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mercredi 11 mai 2022

ABRÉGÉ DU CATÉCHISME DE PERSÉVÉRANCE, DEUXIÈME PARTIE, Leçon LIII : Septième et Dixième Commandements


ABRÉGÉ DU CATÉCHISME DE PERSÉVÉRANCE

DEUXIÈME PARTIE

Contenant l'histoire et l'explication de la Religion

depuis la Naissance du Messie jusqu'à son Ascension


LIIIe LEÇON

DE NOTRE UNION AVEC NOTRE-SEIGNEUR,

LE NOUVEL ADAM, PAR LA CHARITÉ.

SEPTIÈME ET DIXIÈME COMMANDEMENTS.


École de voleurs

Q. Récitez le septième et le dixième commandements de Dieu.
R. Le bien d'autrui tu ne prendras ni retiendras à ton escient. Biens d'autrui ne convoiteras pour les avoir injustement.
 
Q. Que nous défend le septième commandement ?
R. Le septième commandement nous défend le vol et toute espèce de dommage fait au prochain.

Q. Qu'est-ce que voler ?
R. Voler, c'est prendre ou retenir injustement le bien d'autrui. Les principales espèces de vol sont : le larcin, la rapine et la fraude.

Q. Qu'est-ce que le larcin ?
R. Le larcin est un vol par lequel on prend le bien d'autrui sans qu'il s'en aperçoive : les ouvriers qui ne travaillent pas comme ils doivent, et qui exigent néanmoins leur salaire entier ; les tailleurs qui retiennent une partie des étoffes qu'on leur confie ; les domestiques qui s'approprient le bien de leurs maîtres pour se dédommager de la modicité de leurs gages, etc., se rendent coupables de larcin.

Q. Quelle est la seconde espèce de vol ?
R. La seconde espèce de vol, c'est la rapine. On s'en rend coupable lorsqu'on prend le bien du prochain ouvertement ou par violence ; les maîtres qui ne payent point le salaire convenu à leurs ouvriers et domestiques sont coupables de rapine.

Q. Quelle est la troisième espèce de vol ?
R. La troisième espèce de vol, c'est la fraude : elle a lieu lorsqu'on trompe le prochain en vendant ou en achetant, en donnant pour bonnes des marchandises gâtées, en se servant de faux poids et de fausses mesures, en faisant des contrats usuraires, etc.

Q. Quand on a fait tort au prochain, suffit-il de s'en confesser pour être pardonné ?
R. Quand on a fait tort au prochain, il ne suffit pas de s'en confesser pour être pardonné : il faut restituer.

Q. Qui doit restituer ?
R. C'est celui qui a fait tort qui doit restituer, c'est-à-dire : 1° le voleur ; 2° celui qui commande le vol ; 3° celui qui le conseille ; 4° celui qui encourage le voleur ; 5° celui qui donne au vol un consentement sans lequel il ne serait pas commis ; 6° les receleurs ; 7° ceux qui ont pris part aux fruits du vol ; 8° ceux qui, étant obligés par justice à empêcher le vol ou le dommage, ne l'empêchent pas.

Q. Que faut-il restituer ?
R. Il faut restituer ce qu'on a pris et réparer le tort qu'on a causé.

Q. À qui faut-il restituer ?
R. Il faut restituer à celui à qui on a fait tort ou à ses héritiers, et le faire le plus tôt possible.

Q. Que nous défend le dixième commandement ?
R. Le dixième commandement nous défend de désirer injustement le bien du prochain et de nous attacher aux richesses, parce que c'est de là que viennent les vols et les injustices.

Q. Quels sont les principaux avantages du septième et du dixième commandements ?
R. Les principaux avantages du septième et du dixième commandement sont : 1° de protéger notre fortune contre l'injustice des méchants ; 2° d'étouffer dans notre cœur le désir déréglé des choses de la terre, source d'injustices et de désordres 3° de nous montrer l'infinie bonté de Dieu et la sainteté de la Religion.


Je prends la résolution d'aimer Dieu par-dessus toute chose, et mon prochain comme moi-même pour l'amour de Dieu ; et, en témoignage de cet amour, je ferai l'aumône toutes les fois que je pourrai.


Deuxième Partie : Leçon I : État du monde à la venue du Messie, Leçon II : Naissance du Messie, Leçon III : Vie cachée de Notre-Seigneur Jésus-Christ, Leçon IV : Vie publique de Notre-Seigneur, Première année, Leçon V : Vie publique de Notre-Seigneur, Première année, Leçon VI : Vie publique de Notre-Seigneur, Première année, Leçon VII : Vie publique de Notre-Seigneur, Deuxième année, Leçon VIII : Vie publique de Notre-Seigneur, Deuxième année, Leçon IX : Vie publique de Notre-Seigneur, Troisième année, Leçon X : Vie publique de Notre-Seigneur, Troisième année, Leçon XI : Vie publique de Notre-Seigneur, Troisième année, Leçon XII : Passion de Notre-Seigneur, Leçon XIII : Passion de Notre-Seigneur, Suite, Leçon XIV : Sépulture et Résurrection de Notre-Seigneur, Leçon XV : Vie glorieuse de Notre-Seigneur, Leçon XVI : Notre-Seigneur Réparateur du monde, Leçon XVII : Notre-Seigneur, Nouvel Adam, Leçon XVIII : Union de notre esprit avec Notre-Seigneur, le nouvel Adam, par la Foi, premier et deuxième articles du Symbole, Leçon XIX : Troisième, quatrième et cinquième articles du Symbole, Leçon XX : Le Purgatoire, Leçon XXI : Sixième et septième articles du Symbole, Leçon XXII : Huitième article du Symbole, Leçon XXIII : Neuvième article du Symbole, l'Église, Leçon XXIV : Neuvième article du Symbole, Leçon XXV : Dixième article du Symbole, Leçon XXVI : Onzième article du Symbole, Leçon XXVII : Douzième article du Symbole, Leçon XXVIII : Espérance et Grâce, Leçon XXIX : Premier moyen d'obtenir la grâce, la prière, Leçon XXX : Premier moyen d'obtenir la grâce, la prière : l'Oraison dominicale, Leçon XXXI : L'Ave Maria ou Salutation angélique, Leçon XXXII : Les sacrements, Leçon XXXIII : Le Baptême, Leçon XXXIV : Le Baptême (Suite), Leçon XXXV : La Confirmation, Leçon XXXVI : L'Eucharistie, Leçon XXXVII : L'Eucharistie (Suite), Leçon XXXVIII : De la Pénitence, Leçon XXXIX : De la Pénitence (Suite), Leçon XL : De la Pénitence (Suite), Leçon XLI : Des Indulgences et du Jubilé, Leçon XLII : De l'Extrême-Onction, Leçon XLIII : Du Sacrement de l'Ordre, Leçon XLIV : Du Sacrement de l'Ordre (Suite), Leçon XLV : Du Sacrement de Mariage, Leçon XLVI : De la Charité, Leçon XLVII : Premier Commandement, Leçon XLVIII : Deuxième Commandement, Leçon XLIX : Troisième Commandement, Leçon L : Quatrième Commandement, Leçon LI : Cinquième Commandement, Leçon LII : Sixième et Neuvième Commandements.

Première Partie :
Leçon I : Enseignement vocal de la Religion, Catéchisme, Leçon II : Enseignement écrit, Écriture et Tradition, Leçon III : Connaissance de Dieu considéré en Lui-même, Leçon IV : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, 1er Jour de la Création, Leçon V : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, 2e Jour de la Création, Leçon VI : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, 3e Jour de la Création, Leçon VII : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, Fin du 3e et commencement du 4e Jour de la Création, Leçon VIII : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, suite du 4e Jour de la Création, Leçon IX : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, 5e Jour de la Création, Leçon X : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, Fin du 5e et commencement du 6e Jour de la Création, Leçon XI : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, Suite du 6e Jour de la Création, Leçon XII : Connaissance de l'homme considéré en lui-même, Leçon XIII : Connaissance de l'homme considéré dans ses rapports avec les créatures, Leçon XIV : Connaissance de l'homme considéré dans ses rapports avec Dieu, Leçon XV : Connaissance des Anges, Leçon XVI : Chute de l'homme, Leçon XVII : Accord de la justice et de la miséricorde divine dans la punition et dans la transmission du péché d'Adam, Leçon XVIII : Nécessité et perpétuité de la Foi au Mystère de la Rédemption, Histoire de Job, Leçon XIX : Connaissance de la Religion, Nature et définition de la Religion, Leçon XX : Connaissance de la Religion, Que la Religion est une Loi, Leçon XXI : Le Messie promis et figuré : Adam et Abel, Leçon XXII : Le Messie promis et figuré, Noé, Troisième Figure du Messie, Leçon XXIII : Deuxième promesse et quatrième figure du Messie, Melchisédech, Leçon XXIV : Isaac, cinquième Figure du Messie, Leçon XXV : Le Messie promis et figuré, Jacob, Sixième Figure du Messie, Leçon XXVI : Le Messie promis et figuré, Joseph, Septième Figure du Messie, Leçon XXVII : L'Agneau pascal, Huitième Figure du Messie, Leçon XXVIII : La Manne, Neuvième Figure du Messie, Leçon XXIX : Les sacrifices et le serpent d'airain, Dixième et onzième Figure du Messie, Leçon XXX : Moïse, Douzième Figure du Messie, Leçon XXXI : Josué, Treizième Figure du Messie, Leçon XXXII : Gédéon, quatorzième Figure du Messie, Leçon XXXIII : Samson, Quinzième Figure du Messie, Leçon XXXIV : Sixième Promesse du Messie, Leçon XXXV : David, Seizième Figure du Messie, Leçon XXXVI : Salomon, Dix-septième Figure du Messie, Leçon XXXVII : Jonas, Dix-huitième Figure du Messie, Leçon XXXVIII : Le Messie prédit, Prophéties de David, Leçon XXXIX : Le Messie prédit, Prophéties d'Isaïe, Leçon XL : Le Messie prédit, Prophéties d'Osée, de Michée, de Joël et de Jérémie, Leçon XLI : Le Messie prédit, Prophéties d'Ézéchiel, Leçon XLII : Le Messie prédit, Prophéties de Daniel, Leçon XLIII : Le Messie prédit, Prophéties d'Aggée, de Zacharie et de Malachie, Leçon XLIV : Résumé général et application des promesses, des figures et des prophéties, à Notre-Seigneur Jésus-Christ, Leçon XLV : Le Messie préparé, Monarchie des Assyriens, Leçon XLVI : Le Messie préparé, Monarchie des Assyriens, Histoire de Judith, Leçon XLVII : Le Messie préparé, Histoire de Tobie, Leçon XLVIII : Le Messie préparé, Monarchie des Perses, Histoire d'Esther, Leçon XLIX : Le Messie préparé, Monarchie des Grecs et des Romains, Leçon L : Le Messie préparé, Histoire des Machabées, Leçon LI : Unité de la Religion et de l’Église.














mercredi 29 juillet 2020

Quel est le dessein de Satan contre l'Église, qui le veut déposséder ?


Saint Bruno délivrant une femme possédée du démon


I. Dans la possession, le diable combat contre un homme faible : et dans l'Exorcisme, l'Église en la vertu de Jésus-Christ, combat contre le diable et le veut déposséder.

II. Le diable qui emploie sa force contre l'homme, emploie sa fraude contre l'Église, essayant de tromper le plus fort, et de vaincre le plus faible.

III. Satan comparaît devant l'Église, comme un Criminel devant l'officier du Prince lequel il a offensé ; c'est pourquoi il se cache autant qu'il peut.

IV. Satan ne pouvant maintenir de force sa possession contre l'Église, et ne la voulant aussi abandonner, essaye d'empêcher qu'elle ne paraisse : ce qu'il peut faire aisément.

V. Mais Dieu met des limites à sa Ruse aussi bien qu'à sa Rage ; et lors n'en pouvant plus, il emprunte du monde, dont il est le Prince, la Force et la Calomnie.



Le duel de l'ennemi contre l'homme est suivi d'un combat public de l'Église contre l'ennemi, laquelle se sentant intéressée en l'outrage fait à un de ses membres, travaille par sa prudence à reconnaître l'adversaire qui le rend offensé, et à le vaincre par la force conférée à un des ordres de sa Milice. Ce parti est bien différent de celui que Satan combattait auparavant ; et aussi la manière et l'issue du combat est du tout dissemblable. Là il n'agissait qu'avec un faible ennemi bien inégal à sa condition : Et il agit ici avec un Corps armé de la force du Dieu des batailles. Là comme le plus fort, il est l'agresseur et même le possesseur : Ici comme le plus faible il est agressé par l'Église qui en fin le dépossède. Là comme victorieux il saisit et tourmente ce pauvre Esclave : Ici comme vaincu il est saisi et captivé lui-même. L'Église exerçant sur lui poenam talionis, et l'affligeant plaga occulta, poena manifesta, dit S. Cyprien, ainsi qu'il afflige le possédé d'un tourment manifeste dont le bourreau est occulte et invisible.

Or comme l'inégalité de l'homme au regard de Satan l'anime à employer sa force contre ce pauvre esclave : Ainsi son inégalité au regard de l'Église le réduit à user de sa fraude, essayant de tromper le plus fort et de vaincre le plus faible. Car c'est l'artifice des prudents, de changer d'avis et de moyens selon les diverses circonstances. C'est le stratagème des guerriers, d'employer la fraude ou la force, selon la différence des ennemis. Et c'est le conseil d'un cruel Tyran de joindre en la conduite des affaires, la peau de Renard à la peau de Lion. Satan ne l'omet pas en ce dessein si important, lui qui surpasse en Tyrannie tous les grands de la terre, dont il est le premier ; en Prudence tous les enfants du siècle, dont il est le Prince ; en Expérience tous les guerriers du monde, dont il est le plus ancien et le plus assidu, ayant commencé la guerre au Ciel avant la création de l'homme, et la continuant en la terre depuis cinq mille ans. Il change donc de dessein, selon le change qu'on lui donne en ce combat ; Il se résout à employer sa fraude contre le parti le plus fort, et à déployer sa rage contre le plus faible ; Et il prend la peau de Lion contre l'Énergumène, et la peau de Renard contre l'Église.

Et comme l'effet ordinaire de sa ruse est de se cacher en quelque manière à celui lequel il veut tromper ; ores en dissimulant la malignité de son intention, lorsqu'il contente l'esprit curieux duquel il est familier, ores en déguisant sa difformité, lorsqu'il converse avec l'âme pieuse, pour la séduire, ores en cachant sa misère et son tourment, lorsqu'il induit par plaisirs une âme faible à pécher. Ainsi le sujet de sa fraude en l'Énergumène, est de cacher à l'Église sa présence et son attentat ; d'autant qu'il comparaît devant elle comme un criminel devant l'Officier du Prince, lequel il a offensé. Car il a violé l'image et les armes de la Divinité, en outrageant l'homme auquel elles sont empreintes : Et Dieu a constitué l'Église avec autorité non seulement sur les hommes, mais aussi sur les diables. Devant elle donc Satan ne manifeste pas aisément son attentat, non plus que le criminel n'avoue son forfait sans contrainte.

Cette qualité en laquelle Satan comparaît devant l'Église, et la condition du crime duquel il est atteint, suffit à présumer que tandis qu'il n'est pas convaincu il a intention de faire des feintes pour la tromper, et non pas des effets correspondant à sa puissance pour l'assurer. Car l'injuste possesseur d'une place (tel que Satan est de l'homme) cité devant le Juge, se résout ou à prévenir son jugement, en cédant aux parties la possession ; ou à l'empêcher, en étouffant les preuves de son usurpation ; ou à résister à l'exécution de l'arrêt, en se maintenant de force contre l'autorité publique. Mais Satan est trop élevé pour abandonné la possession qu'il a prise d'une personnes, avant que la mort lui ait ôté, ou que le consentement du possédé ait échangé la possession du corps en celle de l'âme, ou que l'effort de l'exorcisme, l'ait chassé. Et il est aussi trop faible pour la maintenir de force, après qu'elle est reconnue : sa domination n'étant en rien comparable à l'Empire de l'Église qui a pour lieu l'univers, pour temps l'éternité, pour garde des légions d'Anges. Reste donc qu'il essaye d'empêcher que son usurpation ne soit manifeste comme il le peut aisément faire. Car tandis que l'Église dresse son enquête il est en son pouvoir de retirer sa présence de celui qu'il possède sans diminuer en rien le droit de sa possession : Lequel ne l'oblige pas à résider continument. Même il peut être présent dans l'Énergumène sans y être apparent, car son essence est spirituelle et sa résidence invisible. Que s'il veut par sa présence altérer le patient (ce qui lui est libre) il peut faire des accès nullement extraordinaire : car comme il peut par sa nature faire plus d'effort que la maladie, il peut aussi en faire moins par sa liberté. Ainsi s'est-il caché trois mois sous un mal épileptique en un Gentilhomme de marque que Fernel pensait. Ainsi se cachait-il plusieurs années en un Énergumène que garantit Parthenius selon Metaphraste. Ainsi se cachait-il anciennement sous le mal des Lunatiques, selon le jugement d'un grand homme de notre temps.

Vrai est que Dieu qui pose des bornes à sa rage quand il tourmente l'Énergumène, met aussi des limites à sa ruse quand il essaye de tromper l'Église, afin qu'il soit vaincu en sa force par la patience de l'un, et en sa fraude par la prudence de l'autre. Et lors ce Prince du siècle qui se voit découvert, a recours au crédit que cette qualité lui donne parmi le monde, duquel il emprunte la Force et la Calomnie comme deux bras pour combattre l'Église, et pour maintenir sa possession. L'Église qui n'a point d'armes contre la Force, a contre la Calomnie, de l'innocence en ses actions, de la vérité en ses paroles, de l'autorité en ses jugements pour se défendre.


Extrait de Traité des Énergumènes par l'Illustrissime et Révérendissime Cardinal De Berulle, Instituteur et premier Supérieur  Général de la Congrégation de l'Oratoire de Jésus.


Reportez-vous à Le démon entend les pensées - Témoignage, Quel est le Dessein de Satan envers celui qu'il possède, Quelles sont les causes dispositives et applicatives du malin esprit au corps de l'Énergumène ?, Quelle est la Qualité précise de cette vexation du malin esprit, Que la Misère est grande de l'homme possédé de Satan, qui livre un combat furieux à son Âme, et donne un tourment extrême à son Corps, Que cette sorte de Communication, en laquelle Satan s'incorpore dedans l'homme, est fréquente, même depuis le Mystère de l'incarnation, Que Satan communique avec l'homme depuis l'état du péché, et jusqu'où arrive cette communication, Les possessions démoniaques sont rares uniquement pour ceux qui ne combattent pas le démon, De la conduite qu'il faut tenir à l'égard des Énergumènes, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, SCIENCE EXPÉRIMENTALE DES CHOSES DE L'AUTRE VIE, Acquise par le Père Jean-Joseph Surin, Exorciste des Religieuses Ursulines de Loudun, Des opérations malignes, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Histoire de la possession des Ursulines de Loudun, et des peines du Père Surin (1/4), Histoire de la possession des Ursulines de Loudun, et des peines du Père Surin (2/4), Histoire de la possession des Ursulines de Loudun, et des peines du Père Surin (3/4), Histoire de la possession des Ursulines de Loudun, et des peines du Père Surin (4/4), Réflexions sur la nature et les forces des Démons, et sur l'économie du Royaume des ténèbres, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De l'Amour du Père Surin pour tout ce que Notre-Seigneur a aimé, et premièrement de sa grande dévotion à la très-sainte Vierge, Du grand Amour du Père Surin pour les Saints Anges, dans l'union avec notre Seigneur Jésus-Christ, De l'amour du Père Surin pour l'humilité, dans l'union avec Notre-Seigneur Jésus-Christ, Les Possédés d'Illfut : Les victimes, Les Possédés d'Illfurt : Satan et les fêtes, bals et danses, Les Possédés d'Illfut : Les victimes, Les possédés d'Illfurt : Perte du Ciel et peines de l'Enfer, Miracles de Sainte Hildegarde, Pouvoir de Saint François de Sales : Délivrance de Françoise Favre, possédée du Démon, Pouvoir de Saint François de Sales : Délivrance d'Antonie Durand, possédée du Démon, Exemple de la grande puissance de Frère Junipère contre les démons, et Des fruits merveilleux des Confessions générales au Laus ; délivrance de plusieurs possédés par l'intercession de la très-Sainte Vierge.













vendredi 13 décembre 2019

De la conversation, par le R.-P. Jean-Joseph Surin



Extrait du CATÉCHISME SPIRITUEL DE LA PERFECTION CHRÉTIENNE, TOME II, Composé par le R. P. J. J. SURIN, de la Compagnie de Jésus :


Le Christ et les Disciples d’Emmaüs


De la conversation



De quelles conversations prétendez-vous parler ici ?

Il n'est pas question des entretiens que les personnes d'un même domestique ont nécessairement ensemble. Il s'agit des conversations que les hommes lient les uns avec les autres pour entretenir le commerce de la société civile ; ce qui les engage à trois sortes de visites : les unes sont nécessaires, les autres sont de pures civilité ; les troisièmes appartiennent à la piété et à la dévotion.


Comment faut-il se comporter dans les visites nécessaires ?

Comme elles roulent ordinairement sur des affaires qu'on traite, on doit y apporter trois sortes de dispositions ; la première est d'être persuadé qu'il y a une providence qui gouverne toutes choses, et que c'est lui faire outrage que de se conduire dans les affaires comme si on n'avait nulle dépendance de ses ordres. C'est l'excès où tombent les politiques du siècle, qui sont ardents dans leurs poursuites, qui se livrent à l'empressement, aux soucis, et aux inquiétudes, et qui attendent tout de leur industrie ; comme s'il n'y avait pas un Dieu, à qui seul appartient de disposer des succès pour sa gloire, et pour l'avantage de ses créatures. Les gens de bien n'entreprennent rien que dépendamment de Dieu ; et après avoir consulté sa volonté, ils implorent son se cours pour réussir dans leurs entreprises et ils mettent leur confiance en sa bonté. Par cette conduite ils conservent toujours leur paix et leur tranquillité intérieure ; ils mettent le Ciel dans leurs intérêts, et ils font si bien que leurs affaires particulières deviennent l'affaire de Dieu. C'est pour cela que l'Écriture, parlant des guerres entreprises après avoir consulté Dieu, les appelle les combats du Seigneur. Au contraire, ceux qui dans la conduite des affaires n'écoutent que l'intérêt ou la passion, sont ordinairement téméraires dans leurs projets, emportés dans l'exécution, et sujets à être ou accablés par le désespoir, ou troublés et transportés par la joie, selon que les choses leur succèdent.
La seconde disposition qu'il faut apporter au maniement des affaires, c'est la droiture de conscience et la crainte de Dieu qui forment l'homme de probité, en qui il n'y a ni fraude, ni injustice, et qui lui donnent droit de prétendre à la protection du Ciel, selon cette parole de l'Écriture (Ps. 3, 4) : Celui qui a le cœur et les mains pures... mérite les bénédictions de son Dieu. Rien ne fait plus d'honneur à la Religion que cette manière de procéder, pleine de bonne foi et de droiture, et on peut dire de ceux qui se comportent de la sorte, qu'ils sont la bonne odeur de J.C.
La troisième disposition où il faut être en traçant avec les hommes , consiste à veiller sur soi-même pour modérer l'application de l'esprit, qui débauche et qui emporte le cœur quand on se livre aux affaires. C'est l'excès ordinaire où tombent les prudents du siècle ; ils s'occupent de leurs projets jusqu'à y mettre toute leur affection, jusqu'à ne trouver rien de beau ni d'avantageux que ce qu'ils désirent, jusqu'à fermer les yeux à tous les objets du salut. Mais les gens de bien pensent au présent sans oublier l'avenir ; et tandis qu'ils donnent aux affaires temporelles les soins nécessaires pour les faire réussir, ils étendent leurs vues plus loin, et passant par-dessus les objets que le monde leur présente, ils tournent leur principale attention vers les biens de l'éternité. S. Denis a dit de ces hommes spirituels, qu'ils ont des yeux qui voient au-delà de ce monde visible, Oculos supermundanos.
Et il ne faut pas croire que cette conduite les rende moins propres aux affaires ; au contraire, ils en deviennent plus éclairés, plus actifs, plus vigilants et plus habiles, par la lumière et par la force que leur communique la pensée des biens avenir. Cette application aux objets surnaturels et divins dans les hommes spirituels, n'est point une distraction qui les détourne de leurs emplois ; c'est une élévation d'esprit qui les attache à la considération de ce qui est principal et essentiel. Ils imitent en cela la manière dont J. C. conversait avec les hommes sur la terre, et comme ils sont revêtus et animés de son Esprit, ils pourraient dire après lui à ceux qui leur demanderaient raison de leur conduite : Ne saviez-vous pas qu'il faut que je m'emploie aux choses qui regardent mon Père ?


Comment faut-il se comporter dans les visites d'honnêteté ?

Pour sanctifier ces visites, qui sont destinées à se donner mutuellement des témoignages d'amitié, il faut éviter trois défauts qui ont coutume de s'y glisser. Le premier, est l'oisiveté où on tombe lorsqu'on s'entretient de bagatelles, ou lorsque la conversation roule sur des railleries et des médisances, et que tout le fruit qu'on en tire est d'avoir su s'amuser et se défendre de l'ennui. Le temps est trop précieux pour le perdre de la sorte. La vertu de mande de ceux qui la pratiquent, qu'ils mêlent dans leurs visites des discours utiles, qui puissent servir à l'âme de nourriture solide, et contribuer au repos de la conscience.
Le second défaut est la liberté qu'on se donne de faire et de recevoir toutes sortes de visites, sans faire le discerne ment des personnes dont l'entretien est dangereux. Les plus coupables en ce genre sont les mères, qui pour se conformer aux lois et aux coutumes du monde, laissent leurs filles sur leur bonne foi, et leur permettent de s'entretenir indifféremment avec tous ceux qui se présentent, sous prétexte qu'ayant dessein de les établir dans le monde, c'est une nécessité de souffrir l'abord et les visites des jeunes gens. Funeste complaisance, qui livre des âmes innocentes à des langues dissolues, dont les discours empoisonnés corrompent bientôt l'esprit et le cœur des jeunes personnes sans expérience. Les mères chrétiennes qui ont la crainte de Dieu en partage, et qui s'intéressent au salut de leurs enfants, n'ont garde de donner à leurs filles une semblable liberté. Et pour ce qui regarde leur établissement temporel, elles s'en reposent sur la bonté du Père céleste, qui ne manque point de pourvoir aux besoins de ceux qui cherchent premièrement le Royaume de Dieu et sa justice.
Le troisième défaut qui se glisse dans les conversations, c'est la vanité ; ceux en qui ce vice règne ne s'entretiennent que de bagatelles, de pompes, d'intrigues, de plaisirs et de vanités mondaines. La plupart des femmes ne savent parler que de leurs modes, de leurs jeux et de leurs parures. Pour éviter ces trois défauts, les personnes qui ont leur perfection à cœur, retranchent autant qu'elles peuvent les visites de pure civilité, et se réduisent à celles qui sont nécessaires ; elles ne marchent que par devoir, ou pour se procurer l'avantage de parler de Dieu avec des personnes de piété.


Quelle est la troisième sorte de visites ?

Ce sont celles qui regardent le service de Dieu, et qui contribuent à l'avancement dans la vertu ; les visites qu'on rend aux personnes Religieuses pour s'entretenir de Dieu et des choses du salut, celles qu'on fait aux pauvres pour les soulager, aux affligés pour les consoler, ou aux personnes de piété avec lesquelles on est uni par les liens d'une sainte amitié, et par la conformité des sentiments et des dispositions. L'homme spirituel doit se borner à ces visites, qui sont véritablement utiles, et se passer de toutes les autres qui ne contribuent point à faire aimer Dieu ; ce qui doit être le but de toutes les conversations humaines.



Reportez-vous à Que tous nos discours et nos entretiens doivent être de Dieu ; et de quelques moyens qui peuvent y contribuer, Qu'il faut s'abstenir de toutes paroles de raillerie, et éviter toute contestation avec le prochainDu Silence, par Saint Vincent Ferrier, Des amitiés, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De l'activité naturelle, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, N'embrassez un état que par des motifs dignes d'une ChrétienneQu'il est très-utile d'ajouter quelques pénitences à l'examen particulierDes Vertus, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Des Habits, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Du Recueillement, par le R.-P. Jean-Joseph SurinDe l'homme intérieur, par le R.-P. Jean-Joseph SurinMéditation sur le détachement des biens de ce monde, Méditation sur le renoncement au monde, Méditation sur ce qu'un Chrétien doit penser des richesses et des grandeurs du monde, Méditation sur l'amour des louanges, De la nourriture du corps, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Méditation sur la connaissance des vertus et des vicesDe l'étude des Lettres, par le R.-P. Jean-Joseph SurinVIE CHRÉTIENNE : Repas, Récréations, Conversations et Visites, Méditation sur le Carême : Jésus ayant jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim ensuite, Instruction sur le Carême, Méditation sur le véritable jeûne, Méditation sur la Loi du jeûneCatéchisme spirituel de la Perfection Chrétienne, par le R.P. Jean-Joseph Surin (1), Catéchisme spirituel de la Perfection Chrétienne, par le R.P. Jean-Joseph Surin (2), De la vie intérieure, et de la familiarité avec Jésus-Christ, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Méditation sur l'obligation de mener une vie pénitente et mortifiée, VIE CHRÉTIENNE : Dévotion envers la Passion de Jésus-Christ, Le Saint Curé d'Ars dans sa conversation : Pensées de M. Vianney sur les joies de la vie intérieure, Saint Joseph, patron et modèle des âmes intérieures, De la vie illuminative, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Dévotion au Sacré-cœur de Jésus : Don de l'Esprit et Vie intérieure, La dévotion au Cœur sacré de Jésus : Réparation, immolation, pénitence, confiance et pur amour, Jésus crucifié est le Livre des Élus, De la réformation de la mémoire, par Le R.-P. Jean-Joseph Surin, Instruction pour les personnes qui entrent dans la voie d'Oraison, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Que les âmes lâches fassent tous leurs efforts pour acquérir la bonne volonté qui leur manque, De l'Oraison et de la Contemplation, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Simple et courte méthode d'oraison mentale, De l'Oraison, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De la Pénitence et de l'Oraison, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Pour bien faire l'oraison et pour en tirer le fruit qu'on a lieu d'en attendre, De la contemplation, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De quelques moyens de bien faire l'oraison mentale, Degrés des vertus qu'on se propose d'acquérir, Combien sont mal fondées les plaintes de ceux qui se disent incapables de méditer, En quoi consiste l'exercice de la présence de Dieu, Les voies du salut, De l'amour du Père Surin pour l'humilité, dans l'union avec Notre-Seigneur Jésus-Christ, De l'amour étonnant du Père Surin pour l'abjection, dans l'union avec Notre-Seigneur Jésus-Christ, De l'amour admirable du Père Surin pour les souffrances, dans l'union avec Notre-Seigneur Jésus-Christ, De l'imagination de l'homme, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De la réformation de l'entendement, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De la réformation de la colère, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De la vie Purgative, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De la Mortification, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, En quoi consiste la perfection chrétienne : pour l'acquérir il faut combattre, et pour sortir victorieux de ce combat, quatre choses sont nécessaires, De la sècheresse dans l'oraison, Du devoir des Veuves, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Ce qu'est l'oraison mentale, par le R.P. D. Laurent Scupoli, Clerc Régulier Théatin, Méditation sur la nécessité des progrès dans la vertu, De la Réduction des Hérétiques, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De la réformation de l'Amour, de la Haine, du Désir et de l'Aversion, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De quelques moyens de bien faire l'oraison mentale, Pour la direction et la progression spirituelles : Quel chrétien êtes-vous ?, Le souvenir de nos péchés est un moyen propre pour nous aider à supporter avec résignation, toutes les afflictions que Dieu nous envoie, Avis pour la lecture spirituelle, Histoire de la possession des Ursulines de Loudun, et des peines du Père Surin (1/4), Histoire de la possession des Ursulines de Loudun, et des peines du Père Surin (2/4), Histoire de la possession des Ursulines de Loudun, et des peines du Père Surin (3/4), et Histoire de la possession des Ursulines de Loudun, et des peines du Père Surin (4/4).











dimanche 3 juin 2018

Méditation sur la sainteté de Dieu







1er point. Elle doit être le modèle de la nôtre. Soyez parfaits, disait le Sauveur, comme votre Père céleste est parfait. Soyez mes Imitateurs, disait l'Apôtre aux premiers Fidèles, comme je le suis de Jésus-Christ. Ce n'est pas qu'un homme faible et fragile puisse jamais atteindre à la sublime et incommunicable perfection du souverain Être. Mais il doit s'efforcer d'en approcher autant que l'infirmité humaine le peut permettre ; et c'est en ce sens que les Saints sont appelés des Dieux dans l'Écriture : Ego dixi : Dii estis et Filii excelsi omnes. C'est en ce sens qu'il est dit, qu'ils sont enfants de Dieu ; parce qu'ils se conduisent par l'esprit de Dieu : Qui spiritu Dei aguntur, hi sunt Filii Dei. Examinez donc avec soin quel est l'esprit qui vous sait agir : Spiritus probate utrum ex Deo sint. Si c'est l'esprit de Dieu, toutes vos actions seront saintes et divines : elles seront criminelles et déréglées, si c'est l'esprit du démon.


2e point.
Cette seule règle suffit pour faire le discernement des vertus et des vices. Si vous agissez par un esprit d'injustice, vous sortez de la règle ; puisque votre action est contraire à l'esprit d'équité qui est en Dieu, et qu'elle est conforme à l'esprit du démon, qui est le père de l'iniquité : si vous agissez par un esprit de fraude et de duplicité, vous sortez de la règle ; parce que votre action est contraire à l'esprit de vérité qui est en Dieu, et qu'elle est conforme à l'esprit du démon qui est le père du mensonge, etc.



Reportez-vous à Sur la sainteté, Méditation sur la présence de Dieu, Méditation sur le mensonge, Méditation sur les caractères de la colère passionnée, Méditation sur les caractères de la colère de zèle, Méditation sur la colère, Méditation sur les discours immodestes, Méditation sur les discours impies, Méditation sur la Médisance, Méditation sur les péchés de la langue, Méditation sur la curiosité, Méditation sur les moyens d'éviter les jugements téméraires, Méditation sur la fausseté des jugements téméraires, Méditation sur les prétextes qu'on emploie pour justifier le jugement téméraire, Méditation sur les jugements téméraires, par le défaut d'équité, Méditation sur les jugements téméraires, par le défaut de connaissance, Méditation sur les jugements téméraires, par défaut d'autorité, Méditation sur les défauts qui rendent un jugement téméraire, Méditation sur les bornes que l'on doit mettre à la défiance et aux soupçons, Méditation sur les soupçons, Méditation sur la défiance, Méditation sur la défense de juger le prochain, Méditation sur les Prières que l'on adresse à Dieu pour ses besoins temporels, Méditation sur les dispositions où doit être un Chrétien quand il demande à Dieu des grâces temporelles, Méditation sur la soumission à la volonté de Dieu, Méditation sur le Jugement de Dieu, Méditation sur la justice de Dieu, Méditation sur la connaissance des vertus et des vices, Méditation sur la vraie pénitence, Méditation sur le respect humain, Méditation sur les péchés d'ignorance, Méditation sur l'aveuglement de la Conscience, Méditation sur la passion dominante, Méditation sur les moyens de connaître les passions dominantes, Méditation sur la fuite des occasions prochaines du péché, Méditation sur les divers sentiments des hommes à l'égard de la vérité, Méditation sur les divertissements du monde, Méditation sur la grandeur d'âme, Méditation sur l'humilité des Saints, Méditation sur la pratique de l'humilité Chrétienne, Méditation sur l'ignorance de l'homme à l'égard de l'état de grâce, Méditation sur les petites actions de Vertu, Méditation sur l'habitude des fautes légères, Méditation sur l'attache au péché véniel, Méditation sur la distinction du péché mortel et du péché véniel, Méditation sur les jugements du monde, Méditation sur la gloire du monde, Méditation sur l'application aux devoirs de son état, Méditation sur le mérite attaché à la pratique des devoirs de son état, Méditation sur le motif qui doit nous conduire dans la pratique des devoirs de notre état, Méditation sur les dangers propres de chaque état, Méditation sur les vertus qu'on exerce en pratiquant les devoirs de son état, et Méditation sur l’œil qui scandalise.













mercredi 4 avril 2018

Méditation sur la restitution








1er point. Il y a très-peu de riches dans le monde, qui ne soient obligés à de grandes restitutions. Ils dépensent le bien d'autrui avec autant de facilité, que s'il leur appartenait; ils ne se font aucun scrupule de charger leurs consciences de dettes accumulées, sans savoir s'ils seront jamais en état de les acquitter. Ils ne font pas réflexion, que la Religion et la justice les obligent à rendre les biens, dont ils abusent, à leur maître légitime ; et dans le cas où il ne serait pas possible de le trouver, à les rendre à Dieu, en les donnant aux pauvres.


2e point.
L'aumône ne peut jamais suppléer à la restitution, ni la restitution à l'aumône. L'une est essentiellement prise sur le bien d'autrui, et l'autre doit être faite de votre propre bien. II y en a, dit Saint Chrysostôme, qui veulent donner par charité ce qu'ils ont ravi par fraude ou par violence ; mais il y a bien de la différence entre faire des œuvres de miséricorde pour expier ses péchés, et commettre des péchés pour en faire ensuite des œuvres de miséricorde. Celui qui restitue est encore obligé à l'aumône ; et celui qui fait l'aumône, s'il a du bien d'autrui, est encore obligé à la restitution. Ainsi le célèbre Zachée accomplissait, toute justice en disant à Jésus-Christ : Seigneur, je donne la moitié de mon bien aux pauvres, et si j'ai fait tort à quelqu'un, en quoi que ce soit, je lui en rends quatre fois autant.




Reportez-vous à Le Saint Curé d'Ars dans sa conversation : Amour de M. Vianney pour les pauvres, Méditation sur les aumônes des Pécheurs, Méditation sur les avantages attachés à la pratique de l'Aumône, Méditation sur les prières des pauvres, Méditation sur la Libéralité, Méditation sur les devoirs des riches dans les malheurs publics, Méditation sur le malheur des temps, Méditation sur le goût de la dépense, Méditation sur la charité envers les Pauvres, Méditation sur l'obligation de l'Aumône, Méditation sur l'honneur que l'on rend à Dieu par l'aumône, Méditation sur l'inégalité des conditions, Méditation sur le Luxe, Méditation sur la distinction du nécessaire et du superflu, Méditation sur l'abus des richesses, Méditation sur les richesses, Méditation sur ce qu'un Chrétien doit penser des richesses et des grandeurs du monde, Méditation sur les affaires du monde comparées à celles du salut, Méditation sur le vrai bonheur, Méditation sur le bonheur des Pécheurs comparé à celui des Justes, Méditation sur les moyens de se sanctifier dans le monde, Méditation sur les obstacles que le monde oppose à notre salut, Méditation sur la vaine gloire, Méditation sur l'usage qu'un Chrétien doit faire de ses talents, Méditation sur les petites actions de Vertu, Méditation sur l'habitude des fautes légères, Méditation sur la négligence à éviter les fautes légères, Méditation sur l'attache au péché véniel, Méditation sur la distinction du péché mortel et du péché véniel, Méditation sur la différence des devoirs, Méditation sur les obligations attachées aux Charges et aux Dignités du monde, Méditation sur l'ambition, Méditation sur la gloire de Dieu, Méditation sur les jugements du monde, Méditation sur la gloire du monde, Méditation sur les dangers du monde, Méditation sur l'application aux devoirs de son état, Méditation sur la fidélité que la Religion nous inspire à l'égard des devoirs de notre état, Méditation sur le mérite attaché à la pratique des devoirs de son état, Méditation sur le motif qui doit nous conduire dans la pratique des devoirs de notre état, Méditation sur les dangers propres de chaque état, Méditation sur les vertus qu'on exerce en pratiquant les devoirs de son état, Méditation sur les défauts qui rendent un jugement téméraire, Méditation sur les soupçons, Méditation sur la défiance, Méditation sur la défense de juger le prochain, Méditation sur la connaissance des vertus et des vices, Méditation sur la vraie pénitence, Méditation sur le respect humain, Méditation sur les péchés d'ignorance, Méditation sur l'aveuglement de la Conscience, Méditation sur la passion dominante, Méditation sur les moyens de connaître les passions dominantes, Méditation sur le détachement des biens de ce monde, Méditation sur le renoncement au monde, Méditation sur l'affaire du salut, Méditation sur la fuite des occasions prochaines du péché, et Méditation sur la recherche volontaire de l'occasion prochaine du péché.















lundi 5 février 2018

Méditation sur l'obligation de l'Aumône









1er point. C'est une véritable dette attachée à la possession des richesses. C'est ainsi qu'elle est qualifiée dans l'Écriture : Redde debitum tuum. Le refus de la donner y est traité de fraude et d'injustice : Eleemosinam pauperis ne defraudes ; et remarquez que le Saint-Esprit l'appelle l'aumône du pauvre, et non pas l'aumône du riche, parce qu'elle appartient au pauvre qui la reçoit, plus qu'au riche qui la donne. Ne regardez donc pas les pauvres comme des malheureux qui ont recours à votre charité et à votre compassion ; regardez-les comme des créanciers fondés en droit, qui poursuivent le paiement d'une dette qui leur est acquise.


2e point.
La plupart des riches se persuadent faussement que l'aumône est de leur part une pure libéralité. C'est sur ce faux principe qu'ils se croient maîtres de la donner ou de la refuser comme il leur plaît. C'est sur ce faux principe qu'ils se croient dispensés de prendre chaque année sur leurs revenus ce superflu fixe et déterminé, dont ils sont redevables aux pauvres. C'est leur condition d'être pauvres, disent-ils, comme la mienne est d'être riche. Il est vrai, c'est leur condition d'être pauvres ; mais ce n'est pas leur condition d'être abandonnés : c'est leur condition d'implorer votre secours, parce qu'ils sont dans le besoin ; mais c'est la vôtre de les secourir, parce que vous êtes dans l'abondance.




Reportez-vous à Le Saint Curé d'Ars dans sa conversation : Amour de M. Vianney pour les pauvres, Méditation sur la restitution, Méditation sur les aumônes des Pécheurs, Méditation sur les prières des pauvres, Méditation sur les devoirs des riches dans les malheurs publics, Méditation sur le malheur des temps, Méditation sur le goût de la dépense, Méditation sur la charité envers les Pauvres, Méditation sur l'honneur que l'on rend à Dieu par l'aumône, Méditation sur l'inégalité des conditions, Méditation sur le Luxe, Méditation sur la distinction du nécessaire et du superflu, Méditation sur l'abus des richesses, Méditation sur les richesses, Méditation sur ce qu'un Chrétien doit penser des richesses et des grandeurs du monde, Méditation sur les affaires du monde comparées à celles du salut, Méditation sur le vrai bonheur, Méditation sur le bonheur des Pécheurs comparé à celui des Justes, Méditation sur les moyens de se sanctifier dans le monde, Méditation sur les obstacles que le monde oppose à notre salut, Méditation sur la flatterie, Méditation sur la vaine gloire, Méditation sur l'usage qu'un Chrétien doit faire de ses talents, Méditation sur les petites actions de VertuMéditation sur le mérite des petites actions de vertu, Méditation sur le rapport des actions à Dieu, Méditation sur l'habitude des fautes légères, Méditation sur la négligence à éviter les fautes légères, Méditation sur l'attache au péché véniel, Méditation sur la distinction du péché mortel et du péché véniel, Méditation sur la différence des devoirs, Méditation sur les obligations attachées aux Charges et aux Dignités du monde, Méditation sur l'ambition, Méditation sur l'objet de l'examen de conscience, Méditation sur la gloire de Dieu, Méditation sur les jugements du monde, Méditation sur la gloire du monde, Méditation sur les dangers du monde, Méditation sur l'application aux devoirs de son état, Méditation sur la fidélité que la Religion nous inspire à l'égard des devoirs de notre état, Méditation sur le mérite attaché à la pratique des devoirs de son état, Méditation sur le motif qui doit nous conduire dans la pratique des devoirs de notre état, Méditation sur les dangers propres de chaque état, Méditation sur les vertus qu'on exerce en pratiquant les devoirs de son état, Méditation sur les défauts qui rendent un jugement téméraire, Méditation sur les soupçons, Méditation sur la défiance, Méditation sur la défense de juger le prochain, Méditation sur la connaissance des vertus et des vices, Méditation sur la vraie pénitence, Méditation sur le respect humain, Méditation sur les péchés d'ignorance, Méditation sur l'aveuglement de la Conscience, Méditation sur la passion dominante, Méditation sur les moyens de connaître les passions dominantes, Méditation sur le détachement des biens de ce monde, Méditation sur le renoncement au monde, Méditation sur l'affaire du salut, Méditation sur la fuite des occasions prochaines du péché, Méditation sur la recherche volontaire de l'occasion prochaine du péché, et Méditation sur l’œil qui scandalise.