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mardi 11 août 2015

Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus et la Vie d'Oraison


Extrait des Manuscrits autobiographiques de Sainte Thérèse de Lisieux


« En parlant de visite aux carmélites je me souviens de la première, qui eut lieu peu de temps après l'entrée de Pauline, j'ai oublié d'en parler plus haut, mais il est un détail que je ne dois pas omettre. Le matin du jour où je devais aller au parloir, réfléchissant toute seule dans mon lit (car c'était là que je faisais mes plus profondes oraisons et contrairement à l'épouse des cantiques j'y trouvais toujours mon Bien-Aimé), je me demandai quel nom j'aurais au Carmel ; je savais qu'il y avait une Sr Thérèse de Jésus, cependant mon beau nom de Thérèse ne pouvait pas m'être enlevé. Tout à coup je pensai au Petit Jésus que j'aimais tant et je me dis : « Oh ! que je serais heureuse de m'appeler Thérèse de l'Enfant Jésus ! » Je ne dis rien au parloir du rêve que j'avais fait toute éveillée, mais la bonne Mère M. de Gonzague demandant aux Sœurs quel nom il faudrait me donner, il lui vint à la pensée de m'appeler du nom que j'avais rêvé... Ma joie fut grande et cette heureuse rencontre de pensées me sembla une délicatesse de mon Bien-Aimé Petit Jésus. »

« Ah ! qu'elle était éloquente ma chère marraine ! J'aurais voulu n'être pas seule à entendre ses profonds enseignements, je me sentais si touchée que dans ma naïveté je croyais que les plus grands pécheurs auraient été touchés comme moi et que, laissant là leurs richesses périssables, ils n'auraient plus voulu gagner que celles du Ciel... À cette époque personne ne m'avait encore enseigné le moyen de faire oraison, j'en avais cependant bien envie, mais Marie me trouvant assez pieuse ne me laissait faire que mes prières. Un jour une de mes maîtresses de l'Abbaye me demanda ce que je faisais les jours de congé lorsque j'étais seule. Je lui répondis que j'allais derrière mon lit dans un espace vide qui s'y trouvait et qu'il m'était facile de fermer avec le rideau et que là « je pensais. »  Mais à quoi pensez-vous ? me dit-elle.  Je pense au Bon Dieu, à la vie... à l'ÉTERNITÉ, enfin je pense !... La bonne religieuse rit beaucoup de moi, plus tard elle aimait à me rappeler le temps où je pensais, me demandant si je pensais encore... Je comprends maintenant que je faisais oraison sans le savoir et que déjà le Bon Dieu m'instruisait en secret. »

« Enfin j'avais trouvé le repos... Considérant le corps mystique de l'Église, je ne m'étais reconnue dans aucun des membres décrits par St Paul, ou plutôt je voulais me reconnaître en tous... La Charité me donna la clef de ma vocation. Je compris que si l'Église avait un corps, composé de différents membres, le plus nécessaire, le plus noble de tous ne lui manquait pas, je compris que l'Église avait un Cœur, et que ce Cœur était BRÛLANT d'AMOUR. Je compris que l'Amour seul faisait agir les membres de l'Église, que si l'Amour venait à s'éteindre, les Apôtres n'annonceraient plus l'Évangile, les Martyrs refuseraient de verser leur sang.. Je compris que l'AMOUR RENFERMAIT TOUTES LES VOCATIONS, QUE L'AMOUR ÉTAIT TOUT, QU'IL EMBRASSAIT TOUS LES TEMPS ET TOUS LES LIEUX... EN UN MOT, QU'IL EST ÉTERNEL !...
Alors dans l'excès de ma joie délirante, je me suis écriée : Ô Jésus, mon Amour... ma vocation, enfin je l'ai trouvée, MA VOCATION, C'EST L'AMOUR ...
Oui j'ai trouvé ma place dans l'Église et cette place, ô mon Dieu, c'est vous qui me l'avez donnée... dans le Cœur de l'Église, ma Mère, je serai l'Amour... ainsi je serai tout... ainsi mon rêve sera réalisé !!!... »

« Mère bien-aimée, voici ma prière, je demande à Jésus de m'attirer dans les flammes de son amour, de m'unir si étroitement à Lui, qu'Il vive et agisse en moi. Je sens que plus le feu de l'amour embrasera mon cœur, plus je dirai : Attirez-moi, plus les âmes qui s'approcheront de moi (pauvre petit débris de fer inutile, si je m'éloignais du brasier divin), plus ces âmes courront avec vitesse à l'odeur des parfums du Bien-Aimé, car une âme embrasée d'amour ne peut rester inactive ; sans doute comme Ste Madeleine elle se tient aux pieds de Jésus, elle écoute sa parole douce et enflammée. Paraissant ne rien donner, elle donne bien plus que Marthe qui se tourmente de beaucoup de choses et voudrait que sa sœur l'imite. Ce ne sont point les travaux de Marthe que Jésus blâme, ces travaux, sa divine Mère s'y est humblement soumise toute sa vie puisqu'il lui fallait préparer les repas de la Ste Famille. C'est l'inquiétude seule de son ardente hôtesse qu'il voulait corriger. Tous les saints l'ont compris et plus particulièrement peut-être ceux qui remplirent l'univers de l'illumination de la doctrine évangélique. N'est-ce point dans l'oraison que les Sts Paul, Augustin, Jean de la Croix, Thomas d'Aquin, François, Dominique et tant d'autres illustres Amis de Dieu ont puisé cette science Divine qui ravit les plus grands génies ? Un savant a dit : « Donnez-moi un levier, un point d'appui, et je soulèverai le monde. » Ce qu'Archimède n'a pu obtenir, parce que sa demande ne s'adressait point à Dieu et qu'elle n'était faite qu'au point de vue matériel, les Saints l'ont obtenu dans toute sa plénitude. Le Tout-Puissant leur a donné pour point d'appui : LUI-MÊME et LUI SEUL ; pour levier : L'oraison, qui embrase d'un feu d'amour, et c'est ainsi qu'ils ont soulevé le monde ; c'est ainsi que les Saints encore militants le soulèvent et que, jusqu'à la fin du monde, les Saints à venir le soulèveront aussi. »




Pratique :
Apprenez à prier mentalement. La prière mentale est supérieure à la prière vocale.




Reportez-vous à Prière de LA TOUTE PETITE Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus, Instruction pour les personnes qui entrent dans la voie d'Oraison, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Vehementer exultamus, Bulle du Pape Pie XI, sur la canonisation de Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus, Neuvaine en l'honneur de Sainte Thérèse d'Avila, Simple et courte méthode d'oraison mentale, De la sècheresse dans l'oraison, Histoire de la possession des Ursulines de Loudun, et des peines du Père Surin (1/4), Histoire de la possession des Ursulines de Loudun, et des peines du Père Surin (2/4), Histoire de la possession des Ursulines de Loudun, et des peines du Père Surin (3/4), Avis pour la lecture spirituelle, De quelques moyens de bien faire l'oraison mentale, Pour bien faire oraison et pour en tirer du fruit, Combien sont mal fondées les plaintes de ceux qui se disent incapables de méditer, Litanie de Sainte Jeanne d'Arc, L'Imitation de Jésus-Christ, Les saints et le combat spirituel : Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus, Litanie de Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus, Parle, Seigneur, ton serviteur écoute ! et Sainte Thérèse d'Avila.



Lire aussi
"L'âme de tout apostolat" de Dom Chautard, "De l'oraison mentale et de la Retraite" de Saint Alphonse de Liguori, "Esprit" du R.P. Avrillon (Pour passer saintement l'Avent, le Carême, l'Ascension), "Méditations selon la méthode de Saint Ignace de Loyola sur la Vie et les Mystères de Notre Seigneur Jésus-Christ" (5 tomes), "Méditations sur les souffrances de N.S. Jésus-Christ" par l'auteur du Culte Public, "La perfection chrétienne" du R.P. Alphonse Rodriguez, "L'Imitation de Jésus-Christ" de Thomas A. Kempis, "Abrégé des Méditations" du Père Louis Dupont et "Le combat spirituel" de Lorenzo Scupoli.











mardi 23 juin 2015

Les saints et le combat spirituel : Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte Face


Les Manuscrits autobiographiques de Sainte Thérèse de Lisieux, Extrait :



« Je me souviens d'un rêve que j'ai dû faire vers cet âge (4 ans) et qui s'est profondément gravé dans mon imagination. Une nuit, j'ai rêvé que je sortais pour aller me promener seule au jardin. Arrivée au bas des marches qu'il fallait monter pour y arriver, je m'arrêtai saisie d'effroi. Devant moi, auprès de la tonnelle, se trouvait un baril de chaux et sur ce baril deux affreux petits diablotins dansaient avec une agilité surprenante malgré des fers à repasser qu'ils avaient aux pieds ; tout à coup ils jetèrent sur moi leurs yeux flamboyants, puis au même moment, paraissant bien plus effrayés que moi, ils se précipitèrent au bas du baril et allèrent se cacher dans la lingerie qui se trouvait en face. Les voyant si peu braves je voulus savoir ce qu'ils allaient faire et je m'approchai de la fenêtre. Les pauvres diablotins étaient là, courant sur les tables et ne sachant comment faire pour fuir mon regard ; quelquefois ils s'approchaient de la fenêtre, regardant d'un air inquiet si j'étais encore là et me voyant toujours, ils recommençaient à courir comme des désespérés. Sans doute ce rêve n'a rien d'extraordinaire, cependant je crois que le Bon Dieu a permis que je m'en rappelle, afin de me prouver qu'une âme en état de grâce n'a rien à craindre des démons qui sont des lâches, capables de fuir devant le regard d'un enfant... »

« Il se trouve dans la communauté une sœur qui a le talent de me déplaire en toutes choses, ses manières, ses paroles, son caractère me semblaient très désagréables, cependant c'est une sainte religieuse qui doit être très agréable au Bon Dieu, aussi ne voulant pas céder à l'antipathie naturelle que j'éprouvais, je me suis dit que la charité ne devait pas consister dans les sentiments, mais dans les œuvres ; alors / je me suis appliquée à faire pour cette sœur ce que j'aurais fait pour la personne que j'aime le plus. À chaque fois que je la rencontrais, je priais le Bon Dieu pour elle, lui offrant toutes ses vertus et ses mérites. Je sentais bien que cela faisait plaisir à Jésus, car il n'est pas d'artiste qui n'aime à recevoir des louanges de ses œuvres et Jésus l'Artiste des âmes est heureux lorsqu'on ne s'arrête pas à l'extérieur, mais que pénétrant jusqu'au sanctuaire intime qu'il s'est choisi pour demeure, on en admire la beauté.
Je ne me contentais pas de prier beaucoup pour la sœur qui me donnait tant de combats, je tâchais de lui rendre tous les services possibles et quand j'avais la tentation de lui répondre d'une façon désagréable, je me contentais de lui faire mon plus aimable sourire et je tâchais de détourner la conversation, car il est dit dans l'Imitation : Il vaut mieux laisser chacun dans son sentiment que de s'arrêter à contester.
Souvent aussi, lorsque je n'étais pas à la récréation (je veux dire pendant les heures de travail), ayant quelques rapports d'emploi avec cette sœur, lorsque mes combats étaient trop violents, je m'enfuyais comme un déserteur. Comme elle ignorait absolument ce que je sentais pour elle, jamais elle n'a soupçonné les motifs de ma conduite et demeure persuadée que son caractère m'est agréable. Un jour à la récréation, elle me dit à peu près ces paroles d'un air très content : “Voudriez-vous me dire, ma Ste Thérèse de l'Enfant Jésus, ce qui vous attire tant vers moi, à chaque fois que vous me regardez, je vous vois sourire ?” Ah ! ce qui m'attirait, c'était Jésus caché au fond de son âme... Jésus qui rend doux ce qu'il y a de plus amer... Je lui répondis que je souriais parce que j'étais contente de la voir (bien entendu je n'ajoutai pas que c'était au point de vue spirituel).
Ma Mère bien-aimée, je vous l'ai dit, mon dernier moyen de ne pas être vaincue dans les combats, c'est la désertion, ce moyen je l'employais déjà pendant mon noviciat, il m'a toujours parfaitement réussi. Je veux ma Mère, vous en citer un exemple qui je crois vous fera sourire. Pendant une de vos bronchites, je vins un matin tout doucement remettre chez vous les clefs de la grille de communion, car j'étais sacristine ; au fond je n'étais pas fâchée d'avoir cette occasion de vous voir, j'en étais même très contente, mais je me gardais bien de le faire paraître ; une sœur, animée d'un saint zèle et qui cependant m'aimait beaucoup, me voyant entrer chez vous, ma Mère, crut que j'allais vous réveiller, elle voulut me prendre les clefs, mais j'étais trop maligne pour les lui donner et céder mes droits. Je lui dis le plus poliment possible que je désirais autant qu'elle de ne point vous éveiller et c'était à moi de rendre les clefs... Je comprends maintenant qu'il aurait été bien plus parfait de céder à cette sœur, jeune il est vrai, mais enfin plus ancienne que moi. Je ne le comprenais pas alors, aussi voulant absolument entrer à sa suite malgré elle qui poussait la porte pour m'empêcher de passer, bientôt le malheur que nous redoutions arriva : le bruit que nous faisions vous fit ouvrir les yeux... Alors, ma Mère, tout retomba sur moi, la pauvre sœur à laquelle j'avais résisté se mit à débiter tout un discours dont le font était ceci : C'est sœur Thérèse de l'Enfant Jésus qui a fait du bruit... mon Dieu, qu'elle est désagréable, etc. Moi qui sentais tout le contraire j'avais bien envie de me défendre, heureusement il me vint une idée lumineuse ; je me dis que certainement si je commençais à me justifier je n'allais pas pouvoir garder la paix de mon âme, je sentais aussi que je n'avais pas assez de vertu pour me laisser accuser sans rien dire, ma dernière planche de salut était donc la fuite. Aussitôt pensé aussitôt fait, je partis sans tambour ni trompette, laissant la sœur continuer son discours qui ressemblait aux imprécations de Camille contre Rome. Mon cœur battait si fort qu'il me fut impossible d'aller loin et je m'assis dans l'escalier pour jouir en paix des fruits de ma victoire. Ce n'était pas là de la bravoure, n'est-ce pas, Mère chérie, mais je crois cependant qu'il vaut mieux ne pas s'exposer au combat lorsque la défaite est certaine ? »

« Je me souviens d'un acte de charité que le Bon Dieu m'inspira de faire étant encore novice, c'était peu de chose, cependant notre Père qui voit dans le secret, qui regarde plus à l'intention qu'à la grandeur de l'action, m'en a déjà récompensée sans attendre l'autre vie. C'était du temps que St St Pierre (Sœur Saint-Pierre de Sainte-Thérèse) allait encore au chœur et au réfectoire. À l'oraison du soir elle était placée devant moi : 10 minutes avant 6 heures, il fallait qu'une sœur se dérange pour la conduire au réfectoire, car les infirmières avaient alors trop de malades pour venir / la chercher. Cela me coûtait beaucoup de me proposer pour rendre ce petit service, car je savais que ce n'était pas facile de contenter cette pauvre St St Pierre qui souffrait tant qu'elle n'aimait pas à changer de conductrice. Cependant je ne voulais pas manquer une si belle occasion d'exercer la charité, me souvenant que Jésus avait dit : Ce que vous ferez au plus petit des miens c'est à moi que vous l'aurez fait. Je m'offris donc bien humblement pour la conduire : ce ne fut pas sans mal que je parvins à faire accepter mes services ! Enfin je me mis à l'œuvre et j'avais tant de bonne volonté que je réussis parfaitement.

Chaque soir quand je voyais ma St St Pierre secouer son sablier, je savais que cela voulait dire : partons. C'est incroyable comme cela me coûtait de me déranger, surtout dans le commencement, je le faisais pourtant immédiatement et puis toute une cérémonie commençait. Il fallait remuer et porter le banc d'une certaine manière, surtout ne pas se presser, ensuite la promenade avait lieu. Il s'agissait de suivre la pauvre infirme en la soutenant par sa ceinture, je le faisais avec le plus de douceur qu'il m'était possible ; mais si par malheur elle faisait un faux pas, aussitôt il lui semblait que je la tenais mal et qu'elle allait tomber : “Ah mon Dieu, vous allez trop vite, j'vais m'briser.” Si j'essayais d'aller encore plus doucement : “Mais suivez-moi donc, je n'sens plus vot'main, vous m'avez lâchée, j'vais tomber, ah ! j'avais bien dit qu'vous étiez trop jeune pour me conduire.” Enfin nous arrivions sans accident au réfectoire : là survenaient d'autres difficultés, il s'agissait de faire asseoir St St Pierre et d'agir adroitement pour / ne pas la blesser, ensuite il fallait relever ses manches (encore d'une certaine manière), puis j'étais libre de m'en aller. Avec ses pauvres mains estropiées, elle arrangeait son pain dans son godet, comme elle pouvait. Je m'en aperçus bientôt et, chaque soir, je ne la quittai qu'après lui avoir encore rendu ce petit service. Comme elle ne me l'avait pas demandé, elle fut très touchée de mon attention et ce fut par ce moyen que je n'avais pas cherché exprès, que je gagnai tout à fait ses bonnes grâces et surtout (je l'ai su plus tard) parce que, après avoir coupé son pain, je lui faisais avant de m'en aller mon plus beau sourire. »


Lettre de Sainte Thérèse de Lisieux à Marie Guérin, Jeudi 30 mai 1889 :



Ma petite sœur chérie,

Tu as bien fait de m'écrire, j'ai tout compris... tout tout tout !...

Tu n'as pas fait l'ombre du mal, je sais si bien ce que sont ces sortes de tentations que je puis te l'assurer sans crainte, d'ailleurs Jésus me le dit au fond du cœur... Il faut mépriser toutes ces tentations, n'y faire aucune attention.

Faut-il te confier une chose qui m'a fait beaucoup de peine ?...

C'est que ma petite Marie a laissé ses communions... le jour de l'Ascension et le dernier jour du mois de Marie !... Oh ! que cela a fait de peine à Jésus !...

Il faut que le démon soit bien fin pour tromper ainsi une âme !... mais ne sais-tu pas, ma chérie, que c'est là tout le but de ses désirs. Il sait bien, le perfide, qu'il ne peut faire pécher une âme qui voudrait être toute à Jésus, aussi n'essaye-t-il que de le lui faire croire. C'est déjà beaucoup pour lui de mettre le trouble dans cette âme, mais pour sa rage il faut autre chose, il veut priver Jésus d'un tabernacle aimé, ne pouvant entrer dans ce sanctuaire, il veut du moins qu'il demeure vide et sans maître !... Hélas ! que deviendra ce pauvre cœur ?... Quand le diable a réussi à éloigner une âme de la Ste Communion il a tout gagné... Et Jésus pleure !...

O ma chérie, pense donc que Jésus est là dans le tabernacle exprès pour toi, pour toi seule, il brûle du désir d'entrer dans ton cœur... va, n'écoute pas le démon, moque-toi de lui et vas sans crainte recevoir le Jésus de la paix et de l'amour !...

Mais je t'entends dire : « Thérèse dit cela parce qu'elle ne sait pas... elle ne sait pas comme je le fais bien exprès... cela m'amuse... et puis je ne puis communier, puisque je crois faire un sacrilège, etc., etc., etc. » Si, ta pauvre petite Thérèse sait bien, je te dis qu'elle devine tout, elle t'assure que tu peux aller sans crainte recevoir ton seul ami véritable... Elle aussi a passé par le martyre du scrupule mais Jésus lui a fait la grâce de communier quand même, alors même qu'elle croyait avoir fait de grands péchés... eh bien ! je t'assure qu'elle a reconnu que c'était le seul moyen de se débarrasser du démon, car quand il voit qu'il perd son temps il vous laisse tranquille !...

Non, il est IMPOSSIBLE qu'un cœur « qui ne se repose qu'à la vue du tabernacle » offense Jésus au point de ne pouvoir le recevoir. Ce qui offense Jésus, ce qui le blesse au cœur c'est le manque de confiance !...

Petite Soeur, avant de recevoir ta lettre je pressentais tes angoisses, mon cœur était uni à ton cœur, cette nuit dans mon rêve je tâchais de te consoler, mais hélas ! je ne pouvais y réussir !... Je ne vais pas être plus heureuse aujourd'hui à moins que Jésus et la Ste Vierge me viennent en aide ; j'espère que mon désir va être réalisé et que le dernier jour de son mois, la Ste Vierge va guérir ma petite sœur chérie. Mais pour cela il faut prier, beaucoup prier, si tu pouvais mettre un cierge à Notre-Dame-des-Victoires... j'ai tant de confiance en elle ?...

Ton cœur est fait pour aimer Jésus, pour l'aimer passionnément, prie bien afin que les plus belles années de ta vie ne se passent pas en craintes chimériques.

Nous n'avons que les courts instants de notre vie pour aimer Jésus, le diable le sait bien, aussi tâche-t-il de la consumer en travaux inutiles...

Petite Sœur chérie, communie souvent, bien souvent... Voilà le seul remède si tu veux guérir, Jésus n'a pas mis pour rien cet attrait dans ton âme. (Je crois qu'il serait content si tu pouvais reprendre tes 2 Communions manquées, car alors la victoire du démon serait moins grande puisqu'il n'aurait pu réussir à éloigner Jésus de ton cœur). Ne crains pas d'aimer trop la Ste Vierge, jamais tu ne l'aimeras assez, et Jésus sera bien content puisque la Ste Vierge est sa Mère.

Adieu petite Sœur, pardonne mon brouillon que je ne puis même relire, le temps me manquant, embrasse pour moi tous les miens.

Sr Thérèse de l'Enfant Jésus.


Citation :


« La maladie dont je fus atteinte venait certainement du démon, furieux de l’entrée de Pauline au Carmel, il voulut se venger sur moi du tort que notre famille devait lui faire dans l'avenir, mais il ne savait pas que la douce Reine du Ciel veillait sur sa fragile petite fleur, qu'elle lui souriait du haut de son trône et s'apprêtait à faire cesser la tempête au moment où sa fleur devait se briser sans retour. »





dimanche 15 mars 2015

Notre sélection de films chrétiens




Voici une liste de vidéos qui pourront vous accompagner spirituellement (vous amener du moins à une réflexion sur la foi ou sur la vie dans l’Église, mais surtout à chercher Jésus-Christ, le cinéma n'étant jamais fidèle à la vérité), et qui nous l'espérons, vous ferons mettre au rebut vos films d'horreur et autres navets !



Abraham



Jésus de Nazareth


Un beau film selon nous retraçant la vie de Jésus. Mais surtout, un très bon film pour ceux qui débutent dans la foi catholique (les commençants), pour ceux qui n'ont pas encore lu le Nouveau Testament, et une invitation à le découvrir et à le lire. Il s'agit à l'origine d'une mini-série italo-britannique de plus de six heures réalisée en 1977. "Jésus de Nazareth" de Franco Zeffirelli est une référence. Le choix des acteurs est parfait ! Non seulement leur jeu est indiscutable, mais leur ressemblance avec les protagonistes de l’Évangile comme l'on peut se les imaginer ajoute une crédibilité de plus à cette réalisation. Une déception cependant : le fait que la Passion ait été traitée si succinctement. La Passion est le sommet de notre foi, chaque messe est le renouvellement non sanglant de la mort de Notre Seigneur Jésus-Christ, du Saint Sacrifice sur la croix, pour l'expiation de nos péchés (fin propitiatoire de la Sainte messe). Il est donc fort dommage que le point le plus important n'ait pas été développé. Également, nous condamnons le passage dénigrant les compétences et le travail de Joseph, lorsqu'un client se plaint de sa commande. Saint Joseph étant un charpentier reconnu pour la qualité de ses ouvrages. Reportez-vous à cet article sur l'escalier de Santa Fe. Enfin, nous condamnons le fait que le film montre Judas comme un simple naïf, lui qui nous est présenté par les Saintes Écritures comme un voleur, traître, apostat, en qui le diable était entré, qui a péché contre le Saint-Esprit en refusant d'une part la vérité connue (jusqu'à l'heure de sa trahison, il a été témoin des miracles éclatants du Fils de Dieu), puis en ne croyant pas en la miséricorde du bon Dieu (Judas s'est pendu après avoir trahi Notre Seigneur Jésus-Christ).


Il était une fois Jésus


Ce film d'animation est une merveille anglo-russe réalisée par Derek Hayes et Stanislav Sokolov, utilisant avec réalisme la technique de pâte à modeler à laquelle des séquences d'animation traditionnelle ont été ajoutées avec brio pour raconter l'histoire de Jésus. Pour visionner Il était une fois Jésus, c'est ici !


Jésus au plus près de l’Évangile selon Saint Luc


Nous sommes partagés pour ce film réalisé à partir de l’Évangile de Jésus-Christ selon Saint Luc, car le jeu et le charisme des acteurs de "Jésus de Nazareth" de Franco Zeffirelli manque ici cruellement. Cependant, l'intérêt se situe dans la fidélité du récit. Certes, vous ne trouverez pas là une grande réalisation, mais nous vous recommandons malgré cela de prendre le temps de découvrir cette adaptation de l’Évangile selon Saint Luc.


La passion du Christ


Une merveille d'esthétisme ! Sorti en 2004, La passion du Christ est un film américain écrit, produit et réalisé par Mel Gibson, retraçant les dernières heures de la vie de Jésus de Nazareth. Entièrement tourné dans les langues parlées en Judée au premier siècle (Araméen, Hébreu et Latin), cette réalisation est un chef-d’œuvre cinématographique, mais précisons, qui n'est pas sans fautes historiques ! Mel Gibson nous montre avec justesse les 12 dernières heures de Notre Seigneur. Les scènes que vous ne reconnaîtrez pas ne sont par contre pas tirées de la Sainte Écriture, mais inspirées des visions de Catherine Emmerich (visions sur la vie privée du Christ qui n'ont pas été reconnues infaillibles par l’Église). La violence décriée par la critique est réellement celle dont a été victime Notre Seigneur Jésus-Christ lors de la Passion, et cela est bien attesté par l'analyse du Saint Suaire de Turin (ex : la flagellation - Voir ce billet). Le face à face entre Satan et La Sainte Vierge Marie lors de la Passion fixe avec force l'inimitié annoncée dans la Genèse : "Je mettrai des inimitiés entre toi et la femme, et ta race et la sienne ; elle-même t'écrasera la tête, et tu mettras des embûches à son talon." (Gn 3, 15). Voir les commentaires dans le magazine Sodalitium n°56 (octobre 2004). Reportez-vous également à Inimitiés entre les enfants de Marie et les esclaves du diable. Pour visionner le film, cliquez ici.



CRISTEROS


La guerre des Cristeros (également connue sous le nom de Cristiada) désigne le soulèvement de paysans mexicains, catholiques, contre le gouvernement, profondément anticatholique, de 1926 à 1929. 
L'élection de Plutarco Elías Calles en 1924 met fin à la trêve entre le gouvernement et l'Église. Le nouveau président est athée, et fait en effet appliquer strictement les mesures anticléricales, et ce sur l'ensemble du territoire ; il fait voter d'autres lois de laïcisation : en 1926, la Loi pour la réforme du Code pénal prévoit des peines spécifiques pour les prêtres et les religieux qui contreviendraient aux articles de la Constitution de 1917 déjà cités. Par exemple, le port de l'habit clérical peut être puni d'une amende de 500 pesos ; un prêtre qui critique le gouvernement peut être condamné à cinq ans de prison ; puis expulsion des prêtres étrangers, assassinat de ceux qui refusent ces lois... La rébellion éclate d'abord de façon locale et spontanée avant de se transformer en soulèvement plus important à l'appel de la Ligue le 1er janvier 1927. À son apogée, au printemps 1929, le mouvement compte 50 000 combattants : 25 000 sont placées sous le commandement du général Gorostieta, 25 000 constituent des bandes éparses. Il apparaît plus important dans le Centre et l'Ouest du pays. Pour des raisons militaires, politiques et économiques, l’État mexicain décide alors d'en finir en concluant un accord diplomatique avec l’Église grâce à l'entremise de l'ambassadeur américain Dwight Whitney Morrow : ce sont les arreglos du 21 juin 1929. Les cristeros doivent alors se démobiliser et déposer les armes. Le nom de Cristeros est d'abord un sobriquet donné aux insurgés par les soldats fédéraux mais les combattants se l'approprient rapidement. Il reprend leur cri de ralliement : « Viva Cristo Rey ! ». (Source Wikipédia)
Un film historique bouleversant. Nous suivons les magnifiques conversions du Général Gorostieta et du jeune José Luis Sanchez, et sommes amenés à nous poser la question du martyre. Où en est notre foi ? Demandons l'intercession du Bienheureux José Luis Sanchez et des martyrs de la guerre des Cristeros ! Vive le Christ Roi !
Pour en savoir plus sur la guerre des Cristeros, écoutez cette conférence ! Reportez-vous à Quas primas du Pape Pie XI. Et Voir le film ici !




Histoire d'une âme (Pièce de théâtre sur Sainte Thérèse de Lisieux)


Dans ce monologue qui retrace la vie de Thérèse, Eva Hernandez s'est merveilleusement saisie (ou peut-être a-t-elle été saisie par Thérèse) de l'Histoire d'une âme, de notre petite sœur du Ciel. Humour et poésie sont au rendez-vous. Retrouvez ici les archives du Carmel de Lisieux.





Le chant de Bernadette


Il s'agit d'une adaptation par George Seaton d'un récit romancé de l'histoire de Bernadette, dû à Franz Werfel. Publié en 1942, le roman avait eu un très grand succès, restant plus d'un an sur la liste des best-sellers du New York Times, occupant la première place durant 13 semaines. Le film évoque la vie de Bernadette Soubirous depuis son enfance à Lourdes, où, en 1858, elle fut témoin des apparitions de la Vierge, jusqu'à sa mort en 1879, à Nevers où elle avait rejoint la congrégation des Sœurs de la Charité (Source Wikipédia).
Un film que nous avons trouvé très émouvant, même si les extrapolations dans le récit de la vie de Bernadette sont parfois gênantes et nous éloignent des faits réels. Mais il exploite avec efficacité pour l'époque les temps de rencontre entre Bernadette et la Sainte Vierge Marie. Nous n'avons par contre pas été émus par le jeu de Jennifer Jones qui interprète Bernadette. Rôle qui avait été fait pour qu'elle obtienne l'oscar.


Bernadette Soubirous (1988)


Ce film est plus centré sur le personnage qu'était Bernadette Soubirous. Il dépeint parfaitement le caractère et la simplicité de la jeune fille, cette jeune fille humble à qui Marie a dit : Je ne vous promets pas d'être heureuse dans ce monde, mais dans l'autre. La suite de ce film est intitulée : La passion de Bernadette.


Le Sorcier du Ciel, Le Saint Curé d'Ars


Ce film français réalisé par Marcel Blistène en 1949, dresse un portrait touchant de Jean-Marie-Baptiste Vianney, plus connu sous le nom du Saint Curé d'Ars, homme d'humilité qui a consacré sa vie à Dieu avec le plus grand amour et qui a combattu le Démon. Georges Rollin, l'acteur choisi pour incarner le Saint Curé d'Ars, semble ici le ressusciter ! L'image est extrêmement abîmée, mais en dehors de cela, le film lui ne vieillit pas. Il est bien dommage que celui-ci n'ait pas été restauré. Voir également cette autre version qui complète celle ci-dessous (les montages diffèrent).


Saint Antoine de Padoue


Un film extraordinaire sur Saint Antoine de Padoue ! L'humour de Giulietto, son acolyte et ami - qui l'accompagnera dans son chemin jusqu'à Dieu - fait contrepoids aux tourments du saint et apporte une certaine fraîcheur à cette réalisation. Visionnez le film !. Voir également ce film muet de 1931.


 Padre Pio


Film quelque peu romancé, très bien interprété et très réussi de la vie de Padre Pio, inspiré des écrits d'Emanuele Brunatto. La bande-son porte l'émotion, du jeune Francesco au vieil homme malade que deviendra Padre Pio.



L'île


Ce film de Pavel Lounguine (russe) est magnifique ! Farfelu, émouvant, drôle, fort... "L'île" (film orthodoxe), c'est l'histoire d'un homme qui se retire après avoir tiré sur l'un des siens sous l'ordre des nazis durant la Seconde Guerre mondiale. Il deviendra saint, recherchant toujours à racheter sa faute, meurtri par ce geste terrible, par sa trahison. Les gens viendront à lui pour être sauvés. Et là aussi, ce moine sait bien comment fonctionne le Démon, et il a une manière bien à lui de le combattre. On ne peut s'empêcher de penser à ce que Jésus disait à ses disciples : Alors les disciples s'approchèrent de Jésus, et lui dirent en particulier : Pourquoi n'avons-nous pu chasser ce démon ? C'est à cause de votre incrédulité, leur dit Jésus. Je vous le dis en vérité, si vous aviez de la foi comme un grain de sénevé, vous diriez à cette montagne : Transporte-toi d'ici là, et elle se transporterait ; rien ne vous serait impossible. (Mt 17, 20-21)
Reportez-vous à Ex Quo Nono, Lettre du Pape Pie X sur la question du retour des Églises à l'unité catholique. Voir aussi la version HDR.


La Bible (série)


Cette toute jeune série née en 2014 vogue entre merveilles et déceptions. Explications : Tout l'Ancien Testament est sublime (malgré quelques libertés et l'éloignement du symbolisme religieux) ! Rares ont été les adaptations si bien réussies. Nous nous heurtons malheureusement à une grande déception en ce qui concerne le Nouveau Testament. En effet, ce dernier nous propose des images et des scènes splendides, suivies souvent de scènes bâclées. Celles de Jésus marchant sur les eaux et de la Pentecôte (nous déplorons l'absence de la Sainte Vierge Marie...) par exemple sont à couper le souffle, en opposition à d'autres beaucoup moins abouties ou clairement gnangnan. Nous ne retrouvons que peu de similitudes avec les protagonistes du Nouveau Testament, sauf pour Étienne et Paul qui est sans aucun doute le personnage le plus abouti et le plus fidèle aux écritures. La scène de la passion est terrible, et c'est ainsi qu'elle doit être. Nous déplorons un peu l'exagération du jeu de Jésus et un Pierre moins impulsif que l'était celui sur qui le Christ a fondé son Église, bien que l'acteur soit parfait pour le rôle. Un personnage pas assez « tranché » donc, ce qui est aussi le cas pour Judas. Une version cinéma a été montée, mais les scènes où Satan apparait ont été retirées suite à une polémique concernant la ressemblance de l'acteur avec Barack Obama (Le Diable est certainement passé par là pour effacer sa trace... encore). Une version cinéma peu intéressante donc selon nous. Visionner les épisodes ! Écouter la Bande originale !

 
Le narcisse noir


Ce film est intrigant parce qu'il montre d'une manière assez - il faut le dire - angoissante et efficace l'influence du Diable et comment celui-ci fait tomber les hommes. Nous entrons dans l'intimité de la vie de sœurs qui seront missionnées pour établir un nouveau couvent dans un palais servant autrefois de harem. Palais qui nous le découvrirons est démoniaque. Notre seul regret est que l'action du Malin dans le film n'est vue qu'à travers le comportement des sœurs, sans que l'histoire ne nomme clairement l'origine démoniaque de ces troubles. On la suppose seulement.

Synopsis :
Sur les contreforts de l’Himalaya, une congrégation de nonnes s’établit dans un ancien harem avec l’intention de transformer le lieu en dispensaire. Dean, un agent anglais, est chargé de les aider à construire l’école qui servira à éduquer les enfants de la région, mais il se heurte rapidement à la sœur Clodagh qui trouve ses manières incorrectes. Au sein de la communauté, la solitude pèse de plus en plus sur les cœurs, et les tensions s’exacerbent…


Dialogues des Carmélites


Tiré de l'œuvre de Georges Bernanos, ce film montre comment l'Église a été persécutée durant la Révolution française (encore une œuvre du Diable) et nous invite à pénétrer dans le couvent et dans la vie des Carmélites. "Dialogues des Carmélites" est troublant. Il est question du martyre, et on ne peut rester de marbre quand l'Amour de Dieu vous a pris. Écoutez aussi ce sermon !

Synopsis :
Durant la Révolution française, le clergé est persécuté. C'est la période de la Terreur. Dans un carmel à Compiègne, la vie des religieuses bascule.


Les trois messes basses (Lettres de mon moulin)


Lettres de mon moulin est un recueil de nouvelles d'Alphonse Daudet. Quatre de ces Lettres ont été adaptées par Marcel Pagnol en 1954, dont L'Élixir du révérend père Gaucher, Les Trois Messes basses (à conseiller à votre curé s'il lui arrive de "manger" la messe de temps en temps - Attention aux erreurs théologiques concernant le Purgatoire) et Le Curé de Cucugnan. Ces trois nouvelles nous montrent avec humour les conséquences du péché. Mais cela ne doit pas nous éloigner de la réalité de la damnation : Beaucoup d'appelés, mais peu d'élus !



Journal d'un curé de campagne


Journal d'un curé de campagne est une adaptation du roman du même nom écrit par Georges Bernanos. Le combat spirituel est un thème que Bernanos sait traiter avec subtilité dans "Journal d'un curé de campagne", Grand prix du roman de l'Académie française en 1936. Résumé : Un jeune prêtre vient d’être nommé curé d’Ambricourt, dans le nord de la France. Sa foi, sincère et profonde, son enthousiasme se heurtent rapidement à l’indifférence, à la lâcheté de ses paroissiens. Son désespoir, ses doutes, sa foi, ses tourments, c’est sur un cahier d’écolier qu’il va les confesser. Lire. Reportez-vous aussi à Sous le soleil de Satan de Georges Bernanos.



François et le chemin du soleil


Cette coproduction italienne, britannique et américaine de Franco Zeffirelli sortie en 1972 s'inspire de la vie et de l'œuvre de François d'Assise. Un très beau film, mais très romancé et donc peu fidèle à la vie de Saint François. Ce qui n'enlève rien à sa beauté et à la qualité des plans. Malgré de nombreux clichés, l'esthétisme, la bande son et l'humour vous feront passer un formidable moment.
Les modernistes ont dénaturé le message de Saint François d'Assise à qui Notre-Seigneur Jésus-Christ avait promis la place laissée vacante par Lucifer dans le Ciel. Un Saint, dévot à Saint Michel Archange, qui avait retrouvé l'innocence qu'avaient Adam et Eve avant le péché originel (c'est pour cette raison que Saint François pouvait parler et prêcher aux animaux) ; un Saint très important donc pour lequel nous devons entretenir une grande dévotion. Reportez-vous à Comment saint François commandait aux animaux et en était obéi, Auspicato concessum du Pape Léon XIII, sur le Tiers-Ordre de Saint François d'Assise et Litanies de Saint François d'Assise. Voir également ce film intitulé "Saint François d'Assise", romancé, exagéré dans le comportement que montre François avant sa conversion, mais ayant davantage de scènes fidèles à la vie du Saint. Plus réaliste encore, Les 11 Fioretti de Saint François d'Assise, qui ne manquent ni d'humour ni de cette joie qui habitait les frères franciscains.




Monsieur Vincent (Film sur la vie de Saint Vincent de Paul)




Don Bosco, Une vie pour les jeunes





La vie de Saint Charbel




Apparitions à Fatima




La Passion d'Anne Catherine Emmerich





Saint Jean de la Croix




La passion d'Augustine


Ce film montre remarquablement les conséquences du concile Vatican II (ce n'était certainement pas l'intention de la réalisatrice), à savoir la Révolution dans l’Église, résultat d'une foi tiède du peuple de Dieu, résultat de la désobéissance à Dieu, résultat de l'absence de l'amour de la prière et de la liturgie, résultat de l'absence de la crainte de Dieu, résultat de l'absence de l'amour de Dieu, ici remplacé par l'amour déraisonnable de la musique. Cette révolution pernicieusement en marche avant le concile a préparé son accomplissement au détriment de la foi et des vocations religieuses, dans le but de glorifier le monde, dans la recherche des gloires humaines, à l'heure où celles et ceux qui ont fait vœu de fidélité à Dieu tournent le dos au Christ, à l'heure où la véritable Église catholique est éclipsée. La confusion s'empare de l’Église. Mieux vaut perdre sa réputation, mieux vaut perdre les murs que de perdre l'amour du Christ. Et que sert à l'homme de gagner le monde entier, s'il perd son âme ? Ou que donnera l'homme en échange de son âme ? (Matth. 17, 26)




La fille des marais (Sainte Maria Goretti)


Film dramatique italien réalisé par Augusto Genina à voir ici !









Reportez-vous à La sainte amitié qui amena Jean Bosco séminariste, à la perfection chrétienne, "L'Apôtre" de Cheyenne Carron et Lettre encyclique de Pie XII sur le cinéma, la radio et la télévision.