Précipité par l'épée victorieuse de saint Michel, Lucifer devenu Satan, est tombé comme la foudre (Saint Luc, X, 18) au sein de ce feu inextinguible allumé pour lui et pour tous les autres révoltés (Saint Matthieu, XXV, 41). Vaincu dans le ciel, mais non anéanti, il poursuit toujours ici-bas, la réalisation de cet orgueilleux défi qu'il porta dès le commencement (Isaïe, XIV). « Je serai semblable au Très Haut », je me ferai adorer. Ruiner toute l'économie de l'Incarnation, se substituer à l'Homme-Dieu ; telle sera l'œuvre de Satan jusqu'au jour réservé par l'Éternel (IIe Saint Pierre, II, 4). Pour réussir dans cet effroyable projet, il a mis au service d'une rage que double le désespoir toutes les ressources de sa puissante nature ; car il faut bien le savoir, tombé de si haut tout est resté entier en lui : force, énergie, intelligence, excepté la justice et la sainteté. Comme un roi ou un chef d'armée, il commande à ses infernales légions, et chacun de ses soldats, portant avec lui la flamme qui le dévore, s'en va au poste assigné. Ils remplissent l'air (Ephès, II, 2) de leur effrayante multitude et essayent d'établir sur toute la terre leur dévastatrice domination.
Mais sur la terre comme dans le ciel, saint Michel vient avec ses anges combattre Lucifer et ses légions perverses, et « prendre soin des élus (Héb., I, 14). » Il députe « les esprits administrateurs et les envoie en mission (Héb., I, 14) » porter le secours de leur défense là où l'Archange déchu a envoyé ses satellites. C'est ce que nous apprend le prophète Zacharie (Zach., I, 7 et suiv.) : « Dans une vision nocturne, dit-il, j'avais sous les yeux un cavalier monté sur un cheval de couleur fauve, arrêté dans une vallée au milieu d'un bois de myrtes. Plus loin j'apercevais d'autres cavaliers montés sur des chevaux de diverses couleurs. Qui sont ces cavaliers ? demandai-je. Celui qui était dans le bois de myrtes répondit : ce sont les envoyés auxquels Jéhovah a donné mission de parcourir la terre. — Ces cavaliers venaient tous rendre compte de leur mission à l'ange qui se tenait dans le bois de myrtes. »
La tradition tout entière s'expliquant par la bouche de saint Jérôme (Comment., sur Zach., liv. I, ch. 1 ), a reconnu dans ce cavalier placé au milieu des myrtes, saint Michel chef des armées de Jehovah. C'est par lui que les anges gardiens des nations reçoivent les ordres divins, c'est à lui qu'ils viennent rendre compte de leur exécution. Ce grand Prince, comme un général sur le champ de bataille, dirige ses vaillantes légions vers les points menacés et repousse victorieusement l'ennemi hors des frontières du peuple de Dieu ; car c'est lui qui en est le protecteur, le défenseur officiel. Tous les témoignages sont d'accord pour lui reconnaître ce titre ; ce sont les anges eux-mêmes qui sont venus nous le révéler par la bouche de Gabriel : Michaël princeps magnus, qui stat pro filiis populi tui (Dan., XII, 1) ; c'est la Liturgie qui le chante, ce sont les docteurs qui le prêchent, ce sont tous les cœurs catholiques qui l'acclament : Sancte Michaël Archangele, defende nos in prælio.
Jamais combat sur la terre ne fut plus long et plus acharné. Il a commencé avec la création de l'homme, il ne prendra fin qu'avec le dernier jour du monde. Bien des fois la victoire a paru pencher du côté de Lucifer, mais au moment où celui-ci comptait sur le triomphe, un cri parti des profondeurs des cieux : Quis ut Deus ? est toujours venu briser sa force et anéantir ses premiers succès.
Il n'est pas facile de déterminer d'une manière indubitable, quels actes dans le protectorat de l’Église, appartiennent à l'intervention particulière et personnelle de saint Michel lorsque celui-ci ne se révèle point sous son nom propre. Cependant nous pourrons au moyen de la tradition et des interprètes de l'Écriture et aussi de certains principes indiscutables, reconnaître ce qui est le fait de son action tutélaire.
Et d'abord étant établi par les témoignages les plus authentiques qu'il est l'ange gardien de l’Église, c'est à lui qu'il faut attribuer tout ce qui concerne cet office ; et lorsque Dieu dit qu'il enverra son Ange, c'est bien de saint Michel qu'il s'agit.
Il est hors de conteste que toutes les apparitions divines dont parle l’Écriture étaient produites par le ministère des anges. « Sans doute, dit saint Augustin se faisant l'écho de toute la tradition (De la Trinité, liv. III, ch. XI), sans doute, je ne saurais expliquer comment Dieu y employa ses Anges, mais je n'hésite pas à dire qu'ils opérèrent ces diverses apparitions. Et en parlant ainsi, je ne le fais pas de moi-même, car je pourrais vous paraître peu sensé, moi qui m'efforce d'être « sage avec sobriété, et selon la mesure de la foi que Dieu m'a départie (Rom., XII, 3) ». Oui, comme dit encore le même apôtre, « j'ai cru, et c'est pourquoi j'ai parlé (II. Corin., IV, 13) ». Ici, en effet, je m'appuie sur l'autorité des saintes Écritures... Or dans l'épître aux Hébreux l'apôtre distingue la promulgation de la loi nouvelle de la loi ancienne ; il marque les convenances du temps et des siècles qui les séparent et il dit expressément que les prodiges et les voix du Sinaï furent l'œuvre des anges. Au reste, voici comment il s'exprime : « Tous les anges ne sont-ils pas des esprits qui servent le Seigneur, envoyés pour leur ministère en faveur de ceux qui hériteront du salut (Hébr., I, 14). » — « Peut-on désirer un témoignage plus formel que tout se fit alors par le ministère des anges et pour nous, c'est-à-dire pour le peuple de Dieu auquel est promis l'héritage de la vie éternelle ? » — Le grand docteur continuant à développer cette doctrine, montre comment les expressions de l'Écriture ne laissent aucun doute sur ce point. Pour ne citer qu'un exemple, nous lisons aux Actes des Apôtres (Actes, VII) : « L'Ange apparut à Moise au désert de la montagne de Sina, dans la flamme du feu d'un buisson... et comme Moise approchait pour considérer, la voix du Seigneur se fit entendre à lui, disant : Je suis le Dieu de tes pères, le Dieu d'Abraham , le Dieu d'Isaac et le Dieu de Jacob. » Ainsi l'historien sacré après avoir dit l'ANGE apparut, ne dit point la voix de l'ange se fit entendre, mais la voix du Seigneur, quoique ce fût celui qui apparaissait qui faisait entendre au nom de Dieu ces paroles : Je suis le Dieu d'Abraham, etc.
Saint Denys, bien longtemps avant saint Augustin, avait résumé ainsi les témoignages de l'Écriture sur ce sujet : « La loi, comme l'atteste la théologie, nous a été donnée par l'intermédiaire des anges, et, avant comme après la loi, les anges guidaient à Dieu nos illustres pères (Hier. cel., IV, §II), tantôt leur prescrivant leur conduite (Genèse, XXII, 12), tantôt, des erreurs d'une vie profane, les ramenant à la voie droite de la vérité (Act. ap., X, 3), tantôt leur découvrant en interprètes (Dan., VII, 16), soit les ordres sacrés des anges (Ezech., I ; Isa., VI), soit les secrètes visions des mystères célestes (II Cor., XII, 2 ; Apoc.), soit les divines prédictions (Matth., II, 13). »
Ceci posé, nous demanderons quel est ce glorieux esprit privilégié entre tous pour représenter à personne de Celui qui s'appelle le Seigneur, le Tout-Puissant à qui rien ne peut résister, celui-là qui est sans égal ? N'est-ce pas cet ange dont le nom signifie : « Qui est comme Dieu ? Michaël ? » Telle est la croyance de la tradition. Lorsqu'il s'agit d'œuvre divine par excellence, dit saint Grégoire le Grand (Homélie, XYXIV, sur les Évangiles), c'est toujours saint Michel que Dieu envoie.
Nous tirerons donc sans trop de témérité cette conclusion : Toutes les fois que Dieu apparait pour donner des ordres, faire des promesses ou des menaces à son peuple, c'est par l'intermédiaire du premier de ses anges lequel représente au plus haut degré son souverain domaine et ses infinies perfections, qu'il opère ces apparitions ou théophanies comme les appelle saint Denys ; toutes les fois que l'Écriture parle d'une intervention angélique, auprès du peuple de Dieu, c'est toujours au protecteur officiel de ce peuple qu'il faut l'attribuer.
C'est d'après ces principes que nous allons essayer d'esquisser l'histoire du protectorat de saint Michel.
Pour prévenir une objection qui pourrait naître dans l'esprit de nos lecteurs, nous ne prétendons point que notre grand Archange exerce toujours et immédiatement par lui-même les différentes fonctions que lui attribue la tradition. Il a sous ses ordres les autres esprits angéliques comme nous l'avons vu plus haut dans la vision du prophète Zacharie. Il agit avec leur concours et par leur intermédiaire. Mais c'est à lui que nous devons tout attribuer, comme on attribue la victoire au général qui était la tête d'une armée victorieuse, comme on attribue au prince les actes des ministres qui gouvernent sous ses ordres. Ainsi l'apôtre saint Jean rapportant au livre de ses Révélations la victoire des bons anges sur les mauvais, ne nomme que les chefs des deux partis : « Saint Michel et ses anges ; le Dragon et ses anges (Apocal., XII). »
Il paraîtra peut-être à certains de nos lecteurs que nous faisons à saint Michel une bien large part, trop large même dans le gouvernement du monde. Mais, nous le demandons, qu'on y réfléchisse. Sa mission étant de combattre Satan toujours et partout, son action ne doit-elle pas s'exercer partout où atteint celle de son adversaire ? S'il en était autrement, il serait dans un véritable état d'infériorité vis-à-vis de Lucifer. Ce que Lucifer est pour les esprits infernaux, saint Michel doit l'être pour les esprits célestes. Lucifer conspire toujours contre Dieu et est l'adversaire déclaré de l'homme ; adversarius vester diabolus tanquam leo rugiens circuit quoerens quem devoret (I saint Pierre, V, 8) ; saint Michel est le vengeur des droits de son Dieu et le protecteur de l'humanité.
Nous essaierons de dire comment il s'est acquitté de cette mission, et de quelle manière il l'accomplira jusqu'à ce moment où Dieu séparera pour toujours les combattants par ce chaos immense (Saint Luc, XVI, 28 — Inter nos et vos chaos magnum firmatum est) qu'on appelle l'éternité.
(Saint Michel Archange, Protecteur de l’Église et de la France, Sa
lutte avec Lucifer dans le passé, le présent et l'avenir, ses
apparitions et son culte, Abbé Eugène Soyer, 1879)
Reportez-vous à Saint Michel, ange protecteur de l'Église, Saint Michel, premier des anges, Michael ? sens de ce mot, titre de gloire pour celui qui l'a prononcé, Les Anges dans l'épreuve, Le combat de Saint Michel contre Satan continue sur terre, Quelles sont les plus célèbres apparitions des Anges dans l'Ancien Testament ?, De l'amour que les Saints Anges portent aux hommes, L'Ange à la garde duquel nous sommes confiés, Quels sont les plus excellents parmi les chœurs des Anges ?, Les saints Anges sont-ils bien nombreux ?, Sous quels traits les saintes Écritures nous représentent-elles les saints Anges ?, Prière à saint Michel Archange, Du culte et de la vénération qui est due à l'Archange Saint Michel, Méditation pour la Fête de Saint Michel et de tous les saints Anges, Neuvaine à Saint Michel, Du combat des bons Anges contre les mauvais, Méditation pour la Fête des Saints Anges Gardiens, Pieuses invocations à l'Ange Gardien, Litanie de Saint Michel Archange, Puissance de Saint Michel au jugement dernier, Secours de Saint Michel à l'heure de la mort, Chapelet à Saint Michel Archange, Litanie de Saint Gabriel Archange, Prière à Saint Gabriel Archange, Avoir
une grande dévotion à saint Michel, à saint Gabriel, à saint Raphaël,
et aux autres quatre Anges qui sont auprès du trône de Dieu, Prière à Saint Raphaël Archange, Litanie de Saint Raphaël Archange, Neuvaine à l'Archange Raphaël, Méditation pour la Fête de Saint Raphaël Archange, Lecture
du livre de Tobie (12, 7-15) : S'il est bon de tenir cachés les secrets
des rois, c'est un honneur que de faire connaître et proclamer les
œuvres de Dieu, Méditation pour le 3 Septembre, Saint Raphaël conduisant le jeune Tobie, Manière dont les Anges Gardiens s'acquittent de leurs fonctions envers les hommes, Les Saints Anges, fidèles Gardiens des Temples, Les saints Anges Gardiens montrent le chemin du salut, Apprenez de votre bon Ange la science du salut, De la Dévotion aux saints Anges et de l'esprit d'une Association en leur honneur, C'est en tout temps qu'on a invoqué dans l'Église les Anges et les Martyrs, De l'Excellence de la nature Angélique, La grâce des hommes, quoique inférieure à celle des Anges, a des avantages qui la relèvent infiniment, De la principale occupation des Anges, qui est de louer Dieu, et de leur Nombre, Saint Raphaël, Modèle de l'Ange gardien préposé à la garde de chaque homme, Confiance de Saint Jean-François Régis en la protection de son Ange gardien, Du grand Amour du Père Surin pour les Saints Anges, dans l'union avec notre Seigneur Jésus-Christ, VIE CHRÉTIENNE : Dévotion envers les saints Anges, saint Joseph et les autres Saints ; Voyage de piété, Sermon
du Saint Curé d'Ars pour la Fête des Saints Anges Gardiens : Les anges
de ces petits enfants voient sans cesse la face de mon Père céleste, Méditation pour le 2 septembre, Sur les Saints Anges Gardiens, Des exercices de piété, par le R.-P. Jean-Joseph Surin : Quels exercices de piété prescrivez-vous à l'honneur des Anges ?, Méditation pour le 1er septembre, Les Saints Anges Gardiens, Consécration à tous les Saints Anges, Prières à tous les Saints Anges, Oraison aux neuf Chœurs des saints Anges, Travailler à la conversion des âmes et à leur soulagement dans les flammes du Purgatoire, en l'honneur des saints Anges, Pratiquer quelque vertu, ou s'abstenir de quelque vice en l'honneur des Saints Anges, Avoir une grande confiance en la protection des saints Anges, et recourir à eux en tous ses besoins corporels et spirituels, Autres pratiques pour honorer plus spécialement les saints Anges, et célébrer les fêtes avec tous les respects possibles, Faire des neuvaines en l'honneur des neuf Chœurs des Anges, Chapelet du Saint Ange gardien, Converser intérieurement avec les saints Anges, Jésus crucifié est le Livre des Élus, La réalité des apparitions angéliques, Avoir une dévotion singulière aux Anges, Archanges et Principautés, Honorer principalement les Puissances, les Vertus et les Dominations, Avoir de profonds respects, et des amours extraordinaires pour les Trônes, les Chérubins et les Séraphins, La protection des saints Anges contre les démons, particulièrement au sujet de leurs différentes tentations, Litanies de l'Ange Gardien, Et Michel et ses anges combattaient contre le Dragon, La puissance des démons réglée par la sagesse divine, Discernement des esprits : ce qu'on entend par esprits, combien on en compte et comment ils se forment, Tous les hommes sont assistés des Saints Anges, Les Saints Anges nous assistent dans les choses temporelles, Les perfections admirables de ces sublimes intelligences, Les Saints Anges font tout ce qui peut se faire pour le bien des hommes, Litanie aux Saints Anges Gardiens, Discernement des esprits, et Les Anges, princes et gouverneurs de la grande cité du bien.
mercredi 6 octobre 2021
Sur la terre comme dans le ciel, saint Michel vient avec ses anges combattre Lucifer et ses légions perverses, et prendre soin des élus
vendredi 1 octobre 2021
Michael ? sens de ce mot, titre de gloire pour celui qui l'a prononcé
Mi-cha-el ? Quis est Deus ? ce nom fut donné à celui qui le premier l'avait fait entendre.
On se fait gloire d'un nom, d'un titre conquis sur un champ de bataille, par une action d'éclat, par un prodige de valeur, nom qui rappellera à la postérité la plus reculée la mémoire d'une signalée victoire. Que dire de celui-ci ? C'est sur le premier et plus grand champ de bataille qu'il a été conquis contre le plus puissant ennemi de Dieu. C'est l'apôtre saint Jean qui l'affirme. « Il se donna, dit-il, un grand combat dans le ciel. Michel et ses anges combattaient contre le Dragon et le Dragon combattait avec ses anges (Apoc. XII). » Y eut-il jamais, en effet, combat plus grand à quelque point de vue qu'on l'envisage ? Vit-on jamais lutter les unes contre les autres de plus nombreuses et plus puissantes légions ? Jamais bataille a-t-elle produit des résultats en même temps plus heureux pour les vainqueurs, et plus épouvantables pour les vaincus ? C'est la troupe infernale qui, foudroyée par ce cri victorieux : Quis ut Deus ? tombe rapide comme l'éclair, dans l'abîme creusé par la vengeance divine : Videbam Satanam sicut fulgur de coelo cadentem ; et les résultats de cette gigantesque bataille sont éternels. Proelium magnum. Ce combat est grand surtout par la vérité qui en fut l'objet. Pour diviser le ciel en deux camps irréconciliables, pour entraîner dans l'abîme la troisième partie des anges, pour assurer à jamais la félicité des autres, il faut que la vérité en litige ait été un dogme fondamental ; aussi est-ce l'enseignement des Pères et des théologiens (Saint Thomas, Suarez, Viguier, Catharin, Ruard, Molins, Cornelius a Lapide, etc.) qu'il s'agit du mystère de l'Incarnation et par conséquent de l'exaltation de la nature humaine dans l'Homme-Dieu et la Vierge-Mère, au-dessus de la nature angélique.
Comment, en effet, s'exprime saint Paul, parlant du Christ ? « Lorsqu'il l'introduisit de nouveau dans le monde, il dit : Que tous ses anges l'adorent. » Pourquoi demanderons-nous, ce mot de nouveau ? Parce que le Père éternel avait déjà introduit une première fois son Fils dans le monde, lorsqu'il le présenta dès le commencement à l'adoration des anges. Il l'introduisit la seconde fois lorsqu'il l'envoya sur la terre pour s'incarner effectivement (cette explication est de Catharin, une des gloires théologiques du concile de Trente). — Le Sauveur dit de Satan « qu'il fut homicide dès le commencement (Saint Jean, VIII). » Nulle expression ne peut nous faire mieux comprendre cette haine sans égale que Satan a vouée au Verbe-Incarné le premier jour que celui-ci fut présenté à ses adorations.
Quelle idée nous ferons-nous de ce combat ? » Il ne faut pas s'imaginer dans ce combat, dit Bossuet, ni des bras de chair, ni des armes matérielles, ni du sang répandu comme parmi nous ; c'est un conflit de pensées et de sentiments. L'ange d'orgueil, qui est appelé le dragon, soulevait les anges et disait : « Nous serons heureux en nous-mêmes, et nous ferons comme Dieu notre volonté. Et Michel disait au contraire : Qui est comme Dieu ? qui se peut égaler à lui ? d'où lui est venu le nom de Michel ; c'est-à-dire qui est comme Dieu ? mais qui doute, dans ce combat, que le nom de Dieu ne l'emporte ? Que pouvez-vous, faibles esprits ; faibles, dis-je, par votre orgueil ? Que pouvez-vous contre l'humble armée du Seigneur qui se rallie à ce mot : Qui est comme Dieu ? Vous tombez du ciel comme un éclair ; et votre place, qui était si grande, y demeure vide. Oh ! quel ravage y a fait votre désertion ! Quels vastes espaces demeurent vacants ! ils ne le seront pas toujours, et Dieu créera l'homme pour remplir ces places que votre désertion a laissées vacantes. Fuyez, troupe malheureuse. Qui est comme Dieu ? Fuyez devant Michel et devant ses anges (Élevat., IV sem., IIIe élév.). » Ce fut, en effet, avec cette parole invincible : Qui est comme Dieu ? que le prince saint Michel précipita du ciel Lucifer, ce grand dragon, ce serpent ancien appelé diable et satan, qui séduit tout le monde, et de sa main victorieuse il lui incrusta au front le signe indélébile de la réprobation. Les anges répètent encore le cri de saint Michel lorsqu'ils combattent les démons, et ce cri les met en fuite.
Qui est comme Dieu ? c'est là en effet la plus haute raison qui puisse obliger une créature intelligente à demeurer ferme et inébranlable dans le service de Dieu. Y a-t-il une considération plus puissante pour tenir dans le devoir et les anges et les hommes, pour les faire résister à toutes sortes de tentations, que ce sentiment profond de la grandeur de Dieu ? Qui est comme Dieu ? Cette considération en vaut mille autres. Elle adoucit toutes les difficultés du service de Dieu ; elle fait comprendre à la créature intelligente que son plus grand bonheur consiste à obéir à la volonté d'une si sublime majesté. Qui est comme Dieu ? Cette sentence est la racine et la source de toute sainteté. Elle renferme la plus grande louange que l'on puisse donner au Tout-Puissant, le plus sublime éloge que l'on puisse attribuer au Créateur ; car dire : Quis ut Deus ? c'est louer en un seul mot toutes ses perfections et c'est les louer avec un rehaussement, un éclat et une éminence infinies. Quis ut Deus ? Qui est grand comme Dieu ? Qui est puissant comme Dieu ? Qui est sage, bon, juste, miséricordieux, saint, infini, incompréhensible, admirable, digne de louanges et redoutable comme Dieu ? dire : Quis ut Deus ? c'est dire qu'il est singulier, unique et incomparable en toutes ses perfections, que lui seul en est doué, que lui seul a l'être, que lui seul est Jéhovah. Quis ut Deus ? c'est-à-dire tout ce qui a été, tout ce qui est, tout ce qui sera à jamais, tout ce qui peut être n'est rien, puisqu'il n'y a aucune créature et qu'il ne peut y en avoir aucune qui puisse être comparée au Créateur.
Telles furent les armes avec lesquelles le glorieux saint Michel remporta la plus signalée victoire qu'aient jamais enregistrée les annales angéliques et humaines.
Il n'y a pas de meilleur moyen d'honorer un prince ou un général victorieux que de célébrer ses exploits sous toutes les formes du langage humain ; aussi la poésie et l'éloquence se sont-elles plues à chanter, à exalter le grand triomphateur, le coryphée des armées célestes ; et l'Église trouve que l'on ne peut rien dire de trop à la gloire de l'archange Michel qui montra un si grand courage dans le combat. Multa magnalia de Michaele archangelo qui fortis in praelio fecit victoriam (3e antienne du 3e nocturne de l'office de saint Michel). C'est aussi dans le même but que de toutes parts, sur tous les points du globe, on a élevé des statues qui nous le montrent dans l'attitude du triomphe transperçant son ennemi terrassé sous son pied victorieux. L'Église, en effet, ne pouvait pas moins faire que les peuples : ceux-ci élèvent sur les places les plus fréquentées de leurs villes, des statues et des monuments commémoratifs lesquels rappelleront aux générations les plus reculées les noms de leurs bienfaiteurs et sauveurs. Le triomphe de saint Michel était celui de l'Église, ainsi que nous le dirons bientôt.
Selon la pensée d'un écrivain que l'on croit être saint Ambroise, l'Archange était aussi dans ce combat glorieux, la première figure du Christ. Michel combattit le Dragon pour le salut de tous les élus ; le Christ, par ses prédications, ses souffrances et sa mort, combattit pour le salut du genre humain. Les anges fidèles combattirent avec Michel ; et les apôtres unis au Christ combattirent le Dragon en prêchant, en faisant des miracles et en mourant martyrs pour le nom de Jésus.
Le Dragon combattit avec ses anges contre Michel ; et Satan avec la multitude des démons combattit ainsi contre le Christ, en poussant les Juifs à le mettre à mort. Et ce ne fut pas seulement contre l'Archange que le Dragon dirigea ses attaques ; ce fut encore contre les anges fidèles : ainsi par l'intermédiaire des juifs et des païens devenus ses satellites, Satan a poursuivi avec rage et persécuté jusqu'à la mort les apôtres du Christ. Mais sur la terre, comme dans le ciel, Satan a été le plus faible : il n'a pu vaincre ni le Christ ni ses apôtres ; et les moyens qu'il croyait les meilleurs pour lui assurer la victoire, ont été la cause de sa défaite. Ainsi par la prédication des apôtres, il a été chassé du ciel ; je veux dire du cœur des élus la vraie image du ciel sur la terre.
(Saint Michel Archange, Protecteur de l’Église et de la France, Sa
lutte avec Lucifer dans le passé, le présent et l'avenir, ses
apparitions et son culte, Abbé Eugène Soyer, 1879)
Reportez-vous à Les Anges dans l'épreuve, De l'amour que les Saints Anges portent aux hommes, Le combat de Saint Michel contre Satan continue sur terre, Quelles sont les plus célèbres apparitions des Anges dans l'Ancien Testament ?, L'Ange à la garde duquel nous sommes confiés, Quels sont les plus excellents parmi les chœurs des Anges ?, Les saints Anges sont-ils bien nombreux ?, Sous quels traits les saintes Écritures nous représentent-elles les saints Anges ?, Prière à saint Michel Archange, Du culte et de la vénération qui est due à l'Archange Saint Michel, Méditation pour la Fête de Saint Michel et de tous les saints Anges, Neuvaine à Saint Michel, Du combat des bons Anges contre les mauvais, Méditation pour la Fête des Saints Anges Gardiens, Pieuses invocations à l'Ange Gardien, Litanie de Saint Michel Archange, Puissance de Saint Michel au jugement dernier, Secours de Saint Michel à l'heure de la mort, Chapelet à Saint Michel Archange, Litanie de Saint Gabriel Archange, Prière à Saint Gabriel Archange, Avoir
une grande dévotion à saint Michel, à saint Gabriel, à saint Raphaël,
et aux autres quatre Anges qui sont auprès du trône de Dieu, Prière à Saint Raphaël Archange, Litanie de Saint Raphaël Archange, Neuvaine à l'Archange Raphaël, Méditation pour la Fête de Saint Raphaël Archange, Lecture
du livre de Tobie (12, 7-15) : S'il est bon de tenir cachés les secrets
des rois, c'est un honneur que de faire connaître et proclamer les
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du Saint Curé d'Ars pour la Fête des Saints Anges Gardiens : Les anges
de ces petits enfants voient sans cesse la face de mon Père céleste, Méditation pour le 2 septembre, Sur les Saints Anges Gardiens, Des exercices de piété, par le R.-P. Jean-Joseph Surin : Quels exercices de piété prescrivez-vous à l'honneur des Anges ?, Méditation pour le 1er septembre, Les Saints Anges Gardiens, Consécration à tous les Saints Anges, Prières à tous les Saints Anges, Oraison aux neuf Chœurs des saints Anges, Travailler à la conversion des âmes et à leur soulagement dans les flammes du Purgatoire, en l'honneur des saints Anges, Pratiquer quelque vertu, ou s'abstenir de quelque vice en l'honneur des Saints Anges, Avoir une grande confiance en la protection des saints Anges, et recourir à eux en tous ses besoins corporels et spirituels, Autres pratiques pour honorer plus spécialement les saints Anges, et célébrer les fêtes avec tous les respects possibles, Faire des neuvaines en l'honneur des neuf Chœurs des Anges, Chapelet du Saint Ange gardien, Converser intérieurement avec les saints Anges, Jésus crucifié est le Livre des Élus, La réalité des apparitions angéliques, Avoir une dévotion singulière aux Anges, Archanges et Principautés, Honorer principalement les Puissances, les Vertus et les Dominations, Avoir de profonds respects, et des amours extraordinaires pour les Trônes, les Chérubins et les Séraphins, La protection des saints Anges contre les démons, particulièrement au sujet de leurs différentes tentations, Litanies de l'Ange Gardien, Et Michel et ses anges combattaient contre le Dragon, La puissance des démons réglée par la sagesse divine, Discernement des esprits : ce qu'on entend par esprits, combien on en compte et comment ils se forment, Tous les hommes sont assistés des Saints Anges, Les Saints Anges nous assistent dans les choses temporelles, Les perfections admirables de ces sublimes intelligences, Les Saints Anges font tout ce qui peut se faire pour le bien des hommes, Litanie aux Saints Anges Gardiens, Discernement des esprits, et Les Anges, princes et gouverneurs de la grande cité du bien.
samedi 6 mars 2021
LA SAGESSE ÉTERNELLE DANS LA CRÉATION, ET APRÈS LA CHUTE DE L’HOMME
LA SAGESSE ÉTERNELLE DANS LA CRÉATION
« La Sagesse a commencé d’éclater hors du sein de Dieu… lorsqu’elle a fait la lumière, le Ciel et la terre. Saint Jean dit que tout a été fait par le Verbe, c’est-à-dire la Sagesse Éternelle : Omnia per ipsum facta sunt (I, 3). Elle est la mère et l’ouvrière de toutes choses : Horum omnium mater est. Omnium artifex Sapientia… (Sap. VII, 12 et 21).
Cette Beauté souverainement droite, après avoir créé le monde, y a mis la belle ordonnance que nous admirons. Elle a séparé, elle a composé, elle a ajouté, elle a compté tout ce qui est. Elle a étendu les Cieux ; elle a placé le soleil, la lune, les étoiles et les planètes avec ordre. Elle a posé les fondements de la terre ; elle a donné des bornes et des lois à la mer et aux ondes jaillissant des hauteurs. Elle a formé les montagnes ; elle a tout pesé et balancé jusqu’aux fontaines. Enfin, dit-elle, j’étais avec Dieu, et je réglais toutes choses avec une justesse si parfaite que c’était une espèce de jeu que je jouais pour me divertir et divertir mon Père : Cum eo eram cuncta componens ; et delectabar per singulos dies, ludens coram eo omni tempore, uldens in orbe terrarum (Prov. VIII, 30, 31).
Ce jeu ineffable de la divine Sagesse se voit, en effet, dans les différentes créatures de l’univers. Car, sans parler des différentes espèces d’anges, qui sont, pour ainsi dire, infinis en nombre ; sans parler des différentes grandeurs des étoiles, ni des différents tempéraments des hommes, quel admirable changement ne voyons-nous pas dans les saisons et dans les temps, quelle variété d’instincts dans les animaux, quelles différentes espèces dans les plantes, quelles différentes beautés dans les fleurs, quels différents goûts dans les fruits ! Quis sapiens, et intelliget haec ? (Ps. CVI, 43). Qui est celui à qui la Sagesse s’est communiquée ? Celui-là seul aura l’intelligence de ces mystères de la nature.
La Sagesse les a révélés aux saints, comme nous voyons dans leurs vies, et ils ont été quelquefois si surpris de voir la beauté, la douceur et l’ordre de la divine Sagesse dans les plus petites choses, comme une abeille, une fourmi, un épi de blé, une fleur, un petit ver de terre, qu’ils en tombaient dans l’extase et le ravissement » (ASE, N° 31-34).
Admirer dans la nature, au cours des saisons comme au long des jours, ces merveilles de l’Éternelle Sagesse ; en profiter chaque fois pour la remercier, la bénir d’un élan du cœur, c’est porter en soi une âme d’oraison.
« Si la puissance et la douceur de la sagesse Éternelle a tant éclaté dans la création, la beauté et l’ordre de l’univers, elle a brillé bien davantage dans la création de l’homme, puisqu’il est son admirable chef-d'œuvre, l’image vivante de sa beauté et de ses perfections, le grand vaisseau de ses grâces, le trésor admirable de ses richesses, et son représentant unique sur la terre : Sapientia tua fecisti hominem, ut dominaretur omni creaturae quae a te facta est (Sap. IX, 2) » (N° 35).
Saint Louis-Marie de Monfort écrit ici, à la gloire de cette puissante Ouvrière, une page magnifique sur la beauté et l’excellence originelle de l’homme : « Elle fit, pour ainsi dire, des copies et expressions brillantes de sont entendement, de sa mémoire et de sa volonté, et les donna à l’âme de l’homme pour être le portrait vivant de la Divinité. Elle alluma dans son cœur un incendie de pur amour pour Dieu ; elle lui forma un corps tout lumineux, et elle renferma en lui, comme en raccourci, toutes les perfections différentes des anges et des autres créatures.
« Tout dans l’homme était lumineux sans ténèbres, beau sans laideur, pur sans souillures, réglé sans désordre et sans aucune tache ni imperfection. Il avait pour apanage la lumière de la sagesse dans son esprit, par laquelle il connaissait parfaitement son Créateur et ses créatures ; il avait la grâce de Dieu dans son âme, par laquelle il était innocent et agréable aux yeux du Très-Haut. Il avait dans son corps l’immortalité. Il avait le pur amour de Dieu dans son cœur sans crainte de la mort, par lequel il l’aimait continuellement sans relâche, et purement pour l’amour de lui-même. Enfin, il était si divin, qu’il était continuellement hors de lui-même, transporté en Dieu, sans qu’il eût aucune passion à vaincre ni aucun ennemi à combattre ! O libéralité de la Sagesse Éternelle envers l’homme ! O heureux état de l’homme dans son innocence ! » (N° 37-38).
Mais voilà que l’homme pèche et perd cette innocence, cette beauté, cette immortalité. Il perd tous les biens qu’il avait reçus. Il se voit condamné à la mort, chassé du paradis terrestre et de la présence de Dieu. Il voit la justice de Dieu qui le poursuit avec sa postérité ; il voit le Ciel fermé et l’enfer ouvert, et personne pour lui ouvrir l’un et fermer l’autre.
Que va faire la Sagesse Éternelle ?
LA SAGESSE ÉTERNELLE APRÈS LA CHUTE DE L’HOMME
« Elle est vivement touchée du malheur du pauvre Adam et de tous ses descendants. Elle voit, avec un grand déplaisir, son vaisseau d’honneur brisé, son portrait déchiré, son chef-d'œuvre détruit, son représentant sur la terre renversé. Elle prête tendrement l’oreille à sa voix gémissante et à ses cris. Elle voit avec compassion les sueurs de son front, les larmes de ses yeux, les peines de ses bras, la douleur de son cœur et l’affliction de son âme.
« Il me semble voir cette aimable Souveraine rappeler et assembler une seconde fois, pour ainsi dire, la Sainte Trinité, pour réparer l’homme, comme elle avait fait pour le former. Il me semble que, dans ce grand conseil, se livre une espèce de combat entre la Sagesse Éternelle et la Justice de Dieu.
« La Sagesse dit qu’à la vérité l’homme mérite, par son péché, le sort des anges rebelles, mais qu’il faut avoir pitié de lui, parce qu’il a plus péché par faiblesse et ignorance que par malice. Elle représente, d’un côté, que c’est un grand dommage qu’un chef-d'œuvre si accompli demeure pour jamais l’esclave de son ennemi, et que des millions d’hommes soient à jamais perdus par le péché d’un seul. Elle montre, de l’autre, les places du Ciel vacantes par la chute des anges apostats, qu’il est à propos de remplir, et la grande gloire que Dieu recevra dans le temps et l’éternité si l’homme est sauvé.
« La Justice répond que l’arrêt de mort est porté contre l’homme et ses descendants, et qu’il doit être exécuté sans remise et sans miséricorde… ; que l’homme est un ingrat pour les bienfaits qu’il a reçus, qu’il a suivi le démon en sa désobéissance et son orgueil, et qu’il le doit suivre sans ses châtiments, parce qu’il faut nécessairement que le péché soit puni.
« La Sagesse Éternelle, voyant qu’il n’y avait rien dans l’univers qui fût capable d’expier le péché de l’homme, de payer la Justice et d’apaiser la colère de Dieu, et voulant cependant sauver l’homme qu’elle aimait d’inclination, trouve un moyen admirable. Chose étonnante, amour incompréhensible qui va jusqu’à l’excès, cette aimable et souveraine Princesse s’offre elle-même en sacrifice à son Père pour payer sa justice, pour calmer sa colère et pour nous retirer de l’esclavage du démon et des flammes de l’enfer, et nous mériter une éternité de bonheur.
« Son offre est acceptée. Le conseil en est pris et arrêté : la Sagesse Éternelle, ou le Fils de Dieu, se fera homme dans le temps convenable et dans les circonstances marquées » (N° 41-46).
En attendant ce temps de son Incarnation, elle témoignera de toutes manières, aux descendants d’Adam, l’amitié qu’elle leur porte, le grand désir qu’elle a de leur communiquer ses faveurs et de s’entretenir avec eux : « Mes délices, a-t-elle dit, sont d’être avec les enfants des hommes ». Deliciae meae esse cum filiis hominum (Prov. VIII, 34).
De la sorte, elle a préservé de la damnation tous ceux qui ont eu foi en sa venue. Elle a conservé Adam et l’a délivré de sa faute par le repentir et l’expiation. Lorsque le déluge inonda la terre à cause de Caïn et de sa descendance perverse, elle sauva encore le monde en gouvernant le juste Noé, toujours docile à ses ordres. Avant Noé et après lui, c’est elle qui forma tous les saints Patriarches, gardiens et transmetteurs de la Révélation primitive.
Lorsque les nations conspirèrent ensemble pour s’abandonner au mal, elle s’est préparé, en la personne d’Abraham, un peuple de croyants. Elle le retira de la Chaldée, son milieu d’origine, pour le fixer en terre chananéenne, dans ce pays qui la verrait s’incarner (Sap. X).
L’auteur de l’Ecclésiastique (ch. XXIV) nous la montre établissant sa résidence en Israël, chez le peuple élu :
Chez tous les peuples et toutes les nations, j’ai régné.
Parmi eux tous j’ai cherché le repos,
J’ai cherché en quel patrimoine m’installer.
Alors le Créateur de l’univers m’a donné un ordre,
Celui qui m’a créée m’a fait dresser ma tente.
Il m’a dit : Installe-toi en Jacob,
Entre dans l’héritage d’Israël.
Dans la Tente sainte, en sa présence, j’ai officié ;
C’est ainsi qu’en Sion je suis établie,
Et que dans la cité bien-aimée
J’ai trouvé mon repos,
Qu’en Jérusalem j’exerce mon pouvoir.
Établie en Israël, la Sagesse y a vigoureusement poussé ses racines :
Je me suis enracinée chez un peuple plein de gloire,
Dans le domaine du Seigneur, en son patrimoine.
Elle y a pris des accroissements magnifiques. Elle y a porté des fruits incomparables de sainteté. Pour les décrire, l’auteur inspiré a recours aux comparaisons les plus poétiques, qu’il continue de placer dans la bouche de la Sagesse :
J’ai grandi comme le cèdre du Liban,
Comme le cyprès sur le mont Hermon.
J’ai grandi comme le palmier d’Engaddi,
Comme les plants de roses de Jéricho,
Comme un olivier magnifique dans la plaine,
J’ai grandi comme un platane.
Après ces comparaisons avec les arbres les mieux venus, ou dont les fruits sont les plus appréciés, en voici d’autres avec les parfums végétaux les plus recherchés :
Comme le cinnamonme et l’apalathe
J’ai donné du parfum,
Comme une myrrhe de choix, j’ai embaumé,
Comme du glabanum, de l’onyx et du stacte,
Comme la vapeur d’encens dans la Tente.
Enfin, deux dernières comparaisons nous disent sa prodigieuse fécondité :
J’ai étendu mes rameaux comme le térébinthe,
Ce sont des rameaux de gloire et de grâce.
Je suis comme une vigne aux pampres charmants,
Et mes fleurs sont des produits de gloire et de richesse.
Aussi, voyons-nous sortir de ce peuple privilégié d’illustres et saints personnages comme Moïse, Samuel, Élie, Élisée ; des poètes de génie qui nous ont laissé les Psaumes et les Livres sapientiaux ; de grands Voyants dont nous admirons les écrits prophétiques. L’Église s’en sert tout au long de son année liturgique.
Entre les cinq Livres sapientiaux, celui de « La Sagesse », composé au 1er siècle avant Jésus-Christ, a immédiatement préparé l’Évangile. Il déborde d’éloges sur les excellences, les beautés, les amabilités de la Sagesse Éternelle, et sur le désir qu’elle a de gagner le cœur de l’homme. Ce Livre, nous dit Montfort, a été écrit exprès pour cela : il faut le considérer comme une lettre d’une amante à son amant pour gagner son affection. Les désirs qu’elle y témoigne du cœur de l’homme sont si empressés, les recherches qu’elle y fait de son amitié sont si tendres, ses appels et ses vœux y sont si amoureux, qu’à l’entendre parler vous diriez qu’elle n’est pas la Souveraine du ciel et de la terre et qu’elle a besoin de l’homme pour être heureuse.
Tantôt, pour trouver l’homme, elle court dans les grands chemins ; tantôt elle monte sur la pointe des plus hautes montagnes ; tantôt elle vient aux portes des villes ; tantôt elle entre jusque dans les places publiques, au milieu des assemblées, criant le plus haut qu’elle peut : O hommes ! O enfants des hommes, c’est à vous que ma voix crie depuis si longtemps. O viri, ad vos clamito, et vox mea ad filios hominum (Prov. VIII, 4). C’est vous que je désire, c’est vous que je cherche, c’est vous que je réclame. Écoutez, venez à moi : je veux vous rendre heureux…
Et comme si les hommes craignaient encore, à cause de son éclat merveilleux et de sa majesté souveraine, de s’approcher d’elle… elle leur fait dire qu’elle est d’un accès facile ; qu’elle se laisse aisément voir à ceux qui l’aiment ; qu’elle prévient ceux qui la désirent ; qu’elle se montre à eux la première, et que celui qui se lèvera matin, pour la chercher, n’aura pas beaucoup de peine, car il la trouvera assise à sa porte. (ASE, N° 65, 66, 69).
Cependant, si malgré ces désirs empressés de la Sagesse Éternelle, des milliers d’années se sont écoulées avant son Incarnation, c’est que la réponse des hommes n’avait pas encore assez de force pour l’attirer du sein de son Père.
Les saints de l’ancienne Loi, il est vrai, ont demandé le Messie avec d’instantes prières. Ils gémissaient, ils pleuraient, ils s’écriaient : O nues, pleuvez le Juste ! O terre, germez le sauveur ! O Sagesse qui êtes sortie de la bouche du Très-Haut… venez nous délivrer (Grande Antienne de l'Avent). Mais leurs appels et leurs sacrifices n’étaient pas d’un assez grand prix pour mériter cette grâce des grâces. Le peuple élu lui-même, malgré les avertissements, les remontrances de ses Prophètes, s’était montré tant de fois prévaricateur. Et le monde, au dire de saint Augustin, l’immense monde païen était indigne de recevoir le Fils de Dieu immédiatement des mains du Père.
Il n’y a eu que l’humble Marie qui ait mérité, par la force de ses prières et la hauteur de ses vertus, de voir le Verbe éternel, la Sagesse Éternelle, se faire homme en son sein. Ce qui nous montre quel Trésor infini est cette divine Sagesse, et quel ardent désir nous devons voir de la posséder, à l’exemple du Père de Montfort qui chantait :
Digne Mère de Dieu, Vierge pure et fidèle,
Communiquez-moi votre foi ;
J’aurai la Sagesse par elle,
Et tous les biens viendront en moi.
Sagesse, venez donc par la foi de Marie,
Vous n’avez pu lui résister ;
Elle vous a donné la vie,
Elle vous a fait incarner.
(Cant. N° 74)
(Père Dayet, Exercices préparatoires à la consécration de Saint Louis-Marie de Montfort)
Reportez-vous à Élévation à Dieu à la vue de ses créatures, Dieu béni dans les oiseaux, ABRÉGÉ DU CATÉCHISME DE PERSÉVÉRANCE, PREMIÈRE PARTIE, Leçon IV : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, 1er Jour de la Création, Nous sommes des grands blessés, Cantique des créatures ou Cantique de frère soleil, Sur la vaine curiosité, L'inimitié entre Satan et Marie, La terre se couvrit de ronces et d'épines, et Je comparerai mes péchés aux péchés d'Adam.
jeudi 3 décembre 2020
Noël, Jour de sainte allégresse
Dans tous les temps, l'Église s'est plu à faire éclater, le jour de Noël, les hymnes de sa joie et les chants de son allégresse ; dans tous les temps, elle s'est plu à inviter ses enfants à se livrer à tous les transports de leurs cœurs.
« Notre-Seigneur est né aujourd'hui, mes bien-aimés, réjouissons-nous, » disait à tous les fidèles de son temps le pape saint Léon. « Oui, réjouissons-nous, ajoutait le vénérable pontife, il n'est pas permis de se laisser aller à la tristesse en ce jour où l'Auteur de la vie prend naissance pour nous. » — Et il ajoutait encore : « Personne n'est exclu de cette sainte allégresse. Tous ont droit d'y participer. »
Ne nous étonnons pas de cette joie surabondante de l'Église et de l'invitation qu'elle adresse à ses enfants pour la répandre dans leurs cœurs. La raison en est facile à comprendre. Si, dans un royaume, le jour de la naissance d'un jeune prince destiné à en devenir le fortuné monarque est marqué de réjouissances, n'est -il pas incomparablement plus juste que toute la terre se réjouisse à la naissance de l'Enfant divin, qui n'a paru dans le monde que pour lui procurer une éternelle félicité ?...
Fidèles à cette inspiration de leur mère, les anciens chrétiens célébraient la solennité de Noël avec toute l'expansion de la joie la plus vive (M. de Châteaubriand a remarqué avec raison que les hommes, quelque puissants qu'ils soient, ne peuvent répandre la joie dans les cours qui pleurent, tandis qu'ils peuvent faire couler des larmes des yeux de ceux qui se réjouissaient tout à l'heure... « C’est qu'il ne suffit pas de dire à ses semblables : Réjouissez-vous pour qu'ils se réjouissent, et que l'on ne crée pas des jours de plaisir comme des jours de deuil... » Seule, la religion qui sait consoler les douleurs, sécher les pleurs, purifier les consciences, donner de véritables espérances, a le droit de demander aux hommes de se réjouir ; et de fait, les âmes les plus désolées subissent l’influence de ses invitations, parce qu'elles n'ignorent pas que, quelque désespérée que semble être leur tristesse, la religion a le secret d'y mêler encore un peu de joie !). En ce jour-là, chacun semblait oublier ses affaires, ses soucis et ses chagrins : c'était un instant de bonheur, une fête de famille ; il n'y avait pas jusqu'au plus modeste foyer qui n'eût ses réjouissances.
Nous savons par les récits de nos pères comment parents et amis se réunissaient, dès la veille au soir du grand jour, attendant, autour du foyer, où pétillait la bûche de Noël, l'heure fortunée de l'office de la nuit.
Et cette réunion était l'objet de tous les désirs, la pensée de tous les cœurs. Ô nuit, répétait-on à l'avance,
Ô nuit ! dont on a vu les astres messagers
Prophétiser aux rois comme aux simples bergers
La naissance d'un Dieu, Rédempteur de la terre,
Viens de ce grand bienfait rappeler le mystère !
Que pour inaugurer ton retour solennel
On veille, on se rassemble au foyer paternel.
L'aïeule de la maison lisait dans la sainte Bible, d'une voix tremblante et affaiblie par l'âge, les pages où sont exprimés les désirs ardents que faisaient autrefois monter vers les cieux les anciens patriarches soupirant après le Messie : Ô cieux ! répandez votre rosée ; que les nuées fassent descendre le Juste, que la terre s'entr'ouvre et qu'elle germe le Sauveur !
Les enfants qui avaient obtenu de ne pas célébrer Noël dans LA CHAPELLE blanche (Ce n'était guère qu'à partir de dix ou onze ans que les enfants étaient admis à assister à la messe de minuit. — Tous ceux qui n'avaient point cet âge devaient donc se coucher, le 24 décembre comme tous les autres jours de l'année, malgré leurs prières et leurs supplications. Des draps et des rideaux bien blancs ornaient leurs lits ; et, de génération en génération, sans doute à cause de la blancheur des rideaux et des draps, on appelait ce soir-là le lit : chapelle blanche, et aller se coucher : célébrer Noël dans la chapelle blanche. Au sujet de la chapelle blanche, nous invitons nos lecteurs à lire soit dans le tome II de l'Ami des Enfants chrétiens, p. 57 et suivantes, soit dans la dernière édition de l'Obéissance enseignée aux Enfants, p. 153, un épisode intitulé : LA CHAPELLE BLANCHE, OU L'OBÉISSANCE RÉCOMPENSÉE), chantaient ensuite quelques couplets des cantiques les plus aimés qu'ils avaient tant de fois répétés, durant les longues soirées de l'Avent, ceux-ci, par exemple, qui expriment en peu de mots le bonheur de la naissance du Sauveur :
Ô Dieu de clémence !
Viens par ta présence
Combler nos désirs,
Apaiser nos soupirs.
Ou ces autres que les enfants répètent encore aujourd'hui dans les catéchismes :
Venez, divin Messie,
Sauvez nos jours infortunés ;
Venez, source de vie ; venez, venez, venez !
Ah ! descendez, hâtez vos pas,
Sauvez les hommes du trépas,
Secourez-nous, ne tardez pas :
...
Venez, source de vie ; venez, venez, venez !
Ou ces autres encore, qui semblent annoncer la venue toute prochaine du Sauveur :
Vous nous avez promis cent fois
Que nous verrions le Roi des rois !...
...
Déjà le ciel est plus serein !
...
Déjà les plus charmants concerts
Se font entendre dans les airs !...
Ô soleil de justice,
Par vos purs rayons éclairez
Notre affreux précipice.
Venez, venez, venez.
Les mères, tantôt unissaient leurs voix aux enfants, tantôt lisaient entre elles les récits des événements de la naissance du Sauveur, tels que les Évangélistes nous les ont laissés.
Les hommes, plus à l'écart, se laissaient aller à quelques amicales causeries : on s'apitoyait sur les calamités de son parent, de son ami, de son voisin ; on se promettait assistance, on se serrait la main, on échangeait une parole d'oubli si quelque inimitié avait voulu s'élever dans les cœurs...
Soirée délicieuse ! touchants épanchements ! comme tout cela préparait bien à cet acte solennel que chacun allait accomplir quelques heures après, en participant à la table eucharistique !
Et puis, l'on revenait, sur les deux heures du matin, reprendre sa place au foyer. La bûche brûlait encore... Pendant l'office, la table avait été dressée : on l'entourait, et, sous l'influence d'une douce gaité, commençait le charmant festin de la nuit de Noël que nos ancêtres appelaient si naïvement le Réveillon, et dont la tradition nous rapporte des légendes si pittoresques.
Âges fortunés ! heureux temps !
Aujourd'hui, à part quelques pays privilégiés du monde chrétien, presque partout les anciens souvenirs de la fête de Noël sont effacés, et le prêtre catholique serait bien plus en droit que saint Bernard de laisser échapper cette plainte que le saint docteur ne pouvait retenir en lui-même :
« Il m'arrive souvent de penser aux saintes ardeurs qui faisaient soupirer les Patriarches après la venue du Messie, et cette pensée me couvre de confusion et me remplit d'amertume. J'ai peine à retenir mes larmes, tant je suis pénétré de honte et de douleur à la vue de la tiédeur et de l'indifférence de ces temps malheureux ; car, à qui d'entre nous la réalisation du grand mystère de l'Incarnation apporte-t-il autant de satisfaction et de joie, que la promesse qui en avait été faite aux Saints de l'Ancien Testament leur inspirait de désirs ? Plusieurs, à la vérité, se réjouiront dans cette fête ; mais j'ai bien peur que ce soit moins pour la fête que pour quelque vanité de ce monde (Le réveillon est un des seuls souvenirs des fêtes de Noël d'autrefois, que beaucoup de chrétiens, oublieux d'ailleurs de toute pratique religieuse, aient conservé. Triste souvenir, si on le dépouille de ce qui en faisait autrefois le mérite et le charme, je veux dire les soupirs d'un cœur purifié, la messe de minuit et les saintes douceurs de la communion. Ces chrétiens me paraissent ressembler à un homme qui aurait laissé se dégrader et se détruire le portrait d'un ami chéri, et qui montrerait avec ostentation les débris du cadre doré qui entourait la peinture..... Il y en a d'autres qui appréhendent de veiller quelques heures pour assister à la messe de minuit : Ils craignent de se fatiguer en consacrant une nuit à Dieu, à la prière, à la piété... Hélas ! et ces mêmes chrétiens, peut-être, passent des nuits entières dans de frivoles amusements, et ils ne soupçonnent pas même qu'ils puissent se fatiguer !)
Outre les transports d'une joie ineffable, l'Église dans la solennité de Noël s'empresse d'offrir au Dieu enfant le tribut de ses profondes adorations, l'hommage d'une reconnaissance sans borne, la tendresse du plus affectueux amour : il suffit de lire les prières de sa liturgie en ce jour pour apprécier qu'elles sont l'expression la plus complète de ces trois sentiments.
Le jeune chrétien n'oubliera donc pas que si l'allégresse doit faire le caractère de sa dévotion en cette solennité, l'adoration, la reconnaissance et l'amour forment l'ensemble des devoirs qu'il offrira à l'Emmanuel dans son berceau.
Pourquoi ne s'unirait-il pas aux Anges qui entouraient le Sauveur naissant et formaient sa cour, pour lui rendre avec eux des adorations ? pourquoi ne laisserait-il pas échapper sa reconnaissance avec les bergers ? pourquoi ne demanderait-il pas à Marie et à Joseph d'échauffer son amour ?
(Extrait de Rome chrétienne racontée à la jeunesse, Les Fêtes de Noël à Rome)
Reportez-vous à Regard sur le triple sacrifice du Jour de Noël, Lumière sur Noël, La crèche, Méditation pour la Fête de Noël : Vous trouverez un Enfant enveloppé de langes, et couché dans une Crèche, Instruction sur la Fête de Noël, Pratique de la Dévotion à l'enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, Dévotion
à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 21e Méditation :
Cependant Marie ne perdait rien de toutes ces choses et les méditait
dans son cœur, Dévotion
à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 22e Méditation :
Ils portèrent Jésus à Jérusalem, afin de l'offrir au Seigneur, Dévotion
à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 20e Méditation :
Ayant été averti en songe de ne point aller trouver Hérode, ils
retournèrent en leur pays par un autre chemin, Dévotion
à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 19e Méditation : Se
prosternant, ils l'adorèrent ; puis ayant ouvert leurs trésors, ils lui
offrirent en présent de l'or, de l'encens et de la myrrhe, Discours aux jeunes époux, du Pape Pie XII, durant l'Octave de l’Épiphanie, le 10 janvier 1940, Dévotion
à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 18e Méditation :
Voici que l'étoile qu'ils avaient vue en Orient parut, allant devant
eux, jusqu'à ce qu'elle vint s'arrêter sur le lieu où était l'enfant, Dévotion
à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 17e Méditation : À
la nouvelle de la naissance du saint Enfant, le roi Hérode fut troublé,
et tout Jérusalem avec lui, Dévotion
à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 16e Méditation :
Nous avons vu son étoile en Orient, et nous sommes venus pour l'adorer, Dévotion
à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 15e Méditation :
Voici que les Mages vinrent de l'Orient à Jérusalem, Méditation pour le Jour des Rois : Que votre Règne arrive, Instruction sur la Fête des Rois, Méditation sur l’Épiphanie : Les Mages confessent Jésus-Christ devant les hommes, Méditation sur l’Épiphanie : Les Mages à Jérusalem, Méditation pour l’Épiphanie : La vocation des mages prédite et figurée, notre vocation à la foi de Jésus-Christ, Méditation sur l’Épiphanie : Les Rois-Mages, Méditation sur l’Épiphanie : Du ministère de Marie dans la vocation des Gentils à la Foi, Remerciement, offrande et prière au Verbe de Dieu incarné, pour l'Octave de l'Épiphanie, Méditation sur l’Épiphanie, Méditation sur la Nativité, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 14e Méditation : On lui donna le nom de Jésus, Litanies du Saint Nom de Jésus, Dévotion
à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 13e Méditation : On
lui donna le nom de Jésus, nom qui lui avait été donné par l'ange, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 12e Méditation : Après huit jours, le saint Enfant fut circoncis, Instruction sur la Circoncision, Méditation sur la Circoncision, Dévotion
à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 11e Méditation :
Les bergers revinrent en glorifiant et en louant Dieu de tout ce qu'ils
avaient vu et entendu, Dévotion
à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 10e Méditation :
Les bergers se disaient les uns aux autres : Allons jusqu'à Bethléem, Dévotion
à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 9e Méditation :
Gloire à Dieu au plus haut des Cieux, et paix sur la terre aux hommes de
bonne volonté, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 7e Méditation : Tout à coup l'Ange du Seigneur parut auprès d'eux, Salutation à Marie et à Jésus naissant, Litanies du Saint Enfant-Jésus, Dévotion
à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 1re Méditation :
Marie s'étant rendue avec Joseph à Bethléem, le temps de son divin
enfantement arriva, Dévotion
à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 2e Méditation : Je
vous annonce un grand sujet de Joie, il vous est né aujourd'hui un
Sauveur, Dévotion
à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 3e Méditation :
Marie mit au monde son fils premier-né, et l'enveloppa de langes, Dévotion
à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 4e Méditation :
Marie, après avoir enveloppé de langes le saint Enfant, le coucha dans
la crèche, Dévotion
à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 5e Méditation :
Voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un enfant enveloppé
de langes et couché dans une crèche, Dévotion
à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 6e Méditation : Il y
avait là aux environs des bergers qui veillaient et se relevaient les
uns les autres pendant la nuit, pour la garde de leurs troupeaux, Litanies du Saint Enfant-Jésus, et Dévotion au Saint Enfant-Jésus : Prière d'amour et Consécration.
mercredi 28 octobre 2020
Prière à Saint Gabriel Archange
Ô Dieu, qui avez si à cœur le salut des hommes, et qui avez choisi l'Archange saint Gabriel, pour annoncer à l'immaculée Vierge le mystère de l'Incarnation de votre Fils, nous vous supplions avec humilité par l'intercession du même saint Archange, de nous donner l'intelligence d'un mystère si relevé, et de nous revêtir de la force d'en haut, pour combattre les ennemis visibles et invisibles de notre salut. Servez-vous, ô mon Dieu, de son ministère pour renverser le Fort armé, et lui enlever les dépouilles dont il se glorifiait, afin que délivrés de la tyrannie qu'il exerçait sur nous, nous soyons par votre grâce remis dans la liberté de vos enfants, par Jésus-Christ Nôtre-Seigneur. Ainsi soit-il.
Reportez-vous à Litanie de Saint Gabriel Archange, LITANIES DE SAINT GABRIEL ARCHANGE, Tirées du Directoire de la dévotion à l'Enfant-Jésus, Avoir
une grande dévotion à saint Michel, à saint Gabriel, à saint Raphaël,
et aux autres quatre Anges qui sont auprès du trône de Dieu, Prière à Saint Raphaël Archange, Litanie de Saint Raphaël Archange, Neuvaine à l'Archange Raphaël, Méditation pour la Fête de Saint Raphaël Archange, Lecture
du livre de Tobie (12, 7-15) : S'il est bon de tenir cachés les secrets
des rois, c'est un honneur que de faire connaître et proclamer les
œuvres de Dieu, Méditation pour le 3 Septembre, Saint Raphaël conduisant le jeune Tobie, Manière dont les Anges Gardiens s'acquittent de leurs fonctions envers les hommes, Les Saints Anges, fidèles Gardiens des Temples, Les saints Anges Gardiens montrent le chemin du salut, Du culte et de la vénération qui est due à l'Archange Saint Michel, Méditation pour la Fête de Saint Michel et de tous les saints Anges, Neuvaine à Saint Michel, Du combat des bons Anges contre les mauvais, Méditation pour la Fête des Saints Anges Gardiens, Litanie de Saint Michel Archange, Puissance de Saint Michel au jugement dernier, Secours de Saint Michel à l'heure de la mort, Chapelet à Saint Michel Archange, Apprenez de votre bon Ange la science du salut, De la Dévotion aux saints Anges et de l'esprit d'une Association en leur honneur, C'est en tout temps qu'on a invoqué dans l'Église les Anges et les Martyrs, De l'Excellence de la nature Angélique, La grâce des hommes, quoique inférieure à celle des Anges, a des avantages qui la relèvent infiniment, De la principale occupation des Anges, qui est de louer Dieu, et de leur Nombre, Saint Raphaël, Modèle de l'Ange gardien préposé à la garde de chaque homme, Confiance de Saint Jean-François Régis en la protection de son Ange gardien, Du grand Amour du Père Surin pour les Saints Anges, dans l'union avec notre Seigneur Jésus-Christ, VIE CHRÉTIENNE : Dévotion envers les saints Anges, saint Joseph et les autres Saints ; Voyage de piété, Sermon
du Saint Curé d'Ars pour la Fête des Saints Anges Gardiens : Les anges
de ces petits enfants voient sans cesse la face de mon Père céleste, Méditation pour le 2 septembre, Sur les Saints Anges Gardiens, Des exercices de piété, par le R.-P. Jean-Joseph Surin : Quels exercices de piété prescrivez-vous à l'honneur des Anges ?, Méditation pour le 1er septembre, Les Saints Anges Gardiens, Consécration à tous les Saints Anges, Prières à tous les Saints Anges, Oraison aux neuf Chœurs des saints Anges, Travailler à la conversion des âmes et à leur soulagement dans les flammes du Purgatoire, en l'honneur des saints Anges, Pratiquer quelque vertu, ou s'abstenir de quelque vice en l'honneur des Saints Anges, Avoir une grande confiance en la protection des saints Anges, et recourir à eux en tous ses besoins corporels et spirituels, Autres pratiques pour honorer plus spécialement les saints Anges, et célébrer les fêtes avec tous les respects possibles, Faire des neuvaines en l'honneur des neuf Chœurs des Anges, Chapelet du Saint Ange gardien, Converser intérieurement avec les saints Anges, Jésus crucifié est le Livre des Élus, La réalité des apparitions angéliques, Avoir une dévotion singulière aux Anges, Archanges et Principautés, Honorer principalement les Puissances, les Vertus et les Dominations, Avoir de profonds respects, et des amours extraordinaires pour les Trônes, les Chérubins et les Séraphins, La protection des saints Anges contre les démons, particulièrement au sujet de leurs différentes tentations, Litanies de l'Ange Gardien, Et Michel et ses anges combattaient contre le Dragon, La puissance des démons réglée par la sagesse divine, Discernement des esprits : ce qu'on entend par esprits, combien on en compte et comment ils se forment, Tous les hommes sont assistés des Saints Anges, Les Saints Anges nous assistent dans les choses temporelles, Les perfections admirables de ces sublimes intelligences, Les Saints Anges font tout ce qui peut se faire pour le bien des hommes, Litanie aux Saints Anges Gardiens, Discernement des esprits, et Les Anges, princes et gouverneurs de la grande cité du bien.


