lundi 22 juin 2015

Le Diable existe-t-il ?


Pour ceux que le Démon aurait réussi à berner, nous vous apprenons aujourd'hui (attention Scoop !) que OUI, le Diable existe bel et bien, et vous pourrez choisir de le combattre ou pas. À vous de voir si l'Enfer vous semble une bonne destination ou si vous aspirez à mieux. 
Trêve de plaisanterie, c'est ce qui est le plus agaçant pour une personne qui a été persécutée par le Diable d'entendre partout, même parfois dans l'Église, qu'il n'existe pas. À se demander s'ils ont lu la Bible - et surtout appris leur catéchisme - et s'ils ont compris ce qu'ils ont lu... Si vous avez rangé votre Bible et votre Catéchisme dans le genre de la science-fiction, vous avez tout faux. Si vous vous cultivez à travers les médias, vous avez tout faux ! 

Pour vous faire une idée de la façon dont le Diable agit dans votre vie, vous pouvez vous reporter à nos précédents billets. 

Vous ne rirez peut-être plus après cela, qui sait ?


Voici un extrait de "Tactique du diable" de C.S. Lewis * :

De Screwtape, démon expérimenté, à son neveu Wormwood, extrait de « Tactique du Diable — Lettres d'un vétéran de la tentation à un novice » de C.S. Lewis.

Je m'étonne vraiment que tu aies pu me demander s'il est essentiel de laisser ignorer ton existence à ton protégé. Le Haut Commandement a clairement répondu à cette question, du moins en ce qui concerne la phase actuelle de la lutte. Pour l'instant, notre tactique est de nous cacher. Bien entendu, il n'en a pas toujours été ainsi. Nous nous trouvons devant un cruel dilemme. Quand les hommes cessent de croire en notre existence, nos manœuvres d'intimidation n'ont plus le même effet et nous ne produisons plus de magiciens. Par contre, quand ils sont persuadés que nous existons, nous ne pouvons pas en faire des matérialistes et des sceptiques. Du moins, en temps voulu, à saturer leur science d'émotions et de mythes à tel point qu'ils se mettront effectivement à croire en nous (sans user d'une telle expression) tout en gardant leur esprit fermé à la foi en l'Ennemi (Dieu). La force vitale, le culte de la sexualité et certains aspects de la psychanalyse s'avéreront d'une grande utilité. Si nous arrivons un jour à réussir notre chef-d'œuvre, le magicien matérialiste, l'homme qui, au lieu de simplement les exploiter, voue une véritable adoration à ce qu'il appelle vaguement les « forces », tout en niant l'existence des « esprits » — alors, la fin de la guerre sera proche. Mais en attendant, nous devons obéir aux ordres reçus. Je ne pense pas que tu auras trop de peine à garder ton protégé dans l'ignorance. Le fait que l'imagination moderne a fait du « Diable » un personnage comique te facilitera la tâche. S'il y avait le moindre indice qu'il soupçonne ton existence, présente-lui un personnage en pantalon collant rouge. Convaincu par toi qu'il ne peut pas croire à de pareilles niaiseries (ce moyen de créer la confusion est consigné dans notre Méthode classique), il finira par comprendre qu'il ne peut pas croire en toi.


*Attention : Rappelons que l'auteur n'est pas catholique (même si nous pouvons retrouver une approche parfois catholique dans cet ouvrage), mais anglican, né d'une famille protestante. Prudence donc, et reportez-vous à cet article.




La plus belle ruse du Diable, c'est de nous persuader qu'il n'existe pas.
(Charles Baudelaire)

Et nous dirions aussi, de nous faire croire que Dieu n'existe pas.


Un grand signe apparut dans le ciel : une Femme, ayant le soleil pour manteau, la lune sous les pieds, et sur la tête une couronne de douze étoiles. Elle est enceinte, elle crie, dans les douleurs et la torture d’un enfantement. Un autre signe apparut dans le ciel : un grand dragon, rouge feu, avec sept têtes et dix cornes, et, sur chacune des sept têtes, un diadème. Sa queue, entraînant le tiers des étoiles du ciel, les précipita sur la terre. Le Dragon vint se poster devant la femme qui allait enfanter, afin de dévorer l’enfant dès sa naissance. Or, elle mit au monde un fils, un enfant mâle, celui qui sera le berger de toutes les nations, les conduisant avec un sceptre de fer. L’enfant fut enlevé jusqu’auprès de Dieu et de son Trône, et la Femme s’enfuit au désert, où Dieu lui a préparé une place, pour qu’elle y soit nourrie pendant mille deux cent soixante jours. Il y eut alors un combat dans le ciel : Michel, avec ses anges, dut combattre le Dragon. Le Dragon, lui aussi, combattait avec ses anges, mais il ne fut pas le plus fort ; pour eux désormais, nulle place dans le ciel. Oui, il fut rejeté, le grand Dragon, le Serpent des origines, celui qu’on nomme Diable et Satan, le séducteur du monde entier. Il fut jeté sur la terre, et ses anges furent jetés avec lui.
Alors j’entendis dans le ciel une voix forte, qui proclamait : « Maintenant voici le salut, la puissance et le règne de notre Dieu, voici le pouvoir de son Christ ! Car il est rejeté, l’accusateur de nos frères, lui qui les accusait, jour et nuit, devant notre Dieu. Eux-mêmes l’ont vaincu par le sang de l’Agneau, par la parole dont ils furent les témoins ; détachés de leur propre vie, ils sont allés jusqu’à mourir. Cieux, soyez donc dans la joie, et vous qui avez aux cieux votre demeure ! Malheur à la terre et à la mer : le diable est descendu vers vous, plein d’une grande fureur ; il sait qu’il lui reste peu de temps. »
Et quand le Dragon vit qu’il était jeté sur la terre, il se mit à poursuivre la Femme qui avait mis au monde l’enfant mâle. Alors furent données à la Femme les deux ailes du grand aigle pour qu’elle s’envole au désert, à la place où elle doit être nourrie pour un temps, deux temps et la moitié d’un temps, loin de la présence du Serpent. Puis, de sa gueule, le Serpent projeta derrière la Femme de l’eau comme un fleuve, pour qu’elle soit emportée par ce fleuve. Mais la terre vint au secours de la Femme : la terre ouvrit la bouche et engloutit le fleuve projeté par la gueule du Dragon. Alors le Dragon se mit en colère contre la Femme, il partit faire la guerre au reste de sa descendance, ceux qui observent les commandements de Dieu et gardent le témoignage de Jésus. Et il se posta sur le sable au bord de la mer.
(Livre de l'Apocalypse 12)




Lire "Traité de l'Enfer"
de Sainte Françoise Romaine, "Traité du Saint-Esprit" de Mgr Gaume, Abrégé des "Interprétations de l'Apocalypse" du Vénérable Holzhauser, "Le sens mystique de l'Apocalypse" de Dom Jean de Monléon, et "Pour se défendre du Malin" par Mgr Tournyol du Clos, prêtre conciliaire (reportez-vous cependant aux notes qui sont à la fin de ce billet et qui vous invitent à la plus grande prudence concernant certaines dévotions - Voir ce document reprenant une partie de l'ouvrage, avec quelques modifications requises - ne pas faire la prière de la croix de dozule qui est une fausse révélation).




Lire l'article de Cyril Brun sur Riposte Catholique.





Reportez-vous à Y a-t-il un Dieu qui s'occupe de nous ?, Summis desiderantes affectibus, Bulle apostolique du Pape Innocent VIII, contre l'hérésie des sorcières, La terre se couvrit de ronces et d'épines, La communication de Satan avec l'homme, Histoire de la possession des Ursulines de Loudun, et des peines du Père Surin (1/4), Le roi de la Cité du Mal, Les princes de la Cité du Mal, Par quelles armes battre le Tentateur ?, Histoire religieuse des deux cités, L'existence du surnaturel et du surhumain, Quand les dieux du paganisme avouent qu'ils ne sont que des démons, Satan veut déformer l'homme afin d'effacer en lui l'image de Dieu, Traité de l'Enfer de Sainte Françoise Romaine, L'Année liturgique avec Dom Guéranger : Le Troisième Dimanche de Carême, Satan est présent dans votre vie !, Symptômes de possession ou infestation démoniaques, L'exorcisme de Léon XIII et l'importance de la prière à Saint Michel Archange, Litanies de Notre-Dame de Fatima, La puissance des démons réglée par la sagesse divine, Message de Notre-Dame de la Salette et Sous le soleil de Satan de Georges Bernanos.