils poursuivent, et c'est dont ils inspirent à même temps l'esprit et l'affection. On y en rencontre d'autres, qui ne pensent qu'à amasser de l'argent, et acquérir de plus en plus des biens temporels, qui n'estiment heureux que ceux qui sont riches, et qui donnent le désir de l'être. Il y en a qui sont tout plongés dans les aises de la vie, qui ne respirent qu'après les divertissements, qui passent leurs jours dans les plaisirs, dans les jeux, dans toutes sortes de récréations ; ce qu'ils ne peuvent faire sans avoir des compagnons de leur vaine joie, qu'ils attirent après eux. La médisance est assez ordinaire dans les conversations : le diable, disent les Saints, est sur la langue : c'est une maladie, dit un grand Cardinal, dont tout le monde est presque malade. Et si ce mal en était ôté, écrit saint François de Sales, la plus grande partie des péchés ne serait plus. Vous verrez, enseigne l'Angélique Docteur, des personnes d'autre part exemptes de toutes sortes de vices, qui tombent dans celui-ci.
Mais malheur au monde pour les scandales, puisqu'il se sert même des dons naturels qu'il a reçus de Dieu, pour se porter à l'offense de Dieu. Ainsi plusieurs abusent de la bonté de leur esprit, de leurs lumières, de leurs sciences, pour servir d'occasion de ruine aux autres. Cependant il faut considérer que les Pères de l'Église ont parlé avec une force singulière particulièrement contre les scandales que les femmes causent par leur beauté naturelle, leurs ornements, le luxe de leurs habits, et leurs honteuses nudités. Il est vrai que la beauté naturelle est un bien de nature ; mais dans l'état de la corruption où l'on est, elle sert d'occasion à beaucoup de maux. L'histoire nous apprend que Pâris s'étant laissé prendre à la beauté d'Hélène, c'est ce qui fut cause de la guerre de Troye qui dura dix ans. On y donna vingt-quatre batailles, et il y eut plus d'un million d'hommes tués, et la ville de Troye fut entièrement détruite.
C'est toujours un malheur que d'être même la cause innocente de la ruine des autres ; ce qui doit beaucoup humilier les femmes, même modestes, qui ont de la beauté : car les saints Docteurs méditant ces paroles que l'Église attribue à la très-pure Vierge, qu'elle est comme un lis entre les épines, remarquent que les autres femmes ont été des épines, ou pour elles, ou pour les autres ; mais qu'en elle son incomparable beauté portait tous ceux qui la regardaient, à la pureté. ç'a été l'un de ses privilèges, dont nous avons une joie spéciale de parler, prenant beaucoup plus de part à tout ce qui regarde la glorieuse Mère de Dieu, qu'à tout ce qui nous touche.
Malheur aux femmes qui se servent de leur beauté pour allumer la convoitise, qui en font vanité, qui désirent d'être vues et de plaire, qui veulent gagner les cœurs, qui se laissent cajoler par les hommes. Il y en a qui cherchant des excuses dans leurs péchés, disent qu'elles font sans aucune mauvaise intention en toutes choses, qu'elles n'y cherchent que le pur divertissement qui n'est point criminel, que leur esprit se conserve sans aucunes mauvaises pensées. Mais quand cela serait, peuvent-elles répondre de l'esprit et du cœur des hommes qui leur parlent, et qui les flattent agréablement ? Ce n'est pas assez, dit Tertullien, à une femme Chrétienne d'être chaste, elle en doit donner extérieurement toutes les marques. Elle ne doit pas affecter ni de voir ni d'être vue. C'est le propre de ceux qui sont à Dieu d'agir dans une sainte pudeur. Les hommes et les femmes qui ont le véritable amour de notre Seigneur, sont également sur leur garde, pour éviter toute familiarité entre les sexes. Saint François de Sales remarque que ces amitiés entre les deux sexes, que l'on appelle innocentes, et qui le sont durant plusieurs années quelquefois, se terminent à la fin à de puantes charnalités ; c'est de la manière dont il s'exprime.
Nous avons rapporté dans le second chapitre de ce Traité, le jugement et la condamnation terrible que Dieu fait de tous leurs vains ornements, de leurs habits magnifiques, de leurs coiffures, de leurs colliers et bracelets, de leurs cheveux frisés, de leur vanité dans leurs gestes, dans leurs regards, dans leur manière de marcher la tête haute, mesurant leurs pas, et étudiant toutes leurs démarches. On n'avait pas néanmoins en ces temps-là encore vu un Homme-Dieu sur lequel nous devons former nos mœurs, percé d'épines, couvert de plaies, attaché à une croix. Sainte Élisabeth de Hongrie ayant jeté les yeux avec attention sur son image sacrée, fut si honteuse de se voir vêtue magnifiquement, que depuis ce temps-là elle ne porta plus d'habits que très-modestes, quoiqu'elle fût une Souveraine.
Sixte X a donné des Bulles dans lesquelles il défend le luxe des habits, et particulièrement les queues traînantes. Et nous lisons de saint Gaultier Abbé de S. Martin près Pontoise, que prêchant un jour des Rameaux, il s'y trouva une Dame vêtue avec beaucoup de vanité, et ayant la queue de sa robe qui traînait ; ce qui donna lieu au saint Abbé de lui faire une forte correction, lui remontrant que Dieu était offensé dans cet excès, outre le danger des âmes qui pouvaient se perdre par ses attraits. Cette Dame qui avait le cœur aussi vain que son habit, se piqua de cette correction : mais elle en fut divinement châtiée, le diable s'étant saisi de son corps.
Le Saint-Esprit dit aux femmes par S. Pierre le chef de l'Église, qu'elles méprisent ce qui paraît au-dehors, qu'elles ne frisent point leurs cheveux, qu'elles ne se parent point d'or ni de riches habits ; mais qu'elles ornent l'homme du cœur au-dedans, par la pureté incorruptible d'un esprit tranquille et modeste, qui est très-riche devant Dieu. Toute la gloire de la fille du Roi est au-dedans, dit le Prophète Roi. C'est là, dit saint Grégoire de Naziance, que se trouve la vraie beauté, que perdent souvent celles qui se parent au-dehors. Un esprit chaste, paisible, modeste, est un grand ornement devant Dieu. La grâce, la mort aux sens et aux passions, et un saint recueillement, ce sont des richesses qu'une femme vertueuse porte partout. Saint Paul animé et conduit par le même esprit que saint Pierre, veut que les femmes soient parées avec pudeur et modestie, sans se friser et sans porter ni or, ni perles, ni habits somptueux.
Mais il veut qu'elles soient vêtues de robes décentes, qui signifie, selon les Grecs, une robe qui couvre tout le corps ; et c'est en cette sorte d'habits de femmes que l'Apôtre fait consister la bienséance. Qui croira, dit Tertullien, que celles qui découvrent leurs épaules ou leur sein, ne prostituent pas leur chasteté ? Comment pourrai-je me persuader qu'une femme soit chaste, qui découvre en elle ce qui est capable d'allumer les feux de la convoitise ? Peut-elle ignorer que se faisant voir de la sorte aux yeux d'un chacun, elle n'invite fortement à l'impureté ? Les saints Pères ont appelé ces femmes les soufflets des Diables ; car ces malins esprits s'en servent pour allumer le feu de l'impudicité : en cela pires et plus dangereuses que les Démons mêmes ; car saint Paulin et saint Cyprien remarquent qu'ils n'oseraient découvrir indécemment celles dont ils possèdent les corps. Et saint Cyprien donne pour l'un des signes des femmes possédées, quand elles sont en l'air la tête en bas, et que leurs habits ne tombent pas sur leur visage. C'est ce que nous avons connu dans ces personnes ; et ce qui est arrivé devant des témoins qui sont irréprochables il y a peu de temps.
Nous rapporterons ici ce qu'a remarqué un serviteur de Dieu sur ce sujet. Il écrit ce que Pline dit du soin de la nature pour conserver la pudeur des femmes noyées, de qui le corps nage sur l'eau la face en bas. Il cite Valère Maxime qui rapporte que le Consul Romain Sulpice répudia sa femme, parce qu'elle était une fois sortie sans être voilée ; et Vitellius qui a écrit que Postume Vestale fut enterrée comme une incestueuse, parce qu'elle avait paru dans les rues la tête haute et les yeux élevés. Il parle de saint Jérôme qui a loué les filles de Phidon l'Athénien, qui aimèrent mieux mourir que de paraître découvertes. Que les femmes chrétiennes apprennent des païennes la pudeur, qu'elles l'apprennent de la nature même, et qu'elles sachent que les Infidèles s'élèveront au Jugement, et les condamneront.
Mais qu'elles tremblent, apprenant ce que le Saint-Esprit nous déclare dans le Livre des Nombres, que Dieu commanda de tuer toutes les femmes Madianites, parce qu'elles avaient tenté les Israélites, quoiqu'il n'y en eût que quelques-unes d'entr'elles, le reste ayant eu seulement de la complaisance ; et les filles vierges au nombre de trente-deux mille furent faites captives. De plus les saints Pères remarquent qu'il n'y a jamais eu de punition plus exemplaire dans l'Écriture que celle des Princes et des Magistrats des Israélites, pour avoir souffert que les femmes Madianites parées et ornées parussent et conversassent familièrement avec les Israélites ; car il ordonna à Moïse de les faire pendre tous, sans en excepter un seul. Les mêmes saints Pères appellent louves celles qui se servent de fard, des victimes malheureuses de l'impudicité. Ils disent que cela n'appartient qu'à une misérable Jezabel. Nous le répétons encore, que les femmes vaines ne s'excusent pas sur leurs intentions qu'elles prétextent n'être pas mauvaises ; car voici ce que saint Jean Chrysostome dit parlant à l'une d'elles. Vous ne pensez pas, ô misérable, que vous aiguisez un glaive qui fera périr ; que vous donnez à boire dans une coupe pleine de venin ; et vous croyez vous excuser, parce que vous-même n'y buvez pas. Il déclare qu'elles sont plus criminelles que ceux qui vendent du poison ; parce que les autres ne tuent que le corps, et elles donnent la mort aux âmes.
Enfin le fils de Dieu disant à saint Pierre, Allez, Satan, ôtez-vous de devant moi, vous m'êtes à scandale ; car vos sentiments ne sont pas selon Dieu, mais selon les hommes : parce que ce Saint résistait à la mort qu'il devait souffrir, par compassion, et l'amitié qu'il avait pour lui. Cela nous donne lieu de considérer que le monde est encore plein de scandales, parce que ses sentiments ne sont pas selon Dieu ; au contraire il en inspire de tout opposés, comme nous le dirons avec le secours de sa grâce. Et comme l'on agit selon que l'on est prévenu de l'estime pour les choses, on mène une vie très-éloignée de celle qu'il demande de nous. Comme l'on n'a que des sentiments selon les hommes, et non pas en Chrétien. Les pères et les mères élèvent dans ces sentiments leurs enfants. Ces sentiments sont l'esprit dominant en toute la terre ; et c'est de la manière que chacun contribue à la ruine les uns des autres.
Le monde est à scandale, en détournant du culte de Dieu par les railleries qu'il fait de la dévotion de ceux qui la pratiquent, n'approuvant pas les exercices de piété, et étant cause que des personnes faibles n'ont pas la hardiesse de s'y appliquer, se cachant pour fréquenter les Sacrements, ou exercer d'autres bonnes œuvres. Les pères et les mères, les parents et les amis sont à scandale à leurs enfants, à leurs proches, leur résistant quand ils veulent mourir au monde, en entrant dans l'état Religieux ; et dont ils rendront un compte épouvantable au Jugement de Dieu : car ils doivent se souvenir que Dieu est le maître, et qu'il est plus juste de lui obéir qu'à des créatures. Ils doivent se souvenir que c'est faire un attentat injurieux à ses droits divins, que de se rendre maîtres de la vocation des personnes. Ce qui souvent est puni dès cette vie, par les maux et les disgrâces qui arrivent à ceux qui ne suivant pas la vocation divine, se laissent engager en des états où leur parents les mettent. S. Jérôme rapporte sur ce sujet un exemple terrible d'une Dame Romaine, qui cependant n'avait pas commis d'autre faute, que de parer, et cela par ordre de son mari, une jeune fille qui voulait se donner à Dieu, pour la rendre agréable au monde ; et c'est assez l'ordinaire. car ce Père de l'Église assure que l'Ange du Seigneur lui apparut, et lui fit d'effroyables menaces, à raison de ce qu'elle avait eu plus d'égard à ce qu'elle devait à son mari, qu'à ce qu'elle devait à Dieu. Il appelle sacrilèges ses mains, qui ont osé parer et orner la tête de cette jeune fille. Il lui prédit qu'elles deviendraient sèches en punition, que son mari et ses enfants mourraient : et S. Jérôme dit que toutes ces punitions arrivèrent.
Mais malheur au monde pour les scandales, quand ceux qui en doivent être la lumière, deviennent des ténèbres ; quand ceux qui en doivent être les guides, sont aveugles ; car ils tombent tous dans la fosse, et eux, et ceux qu'ils conduisent ; quand par leur vie peu édifiante, leurs conversations trop mondaines, leurs actions trop libres, ils scandalisent les autres ; quand leurs paroles, leurs sermons n'étant pas soutenus d'une vie conforme à ce qu'ils disent, ils donnent occasion de ne les pas croire ; quand ils se servent du crédit, de l'estime, de la confiance que l'on a en eux pour la ruine des âmes, et le déshonneur de leur état. Ils sont en cela, dit l'Angélique Docteur, les ministres du diable, et beaucoup plus dangereux ; car on a en horreur les démons.
Il faut prendre garde, écrit l'Apôtre aux Romains, de ne point donner de scandale à son frère, de n'être pas cause de la perte de celui pour qui Jésus-Christ est mort. Ce qui fait dire à S. Jean Chrysostome, que le scandale est un mal de Jésus-Christ, en tant qu'il sert d'occasion à la perte des âmes pour lesquelles il a donné jusqu'à la dernière goutte de son sang ; qu'il ôte une vie surnaturelle plus précieuse que toutes les vies des Anges. Ô quels reproches les malheureux damnés se feront-ils éternellement dans l'Enfer, pour s'être causé la damnation les uns les autres ! Que le beau monde, qui se pique tant d'amitié, fasse ici réflexion qu'un jour ces amitiés qui servent d'occasion au péché, seront suivies d'une haine enragée pour jamais.
Finissons ici par ces paroles de notre grand Maître : Si votre œil, votre main, vous sont un sujet de scandale, arrachez-les, coupez-les, et les jetez loin de vous : car il vaut mieux pour vous qu'un de vos membres périsse, que non pas tout votre corps soit jeté dans l'Enfer ; c'est-à-dire, qu'il n'y a pas à hésiter, si une personne qui nous est chère comme notre œil, comme notre main, nous détourne du service de Dieu, et nous engage dans les sentiments du siècle, nous inspire l'esprit du monde ; il faut s'en séparer. Ha, qu'il vaut bien mieux les quitter, que d'être séparé de Dieu ! Qu'il vaut bien mieux s'éloigner des personnes qui nous sont dangereuses, que de se priver de la compagnie de la très-sainte Vierge, de tous les bons Anges, et de tous les Saints, et de demeurer lié avec des créatures, pour aller avec elles en Enfer !

(Extrait de Le malheur du Monde, par M. Henri-Marie Boudon)


Reportez-vous à Le malheur du Monde dans ses occupations, Méditation sur le péché de scandale, Excellence de la chasteté, Combien de Modestie est nécessaire pour l'édification du Prochain, et utile à notre avancement particulier, Le malheur du monde dans les dangers où il se trouve, Le malheur du Monde dans ses honneurs, Le malheur du Monde dans ses plaisirs, Le malheur du Monde dans ses richesses, Le malheur du Monde, en ce qu'il ne connaît point Dieu, et son Fils Jésus-Christ, Le malheur du Monde dans les ténèbres, Ce que l'on entend par le Monde, Aveuglement de l'homme, Du vrai Religieux, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De la vie mixte, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De l'homme intérieur, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Ce qui s'est observé dans un Ordre Religieux durant le premier siècle depuis son établissement, doit être regardé comme meilleur que tout ce qu'on peut inventer dans la suite, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Sur les trois mots qui furent dits à saint Arsène : Fuyez, taisez-vous, reposez-vous, Instruction sur les Conseils évangéliques, Du monde, Méditation sur les dangers du monde, Méditation sur l'amour de la retraite, Méditation sur les moyens de se sanctifier dans le monde, Méditation sur le détachement des biens de ce monde, Litanie pour se détacher des biens de ce monde, Méditation sur la gloire du monde, Méditation sur les obstacles que le monde oppose à notre salut, Méditation sur le renoncement au monde, Méditation sur deux règles qu'un Chrétien doit toujours observer pour faire son salut dans le monde, Méditation sur les affaires du monde comparées à celles du salut, Méditation sur l'affaire du salut, Que faut-il pour connaître sa vocation ? Premièrement, consulter Dieu, Que faut-il pour connaître sa vocation ? Deuxièmement, consultez-vous, vous-même, Que faut-il considérer dans le choix de la vocation ?, Quelle est ma vocation ?, Prière pour demander la grâce de connaître et d'accomplir la volonté de Dieu, Prière pour la vocation, Prière à Marie pour connaître sa vocation, Prière à Saint Joseph pour lui demander la grâce de connaître sa vocation, N'embrassez un état que par des motifs dignes d'une Chrétienne, En quelque état que vous soyez, rendez respectable, par vos sentiments et votre conduite, votre titre de Chrétienne, et Méditation sur ce qu'un Chrétien doit penser des richesses et des grandeurs du monde.















lundi 5 juillet 2021

ABRÉGÉ DU CATÉCHISME DE PERSÉVÉRANCE, DEUXIÈME PARTIE, Leçon X : Vie publique de Notre-Seigneur, Troisième année


ABRÉGÉ DU CATÉCHISME DE PERSÉVÉRANCE


DEUXIÈME PARTIE

Contenant l'histoire et l'explication de la Religion

depuis la Naissance du Messie jusqu'à son Ascension


Xe LEÇON


VIE PUBLIQUE DE NOTRE-SEIGNEUR

TROISIÈME ANNÉE



Q. L'obstination de la Synagogue à ne pas reconnaître Notre-Seigneur pour le Messie était-elle bien coupable ?
R. L'obstination de la Synagogue à ne pas reconnaître Notre-Seigneur pour le Messie était bien coupable, puisque Notre-Seigneur avait prouvé qu'il était vraiment le Messie.

Q. Comment l'avait-il prouvé ?
R. Il était venu au monde au temps précis où le Messie était attendu ; il était né à Bethléem, du sang de David ; il avait été adoré par les rois de l'Orient. Depuis plus de trente-deux ans il n'avait fait autre chose que de perfectionner dans sa personne le portrait du Messie, tracé d'avance par les prophètes.

Q. Que lui restait-il à faire ?
R. Il lui restait à consommer la preuve de sa divine mission.

Q. Comment ?
R. En mourant ; car le trait décisif du Messie était sa mort, ordonnée par la Synagogue, soufferte de la main des étrangers, suivie, après trois jours, de sa résurrection glorieuse, et couronnée par son ascension dans le Ciel.

Q. Le Sauveur fut-il effrayé des projets de la synagogue ?
R. Le Sauveur ne fut pas effrayé des projets de la Synagogue : il voulut même montrer à ses ennemis que, si un jour il se livrait entre leurs mains, c'était qu'il le voulait bien.

Q. Que fit-il pour cela ?
R. Pour cela, il résolut d'aller se montrer publiquement à Jérusalem, monté sur une ânesse suivie de son ânon, car le prophète Zacharie avait prédit que le Messie y entrerait de cette manière. Tout le peuple vint à sa rencontre avec des rameaux d'olivier à la main, et en criant : Gloire au Fils de David! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !

Q. Que fit le Sauveur au milieu de son triomphe ?
R. Au milieu de son triomphe, le Sauveur pleura sur Jérusalem, et prédit les calamités qui devaient bientôt fondre sur elle ; il monta ensuite au temple, où une voix du ciel proclama hautement sa divinité.

Q. Qu'arriva-t-il pendant qu'il était au temple ?
R. Pendant qu'il était au temple, une pauvre veuve mit une petite pièce de monnaie dans le trésor ; et le Sauveur dit qu'elle avait mis plus que les riches, pour nous apprendre le mérite de la pureté d'intention.

Q. Où alla-t-il en sortant du temple ?
R. En sortant du temple, le Sauveur se retira sur le penchant de la montagne des Oliviers, d'où il annonça à ses Apôtres la rapide propagation de l'Évangile, la ruine de Jérusalem et du temple, ainsi que la fin du monde et les circonstances du jugement dernier.

Q. Que fit-il ensuite ?
R. Ensuite il retourna à Béthanie, chez Simon le lépreux, où une femme répandit sur sa tête une liqueur précieuse. Cette action irrita tellement l'avare Judas, qu'il forma le dessein de vendre son maître. Il alla donc trouver les princes des prêtres et leur dit : Combien voulez-vous me donner, et je vous le livrerai ? Ils lui promirent trente deniers : c'était le prix d'un esclave. Judas revint auprès du Sauveur, cherchant l'occasion de le livrer.


Je prends la résolution d'aimer Dieu par-dessus toute chose, et mon prochain comme moi-même pour l'amour de Dieu : et, en témoignage de cet amour, je veux faire mes actions avec une grande pureté d'intention.


Deuxième Partie : Leçon I : État du monde à la venue du Messie, Leçon II : Naissance du Messie, Leçon III : Vie cachée de Notre-Seigneur Jésus-Christ, Leçon IV : Vie publique de Notre-Seigneur, Première année, Leçon V : Vie publique de Notre-Seigneur, Première année, Leçon VI : Vie publique de Notre-Seigneur, Première année, Leçon VII : Vie publique de Notre-Seigneur, Deuxième année, Leçon VIII : Vie publique de Notre-Seigneur, Deuxième année, Leçon IX : Vie publique de Notre-Seigneur, Troisième année, Leçon XI : Vie publique de Notre-Seigneur, Troisième année.

Première Partie :
Leçon I : Enseignement vocal de la Religion, Catéchisme, Leçon II : Enseignement écrit, Écriture et Tradition, Leçon III : Connaissance de Dieu considéré en Lui-même, Leçon IV : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, 1er Jour de la Création, Leçon V : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, 2e Jour de la Création, Leçon VI : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, 3e Jour de la Création, Leçon VII : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, Fin du 3e et commencement du 4e Jour de la Création, Leçon VIII : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, suite du 4e Jour de la Création, Leçon IX : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, 5e Jour de la Création, Leçon X : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, Fin du 5e et commencement du 6e Jour de la Création, Leçon XI : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, Suite du 6e Jour de la Création, Leçon XII : Connaissance de l'homme considéré en lui-même, Leçon XIII : Connaissance de l'homme considéré dans ses rapports avec les créatures, Leçon XIV : Connaissance de l'homme considéré dans ses rapports avec Dieu, Leçon XV : Connaissance des Anges, Leçon XVI : Chute de l'homme, Leçon XVII : Accord de la justice et de la miséricorde divine dans la punition et dans la transmission du péché d'Adam, Leçon XVIII : Nécessité et perpétuité de la Foi au Mystère de la Rédemption, Histoire de Job, Leçon XIX : Connaissance de la Religion, Nature et définition de la Religion, Leçon XX : Connaissance de la Religion, Que la Religion est une Loi, Leçon XXI : Le Messie promis et figuré : Adam et Abel, Leçon XXII : Le Messie promis et figuré, Noé, Troisième Figure du Messie, Leçon XXIII : Deuxième promesse et quatrième figure du Messie, Melchisédech, Leçon XXIV : Isaac, cinquième Figure du Messie, Leçon XXV : Le Messie promis et figuré, Jacob, Sixième Figure du Messie, Leçon XXVI : Le Messie promis et figuré, Joseph, Septième Figure du Messie, Leçon XXVII : L'Agneau pascal, Huitième Figure du Messie, Leçon XXVIII : La Manne, Neuvième Figure du Messie, Leçon XXIX : Les sacrifices et le serpent d'airain, Dixième et onzième Figure du Messie, Leçon XXX : Moïse, Douzième Figure du Messie, Leçon XXXI : Josué, Treizième Figure du Messie, Leçon XXXII : Gédéon, quatorzième Figure du Messie, Leçon XXXIII : Samson, Quinzième Figure du Messie, Leçon XXXIV : Sixième Promesse du Messie, Leçon XXXV : David, Seizième Figure du Messie, Leçon XXXVI : Salomon, Dix-septième Figure du Messie, Leçon XXXVII : Jonas, Dix-huitième Figure du Messie, Leçon XXXVIII : Le Messie prédit, Prophéties de David, Leçon XXXIX : Le Messie prédit, Prophéties d'Isaïe, Leçon XL : Le Messie prédit, Prophéties d'Osée, de Michée, de Joël et de Jérémie, Leçon XLI : Le Messie prédit, Prophéties d'Ézéchiel, Leçon XLII : Le Messie prédit, Prophéties de Daniel, Leçon XLIII : Le Messie prédit, Prophéties d'Aggée, de Zacharie et de Malachie, Leçon XLIV : Résumé général et application des promesses, des figures et des prophéties, à Notre-Seigneur Jésus-Christ, Leçon XLV : Le Messie préparé, Monarchie des Assyriens, Leçon XLVI : Le Messie préparé, Monarchie des Assyriens, Histoire de Judith, Leçon XLVII : Le Messie préparé, Histoire de Tobie, Leçon XLVIII : Le Messie préparé, Monarchie des Perses, Histoire d'Esther, Leçon XLIX : Le Messie préparé, Monarchie des Grecs et des Romains, Leçon L : Le Messie préparé, Histoire des Machabées, Leçon LI : Unité de la Religion et de l’Église.














dimanche 4 juillet 2021

Des précieux avantages que procure le troisième degré de l'Humilité



Un des plus grands avantages que l'on retire du troisième degré d'humilité, c'est que les actes qu'il fait produire, sont l'action de grâces la plus parfaite que l'on puisse rendre à Dieu pour les dons qu'on en a reçus. C'est oublier Dieu, c'est user envers lui de la plus grande ingratitude que de s'attribuer à soi-même les dons qu'il nous a si libéralement départis, mais, au contraire, c'est lui rendre les actions de grâces qu'il a droit d'exiger de nous pour ses bienfaits, que de reconnaître que nous ne les tenons que de sa libéralité ; c'est-là le sacrifice de louange dont il dit qu'il tirera sa gloire ; c'est-là cette reconnaissance que l'Apôtre nous recommande quand il dit : « À Dieu seul Roi des siècles, immortel et invisible, soit honneur et gloire. »
De-là naît encore un autre avantage ; c'est que quelques dons qu'ait reçus de Dieu celui qui est véritablement humble, et quelque estime que ces dons lui attirent de la part des hommes, il ne s'en estime cependant pas davantage ; il demeure au contraire aussi ferme dans le sentiment intime de son néant, que s'il n'avait rien reçu, parce qu'il sait faire distinction entre ce qui lui est étranger et ce qui lui est propre, et rendre à Chacun ce qui lui appartient. Ainsi regardant les faveurs qu'il a reçues de Dieu, comme un bien étranger, et pour ainsi dire d'emprunt, il ne détourne jamais la vue du spectacle de sa propre bassesse et de l'état où il serait réduit, si Dieu l'abandonnait un seul moment, et si sa divine bonté ne le tenait, pour ainsi dire, continuellement par la main. Mais plus celui qui est véritablement humble, se sent comblé des bienfaits de Dieu, plus il s'humilie, plus il s'anéantit devant lui ; plus il reçoit de dons de Dieu, plus il reconnaît qu'il est redevable a Dieu, et qu'il contracte une plus étroite obligation de le servir ; et il est intimement persuadé que sa reconnaissance et ses services ne pourront jamais égaler la mesure et le prix des grâces et des faveurs qu'il a reçues. C'est précisément cette disposition qui rend les serviteurs de Dieu plus humbles que les autres hommes : ils sont persuadés que Dieu leur demandera compte, non-seulement des péchés qu'ils auront commis, mais aussi des bienfaits qu'ils auront reçus : « Que l'on exigera beaucoup de celui à qui on aura beaucoup donné ; et qu'à celui à qui on aura beaucoup confié, on lui demandera davantage à proportion. »
Un dernier avantage que procure l'humilité, c'est que celui qui possède cette vertu ne se laisse jamais aller à mépriser son prochain. Quelque Péché qu'il lui voie commettre, il ne s'en élève, et il ne s'en estime pas plus pour cela ; au contraire, il en prend occasion de s'humilier encore plus, parce qu'il considère qu'il est sorti de la même masse que celui qui est tombé, et que dans la chute de son frère, il voit la sienne propre, ou du moins il craint qu'une prochaine chute ne le menace lui-même ; car, comme dit très bien Saint Augustin, notre frère ne commet aucun péché que nous ne puissions en commettre un semblable, si la miséricorde de Dieu ne nous tendait continuellement la main. »

(Abrégé de la Pratique de la Perfection Chrétienne)


Reportez-vous à C'est particulièrement aux humbles que Dieu accorde les plus grandes faveurs, Que l'Humilité n'est point opposée à la Magnanimité, mais qu'elle en est le fondement, De la force en soi-même et de la force en Dieu, Pour vaincre toutes sortes de tentations, et pour acquérir la perfection chrétienne, ne point compter sur nous-mêmes, mais uniquement sur le secours de Dieu, Du troisième degré de l'Humilité : En quoi il consiste, Comment faire son examen particulier sur la vertu de l'Humilité, Comment dans l'oraison nous pouvons nous exercer à la pratique du second degré d'Humilité, Pour acquérir la vertu de l'Humilité, il faut en pratiquer les Actes, Sans l'Humilité, on ne saurait avoir la paix intérieure, De quelle manière on peut s'élever au second degré de l'Humilité, Du second degré de l'Humilité, et en quoi il consiste, La connaissance de nous-mêmes ne doit pas nous faire perdre le courage, ni la confiance, Que la considération de ses péchés est un excellent moyen pour se connaître soi-même, et pour acquérir l'humilité, Du premier degré de l'Humilité, qui est d'avoir une humble opinion de soi-même, Principales Vertus dont l'Humilité est le fondement, Il n'y a point de Vertu solide sans l'Humilité : elle est le fondement de toutes les autres Vertus, Excellence et nécessité de l'Humilité, Prière pour demander l'humilité, Prière pour obtenir l'humilité, l'exemple de Saint Robert Bellarmin et de Saint Ignace, et comment acquérir cette vertu, Le Saint Curé d'Ars dans sa conversation : Humilité de M. Vianney, De l'amour du Père Surin pour l'humilité, dans l'union avec Notre-Seigneur Jésus-Christ, Des vertus de Marie : l'humilité, De la merveilleuse humilité du séraphique saint François, Litanies de l'humilité, Méditation sur les effets de l'orgueil, Méditation sur l'humilité des Saints, Méditation sur la pratique de l'humilité Chrétienne, Méditation sur les avantages de l'humilité Chrétienne, La Crèche, Sur ces paroles : Vous avez tiré votre parfaite louange de la bouche des enfants et de ceux qui sont à la mamelle. (Psaume 8), De deux sortes de Mortifications, De la nécessité de la Mortification : En quoi elle consiste, Sur Jésus-Christ, L'intérieur de Marie, De l'enfance spirituelle, et De la paix de l'âme.














samedi 3 juillet 2021

ABRÉGÉ DU CATÉCHISME DE PERSÉVÉRANCE, DEUXIÈME PARTIE, Leçon IX : Vie publique de Notre-Seigneur, Troisième année


ABRÉGÉ DU CATÉCHISME DE PERSÉVÉRANCE

DEUXIÈME PARTIE

Contenant l'histoire et l'explication de la Religion

depuis la Naissance du Messie jusqu'à son Ascension


IXe LEÇON


VIE PUBLIQUE DE NOTRE-SEIGNEUR


TROISIÈME ANNÉE



Q. Quel était le but de toutes les paroles, de tous les miracles, de toutes les démarches du Sauveur ?
R. Le but de toutes les paroles, de tous les miracles, de toutes les démarches du Sauveur, était de rétablir le règne de son Père et de sauver l'homme. Par ses paroles il dissipait l'ignorance, par ses miracles il nous apprenait à croire en lui, et toutes ses démarches tendaient à chasser le démon, à soulager nos misères et à régler notre conduite.

Q. Quel autre but se proposait-il encore ?
R. Le Sauveur se proposait encore de bannir la crainte excessive que l'homme avait de Dieu ; car il voulait faire succéder la loi de grâce à la loi de crainte, et empêcher l'homme de désespérer après ses péchés.

Q. Que fit-il pour cela ?
R. Pour cela il se montra toujours bon, affable, compatissant envers tout le monde, et, pour peindre sa bonté et sa miséricorde, il raconta plusieurs paraboles, en particulier celles de l'enfant prodigue et de la brebis perdue.

Q. Racontez cette dernière parabole.
R. Un berger, dit le Sauveur, a un troupeau de cent brebis, il les aime toutes, il les garde avec précaution ; malgré sa vigilance, une de ses ouailles vient à s'égarer. N'est-il pas vrai qu'il ne s'en est pas plutôt aperçu, qu'il laisse les quatre-vingt-dix-neuf autres et qu'il court après celle qui s'est éloignée ? 11 la cherche de tout côté, et il ne donne se point de repos qu'il ne l'ait retrouvée.

Q. Continuez la même parabole.
R. Lorsqu'il l'a retrouvée, il ne la bat pas ; mais il la met doucement sur ses épaules, et la rapporte lui-même à la bergerie, afin de lui épargner la fatigue du retour. Arrivé à la maison, il assemble ses amis et ses voisins : Félicitez-moi, leur dit-il, j'ai retrouvé ma brebis que j'avais perdue. Voilà, conclut le Sauveur, le portrait de votre Père céleste : Je vous le dis, la conversion d'un pécheur cause plus de joie dans le Ciel, que la persévérance de quatre-vingt-dix-neuf justes.

Q. Que fit le Sauveur après cette parabole ?
R. Après cette parabole, le Sauveur fit une action qui dévoile tout ce qu'il y avait de bonté dans son cœur.

Q. Quelle fut cette action ?
R. Un grand nombre de pères et de mères vinrent lui présenter leurs petits enfants, en le conjurant de les bénir. Le Sauveur reçut dans ses bras tous ces petits enfants, les combla de caresses, leur imposa les mains et les bénit.

Q. Que fit-il encore ?
R. Pour mettre leur innocence et leur vie à couvert, il déclara qu'il vaudrait mieux être précipité dans la mer, une meule de moulin au cou, que de scandaliser un petit enfant, et qu'il tiendrait pour fait à lui-même tout ce qu'on ferait au moindre de ces petits qui étaient ses frères.

Q. Qu'annonça-t-il ensuite à ses Apôtres ?
R. Le Sauveur annonça ensuite à ses Apôtres que sa mort et sa passion étaient proches ; qu'il serait crucifié, mais qu'il ressusciterait trois jours après. Il employa le peu de temps qui lui restait à leur donner des instructions et à faire des miracles plus éclatants que jamais.

Q. Quels furent ces miracles ?
R. Les principaux furent la conversion de Zachée et la résurrection de Lazare, mort depuis quatre jours, qui eut lieu aux portes mêmes de Jérusalem et en présence d'un grand nombre de Juifs?

Q. Quels furent les effets de ces miracles ?
R. Les effets de ces miracles furent la conversion d'un grand nombre de Juifs qui crurent en Notre-Seigneur, et l'endurcissement des pontifes et des pharisiens qui résolurent de le faire mourir.


Je prends la résolution d'aimer Dieu par-dessus toute chose, et mon prochain comme moi-même pour l'amour de Dieu ; et, en témoignage de cet amour, je veux éviter tout ce qui pourrait scandaliser les enfants.


Deuxième Partie : Leçon I : État du monde à la venue du Messie, Leçon II : Naissance du Messie, Leçon III : Vie cachée de Notre-Seigneur Jésus-Christ, Leçon IV : Vie publique de Notre-Seigneur, Première année, Leçon V : Vie publique de Notre-Seigneur, Première année, Leçon VI : Vie publique de Notre-Seigneur, Première année, Leçon VII : Vie publique de Notre-Seigneur, Deuxième année, Leçon VIII : Vie publique de Notre-Seigneur, Deuxième année, Leçon X : Vie publique de Notre-Seigneur, Troisième année.

Première Partie :
Leçon I : Enseignement vocal de la Religion, Catéchisme, Leçon II : Enseignement écrit, Écriture et Tradition, Leçon III : Connaissance de Dieu considéré en Lui-même, Leçon IV : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, 1er Jour de la Création, Leçon V : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, 2e Jour de la Création, Leçon VI : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, 3e Jour de la Création, Leçon VII : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, Fin du 3e et commencement du 4e Jour de la Création, Leçon VIII : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, suite du 4e Jour de la Création, Leçon IX : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, 5e Jour de la Création, Leçon X : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, Fin du 5e et commencement du 6e Jour de la Création, Leçon XI : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, Suite du 6e Jour de la Création, Leçon XII : Connaissance de l'homme considéré en lui-même, Leçon XIII : Connaissance de l'homme considéré dans ses rapports avec les créatures, Leçon XIV : Connaissance de l'homme considéré dans ses rapports avec Dieu, Leçon XV : Connaissance des Anges, Leçon XVI : Chute de l'homme, Leçon XVII : Accord de la justice et de la miséricorde divine dans la punition et dans la transmission du péché d'Adam, Leçon XVIII : Nécessité et perpétuité de la Foi au Mystère de la Rédemption, Histoire de Job, Leçon XIX : Connaissance de la Religion, Nature et définition de la Religion, Leçon XX : Connaissance de la Religion, Que la Religion est une Loi, Leçon XXI : Le Messie promis et figuré : Adam et Abel, Leçon XXII : Le Messie promis et figuré, Noé, Troisième Figure du Messie, Leçon XXIII : Deuxième promesse et quatrième figure du Messie, Melchisédech, Leçon XXIV : Isaac, cinquième Figure du Messie, Leçon XXV : Le Messie promis et figuré, Jacob, Sixième Figure du Messie, Leçon XXVI : Le Messie promis et figuré, Joseph, Septième Figure du Messie, Leçon XXVII : L'Agneau pascal, Huitième Figure du Messie, Leçon XXVIII : La Manne, Neuvième Figure du Messie, Leçon XXIX : Les sacrifices et le serpent d'airain, Dixième et onzième Figure du Messie, Leçon XXX : Moïse, Douzième Figure du Messie, Leçon XXXI : Josué, Treizième Figure du Messie, Leçon XXXII : Gédéon, quatorzième Figure du Messie, Leçon XXXIII : Samson, Quinzième Figure du Messie, Leçon XXXIV : Sixième Promesse du Messie, Leçon XXXV : David, Seizième Figure du Messie, Leçon XXXVI : Salomon, Dix-septième Figure du Messie, Leçon XXXVII : Jonas, Dix-huitième Figure du Messie, Leçon XXXVIII : Le Messie prédit, Prophéties de David, Leçon XXXIX : Le Messie prédit, Prophéties d'Isaïe, Leçon XL : Le Messie prédit, Prophéties d'Osée, de Michée, de Joël et de Jérémie, Leçon XLI : Le Messie prédit, Prophéties d'Ézéchiel, Leçon XLII : Le Messie prédit, Prophéties de Daniel, Leçon XLIII : Le Messie prédit, Prophéties d'Aggée, de Zacharie et de Malachie, Leçon XLIV : Résumé général et application des promesses, des figures et des prophéties, à Notre-Seigneur Jésus-Christ, Leçon XLV : Le Messie préparé, Monarchie des Assyriens, Leçon XLVI : Le Messie préparé, Monarchie des Assyriens, Histoire de Judith, Leçon XLVII : Le Messie préparé, Histoire de Tobie, Leçon XLVIII : Le Messie préparé, Monarchie des Perses, Histoire d'Esther, Leçon XLIX : Le Messie préparé, Monarchie des Grecs et des Romains, Leçon L : Le Messie préparé, Histoire des Machabées, Leçon LI : Unité de la Religion et de l’Église.













vendredi 2 juillet 2021

Que l'Humilité n'est point opposée à la Magnanimité, mais qu'elle en est le fondement


Saint Thomas et Saint Pie V

Saint Thomas traitant de la magnanimité, propose une question qui servira de preuve à cette vérité. Les Saints, dit-il, et l'Évangile, nous apprennent d'un côté, que l'humilité est très-essentielle aux Chrétiens ; d'autre part ils prouvent que la magnanimité ne leur est pas moins nécessaire, et surtout à ceux qui sont employés dans les ministères relevés. Ces deux vertus, cependant, semblent être directement opposées, car la magnanimité est une grandeur de courage qui porte à entreprendre des choses grandes et dignes de gloire, et rien ne paraît plus opposé à l'humilité. Ce saint Docteur résout très-bien cette difficulté, en disant qu'encore que ces deux vertus paraissent opposées l'une à l'autre, à ne regarder que l'extérieur qu'elles présentent, cependant elles ne le sont point ; non-seulement par la raison qu'aucune vertu ne peut être contraire à l'autre: mais encore, parce que l'humilité et la magnanimité ont une grande affinité entr'elles, et une grande dépendance l'une de l'autre. Car enfin, loin qu'il soit contraire à l'humilité d'entreprendre de grandes choses, ce qui est le propre de l'homme magnanime, cela n'appartient proprement qu'à celui qui est véritablement humble. Il y aurait en effet de la présomption et de l'orgueil à entreprendre de grandes choses, sur la confiance qu'on aurait en ses propres forces : car de quoi sommes-nous capables de nous-mêmes, puisque, selon l'Apôtre, « nous ne sommes pas même capables de penser quelque chose comme de nous ? » Mais aussi ce n'est que sur la défiance de nous-mêmes et sur la confiance en Dieu , que la magnanimité chrétienne fonde les grandes entreprises : et c'est-là précisément ce qu'opère l'humilité. Car la raison pour laquelle les Saints l'appellent le fondement de toutes les vertus, c'est comme nous avons déjà dit, parce que c'est elle qui ouvre la terre pour l'édifice spirituel ; c'est elle qui en creuse les fondations et qui en rejette tout ce qu'il y a de terre légère et sablonneuse, jusqu'à ce qu'étant parvenue à trouver la pierre ferme qui est Jésus-Christ, elle commence alors à élever sur cette pierre l'édifice de la perfection.
Rien n'est difficile aux humbles, dit Saint Léon : celui qui est véritablement humble, est en même temps magnanime, il est courageux, il est hardi à entreprendre de grandes choses ; rien ne lui paraît impossible, parce que ce n'est pas en lui-même, mais en Dieu qu'il met sa confiance ; et que quand il tourne les yeux vers Dieu, il ne voit rien qui puisse lui opposer obstacle dans ce qu'il exécute : « Nous ferons des prodiges avec le secours de Dieu ; et ce sera lui qui fera périr ceux qui nous affligent. Il faut donc que nous soyions intérieurement humbles, que nous reconnaissions que de nous-mêmes nous ne sommes rien, que nous ne pouvons rien : mais il faut aussi que nous soyons courageux en Dieu ; et qu'avec le secours de sa grâce, nous nous croyons capables de tout. »

(Abrégé de la Pratique de la Perfection Chrétienne)


Reportez-vous à Des précieux avantages que procure le troisième degré de l'Humilité, De la force en soi-même et de la force en Dieu, Pour vaincre toutes sortes de tentations, et pour acquérir la perfection chrétienne, ne point compter sur nous-mêmes, mais uniquement sur le secours de Dieu, Du troisième degré de l'Humilité : En quoi il consiste, Comment faire son examen particulier sur la vertu de l'Humilité, Comment dans l'oraison nous pouvons nous exercer à la pratique du second degré d'Humilité, Pour acquérir la vertu de l'Humilité, il faut en pratiquer les Actes, Sans l'Humilité, on ne saurait avoir la paix intérieure, De quelle manière on peut s'élever au second degré de l'Humilité, Du second degré de l'Humilité, et en quoi il consiste, La connaissance de nous-mêmes ne doit pas nous faire perdre le courage, ni la confiance, Que la considération de ses péchés est un excellent moyen pour se connaître soi-même, et pour acquérir l'humilité, Du premier degré de l'Humilité, qui est d'avoir une humble opinion de soi-même, Principales Vertus dont l'Humilité est le fondement, Il n'y a point de Vertu solide sans l'Humilité : elle est le fondement de toutes les autres Vertus, Excellence et nécessité de l'Humilité, Prière pour demander l'humilité, Prière pour obtenir l'humilité, l'exemple de Saint Robert Bellarmin et de Saint Ignace, et comment acquérir cette vertu, Le Saint Curé d'Ars dans sa conversation : Humilité de M. Vianney, De l'amour du Père Surin pour l'humilité, dans l'union avec Notre-Seigneur Jésus-Christ, Des vertus de Marie : l'humilité, De la merveilleuse humilité du séraphique saint François, Litanies de l'humilité, Méditation sur les effets de l'orgueil, Méditation sur l'humilité des Saints, Méditation sur la pratique de l'humilité Chrétienne, Méditation sur les avantages de l'humilité Chrétienne, La Crèche, Sur ces paroles : Vous avez tiré votre parfaite louange de la bouche des enfants et de ceux qui sont à la mamelle. (Psaume 8), De deux sortes de Mortifications, De la nécessité de la Mortification : En quoi elle consiste, Sur Jésus-Christ, L'intérieur de Marie, De l'enfance spirituelle, et De la paix de l'âme.














jeudi 1 juillet 2021

ABRÉGÉ DU CATÉCHISME DE PERSÉVÉRANCE, DEUXIÈME PARTIE, Leçon VIII : Vie publique de Notre-Seigneur, Deuxième année


ABRÉGÉ DU CATÉCHISME DE PERSÉVÉRANCE

DEUXIÈME PARTIE

Contenant l'histoire et l'explication de la Religion

depuis la Naissance du Messie jusqu'à son Ascension


VIIIe LEÇON


VIE PUBLIQUE DE NOTRE-SEIGNEUR

DEUXIÈME ANNÉE



Q. Quel miracle opéra le Sauveur en descendant de la montagne ?
R. En descendant de la montagne, le Sauveur guérit un enfant possédé du démon.

Q. Quelle instruction le Sauveur donna-t-il à ses Apôtres à cette occasion ?
R. A cette occasion, le Sauveur instruisit ses Apôtres sur la nécessité et la puissance du jeûne et de la prière.

Q. Quelle autre instruction leur donna-t-il ?
R. Le Sauveur, ayant repris son voyage dans la Galilée, fit comprendre à ses Apôtres et à tous ses Disciples la nécessité de pardonner, et l'indignité de la conduite de celui qui refuse d'oublier les injures qu'on lui a faites.

Q. Quel moyen employa-t-il ?
R. Pour cela il se servit d'une parabole. Un serviteur, dit-il, devait dix mille talents à son maître et n'avait pas de quoi le satisfaire. Le maître ordonna qu'on le saisît et qu'on vendît sa femme et ses enfants, et que le prix fût employé à payer la dette. Le serviteur le conjura d'avoir pitié de lui et de prendre patience ; le maître, touché de compassion, lui remit sa dette. En sortant, ce serviteur rencontra un de ces compagnons qui lui devait la modique somme de cent deniers. Il le saisit à la gorge, et, l'étouffant, il lui dit : Paye ce que tu me dois. Le malheureux lui dit : Ayez patience, je vous rendrai tout. L'autre ne voulut pas, et sur-le-champ il le fit conduire en prison.

Q. Continuez la parabole.
R. Le maître, apprenant cette barbare conduite fit venir ce méchant serviteur et lui dit : J'ai eu pitié de vous, je vous ai remis toute votre dette ; ne deviez-vous pas aussi avoir pitié de votre compagnon ? Et il le fit mettre en prison jusqu'à ce qu'il eût payé tout ce qu'il devait. C'est ainsi, ajouta le Sauveur, que mon Père céleste en usera, si vous, à qui il a pardonné et à qui il pardonne tous les jours tant de péchés, vous ne remettez pas de bon cœur les offenses que vos frères auront commises contre vous.

Q. De quoi fut suivie cette instruction ?
R. Cette instruction fut suivie d'un événement qui donna lieu au Sauveur de nous apprendre quel esprit de douceur doit animer ses disciples.

Q. Quel est cet événement ?
R. Les habitants d'une ville de Samarie, ayant refusé de le recevoir, deux de ses Apôtres lui demandèrent la permission de faire descendre le feu du Ciel sur cette ville coupable. Le Sauveur leur répondit ; Vous ne savez pas de quel esprit vous devez être animés, le fils de l'homme n'est pas venu sur la terre pour perdre les âmes, mais pour les sauver. Il souffrit l'affront sans se plaindre, et alla chercher un asile ailleurs.

Q. Que lui arriva-t-il encore dans ce voyage ?
R. Dans ce voyage, le Sauveur proclama de nouveau le grand précepte de l'amour de Dieu et du prochain ; puis, il arriva dans la petite ville de Béthanie, et logea dans la maison de Lazare et de ses deux sœurs, Marthe et Marie.

Q. Où alla-t-il ensuite ?
R. De là il se rendit à Jérusalem pour célébrer la fête des Tabernacles, où ses ennemis furent forcés de dire comme le peuple ; Jamais homme n'a parlé comme cet homme.

Q. Se convertirent-ils ?
R. Ils ne se convertirent pas, quoique le Sauveur eût fait en leur présence un de ses plus éclatants miracles.

Q. Quel est ce miracle ?
R. Ce miracle est la guérison d'un aveugle de naissance, miracle qu'aucun prophète n'avait opéré et qu'on n'avait jamais vu depuis le commencement du monde.

Je prends la résolution d'aimer Dieu par-dessus toute chose, et mon prochain comme moi-même pour l'amour de Dieu ; et, en témoignage de cet amour, je veux pardonner à ceux qui m'auront offensé.


Deuxième Partie : Leçon I : État du monde à la venue du Messie, Leçon II : Naissance du Messie, Leçon III : Vie cachée de Notre-Seigneur Jésus-Christ, Leçon IV : Vie publique de Notre-Seigneur, Première année, Leçon V : Vie publique de Notre-Seigneur, Première année, Leçon VI : Vie publique de Notre-Seigneur, Première année, Leçon VII : Vie publique de Notre-Seigneur, Deuxième année, Leçon IX : Vie publique de Notre-Seigneur, Troisième année.

Première Partie :
Leçon I : Enseignement vocal de la Religion, Catéchisme, Leçon II : Enseignement écrit, Écriture et Tradition, Leçon III : Connaissance de Dieu considéré en Lui-même, Leçon IV : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, 1er Jour de la Création, Leçon V : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, 2e Jour de la Création, Leçon VI : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, 3e Jour de la Création, Leçon VII : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, Fin du 3e et commencement du 4e Jour de la Création, Leçon VIII : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, suite du 4e Jour de la Création, Leçon IX : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, 5e Jour de la Création, Leçon X : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, Fin du 5e et commencement du 6e Jour de la Création, Leçon XI : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, Suite du 6e Jour de la Création, Leçon XII : Connaissance de l'homme considéré en lui-même, Leçon XIII : Connaissance de l'homme considéré dans ses rapports avec les créatures, Leçon XIV : Connaissance de l'homme considéré dans ses rapports avec Dieu, Leçon XV : Connaissance des Anges, Leçon XVI : Chute de l'homme, Leçon XVII : Accord de la justice et de la miséricorde divine dans la punition et dans la transmission du péché d'Adam, Leçon XVIII : Nécessité et perpétuité de la Foi au Mystère de la Rédemption, Histoire de Job, Leçon XIX : Connaissance de la Religion, Nature et définition de la Religion, Leçon XX : Connaissance de la Religion, Que la Religion est une Loi, Leçon XXI : Le Messie promis et figuré : Adam et Abel, Leçon XXII : Le Messie promis et figuré, Noé, Troisième Figure du Messie, Leçon XXIII : Deuxième promesse et quatrième figure du Messie, Melchisédech, Leçon XXIV : Isaac, cinquième Figure du Messie, Leçon XXV : Le Messie promis et figuré, Jacob, Sixième Figure du Messie, Leçon XXVI : Le Messie promis et figuré, Joseph, Septième Figure du Messie, Leçon XXVII : L'Agneau pascal, Huitième Figure du Messie, Leçon XXVIII : La Manne, Neuvième Figure du Messie, Leçon XXIX : Les sacrifices et le serpent d'airain, Dixième et onzième Figure du Messie, Leçon XXX : Moïse, Douzième Figure du Messie, Leçon XXXI : Josué, Treizième Figure du Messie, Leçon XXXII : Gédéon, quatorzième Figure du Messie, Leçon XXXIII : Samson, Quinzième Figure du Messie, Leçon XXXIV : Sixième Promesse du Messie, Leçon XXXV : David, Seizième Figure du Messie, Leçon XXXVI : Salomon, Dix-septième Figure du Messie, Leçon XXXVII : Jonas, Dix-huitième Figure du Messie, Leçon XXXVIII : Le Messie prédit, Prophéties de David, Leçon XXXIX : Le Messie prédit, Prophéties d'Isaïe, Leçon XL : Le Messie prédit, Prophéties d'Osée, de Michée, de Joël et de Jérémie, Leçon XLI : Le Messie prédit, Prophéties d'Ézéchiel, Leçon XLII : Le Messie prédit, Prophéties de Daniel, Leçon XLIII : Le Messie prédit, Prophéties d'Aggée, de Zacharie et de Malachie, Leçon XLIV : Résumé général et application des promesses, des figures et des prophéties, à Notre-Seigneur Jésus-Christ, Leçon XLV : Le Messie préparé, Monarchie des Assyriens, Leçon XLVI : Le Messie préparé, Monarchie des Assyriens, Histoire de Judith, Leçon XLVII : Le Messie préparé, Histoire de Tobie, Leçon XLVIII : Le Messie préparé, Monarchie des Perses, Histoire d'Esther, Leçon XLIX : Le Messie préparé, Monarchie des Grecs et des Romains, Leçon L : Le Messie préparé, Histoire des Machabées, Leçon LI : Unité de la Religion et de l’Église.