lundi 30 avril 2018

Méditation sur le Jugement de Dieu


Le festin de Balthasar (Rembrandt)





1er point. Ce qui se passera au jugement que nous devons subir après la mort, se trouve exprimé par ces trois paroles qui causèrent tant de frayeur au Roi Balthasar, lorsqu'étant au milieu d'un superbe festin, il aperçut une main inconnue qui les écrivait sur la muraille : Mane, Thecel, Phares. Le Prophète Daniel fut appelé pour interpréter ces paroles mystérieuses, et il dit qu'elles signifiaient : Numera, pondera, divide : Comptez, pesez, séparez. Or, c'est ce que fera le Seigneur à son jugement : 1°, II comptera exactement tous les péchés de notre vie, numera ; 2°, il les pèsera dans la balance de sa justice, pondera ; 3°, il les comparera avec nos vertus et nos bonnes œuvres, et il mesurera la rareté et l'insuffisance des unes, avec la multitude et l'énormité des autres, divide.


2e point.
Pour prévenir ce jugement formidable, nous devons donc ; 1°, compter exactement nos péchés, numera, et par conséquent les péchés griefs, les péchés légers, les péchés d'omission, les péchés d'autrui que nous avons excité ou occasionné par le scandale des nôtres : 2°, les peser tous, autant qu'il est possible, selon les divers degrés de leur malice et de leur durée, non dans la balance de l'amour-propre, mais dans celle de la justice de Dieu, pondera ; 3°, mettre d'un côté nos infidélités, et de l'autre nos bonnes œuvres, pour les comparer, sans chercher à diminuer les unes, ni à exagérer le prix et le mérite des autres, divide. Trois conditions essentielles pour se mettre en état d'approcher avec fruit du Sacrement de Pénitence.




Reportez-vous à Méditation sur les Prières que l'on adresse à Dieu pour ses besoins temporels, Méditation sur la justice de Dieu, Méditation sur la sévérité de l'examen de conscience, Méditation sur la grièveté du Péché, Méditation sur les défauts de l'examen de conscience, Méditation sur la connaissance des vertus et des vices, Méditation sur la vraie pénitence, Méditation sur le respect humain, Méditation sur les péchés d'ignorance, Méditation sur l'aveuglement de la Conscience, Méditation sur la passion dominante, Méditation sur les moyens de connaître les passions dominantes, Méditation sur le détachement des biens de ce monde, Méditation sur le renoncement au monde, Méditation sur l'affaire du salut, Méditation sur la fuite des occasions prochaines du péché, Méditation sur la recherche volontaire de l'occasion prochaine du péché, Méditation sur les divers sentiments des hommes à l'égard de la vérité, Méditation sur les règles que l'on doit suivre dans l'usage des divertissements permis, Méditation sur les divertissements du monde, Méditation sur la grandeur d'âme, Méditation sur l'humilité des Saints, Méditation sur la pratique de l'humilité Chrétienne, Méditation sur l'ignorance de l'homme à l'égard de l'état de grâce, Méditation sur l'ordre que l'on doit observer dans la pratique de l'aumône, Méditation sur les moyens de se sanctifier dans le monde, Méditation sur les obstacles que le monde oppose à notre salut, Méditation sur l'usage qu'un Chrétien doit faire de ses talents, Méditation sur les petites actions de Vertu, Méditation sur l'habitude des fautes légères, Méditation sur la négligence à éviter les fautes légères, Méditation sur l'attache au péché véniel, Méditation sur la distinction du péché mortel et du péché véniel, Méditation sur la différence des devoirs, Méditation sur les obligations attachées aux Charges et aux Dignités du monde, Méditation sur l'ambition, Méditation sur la gloire de Dieu, Méditation sur les jugements du monde, Méditation sur la gloire du monde, Méditation sur les dangers du monde, Méditation sur l'application aux devoirs de son état, Méditation sur la fidélité que la Religion nous inspire à l'égard des devoirs de notre état, Méditation sur le mérite attaché à la pratique des devoirs de son état, Méditation sur le motif qui doit nous conduire dans la pratique des devoirs de notre état, Méditation sur les dangers propres de chaque état, Méditation sur les vertus qu'on exerce en pratiquant les devoirs de son état, et Méditation sur les défauts qui rendent un jugement téméraire.












GRAND CATÉCHISME HISTORIQUE (pour adulte), contenant en abrégé l'Histoire Sainte et la Doctrine Chrétienne, Leçon XXX : Des miracles de Jésus-Christ




PREMIÈRE PARTIE


Contenant en abrégé l'Histoire Sainte et la Doctrine Chrétienne



LEÇON XXX


Des miracles de Jésus-Christ



   
Guérison de la femme courbée (James Tissot)



Jésus faisait une infinité de miracles pour montrer que Dieu l'avait envoyé, et qu'il parlait de sa part ; mais ces miracles n'étaient ni pour l'ostentation, comme ceux des magiciens et des imposteurs, ni pour la terreur, comme la plupart de ceux de Moïse et d'Élie, mais pour gagner les cœurs, se faisant sur les hommes mêmes, et leur donnant les biens qu'ils estimaient le plus, la santé et la vie. Il guérit en différentes rencontres une multitude innombrable de personnes affligées de toutes sortes de maladies, de la fièvre, du flux de sang, de l'hydropisie, de la paralysie, de la lèpre. Il les guérissait en un moment, souvent d'une parole, quelquefois sans les voir ni en approcher. Il suffisait de toucher le bord de son manteau pour être guéri. Partout où il passait, ou apportait les malades des environs, et on les mettait dans les rues et dans les places des villes. Souvent même on assiégeait la maison où il était logé, et on ne lui donnait pas le loisir de manger. On le suivait partout, même dans les lieux déserts, où il était contraint de se retirer pour éviter la foule. Il rendit la vue à plusieurs aveugles, entr'autres à un aveugle-né, en lui mettant sur les yeux un peu de boue. Il fit parler des muets et entendre des sourds, redressa des boiteux et des personnes courbées. Il chassa les démons des corps de plusieurs possédés. Enfin il rendit la vie à plusieurs morts. L'histoire nous en marque trois, une jeune fille qui venait de mourir, un jeune homme que l'on portait en terre, et le Lazare enterré depuis quatre jours. On vit Jésus marcher sur les eaux, et il y fit marcher Saint Pierre. Une fois il apaisa une tempête, en menaçant les vents et la mer. Il fit quelquefois prendre à ses disciples une quantité extraordinaire de poissons. Un jour, il rassasia de cinq pains et de deux poissons cinq mille hommes, qui l'avaient suivi dans le désert ; et une autre fois, il en rassasia quatre mille avec sept pains. Il se rendit invisible quand il voulut. Il connaissait les plus secrètes pensées des hommes, et prédisait l'avenir. Étant en prières sur le mont de Thabor avec trois de ses disciples, Pierre, Jacques et Jean, tout d'un coup il fut transfiguré, c'est-à-dire, que ses habits devinrent plus blancs que la neige, et son visage plus éclatant que le soleil. Les disciples virent Moïse et Élie qui s'entretenaient avec lui, et ils entendirent une voix qui dit : Celui-ci est mon bien-aimé, en qui je me plais, écoutez-le. Tous ces miracles prouvaient manifestement que Jésus était ce qu'il disait, c'est-à-dire, le Christ et le Fils de Dieu. Il n'en faisait pas seulement par lui-même, mais il donnait encore à ses disciples le pouvoir d'en faire de semblables, et même de plus grands.






Reportez-vous à Leçon I : De la Création, Leçon II : Du péché, Leçon III : De la corruption du Genre humain et du déluge, Leçon IV : De la Loi de Nature, Leçon V : Du Patriarche Abraham, Leçon VI : Des autres Patriarches, Leçon VII : De la servitude d’Égypte, Leçon VIII : De la Pâque, Leçon IX : Du voyage dans le désert, Leçon X : Des dix Commandements, Leçon XI : De l'alliance de Dieu avec les Israélites, Leçon XII : Des infidélités du peuple dans le désert, Leçon XIII : Des derniers discours de Moïse, Leçon XIV : De l'établissement du peuple dans la terre promise, Leçon XV : De l'Idolâtrie, Leçon XVI : De David et du Messie, Leçon XVII : De Salomon et de sa sagesse, Leçon XVIII : Du Schisme des Tribus ou de Samarie, Leçon XIX : Des Prophètes, Leçon XX : Des Prophéties, Leçon XXI : De la captivité de Babylone, Leçon XXII : Du rétablissement des Juifs après la captivité, Leçon XXIII : De la persécution d'Antiochus et des Macchabées, Leçon XXIV : De l'état où était le monde à la venue du Messie, Leçon XXV : Comment le Messie était attendu des Juifs, Leçon XXVI : De la Naissance de Jésus-Christ, Leçon XXVII : De l'enfance de Jésus-Christ, Leçon XXVIII : De Saint Jean-Baptiste, Leçon XXIX : De la vocation des Apôtres, Leçon XXXI : Des vertus de Jésus-Christ, Leçon XXXII : De la Doctrine de Jésus-Christ et premièrement de la Trinité et de l'Incarnation, Leçon XXXIII : De l'amour de Dieu et du prochain, Leçon XXXIV : Des Conseils, de la Grâce et de la Prière, Du dessein et de l'usage de ce Catéchisme, Première partie du Petit Catéchisme Historique, contenant en abrégé l'Histoire Sainte, Deuxième partie du Petit Catéchisme Historique, contenant en abrégé l'Histoire Chrétienne.














GRAND CATÉCHISME HISTORIQUE (pour adulte), contenant en abrégé l'Histoire Sainte et la Doctrine Chrétienne, Leçon XXIX : De la vocation des Apôtres




PREMIÈRE PARTIE


Contenant en abrégé l'Histoire Sainte et la Doctrine Chrétienne



LEÇON XXIX


De la vocation des Apôtres

La vocation de Saint Matthieu



Jésus avait environ trente ans lorsqu'il fut baptisé par Saint Jean. Aussitôt le Saint-Esprit le mena dans le désert, où, après avoir jeûné quarante jours, sans rien manger, il souffrit que le diable le tentât en plusieurs manières. Peu de temps après, il y eut des noces à Cana en Galilée, où il fut invité avec sa mère et ses disciples ; car il y en avait déjà quelques-uns, qui, après avoir suivi Saint Jean, s'étaient attachés à lui. À ces noces le vin ayant manqué, Jésus changea en excellent vin une grande quantité d'eau ; et ce fut son premier miracle. Il en fit aussi plusieurs autres, et commença à prêcher l'Évangile, c'est-à-dire, la bonne nouvelle du royaume des Cieux, exhortant tout le monde à faire pénitence. Il fut bientôt suivi d'une grande foule de peuple, qui venait voir ses miracles, et écouter sa doctrine. Non seulement les Juifs le suivaient, mais les Samaritains et les Gentils ; et sa réputation s'étendait dans les pays circonvoisins. Il y eut quelques disciples qu'il appela, par une grâce particulière, pour s'en servir à instruire les autres. Comme il marchait sur le bord du lac de Genesareth en Galilée, il appela quatre pêcheurs ; Simon, fils de Jean, qu'il nomma Pierre, et André son frère ; puis les deux fils de Zebedée, Jacques et Jean, leur disant : venez après moi, je vous ferai pêcheur d'hommes. Une autre fois il appela un publicain, c'est-à-dire, un receveur des impôts, qu'il vit assis à son bureau, nommé Levi ou Matthieu. Ces disciples quittèrent tout pour le suivre, aussitôt qu'il les appela. Ils étaient toujours avec lui, et souvent il leur expliquait en particulier ce qu'il avait dit au peuple. Il se servait d'eux pour baptiser ceux qui croyaient sa doctrine, et qui se convertissaient. Entre ses disciples il en choisit douze, qu'il nomma Apôtres, c'est-à-dire, Envoyés, parce qu'il les envoyait prêcher l'Évangile. Ces douze furent Simon-Pierre, puis André son frère, Jacques et Jean, fils de Zebedée ; Philippe, Barthelemi, Matthieu, Thomas, Jacques, fils d'Alphée, son frère Jude ou Thadée, Simon le Cananéen, Judas-Iscariot. Pierre fut le premier des Apôtres par le choix de Jésus-Christ. Car un jour il demanda à ses Disciples ce qu'ils croyaient de lui, et Pierre répondit au nom de tous : Vous êtes le Christ, Fils du Dieu vivant. Jésus dit ensuite, et moi je te dis : tu es Pierre, et sur cette Pierre je bâtirai mon Église, et la puissance de l'enfer ne prévaudra point contre elle, et je te donnerai les clefs du royaume des cieux, et tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans le ciel. Après avoir choisi les douze Apôtres, il les envoya prêcher aux Juifs seulement, leur défendant de s'adresser encore aux Samaritains ni aux Gentils. Il leur donna le pouvoir de guérir les malades, de ressusciter les morts, de purifier les lépreux, et de chasser les démons, leur défendant de tirer du profit de ces grâces, qu'ils avaient reçues gratuitement, ni se charger d'aucune provision pour leurs voyages. Il les avertit en même temps qu'ils seraient haïs et persécutés, et les encouragea à ne craindre que Dieu seul. Il choisit encore soixante-douze disciples qu'il envoya deux à deux dans les lieux où il devait venir lui-même, leur donnant les mêmes pouvoirs et les mêmes instructions.




Reportez-vous à Leçon I : De la Création, Leçon II : Du péché, Leçon III : De la corruption du Genre humain et du déluge, Leçon IV : De la Loi de Nature, Leçon V : Du Patriarche Abraham, Leçon VI : Des autres Patriarches, Leçon VII : De la servitude d’Égypte, Leçon VIII : De la Pâque, Leçon IX : Du voyage dans le désert, Leçon X : Des dix Commandements, Leçon XI : De l'alliance de Dieu avec les Israélites, Leçon XII : Des infidélités du peuple dans le désert, Leçon XIII : Des derniers discours de Moïse, Leçon XIV : De l'établissement du peuple dans la terre promise, Leçon XV : De l'Idolâtrie, Leçon XVI : De David et du Messie, Leçon XVII : De Salomon et de sa sagesse, Leçon XVIII : Du Schisme des Tribus ou de Samarie, Leçon XIX : Des Prophètes, Leçon XX : Des Prophéties, Leçon XXI : De la captivité de Babylone, Leçon XXII : Du rétablissement des Juifs après la captivité, Leçon XXIII : De la persécution d'Antiochus et des Macchabées, Leçon XXIV : De l'état où était le monde à la venue du Messie, Leçon XXV : Comment le Messie était attendu des Juifs, Leçon XXVI : De la Naissance de Jésus-Christ, Leçon XXVII : De l'enfance de Jésus-Christ, Leçon XXVIII : De Saint Jean-Baptiste, Leçon XXX : Des miracles de Jésus-Christ, Leçon XXXI : Des vertus de Jésus-Christ, Leçon XXXII : De la Doctrine de Jésus-Christ et premièrement de la Trinité et de l'Incarnation, Leçon XXXIII : De l'amour de Dieu et du prochain, Leçon XXXIV : Des Conseils, de la Grâce et de la Prière, Du dessein et de l'usage de ce Catéchisme, Première partie du Petit Catéchisme Historique, contenant en abrégé l'Histoire Sainte, Deuxième partie du Petit Catéchisme Historique, contenant en abrégé l'Histoire Chrétienne.















mardi 24 avril 2018

Méditation sur les divers sentiments des hommes à l'égard de la vérité







1er point. Ils sont étonnants par leur contrariété ; car on aime la vérité, et on la hait. On la cherche et on la suit ; on s'en réjouit, et on s'en afflige ; tantôt on l'embrasse avec ardeur ; tantôt on la rejette avec mépris ; tantôt on triomphe de l'avoir connue, et on en fait gloire ; tantôt on en est humilié, et l'on voudrait la bannir à jamais de son esprit.


2e point.
Ces contrariétés s'expliquent par les divers intérêts de nos passions et de notre amour propre. Nous aimons la vérité, nous la cherchons, nous la désirons, nous sommes ravis de la connaître quand elle est favorable à notre vanité : nous la fuyons, nous la détestons, nous l'avons en horreur, nous voudrions pouvoir la cacher à tout le monde, et nous la cacher à nous-mêmes, quand elle lui est contraire. Ôtez cette vanité, imposez silence à cet amour-propre qui vous domine, et vos sentiments seront toujours les mêmes à l'égard de la vérité.




Reportez-vous à Méditation sur le Jugement de Dieu, Méditation sur les règles que l'on doit suivre dans l'usage des divertissements permis, Méditation sur les divertissements du monde, Méditation sur la grandeur d'âme, Méditation sur l'humilité des Saints, Méditation sur la pratique de l'humilité Chrétienne, Méditation sur l'ignorance de l'homme à l'égard de l'état de grâce, Méditation sur l'ordre que l'on doit observer dans la pratique de l'aumône, Méditation sur les moyens de se sanctifier dans le monde, Méditation sur les obstacles que le monde oppose à notre salut, Méditation sur l'usage qu'un Chrétien doit faire de ses talents, Méditation sur les petites actions de Vertu, Méditation sur l'habitude des fautes légères, Méditation sur la négligence à éviter les fautes légères, Méditation sur l'attache au péché véniel, Méditation sur la distinction du péché mortel et du péché véniel, Méditation sur la différence des devoirs, Méditation sur les obligations attachées aux Charges et aux Dignités du monde, Méditation sur l'ambition, Méditation sur la gloire de Dieu, Méditation sur les jugements du monde, Méditation sur la gloire du monde, Méditation sur les dangers du monde, Méditation sur l'application aux devoirs de son état, Méditation sur la fidélité que la Religion nous inspire à l'égard des devoirs de notre état, Méditation sur le mérite attaché à la pratique des devoirs de son état, Méditation sur le motif qui doit nous conduire dans la pratique des devoirs de notre état, Méditation sur les dangers propres de chaque état, Méditation sur les vertus qu'on exerce en pratiquant les devoirs de son état, Méditation sur les défauts qui rendent un jugement téméraire, Méditation sur la connaissance des vertus et des vices, Méditation sur la vraie pénitence, Méditation sur le respect humain, Méditation sur les péchés d'ignorance, Méditation sur l'aveuglement de la Conscience, Méditation sur la passion dominante, Méditation sur les moyens de connaître les passions dominantes, Méditation sur le détachement des biens de ce monde, Méditation sur le renoncement au monde, Méditation sur l'affaire du salut, Méditation sur la fuite des occasions prochaines du péché, et Méditation sur la recherche volontaire de l'occasion prochaine du péché.













lundi 23 avril 2018

Méditation sur la passion du jeu


Les tricheurs (Le Caravage)





1er point. Ce jeu qui paraît si indifférent par lui-même, devient souvent une passion, et quelquefois même une rage et une fureur. Ce n'est plus pour la plupart des mondains un simple amusement ; c'est une occupation constante et perpétuelle, c'est un état, c'est une profession et un trafic, c'est ce qui remplit toutes les heures de la nuit et du jour, hors celles que les repas et le sommeil lui dérobent. Ce jeu fait, pour ainsi dire, le fond et l'entretien de leur vie ; mais si la Religion condamne indistinctement toute espèce d'excès ; qui doute que l'état habituel d'un joueur de profession ne soit un état habituel de péché ?


2e point.
Les suites de cette passion, sont, 1°, l'abandon de tous les devoirs : on quitte tout, on renonce à tout pour courir au jeu : 2°, la dissipation des revenus ; on y met d'abord le superflu, et si le hasard nous l'enlève, on y sacrifie jusqu'au nécessaire ; 3°, le dérangement dans les affaires : on contracte, pour les soutenir, des dettes qui montent à l'infini, et l'on se met insensiblement dans une impossibilité absolue de les acquitter : 4°, des chagrins qui déchirent le cœur, quoique l'on affecte, par bienséance, de souffrir les plus grandes pertes avec toutes les apparences de la tranquillité. Les mondains s'efforcent en vain de justifier cette passion, en disant qu'il vaut mieux jouer que de médire. Excuse frivole ; puisqu'il n'est jamais permis de commettre un péché pour en éviter un autre.





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dimanche 22 avril 2018

Comment saint François commandait aux animaux et en était obéi





Extrait de


Le Séraphique Saint François


(Dans le Tome XI des Œuvres Complètes de Mgr de Segur)




Le bienheureux François avait comme reconquis l'innocence primitive et la puissance royale du premier homme sur la nature. Les animaux eux-mêmes entendaient sa voix et semblaient comprendre ses ordres. Voyant un jour près de la petite ville de Bevagna, un grand nombre de petits oiseaux de différentes espèces, il alla vers eux et leur dit : « Petits oiseaux, mes Frères, écoutez la parole de DIEU. VOUS avez grand sujet de louer votre Créateur. Il vous a couverts de plumes, vous a donné des ailes pour voler, vous a placés dans les régions de l'air qui sont si pures, et pourvoit à tous vos besoins sans que vous vous en mettiez en peine. »
Et pendant que l'homme de DIEU leur parlait ainsi, les oiseaux demeuraient immobiles, en silence, tournés vers lui ; et ceux qui se trouvaient sur des branches plus élevées baissaient la tête comme pour mieux l'entendre. C'était une chose merveilleuse que de voir la joie qu'ils semblaient témoigner par leurs mouvements : ils allongeaient leurs petits cous, battaient des ailes, ouvraient leurs becs, et regardaient fixement leur saint prédicateur, lequel allait et venait au milieu d'eux, les frôlant parfois de sa tunique, sans qu'aucun songeât à remuer ou à s'effrayer. Enfin il fit sur eux le signe de la croix pour les bénir, et leur permit de s'envoler ; ce qu'ils firent tous joyeusement. — Saint Bonaventure qui rapporte ce charmant miracle, en tenait tous les détails de plusieurs compagnons de saint François qui en avaient été les témoins oculaires. « Je suis un négligent, leur avait dit le Saint après avoir renvoyé les oiseaux. Depuis longtemps j'aurais dû prêcher aux oiseaux puisqu'il se montrent plus avides de la parole de DIEU que les hommes. »
Au sortir de Bevagna, le bon Saint entra dans le bourg d'Alviano pour y prêcher. Selon l'usage du pays, il y avait tout autour beaucoup de nids d'hirondelles. Ne pouvant se faire entendre à cause des cris et du bruit de ces oiseaux : « Hirondelles, mes sœurs, leur dit-il, il y a assez longtemps que vous vous faites entendre ; à moi maintenant de parler. Écoutez donc la parole de DIEU, et gardez le silence pendant que je prêcherai. »
Aussitôt comme si elles eussent compris, les hirondelles cessèrent de faire du bruit, et demeurèrent respectueusement en place jusqu'à la fin de la prédication. — Saint Bonaventure, qui rapporte également ce fait, ajoute que lorsqu'il professait, à l'Université de Paris, vers l'année 1250, la philosophie et la théologie, un étudiant qu'il connaissait, se trouvant un jour incommodé dans son étude par le gazouillement d'une hirondelle, dit en souriant à ses compagnons : « En voici une de celles qui interrompit le bienheureux François dans son sermon et qu'il fit faire. » Puis, élevant la voix, il apostropha l'hirondelle en ces termes : « Au nom du grand serviteur de DIEU saint François, je te commande de te taire et de venir à moi. » Et se taisant aussitôt, l'hirondelle vint se poser dans la main du jeune homme. Stupéfait et comme ahuri, il n'eut pas même la pensée de la retenir ; elle s'envola, et depuis lors le jeune étudiant n'en fut plus jamais importuné.
Ce pouvoir surhumain de saint François sur les animaux l'accompagna toute sa vie ; et chacun connaît l'histoire aussi prodigieuse qu'authentique du fameux loup de Gubio, en Ombrie, lequel, après avoir jeté la terreur dans la ville et tout à l'entour, fut amené un beau jour par saint François au milieu de la place publique, au grand ébahissement de toute la ville. François le tenait doucement par sa pauvre corde, qu'il lui avait passé au cou, sans que le féroce animal eût opposé la moindre résistance. En présence de tous les habitants, il fit avec le loup une convention, que l'animal parut comprendre et accepter, s'agenouillant et inclinant la tête par trois fois. « Frère loup, lui avait dit le Saint, les habitants de cette ville te nourriront ; et toi, en échange tu ne feras plus de mal à personne. » Et pendant deux ans qu'il vécut encore, le loup de Gubio vint, chaque jour, manger tranquillement dans la ville, sans inquiéter aucunement ni les habitants ni leurs troupeaux. — La mémoire de ce prodige, véritablement inouï, s'est perpétuée jusqu'à nos jours à Gubio et dans toute l'Ombrie ; et, j'ai vu moi-même, en 1842, à Gubio, la place publique où il a eu lieu. Une fresque très ancienne le représente dans toute sa naïveté.
À Assise, on donna un jour à François une petite brebis, qu'il accepta volontiers à cause de l'innocence et de la simplicité dont cette humble créature de DIEU est le symbole. En la confiant à ses Frères de Notre-Dame des Anges, il lui dit : « Petite brebis, ma sœur, il faut que tu assistes, toi aussi, aux louanges de DIEU, mais sans incommoder les Frères. Avec eux, tu te rendras à l'Office, et tu prendras garde de les troubler dans leurs prières. »
La brebis obéit : et lorsque les Religieux allaient au chœur réciter l'Office, elle allait d'elle-même à l'église, se mettait au pied de l'autel de Notre-Dame des Anges, pliait ses petites pattes de devant, et faisait des bêlements pleins de douceur, comme pour rendre ses hommages à la Très-Sainte-Vierge. Elle en faisait autant pendant la Messe, au moment de l'Élévation. Et la fidèle petite brebis continua, sa vie durant, en présence de tous, le bel office que lui avait confié le grand serviteur de DIEU.
Quatre ans avant sa mort, saint François étant à Rome, avait toujours avec lui un beau petit agneau, en mémoire de l'Agneau de DIEU qui a voulu être immolé pour nous. Lorsqu'il dut quitter Rome, il confia son agneau à la sainte
Dame nommée Jacqueline, qui s'était toujours montrée si charitable pour lui et pour ses Frères. Le petit animal semblait avoir été formé à la piété par le saint homme : il suivait dame. Jacqueline à l'église, y demeurait et en revenait avec elle, sans jamais la quitter. Si quelque matin, elle était moins diligente à se lever, il allait à son lit, bêlait, frappait de la tête, et avait l'air de l'avertir, par d'autres petits mouvements, d'aller promptement servir DIEU. La Dame admirait et chérissait l'agneau de saint François ; elle le regardait comme une sorte de petite relique vivante de son bienheureux Père, « et, dit saint Bonaventure, comme un de ses disciples, devenu pour elle un maître et un modèle. »


Quelques autres beaux exemples de ce pouvoir surnaturel de saint François



Les plus petites choses élevaient à DIEU le cœur de saint François, et il s'en servait pour faire la même impression sur celui de ses disciples. Un jour, une petite cigale vint à chanter sur un figuier, tout prêt de sa cellule. Il l'appela ; elle vint aussitôt, et il la fit chanter sur sa main ; et toutes les fois qu'il le voulait, elle recommençait. Au bout de huit jours, il dit à ses compagnons : « Donnons-lui congé ; il y a assez longtemps qu'elle nous excite à louer DIEU. » Au même moment, la petite cigale s'envola, et ne reparut plus.
Une autre fois, c'était en voyage, comme il allait prendre sa pauvre réfection avec Frère Léon, son compagnon de prédilection, il se sentit intérieurement rempli de célestes consolations au chant d'un rossignol. « Frère Léon, dit-il, chante donc les louanges du Seigneur alternativement avec ce petit oiseau. » Et comme le bon Frère Léon s'en excusa sur sa mauvaise voix, François, tout transporté d'amour de DIEU, se mit à répondre au rossignol, et continua ainsi jusqu'au soir, où il fut obligé de cesser, avouant avec une sainte envie que le petit oiseau l'avait vaincu. Il le fit venir sur sa main, le loua d'avoir si bien chanté, lui donna à manger, et ce ne fut que sur son ordre et après avoir reçu sa bénédiction, que le rossignol s'envola.
Non seulement les animaux obéissaient surnaturellement à saint François, mais encore ils lui témoignaient à leur manière de l'affection et de la joie.
Allant à Sienne, le serviteur de DIEU passa un jour près d'un troupeau de brebis qui paissaient dans un champ. Selon sa charmante coutume, il les salua, pour l'amour de DIEU, avec un air de bonté. Aussitôt les brebis, les béliers, les agneaux laissant là leur pâturage, vinrent à lui, levèrent la tête, et lui firent fête comme ils purent, à la grande admiration des bergers, ainsi que des compagnons du bon Saint.
Les animaux privés et domestiques n'étaient pas seuls à subir cette miraculeuse influence de saint François. Des chasseurs lui offraient parfois des levrauts et des lapins qu'on avait pris en vie ; ou les mettait à terre, et, loin de fuir, ils allaient se jeter entre ses bras. Il avait beau les remettre en liberté, ils demeuraient toujours avec lui ; et, pour s'en débarrasser, il était obligé de les faire porter au loin, dans la campagne, par quelqu'un de ses Frères.
Sur le bord du lac de Riéti, un pécheur lui donna un oiseau de rivière vivant. François l'accepta avec sa bonté ordinaire, le tint quelque temps dans ses mains, et voulut ensuite l'exciter â s'envoler. Ce fut en vain. Alors saisi d'un transport de reconnaissance et d'amour de DIEU, il leva les yeux au ciel, et demeura plus d'une heure dans une oraison extatique. Étant revenu à lui, il commanda doucement à l'oiseau sauvage de s'en aller louer le Seigneur, et lui donna sa bénédiction. Aussitôt le petit animal parut tout joyeux, battit des ailes et prit l'essor.
Sur ce même lac, un batelier lui présenta un jour un grand poisson qu'il venait de prendre, François le garda quelque temps entre ses mains, puis il le remit à l'eau. Au lieu de se sauver, le poisson demeura au môme endroit, jouant dans l'eau, en sa présence, comme si par affection il ne pouvait le quitter. Il ne plongea tout à fait qu'avec la permission et la bénédiction du saint homme.
Un autre jour que François était malade à Sienne, un bon gentilhomme lui envoya, à titre d'aumône, un faisan que l'on venait de prendre tout vivant. Dès que le faisan ville Saint et entendit sa voix, il s'affectionna tellement à lui, qu'il ne pouvait plus souffrir d'en être séparé. Plusieurs fois on le porta dans les vignes pour lui rendre la liberté, mais toujours, d’un vol rapide, il revenait au bienheureux Père. On le confia aux soins d'un ami qui venait souvent voir le Saint malade : tant qu'il y fut, il refusa toute nourriture. On le rapporta, et dès qu'il vit François, il donna toutes sortes de marques de joie, et se mit à manger avec avidité.
Et ces merveilles accompagnèrent, comme nous l'avons dit, saint François d'Assise pendant toute sa vie, DIEU voulant rendre ainsi un témoignage continuel et public de la très sainte et toute céleste innocence de vie de son bien-aimé serviteur. Lorsque, pour la première fois, il se rendit sur le Mont-Alverne, en Toscane, pour s'y mettre en retraite, les Frères qui l'accompagnaient virent une quantité de petits oiseaux arriver à lui, l'environner de tous côtés, se poser sur sa tète, sur ses épaules, sur sa poitrine et dans ses mains, témoignant en quelque sorte de leurs petits becs et de leurs ailes, la joie que leur causait son arrivée ; et, par ce gracieux miracle, le Seigneur, qui devait opérer en lui de si grandes choses, invitait François et ses compagnons à se fixer sur cette montagne prédestinée.
Plus tard, deux ans avant sa mort, lorsqu'il y revint et y reçut les Stigmates, comme nous le raconterons tout à l'heure, les oiseaux de la montagne lui firent la même fête ; et un faucon, par un instinct surnaturel, s'attacha singulièrement à sa personne. Il se fit comme le petit veilleur de nuit du Bienheureux : quand approchait l'heure a laquelle François se levait pour prier la nuit, l'oiseau fidèle ne manquait point de venir chanter et faire du bruit à sa porte ; et lorsque les infirmités du Saint étaient plus grandes qu'à l'ordinaire, le faucon ne venait l'éveiller que vers le lever du soleil et encore ne chantait-il qu'à demi-voix.
En rapportant ces ravissants miracles, dont l'authenticité absolue a été certifiée par les plus vénérables témoins oculaires, le grand Docteur séraphique saint Bonaventure rappelle d'abord que, dans l'Écriture et dans les Actes des martyrs et des Saints, on trouve divers exemples de ce souverain domaine des serviteurs de DIEU sur les animaux ; puis, il en donne la raison, qui est très-belle. « Toutes les créatures étaient soumises à saint François, dit-il, parce que saint François avait entièrement soumis, sa chair à son esprit, et son esprit au Seigneur. » Or, c'est dans cette double soumission parfaite que se retrouve l'ordre primitif de l'état d'innocence, où toutes les créatures étaient soumises au premier homme. La grâce de Notre-Seigneur abondait et surabondait tellement en saint François, qu'elle l'avait rétabli, en partie du moins dans l'état d'innocence, réalisant en lui l'oracle du Fils de DIEU : « En vérité, eu vérité, je vous le dis, les miracles que je fais, quiconque croit en moi les fera aussi, et il en fera de plus grands encore. »
Saint François tout transformé en JÉSUS-CHRIST par une foi, une espérance et une charité parfaites, par une mortification totale et une prière continuelle, par une humilité consommée et par la douceur même du Sauveur, n'opposait pour ainsi dire aucun obstacle aux opérations divines de JÉSUS en lui : et JÉSUS, Seigneur tout-puissant et tout bon, opérait par lui ces touchants miracles.
Ô Seigneur, quand vivrez-vous ainsi pleinement en nous, vos pauvres serviteurs, indignes enfants de saint François, votre vrai disciple ? Augmentez notre foi, ô doux Sauveur, et unissez-nous à vous de plus en plus par les liens de votre divin amour, par l'humilité, la pauvreté et l'innocence.




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samedi 21 avril 2018

Méditation sur les règles que l'on doit suivre dans l'usage des divertissements permis







1er point. Le vrai Chrétien ne leur donne qu'un reste de loisir, que Dieu n’a pas refusé à la nature, et que notre faiblesse a rendu nécessaire. Mais il n'a recours à cette distraction qu'après qu'il a donné tout le temps nécessaire ; 1°, au service de Dieu et aux pratiques de la Religion, tels que la prière, le sacrifice des Autels, les œuvres de miséricorde et de charité, les saintes lectures, tout ce qui regarde enfin son avancement dans la piété ; 2°, au soin de sa famille et de ses affaires personnelles ; 3°, aux devoirs particuliers de son état et aux obligations de sa charge.


2e point.
Avantages de cette conduite. Celui qui ne se permettra des divertissements bornés et légitimes, qu'après avoir ainsi satisfait à tous ses devoirs, n'aura aucun reproche à se faire sur la perte de son temps et sur l'inutilité de sa vie : ses divertissements ne seront pour lui que des distractions nécessaires ; et non des occupations suspectes, dangereuses, et criminelles ou infructueuses pour le salut, qui font oublier à la plupart des mondains, ce qu'ils doivent à Dieu, ce qu'ils doivent au prochain, et ce qu'ils se doivent à eux-mêmes.




Reportez-vous à Méditation sur les divertissements du monde, Méditation sur la passion du jeu, Méditation sur la grandeur d'âme, Méditation sur l'humilité des Saints, Méditation sur la pratique de l'humilité Chrétienne, Méditation sur l'ignorance de l'homme à l'égard de l'état de grâce, Méditation sur l'ordre que l'on doit observer dans la pratique de l'aumône, Méditation sur les moyens de se sanctifier dans le monde, Méditation sur les obstacles que le monde oppose à notre salut, Méditation sur l'usage qu'un Chrétien doit faire de ses talents, Méditation sur les petites actions de Vertu, Méditation sur l'habitude des fautes légères, Méditation sur la négligence à éviter les fautes légères, Méditation sur l'attache au péché véniel, Méditation sur la distinction du péché mortel et du péché véniel, Méditation sur la différence des devoirs, Méditation sur les obligations attachées aux Charges et aux Dignités du monde, Méditation sur l'ambition, Méditation sur la gloire de Dieu, Méditation sur les jugements du monde, Méditation sur la gloire du monde, Méditation sur les dangers du monde, Méditation sur l'application aux devoirs de son état, Méditation sur la fidélité que la Religion nous inspire à l'égard des devoirs de notre état, Méditation sur le mérite attaché à la pratique des devoirs de son état, Méditation sur le motif qui doit nous conduire dans la pratique des devoirs de notre état, Méditation sur les dangers propres de chaque état, Méditation sur les vertus qu'on exerce en pratiquant les devoirs de son état, Méditation sur les défauts qui rendent un jugement téméraire, Méditation sur la connaissance des vertus et des vices, Méditation sur la vraie pénitence, Méditation sur le respect humain, Méditation sur les péchés d'ignorance, Méditation sur l'aveuglement de la Conscience, Méditation sur la passion dominante, Méditation sur les moyens de connaître les passions dominantes, Méditation sur le détachement des biens de ce monde, Méditation sur le renoncement au monde, Méditation sur l'affaire du salut, Méditation sur la fuite des occasions prochaines du péché, et Méditation sur la recherche volontaire de l'occasion prochaine du péché.











vendredi 20 avril 2018

Méditation sur les divertissements du monde







1er point. Il y a des divertissements permis : ce sont ceux qui peuvent être regardés, 1°, comme des délassements légitimes, par rapport au travail passé ; 2°, comme des dispositions et des préparatifs au travail à venir. Les divertissements ne sont donc permis qu'autant qu'ils sont nécessaires. En voilà la mesure. Tout ce qui va au-delà, tout divertissement qui devient lui-même une occupation constante et habituelle, qui n'a été précédée, et qui ne doit ni ne peut être suivie d'aucune espèce de travail, est contraire au dessein de Dieu et par conséquent défendu.


2e point.
Les divertissements mêmes permis deviennent souvent criminels par leur excès. Tout excès est un vice ; et la vertu même, qui est la règle de tout bien, devient condamnable dès qu'elle est extrême. Il faut être sage, dit l'Apôtre ; mais il faut l'être avec sobriété, et qui veut l'être trop ne l'est point du tout ; parce que la sagesse est essentiellement un état de raison, et par conséquent de modération. Mais si pour être sage, il faut l'être sans excès, à plus forte raison faudra-il éviter l'excès pour se divertir en sage. Or qui est-ce qui l'évite dans l'usage des divertissements même permis ?




Reportez-vous à Prière de Saint Pie X au glorieux Saint Joseph modèle des travailleurs, Méditation sur les règles que l'on doit suivre dans l'usage des divertissements permis, Méditation sur la passion du jeu, Méditation sur la grandeur d'âme, Méditation sur l'humilité des Saints, Méditation sur la pratique de l'humilité Chrétienne, Méditation sur l'ignorance de l'homme à l'égard de l'état de grâce, Méditation sur l'ordre que l'on doit observer dans la pratique de l'aumône, Méditation sur les moyens de se sanctifier dans le monde, Méditation sur les obstacles que le monde oppose à notre salut, Méditation sur l'usage qu'un Chrétien doit faire de ses talents, Méditation sur les petites actions de Vertu, Méditation sur l'habitude des fautes légères, Méditation sur la négligence à éviter les fautes légères, Méditation sur l'attache au péché véniel, Méditation sur la distinction du péché mortel et du péché véniel, Méditation sur la différence des devoirs, Méditation sur les obligations attachées aux Charges et aux Dignités du monde, Méditation sur l'ambition, Méditation sur la gloire de Dieu, Méditation sur les jugements du monde, Méditation sur la gloire du monde, Méditation sur les dangers du monde, Méditation sur l'application aux devoirs de son état, Méditation sur la fidélité que la Religion nous inspire à l'égard des devoirs de notre état, Méditation sur le mérite attaché à la pratique des devoirs de son état, Méditation sur le motif qui doit nous conduire dans la pratique des devoirs de notre état, Méditation sur les dangers propres de chaque état, Méditation sur les vertus qu'on exerce en pratiquant les devoirs de son état, Méditation sur les défauts qui rendent un jugement téméraire, Méditation sur la connaissance des vertus et des vices, Méditation sur la vraie pénitence, Méditation sur le respect humain, Méditation sur les péchés d'ignorance, Méditation sur l'aveuglement de la Conscience, Méditation sur la passion dominante, Méditation sur les moyens de connaître les passions dominantes, Méditation sur le détachement des biens de ce monde, Méditation sur le renoncement au monde, Méditation sur l'affaire du salut, Méditation sur la fuite des occasions prochaines du péché, et Méditation sur la recherche volontaire de l'occasion prochaine du péché.