vendredi 8 août 2025
Contre toutes formes de ressentis - Témoignage
mardi 1 novembre 2022
BONHEUR DES SAINTS DANS LE CIEL : Dans le Ciel, Dieu justifie sa providence aux yeux de ses élus, et étanche la soif d'amour qui dévorait le coeur des saints
IIe Point. Les saints, dans le Ciel, ne sont pas seulement exempts de tous les maux de la vie présente, ils jouissent encore de la plénitude de tous les biens. Là, tous leurs désirs sont satisfaits, et le vide de leur âme, ce vide immense que nous éprouvons tous et que rien ne peut remplir ici-bas, est pour jamais comblé. Il l'est par Dieu lui-même, qui seul pouvait le remplir. Et Dieu, en se donnant à ses élus, leur donne tous les biens avec lui. Il leur communique son propre bonheur, sa paix, sa gloire, son amour, et les fait vivre de sa propre vie. Nul ne peut donc exprimer la félicité, les joies toujours renaissantes dont sont enivrés les bien-aimés du Père céleste. Ce n'est pas seulement la joie du Seigneur qui est entrée dans ces âmes bienheureuses ; quelque grandes qu'elles soient, leur capacité ne l'eût pas été assez pour la contenir. Ce sont elles qui sont entrées dans cette joie du Seigneur, qui sont plongées, submergées, abîmées dans cet océan sans rivages et sans fond, dont nul ne peut sonder les insondables abîmes. C'est là qu'elles vivent et qu'elles vivront éternellement, sans que la satiété puisse jamais les atteindre, sans qu'elles puissent se lasser d'une félicité qui leur semblera toujours nouvelle. Pour elles plus de passé, plus d'avenir, plus rien que le moment toujours présent de leur immuable éternité. Le moment a commencé pour elles au jour où elles sont entrées en possession de leur bonheur, et il ne doit plus finir. Là, où elles sont arrivées, la course fugitive du temps a cessé, le jour qui a lui pour elles n'aura pas de soir, pas de nuit. Au ciel, les heures ne succèdent pas aux heures les mois aux mois, les années aux années, les siècles aux siècles, tout cela passe, fuit comme un songe ; là-haut, rien ne passe, rien ne change, tout est stable, permanent, immuable comme Dieu lui-même.
Pendant leur séjour sur la terre, l'âme des saints était comme la nôtre dévorée du triple besoin de connaître, d'aimer et de posséder. Mais rien ici-bas ne put satisfaire aux aspirations de ces grandes âmes. Elles avaient soif de vérité, soif d'amour, soif de Dieu et ne trouvant dans les créatures que mensonge, vanité et néant, elles languissaient ici-bas comme des exilés languissent loin de leur patrie, et soupirant sans cesse après la fin de leur exil, elles étaient étrangères au milieu du monde, y vivaient comme n'y vivant pas puisque toutes leurs pensées, toutes leurs espérances, toutes leurs affections étaient fixées dans le ciel. Aujourd'hui leurs vœux sont accomplis et le triple besoin de leur cœur est satisfait.
En effet, la soif qu'avaient les saints de connaître Dieu est étanchée. Ils s'abreuvent aux sources de la lumière et de la vérité. Les voiles obscurs de la foi sont tombés pour eux, toutes les ombres qui obscurcissaient leur intelligence se sont dissipées aux brillants rayons du soleil de justice. Ils voient Dieu tel qu'il est et cette vision intuitive de Dieu les plonge dans un immortel ravissement, dans des extases d'admiration et d'amour qui se renouvellent et s'augmentent à chaque nouvelle beauté qu'ils découvrent en celui qui est seul la vérité, la vie, la beauté infinie. Je ne veux pas dire que les saints comprennent l'essence de Dieu, aucune créature quelque pure, quelque élevée en gloire qu'elle soit ne la comprendra jamais ; mais Dieu se montre à ses élus, ils le voient tel qu'il est, ils le connaissent, et cette connaissance est proportionnée au degré de sainteté qu'ils ont acquis sur la terre et à l'amour qu'ils ont eu pour lui.
Les saints comprennent le mystère de l'adorable Trinité devant lequel ils ont autrefois abaissé les lumières de leur faible raison et qu'ils ont adoré sans le comprendre. Ils voient comment Dieu le Père est le principe du Verbe et engendre éternellement ce Fils qui lui est égal en toutes choses ; ils voient également comment l'Esprit saint, amour du Père et du Fils procède de l'un et de l'autre et leur est égal en puissance, en grandeur et en sainteté. Ils comprennent enfin comment ces trois adorables personnes parfaitement distinctes l'une de l'autre ne forment pourtant qu'un seul et même Dieu. Ils connaissent de même tous les autres mystères qui ont été ici-bas l'exercice de leur foi et l'objet de leur contemplation et de leur amour. La charité de Dieu dans les divers mystères de l'Incarnation et de la Rédemption leur est révélée dans toute son étendue, ils sondent les profondeurs de cet incompréhensible amour d'un Dieu pour de misérables créatures et cette vue excite en eux des transports d'admiration et de reconnaissance qu'il n'est pas possible à une langue mortelle d'exprimer.
Dans le ciel Dieu justifie sa providence aux yeux de ses élus. Ils voient en lui pourquoi ses amis sont éprouvés sur la terre, pourquoi les croix, les afflictions les plus pesantes leur sont en quelque sorte réservées. Pourquoi il semble les abandonner si souvent à la méchanceté et à l'oppression de leurs persécuteurs et se montre sourd à leurs gémissements et à leurs prières. Pourquoi le juste languit dans la souffrance, dans les humiliations, dans l'indigence, tandis que tout prospère à l'impie, qu'il nage au sein de l'opulence, qu'il regorge des biens du monde et s'enivre de la vaine fumée de la gloire humaine. L'infinie sagesse qui a réglé cette distribution si inégale de biens et de maux est dévoilée aux yeux des bienheureux ; ils l'admirent, ils la bénissent avec amour et comprennent pourquoi Dieu a voulu cette inégalité qui fait si souvent blasphémer l'impie et murmurer l'âme peu affermie dans la foi.
Enfin les saints voient tout en Dieu, ils connaissent en lui tous les secrets de sa grâce, toutes les avances de sa miséricorde, toutes les inventions de son amour. Ils connaissent également tous les secrets de la nature, toutes les merveilles de la création et le dernier des élus en sait plus sur toutes ces choses que le savant qui a consumé sa vie dans l'étude des astres et des secrets de la nature. Oui les sciences n'ont plus ni obscurités, ni mystère pour les saints ; ils les connaissent toutes sans rien ignorer, ils connaissent clairement et distinctement les lois qui régissent tous les corps qui composent ce vaste univers et d'un coup d'œil ils embrassent tout ce qui s'est passé dans le monde depuis sa création. Ils voient de même dans la lumière de Dieu les besoins spirituels et temporels de ceux qui les invoquent, leurs afflictions, leurs épreuves, leurs tentations, les grâces qu'ils reçoivent et celles qui leur sont nécessaires pour correspondre aux desseins de Dieu sur eux et atteindre la fin pour laquelle il les a créés. Cette vue enflamme leur charité et les porte à se faire auprès du Seigneur les intercesseurs de ceux qui réclament leur assistance et les prient avec ferveur et confiance.
Les saints jouissent encore dans le ciel de la vue de la sainte humanité de Jésus, de ce Jésus qui fut sur la terre l'appui de leur espérance et le plus tendre objet de leur amour. Ils le voient non plus souffrant et rassasié d'opprobre comme aux jours de sa douloureuse passion, mais impassible, glorieux et immortel. Ah ! si un seul rayon de cette gloire inhérente à la divinité que le Sauveur laissa sur le Thabor éclater sur sa sainte humanité suffit pour jeter les apôtres dans une extase d'admiration et de ravissement et arracha à saint Pierre ce cri qui peint si bien le bonheur qui remplissait son âme : Seigneur il fait bon ici ; souffrez que j'y dresse trois tentes, une pour vous, une pour Moïse et l'autre pour Élie ! quel ne doit donc pas être le ravissement, la joie, le bonheur de ces âmes bienheureuses qui voient non pas un reflet de la gloire de l'Homme-Dieu, mais qui le voient dans tout l'éclat de sa gloire, couronné de toutes les splendeurs de la divinité, élevé au-dessus de tous les chœurs des anges et assis à la droite de son Père sur un trône éclatant de lumière, recevant sans cesse les hommages et les adorations de toute la cour céleste, l'éclairant comme un radieux soleil de sa divine lumière, et laissant tomber sur cette multitude d'élus, qui tous lui doivent leur bonheur et leur gloire, un éternel regard de bienveillance et d'amour. Ah ! c'est là un bonheur que notre cœur comprend. Voir Jésus, l'aimer, en être aimé, le posséder, être sûr que rien ne pourra plus jamais nous séparer de lui, ne plus le voir offensé, mais au contraire aimé, loué, béni par des millions d'esprits célestes et d'âmes bienheureuses. Cette félicité toute seule est déjà le ciel.
La vue de Marie leur douce et tendre mère augmente encore le bonheur des élus. Ils la voient assise sur un trône de gloire, tout à côté de celui de son Fils, revêtue de la lumière de ce soleil de justice qu'elle a donné au monde, portant dans ses mains le sceptre de la clémence et dominant de sa douce majesté l'auguste assemblée des saints, jouissant du bonheur de toutes ces âmes qui après Jésus lui doivent leur salut, comme une tendre mère jouit du bonheur de ses enfants.
Dans le ciel, la soif d'amour qui dévorait le cœur des saints est pleinement étanchée. Ici bas, ils se plaignaient avec douleur de l'impuissance où ils étaient d'aimer comme ils auraient voulu le faire l'objet divin qui seul leur paraissait aimable et cette parole : Nul ne sait s'il est digne d'amour ou de haine, les remplissait de crainte et les faisait languir dans les angoisses d'une sainte tristesse. Mais aujourd'hui plus de craintes, plus d'inquiétudes, l'incertitude a cessé, ils savent maintenant qu'ils étaient dignes d'amour, et que le Dieu si bon qui les a couronnés les aime et les aimera éternellement. Pour eux aussi l'impuissance a cessé, Dieu a étendu leurs facultés aimantes, et il a centuplé leur puissance d'aimer, dilaté sans mesure la capacité de ces âmes bienheureuses et à peine le Seigneur s'est-il découvert à elles que le feu du divin amour les a pénétrées tout entières, il s'est attaché à toutes leurs puissances, il les a transformées, identifiées en celui qu'elles aimaient ; et comme Dieu est amour, on peut dire aussi qu'elles sont devenues tout amour.
Ah ! si le sentiment de l'amour de Dieu nous rend déjà si heureux sur la terre, si une seule goutte de cet amour suffit pour adoucir les plus poignantes douleurs, pour remplir d'une sainte énergie et d'un invincible courage les âmes les plus faibles et les plus timides, qu'est-ce donc que l'amour du ciel, que Dieu ne verse plus goutte à goutte, mais qu'il fait entrer par torrents dans l'âme de ses élus. Ils ne boivent pas seulement à cette source de délices, ils se baignent, ils se plongent dans les vagues brûlantes de cet océan de la charité d'un Dieu, ils s'enfoncent, ils se perdent dans ses divines profondeurs et plus ils s'y enfoncent, plus les horizons qui s'ouvrent devant eux s'agrandissent ; sans cesse ils découvrent de nouvelles beautés, de nouvelles amabilités dans celui qu'ils aiment : aussi plus ils l'aiment, plus ils veulent l'aimer et cet acte d'amour béatifique commencé à leur entrée dans le ciel se continuera pendant toute l'éternité toujours plus ardent, plus intense et les remplissent toujours de nouvelles délices, de nouveaux ravissements, parce que cette éternité avec son interminable durée ne suffira pas à leur révéler tout ce qu'il y a de grandeurs, de beautés et de perfections en Dieu.
(Méditations pour l'Octave de la Toussaint et pour tout le mois de Novembre)
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dimanche 21 août 2022
Nature du don de Piété
Vous avez reçu l'esprit de l'adoption des enfants, par lequel nous crions : Abba, notre Père. (Rom., VIII, 15)
« La crainte qui vient du Saint-Esprit, ayant quelque chose de filial, contient en germe le don de piété ; il en sort comme sa première fleur et son premier fruit (Mgr Gaume, t. II, p. 397). » La piété est un don qui nous lie et nous unit à Dieu considéré comme notre Père, et à toutes les choses qui sont à lui, à proportion qu'elles sont à lui et qu'elles lui sont chères (Saint-Jure, ch. III, sec. 16, art. 6). « La piété, considérée comme don, l'emporte sur la vertu de religion ; car, rendre à Dieu un culte comme à notre père, ce que fait le don de piété, est une chose plus noble que de le lui rendre comme à notre créateur et maître, ce que fait la vertu de religion (S. Thom., 2. 2, q. 121, a, 1, ad 2). »
« Ce don se trouve dans la partie supérieure de l'âme et dans l'inférieure ; dans la supérieure, lui communiquant une onction et une suavité spirituelles ; dans l'inférieure, excitant des mouvements d'une douceur et d'une dévotion sensibles. C'est de cette source que viennent les larmes des saints et des personnes pieuses. C’est là le principe de ce doux attrait qui les porte à Dieu, de cette promptitude qui les fait courir au service du prochain. C'est ce qui les fait s'affliger avec les affligés, pleurer avec ceux qui pleurent, se réjouir avec ceux qui sont dans la joie, supporter les défauts des imparfaits et se faire tout à tous (P. Lallemant, IVe princ., ch. IV, art. 5). »
« Un des plus grands obstacles qui nous rendent le chemin de la sainteté difficile, c'est la dureté et l'insensibilité du cœur. Nous croyons que Dieu est infiniment bon, qu'il mérite un amour infini ; nous croyons que toute notre joie, tout notre bonheur dans cette vie et dans l'autre, consiste à le posséder et à l'aimer. Et, néanmoins, notre cœur reste dur et insensible, sans amour, sans affection, sans tendresse pour Dieu. D'où vient ce malheur ? Ah ! c'est que le Saint-Esprit n'est pas encore descendu en nous, et que le don de piété ne réside pas encore dans notre cœur. Quand ce don arrive, le cœur change à l'instant ; la sècheresse et l'insensibilité font place à la douceur de l'amour divin. On éprouve alors ce que dit le livre de la Sagesse : Sa conversation n'a rien de désagréable, ni sa compagnie rien d'ennuyeux ; mais on n'y trouve que de la satisfaction et de la joie (Sage, VIII, 16) (P. Pergmayr). »
« La seconde béatitude : Bienheureux ceux qui sont doux, correspond au don de piété. Cette béatitude a quelque convenance avec la piété, en tant que la douceur détruit ce qui empêche d'exercer ses actes.
Les fruits du Saint-Esprit qui répondent à ce don sont ceux de bonté et de bénignité (P. Lallemant, IVe princ., ch. IV, art. 5). »
Une âme qui a le Saint-Esprit ne s'ennuie jamais en la présence de Dieu : il sort de son cœur une transpiration d'amour. (Le curé d'Ars)
À Paris, je connais plus d'un étudiant qui pratique non-seulement la piété, mais la perfection de la piété, dans un milieu plus que dissipé ; j'en connais qui font chaque jour plus d'une demi-heure d'oraison ; qui récitent avec bonheur l'office de la sainte Vierge ; qui ne quittent, pour ainsi dire, pas la présence de Dieu ; qui s'abstiennent des plaisirs mondains sans même penser qu'ils font là un sacrifice. Ils puisent la piété à sa vivante et intarissable source, l'Eucharistie ; ils en vivent, ils la reçoivent aussi souvent qu'ils le peuvent : plusieurs, tous les jours. Il en est de même parmi les soldats : j'ai connu à Rome un sous-officier converti à la piété qui servait Notre-Seigneur, au milieu des casernes et du tumulte militaire, avec une fidélité si constante et une prière si continuelle, qu'il faisait l'admiration des prêtres eux-mêmes. (Mgr de Ségur.)
(Les sept dons du Saint-Esprit)
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pour le Vendredi d'après la Pentecôte : Jésus prêchant dans la
synagogue, voilà que des hommes apportent un paralytique dans son lit, Méditation
pour le Jeudi d'après la Pentecôte : Jésus ayant assemblé ses douze
Apôtres, leur donna une puissance et un empire sur tous les démons, Méditation
pour le Mercredi d'après la Pentecôte : Quiconque écoute mon Père et se
rend docile pour apprendre ce qu'il lui enseigne, vient à moi, Méditation pour le Mardi d'après la Pentecôte : Je suis la porte ; celui qui entrera par moi sera sauvé, Méditation
pour le Lundi d'après la Pentecôte : La lumière est venue dans le
monde, et les hommes ont mieux aimé les ténèbres que la lumière, Méditation pour le Dimanche de la Pentecôte : Le Saint-Esprit que mon Père enverra en mon nom, vous enseignera, Instruction sur le Saint-Esprit, Mission du Saint-Esprit, Instruction sur la Fête de la Pentecôte, Méditation sur la Fête de la Pentecôte : ils furent tous remplis du Saint-Esprit, Méditation pour la veille de la Pentecôte, Veille
de la Pentecôte : Je prierai mon Père, et il vous donnera, pour
demeurer éternellement avec vous, un autre consolateur, qui est l'Esprit
de vérité que le monde ne peut recevoir, Méditation pour le Jour de la Pentecôte, Preuves directes de la divinité du Saint-Esprit : noms, attributs et œuvres, Le Dogme de l'unité de Dieu et de la Sainte Trinité, Preuves directes de la Trinité et de la divinité du Saint-Esprit, Le Saint-Esprit dans l'Ancien Testament, promis et figuré, Le Saint-Esprit prédit, Le Saint-Esprit dans le Nouveau Testament, première création : La Sainte Vierge Marie, Seconde création du Saint-Esprit : Notre Seigneur Jésus-Christ, Troisième création du Saint-Esprit : l’Église, Méditation pour le Dimanche de la Sainte Trinité, Neuvaine préparatoire à la Fête de la Pentecôte : Prière pour demander les sept Dons du Saint-Esprit, Méditation pour le Mercredi après la Pentecôte, Méditation pour le Mardi après la Pentecôte, Méditation pour le Lundi de Pentecôte, XIe Dimanche après la Pentecôte : Réflexions pratiques, Accueillir le Saint Esprit de Dieu, Litanie du Saint-Esprit, Méditation pour la Fête de l'Ascension, Instruction sur la Fête de l'Ascension, Méditation pour le Jour de l'Ascension de Notre-Seigneur, Le Seigneur Jésus fut élevé dans le ciel, et il est maintenant assis à la droite de Dieu, Les Apôtres et les Disciples ayant adoré Jésus-Christ, s'en retournèrent remplis de joie à Jérusalem, Quand
le Consolateur que je vous enverrai de la part de mon Père, l'Esprit de
vérité qui procède de mon Père, sera venu, il rendra témoignage de moi, Et vous aussi, qui avez été dès le commencement en ma compagnie, vous rendrez témoignage de moi, Je vous ai dit toutes ces choses, afin que vous ne vous scandalisiez point, Un temps viendra où quiconque vous fera mourir, pensera faire un sacrifice à Dieu, Ils vous traiteront de la sorte, parce qu'ils ne connaîtront ni mon Père ni moi, Je vous ai dit ces choses, afin que lorsqu'elles arriveront, vous vous souveniez que je vous les ai prédites, Actes avant la Confirmation : Prière au Saint-Esprit et Acte de demande, Méditation que les enfants peuvent faire avant de recevoir le sacrement de la Confirmation au Jour de la Pentecôte et Prière pour demander ou pour renouveler en soi la grâce du sacrement de Confirmation.
dimanche 29 mai 2022
Dieu qui est présent partout demande de l'amour
Dieu, selon le témoignage de l'Apôtre, est un feu consumant, et le Disciple bien-aimé nous assure qu'il est l'amour même. Si donc Dieu est un feu et l'amour même, et que Dieu étant partout soit en nous, partout nous sommes donc dans le feu et dans l'amour. Quel moyen donc de ne pas brûler, et de ne pas aimer ? Être au milieu des feux et des flammes sans brûler, être tout plongé dans l'amour sans aimer, c'est ce qui ne se peut comprendre. Sera-t-il dit que le fer ne pourra pas être longtemps dans une fournaise ardente sans prendre les qualités du feu, et que nous aurons un feu infini dans nos poitrines, et que cependant nos cœurs seront toujours glacés ? Il me prendrait ici envie d'aller crier partout au feu, au feu, non pas pour l'éteindre, mais pour l'allumer où il ne brûlerait pas, et pour appeler au secours tous ceux qui aiment véritablement, afin que tous ensemble, nous le fissions brûler toujours davantage. Si nous considérions bien dans un profond recueillement ces paroles de notre grand Maître : Je suis venu apporter le feu en terre, et que veux-je, sinon qu'il y brûle ; entrant dans les desseins de ce Dieu d'amour, nous ne penserions plus à autre chose, nous ne voudrions plus autre chose, nous ne travaillerions plus à autre chose. C'est tout ce que nous demanderions.
J'ai connu une personne, qui, dès son bas-âge, prévenue des bénédictions de la douceur de la divine Providence, était pressée de demander fortement et instamment le divin amour. Ô mon Dieu, disait-elle, votre saint amour ! C'est votre amour que je cherche, c'est votre amour que je vous demande. Je ne désire que cet amour. Je n'aspire qu'après cet amour. Et Dieu qui est riche en miséricorde sur tous ceux qui l'invoquent, lui en a fait porter des effets très-singuliers dans la suite de ses années, et l'a conduite toujours par les voies du pur amour de Dieu seul.
J'ai joie de pouvoir par ce petit écrit crier à l'amour, au pur amour de Dieu seul en trois Personnes, à tous ceux qui le liront, et de leur dire : Aimons Dieu généralement dans toutes nos actions, dans toutes nos souffrances, dans tout ce que nous sommes. Aimons Dieu incessamment dans tous les moments de notre vie, dans l'instant de notre mort, pour ne cesser jamais de l'aimer après la mort. Aimons Dieu uniquement, toujours Dieu seul, quoiqu'il arrive, quoiqu'il nous en coûte ; ne soyons pas assez malheureux pour partager nos cœurs et nos affections. Que tout l'être crie, en sorte que Dieu seul les remplisse sans aucune exception, et il nous doit grandement suffire.
Mais si nous l'aimons, nous le possèderons, et si nous en jouissons, nous possédons un bien souverain, infini. Nous serons donc bien riches, bien en honneur, bien dans la joie, quand d'autre part nous serions les plus pauvres du monde, et que notre vie se passerait dans la douleur. Nous serons bienheureux dès ce monde, et d'un bonheur que personne ne nous peut ôter, ni les hommes, ni les démons. Il n'y aura que notre seule malice. Après cela faut-il s'étonner si le grand Apôtre nous exhorte, et il le réitère plusieurs fois, à une joie continuelle. Il nous apprend donc que la joie du Chrétien doit être sans intermission ; ce qu'il faut entendre de la partie supérieure de l'âme. Joie qui compatit bien avec tout ce qui se passe de plus affligeant, et en même temps dans la partie inférieure. Ce qui ne laisse aucun lieu de douter en notre bon Sauveur Jésus-Christ, qui en même temps que sa partie inférieure était abîmée dans une mer de peines, sa très sainte âme dans sa suprême partie, jouissait de la vision béatifique.
Dieu seul est l'élément de notre âme ; c'est en lui seul que nous pouvons trouver notre véritable repos. L'homme a beau faire hors de lui, quand il aurait tout le monde entier, il n'aura jamais une pleine satisfaction. Si vous tirez un poisson hors de l'eau qui est son élément, il souffrira quand vous le mettriez dans un bassin d'or chargé de perles. Dieu est donc le lieu divin de la demeure de notre âme. C'est ce que nous avons bien à considérer.
Que le Seigneur soit béni de l'intelligence qu'il nous donne de ces divines vérités. Je l'avais toujours présent devant moi, dit le Prophète Roi : c'est pour cela que mon cœur se réjouit, et que ma langue chante de joie, et que de plus ma chair reposera en espérance. Il appelle ensuite cette voie le chemin de la vie. Il dit, que la vue de Dieu le remplira de joie, et que les délices qu'il donne n'auront jamais de fin. Ô qu'il est doux et glorieux de servir un tel Maître !
(Dieu présent partout, par M. H-M Boudon)
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vendredi 14 janvier 2022
Aimer Jésus enfant
Jésus s'est abaissé avec une bonté pleine de charmes jusqu'à l'enfance pour mieux gagner nos cœurs : pourrions-nous lui refuser notre amour ? Nous aimerons donc cet aimable Sauveur. Hélas ! jusqu'à ce jour nous ne l'avons pas aimé ; nous avons aimé le monde. Mais que le monde cesse de nous étaler ses charmes trompeurs et de nous vanter ses coupables délices ; nous ne voulons plus l'aimer. Ô Jésus ! c'est assez longtemps vous disputer notre amour. Je dois vous aimer, aimable Enfant, et je vous aime. Je vous aime et je n'aime que vous ; je vous aime et je ne me plais qu'à vous le dire !
Puissé-je aussi longtemps aimer votre enfance ! Ô sainte enfance ! tu me devins bien chère ! je m'estime heureux d'être encore à cet âge ; je veux n'en pas sortir. Puissions-nous tous conserver toujours le goût de cette aimable enfance ! c'est notre dernier vœu à la fin de ce beau jour : ô Jésus, ne rejetez pas l'unique désir de vos enfants fidèles ! Oui, que longtemps encore nous apprenions à votre école dans ce cher asile à prolonger cet âge précieux, et ainsi selon la parole d'un de nos plus touchants cantiques :
Au saint berceau,
Ah ! puisse l'innocence
Chercher toujours son appui, son flambeau ;
Près l'Enfant-Dieu, prolonger notre enfance,
Et tous les ans trouver plaisir nouveau
Au saint berceau.
(Manuel des petits séminaires)
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Voici que l'étoile qu'ils avaient vue en Orient parut, allant devant
eux, jusqu'à ce qu'elle vint s'arrêter sur le lieu où était l'enfant, Dévotion
à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 17e Méditation : À
la nouvelle de la naissance du saint Enfant, le roi Hérode fut troublé,
et tout Jérusalem avec lui, Dévotion
à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 16e Méditation :
Nous avons vu son étoile en Orient, et nous sommes venus pour l'adorer, Dévotion
à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 15e Méditation :
Voici que les Mages vinrent de l'Orient à Jérusalem, Dévotion
à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 21e Méditation :
Cependant Marie ne perdait rien de toutes ces choses et les méditait
dans son cœur, Dévotion
à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 22e Méditation :
Ils portèrent Jésus à Jérusalem, afin de l'offrir au Seigneur, Dévotion
à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 20e Méditation :
Ayant été averti en songe de ne point aller trouver Hérode, ils
retournèrent en leur pays par un autre chemin, Dévotion
à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 19e Méditation : Se
prosternant, ils l'adorèrent ; puis ayant ouvert leurs trésors, ils lui
offrirent en présent de l'or, de l'encens et de la myrrhe, Méditation sur la Nativité, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 14e Méditation : On lui donna le nom de Jésus, Litanies du Saint Nom de Jésus, Dévotion
à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 13e Méditation : On
lui donna le nom de Jésus, nom qui lui avait été donné par l'ange, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 12e Méditation : Après huit jours, le saint Enfant fut circoncis, Instruction sur la Circoncision, Méditation sur la Circoncision, Dévotion
à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 11e Méditation :
Les bergers revinrent en glorifiant et en louant Dieu de tout ce qu'ils
avaient vu et entendu, Dévotion
à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 10e Méditation :
Les bergers se disaient les uns aux autres : Allons jusqu'à Bethléem, Dévotion
à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 9e Méditation :
Gloire à Dieu au plus haut des Cieux, et paix sur la terre aux hommes de
bonne volonté, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 7e Méditation : Tout à coup l'Ange du Seigneur parut auprès d'eux, Salutation à Marie et à Jésus naissant, Litanies du Saint Enfant-Jésus, Dévotion
à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 1re Méditation :
Marie s'étant rendue avec Joseph à Bethléem, le temps de son divin
enfantement arriva, Dévotion
à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 2e Méditation : Je
vous annonce un grand sujet de Joie, il vous est né aujourd'hui un
Sauveur, Dévotion
à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 3e Méditation :
Marie mit au monde son fils premier-né, et l'enveloppa de langes, Dévotion
à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 4e Méditation :
Marie, après avoir enveloppé de langes le saint Enfant, le coucha dans
la crèche, Dévotion
à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 5e Méditation :
Voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un enfant enveloppé
de langes et couché dans une crèche, Dévotion
à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 6e Méditation : Il y
avait là aux environs des bergers qui veillaient et se relevaient les
uns les autres pendant la nuit, pour la garde de leurs troupeaux, Litanies du Saint Enfant-Jésus, et Dévotion au Saint Enfant-Jésus : Prière d'amour et Consécration.
samedi 25 décembre 2021
Quels sentiments fait naître dans nos cœurs et quelles résolutions nous inspire le mystère de la nativité ?
L'amour ne peut être payé que par l'amour, et puisque Jésus fait éclater sur nous en ce touchant mystère les prodiges d'un amour infini, soyons au moins touchés, à notre tour, du désir de l'aimer. S'il devient esclave en ce jour, c'est pour nous délivrer à jamais de l'esclavage du péché ; s'il nait pauvre et mortel, c'est pour nous enrichir de sa pauvreté et faire revivre dans nos cœurs l'espérance éteinte de l'immortalité bienheureuse ; enfin, s'il descend et s'abaisse jusqu'à devenir un des enfants des hommes, c'est pour nous élever jusqu'à l'auguste dignité d'enfants de Dieu ! Au souvenir de cette ineffable bonté, pourrions-nous lui refuser notre reconnaissance et notre amour ? Nous, qui plus que tous les autres chrétiens, avons part au bienfait de sa naissance, ne serions-nous pas et plus ingrats et plus coupables si nous n'aimions plus ardemment ce Dieu qui, pour attirer à lui nos cœurs, se cache sous les aimables traits d'un enfant nouveau-né ? Enfin, cette humble crèche, ces langes misérables, cette paille sur laquelle il repose et que déjà il arrose de ses larmes, tant de privations qu'il endure dès son entrée dans la vie, n'en est-ce pas assez pour condamner les prétentions de notre orgueil, les délicatesses de notre sensualité et notre coupable estime des biens du monde ? Oui, nous devons commencer à combattre des passions trop longtemps nourries dans nos cœurs, et si contraires aux leçons de l'Enfant-Dieu à sa naissance.
(Manuel des petits séminaires)

