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dimanche 2 janvier 2022

Sur la soumission du Sauveur enfant à la loi de la Circoncision



Quelles raisons a eues le sauveur enfant de se soumettre à cette douloureuse et humiliante cérémonie de la Circoncision ?

Il en est plusieurs : en subissant la loi de la Circoncision, Jésus abrogeait d'une manière honorable un rite que Dieu n'avait institué que pour un temps ; il confondait d'avance l'hérésie qui devait un jour nier la réalité de sa chair, puisque, s'il n'avait eu véritablement un corps humain, il n'aurait pu se soumettre à cette opération douloureuse. Il nous donnait l'exemple des vertus les plus nécessaires et nous apprenait à combattre les coupables penchants de notre nature ; car il expiait et condamnait déjà notre indépendance par sa soumission volontaire à une loi qui n'était pas faite pour lui ; notre orgueil et notre amour du plaisir, par l'humiliante et douloureuse blessure qu'il recevait dans sa chair innocente.
Mais surtout, il commençait l'œuvre de notre rédemption, comme il devait l'achever, par l'effusion de son sang : il voulait nous manifester de quelle soif ardente il brûlait pour notre salut, combien il lui tardait de souffrir pour l'opérer. En effet, pouvons-nous en douter, lorsque nous le voyons, à peine âgé de huit jours, préluder à sa passion, en laissant déchirer sa chair délicate par le couteau de la circoncision ? Ne serons-nous pas touchés au spectacle de cet Enfant divin qui, dans l'impatience de souffrir pour nous, reçoit déjà les premières effusions de ce sanglant baptême, dans lequel il doit se plonger tout entier au Calvaire ?

(Manuel des petits séminaires)


Reportez-vous à Prière sur le saint nom de Jésus, Pour le Jour de la Circoncision, Instruction sur la Circoncision, Méditation sur la Circoncision, De la Circoncision, comprenant la lettre de nouvelle année de Saint François de Sales, Le premier jour de l'année, Prière pour remercier Dieu de ses bienfaits, s'humilier de ses fautes, et lui promettre une vie plus fidèle, Sur le délai de la conversion, Considérations sur la rapidité du temps, Méditation pour le dernier jour de l'année, De l'emploi du temps, Méditation sur l'emploi du tempsMéditation sur le bon usage du temps présent, et Sentiments d'une âme pénitente à un renouvellement d'année.












samedi 18 décembre 2021

Des sentiments d'amour pour Dieu



Un troisième sentiment auquel nous devons nous exciter, par la considération des souffrances de J.-C., c'est l'amour de Dieu. Rien ne porte davantage à aimer, que de penser qu'on est aimé ; il n'est rien qui attache et qui unisse si étroitement les cœurs. Suivant cette règle, lorsque l'âme considère à loisir l'amour extrême dont J.-C lui a donné une preuve si sensible dans sa Passion, elle doit s'enflammer d'amour et de reconnaissance envers celui qui l'a si tendrement aimé : « C'est en quoi a paru la charité de Dieu envers nous, dit S. Jean, d'avoir envoyé son Fils unique dans le monde, afin que nous vivions par lui. » L'Apôtre parlant de cet amour, l'appelle excessif à cause, dit-il, du trop grand amour dont il nous a aimés. Et en effet, cet amour est infiniment au-dessus de tout ce qu'on en peut dire, et de tout ce qu'on en peut penser.
Qui pourra se dispenser d'aimer celui qui nous a tant aimés ? Aimons donc Dieu, conclut S. Jean, puisque Dieu nous a aimés le premier : usons envers lui d'un juste retour, répondons à ses bontés et à sa tendresse, par un amour qui égale en quelque sorte celui dont il nous a donné de si fortes marques. Il nous a témoigné cet amour par des preuves effectives, et en même temps par des travaux infinis ; car c'est à quoi l'on connaît l'amour. C'est ce qui faisait dire à S. Ambroise : « Je dois donc davantage, Seigneur, à votre Passion, par laquelle vous m'avez racheté, qu'à votre toute-puissance, par laquelle vous m'avez créé. Car quelque grand que fut le bienfait de la création, il ne vous a rien coûté ; il vous a suffi de prononcer une parole : Vous avez dit, et tout a été fait ; vous avez commandé, et tout a été créé. Mais quant au bienfait de la Rédemption, il vous a coûté mille travaux, mille affronts, mille opprobres, mille souffrances ; il vous a fallu répandre votre sang et sacrifier votre vie. » Répondons à de si grands effets par d'autres effets, et, comme dit S. Jean : « Aimons Dieu, mes chers enfants, non pas en paroles et de la langue, mais en effet et en vérité. » Le Fils de Dieu a voulu être méprisé pour l'amour de nous, pour nous prouver qu'il nous aimait ; prouvons-lui que nous l'aimons, en aimant à être méprisés pour l'amour de lui ; Profitons de toutes les occasions qui se présenteront d'être humiliés, recherchons-les même avec empressement et avec joie : il nous a montré son amour, en s'offrant pour nous à son Père en sacrifice ; faisons-lui connaître combien nous l'aimons, en nous offrant pareillement à lui, en nous abandonnant entièrement à lui, en remettant tous nos intérêts entre ses mains ; en lui consacrant notre cœur, et en nous dévouant entièrement à lui, afin qu'il dispose de nous selon sa divine volonté. C'est à cela qu'on connaît véritablement l'amour, et non pas à dire simplement de bouche : Seigneur, vous savez que je vous aime ; et c'est dans ce sens que les Saint Pères expliquent ces paroles de l'Apôtre : La patience rend les œuvres parfaites ; car celui qui embrasse les peines, les humiliations et les mortifications avec joie, pour obliger celui qu'il aime, marque bien que son amour est effectif et véritable, puisqu'il ne se dément point dans les temps fâcheux, qui sont les temps où l'on reconnaît ceux dont on est véritablement aimé.
Voilà donc encore un des principaux fruits que nous devons tâcher de retirer de la méditation sur la Passion de J.-C., et pour la rendre plus efficace et plus salutaire, il faut nous exercer souvent dans l'oraison, à former les actes d'amour le plus tendre et le plus généreux. Attachons-nous surtout à nous offrir à Dieu de tout notre cœur, afin qu'il fasse de nous tout ce qu'il lui plaira, quand il voudra et comme il le voudra ; ensuite, venant au détail des choses pénibles, et des occasions difficiles qui peuvent se présenter à nous, n'en laissons échapper aucune, sans former aussitôt des actes et des résolutions d'un entier abandon à sa sainte volonté. Cet exercice est d'une très grande utilité ; il mène à une grande perfection, et fait voir un cœur bien pénétré de l'amour de Dieu.

(Abrégé de la Pratique de la Perfection Chrétienne)


Reportez-vous à Des sentiments de reconnaissance envers Dieu, De l'amour pur, Des sentiments que doit produire en nous la Méditation des souffrances de Jésus-Christ : et premièrement des sentiments de compassion qu'elle doit exciter dans nos cœurs, Combien la Méditation des souffrances de Jésus-Christ est méritoire pour nous, et agréable à Dieu, Jésus crucifié est le Livre des Élus, Des fruits que porte Jésus crucifié, l'Arbre de vie, VIE CHRÉTIENNE : Dévotion envers la Passion de Jésus-Christ, Des Trésors infinis que nous possédons en JÉSUS-CHRIST, Sur Jésus-Christ et L'intérieur de Jésus-Christ.












samedi 30 octobre 2021

Des Trésors infinis que nous possédons en JÉSUS-CHRIST



On ne saurait jamais parvenir à exprimer les biens et les trésors que nous possédons en Jésus-Christ ; Il faudrait pour cela avoir reçu, comme Saint Paul, la grâce d'annoncer aux nations les richesses inestimables de Jésus-Christ. Le Sauveur lui-même ne nous marque-t-il pas combien il est difficile de s'en faire une idée ? Si vous saviez, dit-il, à la Samaritaine, quel est le don de Dieu, et qui est celui qui vous dit, donnez-moi à boire ! Si nous savions le don que Dieu nous a fait, en nous donnant son Fils unique, si nous connaissions ce don, qui renferme tous les autres dons, et dans lequel il nous a donné toutes choses, si nous en pouvions comprendre l'excellence, s'il plaisait à Dieu de nous découvrir un si précieux trésor, que nous serions riches, et que nous serions heureux ! Saint Augustin, à qui le Seigneur avait fait cette faveur, disait, dans le transport de son zèle et de sa reconnaissance : « Seigneur, celui qui est ingrat au bienfait de la création, mérite certainement l'enfer, mais il faudrait un autre enfer pour celui qui est ingrat et insensible au bienfait de la Rédemption. » On rapporte du Père Avila, qu'il avait toujours ce bienfait si présent à l'esprit, que quand ceux qui avaient reçu quelque grâce particulière de Dieu, venaient la lui communiquer, et lui en parlaient en admirant la bonté divine : Ce n'est pas en cela, leur répondit-il, qu'il faut admirer cette bonté ; c'est de ce que Dieu a aimé le monde, jusqu'à donner son Fils unique pour lui. Ce sont les mêmes paroles dont Saint Jean se sert, pour nous exprimer la grandeur de l'amour de Dieu pour les hommes, par la grandeur du don qu'il leur a fait ; et certainement le prix infini de l'un, marque bien le prix infini de l'autre, car ne peut-on pas appeler un amour sans bornes, celui qui porte un Dieu à donner son Fils unique pour nous racheter par sa mort ? Ô merveilleux excès de bonté ! dit l'Église au Père Éternel : ô inestimable mouvement de charité, que Vous ayiez livré votre Fils pour racheter un esclave ! Qui pourrait jamais se figurer rien de semblable ? Qui est l'homme qui, réduit à la condition d'esclave, oserait proposer à son prince de donner son Fils unique pour le racheter ? Cependant ce que vous n'auriez jamais osé demander, ce que vous n'auriez jamais pu croire, ce qui ne vous seront pas même venu en pensée, c'est cependant ce que Dieu a fait pour vous.
Mais non content de nous avoir affranchi, par un amour aussi généreux, de l'esclavage où nous étions réduits, il nous élève ensuite à la dignité d'enfants de Dieu ; il prend notre nature, pour nous rendre participant de la sienne, il se fait, homme pour faire les hommes enfants de Dieu. Voyez, dit Saint Jean quel excès de bonté le Père a eu, de vouloir qu'on nous appelât enfants de Dieu, et que nous le soyons en effet !
Et en effet, nous sommes les enfants de Dieu ; ce n'est point en vain que nous appelons Dieu notre Père, et J.-C. notre frère : J.-C. lui-même n'a point honte, dit S. Paul, de nous appeler ses frères, lorsqu'il dit : J'annoncerai votre nom à mes frères. Il semble au contraire que ce divin Maître s'en fasse un sujet de gloire, tant il se plaît a nous qualifier de ce nom. Que reste-t-il donc à désirer à celui qui peut dire qu'il a Dieu pour père, et J.-C. pour frère ?
Que si les offenses que vous avez commises contre un Dieu-Sauveur, vous font craindre les redoutables effets de sa vengeance, rassurez-vous : la pénitence que vous en avez faite, l'a déjà porté à les oublier, et non-seulement il les a oubliées, mais il se rend même votre avocat et votre médiateur auprès de son Père, pour vous en obtenir le pardon. C’est l'assurance que nous donne S. Jean par ces paroles : « Mes petits enfants, je vous écris ces chose, afin que vous ne péchiez pas : mais si quelqu'un pèche, nous avons un avocat auprès du Père, qui est J.-C., le juste par excellence. » S. Paul nous apprend qu'il est monté au Ciel pour paraître devant la face de Dieu pour nous. Saint Bernard dit qu'il y montre à son Père les plaies qu'il a reçues pour nous, et pour lui obéir, et qu'il le conjure, par le mérite de ces plaies sacrées, de ne pas souffrir que l'homme périsse, après l'avoir racheté par tant de travaux et de souffrances. C'est pour cela, disent les Saints, que J.-C. a voulu conserver ses sacrées stigmates après sa Résurrection glorieuse, pour les montrer à son Père, et le solliciter en notre faveur.
« Nous avons donc toutes choses en J.-C., conclut Saint Ambroise, et J.-C. nous est toutes choses. Si vous voulez guérir vos blessures, il est le Médecin ; si l'ardeur de la fièvre vous brûle et vous consume, il est cette source d'eau vive qui peut l'éteindre : si le poids de vos iniquités vous accable, il est la justice par excellence : si vous avez besoin de secours, il est la force et la puissance même : si vous appréhendez la mort, il est la vie : si vous voulez aller au Ciel, il en est la voie : si vous craignez les ténèbres, il est la lumière : si vous vous sentez pressé de la faim, il est une nourriture céleste : enfin, tout ce qui pourrait vous manquer, et tout ce que vous pourriez désirer, vous le trouverez en lui... Si le loup infernal, dit-il, ailleurs, vient à vous pour vous dévorer, prenez une pierre, ils enfuira aussitôt, et cette pierre, c'est J.-C. : si vous avez recours à J.-C., ce loup furieux prendra aussitôt la fuite, et il ne pourra plus vous épouvanter. »
Tout ce qu'il y a de bien en nous, n'est qu'un écoulement de richesses de J.-C. ; et nous ne possédons ce bien que par sa médiation et par le mérite de ses souffrances. C'est par lui que nous sommes délivrés des tentations les plus dangereuses, c'est par lui que nous acquérons la vertu, c'est en lui que nous possédons tout ce que nous avons ; c'est de lui seul que nous pouvons obtenir tout ce que nous désirons, et c'est à lui seul que nous devons rapporter la gloire de tout le bien qui est en nous. C'est pour cela que toutes les prières que l'Église adresse au Père céleste, elle les termine toujours par ces paroles : Par Notre-Seigneur J.-C. ; à l'imitation de celle que faisait à Dieu le Saint Roi Prophète : Ô Dieu ! qui êtes notre protecteur, regardez, et tournez les yeux sur la face de votre Christ ! Comme si elle disait : Seigneur, accordez-nous nos demandes, pour l'amour de J.-C. votre Fils ; pardonnez-nous nos péchés pour l'amour de lui, puisque c'est pour nos péchés qu'il est mort en croix : jetez les yeux sur les plaies qu'il a voulu recevoir pour nous, et que cette vue nous attire votre miséricorde.
Lorsque l'Ange dit aux Pasteurs, et à tous les hommes en leurs personnes : Voilà que je vous annonce une grande joie, qui sera dans tout le peuple ; car il vous est né aujourd'hui un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur. Cette joie qu'il leur annonçait, n'était pas une joie ou un bien particulier : c'était l'assemblage de toutes sortes de joies et de biens qu'il leur annonçait. Origène demande pourquoi Isaïe n'ayant dit qu'au singulier : Qui annonce le bien, S. Paul, en rapportant le même passage, se sert du même terme au pluriel : Qui annonce les biens : mais il répond que c'est parce que J.-C. n'est pas un seul bien, mais qu'il est tous les biens ensemble. Ce divin Sauveur est en même temps notre salut, notre vie, notre résurrection, la lumière du monde, la vérité, le chemin et la porte du Ciel, la sagesse, la puissance, la source et le trésor de tous les biens. Il est né et il est mort, afin que nous vivions : il est ressuscité, afin que nous ressuscitions : il est monté au Ciel, pour nous y aller préparer une place, comme il le dit lui-même, et il était utile pour nous qu'il y allât, puisque c'est de-là qu'il nous a envoyé le Saint-Esprit, et que de la droite de son Père où il est assis, il répand continuellement ses grâces sur nous. S. Cyprien dit, qu'une des raisons pour lesquelles les plaies de son sacré corps sont demeurées ouvertes, c'est pour nous faire connaître que ce sont autant de canaux et autant de sources inépuisables, d'où les trésors de sa libéralité et de ses miséricordes doivent couler incessamment, et se répandre sur les hommes : Ses mains sont faites au tour : elles sont d'or, elles sont remplies de pierres précieuses : et comme elles sont percées, les richesses dont elles sont pleines, découlent continuellement par les trous de ses sacrées plaies.
Concluons cet article par les paroles de l'Apôtre, et disons : Puisque nous avons pour grand Prêtre Jésus Fils de Dieu, qui a pénétré dans les Cieux, allons avec confiance que nous obtenions miséricorde, et que nous trouvions grâce dans nos besoins.

(Abrégé de la Pratique de la Perfection Chrétienne)


Reportez-vous à Le malheur du Monde dans son opposition à Jésus-Christ, Combien la Méditation des souffrances de Jésus-Christ est méritoire pour nous, et agréable à Dieu, Sur Jésus-Christ et L'intérieur de Jésus-Christ.












dimanche 30 mai 2021

Fête de la Très-Sainte Trinité



Tous les dimanches de l'année, consacrés spécialement à la très-sainte Trinité, en peuvent être regardés comme une fête perpétuelle. L'Église, pendant plus de douze siècles, n'a pas voulu en faire une fête particulière, de peur qu'il ne semblât aux hommes que Dieu avait, comme les autres saints, un jour fixe et spécial pour recevoir leurs hommages. Mais vers cette époque le mystère de la très-sainte Trinité, qui est le premier et le plus sublime de tous nos mystères, le fondement et la source de tous les autres, fut attaqué par les hérétiques, et l'Église alors, pour donner un témoignage solennel de sa foi, institua cette fête ; et ce ne fut pas sans une raison profonde qu'après l'avoir rendue universelle, elle la plaça au dimanche qui suit immédiatement la Pentecôte.
Elle voulut par là nous faire connaître que les grands mystères de l'Incarnation, du Verbe et de la Rédemption du monde étant accomplis et consommés par la propagation du christianisme, il ne nous restait plus qu'à célébrer, à bénir et à louer éternellement la très-sainte Trinité, qui a fait ce grand ouvrage ; le Père, qui nous a créés et qui nous a donné son Fils unique pour nous racheter ; le Fils, qui a souffert et qui est mort pour nous sur la croix ; le Saint-Esprit, qui nous a sanctifiés par l'effusion de ses grâces, et nous sanctifie encore chaque jour par les mains de l'Église immortelle qu'il a fondée, et qui doit continuer et accomplir à jamais le grand ouvrage de la sanctification et de la rédemption du monde.

(Manuel des petits séminaires)


Reportez-vous à Du Mystère de la très Sainte Trinité, Prière à la Très Sainte Trinité, Méditation sur la Très-Sainte Trinité : Au Nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, Instruction sur la Fête de la Très-Sainte Trinité, Méditation pour le Dimanche de la Sainte-Trinité, Le Dogme de l'unité de Dieu et de la Sainte TrinitéAveuglement de l'homme, et Preuves directes de la Trinité et de la divinité du Saint-Esprit.












samedi 10 avril 2021

Honneur à la croix au jour de la résurrection de Jésus-Christ



Rien ne me parait plus beau et plus glorieux en ce jour que la croix de Jésus-Christ : instrument naguère du plus honteux des supplices, déplorable étendard du roi de douleur, baignée des flots de son sang adorable, la croix semblait ne devoir plus offrir à jamais qu'un spectacle de deuil, d'ignominie et d'éternelle tristesse. Mais tout à coup, au milieu de la pompe de ce jour, elle aussi se relève avec gloire et reparait toute resplendissante d'une lumière et d'une clarté immortelle ! Elle est maintenant le trophée divin élevé à la honte de Satan vaincu ! Elle est cet instrument glorieux de la plus étonnante victoire, ce glaive redoutable dont Jésus-Christ a percé l'antique serpent.
Honneur donc à la croix ! Gloire à ce signe auguste devenu en ce jour les complaisances du Père, la splendeur du Fils, la joie du Saint-Esprit, l'allégresse des Anges, la sécurité de l'Église, le rempart qui protège les élus de Dieu, la lumière qui éclaire et réjouit le monde ! Gloire à la croix ! elle est cette chaire céleste d'où Jésus-Christ vainqueur instruit tous les hommes ; elle est cet arbre sublime où notre divin Rédempteur a suspendu nos fers ; elle est encore l'étendard sacré sous lequel nous devons combattre les combats du Seigneur, le char de triomphe où est monté notre glorieux libérateur, le trône de gloire où il sera éternellement adoré, le tribunal enfin d'où il jugera l'univers.
Honneur donc, gloire et triomphe à la croix ! c'est par elle que le Seigneur a régné ; réjouissons-nous et triomphons d'allégresse.

(Manuel des petits séminaires)


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samedi 3 avril 2021

SAMEDI SAINT




INSTRUCTION

Ce qui se présente à notre méditation au matin de ce jour, c'est Jésus entre la mort qu'il a soufferte et la vie qu'il va reprendre. Sa résurrection ne sera pas moins réelle que sa mort, et sa mort n'est qu'un passage de la misérable vie à la vie bienheureuse.
La Pâque que les enfants ont à faire est aussi le passage de la mort du péché à la vie de la grâce : il faut qu'à l'exemple de Jésus-Christ qui est mort et a été enseveli avant de ressusciter, ils meurent à leur ancienne vie et ensevelissent leurs péchés avec toutes leurs mauvaises habitudes dans le tombeau du Sauveur, s'ils veulent participer à sa vie nouvelle et glorieuse.
Qu'ils regardent donc le saint tribunal où ils iront ce matin solliciter leur réconciliation avec Dieu, comme le tombeau où ils doivent déposer la vie maligne et corrompue du vieil homme, avec tous leurs péchés et toutes leurs habitudes d'orgueil, de sensualité, de dissipation, pour y reprendre la vie de la grâce et en sortir revêtus de justice et d'innocence.
Que tout ce qu'il y a de mal en eux meure, soit sacrifié, enseveli ; c'est ainsi que ce jour sera pour eux un passage de la mort du péché à la vie de la grâce, ou d'une vie languissante et tiède à une vie fervente et généreuse.


Sentiments de contrition

Mon doux Jésus, enfin voici le temps
De pardonner à nos cœurs pénitents ;
Jamais nous n'offenserons plus
Votre bonté suprême, doux Jésus.

Puisqu'un pécheur vous a coûté si cher
Faites-lui grâce, il ne veut plus pécher.
Ah ! ne perdez pas, cette fois,
La conquête admirable de la croix.

Enfin, mon Dieu, nous sommes à genoux
Pour vous prier de pardonner à tous :
Soyez sensible à nos douleurs,
Effacez tous nos crimes par nos pleurs.


Le pécheur implore son pardon de Jésus mourant

Mon doux Jésus, enfin voici le temps
De pardonner à nos cœurs pénitents ;
J'ai trop longtemps été rebelle
À la voix qui m'appelle ;
Je me rends.

Par mes excès combien de fois, Seigneur,
Ingrat enfant, j'ai percé votre cœur !
Ah ! jamais pour moi plus de charmes
Qu'à vous offrir des larmes
De douleur.

De mes péchés vous portez tout le poids,
Vous expirez sur un infâme bois.
Sera-ce en vain que vos souffrances
ont payé tant d'offenses
Sur la croix ?

Parce qu'un pécheur vous a coûté si cher,
Faites-lui grâce, il ne veut plus pécher ;
Ses pleurs pourront, de cet abîme
Où l'a jeté son crime,
Vous toucher

Si notre amour, en vous livrant pour nous,
D'un juste Juge a calmé le courroux,
Oui, c'en est fait, à sa justice
Je m'offre en sacrifice,
Comme vous.

(Manuel des petits séminaires)


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vendredi 26 mars 2021

Sur la Passion



Je pourrais ici, chrétiens, vous faire une vive peinture d'un Jésus mourant et agonisant, défaillant peu à peu, attirant l'air avec peine d'une bouche toujours ouverte et livide, et traînant lentement les derniers soupirs par une respiration languissante, jusqu'à ce qu'enfin l'âme se retire, et laisse le corps froid et immobile : ce récit pourrait peut-être émouvoir vos cœurs ; mais il ne faut pas travailler à vous attendrir par de vaines imaginations.
Jésus n'est pas mort de la sorte : il fait l'un après l'autre ce qu'il a à faire. Il parcourt toutes les prophéties, pour voir s'il reste encore quelque chose : il se retourne à son Père, pour voir s'il est apaisé. Voyant enfin la mesure comble, et qu'il ne restait plus que sa mort pour désarmer entièrement la justice, il recommande son esprit à Dieu ; puis élevant sa voix, avec un grand cri qui épouvanta tous les assistants, il dit hautement : « Tout est consommé, » et remet volontairement son âme à son Père, d'une action libre et forte ; pour accomplir ce qu'il avait dit, que « nul ne la lui ôte par force, mais qu'il la donne lui-même de son plein gré ; » et ensemble pour nous faire entendre que vraiment il ne vivait que pour nous, puisque, notre paix étant faite, il ne veut plus rester un instant au monde. Ainsi est mort le divin Jésus, nous montrant combien il est véritable « qu'ayant aimé les siens, il les a aimés jusqu'à la fin. » Ainsi est mort le divin Jésus, « pacifiant par ses souffrances le ciel et la terre. » Il est mort, il est mort, et son dernier soupir a été un soupir d'amour pour les hommes !
Ô Marie, divine Marie ! ô de toutes les mères la plus désolée ! qui pourrait ici exprimer de quels yeux vous vîtes cette mort cruelle ? Tous les coups de Jésus sont tombés sur vous, toutes ses douleurs vous ont abattue, toutes ses plaies vous ont déchirée ; votre accablement incroyable vous ayant, en quelque sorte, rendue insensible, le dernier adieu qu'il vous dit renouvela toutes vos douleurs et rouvrit violemment toutes vos blessures ; vous étiez en cela d'autant plus inconsolable, que, bien loin de diminuer ses afflictions, vous les redoubliez en les partageant ; et que vos douleurs mutuelles s'accroissaient ainsi sans mesure, et se multipliaient jusqu'à l'infini, pendant que les flots qu'elles élevaient se repoussaient les uns sur les autres par un flux et un reflux continuel. Mais, quand vous lui vîtes rendre les dernier soupirs, c'est alors que vous ne pouviez plus supporter la vie, et que votre âme, le voulant suivre, laissa votre corps longtemps immobile.
Ce n'est pas pour cette Vierge, ô Père éternel, qu'il faut éclipser votre soleil, ni éteindre tous les feux du ciel ; ils n'ont déjà plus de lumière pour elle ; il n'est pas nécessaire que vous ébranliez tous les fondements de la terre, ni que vous couvriez d'horreur toute la nature, ni que vous menaciez tous les éléments de les remettre dans leur première confusion. Après la mort de son Fils, tout le monde lui paraît couvert de ténèbres ; la figure de ce monde est passée pour elle, et, de quelqu'endroit qu'elle tourne ses yeux, ils ne découvrent partout qu'une ombre de mort. Elle n'est pas la seule qui en est émue, et pour ne point parler des tombeaux qui s'ouvrent et des rochers qui se fendent, les cœurs des spectateurs, plus durs que les pierres, sont excités par cette mort à componction. J'entends un centenier qui s'écrie : « Très-certainement cet homme était juste. » Tous ceux qui assistaient à ce spectacle, « s'en retournaient, dit saint Luc, battant leur poitrine : » Percutientes pectora sua revertebantur.
Qu'il ne soit pas dit, chrétiens, que vous soyons plus durs que les Juifs. Ah ! toutes nos églises sont aujourd'hui un calvaire : qu'on nous voie sortir d'ici battant nos poitrines. Faisons résonner tout ce calvaire de nos cris et de nos sanglots ; mais que ce ne soit pas Jésus-Christ tout seul qui en fasse le sujet. Ne pleurez pas sur moi, dit-il, je n'ai que faire de vos soupirs, ni de votre tendresse inutile. Pleurez, pécheurs, pleurez sur vous-mêmes : et pourquoi pleurer sur nous-mêmes ? Quia si in viridi ligno hoec faciunt, in arido quid fiet ? « Si on fait ceci dans le bois vert, que sera-t-il fait au bois sec ? » Si le feu de la vengeance divine a pris si fortement et si tôt sur ce bois vert et fructueux ; bois aride, bois déraciné, bois qui n'attends plus que la flamme, comment pourras-tu subsister parmi ces ardeurs dévorantes ?... etc. (Bossuet)

(Tiré de Les Fêtes de l’Église romaine)


Reportez-vous à La passion de Jésus-Christ, Litanies de la Passion, Hymne de la Croix, VIE CHRÉTIENNE : Dévotion envers la Passion de Jésus-Christ, Des exercices de piété, par le R.-P. Jean-Joseph Surin : Comment faut-il s'occuper des souffrances de Jésus-Christ ?, Litanies de la Croix, Jésus crucifié est le Livre des Élus, Jésus-Christ couronné d'épines, Chapelet de dévotion aux Saintes Plaies, Compassion de la Sainte Vierge, Litanies du Précieux Sang de Jésus, Méditation pour le Lundi Saint, Méditation pour le Mercredi Saint, Méditation pour le Vendredi Saint, Méditation pour le Samedi Saint, Méditation pour le Dimanche des Rameaux, Méditation pour le Dimanche de la Passion, Méditation pour le lundi de la Passion, Méditation pour le mardi de la Passion, Méditation pour le mercredi de la Passion, Méditation pour le Jeudi de la Passion, Méditation pour le Vendredi de la Passion, Méditation pour le samedi de la Passion, Réflexion sur la flagellation de Notre-Seigneur Jésus-christ, et Discours sur les douleurs de Marie.














jeudi 25 mars 2021

La passion de Jésus-Christ



On désigne sous ce nom la série de souffrances qu'endura Jésus pour la rédemption du genre humain, depuis la dernière Cène jusqu'à sa mort sur le Calvaire : le mot passion vient du latin patior, je souffre ; parce qu'en effet, cette passion de l'Homme-Dieu fut le résumé de toutes les douleurs physiques et morales qui peuvent briser le cœur et le corps.
L'Église dans la célébration de ses fêtes toutes commémoratives s'est bien gardée d'omettre celle qui faisait revivre d'une façon si émouvante, le triste souvenir d'une mort d'où sortit, pour toute l'humanité, le germe de la vie à venir.
Dès les premiers siècles du christianisme, elle institua une solennité qui rappela toutes les péripéties de ce drame sanglant et perpétua la lugubre histoire du premier martyr de la loi nouvelle.
S'il était permis de considérer le Christ comme un chef de secte, venant prêcher et établir une religion inconnue, ses souffrances et sa mort suffiraient seules pour le placer bien au-dessus de tous les doctrinaires humains. En effet, ce qu'il indique il le pratique ; ce qu'il ordonne il l'exécute, et, contrairement à tous les chefs de doctrine, il ne dit pas : — Marchez, je vous soutiendrai... mais, joignant l'exemple au précepte, il verse son sang le premier pour l'établissement de sa foi, prenant ainsi la tête du troupeau qu'il a mission de conduire à son but, qui est le triomphe de la doctrine divine.
On a toujours tenu à la célébration de cette solennité : le deuil de l'Église est un hommage en même temps qu'une réparation, et il n'est point un véritable croyant qui ne profite de ce jour pour remonter dans sa mémoire ce long fleuve de dix-huit siècles, dont la source jaillit du sommet du Calvaire jusqu'à nous.
Le récit de cette Passion se fait le jour des Rameaux ; c'est là que le prêtre lit aux fidèles le poème admirable où la plume de l'évangéliste a gravé en caractères de sang et de larmes la longue et douloureuse histoire de l'agonie et de la mort du Christ.

(Extrait de Les Fêtes de l’Église romaine)


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lundi 1 mars 2021

Quels sont les motifs qui vous font un devoir sacré de la persévérance ?



C'est surtout dans le souvenir des bienfaits du Seigneur et de nos promesses solennelles que je trouve des motifs sacrés pour persévérer à jamais dans son service. Nous ne pouvons déjà l'avoir oublié : de quel état déplorable, de quel abîme de maux le Seigneur ne nous a-t-il pas sauvés par sa grâce ! Il y a peu de jours encore, nous étions des enfants de colère, esclaves du démon, et chargés de mille péchés qui devaient nous rendre éternellement ennemis de Dieu : nous étions déjà jugés, et notre condamnation était certaine : notre malheur pouvait-il être plus terrible ?
Mais tout à coup, par un prodige de miséricorde inouïe, nous sommes devenus les enfants de Dieu, les héritiers du ciel, les vainqueurs de l'enfer : notre âme, renouvelée et embellie par la grâce, est devenue le temple de l'Esprit-Saint, et Jésus-Christ lui-même a daigné, en visitant nos cœurs, faire couler de nos yeux les larmes les plus heureuses. Ah ! une vie entière de reconnaissance pourrait-elle assez payer tant de bienfaits, et pourrions-nous, sans la plus noire ingratitude, refuser à un si généreux bienfaiteur de l'aimer toujours, et de persévérer à jamais dans son service ?
D'ailleurs nous pouvons encore moins oublier les promesses solennelles que nous lui avons jurées dans le lieu saint, au pied des autels, à la face du ciel et de la terre, en le recevant dans notre cœur : c'était une inviolable persévérance et une fidélité éternelle que nous lui promettions alors. Persévérons donc, persévérons, puisque nous ne pouvons refuser à Dieu la persévérance que nous lui avons promise sans trahir notre foi par un parjure, et flétrir notre âme par la plus indigne perfidie. (Manuel des petits séminaires)


Reportez-vous à Qu'est-ce que la persévérance ?, Je veux me sauver !, Première et dernière pensée du chrétien, Prière pour la persévérance, Acte de bon propos pour le reste de ses jours, Prière à Saint Pierre, pour obtenir de vivre et de mourir dans l'unité de la Sainte Église Romaine, ou pour demander une grâce quelconque, Les enfants chrétiens en vacances, Le ferme propos, Avis important pour ceux qui ont des peines d'esprit, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Le renoncement à soi-même : Le double exemple de l’apôtre Judas et de l’apôtre Simon-Pierre, Prière dans la désolation et les sècheresses spirituelles, Prière d'une enfant coupable après sa conversion, et ABRÉGÉ DU CATÉCHISME DE PERSÉVÉRANCE, PREMIÈRE PARTIE, Leçon I : Enseignement vocal de la Religion, Catéchisme.












mercredi 6 janvier 2021

La bénédiction de Noé à ses fils, Prophétie et figure de l'entrée des Gentils dans la vraie Église



Les mystères de Jésus-Christ et de son Église ont été non-seulement prédits par les prophètes, mais encore figurés par les actions des patriarches, en sorte que la vie entière de ces derniers, comme l'observe saint Augustin, est tout à la fois une histoire fidèle du passé et une prophétie continuelle des grands événements de l'avenir (Contr. Faust., 22). Telle est, entre autres, l'histoire de l'ivresse mystérieuse de Noé, et des bénédictions que ce grand patriarche donna à ses fils. Cette histoire représente la vocation et l'entrée des Gentils dans l'Église, qui fut prédite plus tard par les oracles des prophètes. Nous ne devons donc pas omettre le trait qui explique ce consolant mystère, commencé dans les Mages et accompli en nous.

La Genèse nous apprend que le patriarche Noé, lorsqu'il eut planté et cultivé la vigne après le déluge, tomba en ivresse pour avoir bu du vin dont il ignorait les effets, et parut nu dans sa tente : Plantavie vineam, bibensque vinum inebriatus est, et nudatus in tabernaculo suo (Genes., IX, 20-21). Il fut aperçu dans cet état si humiliant par Cham, son second fils, père de Chanaan. Cham ne se contenta pas d'en rire tout seul, mais appela ses frères et leur montra leur père comme un sujet de dérision : Nuntiavit duobus fratribus suis foras (-, 22). Ceux-ci, loin de prendre part aux moqueries sacrilèges de Cham, regardèrent avec une sainte indignation le procédé de leur frère. Inspirés par les sentiments de la plus sévère pudeur et du respect filial le plus profond, ils s'approchèrent de leur père à reculons, laissèrent tomber sur lui un manteau pour le couvrir et le soustraire ainsi à la risée de leur frère impie : (-, 23).
À son réveil, Noé ayant appris l'outrage qui lui avait été fait par le second de ses fils, ainsi que l'acte de respect et d'amour de ses deux autres frères : Chanaan, dit-il, sera maudit, et sera le serviteur des serviteurs de ses frères : (-, 24-25).
Pour Sem et Japhet il ajouté : « Béni soit le Dieu de Sem, et que Chanaan soit son esclave. Dieu multipliera la race de Japhet ; il habitera sous les tentes de Sem, et Chanaan sera son serviteur » (Gen., IX, 26-27).

C'est là un des récits de la Bible dont saint Augustin a dit : « qu'ils sont peu ou pas du tout édifiants si on les prend à la lettre. » Nous ajouterons que ce récit est obscur et inintelligible, si on le prend seulement dans son sens historique et immédiat.
En effet, comment accorder cet acte avec la justice de Noé, si vantée dans l'Écriture ! Noé punit dans Chanaan, son petit-fils, l'impiété de Cham son père, et charge du plus terrible anathème un enfant innocent qui avait à peine l'âge de raison, et il oublie, il épargne son père, seul coupable ! Comment comprendre la bénédiction de Japhet, qui devait avoir une postérité plus nombreuse, et qui cependant devait mendier un asile sous les tentes de Sem ; tandis que cette nécessité serait pour lui un précieux privilège ?
« Il faut savoir, dit encore saint Augustin, que les saintes Écritures sont remplies de sens prophétiques, et que souvent, sous le voile de circonstances légères en elles-mêmes, elles cachent de grands mystères » (De civit. Dei, XVI, 2). Noé, par la bénédiction et la malédiction qu'il prononce sur ses fils, ne prévient pas le sort de leur postérité, mais ne fait que le prédire. Ainsi, Chanaan sera le serviteur de ses frères, non parce que Noé le veut et l'annonce ; mais Noé l'annonce et le prophétise, parce que, étant inspiré d'en haut, il connait les destinées futures de ses enfants (ibid.).
Un commentateur célèbre ajoute que ce fait est rapporté dans l'Écriture, non parce que c'est un fait historique, mais à cause de son sens allégorique ; car tout nous prouve que le sens prophétique est celui que le Saint-Esprit a eu principalement en vue dans cette histoire mystérieuse (Corn. ad Lapid., in hunc loc).
Guidés par ces mêmes saintes Écritures et les saints Pères, tâchons donc de soulever le voile de la figure, et de découvrir le grand et consolant mystère qu'elle nous cache.

D'abord il est évident que cette vigne plantée par Noé est la figure de la synagogue et du peuple hébreu, comme nous allons le montrer par différents textes de l'Ancien et du Nouveau Testament. Dans Jérémie, Dieu di au peuple hébreu : « Je t'ai planté dans le monde comme une vigne choisie : Ego autem plantavi te vineam electam » (II, 21). Dans Isaïe, le Seigneur se plaint que cette vigne qu'il avait cultivée avec le plus grand soin, ne produit que d'amères et sauvages raisins (V, 4). Et pour qu'il n'y ait aucun doute que ces reproches aient été adressés à la synagogue, le prophète déclare ouvertement que la vigne est la maison d'Israël (-, 7).
Il est donc certain, dit saint Augustin, que ce Noé qui plante la vigne, c'est Jésus-Christ lui-même, qui s'était formé un peuple choisi (loc. citat.).
Noé, pour avoir bu du suc de cette vigne, tomba dans l'ivresse et dans un profond sommeil : Bibensque vinum inebriatus est. Saint Ambroise et plusieurs autres saints Pères ne croient pas que le second père du genre humain soit tombé dans une véritable ivresse, mais simplement dans un sommeil involontaire. Quoi qu'il en soit, il est certain que cette ivresse, vraie ou apparente, ne fut point coupable, et qu'elle fut mystérieuse et prophétique, selon le témoignage unanime des Pères. Comment peut-on, dit saint Ambroise, lire ces paroles : « Noé s'enivra : Inebriatus est ! » sans se rappeler celles du Psalmiste : « Combien est beau le calice qui m'enivre : Calix meus inebrians quam proeclarus est » (Psalm. XXII, 5).
Or, ce calice dont parle David, est, selon saint Augustin, celui-là même que Jésus-Christ a appelé son calice et qu'il a bu jusqu'à la lie : Potestis bibere calicem quem ego bibiturus sum ? C'est-à-dire le calice de ses humiliations et de ses souffrances (loc. citat.).
Ainsi, Noé qui par suite de son ivresse demeure nu dans sa tente, représente Jésus-Christ qui, par suite de l'ivresse mystique de son amour pour son peuple, naquit pauvre et nu dans une étable. Cette circonstance qu'ajoute l'Écriture sainte, « dans sa propre tente, annonce, dit saint Augustin, que Jésus-Christ devait souffrir cette première humiliation, qui devait être suivie de plus grandes, au milieu de son propre peuple et dans sa propre maison » (loc. citat.).

Que Cham, père de Chanaan, soit la figure des Juifs, ennemis de Jésus-Christ, il n'est pas permis d'en douter, puisqu'ils sont souvent appelés dans l'Écriture : « Race, génération de Chanaan. » Ainsi, Cham qui se moque de son père, qui insulte à la nudité de son père endormi, qui le montre à ses frères comme un sujet de dérision, est la figure des Juifs qui rougirent de la pauvreté de Jésus-Christ, qui lui refusèrent un asile (Luc., II, 7) ; qui ne voulurent pas le reconnaître à sa naissance (Joann., I, 11) ; qui ensuite le poursuivaient de leurs dérisions sacrilèges, et à sa mort le montraient aux Gentils comme un sujet de scandale.
Au contraire, la piété et l'amour de Sem et de Japhet, qui, loin de prendre part aux moqueries de Cham, couvrent respectueusement leur père et détournent leurs regards pour ne pas voir l'état d'humiliation dans lequel ils l'aiment et ils l'honorent toujours comme leur père ; cette piété, cet amour filial nous représentent la foi, l'amour des bergers et des Mages, qui, loin d'imiter les Juifs dans leur indifférence pour le Messie nouveau-né, le cherchent, l'honorent et l'adorent dans l'état de misère et de nudité où ils le trouvent réduit, couvrant leurs yeux temporels du voile de la foi, portant ailleurs leurs regards ; c'est-à-dire croyant au témoignage intérieur de la grâce, plutôt qu'au témoignage extérieur des sens ; ne s'arrêtant pas aux dépouilles de l'humanité, dont le Verbe est couvert, mais reconnaissant dans l'homme leur Sauveur, leur Père, leur Dieu. Et nous aussi comme les Mages, nous reconnaissons ce même Jésus-Christ, né pauvre, mort dans l'ignominie et les douleurs, comme le vrai Père et le vrai Sauveur de nos âmes.

Cette explication du mystère des personnages historiques, nous fait connaître le mystère de la malédiction de Chanaan et de la bénédiction de Sem et de Japhet.
La malédiction de Chanaan est la prophétie de la réprobation des Juifs et de leurs châtiments. Le sort de Chanaan, condamné à servir pour toujours ses propres frères, nous représente un fait public et permanent, l'état de servitude du peuple juif par rapport au peuple chrétien,  qu'il a servi et sert encore, non-seulement dans l'ordre temporel et civil, mais encore dans l'ordre spirituel ; puisque les Juifs ne sont, pour ainsi dire, que les archivistes des chrétiens, conservant et portant partout la loi et les prophètes, pour confirmer notre foi et le témoignage de l'Église (S. August., loc. citat.).
Noé dit ensuite à Sem : « Le Dieu de Sem sera béni ! Benedictus Deus sem. » Or, que signifie cette bénédiction, si ce n'est que de Sem naîtrait le Messie ? Et c'est pourquoi saint Luc, en écrivant la généalogie de Jésus-Christ, l'appelle fils de Sem : Qui fuit Sem (III, 36). Le Dieu de Sem est donc le Verbe incarné, le Dieu béni, puisque l'ange l'a appelé le fruit béni des entrailles de la pure Marie (Luc, I, 42) ; le Dieu béni, parce qu'en lui sont réunies toutes bénédictions, selon cette prophétie de Jacob : « En lui est par lui seront bénies toutes les tribus de la terre » (Genes., L). Mais que signifient ces paroles qui furent dites à Japhet : « Le Seigneur propagera la race de Japhet, et il habitera sous les tentes de Sem ? » Japhet est le père des Gentils ; tous les habitants de l'Occident, et nous Européens, en particulier, descendons de lui. La vraie religion s'est établie et s'est propagée parmi nous, et si elle se propage ailleurs, ce n'est que par notre intermédiaire. Voilà donc l'accomplissement de cette mystérieuse propagation qui fut promise à Japhet.
Mais observez, dit saint Augustin, que l'Église s'est propagée par Jésus, par Marie, par les Apôtres, qui furent tous Juifs de naissance, et par conséquent descendants de Sem, selon l'esprit et selon la chair. Nous Gentils, descendants de Japhet, pour devenir chrétiens, nous avons été obligés d'entrer dans cette Église formée par des descendants de Sem ; et c'est ainsi que s'accomplit la seconde partie de la prophétie que nous venons de citer : que Japhet habiterait sous les tentes de Sem. (loc. citat.)

Et admirez comment cette prophétie commença à se vérifier en la personne des Mages. L'Évangéliste nous dit d'eux : « Qu'entrant dans la maison, ils trouvèrent Jésus avec Marie sa mère. Or, quelle est cette maison dans laquelle on trouve Jésus et Marie, si ce n'est l'Église ? Aujourd'hui les Mages commencent à entrer dans l'Église ; aujourd'hui donc aussi Japhet commence à entrer dans les tabernacles de Sem.

Et admirez comment cette prophétie commença à se vérifier en la personne des Mages. L'Évangéliste nous dit d'eux : « Qu'entrant dans la maison, ils trouvèrent Jésus avec Marie sa mère. Or, quelle est cette maison dans laquelle on trouve Jésus et Marie, si ce n'est l'Église ? Aujourd'hui les Mages commencent à entrer dans l'Église ; aujourd'hui donc aussi Japhet commence à entrer dans les tabernacles de Sem.
Sur les traces des Mages sont ensuite entrés dans la même maison, dans l'Église, dont la grotte de Bethléem était la figure, les peuples gentils, descendants de Japhet, Rome, l'Italie, l'Europe, nos pères qui nous ont légué l'héritage de la foi. Voilà comment la race de Japhet s'est propagée dans l'ordre spirituel ; voilà comment cette nombreuse descendance est entrée sous les tentes de Sem ; voilà comment, après deux mille ans, la prophétie de Noé s'est littéralement accomplie. Qu'elle est belle et consolante pour nous, cette doctrine ! L'apôtre saint Paul disait aux Éphésiens : « Souvenez-vous qu'étant Gentils d'origine, vous étiez sans Jésus-Christ et sans Marie, entièrement séparés du peuple d'Israël, étrangers aux alliances divines, sans aucune espérance des biens promis pour l'autre vie, et sans Dieu sur cette terre » (Ephes., II, 12).
Le grand saint Augustin, après avoir cité ces paroles de saint Paul, fait la remarque que ces paroles de l'Apôtre prou vent qu'avant la conversion des Gentils, nos pères dans la foi, Japhet n'habitait pas encore sous les tentes de Sem. (Contr. Faust., 12-24). Mais saint Paul termine son admirable instruction par ces paroles : « Aujourd'hui vous n'êtes plus comme des étrangers hors de leur patrie, hors de la maison paternelle ; mais vous êtes des concitoyens de la cité des saints, les habitants de la maison de Dieu, puisque vous avez été établis sur le fondement des apôtres et des prophètes, et même sur la pierre angulaire qui est Jésus-Christ. » (ibid., 19, 20).
« Voilà, dit saint Augustin, selon le témoignage de l'Apôtre, comment s'est accomplie la prophétie de la propagation de la race de Japhet et de son entrée dans la maison de Sem. » (loc. citât.).

Maintenant, rappelons-nous quels sont les personnages qui composent cette famille fortunée. Lorsque les bergers et les Mages y entrèrent, l'évangéliste saint Mathieu nous apprend qu'ils y trouvèrent Jésus avec Marie. (II, 11).
Lorsque, plus tard, les premiers chrétiens y entrèrent, l'évangéliste saint Luc nous apprend qu'elle était composée des apôtres et de Marie, mère de Jésus. (Act. Apost., I, 14). Ainsi, aux deux époques principales de l'Église, on trouve toujours Marie, à laquelle, comme à un centre commun, se réunissent les vrais descendants de Japhet. C'est Marie qui les dirige par ses conseils, qui les enflamme par son zèle, qui les soutient par ses exemples.
Bien plus, Jésus-Christ n'est descendu de Sem, selon la chair, que par Marie, puisque c'est en Marie qu'il a pris sa chair (ibid.), et c'est par Marie que sa généalogie temporelle remonte jusqu'à Adam et jusqu'à Dieu. Ainsi, la maison de Sem est la maison de Marie, puisqu'elle a été fondée par Jésus-Christ son fils. C'est Marie qui est à la tête de cette famille, à cause de la part qu'elle a eue dans sa formation, par l'influence qu'elle y exerce, par les grâces qu'elle y répand, par les hommages qu'elle y reçoit. Ah ! reconnaissons ici combien nous sommes heureux d'être compris dans les membres de cette sainte et auguste famille.

Car, qu'étions nous auparavant ? Saint Paul vient de nous le dire : race sans rédempteur, sans promesses, sans foi, sans espérance, sans Dieu sur cette terre. Quelle misère était donc comparable à la nôtre, et qui pourrait jamais en sonder tout l'abîme ? Qu'est-ce que l'homme, lorsqu'il a perdu Dieu, sans rédempteur divin qui puisse le lui faire recouvrer ? Qu'est-ce que l'homme, lorsqu'il n'a plus aucune promesse pour l'avenir, aucun bien à attendre, lorsqu'il a perdu jusqu'à l'espérance du bonheur éternel ? Cet état déplorable était non-seulement le symbole et la voie de la damnation éternelle ; c'était une damnation anticipée, puisque, dès cette vie, l'homme commençait à éprouver ce profond abattement d'esprit, cet inexprimable vide du cœur que la perte et la haine éternelles de Dieu devaient lui faire éprouver après la mort, et le rendre éternellement malheureux.
Mais depuis que nous sommes entrés dans les tabernacles de Sem, dans l'Église fondée par des fils de Sem, par les apôtres de Jésus-Christ, sous la tutelle de sa sainte Mère, que notre sort s'est changé, comme notre condition s'est ennoblie !
D'aveugles que nous étions, nous avons passé à la lumière admirable du règne de Dieu et de Jésus-Christ son Fils unique ; nous sommes devenus les disciples des prophètes et des apôtres, les dépositaires des saintes Écritures, et toutes les promesses qu'elles contiennent sont devenues le fondement de notre espérance.
D'ennemis de Dieu, nous sommes devenus non-seulement ses amis, ses concitoyens, ses serviteurs, mais encore ses parents, ses égaux, les membres du même corps dont Jésus-Christ est le chef ; tout ce qu'il possède, nous le possédons en commun avec lui ; son héritage est le nôtre ; les promesses qui lui ont été faites s'accomplissent encore sur nous (Ephes., II).
Quel bonheur, quel avantage inestimable de se trouver dans cette maison ! C'est la maison dans laquelle Dieu avait promis, par son prophète, de faire entrer son peuple choisi, le peuple chrétien : maison où la paix du cœur est aussi profonde qu'inaltérable ! où le repos de l'esprit est riche de toute espèce de secours divins ; où la confiance est immense, parce qu'on y vit en société de famille avec tout ce qu'il y a de plus saint et de plus auguste dans l'univers ; parce qu'on y a Dieu même pour père, Jésus-Christ pour frère, les Apôtres et leurs successeurs pour guides, les Anges pour gardiens, les sacrements pour remèdes, et pour mère la Mère de Dieu ! Aussi, c'est au peuple chrétien seul que s'applique cet oracle d'Isaïe : « Mon peuple s'assiéra dans la beauté de la paix, dans les tabernacles de la confiance, dans le sein d'un repos éternel. » (Isaï., XXII).

Mais n'oublions pas que des millions d'âmes, qui ne connaissent point Jésus-Christ, sont privées de ce bonheur, et que leur sort malheureux, que nous avons décrit naguère, serait le nôtre, si la bonté divine n'avait daigné nous choisir pour nous faire entrer dans sa famille, dans l'Église ! Qui pourrait voir, sans être touché de compassion, l'état de tant d'âmes si profondément malheureuses, gémissant dans les ombres de la mort, sans connaissance du vrai Dieu, sans amour pour Jésus-Christ, privées des grâces de la foi, de l'espérance, de l'immortalité, qui ne terminent une vie de crimes que pour rencontrer une mort désespérée et commencer une éternité de tourments ? Qui ne se sentira pas enflammé d'un saint zèle pour coopérer à la multiplication des anges de la paix, des ouvriers évangéliques qui puissent porter l'heureuse nouvelle de la Rédemption à ces pauvres âmes abandonnées à un si cruel destin, les consolations de l'espérance chrétienne et la lumière de la sainte vérité ? Qui pourrait ne pas désirer de contribuer à une œuvre si pieuse et si charitable, par la ferveur de leurs prières, en s'associant à ces chrétiens zélés qui s'efforcent par tous les moyens d'étendre et de propager la vraie foi ?
Ah ! Seigneur ! éveillez ces sentiments de charité vraiment chrétienne, et de zèle pour votre gloire dans les âmes de tous les fidèles, afin que chacun, selon les moyens que votre Providence lui a fournis, puisse coopérer à l'entreprise évangélique de faire participer tant d'âmes qui se perdent aux biens spirituels dont nous jouissons, et dont nous sommes redevables à votre miséricorde ! Étendez les limites de votre Église ; propagez les fidèles descendants de Japhet ; envoyez dans votre vigne de dignes ouvriers, des hommes vertueux,
pleins de zèle pour votre nom, qui aillent sur toute la terre inviter les malheureux qui gémissent loin de vous au festin mystérieux, aux noces divines qu'en ce jour vous avez célébrées avec la gentilité et avec nous ! Faites que tant de nations, qui ne vous connaissent pas, entrent dans le sein de l'Église, habitent avec nous sous les tentes de Sem, tentes sacrées, hors desquelles il n'y a pas de salut ; et qui transmettent au ciel les âmes qui s'y trouvent réunies sur la terre : Dilatet Deus Japhet et habitet in tabernaculis Sem !


PERSÉVÉRANCE

Et ayant été avertis en songe de ne point aller retrouver Hérode, ils retournèrent en leur pays par un autre chemin. (Math, II, 12)


PRIÈRE

Ô saints rois Mages, qui après avoir quitté l'étable de Bethléem, conservâtes toujours le même esprit d'obéissance à la voix de Dieu, et le même zèle pour Jésus-Christ, changeant de route afin de ne pas découvrir au rusé Hérode le lieu de la naissance du Sauveur, et pour vous conformer aux avis que vous receviez à cet effet du ciel : nous vous remercions de ce bel exemple que vous nous donnez de persévérance dans votre foi, que vous avez ensuite prêché dans tous vos pays, et que vous avez enfin confirmé par le martyre. Ah ! obtenez-nous aussi cette constance dans le service de Dieu, afin que nous ne retournions pas aux vieilles habitudes du péché que nous avons abandonné, mais que persévérant jusqu'à la mort dans une vie vraiment chrétienne, nous puissions recevoir la couronne céleste promise à ceux seulement qui auront persévéré jusqu'à la fin dans l'accomplissement des saintes lois de Dieu. Ainsi soit-il.
Pater, Ave, Gloria...

Extrait de L’Épiphanie par le R.P. D. Joachim Ventura.


Reportez-vous à Litanies des Saints Rois-Mages, La conduite réciproque de Ruth et de Noémi figure celle de Marie et de l'Église des Gentils, Méditation pour le Jour des Rois : Que votre Règne arrive, Instruction sur la Fête des Rois, Méditation sur l’Épiphanie : Les Mages confessent Jésus-Christ devant les hommes, Méditation sur l’Épiphanie : Les Mages à Jérusalem, Méditation pour l’Épiphanie : La vocation des mages prédite et figurée, notre vocation à la foi de Jésus-Christ, Méditation sur l’Épiphanie : Les Rois-Mages, Méditation sur l’Épiphanie : Du ministère de Marie dans la vocation des Gentils à la Foi, Remerciement, offrande et prière au Verbe de Dieu incarné, pour l'Octave de l'Épiphanie, Méditation sur l’Épiphanie, Discours aux jeunes époux, du Pape Pie XII, durant l'Octave de l’Épiphanie, le 10 janvier 1940, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 18e Méditation : Voici que l'étoile qu'ils avaient vue en Orient parut, allant devant eux, jusqu'à ce qu'elle vint s'arrêter sur le lieu où était l'enfant, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 17e Méditation : À la nouvelle de la naissance du saint Enfant, le roi Hérode fut troublé, et tout Jérusalem avec lui, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 16e Méditation : Nous avons vu son étoile en Orient, et nous sommes venus pour l'adorer, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 15e Méditation : Voici que les Mages vinrent de l'Orient à Jérusalem, Litanies en l'honneur de la divine Naissance du Sauveur, La fête de Noël doit être chère à la France, La Pantoufle dans la cheminée, Les Fêtes de Noël à Paris : l'Offrande et la fête des Lettres, un pieux et antique usage, Les Fêtes de Noël à Paris : en prière devant la Crèche, Les Fêtes de Noël à Paris : au Couvent, Les Fêtes de Noël à Paris : au Petit-Séminaire, La nuit de Noël à Marseille, Extrait d'une description des Fêtes de Noël à Bruxelles : La Crèche en famille, Un épisode des Fêtes de Noël dans les pays du Nord de l'Europe : L'Arbre de Noël, Particularités de la nuit de Noël à Bethléem, La Sainte Grotte, Bethléem, Le Santo Bambino, Les petits Prédicateurs de six et de huit ans, L'Étable de Bethléem dans l’Église de l'Ara-Coeli, L'épée et le chapeau ducal portés à la procession le jour de Noël, Description de la sainte Crèche, Son histoire, Cérémonie de l'Adoration, La Messe de Minuit à Sainte-Marie-Majeure, Les Boutiques de Noël et le Præsepio, Les Pifferari, Regard sur le triple sacrifice du Jour de Noël, Noël, Jour de sainte allégresse, Lumière sur Noël, La crèche, Méditation pour la Fête de Noël : Vous trouverez un Enfant enveloppé de langes, et couché dans une Crèche, Instruction sur la Fête de Noël, Pratique de la Dévotion à l'enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 21e Méditation : Cependant Marie ne perdait rien de toutes ces choses et les méditait dans son cœur, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 22e Méditation : Ils portèrent Jésus à Jérusalem, afin de l'offrir au SeigneurDévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 20e Méditation : Ayant été averti en songe de ne point aller trouver Hérode, ils retournèrent en leur pays par un autre chemin, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 19e Méditation : Se prosternant, ils l'adorèrent ; puis ayant ouvert leurs trésors, ils lui offrirent en présent de l'or, de l'encens et de la myrrhe, Méditation sur la Nativité, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 14e Méditation : On lui donna le nom de Jésus, Litanies du Saint Nom de Jésus, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 13e Méditation : On lui donna le nom de Jésus, nom qui lui avait été donné par l'ange, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 12e Méditation : Après huit jours, le saint Enfant fut circoncis, Instruction sur la Circoncision, Méditation sur la Circoncision, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 11e Méditation : Les bergers revinrent en glorifiant et en louant Dieu de tout ce qu'ils avaient vu et entendu, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 10e Méditation : Les bergers se disaient les uns aux autres : Allons jusqu'à Bethléem, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 9e Méditation : Gloire à Dieu au plus haut des Cieux, et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 7e Méditation : Tout à coup l'Ange du Seigneur parut auprès d'eux, Salutation à Marie et à Jésus naissant, Litanies du Saint Enfant-Jésus, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 1re Méditation : Marie s'étant rendue avec Joseph à Bethléem, le temps de son divin enfantement arriva, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 2e Méditation : Je vous annonce un grand sujet de Joie, il vous est né aujourd'hui un Sauveur, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 3e Méditation : Marie mit au monde son fils premier-né, et l'enveloppa de langes, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 4e Méditation : Marie, après avoir enveloppé de langes le saint Enfant, le coucha dans la crèche, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 5e Méditation : Voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un enfant enveloppé de langes et couché dans une crèche, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 6e Méditation : Il y avait là aux environs des bergers qui veillaient et se relevaient les uns les autres pendant la nuit, pour la garde de leurs troupeaux, Litanies du Saint Enfant-Jésus, et Dévotion au Saint Enfant-Jésus : Prière d'amour et Consécration.