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dimanche 2 janvier 2022

Sur la soumission du Sauveur enfant à la loi de la Circoncision



Quelles raisons a eues le sauveur enfant de se soumettre à cette douloureuse et humiliante cérémonie de la Circoncision ?

Il en est plusieurs : en subissant la loi de la Circoncision, Jésus abrogeait d'une manière honorable un rite que Dieu n'avait institué que pour un temps ; il confondait d'avance l'hérésie qui devait un jour nier la réalité de sa chair, puisque, s'il n'avait eu véritablement un corps humain, il n'aurait pu se soumettre à cette opération douloureuse. Il nous donnait l'exemple des vertus les plus nécessaires et nous apprenait à combattre les coupables penchants de notre nature ; car il expiait et condamnait déjà notre indépendance par sa soumission volontaire à une loi qui n'était pas faite pour lui ; notre orgueil et notre amour du plaisir, par l'humiliante et douloureuse blessure qu'il recevait dans sa chair innocente.
Mais surtout, il commençait l'œuvre de notre rédemption, comme il devait l'achever, par l'effusion de son sang : il voulait nous manifester de quelle soif ardente il brûlait pour notre salut, combien il lui tardait de souffrir pour l'opérer. En effet, pouvons-nous en douter, lorsque nous le voyons, à peine âgé de huit jours, préluder à sa passion, en laissant déchirer sa chair délicate par le couteau de la circoncision ? Ne serons-nous pas touchés au spectacle de cet Enfant divin qui, dans l'impatience de souffrir pour nous, reçoit déjà les premières effusions de ce sanglant baptême, dans lequel il doit se plonger tout entier au Calvaire ?

(Manuel des petits séminaires)


Reportez-vous à Prière sur le saint nom de Jésus, Pour le Jour de la Circoncision, Instruction sur la Circoncision, Méditation sur la Circoncision, De la Circoncision, comprenant la lettre de nouvelle année de Saint François de Sales, Le premier jour de l'année, Prière pour remercier Dieu de ses bienfaits, s'humilier de ses fautes, et lui promettre une vie plus fidèle, Sur le délai de la conversion, Considérations sur la rapidité du temps, Méditation pour le dernier jour de l'année, De l'emploi du temps, Méditation sur l'emploi du tempsMéditation sur le bon usage du temps présent, et Sentiments d'une âme pénitente à un renouvellement d'année.












samedi 1 janvier 2022

Pour le Jour de la Circoncision



La Circoncision était la marque et le sceau de l'alliance que le Seigneur avait faite avec Abraham. Il l'ordonna à tous les enfants mâles, et à leurs descendants, le huitième jour après leur naissance. Jésus-Christ, qui descendait des saints Patriarches selon la chair, a voulu se soumettre à cette loi huit jours après être venu au monde, pour nous affranchir de ce joug rigoureux, et nous apprendre à être fidèles à toutes les ordonnances que la Religion nous impose. En nous délivrant de la circoncision judaïque, il en exige une autre de notre part, qui s'étend à toutes nos pensées, nos désirs, nos affections, nos paroles, nos actions, et généralement à toutes nos démarches. Elle nous oblige à combattre et à vaincre tout ce qui favorise la cupidité et la mollesse. Elle nous prescrit de faire le retranchement de tout ce qui flatte la sensualité. Elle exige du riche qu'il renonce au superflu de ses biens, à la pompe et à la magnificence de ses bâtiments et de son cortège, si peu convenables à un disciple de Jésus-Christ. Elle exige qu'une mondaine retranche toute parure non-seulement indécente, mais encore celles qui ne servent qu'à flatter la vanité et le désir de briller et de plaire.
La vie d'un Chrétien doit être marquée tous les jours par des privations et des sacrifices. C'est la voie qui conduit au Ciel, il n'en est point d'autre. Malheur à celui qui s'en éloigne, en ne recherchant que les plaisirs du monde, en se conformant à ses maximes, en faisant son unique occupation de flatter ses sens.
Que de retranchements n'avons-nous pas à faire d'après les règles de l'Évangile ! Si jusqu'ici nous n'avions vécu que pour contenter nos goûts et flatter notre sensualité, demandons à Dieu qu'il nous inspire, au renouvellement de cette année, la résolution la plus sincère de ne passer aucun jour qui ne soit consacré à lui plaire et à le servir ; en faisant de l'observation de ses lois, la règle de notre conduite.
Notre Seigneur, au jour de sa Circoncision, reçut le nom de Jesus, qui signifie Sauveur. L'Ange avait dit à Joseph, qu'il devait sauver son peuple, en le délivrant de ses péchés ; et saint Pierre nous dit, qu'il n'y a point de salut par aucun autre que par lui ; car nul autre nom sous le Ciel n'a été donné aux hommes, par lequel nous puissions être sauvés.
Par combien de titres Jésus-Christ ne mérite-t-il pas ce nom adorable ! De combien de maux ne nous a-t-il pas délivrés ! Nous périssions pour toujours, et des supplices éternels auraient été notre triste partage, si, par l'excès de sa miséricorde, il ne nous en eût préservés. Combien de fois, par sa grâce, ne nous a-t-il pas retirés de l'abîme du vice !
Ne prononçons jamais le nom de Jesus sans être pénétrés des sentiments de la reconnaissance la plus vive, en pensant qu'il est la source de tous les dons que nous recevons avec tant d'abondance. Il doit ranimer notre confiance au milieu des périls qui nous environnent, et des ennemis qui ont conjuré notre perte. Faisons-en un bouclier impénétrable à tous les traits que l'enfer lance contre nous. Pendant notre vie, et à l'heure de notre mort, il sera notre force et notre consolation, si c'est l'Esprit-Saint qui le met sur notre langue, après l'avoir gravé dans nos cœurs.


PRIÈRE

Sauveur adorable, que deviendrais-je, hélas ! si vous n'étiez ma ressource et mon appui ? Livré à moi-même, ma perte serait inévitable. Vous avez daigné vous laisser attendrir à la vue de mon triste sort, vous êtes devenu mon libérateur et mon asile. Le souvenir de vos bienfaits devait, en excitant ma reconnaissance, me rendre un serviteur fidèle, et jusqu'ici je n'ai répondu à vos bontés que par des outrages. Loin d'être l'observateur de votre loi, tous les jours j'en ai violé les préceptes. Oubliez, je vous en conjure, mon ingratitude et ma perfidie ; pénétrez-moi de la douleur la plus amère, et de la componction la plus vive, afin que, par une vie pénitente, j'expie mes offenses. C'est alors qu'arrivé aux derniers moments de ma vie, lorsque je prononcerai le doux nom de Jésus, je pourrai encore ranimer ma confiance, et vous regarder comme un Sauveur rempli de bonté, qui ne sera mon juge que pour me faire entendre un arrêt favorable.

(Manuel du Catholique)


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vendredi 22 janvier 2021

ABRÉGÉ DU CATÉCHISME DE PERSÉVÉRANCE, PREMIÈRE PARTIE, Leçon XXIV : Isaac, cinquième Figure du Messie


ABRÉGÉ DU CATÉCHISME DE PERSÉVÉRANCE


PREMIÈRE PARTIE


Contenant l'histoire et l'explication de la religion
depuis le commencement du monde jusqu'à la venue du messie.


XXIVe LEÇON


LE MESSIE PROMIS ET FIGURÉ.

ISAAC, CINQUIÈME FIGURE DU MESSIE

(AV. J.-C 1871-1836)



Q. Quelle promesse Dieu fit-il à Abraham après la délivrance de Lot, son neveu ?
R. Après la délivrance de Lot, Dieu promit un fils à Abraham.

Q. Quel fut le signe de l'alliance que Dieu fit avec Abraham ?
R. Le signe de l'alliance que Dieu fit avec Abraham fut la cérémonie de la circoncision.

Q. Dans quelle circonstance Dieu renouvela-t-il à Abraham la promesse d'un fils ?
R. Dieu renouvela au saint Patriarche la promesse d'un fils, après qu'il eut donné l'hospitalité à trois Anges, sous la figure de trois voyageurs.

Q. Que nous apprend l'entretien d'Abraham avec le Seigneur sous la figure de ces trois Anges ?
R. L'entretien d'Abraham avec le Seigneur nous apprend : 1° avec quelle sainte familiarité Dieu nous permet de lui parler dans la prière ; 2° que les prières et les mérites de quelques justes peuvent sauver bien des coupables, puisque, en considération de dix justes, Dieu aurait pardonné à Sodome et à quatre autres villes.

Q. Personne ne fut-il sauvé de l'embrasement de Sodome ?
R. Lot, sa femme et ses deux filles furent seuls sauvés de l'embrasement de Sodome ; mais l'épouse de Lot, en punition de sa curiosité, fut changée en une statue de sel qu'on voyait encore du temps des Apôtres.

Q. Quel ordre Dieu donna-t-il à Abraham ?
R. Plusieurs années après l'embrasement de Sodome, Dieu ordonna à Abraham d'immoler son fils Isaac.

Q. Comment Abraham obéit-il à l'ordre de Dieu ?
R. Abraham obéit à l'ordre de Dieu promptement et sans murmurer ; il conduisit lui-même son fils sur la montagne que Dieu lui avait indiquée, le lia sur le bûcher, et se disposait à frapper cette chère victime, lorsque Dieu, content de son obéissance, lui dit de l'épargner.

Q. Que représente le sacrifice d'Abraham ?
R. Le sacrifice d'Abraham représente celui de Notre-Seigneur. — Isaac est le fils bien-aimé de son père. Notre-Seigneur est l'objet de toutes les complaisances de Dieu le Père. — Isaac, innocent, est condamné à mourir. — C'est le père d'Isaac qui doit l'immoler. C'est Dieu le Père qui, par la main des Juifs, immole lui-même Notre-Seigneur.

Q. Continuez la même figure.
R. Isaac porte lui-même le bois qui doit le consumer. Notre-Seigneur porte lui-même le bois de la croix, sur laquelle il doit mourir. — Isaac se laisse attacher sans murmure sur le bûcher. Notre-Seigneur, muet comme un agneau, se laisse attacher sur la croix. — C'est sur le Calvaire qu'Isaac offre son sacrifice. C'est aussi sur le Calvaire que Notre-Seigneur offre son sacrifice. — Isaac est béni de Dieu en récompense de son obéissance. Notre-Seigneur, en récompense de son obéissance, est béni de Dieu, et reçoit en héritage toutes les nations de la terre.


Je prends la résolution d'aimer Dieu par-dessus toute chose, et mon prochain comme moi-même pour l'amour de Dieu ; et, en témoignage de cet amour, je m'abandonnerai entièrement aux dispositions de la Providence.


Reportez-vous à De la fin des créatures, Leçon I : Enseignement vocal de la Religion, Catéchisme, Leçon II : Enseignement écrit, Écriture et Tradition, Leçon III : Connaissance de Dieu considéré en Lui-même, Leçon IV : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, 1er Jour de la Création, Leçon V : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, 2e Jour de la Création, Leçon VI : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, 3e Jour de la Création, Leçon VII : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, Fin du 3e et commencement du 4e Jour de la Création, Leçon VIII : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, suite du 4e Jour de la Création, Leçon IX : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, 5e Jour de la Création, Leçon X : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, Fin du 5e et commencement du 6e Jour de la Création, Leçon XI : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, Suite du 6e Jour de la Création, Leçon XII : Connaissance de l'homme considéré en lui-même, Leçon XIII : Connaissance de l'homme considéré dans ses rapports avec les créatures, Leçon XIV : Connaissance de l'homme considéré dans ses rapports avec Dieu, Leçon XV : Connaissance des Anges, Leçon XVI : Chute de l'homme, Leçon XVII : Accord de la justice et de la miséricorde divine dans la punition et dans la transmission du péché d'Adam, Leçon XVIII : Nécessité et perpétuité de la Foi au Mystère de la Rédemption, Histoire de Job, Leçon XIX : Connaissance de la Religion, Nature et définition de la Religion, Leçon XX : Connaissance de la Religion, Que la Religion est une Loi, Leçon XXI : Le Messie promis et figuré : Adam et Abel, Leçon XXII : Le Messie promis et figuré, Noé, Troisième Figure du Messie, Leçon XXIII : Deuxième promesse et quatrième figure du Messie, MelchisédechLeçon XXV : Le Messie promis et figuré, Jacob, Sixième Figure du Messie.















vendredi 1 janvier 2021

DE LA CIRCONCISION




ORIGINE

Le fils de Dieu s'étant soumis à la condition humaine pour racheter les hommes des funestes conséquences de la malédiction originelle, a voulu se conformer aux lois et coutumes établies par la juridiction du pays où il naissait . Une loi ordonnait que tout nouveau-né fût porté au grand prêtre, huit jours après sa naissance, pour accomplir une cérémonie à laquelle la nouvelle Église a substitué le baptême. C'est pour exécuter les prescriptions de cette loi que Marie et Joseph présentèrent Jésus au temple ; il voulut ainsi prouver, que, bien que la divinité habitat en lui, il ne se dispenserait pas de donner l'exemple de la soumission et de l'obéissance aux ordres d'un législateur, que Dieu lui-même avait chargé de discipliner son peuple : car cette loi de la circoncision, donnée à Abraham, avait été promulguée par Moïse, cet avant-coureur que le Seigneur avait envoyé sur terre pour préparer la voie que devait parcourir son fils.
Ce fut vers le milieu du septième siècle que l'on donna à ce jour le nom de fête de la Circoncision ; jusque-là et pendant six cents ans, on l'avait toujours désigné sous l'appellation d'octave de la Nativité.
C'est aussi le jour de la Circoncision que la loi de Moïse voulait que le nouveau-né fût inscrit sur les livres publics et reçut le nom qui le distinguait des autres membres de la famille ; c'est donc encore le moment où le fils de Marie fut nommé Jésus, qui signifie sauveur.
La Circoncision est aussi le premier jour de l'année catholique : par un reste des usages du paganisme, c'est l'époque choisie pour se livrer à des joies toutes mondaines, comme si tous oubliaient que l'an qui vient de finir ne reviendra jamais, et qu'ainsi c'est un pas de plus vers l'éternité... Ce jour-là on se fait de mutuels présents ; bien de l'or va se perdre et se noyer dans cet océan des vanités humaines, et bien souvent l'on semble ignorer qu'avec les miettes de ce splendide festin on pourrait soulager tant de misères qui meurent de faim sur le seuil ! Aussi, devons-nous moins nous étonner en apprenant que l'usage des étrennes fut anathématisé par les Saints Pères, à cause de leur étiologie païenne. C'est aussi pour opposer les armes de la Religion à celles du monde que le concile de Tours prescrivit, au sixième siècle, des prières publiques au premier jour de l'an et ordonna qu'on couvrît les chants impies par le bruit des hymnes et des litanies. Parce qu'il est innocent aujourd'hui, l'Église a cessé de proscrire l'usage des étrennes, si impatiemment attendues par les petits et les grands enfants ; mais elle recommande en même temps de ne pas oublier les pauvres, qui sont nos frères, et nous rappelle que l'aumône et la prière sont les plus précieuses étrennes par lesquelles on puisse plaire à Dieu, qui, en échange, bénira tous les instants de l'an nouveau, qui ne commence jamais mieux que sous les auspices d'une bonne œuvre et d'une bonne pensée.


LA CIRCONCISION OU LE JOUR DE L'AN

L'homme est donc ainsi fait, que dans son inconstance,
Se laissant emporter au souffle du désir,
Il poursuit vainement, poussé par l'espérance,
Ce fantôme inconnu, qu'on nomme l'avenir !
Chaque heure qui s'enfuit, chaque instant qui s'écoule,
Le rapprochent du but désigné par le sort...
Et pourtant, regardez... Où va l'humaine foule,
Si ce n'est vers ce gouffre où l'appelle la mort ?...

Ainsi, quand à l'année un nouvel an succède,
Tous, le sourire au front et l'allégresse au cœur,
Comme si nous trouvions l'infaillible remède,
Nous saluons ce jour qui promet le bonheur...
Le bonheur, ô mortels, est-il donc sur la terre ?

Est-ce que la patrie est au lointain exil ?
Et qu'est -ce que le cours d'une vie éphémère
Dont, vous le savez bien, tout peut rompre le fil ?...
Cette vie est un fleuve, eau troublée et rapide,
Qui fuit, en murmurant, vers l'océan commun ;
Toute barque y chavire, et celui qui la guide
A beau faire ... elle sombre et court où va chacun.
C'est l'épine ou la fleur qui borde le rivage ;
La brume ou le soleil enveloppe l'azur ;
Qu'importe que le ciel soit voilé d'un nuage,
Ou que le firmament étale son front pur ? ...
Il faut que cet esquif, qui jamais ne s'arrête ,
Vers l'océan fatal soit sans cesse emporté ;
Car Dieu, qui tient en main les clefs de la tempête,
Nous pousse vers la mort et vers l'éternité !...

Pourquoi se réjouir, quand le vent nous entraine ? ...
Le naufrage est-il donc un bonheur ici-bas ?...
Ou plutôt... n'est -ce point le fardeau de la chaîne
Que l'homme veut briser et qui gène ses pas ?...
Oui, dans ce sentiment de l'inconstance humaine,
Il est un vague instinct du bonheur infini ;
C'est le pressentiment d'une rive lointaine
Où dans le sein de Dieu tout sera réuni.
Oui, cette soif d'amour, qui jamais ne s'apaise,
Sans cesse devant nous porte notre regard,
Et pour qu'ainsi toujours la terre nous déplaise
Il faut que le bonheur soit sans doute autre part.

Et cependant, enfants, vous dont l'âme candide,
Désire de chaque an le fidèle retour,
En moi, ne voyez point un conseiller rigide
Qui voudrait assombrir vos plaisirs de ce jour ;
Non : acceptez la joie au giron de vos mères,
Laissez luire à vos fronts vos sourires joyeux :
L'avenir garde, hélas ! tant de peines amères
Qu'il faut faire briller le présent à vos yeux.
De tous ces riches dons offerts par la tendresse,
Jouissez aujourd'hui qu'il en est temps encor :
Les étrennes, enfants, bonheur de la jeunesse,
Peuvent, si vous voulez, se changer en trésor.

Oui, dans vos yeux limpides
Je vois luire un éclair :
Vers tous ces riens splendides,
Vos petits bras avides
Se sont tendus en l'air...
Enfants, c'est de votre âge,
Acceptez ces plaisirs...
Quand il fléchit sous l'âge,
L'homme est- il donc plus sage
Dans ses autres désirs ?...

Mais là-bas, tout à l'heure,
J'ai vu, sur le trottoir,
Un pauvre enfant qui pleure
Et cherche une demeure
En mordant son pain noir.
Il marche dans la neige
Avec ses deux pieds nus ;
La souffrance l'assiège...
Personne ne protège
Les enfants inconnus !

Il a perdu sa mère
Morte en le nourrissant ;
Il est seul sur la terre...
Si grande est sa misère,
Qu'on l'évite en passant ! ...
Voyez, s'il est si pâle,
C'est qu'il a froid et faim ;
Quand souffle la rafale,
Son lit est une dalle,
Ses bonbons sont du pain !

Qu'a fait ce petit ange
Pour être ainsi martyr ? ...
Par quel mystère étrange
Est-il un tel mélange
De ce qui fait souffrir ?...
Hélas ! qui peut connaître
Quand son mal finira !
Dieu seul peut le permettre...
Pour qu'il cesse... peut-être
Il le rappellera.

Pourtant, pour qu'un sourire
Brille à travers ses pleurs,
Un seul mot peut suffire
Et vous allez le dire
En voyant ses douleurs ;
Ce mot, je le réclame,
Enfants portés au bien ;
Il est là, dans votre âme,
Inscrit en traits de flamme
Par votre Ange gardien.

De votre voix si pure
Appelez cet enfant ;
Vous verrez sa figure,
Que gerce la froidure,
Prendre un air triomphant ;
Il viendra comme un frère,
Sans crainte, auprès de vous,
Et vous direz, j'espère :
— « Soulager la misère
Vaut bien mieux, sur la terre,
Que bonbons, que bijoux... »


SUR LA RAPIDITÉ DE LA VIE

La vie humaine est semblable à un chemin dont l'issue est un précipice affreux : on nous en avertit dès le premier pas ; mais la loi en est prononcée, il faut avancer toujours. Je voudrais retourner sur mes pas : Marche ! marche !... Un poids invincible, une force invisible nous entraîne ; il faut sans cesse avancer vers le précipice.
Mille traverses, mille peines nous fatiguent et nous inquiètent sur la route... Encore, si je pouvais éviter ce précipice affreux !... Non ! non, il faut marcher, il faut courir : telle est la rapidité des années.
On se console pourtant, parce que, de temps en temps, on rencontre des objets qui nous divertissent, des eaux courantes, des fleurs qui passent ; on voudrait arrêter : — Marche !... marche !!!
Et, cependant, on voit tomber derrière soi tout ce qu'on avait passé : fracas effroyable, inévitable ruine !... On se console, parce qu'on emporte quelques fleurs cueillies en passant, qu'on voit se faner entre ses mains, du matin au soir, quelques fruits qu'on perd en les goûtant,... Enchantement !... Toujours entraîné, tu approches du gouffre. Déjà tout commence à s'effacer : les jardins moins fleuris, les fleurs moins brillantes, les couleurs moins vives, les prairies moins riantes, les eaux moins claires... Tout se ternit, tout s'efface : l'ombre de la mort se présente ; on commence à sentir l'approche du gouffre fatal... Mais il faut aller sur le bord... Encore un pas !... Déjà l'horreur trouble les sens ; la tête tourne, les yeux s'égarent, il faut marcher ! On voudrait retourner en arrière ? plus de moyens !... tout est tombé ; tout est évanoui ; tout est échappé! (BOSSUET)


LETTRE DE NOUVELLE ANNÉE

Elles passent donc ces années temporelles ; leurs mois se réduisent en semaines, les semaines en jours, les jours en heures et les heures en moments, qui sont ceux-là seuls que nous possédons, mais que nous ne possédons qu'à mesure qu'ils périssent et rendent notre durée périssable, laquelle pourtant nous en doit être plus aimable, puisque cette vie étant pleine de misères, nous ne saurions y avoir aucune plus solide consolation que celle d'être assurés qu'elle va se dissipant, pour faire place à cette sainte éternité qui nous est préparée en l'abondance de la miséricorde de Dieu et à laquelle notre âme aspire incessamment.
Or, je souhaite donc sur vous, chère âme, que cette année prochaine soit suivie de beaucoup d'autres, et que toutes soient utilement employées pour la conquête de l'éternité. Vivez longuement, saintement et heureusement entre les vôtres ici-bas, parmi ces choses périssables, pour revivre éternellement en cette immuable félicité pour laquelle nous respirons.
Cette année se va abîmer dans le gouffre, où toutes les autres se sont, jusqu'à présent, anéanties. Oh ! que l'éternité est désirable, au prix de ces misérables et périssables vicissitudes !... Laissons couler le temps avec lequel nous nous écoulons petit à petit, pour être transformés en la gloire des enfants de Dieu.
C'est la première fois de cette année que je vous écris : eh ! que je vous souhaite de bénédictions, et avec quelle ardeur ! cela, ça peut se dire. Hélas ! quand je pense comme j'ai employé le temps de Dieu, je suis bien en peine qu'il ne me veuille point donner son éternité, puisqu'il ne la veut donner qu'à ceux qui useront bien de son temps.
Oh ! Dieu !... Elles s'en vont ces années et courent à la file insensiblement les unes après les autres et, en dévidant leur durée, elles dévident notre vie mortelle, et se finissant, elles finissent nos jours. Oh ! que l'éternité est incomparablement plus aimable, puisque sa durée est sans fin, puisque ses jours sont sans nuit et ses contentements invariables. (François de Sales)

(Tiré de Les Fêtes de l’Église romaine)


Reportez-vous à Pour le Jour de la Circoncision, Le premier jour de l'année, Instruction sur la Circoncision, Méditation sur la CirconcisionLitanies en l'honneur de la divine Naissance du Sauveur, et Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 12e Méditation : Après huit jours, le saint Enfant fut circoncis.















samedi 4 janvier 2020

Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 12e Méditation : Après huit jours, le saint Enfant fut circoncis






12e JOUR

Après huit jours, le saint Enfant fut circoncis. (Luc, II, 21)


1er Point. Lorsque Dieu choisit Abraham pour être le père des croyants, il lui ordonna la circoncision, comme le signe de l'alliance qu'il avait faite avec lui, et comme la marque qui devait distinguer ses descendants de tous les autres peuples.
Jésus, le juste par excellence, veut bien se soumettre à cette loi ; il consent à porter la ressemblance du péché, comme il doit en porter la peine ; il veut bien être mis nu rang des pécheurs et passer pour fils d'Adam comme nous ; car il n'est pas venu pour s'exempter de la loi, mais pour l'accomplir dans toute sa rigueur. Admirez l'ardente charité qui consume ce divin Enfant, et qui le presse de nous donner une si grande preuve de son amour. Dès le huitième jour de sa naissance, il commence l'office de médiateur et de Sauveur. Oh! qu'il verse de bon cœur ce sang qui doit purifier votre âme de toutes les souillures du péché !... Et vous, qu'avez-vous fait jusqu'à présent pour correspondre à son amour ? Vous ne voulez pas même vous soumettre à la pénitence que méritent vos péchés ; vous fuyez la mortification, vous ne voulez pas réprimer vos appétits déréglés, modérer vos passions ; vous refusez de vous assujettir aux commandements du Seigneur ; vous vous plaignez de la sévérité de sa loi, de la pesanteur de son joug, vous voudriez qu'il ne vous en coûtât rien pour gagner le ciel. Apprenez aujourd'hui qu'il n'y a que deux voies pour arriver au ciel, l'innocence et la pénitence, et qu'il faut nécessairement suivre l'une ou l'autre pour se sauver.

2e Point. Jésus obéit à la loi de circoncision avec un esprit de rigueur pour lui, de miséricorde et de charité pour nous. En effet, si en recevant la circoncision, il se rend, comme dit saint Paul, sujet à toute la loi. c'est afin de nous délivrer nous-mêmes d'un joug si pesant, et de nous rendre à la sainte liberté des enfants de Dieu. Car désormais il veut que nous le servions, non dans l'esprit de crainte et de terreur, mais avec l'esprit de confiance et d'amour, qui doit nous faire regarder Dieu comme un père. N'oublions pas cependant que Jésus, en nous délivrant de la circoncision corporelle, nous laisse la douce obligation de nous circoncire spirituellement avec le secours de sa grâce, par un dépouillement entier et parfait de toutes nos mauvaises habitudes. Prions donc ce divin Sauveur de nous aider à corriger tout ce qu'il y a de vicieux en nous ; prions-le de nous aider à arracher de notre cœur le péché, qui ne produit en nous que des fruits de mort, afin que nous puissions y planter les vertus qui produiront des fruits abondants pour la vie éternelle.


ORAISON JACULATOIRE

Infans Jesu, redemptor mundi, miserere nobis.
Enfant Jésus, rédempteur du monde, ayez pitié de nous.


PRIÈRE

Ô saint Enfant ! qui commencez votre douloureuse et pénible carrière par verser votre sang pour nous délivrer de la servitude du péché, ne permettez pas que je perde le fruit de ce sang adorable par mon obstination dans le péché : mais faites que, mêlant au moins mes larmes à votre sang, j'en compose un bain salutaire qui me purifie de toutes mes iniquités.


EXEMPLE

L'historien Sozomène raconte comment l'empereur Théodose, après des guerres ruineuses, se vit obligé d'augmenter les impôts qu'il prélevait sur ses sujets. Cette mesure irrita tellement les habitants d'Antioche, que non contents de vomir contre lui toutes sortes d'injures, ils se portèrent aux plus violents excès, et renversèrent dans une émeute les statues de l'empereur ; mais bientôt leur fureur s'apaisa comme une tempête, et reconnaissant leur faute, ils commencèrent à déplorer leur témérité, et chargèrent Flavien, leur évêque, de porter leurs supplications, leur repentir et leurs larmes aux pieds de l'empereur. Flavien ne négligea rien, et Théodose, et employa tous les moyens pour fléchir Théodose, et obtenir le pardon des habitants d'Antioche ; mais le prince resta inébranlable dans la résolution qu'il avait prise de tirer une vengeance éclatante des révoltés qui avaient osé insulter à sa puissance et méconnaître son autorité. Flavien, triste et morne, allait se retirer, désolé de n'avoir pu obtenir le pardon de son peuple, lorsqu'il pensa d'essayer un dernier moyen de fléchir de suite le courroux du prince. De jeunes musiciens avaient coutume de faire entendre de mélodieuses symphonies pendant les repas du César. Flavien va les trouver, les supplie de vouloir bien chanter les supplications de la ville d'Antioche qu'il avait mises en vers. Les jeunes musiciens se laissent gagner, acceptent la mission, et lorsque l'empereur se met à table, ils commencent à chanter, comme ils étaient convenus. L'empereur surpris, écoute, et l'impression qu'ils font sur lui est si puissante, qu'on voit couler de ses yeux de grosses larmes. Je me rends, s'écrie-t-il, et je pardonne à la ville d'Antioche. Quelque chose de semblable se passe à la naissance de Jésus-Christ. Les musiciens célestes, les anges, chantent dans les airs : Gloire à Dieu, paix aux hommes de bonne volonté sur la terre. Le saint Enfant Jésus pleure dans sa crèche, et le pardon est accordé au monde.


PRATIQUE

Supportons avec patience et résignation les peines et les privations de l'état où la Providence nous a placés.



Reportez-vous à De la Circoncision, L'obéissance est la fille et l'inséparable compagne de l'humilitéDévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 13e Méditation : On lui donna le nom de Jésus, nom qui lui avait été donné par l'ange, Instruction sur la Circoncision, Méditation sur la Circoncision, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 11e Méditation : Les bergers revinrent en glorifiant et en louant Dieu de tout ce qu'ils avaient vu et entendu, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 10e Méditation : Les bergers se disaient les uns aux autres : Allons jusqu'à Bethléem, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 9e Méditation : Gloire à Dieu au plus haut des Cieux, et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 7e Méditation : Tout à coup l'Ange du Seigneur parut auprès d'eux, Salutation à Marie et à Jésus naissant, Litanies du Saint Enfant-Jésus, Méditation pour la Fête de Noël : Vous trouverez un Enfant enveloppé de langes, et couché dans une Crèche, Instruction sur la Fête de Noël, Pratique de la Dévotion à l'enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 1re Méditation : Marie s'étant rendue avec Joseph à Bethléem, le temps de son divin enfantement arriva, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 2e Méditation : Je vous annonce un grand sujet de Joie, il vous est né aujourd'hui un Sauveur, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 3e Méditation : Marie mit au monde son fils premier-né, et l'enveloppa de langes, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 4e Méditation : Marie, après avoir enveloppé de langes le saint Enfant, le coucha dans la crèche, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 5e Méditation : Voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un enfant enveloppé de langes et couché dans une crèche, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 6e Méditation : Il y avait là aux environs des bergers qui veillaient et se relevaient les uns les autres pendant la nuit, pour la garde de leurs troupeaux, Litanies du Saint Enfant-Jésus, Dévotion au Saint Enfant-Jésus : Prière d'amour et Consécration, Méditation sur la Nativité, Méditation sur l’Épiphanie : Les Mages confessent Jésus-Christ devant les hommes, Méditation sur l’Épiphanie : Les Mages à Jérusalem, Méditation pour l’Épiphanie : La vocation des mages prédite et figurée, notre vocation à la foi de Jésus-Christ, Méditation sur l’Épiphanie : Les Rois-Mages, Remerciement, offrande et prière au Verbe de Dieu incarné, pour l'Octave de l'Épiphanie, et Méditation sur l’Épiphanie.















mercredi 1 janvier 2020

Méditation sur la Circoncision



Extrait de "L'Esprit de l’Église dans le cours de l'année Chrétienne" :




Les huit jours après lesquels l'Enfant devait être circonci, étant arrivés, il fut nommé JÉSUS. (Luc, I)

1er Point. Il ne vous suffit pas, ô divin Enfant ! d'avoir souffert les humiliations de la Crèche, et les rigueurs de la saison ; il ne suffit pas à votre amour d'avoir répandu des larmes, vous voulez répandre votre Sang ; et à peine ce précieux Sang est-il dans vos veines, que vous vous empressez à le verser pour nous. Vous voulez être traité comme un criminel, vous, qui êtes la Sainteté par Essence, et la source de l'innocence. Ah ! que n'ai-je pour vous un amour qui eût quelque ressemblance et quelque proportion avec celui que vous me faites paraître dans ce Mystère ; un amour efficace, qui ne s'en tint pas à de faibles et simples idées, ni à des paroles vides et sans effet ; un amour généreux qui se manifeste par les témoignages les plus forts, et qui ne pût être content que par le sacrifice de tout moi-même ; un amour insatiable de souffrances et d'humiliations ! Hélas ! ces humiliations et ces souffrances me sont dues par toutes sortes de raisons, et elles devaient être à jamais éloignées de votre divine Humanité. C'est au pécheur à souffrir, et à l'innocent à être heureux ; cependant l'Innocent souffre aujourd'hui la peine, et le pécheur ne veut rien souffrir. Désormais, mon Dieu, pour me faire honte de mes impatiences, de ma délicatesse et de mon orgueil, je me dirai souvent à moi-même cette parole de votre Apôtre : Lâche que je suis, je n'ai pas encore résisté jusqu'à répandre mon sang, en combattant contre le péché.

2e Point. Il est temps de nous déterminer à exercer sur nous-mêmes la circoncision du cœur. La voix de la Tourterelle a été entendue sur notre terre, les cris de l'Enfant-Dieu, souffrant sous le Couteau de la Circoncision, ont retenti à nos oreilles, le temps de tout retrancher est arrivé. Éclairez-moi, fortifiez-moi, ô mon Dieu ! pour me faire connaître et entreprendre tous les retranchements salutaires que vous demandez de moi. Retranchements dans mes biens, dans mes meubles, dans mes festins, dans mes repas, dans mes ajustements, pour la charité et pour l'aumône ; retranchements dans mes sens, dans mes passions, dans mes plaisirs, dans mon humeur, pour la mortification et pour la pénitence ; retranchements dans mon cœur pour atteindre à la pureté et à la fidélité de l'amour que je vous dois ; retranchements de mon esprit dans ma curiosité, dans mes amusements, dans mes dissipations, pour me recueillir en vous. Vous prenez aujourd'hui le très-saint Nom de JÉSUS, et vous ne le prenez pas en vain. Vous montrez par les effets que vous êtes digne de le porter. Rendez-moi digne, Seigneur, de le prononcer, de le respecter, de l'adorer, de l'invoquer avec confiance, et encore plus d'imiter ce que vous avez fait pour en remplir la signification. Ma vie s'avance, ô mon Dieu ! Je commence une nouvelle année, avec l'incertitude d'en voir la fin. Il est temps de penser à moi, et d'être tout à vous. Je vous demande la grâce d'y être efficacement, sans retard et sans réserve.


Reportez-vous à De la Circoncision, Instruction sur la CirconcisionLe premier jour de l'année avec le Père AvrillonDévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 9e Méditation : Gloire à Dieu au plus haut des Cieux, et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 7e Méditation : Tout à coup l'Ange du Seigneur parut auprès d'eux, Salutation à Marie et à Jésus naissantSur la vaine curiositéLitanies du Saint Enfant-Jésus, Méditation pour la Fête de Noël : Vous trouverez un Enfant enveloppé de langes, et couché dans une Crèche, Instruction sur la Fête de Noël, Pratique de la Dévotion à l'enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 1re Méditation : Marie s'étant rendue avec Joseph à Bethléem, le temps de son divin enfantement arriva, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 2e Méditation : Je vous annonce un grand sujet de Joie, il vous est né aujourd'hui un Sauveur, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 3e Méditation : Marie mit au monde son fils premier-né, et l'enveloppa de langes, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 4e Méditation : Marie, après avoir enveloppé de langes le saint Enfant, le coucha dans la crèche, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 5e Méditation : Voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un enfant enveloppé de langes et couché dans une crèche, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 6e Méditation : Il y avait là aux environs des bergers qui veillaient et se relevaient les uns les autres pendant la nuit, pour la garde de leurs troupeaux, Litanies du Saint Enfant-Jésus, Dévotion au Saint Enfant-Jésus : Prière d'amour et Consécration, Méditation sur la Nativité, Méditation sur l’Épiphanie : Les Mages confessent Jésus-Christ devant les hommes, Méditation sur l’Épiphanie : Les Mages à Jérusalem, Méditation pour l’Épiphanie : La vocation des mages prédite et figurée, notre vocation à la foi de Jésus-Christ, Méditation sur l’Épiphanie : Les Rois-Mages, Remerciement, offrande et prière au Verbe de Dieu incarné, pour l'Octave de l'Épiphanie, et Méditation sur l’Épiphanie.















Instruction sur la Circoncision



Extrait de "L'Esprit de l’Église dans le cours de l'année Chrétienne" :




À peine Jésus-Christ est-il né, qu'il se dispose à verser son Sang pour nous, et il le répand en effet au bout de huit jours, dans la Cérémonie douloureuse de la Circoncision. Il est né sous la forme d'un esclave, et il prend aujourd'hui la forme, et la place d'un pécheur. On lui donne aujourd'hui le saint Nom de Jésus. Ce Nom adorable qui a été donné du Ciel par le même Ange qui annonça à la Sainte Vierge le Mystère de l'Incarnation. Ce Nom signifie Sauveur, et Jésus commence en effet à en exercer la fonction par la plaie douloureuse qui lui est faite. Il en coute infiniment au Fils de Dieu pour être Sauveur, et nous voudrions, lâches que nous sommes, qu'il ne nous en coutât rien pour être sauvés.
À la place de la Circoncision Jésus-Christ a établi le Baptême de la Loi nouvelle. C'est ainsi qu'il prend pour lui ce qu'il y a de plus pénible, et qu'il nous laisse ce qu'il y a de plus facile et de plus doux. Il désire cependant, comme remarque saint Paul, qu'au lieu de la Circoncision corporelle, qu'il a abolie, après qu'il en a éprouvé la rigueur, nous exercions dans nous-mêmes la circoncision spirituelle ; la circoncision du cœur et des sens par le retranchement de tout ce que le péché ajoute à l'ouvrage du Créateur, et par l'éloignement absolu de tout ce qui déplait à Dieu dans notre conduite.
Nous venons de finir l'année qui a précédé, et nous en commençons une nouvelle. Voilà l'image de notre vie ; excepté qu'à la fin du dernier de nos jours, ce sera l'éternité qui commencera. Que ferions-nous, et comment vivrions-nous, si nous étions persuadés, à n'en pouvoir douter, que cette année sera pour nous la dernière, et que nous ne verrons pas celle qui la doit suivre ? Jésus-Christ a voulu marquer de son Sang le commencement, et pour ainsi dire, l'entrée de nos années, pour nous faire comprendre qu'elles sont des années de grâces et de miséricorde ; comme l'entrée des maisons des israélites dans l'Égypte fut autrefois marquée du sang de l'Agneau Pascal, afin d'en éloigner l'Ange exterminateur, qui devait tuer les premiers-nés.



Reportez-vous à Méditation sur la Circoncision, De la Circoncision, Le premier jour de l'année avec le Père AvrillonDévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 9e Méditation : Gloire à Dieu au plus haut des Cieux, et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 7e Méditation : Tout à coup l'Ange du Seigneur parut auprès d'eux, Salutation à Marie et à Jésus naissant, Litanies du Saint Enfant-Jésus, Méditation pour la Fête de Noël : Vous trouverez un Enfant enveloppé de langes, et couché dans une Crèche, Instruction sur la Fête de Noël, Pratique de la Dévotion à l'enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 1re Méditation : Marie s'étant rendue avec Joseph à Bethléem, le temps de son divin enfantement arriva, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 2e Méditation : Je vous annonce un grand sujet de Joie, il vous est né aujourd'hui un Sauveur, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 3e Méditation : Marie mit au monde son fils premier-né, et l'enveloppa de langes, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 4e Méditation : Marie, après avoir enveloppé de langes le saint Enfant, le coucha dans la crèche, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 5e Méditation : Voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un enfant enveloppé de langes et couché dans une crèche, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 6e Méditation : Il y avait là aux environs des bergers qui veillaient et se relevaient les uns les autres pendant la nuit, pour la garde de leurs troupeaux, Litanies du Saint Enfant-Jésus, Dévotion au Saint Enfant-Jésus : Prière d'amour et Consécration, Méditation sur la Nativité, Méditation sur l’Épiphanie : Les Mages confessent Jésus-Christ devant les hommes, Méditation sur l’Épiphanie : Les Mages à Jérusalem, Méditation pour l’Épiphanie : La vocation des mages prédite et figurée, notre vocation à la foi de Jésus-Christ, Méditation sur l’Épiphanie : Les Rois-Mages, Remerciement, offrande et prière au Verbe de Dieu incarné, pour l'Octave de l'Épiphanie, et Méditation sur l’Épiphanie.