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dimanche 12 juillet 2020

Du monde


Saint Benoît dans la grotte,
après avoir quitté le monde
Qu'est-ce que le monde ? et que doit-il être à un chrétien ? Deux questions bien intéressantes pour quiconque veut être tout à fait à Dieu, et mettre son salut en sûreté.
Qu'est-ce que le monde ? C'est l'ennemi de Jésus-Christ, c'est l'ennemi de l'Évangile. C'est cet assemblage de personnes qui, attachées aux choses sensibles et y mettant leur bonheur, ont en horreur la pauvreté, les souffrances, les humiliations, et les regardent comme les véritables maux qu'il faut fuir, et dont il faut se garantir à quelque prix que ce soit ; qui font au contraire le plus grand cas des richesses, des plaisirs, des honneurs ; qui les tiennent pour les véritables biens ; qui les désirent, qui les poursuivent avec une ardeur extrême, sans aucun choix dans les moyens ; qui se les disputent, se les envient, se les arrachent les une aux autres ; qui ne se considèrent ou ne se méprisent mutuellement qu'autant qu'elles en ont ; qui fondent, en un mot, sur l'acquisition et la jouissance de ces biens tous leurs principes, toute leur morale, tout le plan de leur conduite. L'esprit du monde est donc évidemment opposé à l'esprit de Jésus-Christ et de l'Évangile. Jésus Christ et le monde se condamnent, se réprouvent réciproquement. Jésus-Christ, dans sa prière pour ses élus, déclare qu'il ne prie pas pour le monde ; il annonce à ses Apôtres et, dans leur personne, à tous les chrétiens, que le monde les haïra, les persécutera, comme il l'a haï et persécuté lui-même. Il veut qu'à leur tour ils fassent une guerre continuelle au monde.
Dans les premiers siècles de l'Église, où presque tous les chrétiens étaient des Saints, et le reste des hommes plongé dans l'idolâtrie, il était aisé de faire le discernement du monde, et de connaître ceux qu'on pouvait fréquenter, et ceux qu'on devait éviter. Le monde, ouvertement déchaîné alors contre Jésus-Christ, se distinguait à des marques non équivoques. Depuis que des nations entières ont embrassé l'Évangile, et que le relâchement s'est introduit parmi les chrétiens, il s'est formé peu à peu au milieu d'eux un monde où règnent tous les vices de l'idolâtrie, un monde avide d'honneurs, de plaisirs et de richesses ; un monde dont les maximes combattent directement les maximes de Jésus-Christ. Mais, comme ce monde professe extérieurement le christianisme, le discernement en est devenu plus difficile. Le commerce en est devenu aussi plus dangereux, parce qu'il déguise sa mauvaise doctrine avec plus d'adresse, qu'il la sème avec plus de ménagement, qu'il met en usage toute sa subtilité pour la concilier avec la doctrine chrétienne, et que, dans ce dessein, il affaiblit, il adoucit tant qu'il peut la sainte rigueur de l'Évangile ; et, d'un autre côté, il cache avec soin tout le venin de sa morale. De là un danger de séduction d'autant plus grand qu'on ne l'aperçoit pas, et qu'on n'est pas en garde contre lui ; de là un certain esprit de composition et d'accommodement, par lequel on tâche d'accorder la sévérité chrétienne avec les maximes du siècle sur l'ambition, sur la cupidité, sur la jouissance des plaisirs : accord impossible, tempéraments qui aboutissent à flatter la nature, à altérer la sainteté chrétienne, et à former de fausses consciences. On ne saurait croire jusqu'où va ce désordre, même parmi les personnes qui se piquent de piété et de dévotion : désordre, en un sens, plus difficile à corriger que celui qui résulte d'une conduite ouvertement mondaine et criminelle, parce qu'on n'en veut pas convenir, et qu'on se fait illusion sur ce point.
Si l'on veut vivre ici-bas sans participer à la corruption du siècle, il n'y a qu'un parti à prendre, qui est de rompre absolument avec le monde par le cœur, et d'entrer dans les sentiments de saint Paul, qui disait : Le monde est crucifié pour moi, et je suis crucifié pour le monde. Oh ! les belles paroles ! et que le sens qu'elles renferment est profond ! La croix était autrefois le supplice le plus infâme, le supplice des esclaves. Lors donc que l'Apôtre dit que le monde est crucifié pour lui, c'est comme s'il disait : J'ai pour le monde le même mépris, la même aversion, la même horreur que pour un vil esclave mis en croix pour ses crimes : je ne puis en soutenir la vue, il est pour moi un objet de malédiction, avec lequel toute liaison, tout commerce, tout rapport m'est interdit.
Il n'y a rien d'outré, rien que de juste et de légitime dans ce sentiment de saint Paul, qui doit être celui de tout chrétien ; et la raison en est évidente : le monde a crucifié Jésus-Christ, après l'avoir calomnié, insulté, outragé ; il le crucifie encore tous les jours ; il est donc juste que le monde à son tour soit crucifié pour le disciple de Jésus-Christ ; il est juste que le disciple ait en horreur l'ennemi capital de son maître, de son Sauveur, de son Dieu. Aussi le renoncement au monde est-il une des promesses les plus solennelles du baptême, une condition essentielle sans laquelle l'Église ne nous eût pas admis parmi ses enfants. Pense-t-on à cette promesse ? Pense-t-on aux obligations qu'elle renferme ? Examine-t-on jusqu'où doit aller ce renoncement ? Le renoncement du chrétien à l'égard du monde doit aller aussi loin que le renoncement du monde à l'égard de Jésus-Christ. Cette règle est claire, et l'on ne saurait se tromper à cette mesure. Il n'y a plus qu'à en faire l'application, et à la faire dans toute son étendue. Le monde a son évangile ; il n'y a qu'à le prendre d'une main, et l'Évangile de Jésus-Christ de l'autre ; il n'y a qu'à comparer sur les mêmes objets leur doctrine et leurs exemples ; il n'y a qu'à opposer Jésus-Christ en croix, dans la souffrance, dans l'opprobre, dans la nudité, au monde entouré et enivré d'honneurs, de richesses et de plaisirs, et se dire à soi-même : À qui suis-je ? À qui veux-je être ? Voilà deux ennemis irréconciliables qui se font la plus cruelle guerre. Pour qui veux-je me déclarer ? Il m'est impossible d'être neutre, ou de prendre parti pour tous les deux. Si je choisis Jésus-Christ et sa croix, le monde me réprouve. Si je m'attache au monde et à ses pompes, Jésus-Christ me rejette et me condamne : y a-t-il à balancer ? Est-on chrétien si l'on hésite un instant ? Mais si l'on s'est rangé une fois sous l'étendard de la croix, n'est-il pas évident que le monde devient dès ce moment un ennemi avec lequel il ne faut plus faire ni paix ni trêve ? Que cela va loin, encore une fois ! et que les chrétiens seraient saints, s'ils étaient bien pénétrés de la grandeur de leurs engagements !
Il ne suffit pas que le monde soit crucifié pour nous, il faut consentir encore à être nous-mêmes crucifiés pour le monde ; c'est-à-dire que le monde nous crucifie comme il a crucifié Jésus-Christ, qu'il nous fasse la même guerre qu'il a faite à Jésus-Christ, qu'il nous poursuive, qu'il nous calomnie, qu'il nous outrage avec la même fureur ; qu'il nous ravisse enfin les biens, l'honneur, la vie même. Et non-seulement il faut consentir à tous ces sacrifices plutôt que de renoncer à la sainteté chrétienne, mais il faut s'en faire un sujet de joie et de triomphe. Il faut que le disciple se glorifie d'être traité comme son maître : S'ils m'ont persécuté, disait Jésus-Christ à ses Apôtres, ils vous persécuteront aussi. La chose est immanquable. Le monde ne serait pas ce qu'il est, ou les chrétiens ne seraient pas ce qu'ils doivent être, s'ils échappaient à la persécution du monde.
Nous cherchons souvent à nous rassurer sur notre état ; nous voudrions savoir si nous sommes agréables à Dieu, si Jésus-Christ nous reconnaît pour les siens. Voici un moyen bien propre à nous éclairer, et à fixer toutes nos inquiétudes : voyons si le monde nous estime, nous considère ; s'il parle bien de nous, s'il nous recherche. Si cela est, nous ne sommes point à Jésus-Christ. Au contraire, s'il nous censure, s'il nous raille, s'il nous calomnie, s'il nous fuit, s'il nous méprise et nous hait, oh ! le grand motif de consolation ! oh ! la grande raison de croire que nous appartenons à Jésus-Christ !
Voyons donc une bonne fois devant Dieu ce que le monde est par rapport à nous, et ce que nous sommes par rapport au monde. Sondons nos dispositions intérieures, étudions les sentiments les plus profonds de notre cœur : nous y trouverons sûrement de quoi nous humilier et nous confondre ; nous trouverons que les maximes du monde ont laissé de profondes traces dans notre esprit, et qu'en bien des rencontres délicates nos jugements se rapprochent encore des siens ; nous trouverons que nous sommes jaloux de son estime, et que nous redoutons ses mépris ; que nous sommes bien aises de cultiver et d'entretenir certaines liaisons, et que nous verrions avec peine qu'on se retirât de nous ; que nous avons, en plusieurs occasions, des ménagements, des égards, des respects humains qui nous gênent, nous resserrent et nous tiennent dans une espèce de contrainte et de dissimulation. Nous trouverons, en un mot, que nous ne sommes pas assez déclarés pour Jésus-Christ et contre le monde.
Mais ne nous décourageons pas : triompher pleinement du monde, le braver, le mépriser, trouver bon qu'à son tour il nous brave et nous méprise, n'est pas l'ouvrage d'un moment. Exerçons-nous dans les petites occasions qui se présentent : si Dieu nous aime, il ne nous en laissera jamais manquer ; et, par les petites victoires, préparons-nous aux grands combats. Rappelons-nous au besoin ces paroles de Jésus-Christ : Ayez confiance, j'ai vaincu le monde. Prions-le qu'il nous aide à le vaincre, ou plutôt qu'il le vainque lui-même en nous, et qu'il détruise dans notre cœur le règne du monde, pour y établir le sien.


(Extrait du Manuel des âmes intérieures)


Reportez-vous à Du cœur humainSur les trois mots qui furent dits à saint Arsène : Fuyez, taisez-vous, reposez-vous, Faiblesse et corruption du cœur humain, De l'amour du prochain, De l'esprit de Foi, Du directeur, De la fidélité aux petites choses, Aveuglement de l'homme, Remèdes à l'amour-propre, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De l'emploi du temps, Ce que Dieu nous demande, et ce qu'il faut demander à Dieu, Commerce : Image de la vie spirituelle, De la liberté des enfants de Dieu, Instruction sur la Grâce, Instruction sur la Prière, Sur la sainteté, De la Crainte de Dieu, Conduite de Dieu sur l'âme, Moyens d'acquérir l'amour de Dieu, Quels moyens prendrez-vous pour acquérir, conserver et augmenter en vous l'amour de Dieu ?, Litanies de l'amour de DieuSoupir d'amour vers Jésus, Prière de Sainte Gertrude, Élan d'amour, Prière, Acte d'amour parfait, de Sainte Thérèse d'Avila, Prière de Saint Augustin, pour demander l'amour divin, Motifs et marques de l'amour de Dieu, De l'amour parfait, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Se conformer en tout à la volonté de Dieu, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Instruction sur la Charité, Méditation sur l'excellence de la Charité, Prière pour demander la charité, De la force en soi-même et de la force en Dieu, De la consommation en la Grâce, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Sur la croix, De la violence qu'il faut se faire à soi-même, De la Simplicité, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De la véritable Sagesse, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Des Vertus, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De l'Union avec Jésus-Christ, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Le Paradis de la Terre, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De la paix du cœur, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De la véritable Sagesse, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Avis important pour ceux qui ont des peines d'esprit, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Sur la vie nouvelle en Jésus-Christ, De l'activité naturelle, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De la vie parfaite, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De la Mortification, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Des moyens de parvenir à la vraie et solide vertu, Idée de la vraie Vertu, De la vraie et solide dévotion, Degrés des vertus qu'on se propose d'acquérir, Pour bien faire l'oraison et pour en tirer le fruit qu'on a lieu d'en attendre, En quelque état que vous soyez, rendez respectable, par vos sentiments et votre conduite, votre titre de Chrétienne, En quoi consiste l'exercice de la présence de Dieu, De la doctrine de Jésus-Christ, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, et Des Conseils Évangéliques, par le R.-P. Jean-Joseph Surin.
















mercredi 13 décembre 2017

Méditation sur les dangers propres de chaque état


Fin du travail (Jules Breton)






1er point. S'il n'y a point d'état qui n'aie ses peines, il n'y en a point non plus qui n'aie ses dangers pour le salut. Mais si vous portez dans toutes les occupations propres de Votre état un esprit de Religion, vous ne trouverez dans tous ces dangers que de fréquentes occasions de remporter des victoires : vous triompherez de l'orgueil, en usant des honneurs avec modestie ; de la volupté, en usant des plaisirs, même permis, avec modération ; de la cupidité, en usant des richesses sans faste et sans attachement.


2e point.
Quelle idée l'Écriture nous donne de celui qui se sanctifie dans le monde malgré les dangers propres de son état ! Heureux l'homme, dit le sage, qui aura vu de près les charmes de l'or sans en être ébloui, et qui aura su posséder les richesses sans y mettre son espérance : quel est-il ? Il est digne de toutes nos louanges ; et sa vie quoique simple et commune en apparence, doit être regardée comme une suite continuelle de prodiges. Il a su se servir des dangers même de son état pour se rendre parfait dans sa Religion : Qui probatus est in illo et perfectus est. Il sera donc couronné d'une gloire immortelle, parce qu'il a été tenté de violer la Loi de Dieu, et il est demeuré fidèle ; il a pu faire le mal, et il ne l’a pas fait : Qui potuit transgredi, et non est transgressus, sacere mala, et non fecit.




Reportez-vous à Prière à Dieu pour faire choix d'un état de vie, et connaître sa sainte volonté, En quelque état que vous soyez, rendez respectable, par vos sentiments et votre conduite, votre titre de Chrétienne, VIE CHRÉTIENNE : Travail et Négoce, Prière de Saint Pie X au glorieux Saint Joseph modèle des travailleurs, Méditation sur l'application aux devoirs de son état, Méditation sur la fidélité que la Religion nous inspire à l'égard des devoirs de notre état, Méditation sur le mérite attaché à la pratique des devoirs de son état, Méditation sur le motif qui doit nous conduire dans la pratique des devoirs de notre état, Méditation sur les vertus qu'on exerce en pratiquant les devoirs de son état, Méditation sur les prétendus avantages de la naissance, Méditation sur la dévotion des Grands, Méditation sur les obligations attachées aux Charges et aux Dignités du monde, Méditation sur la distinction du nécessaire et du superflu, Méditation sur la gloire du monde, Méditation sur la fausseté des jugements téméraires, Méditation sur les prétextes qu'on emploie pour justifier le jugement téméraire, Méditation sur les jugements téméraires, par le défaut d'équité, Méditation sur les jugements téméraires, par le défaut de connaissance, Méditation sur les jugements téméraires, par défaut d'autorité, Méditation sur les défauts qui rendent un jugement téméraire, Méditation sur les bornes que l'on doit mettre à la défiance et aux soupçons, Méditation sur les soupçons, Méditation sur la défiance, Méditation sur la défense de juger le prochain, Méditation sur les obstacles que le monde oppose à notre salut, Méditation sur la connaissance des vertus et des vices, Méditation sur l'Espérance Chrétienne, Méditation sur les caractères de la vraie et de la fausse pénitence, Méditation sur la vraie pénitence, Méditation sur le respect humain, Méditation sur le crime du respect humain, Méditation sur la piété extérieure, Méditation sur les moyens de guérir les illusions de la fausse conscience, Méditation sur les péchés d'ignorance, Méditation sur l'aveuglement de la Conscience, Méditation sur le repos de la conscience, Méditation sur la conscience, Méditation sur la passion dominante, Méditation sur les moyens de connaître les passions dominantes, Méditation sur l'amour de la vie, Méditation sur le détachement des biens de ce monde, Méditation sur le renoncement au monde, Méditation sur le péché de scandale, Méditation sur les affaires du monde comparées à celles du salut, Méditation sur l'affaire du salut, Méditation sur l'illusion des prétextes dont on s'autorise pour ne pas quitter l'occasion du péché, Méditation sur la fuite des occasions prochaines du péché, Méditation sur la recherche volontaire de l'occasion prochaine du péché, Méditation sur l’œil qui scandalise, et Méditation sur la distinction du péché mortel et du péché véniel.















lundi 11 décembre 2017

Méditation sur le motif qui doit nous conduire dans la pratique des devoirs de notre état








1er point. Nous ne devons avoir en vue que de plaire à Dieu. La Religion nous assujettit à cet égard aux mêmes devoirs que le monde ; mais elle exige des motifs différents : elle veut que nous fassions, par un esprit de soumission aux volontés divines, ce que font dans leur état, la plupart des hommes par un esprit de vanité, par un esprit d'ambition, par un esprit d'intérêt et de cupidité. Serviteurs, disait Saint Paul, obéissez a vos maîtres pour obéir à Dieu.


2e point.
Ce n'est pas toujours la différence des occupations qui fait dans chaque état la différence du pécheur et du juste, c'est plutôt la différence des motifs qui les font agir. Le juste travaille pour Dieu, et le pécheur pour le monde ; le juste pour mériter les biens du Ciel, et le pécheur pour acquérir ceux de la terre ; le juste pour la gloire de Dieu et pour son salut, et le pécheur pour sa fortune ou pour sa propre gloire ; et par-là, le même travail rend l'un parfait dans sa Religion, et l'autre entièrement vuide de l'esprit et des fruits de la Religion.



Reportez-vous à En quelque état que vous soyez, rendez respectable, par vos sentiments et votre conduite, votre titre de Chrétienne, VIE CHRÉTIENNE : Travail et Négoce, Prière de Saint Pie X au glorieux Saint Joseph modèle des travailleurs, Méditation sur l'application aux devoirs de son état, Méditation sur la fidélité que la Religion nous inspire à l'égard des devoirs de notre état, Méditation sur le mérite attaché à la pratique des devoirs de son état, Méditation sur les dangers propres de chaque état, Méditation sur les vertus qu'on exerce en pratiquant les devoirs de son état, Méditation sur la fausseté des jugements téméraires, Méditation sur les prétextes qu'on emploie pour justifier le jugement téméraire, Méditation sur les jugements téméraires, par le défaut d'équité, Méditation sur les jugements téméraires, par le défaut de connaissance, Méditation sur les jugements téméraires, par défaut d'autorité, Méditation sur les défauts qui rendent un jugement téméraire, Méditation sur les bornes que l'on doit mettre à la défiance et aux soupçons, Méditation sur les soupçons, Méditation sur la défiance, Méditation sur la défense de juger le prochain, Méditation sur les obstacles que le monde oppose à notre salut, Méditation sur la connaissance des vertus et des vices, Méditation sur l'Espérance Chrétienne, Méditation sur les caractères de la vraie et de la fausse pénitence, Méditation sur la vraie pénitence, Méditation sur le respect humain, Méditation sur le crime du respect humain, Méditation sur la piété extérieure, Méditation sur les moyens de guérir les illusions de la fausse conscience, Méditation sur les péchés d'ignorance, Méditation sur l'aveuglement de la Conscience, Méditation sur le repos de la conscience, Méditation sur la conscience, Méditation sur la passion dominante, Méditation sur les moyens de connaître les passions dominantes, Méditation sur l'amour de la vie, Méditation sur le détachement des biens de ce monde, Méditation sur le renoncement au monde, Méditation sur le péché de scandale, Méditation sur les affaires du monde comparées à celles du salut, Méditation sur l'affaire du salut, Méditation sur l'illusion des prétextes dont on s'autorise pour ne pas quitter l'occasion du péché, Méditation sur la fuite des occasions prochaines du péché, Méditation sur la recherche volontaire de l'occasion prochaine du péché, Méditation sur l’œil qui scandalise, et Méditation sur la distinction du péché mortel et du péché véniel.













mercredi 24 mai 2017

Méditation sur l'homicide


Meurtre d'Abel par Caïn (Gustave Doré)






1er point. Vous ne tuerez point, dit le Seigneur : Non Occides.

Cette Loi défend tous les meurtres extérieurs, et par conséquent, 1° l'homicide de soi-même, lorsqu'on attente à sa propre vie, pour hâter la fin de ses peines ; 2° les duels ; ce qui emporte la condamnation de ceux qui les provoquent, qui les autorisent ou qui les approuvent ; 3° la précipitation, la négligence ou la prévention dans les jugements qui décident de la vie d'un homme et quelquefois de la vie de plusieurs hommes à la fois ; tel était l'arrêt injuste par lequel Assuérus ordonna le massacre de tous les Juifs à la sollicitation du cruel Aman ; 4° les guerres qui ne sont allumées que par une ambition outrée, par un désir effréné d'accroître sa puissance au-delà des bornes légitimes.


2e point. Cette même Loi défend également les meurtres intérieurs, que l'on commet dans son cœur par le désir de la mort d'un ennemi qui nous offense et qui nous persécute ; d'un époux ou d'une épouse dont la conduite nous est odieuse et nous paraît insupportable ; d'un père même (qui le croirait !), ou d'un parent dont la succession se fait trop attendre. Car à quel excès, grand Dieu, ne se porte-t-on pas dans le secret du cœur, quand la cupidité y commande ! Et de quelles horreurs ne devient pas capable une âme que vous abandonnez, parce qu'elle vous abandonne !




Reportez-vous à Explication du cinquième commandement de DieuLeçon XVI : Quatrième, cinquième et sixième Commandements, Méditation sur les moyens de connaître les passions dominantes, Méditation sur le désir de la mort, Méditation sur l'amour de la vie, Méditation sur la crainte de la mort, Méditation sur la recherche volontaire de l'occasion prochaine du péché, Méditation sur l’œil qui scandalise, Méditation sur le jurement, Méditation sur les moyens d'acquérir la pureté du cœur, Méditation sur la pureté du cœur, Méditation sur l'attache au péché véniel, Méditation sur la distinction du péché mortel et du péché véniel, Méditation sur l'exemple de la multitude, Méditation sur la nécessité des progrès dans la vertu, Méditation sur la voie étroite, Méditation sur le discernement des bons et des mauvais exemples, Méditation sur la douceur, Méditation sur les richesses, Méditation sur la flatterie, Méditation sur l'ambition, Méditation sur les murmures, Méditation sur l'obligation de porter sa croix, Méditation sur le renoncement à soi-même, Méditation sur les défauts d'autrui, Méditation sur les scrupules, Méditation sur l'emploi du temps, Méditation sur l'observation des Lois de Dieu et Méditation sur la crainte de Dieu.