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dimanche 17 avril 2022

Des sentiments de reconnaissance envers Dieu



Le quatrième effet que doit produire en nous la méditation des mystères de la Passion et des souffrances du Fils de Dieu, est d'être pénétré des plus vifs sentiments de reconnaissance pour un bienfaiteur de qui nous avons tant reçus. « Notre esprit peut-il penser, dit Saint Augustin, notre bouche peut-elle exprimer, notre plume peut elle écrire quelque chose de meilleur que ces paroles : Grâces soient rendues à Dieu. » On ne peut ni dire de plus court, ni rien entendre de plus agréable, ni rien concevoir de plus élevé, ni rien faire de plus utile. Dieu lui-même a toujours pris tant de plaisir à la reconnaissance et aux actions de grâces que lui rendent les hommes, que dès qu'il avait accordé quelque faveur extraordinaire à son peuple, il voulait qu'on lui en témoignât aussitôt la reconnaissance, en chantant des Cantiques de louanges : Immolez à Dieu un sacrifice de louanges. S. Augustin, parlant des dix Lépreux que le Fils de Dieu guérit, remarque que le Sauveur du monde loua la reconnaissance de celui qui vint seul le remercier de sa guérison, et qu'il blâma l'ingratitude des neuf autres : N'y en a-t-il pas eu dix de guéris, dit-il ? Où sont donc les neuf autres ? Il ne s'est trouvé que cet étranger qui est revenu pour rendre gloire à Dieu. Gardons-nous de tomber dans une pareille ingratitude pour les bienfaits que nous avons reçus de la main libérale de Dieu, et moins encore au plus grand de ses bienfaits, lorsqu'il s'est fait homme, et qu'il a bien voulu mourir pour nous sur la Croix. « N'oubliez jamais, dit le sage, la grâce que vous a faite celui qui a répondu pour vous et qui s'est rendu votre caution ; car il a donné pour vous sa propre vie. »
J. C. a répondu et payé pour nous, il lui en a coûté la vie ; il est bien juste que nous ayons la plus vive et la plus sincère reconnaissance d'un aussi grand bienfait, et que nous n'en perdions jamais le souvenir.
S. Thomas, parlant de la gratitude, dit qu'elle opère de trois manières, ou qu'elle produit trois effets sensibles dans une âme qui en est pénétrée. Le premier consiste à concevoir dans le fond de son cœur toute l'estime que mérite le bienfait qu'on a reçu, et à en conserver précieusement le souvenir ; le second consiste à remercier le bienfaiteur par des louanges qui répondent à la grandeur du bienfait ; le troisième c'est de répondre aux bienfaits reçus par des bienfaits réciproques, ou au moins par le bon usage que l'on en fait : voilà, selon S. Thomas, ce que nous devons faire pour marquer à Dieu, comme nous le devons, notre reconnaissance. Exerçons-nous, en méditant sur tous les mystères de la Passion, à former en nous ces trois actes de reconnaissance. Appliquons-nous premièrement à concevoir dans notre cœur de grands sentiments d'estime pour tant de bienfaits que renferme chacun de ces mystères et après avoir examiné en détail toutes les grâces que nous en avons reçues et que nous en devons recevoir, excitons-nous, par cette considération, à ressentir plus vivement l'obligation où elles nous mettent de nous attacher à Dieu sans interruption, sans partage et sans réserve.
Occupons-nous ensuite à le louer et à le glorifier de bouche, selon ces paroles de S. Paul : « Offrons donc toujours à Dieu par lui une hostie de louange, c'est-à-dire, le fruit des lèvres qui rendent gloire à son nom ; invitons toutes les créatures à se joindre à nous pour lui rendre un si juste tribut de louanges ; efforçons-nous enfin de répondre par nos actions à tant de bienfaits, et pour cela abandonnons-nous entièrement à lui, comme nous l'avons dit dans le précédent article, et offrons-lui tout ce que nous sommes. Hélas ! que nous sommes éloignés de connaître ce que Dieu a fait pour nous ! En effet, ô mon Dieu ! si je concevais bien vivement que vous vous êtes fait homme, et que vous êtes mort sur une croix pour l'amour de mois, il ne me faudrait point d'autre considération pour vous donner entièrement mon cœur, et pour m'abîmer dans votre amour : ce serait-là véritablement un juste tribut, tel qu'un vrai Chrétien le doit rendre à son Dieu.
Jésus-Christ n'aurait pas refusé, dit Saint Chrysostôme, de faire pour un seul ce qu'il a fait pour tous les hommes ensemble. Il y a plus : c'est que Dieu s'est souvenu particulièrement de moi, qu'il m'a eu présent devant les yeux en se faisant homme et en mourant sur la Croix ; Qu'il m'a aimé avec une charité perpétuelle, comme il dit lui-même par la bouche de Jérémie : et qu'enfin il s'est livré volontairement à la mort pour me procurer la vie. Chaque Chrétien doit donc regarder les bienfaits de Dieu comme si Dieu n'avait rien fait que pour lui, et envisager l'amour dont ils procèdent, comme si Dieu n'avait aimé que lui seul : et s'écrier avec Saint Paul : Il m'a aimé, et il s'est livré à la mort pour moi. Quand on fera toutes ces considérations avec une sérieuse attention, il sera impossible de ne se pas sentir excité à former les plus vifs sentiments de reconnaissance et d'amour envers ce Dieu-Sauveur, qui nous a toujours aimés avec une charité perpétuelle.

(Abrégé de la Pratique de la Perfection Chrétienne)


Reportez-vous à Des sentiments d'amour pour Dieu, Des sentiments que doit produire en nous la Méditation des souffrances de Jésus-Christ : et premièrement des sentiments de compassion qu'elle doit exciter dans nos cœurs, Combien la Méditation des souffrances de Jésus-Christ est méritoire pour nous, et agréable à Dieu, Jésus crucifié est le Livre des Élus, Des fruits que porte Jésus crucifié, l'Arbre de vie, VIE CHRÉTIENNE : Dévotion envers la Passion de Jésus-Christ, Des Trésors infinis que nous possédons en JÉSUS-CHRIST, Sur Jésus-Christ et L'intérieur de Jésus-Christ.












mercredi 29 décembre 2021

Sur le délai de la conversion


Saint Paul pénitent

Il faut que je me convertisse. — Il y a trop longtemps que j'abuse de la grâce de Dieu, et que je me rends de jour en jour plus indigne de sa miséricorde. N'ai-je donc pas assez offensé mon Créateur, mon Sauveur et mon Maître ? Ne faut-il donc pas enfin mettre un terme à tant d'ingratitude et d'insensibilité ?
Il faut que je me convertisse aujourd'hui ; car demain peut-être ne le pourrai-je plus : demain mes chaînes ne seront-elles pas plus difficiles à rompre, mon cœur encore plus dur, et mes mauvaises habitudes plus fortes et plus invétérées ? D'ailleurs le jour de demain m'appartient-il ? Qui m'a dit que je le verrai et qu'il luira pour moi ? Dieu, qui a promis le pardon aux pénitents, n'a point promis le lendemain aux pécheurs.
Il faut que je me convertisse dès ce moment. Je n'ai point de temps à perdre : les instants sont précieux.

(Manuel des petits séminaires)


Reportez-vous à Méditation sur la fausse sécurité des Pécheurs, Prière d'une enfant coupable après sa conversion, Méditation pour le dernier jour de l'année, De l'emploi du temps, Méditation sur l'emploi du temps, Prière de Sainte Thérèse d'Avila pour la conversion des pécheurs obstinés, Tu es poussière et tu retourneras en poussière, Méditation sur la pensée de la mort, Méditation sur l'éternité des peines de l'Enfer, Méditation sur la justice de Dieu, Méditation sur les instructions de Jésus-Christ, Méditation sur la Pénitence différée à l'heure de la mort, Méditation sur la Préparation à la mort, Méditation sur la fausse idée que les Pécheurs se forment de la miséricorde de Dieu, Méditation sur le délai de la conversion, Méditation sur l'incertitude de l'avenir, Méditation sur l'inquiétude de l'avenir, Méditation sur l'emploi du temps, Méditation sur le souvenir des jours que l'on a passé dans l'oubli de Dieu et de ses devoirs, Méditation sur le bon usage du temps présent, et De la Circoncision, comprenant la lettre de nouvelle année de Saint François de Sales.











dimanche 4 juillet 2021

Des précieux avantages que procure le troisième degré de l'Humilité



Un des plus grands avantages que l'on retire du troisième degré d'humilité, c'est que les actes qu'il fait produire, sont l'action de grâces la plus parfaite que l'on puisse rendre à Dieu pour les dons qu'on en a reçus. C'est oublier Dieu, c'est user envers lui de la plus grande ingratitude que de s'attribuer à soi-même les dons qu'il nous a si libéralement départis, mais, au contraire, c'est lui rendre les actions de grâces qu'il a droit d'exiger de nous pour ses bienfaits, que de reconnaître que nous ne les tenons que de sa libéralité ; c'est-là le sacrifice de louange dont il dit qu'il tirera sa gloire ; c'est-là cette reconnaissance que l'Apôtre nous recommande quand il dit : « À Dieu seul Roi des siècles, immortel et invisible, soit honneur et gloire. »
De-là naît encore un autre avantage ; c'est que quelques dons qu'ait reçus de Dieu celui qui est véritablement humble, et quelque estime que ces dons lui attirent de la part des hommes, il ne s'en estime cependant pas davantage ; il demeure au contraire aussi ferme dans le sentiment intime de son néant, que s'il n'avait rien reçu, parce qu'il sait faire distinction entre ce qui lui est étranger et ce qui lui est propre, et rendre à Chacun ce qui lui appartient. Ainsi regardant les faveurs qu'il a reçues de Dieu, comme un bien étranger, et pour ainsi dire d'emprunt, il ne détourne jamais la vue du spectacle de sa propre bassesse et de l'état où il serait réduit, si Dieu l'abandonnait un seul moment, et si sa divine bonté ne le tenait, pour ainsi dire, continuellement par la main. Mais plus celui qui est véritablement humble, se sent comblé des bienfaits de Dieu, plus il s'humilie, plus il s'anéantit devant lui ; plus il reçoit de dons de Dieu, plus il reconnaît qu'il est redevable a Dieu, et qu'il contracte une plus étroite obligation de le servir ; et il est intimement persuadé que sa reconnaissance et ses services ne pourront jamais égaler la mesure et le prix des grâces et des faveurs qu'il a reçues. C'est précisément cette disposition qui rend les serviteurs de Dieu plus humbles que les autres hommes : ils sont persuadés que Dieu leur demandera compte, non-seulement des péchés qu'ils auront commis, mais aussi des bienfaits qu'ils auront reçus : « Que l'on exigera beaucoup de celui à qui on aura beaucoup donné ; et qu'à celui à qui on aura beaucoup confié, on lui demandera davantage à proportion. »
Un dernier avantage que procure l'humilité, c'est que celui qui possède cette vertu ne se laisse jamais aller à mépriser son prochain. Quelque Péché qu'il lui voie commettre, il ne s'en élève, et il ne s'en estime pas plus pour cela ; au contraire, il en prend occasion de s'humilier encore plus, parce qu'il considère qu'il est sorti de la même masse que celui qui est tombé, et que dans la chute de son frère, il voit la sienne propre, ou du moins il craint qu'une prochaine chute ne le menace lui-même ; car, comme dit très bien Saint Augustin, notre frère ne commet aucun péché que nous ne puissions en commettre un semblable, si la miséricorde de Dieu ne nous tendait continuellement la main. »

(Abrégé de la Pratique de la Perfection Chrétienne)


Reportez-vous à C'est particulièrement aux humbles que Dieu accorde les plus grandes faveurs, Que l'Humilité n'est point opposée à la Magnanimité, mais qu'elle en est le fondement, De la force en soi-même et de la force en Dieu, Pour vaincre toutes sortes de tentations, et pour acquérir la perfection chrétienne, ne point compter sur nous-mêmes, mais uniquement sur le secours de Dieu, Du troisième degré de l'Humilité : En quoi il consiste, Comment faire son examen particulier sur la vertu de l'Humilité, Comment dans l'oraison nous pouvons nous exercer à la pratique du second degré d'Humilité, Pour acquérir la vertu de l'Humilité, il faut en pratiquer les Actes, Sans l'Humilité, on ne saurait avoir la paix intérieure, De quelle manière on peut s'élever au second degré de l'Humilité, Du second degré de l'Humilité, et en quoi il consiste, La connaissance de nous-mêmes ne doit pas nous faire perdre le courage, ni la confiance, Que la considération de ses péchés est un excellent moyen pour se connaître soi-même, et pour acquérir l'humilité, Du premier degré de l'Humilité, qui est d'avoir une humble opinion de soi-même, Principales Vertus dont l'Humilité est le fondement, Il n'y a point de Vertu solide sans l'Humilité : elle est le fondement de toutes les autres Vertus, Excellence et nécessité de l'Humilité, Prière pour demander l'humilité, Prière pour obtenir l'humilité, l'exemple de Saint Robert Bellarmin et de Saint Ignace, et comment acquérir cette vertu, Le Saint Curé d'Ars dans sa conversation : Humilité de M. Vianney, De l'amour du Père Surin pour l'humilité, dans l'union avec Notre-Seigneur Jésus-Christ, Des vertus de Marie : l'humilité, De la merveilleuse humilité du séraphique saint François, Litanies de l'humilité, Méditation sur les effets de l'orgueil, Méditation sur l'humilité des Saints, Méditation sur la pratique de l'humilité Chrétienne, Méditation sur les avantages de l'humilité Chrétienne, La Crèche, Sur ces paroles : Vous avez tiré votre parfaite louange de la bouche des enfants et de ceux qui sont à la mamelle. (Psaume 8), De deux sortes de Mortifications, De la nécessité de la Mortification : En quoi elle consiste, Sur Jésus-Christ, L'intérieur de Marie, De l'enfance spirituelle, et De la paix de l'âme.














mardi 15 juin 2021

Dans quels sentiments devons-nous célébrer la fête du Sacré-Cœur de Jésus ?



C'est dans les sentiments de l'amour le plus vif et le plus tendre que nous devons célébrer cette fête : le plus vif pour payer l'amour dont ce Cœur de Jésus nous a aimés d'un généreux retour ; le plus tendre, pour compatir aux opprobres et aux douleurs de ce divin Cœur outragé. Nous le savons, Jésus obéissait à l'amour dont son cœur était embrasé pour nous, lorsqu'il se faisait homme, enfant, le dernier des hommes, rassasié d'ignominies, mourant dans l'opprobre et les douleurs de la croix. Ce n'était pas trop pour un cœur qui nous aimait infiniment ; mais le cœur bas et rétréci des hommes n'a rien compris à cet excès d'amour. Aveugles et endurcis, ils n'ont eu ni des yeux assez purs pour reconnaître le codeur d'un Dieu, à ces traits d'un amour infini, ni des cœurs assez grands pour les ressentir, y correspondre.
Les cœurs ingrats ont été plus loin : ils ont outragé ce Cœur tendre et paternel, qui les aimait malgré leur ingratitude : enfin les cœurs impies sont venus ; mais ç'a été pour déchirer ce Cœur sacré où le sang ruisselait encore, lui arracher toute consolation et combler ses douleurs ! À la vue de tant de maux quel codeur fidèle ne serait ému ? Au récit de ces sanglants outrages, dont le douloureux souvenir ira arracher des larmes aux cœurs généreux et compatissants de tous les siècles, quel cœur parmi nous si insensible et si dur pourrait refuser à ce divin Cœur abreuvé d'amertume un amour plus ardent, une fidélité plus constante, une commisération plus tendre ? Quel bonheur, quelle consolation vraiment ineffable si parmi nous il se trouvait un seul cœur assez fervent, assez tendre, assez pur, assez ardent, pour faire oublier en ce jour au Cœur de Jésus ses profonds ennuis et ses amères douleurs à force d'amour, de reconnaissance, d'adorations et d'hommages !

(Manuel des petits séminaires)


Reportez-vous également à Fondements de la Dévotion au Sacré Cœur de Jésus, Sur l'excellence de la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus, Comment l'Église de France a-t-elle contribué à l'établissement de la fête du Sacré-Cœur de Jésus ?, Depuis quand l'Église a-t-elle institué la fête du Sacré-Cœur de Jésus ?, Sur l'institution de la fête du Sacré-Cœur : Quelle fête célébrons-nous en ce jour ?, Prière au Sacré-Cœur de Jésus, Prière fondée sur les Promesses faites par Notre-Seigneur Jésus-Christ à Sainte Marguerite-Marie, Dévotion au Cœur Sacré de Jésus : Actes de communion spirituelle, Neuvaine de confiance au Sacré-Cœur, La dévotion au Cœur sacré de Jésus : Réparation, immolation, pénitence, confiance et pur amour, Amende honorable à Jésus-Christ dans le Saint-Sacrement, Amende honorable au Sacré-Cœur de Jésus, La dévotion au Sacré-Cœur, remède spécial aux maux qui désolent l'Église dans ces derniers temps, Méditation sur la Fête du Sacré Cœur de Jésus-Christ : Dieu a envoyé dans vos cœurs l'Esprit et le Cœur de son Fils, Instruction sur la Fête du Sacré Cœur de Jésus-Christ, Petite consécration au Sacré-Cœur de Jésus, Neuvaine au Sacré-Cœur, Miserentissimus Redemptor du Pape Pie XI sur notre devoir de réparation envers le Sacré-Cœur de Jésus, Acte de consécration du genre humain et de réparation au Sacré-cœur, Litanie de Sainte Marguerite Marie Alacoque, Litanie du Sacré-Coeur de Jésus, Sœur Benigna, petite secrétaire de l'amour de Dieu (1/9), Dévotion au Sacré-cœur de Jésus : Don de l'Esprit et Vie intérieure, et Amende honorable au Sacré-Cœur de Jésus.














samedi 24 avril 2021

Le malheur du Monde, en ce qu'il ne connaît point Dieu, et son Fils Jésus-Christ



C'est une vérité que l'on aurait peine à croire, si notre divin Maître, qui est la vérité même, ne nous l'avait enseignée. Et c'est ce qu'il a déclaré parlant à son Père, à qui il dit : Père juste, le monde ne vous a point connu. Le Saint-Esprit l'avait déjà enseigné par ces paroles du Prophète Roi : Le Seigneur a jeté les yeux du haut du Ciel sur les enfants des hommes, pour voir s'il y en a quelqu'un qui connaisse Dieu et qui le cherche : ils se sont tous égarés. Il était dans le monde, écrit saint Jean l’Évangéliste ; et c'est lui qui a fait le monde, et le monde ne l'a pas connu. Oui même, après qu'il a été vu en la terre, selon la prédiction du Prophète Baruch, et qu'il a conversé avec les hommes, il est venu chez soi, car toute la terre lui appartient, et tous ceux qui l'habitent ; et les siens l'ont si peu connu, qu'ils ne l'ont pas reçu.
C'est bien ici qu'il faudrait répandre des torrents de larmes sur le malheur du monde, qui n'est pas, qui ne vit pas, qui ne marche pas seulement dans les ténèbres à l'égard des vérités de la Religion, des moyens du salut, des occasions de la damnation éternelle, à l'égard des illusions dont il est rempli, ce que nous avons déploré dans le Chapitre précédent ; mais à l'égard de Dieu même, et de son Fils Jésus-Christ. C'est pourquoi il ne faut pas s'étonner si nous avons dit que sa présence en toutes choses et sa divine providence lui étaient inconnues. Certainement le grand Apôtre prononce avec bien de la justice, qu'il est les ténèbres mêmes.
Voilà le dernier malheur du monde, et la cause de son malheur éternel. Car comme la connaissance de Dieu est absolument nécessaire pour arriver à notre fin, ce qui fait tout notre bonheur ; le défaut de cette connaissance, nous en mettant dans la privation, nous jette dans un mal infini. La vie éternelle consiste, dit notre divin Maître parlant à son Père, à vous connaître, vous qui êtes le seul dieu, et Jésus-Christ que vous avez envoyé ; et on ne peut parvenir à la vie éternelle sans cette connaissance. Il faut connaître Dieu, il faut connaître Jésus-Christ. Personne ne va à son Père que par lui ; et celui qui le voit, voit aussi son Père. Je suis, nous déclare-t-il, la lumière qui suis venu au monde ; afin que quiconque croit en moi, ne demeure pas dans les ténèbres. La plénitude de la véritable science consiste dans cette connaissance de Dieu et de son Fils Jésus-Christ : c'est ce que les Pères de l'Église enseignent. Ceux qui en sont plus divinement éclairés, ce sont les savants aux yeux de Dieu et de ses Anges. C'est ce qu'on appelle la science des Saints, que Dieu donne aux petits et humbles de cœur, aux personnes vraiment détachées d'elles-mêmes, du siècle, et de tout ce que le siècle estime ; dans laquelle il a rendu admirables des gens sans lettres, de simples femmes, pendant que cette science est cachée aux sages et aux prudents du monde. Nous avons connu un célèbre Docteur qui disait qu'il avait été longtemps sans connaître Dieu avec toute sa doctrine ; il voulait dire qu'il ne le connaissait pas par la science des Saints.
Or si c'est dans la connaissance de Dieu et de Jésus-Christ que consiste la vie éternelle, comme l'on n'en peut douter, on doit nécessairement convenir que c'est ce qui fait tout notre bonheur, et à même temps demeurer d'accord que son ignorance est la cause de tous nos maux. Et voilà le malheur, comme il a été déjà dit, et le très-grand malheur du monde, selon le témoignage que notre divin Maître en a rendu.
On aurait donc bien sujet d'aller crier de ville en ville, et de village en village, Au Dieu inconnu. Autrefois l'Apôtre l'a fait dans Athènes, le pays des savants du siècle, et au milieu d'un sénat, l'un des plus sages de la terre. Mais on peut le prêcher parmi le peuple Chrétien. On peut le crier, qu'il adore Dieu sans le connaître : car est-ce le connaître que de lui insulter jusque devant ses Autels où il réside corporellement, profanant la sainteté de ses Temples par les irrévérences que l'on y commet, s'y tenant en des situations peu modestes ? ce que l'on remarque assez communément, lorsque l'on s'assemble pour entendre les Sermons, dont il ne faut pas être surpris, si l'on en voit si peu d'effets, s'y préparant d'une si étrange manière. Est-ce le connaître, de n'avoir pas de honte de le traiter avec si peu de respect, et de n'oser ouvrir la bouche pour empêcher qu'il ne soit déshonoré de la sorte ? Ceux mêmes qui doivent élever leur voix, comme le son d'une trompette, pour me servir des expressions de l'Écriture, pour crier contre ces profanations, souvent demeurent muets, et quelquefois les commettent avec plus de hardiesse. Voici ce qu'on lit sur ce sujet dans les Sentences Chrétiennes et Cléricales de feu Monsieur Bourdoise Prêtre de la Communauté de saint Nicolas de Chardonnet, dont saint François de Sales a eu une si haute estime, et dont il se servait quand il allait prêcher dans Paris pour lui tenir compagnie. C'est lui qui parle dans ces Sentences que l'on a données au public. J'ai une fois en ma vie mis hors et chassé d'une Cathédrale cent treize causeurs en deux heures, et en aurais bien mis davantage, si le cent quatorzième qui se présenta, n'eût été un Prêtre Bénéficié de cette Église ; car alors je trouvai à qui parler, et là toute mon autorité et mon zèle furent trop courts. Là j'expérimentai qu'il n'y a rien à gagner aux Prêtres. Ces profanations, aussi bien que l'ignorance de Dieu nous ont obligés, assistés des miséricordes de notre bon Sauveur, et de la protection de son immaculée Mère Vierge, de donner au public deux Traités, dont l'un est de Dieu inconnu, et l'autre des horreurs des profanations des Églises.
Est-ce connaître Dieu, de faire si peu d'état de l'honneur qu'il nous fait, vermisseaux de terre que nous sommes, non seulement nous permettant de l'entretenir quand il nous plaît, mais nous y exhortant, qu'il semble que ce nous soit une peine de converser avec sa Majesté suradorable par l'oraison ; qu'une demi-heure que dure une Messe où il se trouve présent avec son sacré Corps et son précieux Sang, paraît un temps trop long, que l'on s'en ennuie. En userait-on de la sorte avec les Rois de la terre, s'ils permettaient de les entretenir, et de leur parler ? On passe la plupart des jours dans la conversation des viles créatures, on se plaint si l'on est seul, et dans leur privation ; et on crie contre la longueur d'une demi-heure s'il la faut donner à Dieu ; et encore comment la lui donne-t-on ?
Est-ce connaître Dieu, de négliger la divine Communion de son sacré corps ? Est-ce le croire ? Doute-t-on que tous les véritables trésors n'y soient renfermés ? Que ferait-on, si on avait le pouvoir de quelque trésor précieux d'or ou d'argent ? Mais il faut être dignement disposé pour participer à cette Communion vivifiante, il est vrai. Hé ! comment ne fait-on pas tout pour s'y préparer ? Je mourrai sans le pouvoir comprendre, comment il est possible de perdre une seule Communion par négligence ; je dis par négligence, puisque c'est se priver d'un trésor infini qui vaut mieux que le ciel et la terre.
Est-ce connaître Dieu, de lui préférer la créature, des voluptés criminelles aux plaisirs divins de son Paradis ; de lui préférer un peu d'or, d'argent, de biens temporels, des honneurs passagers : ce que fait tous les jours le monde par l'avarice, l'ambition, la vie sensuelle. En vérité c'est ne le pas connaître, de faire moins d'estime de sa possession, ou de sa perte, que des viles choses de la terre, pour lesquelles on s'embarrasse tant, ou pour les gagner, ou pour ne les pas perdre, et pour lesquelles on l'offense si criminellement.
Est-ce connaître Dieu, que de négliger ses divins intérêts, pendant que tout le monde est dans la recherche des siens propres, et des intérêts des autres créatures ? Les Intendants envoient des ordres pour les intérêts des Princes. On les exécute avec la dernière exactitude, et il est juste, et il le faut faire. Les mêmes Princes donnent des ordres pour punir les blasphémateurs, pour empêcher les profanations des Églises ; qui s'applique à leur exécution ? quelle attention y donnent les Magistrats et les autres Officiers ? Hélas ! à peine y pense-t-on. On blasphème, on profane la sainteté des Églises ; on n'y remédie point. Les plus pauvres, les gens de la plus basse condition trouvent des Avocats, des Procureurs qui plaident pour leurs intérêts : où sont les Avocats, les Procureurs qui plaident pour soutenir la cause d'un Dieu, qui entreprennent ses affaires ? Il est vrai, il y a les gens du Roi : où trouverons-nous les gens de Dieu ? Si l'on attaque les droits honorifiques, soit des Ecclésiastiques, soit des séculiers, on fait de grands et de longs procès. Chacun dit : Je suis obligé de garder mes droits. Ô mon Seigneur et mon Dieu, faites-nous penser et garder les vôtres. A la moindre nouvelle que l'on apprend que ces droits des créatures sont blessés, aussitôt on prend des mesures pour y remédier, pour en empêcher la continuation. On avertit, on sait mille et mille désordres que l'on commet contre la Majesté de Dieu ; ou l'on demeure comme insensible aux outrages de cette Majesté infinie, ou l'on s'y applique bien peu. On y fait peu de réflexion, on les oublie aisément ; ou les soins que l'on en prend, sont bien médiocres.
Après cela cessons de nous étonner si Dieu s'adresse même aux choses inanimées de ce qu'il n'est point connu, et par son peuple qu'il a élevé et nourri comme son enfant, et qu'il a comblé de ses bienfaits. Cieux, écoutez, dit-il par le Prophète Isaïe ; et toi terre, prête l'oreille. C'est de la sorte qu'il parle à ce qui n'a pas de sentiment, pour faire connaître aux hommes leur aveuglement. Il ajoute : Le bœuf connaît celui à qui il est, et l'âne l'étable de son maître ; mais Israël ne m'a pas connu, et mon peuple a été sans entendement. Dieu fait encore le même reproche par le Prophète Jérémie, dans lequel il appelle pour témoins de la perfidie de son peuple, les oiseaux du ciel. Moïse animé de son saint Esprit, appelle en témoignage le ciel et la terre. On peut remarquer ici que les ténèbres du pécheur son bien épaisses, la dureté de son cœur bien étrange, son insensibilité bien extrême, puisque Dieu s'en plaint même à ce qui et dépourvu d'intelligence.
Le saint Prophète Roi a dit de lui, qu'il a imité les bêtes qui sont sans raison, et qu'il leur est devenu semblable. Et lui parlant il s'écrie : Ne devenez pas comme le cheval et le mulet qui sont sans raison. Mais il est encore au dessous des bêtes, et plus stupide, puisque le bœuf et l'âne connaissent leur maître ; car ils les servent, et leur obéissent comme ils veulent, quoiqu'entre les animaux ils soient les plus stupides. C'est ce que remarque Saint Jérôme, qui pense que Dieu s'en sert pour ce sujet.
Mais puisque Dieu veut bien se servir de la comparaison de ces animaux, voici une chose assez surprenante à cet égard, et rapportée par une personne qui l'a vue, et qui en a été le témoin oculaire. Un esclave s'étant enfui de Rome, et s'étant caché dans une solitude, y rencontra un lion à qui il ôta une épine qui lui perçait le pied. A quelque temps de là cet esclave étant repris, il fut condamné à la mort, et exposé aux lions dans l'amphithéâtre de Rome selon la coutume de ce temps-là. Or il arriva que le lion qu'on lui lâcha pour le dévorer, était celui à qui il avait tiré l'épine du pied, et que l'on avait pris et enfermé avec les autres pour le supplice des criminels. Ce fut un spectacle bien surprenant à toute le peuple Romain assemblé dans l'amphithéâtre ; car à la vue de ce misérable esclave qui était presque déjà sans sentiment dans la crainte de la mort qui l'avait saisi, le lion qui le reconnut s'arrêta quelque temps comme immobile, et ensuite s'approchant de lui il commença à le flatter de sa queue comme les chiens font ordinairement, et à le lécher avec sa langue. Pour lors il se fit de grands cris d'une exclamation générale de tout le peuple étonné : on crie la liberté de l'esclave, et on l'obtient. L'Empereur même voulant savoir la cause d'un événement si singulier, l'apprit de la bouche de l'esclave ; ensuite on laissa le lion libre aussi bien que l'esclave, qui le conduisant comme un chien après lui dans les rues, on jetait des fleurs à pleine main sur le lion.
Que cet exemple est pressant ! Un lion a tant de reconnaissance pour un homme qui lui a tiré une épine du pied ; et nous qui devons tout à Dieu, et qui nous a délivrés de l'enfer, bien loin de reconnaître sa bonté infinie, nous le crucifions derechef, pour parler avec l'Apôtre, nous rendant coupables de sa mort par nos péchés qui en sont la cause. Saint Antoine de Padoue, pour convertir un hérétique, fit reconnaître la présence du sauveur en la sainte Hostie, d'une manière miraculeuse, par un cheval, qu'on avait laissé un temps considérable sans manger, et à qui présentant de l'avoine devant le très-saint Sacrement de l'Autel, il n'y toucha point, et la laissa pour se tenir en la manière qu'il pouvait en respect devant ce Sacrement adorable. Saint François d'Assise avait un agneau qui fléchissait les genoux, lorsqu'on les levait au très saint Sacrifice de la Messe. Malheur au monde, à la nation pécheresse, à la race corrompue des hommes qui ont si peu de respect pour ce Dieu caché en la divine Eucharistie.
A ces vues, ou il faut renoncer à avoir plus de cœur, ou il faut qu'il ne respire plus que pour le divin amour. Ah, que nous avons bien d'autres sujets que les anciens Prophètes de nous adresser aux Cieux et à la Terre, d'appeler à témoins les animaux en témoignage de ce que les hommes ni ne connaissent Dieu, ni ne l'aiment. Dieu ne nous élève plus, il ne nous nourrit plus d'une manne faite par le ministère des Anges, mais de son propre corps, de son propre sang, après qu'il s'est immolé sur une croix pour nous, et nous a donné jusqu'à la dernière goutte de son sang. Écoutez, pierres ; écoutez, rochers, vous avez bien amolli votre dureté, vous vous êtes bien brisés, lorsque cet aimable Sauveur a souffert. Ah, ce n'était pas pour vous, c'était pour les hommes, ces ingrats qui sont toujours insensibles à ses bienfaits. Tous les éléments, dit saint Grégoire, ont connu ce Dieu Sauveur en leur manière : les cieux par la nouvelle étoile qui a paru, la mer qui a obéi à sa voix, la terre qui a tremblé à sa mort, le soleil qui s'est éclipsé, les pierres qui se sont brisées, la mort par la résurrection de ceux qui étaient privés de vie. Et après cela le monde ne le connaît point.
Ici S. Bernard s'écrie : Que devons-nous donc faire pour le connaître ? Il répond : Nous avons plus besoin d'un cœur contrit et humilié, que de beaucoup d'étude. Nous avons plus besoin de soupirer et de pleurer, que de raisonner et d'étudier, de l'oraison que de la lecture. Il faut donner plus de temps à la contemplation des choses célestes, qu'à l'occupation des choses de la terre. Approchez-vous de Dieu, dit le Psalmiste, et soyez éclairés.
Que l'homme ne cherche point d'excuse dans son ignorance. Les hommes ont toujours été sans excuse, nous enseigne l'Apôtre aux Romains ; car par la connaissance que les créatures de ce monde ont des choses qui ont été faites, ce qui est invisible en Dieu, leur devient visible, même sa puissance éternelle et sa divinité. Il parle des Infidèles, qu'il appelle les créatures de ce monde, à la différence des Chrétiens qui sont appelés dans l’Écriture, la nouvelle créature. Le Saint-Esprit nous révèle que la lumière véritable éclaire tout homme venant en ce monde ; c'est-à-dire, tout homme capable de lumière, lorsque la raison est assez forte en son âme, pour être digne ou de punition, ou de gloire ; Dieu l'éclaire intérieurement et l'échauffe, en sorte que s'il ne manque pas à cette première grâce, il l'augmente et accomplit son œuvre, lorsque le jugement lui est venu à une juste maturité, et qu'il est obligé de se convertir à Dieu.
Mais entre tous les hommes, les Chrétiens qui connaissent et qui aiment peu Dieu, seront plus châtiés : car ils sont ce peuple qui marchait dans les ténèbres, et qui a vu une grande lumière, sur qui le jour s'est levé lorsqu'il habitait dans la région de l'ombre de la mort, à qui la lumière a été aussi claire que le soleil en plein midi. C'est le sujet de leur condamnation, comme nous le dit l’Évangile ; car ils ont aimé mieux les ténèbres que la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises. Car quiconque fait mal, hait la lumière, et il ne se présente point à la lumière, de peur qu'il ne soit repris de ses œuvres.

(Extrait de Le malheur du Monde, par M. Henri-Marie Boudon)


Reportez-vous à Le malheur du Monde dans ses richesses, Le malheur du Monde dans les ténèbres, Ce que l'on entend par le Monde, Aveuglement de l'homme, Du vrai Religieux, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De la vie mixte, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De l'homme intérieur, par le R.-P. Jean-Joseph SurinCe qui s'est observé dans un Ordre Religieux durant le premier siècle depuis son établissement, doit être regardé comme meilleur que tout ce qu'on peut inventer dans la suite, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Sur les trois mots qui furent dits à saint Arsène : Fuyez, taisez-vous, reposez-vous, Instruction sur les Conseils évangéliquesDu mondeMéditation sur les dangers du mondeMéditation sur l'amour de la retraiteMéditation sur les moyens de se sanctifier dans le mondeMéditation sur le détachement des biens de ce monde, Litanie pour se détacher des biens de ce monde, Méditation sur la gloire du monde, Méditation sur les obstacles que le monde oppose à notre salut, Méditation sur le renoncement au monde, Méditation sur deux règles qu'un Chrétien doit toujours observer pour faire son salut dans le monde, Méditation sur les affaires du monde comparées à celles du salut, Méditation sur l'affaire du salut, Que faut-il pour connaître sa vocation ? Premièrement, consulter Dieu, Que faut-il pour connaître sa vocation ? Deuxièmement, consultez-vous, vous-même, Que faut-il considérer dans le choix de la vocation ?, Quelle est ma vocation ?, Prière pour demander la grâce de connaître et d'accomplir la volonté de Dieu, Prière pour la vocation, Prière à Marie pour connaître sa vocation, Prière à Saint Joseph pour lui demander la grâce de connaître sa vocation, N'embrassez un état que par des motifs dignes d'une Chrétienne, En quelque état que vous soyez, rendez respectable, par vos sentiments et votre conduite, votre titre de Chrétienne, et Méditation sur ce qu'un Chrétien doit penser des richesses et des grandeurs du monde.
















lundi 16 novembre 2020

Des rechutes dans le péché


Parabole du serviteur ingrat

Une autre circonstance qui aggrave beaucoup mes péchés, ce sont les rechutes dans ceux-là mêmes que Dieu m'a pardonnés, non pas une fois, mais plusieurs. J'engage, pour ainsi parler, une lutte entre l'homme et le Tout-Puissant ; je l'offense, et il me pardonne ; puis je l'offense de nouveau, comme s'il ne m'avait pas pardonné. J'imite en cela, selon la parole de l'apôtre saint Pierre, le chien qui retourne à son vomissement, et le pourceau qui, après avoir été lavé, se vautre de nouveau dans la fange (II Petr., II, 23 ; Prov., XXVI, 11). Je mériterais que Dieu me rejetât à jamais loin de lui, qu'il me plongeât dans le cloaque de l'enfer, et me livrât les pieds et les mains liés au pouvoir des démons exécuteurs de sa justice. Car tel fut le sort du serviteur ingrat, débiteur de dix mille talents, qui, après avoir obtenu la remise de sa dette, continua d'offenser son maître.
Malgré le nombre de mes infidélités, plein de confiance en la patience et en la miséricorde infinie de mon Dieu, je veux encore une fois retourner à lui sincèrement, et lui dire, prosterné à ses pieds : Seigneur, usez de patience envers moi ; avec votre secours, je vous paierai toute la dette de mes péchés, et si cette fois encore vous me pardonnez, je vous promets de ne plus vous offenser (Matth., XVIII, 26).

(Extrait de Méditations sur les mystères de notre sainte foi par le V. P. Louis Du Pont)


Reportez-vous à Je comparerai mes péchés aux péchés d'Adam et De la grièveté des péchés, parce qu'ils sont contraires à la raison.











mercredi 14 octobre 2020

Je comparerai mes péchés aux péchés d'Adam



Je comparerai mes péchés au péché d'Adam, de la même manière que, dans le premier point, je les ai comparés au péché des anges. Tenté par le démon, j'ai été assez malheureux pour me laisser séduire, non pas une fois, mais un grand nombre de fois ; ma chair a été l'Ève qui m'a provoqué à pécher, et mon esprit, faible comme Adam, pour plaire à cette chair, a déplu mille fois à Dieu en transgressant ses commandements. J'ai poussé si loin l'orgueil et l'ingratitude, que souvent j'ai aspiré à me rendre semblable à Dieu, usurpant ce qui est le propre de la Divinité. Si donc Dieu a châtié si sévèrement nos premiers parents pour un péché de désobéissance et d'orgueil, qui avait consisté à manger d'un fruit contre sa défense, quels graves châtiments n'ai-je pas mérités pour tant de désobéissances, pour tant d'actes d'orgueil, pour ces fautes sans nombre dont je me suis rendu coupable ! Oh ! qu'il eût été conforme à la justice que, dès mon premier péché, la mort me frappât, ou que tous les maux de la terre vinssent fondre sur moi !
Enfin, je considérerai quelle longue pénitence firent Adam et Ève pour cette seule faute. Que ce morceau leur fut amer, et qu'il leur a coûté cher ! Adam vécut plus de neuf cents ans, et tout ce temps, il le passa à pleurer, à gémir et à souffrir tous les maux qui étaient la suite de son péché. Mais enfin, comme l'atteste le livre de la Sagesse, la pénitence lui obtint le pardon. Cet exemple doit m'animer à gémir de mes misères, et à pleurer mes fautes, afin que Dieu m'en délivre. J'imiterai par la pénitence celui dont j'ai imité la désobéissance, et je supplierai Dieu notre Seigneur de me punir autant qu'il lui plaira en cette vie, pourvu qu'il me pardonne, et me préserve des feux éternels.


(Extrait de Méditations sur les mystères de notre sainte foi par le V. P. Louis Du Pont)


Reportez-vous à Litanies de l'âme pénitente, Nous sommes des grands blessés et La terre se couvrit de ronces et d'épines.













lundi 25 mai 2020

Deuxième Condition que doit avoir la Contrition, soit parfaite, soit imparfaite : Surnaturelle


La douleur doit être surnaturelle, c'est-à-dire conçue en vue de Dieu et par le mouvement de la grâce : car, tout motif qui naîtrait du fond de la nature et des réflexions d'un esprit purement philosophe, serait insuffisant. Être fâché d'avoir offensé Dieu, parce qu'on s'est déshonoré au jugement des personnes sages, parce qu'on a consumé son bien en folles dépenses, parce qu'on a ruiné sa santé, parce qu'on s'est attiré de fâcheuses affaires ; ces divers motifs, à la vérité, ne sont pas condamnables, mais ils ne suffisent point pour réconcilier l'homme avec Dieu : ils ne sont bons que pour rendre le retour vers lui plus aisé.




DEUXIÈME CONDITION


SURNATURELLE


Mon Dieu, ce n'est point un motif naturel qui opère en moi le repentir ; ce n'est ni une crainte, ni une considération humaine qui me fait concevoir le regret de mes fautes. Ces motifs pourraient bien rendre mon retour vers vous plus aisé ; mais ils seraient insuffisants pour ma réconciliation. C'est la foi et la religion, c'est votre grâce, c'est surtout votre divin Esprit, qui, en m'inspirant des motifs plus nobles, excite dans mon âme un repentir plus vrai et une plus amère douleur de vous avoir offensé ; ce qui met le comble à mes regrets, c'est votre bonté infinie, et tous les biens dont je vous suis redevable, c'est votre amour même. Avant tous les siècles, et avant même que j'eusse reçu l'être de vous, vous pensiez à moi, et vous n'y pensiez que pour me faire du bien : ce que vous aviez médité, dans l'éternité, vous l'avez exécuté dans le temps : votre main bienfaisante a répandu sur moi toutes sortes de biens : mes infidélités même, et mes ingratitudes, presque aussi nombreuses que vos faveurs, n'ont pu encore tarir la source de vos dons, ni arrêter le cours de vos grâces. Ô amour sans commencement, qui m'avez aimé durant des siècles infinis, et lors même que je ne pouvais ni le ressentir, ni le reconnaître ! Ô amour sans mesure, qui m'avez fait ce que je suis, qui m'avez donné ce que j'ai, et qui me promettez encore infiniment davantage ! Ô amour sans interruption et sans inconstance, que toutes les eaux amères de mes iniquités n'ont pu éteindre ! Ai-je un cœur, ô mon Dieu, si je ne suis pas pénétré de reconnaissance et de tendresse pour vous ?


(Extrait de Manuel du Pénitent ou conduite pour la Contrition)



Reportez-vous à Troisième Condition que doit avoir la Contrition, soit parfaite, soit imparfaite : SouverainePremière Condition que doit avoir la Contrition, soit parfaite, soit imparfaite : Intérieure, Méditation sur la pénitence du cœur, Première Disposition pour recevoir la grâce de la Justification : Acte de Foi, Deuxième Disposition pour recevoir la grâce de la Justification : Sentiments de Crainte de Dieu, Troisième Disposition pour recevoir la grâce de la Justification : Sentiments de Confiance en Dieu, Quatrième Disposition pour recevoir la grâce de la Justification : Acte d'Amour de Dieu, Cinquième Disposition pour recevoir la grâce de la Justification : Détestation du péché, Sixième Disposition pour recevoir la grâce de la Justification : Résolution de devenir meilleur, Troisième Motif de Contrition : La Bonté de Dieu (1/6), Troisième Motif de Contrition : La Bonté de Dieu (2/6), Troisième Motif de Contrition : La Bonté de Dieu (3/6), Troisième Motif de Contrition : La Bonté de Dieu (4/6), Troisième Motif de Contrition : La Bonté de Dieu (5/6), Troisième Motif de Contrition : La Bonté de Dieu (6/6), Conduite pour la Contrition, Premier Motif de Contrition : La Majesté de Dieu, Deuxième Motif de Contrition : La Justice de Dieu, Instruction sur la Contrition, Prière pour obtenir de Dieu miséricorde, Instruction sur la Grâce, De l'examen de conscience, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Cinq points dans l'examen général de la conscience, Trois temps pour l'examen particulier, Prière à Saint Louis de Gonzague pour demander la contrition, Bien choisir le sujet sur lequel on doit faire l’examen particulier, Combien l'examen de notre conscience est important, Méditation pour la Fête de Sainte Marie-Madeleine, Prière pour obtenir la persévérance dans le jeûne et la pénitence, Méditation sur la promptitude et la vivacité de la vraie pénitence, Méditation sur le souvenir des jours que l'on a passé dans l'oubli de Dieu et de ses devoirs, Méditation sur la miséricorde de Dieu, Méditation sur la pénitence du cœur, Psaumes de la Pénitence, Méditation sur la mort dans le péché, Méditation sur la confiance qu'un Chrétien doit avoir en la miséricorde de Dieu, Hymne du Carême, Méditation sur la réparation du péché, Méditation sur l'expiation du péché, Méditation sur la miséricorde de Dieu, Exercice pour la confession, Litanies de Sainte Marie-Madeleine, Méditation sur la promptitude et la vivacité de la vraie pénitence, Méditation sur la vraie pénitence, Catéchisme du Saint Curé d'Ars : Sur la confession, Réponse à quelques doutes touchant la Pénitence, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Qu'il est très-utile d'ajouter quelques pénitences à l'examen particulier, Les peines du Purgatoire conformes aux fautes commises La conversion renvoyée au soir de la vie conduit l'âme à la cruelle faim du Purgatoire, Troisième méditation de préparation à la mort : Que me présenteront le passé, le présent et l'avenir ?, Instruction sur la Prière, Explication du premier commandement de Dieu, Explication du deuxième commandement de Dieu, Explication du quatrième commandement de Dieu, et Explication du cinquième commandement de Dieu.















jeudi 21 mai 2020

Quatrième Disposition pour recevoir la grâce de la Justification : Acte d'Amour de Dieu




QUATRIÈME DISPOSITION


ACTE D'AMOUR DE DIEU


Source de toute justice, Dieu saint, auteur de la sainteté, et qui êtes la sainteté même, je commence à vous aimer, et je désire être rempli de votre amour. Mon péché a été de ne vous point aimer assez : je me suis détourné, je me suis éloigné de vous en péchant : comment puis-je sortir du péché, sinon en me tournant vers vous et en m'approchant de vous par un sincère amour. Vous m'avez créé pour vous, ô mon Dieu, vous m'avez racheté par J.-C. votre Fils ; vous m'avez conservé la vie dans le temps même que je m'en servais pour vous offenser ; vous ne vous êtes pas lassé de mes délais et de mes ingratitudes ; vous m'avez appelé tant de fois ; vous m'avez prévenu de tant de grâces ; vous m'inspirez encore la volonté de retourner à vous ; vous êtes prêt à me recevoir au nombre de vos enfants ; que de titres qui sollicitent mon amour ! Ô sainteté, ô justice, qui me découvrez la laideur et l'injustice de mon péché ! Ô miséricorde, de qui j'en attends le pardon, pourquoi faut-il que je commence si tard à vous aimer ? Ô amour infini ! achevez en moi votre ouvrage ; après m'avoir pardonné mes péchés, augmentez mon amour pour vous ; réservez-moi la couronne de justice, et soyez vous-même ma récompense et mon bonheur pendant toute l'éternité.


(Extrait de Manuel du Pénitent ou conduite pour la Contrition)



Reportez-vous à Cinquième Disposition pour recevoir la grâce de la Justification : Détestation du péchéPremière Disposition pour recevoir la grâce de la Justification : Acte de Foi, Deuxième Disposition pour recevoir la grâce de la Justification : Sentiments de Crainte de Dieu, Troisième Disposition pour recevoir la grâce de la Justification : Sentiments de Confiance en Dieu, Troisième Motif de Contrition : La Bonté de Dieu (1/6), Troisième Motif de Contrition : La Bonté de Dieu (2/6), Troisième Motif de Contrition : La Bonté de Dieu (3/6), Troisième Motif de Contrition : La Bonté de Dieu (4/6), Troisième Motif de Contrition : La Bonté de Dieu (5/6), Troisième Motif de Contrition : La Bonté de Dieu (6/6), Conduite pour la Contrition, Premier Motif de Contrition : La Majesté de Dieu, Deuxième Motif de Contrition : La Justice de Dieu, Instruction sur la Contrition, Prière pour obtenir de Dieu miséricorde, Instruction sur la Grâce, De l'examen de conscience, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Cinq points dans l'examen général de la conscience, Trois temps pour l'examen particulier, Prière à Saint Louis de Gonzague pour demander la contrition, Bien choisir le sujet sur lequel on doit faire l’examen particulier, Combien l'examen de notre conscience est important, Méditation pour la Fête de Sainte Marie-Madeleine, Prière pour obtenir la persévérance dans le jeûne et la pénitence, Méditation sur la promptitude et la vivacité de la vraie pénitence, Méditation sur le souvenir des jours que l'on a passé dans l'oubli de Dieu et de ses devoirs, Méditation sur la miséricorde de Dieu, Méditation sur la pénitence du cœur, Psaumes de la Pénitence, Méditation sur la mort dans le péché, Méditation sur la confiance qu'un Chrétien doit avoir en la miséricorde de Dieu, Hymne du Carême, Méditation sur la réparation du péché, Méditation sur l'expiation du péché, Méditation sur la miséricorde de Dieu, Exercice pour la confession, Litanies de Sainte Marie-Madeleine, Méditation sur la promptitude et la vivacité de la vraie pénitence, Méditation sur la vraie pénitence, Catéchisme du Saint Curé d'Ars : Sur la confession, Réponse à quelques doutes touchant la Pénitence, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Qu'il est très-utile d'ajouter quelques pénitences à l'examen particulier, Les peines du Purgatoire conformes aux fautes commises La conversion renvoyée au soir de la vie conduit l'âme à la cruelle faim du Purgatoire, Troisième méditation de préparation à la mort : Que me présenteront le passé, le présent et l'avenir ?, Instruction sur la Prière, Explication du premier commandement de Dieu, Explication du deuxième commandement de Dieu, Explication du quatrième commandement de Dieu, et Explication du cinquième commandement de Dieu.














samedi 16 mai 2020

Troisième Motif de Contrition : La Bonté de Dieu (5/6)




5°. UN PÈRE TENDRE ET COMPATISSANT POUR SES ENFANTS. De combien de périls il les garantit ! combien de fois il les arrête sur le bord de l'abîme ! avec quelle tendre sollicitude il veille sur eux dans tous les instants de leur vie ! Comme il sait écarter les obstacles à la vertu, éloigner les occasions du vice, briser les liens de l'iniquité ! À combien de tentations et de malheurs il les arrache ! Sa miséricorde, plus abondante à mesure que leurs iniquités augmentent, redouble de soins et d'empressements. Ô mon Dieu, vous avez renouvelé à mon égard tous ces prodiges ; et néanmoins j'ai outragé votre bonté, j'ai insulté à votre amour !!! Mais, ô Dieu infiniment bon, vous n'avez répondu à mes outrages que par de nouveaux bienfaits ; et mon ingratitude n'a jamais suspendu les effets de votre tendresse pour moi. Que de miracles de bonté ! que de secrets ressorts de charité ! que de tendres démarches ! que d'aimables attentions ! quelle patience, quand je me suis égaré loin de vous ! quelle tendresse, quand je suis revenu à vous !... Comme un père tendre, à qui la joie de revoir son fils fait oublier tous ses égarements et tous ses torts, Dieu a couru au-devant de moi, il m'a embrassé, il m'a pardonné, avant même que j'eusse demandé le pardon ; il m'a rétabli dans tous mes anciens droits ; et la seule chose qu'il a exigé de moi, c'est que mon retour fût sincère ; que, comme il avait toujours eu pour moi le cœur d'un père, je reprisse pour lui le cœur d'un fils, sans conserver de liaisons secrètes avec le péché, son ennemi. Ô clémence paternelle, que nous ne saurions ni imiter, ni comprendre !... ô dureté de mon cœur, qu'une telle bonté ne touche et n'amollit point !... Mon Dieu, il me semble cependant que je suis maintenant plus touché de l'excès de ma misère, et en même temps de cet abîme de miséricorde qui la surpasse. Ô vous, qui aimez à chercher ce qui était égaré, à sauver ce qui était perdu, à remettre dans votre sein tendre et paternel, ce qui était loin de vous et livré aux passions ; ô divin pasteur, je sens renaître ma confiance, et je m'abandonne à votre amour. Hé quoi ! serais-je encore susceptible de quelque impression de découragement ou de désespoir ? Ah ! ne permettez pas, ô mon Dieu, que je me livre jamais à un sentiment qui vous outrage, dans celle de vos perfections dont vous êtes le plus jaloux ; apprenez-moi, dans mes chutes, à espérer toujours, à ne me décourager jamais, puisque la source des miséricordes ne tarit point pour les cœurs pénitents. Ô grâce du Sauveur, éclatez partout en moi, pour mieux montrer votre puissance. Ô amour, vous voulez des âmes livrées à vos transports, des âmes qui ne se promettent rien d'elles-mêmes, et qui osent tout en vous. Me voici, Seigneur, je suis une pierre dure et insensible, qui ne puis être taillée que sous les coups redoublés du ciseau ; me voici rebelle, indocile, et incapable de tout bien ; taillez, coupez, retranchez ce qui s'oppose en moi à votre amour. Ô Seigneur, prenez cette pierre ; glorifiez-vous ; amollissez mon cœur ; animez-le de votre esprit ; rendez-le sensible à vos bontés ; enfin pénétrez-le, embrasez-le d'amour pour vous.


(Extrait de Manuel du Pénitent ou conduite pour la Contrition)



Reportez-vous à Ne vous mettez donc pas en peine, en disant que mangerons-nous ? ou que boirons-nous ?, Troisième Motif de Contrition : La Bonté de Dieu (1/6), Troisième Motif de Contrition : La Bonté de Dieu (2/6), Troisième Motif de Contrition : La Bonté de Dieu (3/6), Troisième Motif de Contrition : La Bonté de Dieu (4/6)Troisième Motif de Contrition : La Bonté de Dieu (6/6)Conduite pour la Contrition, Premier Motif de Contrition : La Majesté de Dieu, Deuxième Motif de Contrition : La Justice de Dieu, Instruction sur la Contrition, Prière pour obtenir de Dieu miséricorde, Instruction sur la Grâce, De l'examen de conscience, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Cinq points dans l'examen général de la conscience, Trois temps pour l'examen particulier, Prière à Saint Louis de Gonzague pour demander la contrition, Bien choisir le sujet sur lequel on doit faire l’examen particulier, Combien l'examen de notre conscience est important, Méditation pour la Fête de Sainte Marie-Madeleine, Prière pour obtenir la persévérance dans le jeûne et la pénitence, Méditation sur la promptitude et la vivacité de la vraie pénitence, Méditation sur le souvenir des jours que l'on a passé dans l'oubli de Dieu et de ses devoirs, Méditation sur la miséricorde de Dieu, Méditation sur la pénitence du cœur, Psaumes de la Pénitence, Méditation sur la mort dans le péché, Méditation sur la confiance qu'un Chrétien doit avoir en la miséricorde de Dieu, Hymne du Carême, Méditation sur la réparation du péché, Méditation sur l'expiation du péché, Méditation sur la miséricorde de Dieu, Exercice pour la confession, Litanies de Sainte Marie-Madeleine, Méditation sur la promptitude et la vivacité de la vraie pénitence, Méditation sur la vraie pénitence, Catéchisme du Saint Curé d'Ars : Sur la confession, Réponse à quelques doutes touchant la Pénitence, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Qu'il est très-utile d'ajouter quelques pénitences à l'examen particulier, Les peines du Purgatoire conformes aux fautes commises La conversion renvoyée au soir de la vie conduit l'âme à la cruelle faim du Purgatoire, Troisième méditation de préparation à la mort : Que me présenteront le passé, le présent et l'avenir ?, Instruction sur la Prière, Explication du premier commandement de Dieu, Explication du deuxième commandement de Dieu, Explication du quatrième commandement de Dieu, et Explication du cinquième commandement de Dieu.