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mardi 25 janvier 2022

Les rêves de vie missionnaire de don Bosco, la mort de Pie IX, Rencontre avec le cardinal Pecci



Les années suivantes passent dans une activité incessante. En été de 1872, don Bosco fonde la société des Filles de Marie Auxiliatrice, appelées plus tard Salésiennes, destinées à accomplir pour les jeunes filles le même travail que les Salésiens pour les garçons. Marie-Dominique Mazzarello est leur première supérieure générale.
Don Bosco de nouveau à Rome y consacre toute son influence à créer des rapports convenables entre le Saint-Siège et le gouvernement italien. Beaucoup lui en savent mauvais gré. Les feuilles libérales daubent sur lui. Bismarck s'étonne de voir le gouvernement italien s'entretenir avec un prêtre. Quant à l'empereur, il fulmine sa plus formelle désapprobation, complétée de menaces dans le cas où ces tentatives d'entente se poursuivraient.
« Qu'allons-nous faire ? se demande le ministre Vigliani, avec qui don Bosco a de fréquents entretiens. Notre destin est entre les mains de la Prusse. »
Si la réconciliation escomptée n'a pas lieu, on arrive toutefois à s'entendre sur certains points essentiels. À combien de critiques et d'humiliations don Bosco a-t-il été en butte pour parvenir à ce résultat, Dieu seul le sait !
Don Bosco a réalisé de grandes choses durant ses trente-quatre années d'apostolat, mais il aspire à beaucoup plus. Son horizon ne se limite pas à Turin et au petit Piémont ; il embrasse le monde entier.
Souvent dans le silence du soir, don Bosco reste penché sur une grande mappemonde, tel un général qui rêve de nouvelles conquêtes. Il se remémore avec une douce mélancolie ses premières années de sacerdoce, ses rêves de vie missionnaire. Dieu lui ayant confié un autre poste, il voudrait envoyer ses fils accomplir la tâche qui lui a été refusée. La pensée d'une mission en terre païenne lui hante l'esprit ; elle le poursuit jusque dans son sommeil.
— La nuit dernière, raconte-t-il un soir à des familiers, j'ai eu un drôle de rêve. Je me trouvais dans un pays étranger. Je me voyais au milieu d'une steppe gigantesque, limitée à l'occident par des montagnes tragiques. Des hommes au teint bronzé, avec une longue chevelure en désordre, une peau d'animal jetée sur les épaules et, aux mains, comme armes, une lance et un lasso, sillonnaient cette immensité. Soudain la terre trembla d'une farouche mêlée. Je vis un massacre épouvantable ; la terre était trempée de sang ; l'air vibrait de clameurs belliqueuses et de cris mortels. Puis, tout à coup parut une troupe d'hommes, qu'à leur costume je reconnus aussitôt pour des missionnaires. Ils approchaient de ces malheureux d'un air souriant et se mettaient en devoir de leur prêcher l'Évangile, mais ils furent bientôt attaqués par les sauvages et affreusement mis à mort.
— Quel pays était-ce ? demande don Cagliero.
— Je n'en sais rien ; mais écoutez la suite, mon rêve n'est pas fini. Je vis un nouveau groupe avancer sur la steppe et je reconnus, à mon grand effroi, quelques visages qui m'étaient chers et familiers, oui, quelques-uns d'entre vous, mes fils. Je tremblais en les voyant avancer vers une mort certaine. Je voulais leur ordonner de faire demi-tour, mais ils ne semblaient pas me remarquer. Or, voici que les cannibales déposent leurs armes, et c'est avec les signes de la plus vive sympathie qu'ils accueillent les nouveaux missionnaires. Ces apôtres dressent la Croix parmi eux et se mettent à les instruire. Finalement un des Salésiens entonna un cantique à la Sainte Vierge et les sauvages s'y unirent d'un tel cœur et d'un tel souffle que je me réveillai, trempé de sueur.
— Un drôle de rêve ! dit Dominique Tomatis... et qui doit sûrement avoir un sens.
— Je n'en doute pas, répond don Bosco.
Quel pays a-t-il vu en songe ? Don Bosco ne cesse de se le demander. Il pense à l'Éthiopie, puis à la Chine, à l'Australie, finalement aux Indes. Sur sa table s'amassent quantité de livres empruntés à la bibliothèque de la ville, mais plus il étudie de pays étrangers, plus il sent qu'il s'égare.
Alors, dans les derniers jours de 1874, lui parvient une lettre de l'archevêque de Buenos Aires, le priant d'envoyer quelques-uns de ses fils en Argentine. Cet appel est pour lui une révélation. Fort tard dans la nuit, plongé dans l'étude de cette région, il reconnaît enfin ce qu'il a vu : les pampas de Patagonie, à l'extrême sud de l'Amérique.
Dès lors, don Bosco n'a de cesse qu'il n'ait obtenu de Pie IX l'autorisation d'envoyer ses fils en Patagonie. Le 12 mai, il annonce à tout l'oratoire réuni que la Mission est chose décidée : « La réponse définitive m'est arrivée aujourd'hui, dit-il. Que les volontaires se préparent ! »
Le jour de la Toussaint 1875, les dix premiers missionnaires salésiens s'agenouillent aux pieds de Pie IX pour recevoir sa bénédiction avant leur départ. Le chef de l'expédition est Jean Cagliero ; ses compagnons sont les prêtres Joseph Fagnanon, Valentin Cassini, Dominique Tomatis, Jean Baccino, Jacques Allavena, et les frères lais Barthélemy Scavini, menuisier de son métier, Barthélemy Molinari, maître de musique, Vincent Gioia, cuisinier et cordonnier, et le jeune Étienne Belmonte.
Don Bosco accompagne ses missionnaires sur le bateau dans le port de Gênes ; il ne les quitte que lorsque sonne le départ. Il sait qu'il n'en reverra plus certains.
Pendant plusieurs mois, il attend impatiemment des nouvelles du lointain pays. Finalement, la voici la lettre désirée, dans laquelle don Cagliero lui donne des détails consolants sur son apostolat parmi les « slums » de Buenos Aires.
« Mon Dieu, soupire don Bosco en déposant la feuille, protégez mes fils, qui sont si loin de moi. Qu'ils récoltent dans l'allégresse ce qu'ils sèment dans les larmes ! »
En Europe, son œuvre est en plein essor. L'oratoire compte maintenant huit cents enfants. Don Bosco a ouvert neuf maisons nouvelles en Italie. Celle de Nice est la première en France. En 1876, il fonde l'Œuvre de Notre-Dame Auxiliatrice pour les vocations tardives et l'Union des Coopérateurs Salésiens, sorte de tiers-ordre qui assure à l'entreprise l'appui moral et financier de plusieurs milliers de laïques.
En novembre, il envoie un second contingent de missionnaires en Argentine. Pie IX lui a fait parvenir cinq mille lires pour les frais du voyage. Au commencement de la nouvelle année, départ d'une troisième escouade de missionnaires, parmi lesquels les six premières Filles de Marie Auxiliatrice, selon le plus ardent désir de don Cagliero.
Le jour du premier de l'an 1878, don Bosco prononce ces paroles prophétiques : « Bientôt vont survenir de graves événements qui frapperont l'attention de l'univers. » Le 8 janvier, c'est déjà la mort du roi Victor-Emmanuel. Le 7 février, c'est le grand pape Pie IX qui s'éteint.
Durant le convoi funèbre au Campo Verano, la haine de ses ennemis se déchaîne encore une fois contre l'infortuné pontife. « À bas le pape ! Au Tibre la charogne ! » Des pierres volent contre le corbillard ; c'est tout juste si on ne précipite pas le cercueil dans le fleuve.
Pie IX a demandé une sépulture sans faste, mais on lui érige, avec les offrandes qui affluent de toute la chrétienté, un magnifique mausolée, un chef-d'œuvre de l'art chrétien, le plus beau du siècle.
Les cardinaux prient don Bosco d'entrer en relation avec le gouvernement italien au sujet du prochain conclave. Le simple prêtre turinois se rend immédiatement chez le ministre de l'Intérieur, Crispi, pour lui exposer les désirs du Sacré Collège.
— Bien, répond le puissant homme d'État, vous pouvez assurer aux cardinaux que le gouvernement respectera et fera respecter la liberté du conclave et que rien ne viendra troubler l'ordre public.
— Je vous remercie, Excellence.
— De grâce, non ! C'est plutôt à moi de vous remercier. Les cardinaux ne pouvaient me députer meilleur messager que vous. Vous rappelez-vous notre première rencontre à Turin ?
— Vous ne l'avez pas oubliée, Excellence ?
— Comment ne m'en souviendrais-je pas ! Vous fûtes mon sauveur. J'étais jeune encore. Je flânais dans le plus absolu dénuement à travers les rues de Turin, quand je vous vis arriver, entouré d'une grande troupe de pauvres garçons. Vous vîntes à moi et me demandâtes s'il me manquait quelque chose, si vous pouviez faire quelque chose pour moi.
— Je voyais que vous aviez faim, Excellence.
— Vous ne vous trompiez pas. Je vous ai avoué que je n'avais rien mangé depuis plusieurs jours. Vous m'avez accueilli à votre oratoire. Six semaines durant j'y fus votre hôte, moi, le révolutionnaire sans foyer ; je pris part à vos repas avec vous, avec maman Bosco et vos enfants. Finalement, vous m'avez aidé à trouver une mansarde, près de l'église de la Consolata, et vous ne m'y avez pas oublié. Vous m'y avez envoyé plusieurs fois de l'argent et même une paire de souliers neufs. Je suis allé plusieurs fois à confesse à vous ; vous en souvenez-vous ?
— Ce qui se passe au confessionnal, je l'oublie immédiatement. Mais si vous désirez le même service, je suis toujours à votre disposition.
— On n'est pas toujours préparé à pareille chose, dit le ministre en souriant. Puis, il demande à don Bosco des renseignements sur son oratoire et sur l'ensemble de ses œuvres. « Vous êtes dans la bonne voie, et vous pourrez toujours compter sur mon appui ».
En revenant au Vatican, don Bosco rencontre le cardinal Joachim Pecci, camerlingue de la sainte Église. Il se présente à lui avec une respectueuse simplicité enfantine :
— Que votre Éminence me permette de lui baiser la main !
— Qui êtes-vous ?
— Un pauvre prêtre qui, aujourd'hui, baise la main de Votre Éminence ; à peu de jours d'ici, il espère bien lui baiser les pieds.
— Je vous défends bien de prier pour cela.
— Vous ne pouvez me défendre de demander à Dieu l'accomplissement de sa volonté.
— Mais quel est votre nom ?
— Je suis don Bosco.
— De grâce, ne faites pas ce à quoi vous songez !
Néanmoins, le désir de don Bosco se réalise quelques jours plus tard. Le cardinal Pecci, archevêque de Pérouse, est élu pape et prend le nom de Léon XIII.
Le 16 mars, il reçoit don Bosco en audience privée, et lui donne sa bénédiction, pour lui et pour tous ses fils d'Italie et d'ailleurs. « Votre œuvre est l'œuvre de Dieu, lui dit-il en terminant. N'ayez donc aucune crainte. Bon courage ! »
Don Bosco quitte, heureux, le Vatican et retourne à Turin. Ses enfants l'attendent.

(Don Bosco, l'Apôtre des Jeunes, G. Hünermann)


Reportez-vous à Quand Léon XIII confie à Don Bosco la construction de l'église du Sacré-Cœur à Rome, Lutte pour l'approbation de la Société Salésienne, Perquisition et interrogatoires à l'oratoire de Don Bosco, Pie IX et Don Bosco, Audiences pontificales pour la fondation de la Société Salésienne, La sainte mort de Dominique Savio, Mort de maman Marguerite, Mère de Saint Jean Bosco, Le songe de Don Bosco, Don Bosco rencontre Dominique Savio, Don Bosco et le Grigio, Don Bosco et le jeune condamné à la potence, La sainte amitié qui amena Jean Bosco séminariste, à la perfection chrétienne.












lundi 27 décembre 2021

Pour la Fête de Saint Jean l'Évangéliste



Saint Jean l'Évangéliste, fils de Zébédée, était frère de saint Jacques le majeur. Saint Jérôme nous apprend qu'il fut appelé fort jeune, et étant vierge, à l'Apostolat, et que ce fut pour récompenser cette vertu qu'il fut le bien-aimé du Sauveur, qui le fit reposer sur son sein, et sur la croix lui recommanda sa Mère. Après la mort de Jésus-Christ et la descente du Saint-Esprit sur les Apôtres, il prêcha principalement dans l'Asie mineure, dont il fonda et gouverna la plupart des Églises. Il composa son Évangile pour réfuter les hérétiques Cerinthe et Ebion, qui niaient la divinité de Jésus-Christ, et qui osaient dire qu'il n'était qu'un pur homme.
Ce Saint s'est distingué d'une manière spéciale, par la charité la plus tendre. Ses Épîtres respirent partout cette vertu de la manière la plus touchante. Son cœur était dévoré de ce feu sacré. Il en donna un exemple mémorable envers un jeune homme qu'il avait confié aux soins d'un Évêque, et qui avait eu le malheur de se mettre chef de brigands. Saint Jean ayant appris cette triste nouvelle, monta à cheval, malgré, malgré son grand âge, pour l'aller chercher. L'ayant trouvé, il courut après lui parce qu'il fuyait, et il le poursuivit en criant : Mon fils, pourquoi fuyez-vous votre père, pourquoi fuyez-vous un vieillard sans armes ? Mon fils, ayez pitié de moi ; ne craignez point, il y a encore espérance pour votre salut. Je souffrirai volontiers la mort pour vous ; c'est Jésus-Christ qui m'envoie pour vous annoncer votre pardon. Ce jeune homme, frappé de ce prodige de charité, se jeta à ses pieds, les arrosa de ses larmes. Saint Jean pleura avec lui, le consola, et ne le quitta point qu'il ne l'eût rétabli dans l'Église, après une pénitence salutaire.
Dans la persécution de Domitien, ce saint Apôtre fut conduit à Rome, et plongé dans une chaudière d'huile bouillante, auprès de la porte Latine. Le Seigneur le conserva d'une manière miraculeuse, au milieu d'un tourment qui devait lui donner la mort. Envoyé en exil dans l'île de Pathmos, il y eut les révélations qu'il a écrites dans son Apocalypse. Étant retourné à Éphèse, dans les dernières années de sa vie, comme la faiblesse où son grand âge et la fatigue l'avaient réduit, ne lui permettait pas de faire de longs discours, il se faisait porter à l'Église par ses disciples, et leur disait sans cesse : Mes chers enfants, aimez-vous les uns les autres. Les disciples, ennuyés de ces répétitions, lui dirent : Maître, vous nous dites toujours la même chose. Il leur répondit : C'est le commandement du Seigneur ; si on l'observe bien, il suffit.
Ce saint Apôtre mourut à Éphèse, âgé de près de cent ans.


PRIÈRE

C'est la virginité qui vous a rendu si cher aux yeux de votre divin Maître, dont vous fûtes l'Apôtre favori ; obtenez-nous, grand Saint, le bonheur de vivre purs et sans tâche, et de redouter comme le plus grand des malheurs, de devenir l'esclave du plus honteux des vices, qui fait l'opprobre des Chrétiens. Demandez pour nous la vigilance la plus exacte, pour que nos yeux ne se reposent jamais sur des objets propres à retracer des images dangereuses, et que notre cœur combatte d'une manière triomphante, tout désir, toute affection que la chasteté condamne. Apprenez-nous à préserver notre langue de toute parole, de tout discours que cette vertu réprouve. Faites que nous nous éloignions de toute société licencieuse, où nous ne trouverions que l'écueil à notre innocence.
La charité la plus parfaite embrasa votre âme. Vous en parlâtes toujours le langage, vous en inspirâtes toujours les sentiments. Heureux si, dévorés du même feu, nous avons pour nos frères des entrailles de tendresse ! Nous les aurons sans doute, si, les regardant avec les yeux de la foi, nous les considérons comme les membres du même corps, les enfants du même père, le prix du même sang, les héritiers du même bonheur.

(Manuel du Catholique)


Reportez-vous à Prière à Saint Jean, disciple que Jésus aimait.













mercredi 30 juin 2021

Méditation pour la Commémoraison de Saint Paul


MÉDITATION


Pour la Commémoraison


de SAINT PAUL


(30 juin)


Saint Paul en prison

Ce que je suis, je le suis par la grâce de Dieu, et la grâce n’a pas été sans fruit en moi.


I. PRÉLUDE.
— Me représenter saint Paul dans les chaînes.

II. PRÉLUDE. — Saint Apôtre, prévenu de tant de grâces, et si fidèle à les faire valoir, obtenez-moi de servir Dieu avec un zèle et une générosité dignes de ses bienfaits et de son amour.

1. POINT. — Dieu fit part à saint Paul de tous ses trésors.

Il y a en Dieu, trois trésors, où tous les biens de la nature, de la grâce et de la gloire sont renfermés. Le premier est un trésor de puissance, qui appartient au Père ; le second est un trésor de sagesse, qui est attribué au Fils ; le troisième est un trésor de miséricorde, qui est approprié au Saint-Esprit. Or notre divin Maître, voulant répandre sur saint Paul une riche effusion de grâces, le fit participer à ces trois trésors ineffables : au trésor de la miséricorde par sa conversion, qui de persécuteur le changea en apôtre ; à celui de la sagesse, par les lumières divines qu'il reçut, surtout dans son ravissement au troisième ciel, car ce fut là qu'il apprit des secrets que la langue d'un homme mortel ne peut expliquer ; enfin il participa au trésor de la puissance divine, par le choix que Dieu fit de lui pour opérer la conversion des Gentils, et assurer le succès de ses prédications par une multitude de prodiges. Saint Apôtre, de quelles libéralités n'avez-vous pas été l'objet ? Ah ! je vous en conjure, intercédez pour moi auprès de Jésus-Christ ; priez-le de m'ouvrir le trésor de sa puissance, pour surmonter tous les obstacles qui m'empêchent de faire le bien ; et le trésor de sa sagesse, pour régler ma conduite selon les maximes de l'Évangile. Priez-le, en mot de m’ouvrir son Cœur, source inépuisable de grâces, de force et de lumière.

II. POINT. — Saint Paul correspondit fidèlement à toutes les grâces de Dieu.

Saint Paul, prévenu de tant de bienfaits, les mit fidèlement en usage pour le salut des âmes et sa propre perfection. Il profita avantageusement du trésor de la miséricorde, en quittant tout pour suivre Jésus-Christ. Dès le premier reproche que ce divin Maître lui fit entendre, il se dégagea de l'amour de la chair et du sang, se défit de l'attachement au monde, se déchargea du fardeau de ses péchés, renonça à tout plaisir des sens, méprisa le respect humain, enfin se quitta lui-même pour n'être plus qu’à Jésus-Christ et ne vivre que pour sa gloire. Il fit de même un saint usage des deux autres trésors ; qui lui furent communiqués en prêchant aux Gentils, et pratiquant avec autant de sagesse que de force les maximes évangéliques qu’il enseignait comme maître de l’univers. Je dois, à l'exemple de ce grand Apôtre, mettre à profit les grâces du Seigneur ; je dois glorifier sa grâce et sa miséricorde par le renouvellement entier de tout moi-même, sa sagesse par un abandon sans réserve entre ses mains, sa puissance par une entière fidélité à la grâce, un grand courage à accomplir tous les desseins de son amour.

COLLOQUE avec le divin Cœur de Jésus. — Lui rendre grâces pour les faveurs de choix qu’il a accordées à saint Paul. — Lui offrir les mérites de ce grand apôtre. — Le supplier par son intercession de me faire part aussi de ses trésors, et de m’aider à les mettre fidèlement en usage.

RÉSOLUTIONS. — Suivre fidèlement toutes les inspirations de la grâce.

BOUQUET SPIRITUEL. — Faites, Seigneur, que je puisse dire avec votre saint Apôtre : Ce n’est plus moi qui vit, c'est Jésus-Christ qui vit en moi.

PRIÈRE.Âme de mon Jésus...


Reportez-vous à Quels sont les travaux qu'entreprit saint Paul pour la propagation du christianisme ?, Quel est le merveilleux changement qu'opéra dans saint Pierre la descente du Saint-Esprit ?, Méditation pour la Fête de Saint Pierre, Saint Paul Serviteur et Apôtre de Jésus-Christ, Prière à Saint Paul, Saint Pierre, Chef et Pasteur de l'Église de Jésus-Christ, et Litanies de Saint Paul Apôtre.













samedi 26 juin 2021

Saint Paul, Serviteur et Apôtre de Jésus-Christ


Quel est de tous les titres le plus glorieux pour saint Paul ?

C'est le titre de serviteur et d'apôtre de Jésus-Christ, et c'est celui qu'il se donne effectivement à lui-même dans ses Épîtres : Paulus servus Jesu Christi, vocatus apostolus. C'est là, en effet, tout son éloge ; ce fut l'apôtre par excellence, et, en cette qualité, il a été le maître du monde, l'oracle de l'Église universelle, l'un des fondateurs, ou, pour mieux dire, l'un des fondements de notre religion ; un homme de miracles, et dont la personne fut le plus grand de tous les miracles ; un autre Moïse par les visions et les révélations divines, un second Élie par les transports et les ravissements ; un ange de la terre qui n'eut de conversations que dans le ciel ; un disciple et un serviteur, non plus de Jésus-Christ mortel, mais de Jésus-Christ glorieux ; un vaisseau d'élection rempli, comme dit saint Chrysostome, de toutes les richesses de la grâce ; le dépositaire de l'Évangile, l'ambassadeur de Dieu. Que de gloire et de grandeur dans ce seul titre : Paul, serviteur et apôtre de Jésus-Christ ; Paulus servus Jesu Christi, vocatus apostolus !

(Manuel des petits séminaires)


Reportez-vous à Quels sont les travaux qu'entreprit saint Paul pour la propagation du christianisme ?, Prière à Saint Paul, Saint Pierre, Chef et Pasteur de l'Église de Jésus-Christ, et Litanies de Saint Paul Apôtre.











lundi 24 mai 2021

Quelles résolutions prendre au jour de la Pentecôte ?



Puisque, comme les Apôtres, nous avons reçu dans le sacrement auguste de la Confirmation l'Esprit saint avec l'abondance de tous ses dons célestes, nous oserons prendre en ce jour, autant qu'il convient à notre âge, la résolution d'imiter leur fidélité, leur courage et leur zèle, et de commencer ainsi comme eux à devenir enfin de vrais disciples de Jésus-Christ.
Comme eux, nous confesserons donc hautement son saint nom ; comme eux nous ne rougirons jamais de son divin Évangile ; et lui rendant comme eux, devant le monde, le plus généreux témoignage, nous ne permettrons jamais à l'impiété de nous rendre muets et timides en sa présence : comme eux aussi, nous bénirons ceux qui nous maudissent ; nous prierons pour ceux qui nous persécutent, nous répondrons aux outrages par des bienfaits : on verra désormais reluire en nous toutes les vertus de notre âge, une tendre piété, une sincère douceur, une aimable obéissance, une modestie virginale, une ardente charité pour les pauvres et pour tous les infortunés.
Et si nous ne sommes pas appelés à être les apôtres de l'Évangile par nos prédications et nos miracles, nous tâcherons, par le charme de notre piété et à force d'aimables vertus, de gagner tous les cœurs pour les soumettre à Jésus-Christ. Voilà le touchant apostolat qui convient à notre âge, et le délicieux ministère que la grâce de l'Esprit saint nous invite à remplir au sein de nos familles, dont nous deviendrons ainsi le bonheur et la joie, en même temps que nous serons l'ornement et la couronne de la religion glorifiée.

(Manuel des petits séminaires)


Reportez-vous à Prière pour demander au Saint-Esprit l'abondance de ses grâcesPrière pour demander la grâce de devenir parfait chrétienLa Pentecôte : Quel est l'événement dont l'Église célèbre la mémoire en ce jour ?, Méditation pour le Samedi d'après la Pentecôte : Jésus sortant de la synagogue entra dans la maison de Simon, Méditation pour le Vendredi d'après la Pentecôte : Jésus prêchant dans la synagogue, voilà que des hommes apportent un paralytique dans son lit, Méditation pour le Jeudi d'après la Pentecôte : Jésus ayant assemblé ses douze Apôtres, leur donna une puissance et un empire sur tous les démons, Méditation pour le Mercredi d'après la Pentecôte : Quiconque écoute mon Père et se rend docile pour apprendre ce qu'il lui enseigne, vient à moi, Méditation pour le Mardi d'après la Pentecôte : Je suis la porte ; celui qui entrera par moi sera sauvé, Méditation pour le Lundi d'après la Pentecôte : La lumière est venue dans le monde, et les hommes ont mieux aimé les ténèbres que la lumière, Méditation pour le Dimanche de la Pentecôte : Le Saint-Esprit que mon Père enverra en mon nom, vous enseignera, Instruction sur le Saint-Esprit, Mission du Saint-Esprit, Instruction sur la Fête de la Pentecôte, Méditation sur la Fête de la Pentecôte : ils furent tous remplis du Saint-Esprit, Méditation pour la veille de la Pentecôte, Veille de la Pentecôte : Je prierai mon Père, et il vous donnera, pour demeurer éternellement avec vous, un autre consolateur, qui est l'Esprit de vérité que le monde ne peut recevoir, Méditation pour le Jour de la Pentecôte, Preuves directes de la divinité du Saint-Esprit : noms, attributs et œuvres, Le Dogme de l'unité de Dieu et de la Sainte Trinité, Preuves directes de la Trinité et de la divinité du Saint-Esprit, Le Saint-Esprit dans l'Ancien Testament, promis et figuré, Le Saint-Esprit prédit, Le Saint-Esprit dans le Nouveau Testament, première création : La Sainte Vierge Marie, Seconde création du Saint-Esprit : Notre Seigneur Jésus-Christ, Troisième création du Saint-Esprit : l’Église, Méditation pour le Dimanche de la Sainte Trinité, Neuvaine préparatoire à la Fête de la Pentecôte : Prière pour demander les sept Dons du Saint-Esprit, Méditation pour le Mercredi après la Pentecôte, Méditation pour le Mardi après la Pentecôte, Méditation pour le Lundi de Pentecôte, XIe Dimanche après la Pentecôte : Réflexions pratiques, Accueillir le Saint Esprit de Dieu, Litanie du Saint-Esprit, Méditation pour la Fête de l'Ascension, Instruction sur la Fête de l'Ascension, Méditation pour le Jour de l'Ascension de Notre-Seigneur, Le Seigneur Jésus fut élevé dans le ciel, et il est maintenant assis à la droite de Dieu, Les Apôtres et les Disciples ayant adoré Jésus-Christ, s'en retournèrent remplis de joie à Jérusalem, Quand le Consolateur que je vous enverrai de la part de mon Père, l'Esprit de vérité qui procède de mon Père, sera venu, il rendra témoignage de moi, Et vous aussi, qui avez été dès le commencement en ma compagnie, vous rendrez témoignage de moi, Je vous ai dit toutes ces choses, afin que vous ne vous scandalisiez point, Un temps viendra où quiconque vous fera mourir, pensera faire un sacrifice à Dieu, Ils vous traiteront de la sorte, parce qu'ils ne connaîtront ni mon Père ni moi, Je vous ai dit ces choses, afin que lorsqu'elles arriveront, vous vous souveniez que je vous les ai prédites, Actes avant la Confirmation : Prière au Saint-Esprit et Acte de demande, Méditation que les enfants peuvent faire avant de recevoir le sacrement de la Confirmation au Jour de la Pentecôte et Prière pour demander ou pour renouveler en soi la grâce du sacrement de Confirmation.















vendredi 12 juin 2020

Idée de la vraie Vertu




Il est peu de chrétiens, même parmi ceux qui sont spécialement consacrés à Dieu, qui aient une juste idée de la vraie vertu. Presque tous la font consister dans une certaine routine de piété, dans la fidélité à certaines pratiques extérieures. Si avec cela ils ont par intervalles quelques mouvements de dévotion sensible, sans discerner même si ces mouvements viennent de Dieu, ou de leurs propres efforts, ils se croient solidement vertueux. Cependant ils sont sujets à mille défauts dont ils ne s'aperçoivent pas, et qu'on essaierait en vain de leur mettre sous les yeux. Ils sont petits, minutieux, scrupuleusement exacts dans leurs pratiques, remplis d'estime pour eux-mêmes, d'une extrême sensibilité, entêtés de leurs idées, concentrés dans leur amour-propre, gênés et affectés dans leurs manières ; rien de vrai, rien de simple, rien de naturel en eux. Ils se préfèrent intérieurement aux autres, et souvent ils méprisent, condamnent et persécutent, dans les Saints mêmes, la véritable piété qu'ils ne connaissent point. Rien n'est plus commun dans le christianisme que cette justice fausse et pharisaïque. Les vrais gens de bien n'ont pas de plus grands ennemis ; et, pour les peindre d'un seul trait, ce sont ces faux justes qui ont crucifié Jésus-Christ, et qui le crucifient encore tous les jours dans ses plus parfaits imitateurs. Dès qu'une personne se donne véritablement à Dieu, et s'applique à la vie intérieure, elle est sûre d'attirer sur elle, d'abord la jalousie et la critique, ensuite, les calomnies et les persécutions des dévots pharisiens.
Pour concevoir ce que c'est que la vraie vertu, c'est dans Jésus-Christ qu'il faut la considérer ; il est notre unique modèle, il nous a été donné comme tel, il s'est fait homme pour nous rendre la sainteté sensible et palpable. Toute sainteté qui n'est pas formée et moulée sur la sienne, est fausse ; elle déplaît à Dieu, elle trompe les hommes, elle est tout au moins inutile pour le ciel. Étudions donc Jésus-Christ, et pour le bien connaître, pour l'exprimer ensuite en nous, demandons-lui continuellement sa lumière et ses grâces.
Jésus-Christ ne s'est jamais cherché lui-même, jamais il n'a eu en vue ses propres intérêts, ni temporels, ni spirituels ; il n'a jamais fait une seule action pour plaire aux hommes; il ne s'est jamais abstenu d'aucune bonne œuvre dans la crainte de leur déplaire. Dieu seul, sa gloire et sa volonté ont été l'unique objet de ses pensées et de ses sentiments, l'unique règle de sa conduite. Il a tout sacrifié, tout sans aucune réserve, aux intérêts de son Père.
Jésus-Christ a fait consister la piété dans les dispositions intérieures, non dans des sentiments vains et illusoires, mais dans des sentiments sincères, efficaces, toujours suivis de l'exécution ; disposition d'un entier dévouement à Dieu, d'un continuel anéantissement de lui-même, d'une charité sans bornes envers les hommes. Tous les instants de sa vie ont été consacrés à l'accomplissement de ces trois dispositions. Il n'a négligé l'observation d'aucun point de la loi ; mais en même temps il a déclaré, et par ses discours, et par son exemple, que cette observation devait venir d'un principe intérieur d'amour, et que la seule pratique de la lettre faisait des esclaves et non des enfants de Dieu.
Jésus-Christ a toujours regardé la vie présente comme un passage, un pèlerinage, un temps d'épreuve uniquement destiné à témoigner à Dieu son amour. Ce qui est éternel l'a toujours occupé. Il a donné à la nature ce qui lui était nécessaire, sans jamais aller au delà. Quoiqu'il n'eût rien, et que, pour les besoins du corps, il fût dans une dépendance continuelle de la Providence, il n'a jamais été inquiet du lendemain, et il a voulu éprouver plus d'une fois les effets de la pauvreté.
Jésus-Christ a embrassé par choix ce qui fait le plus de peine aux hommes, et à quoi ils ne se soumettent que par la nécessité de leur condition. Il n'a pas absolument réprouvé les richesses, mais il leur a préféré la pauvreté. Il n'a pas condamné les rangs et les marques d'honneur que Dieu lui-même a établis parmi les hommes, mais il leur a appris qu'une condition obscure, dénuée de toute espèce de considération, était plus agréable à Dieu, plus favorable au salut, et que se croire plus que les autres, parce qu'on est né grand, noble, puissant, qu'on a autorité sur eux ; c'est une erreur, une source de bien des fautes. À l'exception des plaisirs naturels que le Créateur a attachés à certaines actions, et dont l'usage est soumis aux règles les plus sévères, il a méprisé absolument tous les autres genres de plaisirs qu'on recherche avec tant de fureur, et il s'est interdit même les plus innocents. Le travail, les courses apostoliques, la prière, l'instruction de ses disciples et des peuples, ont rempli tous les moments de sa vie.
Jésus-Christ a été simple, uni, sans affectation dans ses discours et dans toutes ses actions. Il a enseigné avec toute l'autorité d'un Homme-Dieu les choses les plus sublimes, les plus inconnues aux hommes avant lui. Mais il a proposé sa doctrine d'une manière aisée, familière, éloignée de toute la pompe de l'éloquence humaine, à portée de tous les esprits. Ses miracles, divins en eux-mêmes, le sont encore plus par la manière dont il les fait. Il a voulu que le récit des Évangélistes répondit à la simplicité de sa vie. Il est impossible d'exprimer avec moins de recherche, des faits et des discours qui portent l'empreinte de la divinité.
Jésus-Christ a eu une tendre compassion pour les pécheurs sincèrement humiliés et repentants de leurs fautes. Je suis venu pour les pécheurs, disait-il, et non pour les justes qui se confient en leur propre justice. Le publicain, Magdeleine, la femme adultère, la Samaritaine sont traités par lui avec une bonté qui nous étonne. Mais l'orgueil, l'hypocrisie, l'avarice des pharisiens, sont l'objet de sa censure et de ses malédictions. Les péchés de l'esprit, péchés auxquels les faux dévots sont plus sujets que les autres, sont ceux qu'il condamne avec le plus de sévérité, parce qu'ils marquent plus d'aveuglement dans l'esprit, et plus de corruption dans le cœur.
Jésus-Christ a supporté avec une douceur inaltérable les défauts et la grossièreté de ses Apôtres. À considérer les choses selon nos idées, combien ne devait-il pas souffrir d'avoir à vivre avec des hommes si imparfaits et si ignorants des choses de Dieu ? Le commerce avec le prochain est peut-être une des choses les plus difficiles et qui coûtent le plus aux Saints. Plus ils sont élevés en Dieu, plus ils ont besoin de condescendance pour se rabaisser, pour se proportionner, pour dissimuler, pour excuser dans les autres mille défauts dont ils s'aperçoivent mieux que personne. Ce point est d'une pratique continuelle, et, de la conduite qu'on tient à cet égard, dépend ce qui rend la vertu aimable ou rebutante.
Jésus-Christ a souffert de la part de ses ennemis tous les genres de persécutions, mais il n'y a jamais cédé. Il ne leur a opposé que son innocence et la vérité, et par là il les a toujours confondus. L'heure venue où il devait tomber entre leurs mains, il a laissé agir leurs passions qu'il regardait comme les instruments de la justice divine. Il s'est tu quand il les a vus obstinés dans leur malice ; il n'a pas cherché à se justifier, ce qui lui était si aisé ; il s'est laissé condamner ; il les a laissés jouir de leur prétendu triomphe, il leur a pardonné, il a prié, il a versé son sang pour eux. Voilà le point le plus sublime et le plus difficile de la perfection.
Quiconque aspire à la vraie sainteté et à se conduire en tout par l'esprit de Dieu, doit s'attendre à passer par les langues des hommes, à essuyer leurs calomnies et quelquefois leurs persécutions. C'est ici surtout qu'il faut se proposer Jésus-Christ pour modèle ; soutenir tant qu'on le peut, à ses dépens, les intérêts de la vérité ; ne répondre aux calomnies que par une vie innocente ; garder le silence lorsqu'il n'est pas absolument nécessaire de parler ; laisser à Dieu le soin de nous justifier, s'il le juge à propos ; étouffer dans son cœur tout ressentiment, toute aigreur ; prévenir ses ennemis par toutes sortes d'actes de charité; prier Dieu qu'il leur pardonne, et ne voir dans ce qu'ils nous font souffrir, que l'accomplissement des desseins de Dieu sur nous.
Quand la vertu se soutient ainsi dans le mépris, dans l'opprobre, dans les mauvais traitements, on peut la regarder comme consommée. Aussi Dieu réserve-t-il ordinairement cette épreuve pour la fin. Heureux ceux qui y passent ! Ils auront à la gloire de Jésus-Christ une part proportionnée à celle qu'ils ont eue à ses humiliations. Désirer un pareil état, l'accepter quand il nous est offert, le soutenir lorsqu'on s'y trouve, ce ne peut être qu'un pur effet de la grâce, et d'une grâce extraordinaire. Pour nous, tenons-nous dans notre petitesse ; n'aspirons de nous-mêmes à rien de relevé, et demandons seulement à Dieu que le respect humain ne nous fasse jamais abandonner ses intérêts.

(Extrait du Manuel des âmes intérieures)


Reportez-vous à Des moyens de parvenir à la vraie et solide vertuDe la vraie et solide dévotion, De la doctrine de Jésus-Christ, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Instruction sur la Grâce, Des Conseils Évangéliques, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Instruction sur la Prière, Voyez de quel esprit vous êtes incité et poussé, quand vous entendez quelque chose d'extraordinaire et de grand que Dieu opère en ses véritables serviteurs, Voyez donc de quel esprit vous désirez suivre la conduite, si c'est de l'esprit de vérité, ou de celui de mensonge, Que c'est une chose dangereuse que de résister au Saint-Esprit, Faites un bon usage de tous les moyens extérieurs ou intérieurs que Dieu voudra vous donner pour votre avancement à la vertu, Le Paradis de la Terre, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Ordre de la vie spirituelle pour les Directeurs, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Remèdes à l'amour-propre, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De l'activité naturelle, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, et Des maladies de l'âme, par le R.-P. Jean-Joseph Surin.















jeudi 4 juin 2020

Méditation pour le Jeudi d'après la Pentecôte : Jésus ayant assemblé ses douze Apôtres, leur donna une puissance et un empire sur tous les démons


Saint Martin guérissant un possédé


MÉDITATION POUR LE JEUDI D'APRÈS LA PENTECÔTE



Jésus ayant assemblé ses douze Apôtres, leur donna une puissance et un empire sur tous les démons. (S. Luc, ch. 9)


I. Considérez que Jésus-Christ a non-seulement donné à ses Apôtres, et à leurs successeurs la puissance et l'autorité de commander aux démons et de les chasser des corps, mais qu'il donne aussi aux âmes justes le pouvoir et la vertu de vaincre et de surmonter toutes les tentations et les attaques de ces ennemis de leur salut : c'est ce qu'il opère surtout particulièrement par le don de force, qu'il leur confère par son Saint-Esprit. Parmi toutes les infirmités de leur nature, ce don leur inspire le courage et la résolution, non-seulement de résister aux démons et de les combattre, mais aussi d'entreprendre et d'exécuter tout ce qu'ils connaissent être agréable à Dieu, malgré toutes les difficultés et toutes les faiblesses qu'ils peuvent ressentir eux-mêmes, et malgré toutes les contradictions et persécutions qui peuvent leur être suscitées au dehors.
Ne vous découragez donc point quand vous ressentez quelque défaillance et quelque lassitude dans le chemin de la vertu, ou quand vous essuyez quelque attaque ou quelque empêchement de la part du monde et du démon ; mais invoquez le Saint-Esprit, et suppliez-le de vous revêtir de sa vertu, et de vous donner la force qu'il sait vous être nécessaire pour opérer toujours le bien.

II. Considérez les effets admirables que le don de force produit dans une âme vertueuse ; car il la rend invincible à toutes les attaques du démon, et inébranlable parmi toutes les variétés des événements de cette vie ; il fait qu'elle n'est point abattue par les adversités, ni élevée par les prospérités ; il fait qu'elle regarde tous les maux qui lui arrivent avec un œil ferme et un maintien assuré, et qu'elle les reçoit de la main de Dieu, non-seulement avec patience, mais même avec joie et allégresse : ce précieux don de force fait encore que, dans les plus sensibles chagrins et dans les plus violentes douleurs, cette âme demeure paisible et qu'elle se possède toujours elle-même.
Voyez si vous êtes dans ces dispositions, et recourez à la bonté infinie de celui qui peut vous les donner et les augmenter en vous.

III. Considérez par quels moyens vous pourrez obtenir de Dieu ce don de force.
Le premier, c'est de vous humilier devant Dieu, confessant votre faiblesse et votre insuffisance pour aucun bien, et de lui demander qu'il vous aide et qu'il vous fortifie, l'en suppliant très humblement par ces paroles que la sainte Église répète souvent dans ses offices : Mon Dieu, venez me délivrer ; hâtez-vous, Seigneur, de me secourir.
Le second, c'est de recevoir dignement et fréquemment le très saint sacrement de l'Eucharistie ; car c'est le pain des forts, par la vertu duquel vous pourrez marcher et arriver sur la sainte montagne.
Le troisième, c'est de faire un bon usage des grâces que vous recevez, et d'employer fidèlement la force que Dieu vous donne dans les petites et plus fréquentes occasions où il faut soutenir quelque combat, afin que vous soyez digne que Dieu vous fortifie et vous assiste dans les plus grandes.


PRATIQUES

Dominez vos passions, ce sera quelque chose de plus grand que de chasser les démons.
Demandez la grâce de Dieu, qui seule peut vous donner la force de vaincre ces passions.


(Méditation tirée de La Couronne de l'Année Chrétienne)


Reportez-vous également à Méditation pour le Vendredi d'après la Pentecôte : Jésus prêchant dans la synagogue, voilà que des hommes apportent un paralytique dans son litHistoire de la possession des Ursulines de Loudun, et des peines du Père Surin (1/4), Méditation pour le Mercredi d'après la Pentecôte : Quiconque écoute mon Père et se rend docile pour apprendre ce qu'il lui enseigne, vient à moi, Méditation pour le Mardi d'après la Pentecôte : Je suis la porte ; celui qui entrera par moi sera sauvé, Méditation pour le Lundi d'après la Pentecôte : La lumière est venue dans le monde, et les hommes ont mieux aimé les ténèbres que la lumière, Méditation pour le Dimanche de la Pentecôte : Le Saint-Esprit que mon Père enverra en mon nom, vous enseignera, Instruction sur le Saint-Esprit, Mission du Saint-Esprit, Instruction sur la Fête de la Pentecôte, Méditation sur la Fête de la Pentecôte : ils furent tous remplis du Saint-Esprit, Méditation pour la veille de la Pentecôte, Veille de la Pentecôte : Je prierai mon Père, et il vous donnera, pour demeurer éternellement avec vous, un autre consolateur, qui est l'Esprit de vérité que le monde ne peut recevoir, Méditation pour le Jour de la Pentecôte, Preuves directes de la divinité du Saint-Esprit : noms, attributs et œuvres, Le Dogme de l'unité de Dieu et de la Sainte Trinité, Preuves directes de la Trinité et de la divinité du Saint-Esprit, Le Saint-Esprit dans l'Ancien Testament, promis et figuré, Le Saint-Esprit prédit, Le Saint-Esprit dans le Nouveau Testament, première création : La Sainte Vierge Marie, Seconde création du Saint-Esprit : Notre Seigneur Jésus-Christ, Troisième création du Saint-Esprit : l’Église, Méditation pour le Dimanche de la Sainte Trinité, Neuvaine préparatoire à la Fête de la Pentecôte : Prière pour demander les sept Dons du Saint-Esprit, Méditation pour le Mercredi après la Pentecôte, Méditation pour le Mardi après la Pentecôte, Méditation pour le Lundi de Pentecôte, XIe Dimanche après la Pentecôte : Réflexions pratiques, Accueillir le Saint Esprit de Dieu, Litanie du Saint-Esprit, Méditation pour la Fête de l'Ascension, Instruction sur la Fête de l'Ascension, Méditation pour le Jour de l'Ascension de Notre-Seigneur, Le Seigneur Jésus fut élevé dans le ciel, et il est maintenant assis à la droite de Dieu, Les Apôtres et les Disciples ayant adoré Jésus-Christ, s'en retournèrent remplis de joie à Jérusalem, Quand le Consolateur que je vous enverrai de la part de mon Père, l'Esprit de vérité qui procède de mon Père, sera venu, il rendra témoignage de moi, Et vous aussi, qui avez été dès le commencement en ma compagnie, vous rendrez témoignage de moi, Je vous ai dit toutes ces choses, afin que vous ne vous scandalisiez point, Un temps viendra où quiconque vous fera mourir, pensera faire un sacrifice à Dieu, Ils vous traiteront de la sorte, parce qu'ils ne connaîtront ni mon Père ni moi, Je vous ai dit ces choses, afin que lorsqu'elles arriveront, vous vous souveniez que je vous les ai prédites, Méditation pour le Lundi d'après l'Ascension, Méditation pour le Mardi d'après l'Ascension : Jour de recueillement, Méditation pour le Mercredi d'après l'Ascension, Méditation pour le Jeudi d'après l'Ascension, Catéchisme, Leçon II : De la Trinité, Leçon VI : Du Saint-Esprit, et Leçon XXIII : De la descente du Saint-Esprit sur les Apôtres.















lundi 25 mai 2020

Et vous aussi, qui avez été dès le commencement en ma compagnie, vous rendrez témoignage de moi




MÉDITATION POUR LE LUNDI D'APRÈS L'ASCENSION



Et vous aussi, qui avez été dès le commencement en ma compagnie, vous rendrez témoignage de moi
. (S. Jean, ch. 15)



I. Considérez combien grand a été le bonheur des Apôtres, d'avoir été appelés par Jésus-Christ, et d'avoir eu l'honneur de l'accompagner en tous les voyages et en tous les travaux qu'il a entrepris pour opérer la rédemption du monde ; pensez combien de grâces et de bénédictions ils ont reçues dans la société de ce divin Maître ; combien de salutaires instructions il leur a données ; combien il leur a dit de paroles de vie. Il est vrai que vous n'avez pas la consolation de converser de la sorte avec Jésus-Christ ; mais il ne tiendra qu'à vous d'être toujours en sa très sainte compagnie, et de participer à ces mêmes faveurs, soit en communicant avec lui par l'oraison, soit en le recevant dans vous par la très sainte communion, soit en marchant en sa divine présence, ou en faisant tout ce que vous faites par le motif de son amour, pour lui plaire et pour le glorifier.

II. Considérez l'amour et le courage avec lequel les Apôtres ont rendu témoignage à la divinité de Jésus-Christ et de toutes les vérités de son Évangile : combien de travaux ont-ils soufferts pour ce sujet ! combien ont-ils enduré de persécutions ! et bien loin d'être détournés de leur sainte entreprise, c'était pour eux un sujet de joie quand ils rencontraient quelque occasion de souffrir pour l'honneur et pour l'amour d'un si bon Maître.
Oh ! que vous êtes éloigné de cet esprit apostolique, puisque souvent un indigne respect humain, une légère difficulté, une faible répugnance, sont capables de vous faire désister de quelque bonne œuvre, par laquelle vous pourriez rendre gloire à Jésus-Christ ! Priez ces grands saints de vous obtenir quelque étincelle de ce zèle dont ils ont été animés.

III. Considérez que non-seulement on rend témoignage à Jésus-Christ quand on le confesse devant les tyrans, ou qu'on prêche les vérités aux Infidèles, mais aussi quand on lui rend un fidèle service dans son Église, et qu'on tâche de procurer qu'il soit connu, honoré, aimé, obéi et servi par les autres.
Pensez quelle consolation recevra une âme vertueuse, lorsqu'après avoir rendu pendant cette vie un fidèle témoignage à Jésus-Christ, tant par ses paroles que par ses œuvres, elle entendra ce divin Sauveur qui, en présence de Dieu le Père et des Anges, rendra témoignage à sa fidélité et à tout ce qu'elle aura fait et souffert pour son amour et pour son service. Voyez de quelle manière vous voulez rendre un glorieux témoignage à Jésus-Christ, pour obliger ce divin Sauveur de rendre un jour témoignage en votre faveur.


PRATIQUES

L'Esprit-Saint rend à Jésus-Christ un témoignage de gloire par la voie des miracles.
Rendez-lui un témoignage de fidélité par la pratique des vertus.


(Méditation tirée de La Couronne de l'Année Chrétienne)



Reportez-vous à Je vous ai dit toutes ces choses, afin que vous ne vous scandalisiez pointMéditation pour le Jour de l'Ascension de Notre-Seigneur, Le Seigneur Jésus fut élevé dans le ciel, et il est maintenant assis à la droite de Dieu, Les Apôtres et les Disciples ayant adoré Jésus-Christ, s'en retournèrent remplis de joie à Jérusalem, Quand le Consolateur que je vous enverrai de la part de mon Père, l'Esprit de vérité qui procède de mon Père, sera venu, il rendra témoignage de moi, Méditation pour la Fête de l'Ascension, Instruction sur la Fête de l'Ascension, Méditation pour le Lundi d'après l'Ascension, Méditation pour le Mardi d'après l'Ascension : Jour de recueillement, Méditation pour le Mercredi d'après l'Ascension, Méditation pour le Jeudi d'après l'Ascension, Instruction sur le Saint-Esprit, Mission du Saint-Esprit, Instruction sur la Fête de la Pentecôte, Méditation sur la Fête de la Pentecôte : ils furent tous remplis du Saint-Esprit Méditation pour la veille de la Pentecôte, Méditation pour le Jour de la Pentecôte, Preuves directes de la divinité du Saint-Esprit : noms, attributs et œuvres, Le Dogme de l'unité de Dieu et de la Sainte Trinité, Preuves directes de la Trinité et de la divinité du Saint-Esprit, Le Saint-Esprit dans l'Ancien Testament, promis et figuré, Le Saint-Esprit prédit, Le Saint-Esprit dans le Nouveau Testament, première création : La Sainte Vierge Marie, Seconde création du Saint-Esprit : Notre Seigneur Jésus-Christ, Troisième création du Saint-Esprit : l’Église, Méditation pour le Dimanche de la Sainte Trinité, Neuvaine préparatoire à la Fête de la Pentecôte : Prière pour demander les sept Dons du Saint-Esprit, Méditation pour le Mercredi après la Pentecôte, Méditation pour le Mardi après la Pentecôte, Méditation pour le Lundi de Pentecôte, XIe Dimanche après la Pentecôte : Réflexions pratiques, Accueillir le Saint Esprit de Dieu, Litanie du Saint-Esprit, Catéchisme, Leçon II : De la Trinité, Leçon VI : Du Saint-Esprit, et Leçon XXIII : De la descente du Saint-Esprit sur les Apôtres.















dimanche 19 avril 2020

Le Saint Curé d'Ars et l'apostolat de la conversation


Extrait de Vie de M. J.-B.-M. Vianney par l'abbé Monnin :




Il est pour le bon prêtre un autre apostolat que celui de la chaire : c'est l'apostolat de la conversation, cet apostolat de plain-pied, sermo pedestris, qui s'exerce dans la rue, dans les champs, au foyer de la famille, au chevet du malade. Qui pourrait dire le nombre d'âmes ramenées à Dieu par ce genre de prédication, surtout quand le cœur est de la partie ? L'abbé Vianney avait compris qu'il ne commencerait à faire du bien à ses paroissiens que lorsqu'il s'en serait fait aimer. Or, il y a un secret pour se faire aimer, et le nouveau curé d'Ars possédait ce secret : il aimait.
En voyant ce qu'est l'âme du peuple, beaucoup s'attristent et se demandent que faire pour rendre les hommes meilleurs ? La réponse est à toutes les pages de l'Évangile : il faut les aimer... les aimer quand même, les aimer toujours. Dieu a voulu qu'on ne fît du bien à l'homme qu'en l'aimant. « Le monde appartient à qui l'aimera davantage et le lui prouvera le mieux (l’abbé Mullois, Manuel de la charité). » Voilà une belle parole dont la vie tout entière de M. Vianney a été l'éclatante démonstration. Il n'a tenu tant d'âmes dans sa main, il n'en a vu tant d'autres à ses pieds, que parce qu'il a beaucoup aimé.
Oh ! comme il aima d'abord ses paroissiens ! À peine installé au milieu d'eux, il voulut tout voir avec ses yeux, tout connaître avec son cœur, tout réjouir par sa présence, se faire tout à tous, pour les gagner tous à Jésus-Christ. C'est le sublime devoir du pasteur ; il ne croyait jamais l'avoir assez rempli. Sa charité, qui songeait à tout, savait se servir de tout. Il ne se contentait pas de ces rapports généraux où le prêtre étant l'homme de tout le monde n'est pas assez l'homme de chacun ; il saisissait la moindre occasion de donner individuellement à ses paroissiens des marques privées et directes de son estime et de son dévouement, en sorte que chacun pouvait se croire uniquement aimé. Ouvert, complaisant, affable envers tous, sans descendre de sa dignité et sans cesser un instant d'être prêtre, il n'aurait pas rencontré un enfant dans la rue sans s'arrêter pour le saluer et lui adresser, à travers un sourire, quelques mots aimables. On sait combien cette conduite est appréciée à la campagne.
La visite de ses paroissiens l'occupait aussi dans certaines limites. Il ne se contentait pas d'aller où on l'appelait, il se présentait même là où on ne l'appelait pas, mais toujours d'une façon très-discrète, attendant les occasions favorables ou les faisant naître. Il choisissait volontiers l'heure des repas, afin de trouver toute la famille réunie, et pour ne causer ni dérangement ni surprise, il s'annonçait de loin, en appelant par son nom de baptême, avec une douce familiarité, le maître de la maison ; puis il entrait, faisait signe à tout le monde de continuer, d'un geste qui n'admettait pas de réplique, s'appuyait un instant contre un meuble, et, après avoir demandé des nouvelles de tout ce qui pouvait intéresser la famille, par une transition ménagée avec autant d'adresse que de douceur, il en venait à parler des choses divines auxquelles son âme était continuellement appliquée. Sa conversation était formée du suc qu'il avait retiré de ses lectures assidues dans la Vie des saints. Il avait une grâce de Dieu pour dire ces choses qu'un autre n'aurait pas vues, ou n'aurait pas comprises, et qui étaient restées dans son cœur comme autant de flèches de l'amour divin. Tous l'écoutaient avec une religieuse attention. Quand il s'en allait, sa visite n'avait pas seulement charmé, elle avait instruit, consolé, affermi dans le bien. Ce qui, après la grâce, donne le plus d'efficacité à de pieuses paroles, c'est la sainteté reconnue de celui qui les profère : tel était dès lors l'ascendant de sa sainteté, que de nombreux retours à Dieu furent le fruit de ces simples entretiens.


Reportez-vous à Le Saint Curé d'Ars et les contradictions, Le style du Saint Curé d'ArsDe quelle manière on doit aider les personnes faibles, par le R.-P. Jean-Joseph SurinNeuvaine au Saint Curé d'Ars pour notre tempsLe Saint Curé d'Ars dans sa conversation : Comment M. Vianney parlait des saints, Vie domestique de M. Vianney : Depuis sa naissance jusqu'à sa nomination à la cure d'Ars (1786-1818) (1/2), Vie domestique de M. Vianney : Depuis sa naissance jusqu'à sa nomination à la cure d'Ars (1786-1818) (2/2), De la vie Apostolique, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Du bon Directeur, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Du vrai Religieux, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De la vie mixte, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De l'homme intérieur, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De la conduite des âmes, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Catéchisme du Saint Curé d'Ars : Sur les souffrances, Le Saint Curé d'Ars dans sa conversation : Pensées de M. Vianney sur l'abnégation et la souffrance, Le Saint Curé d'Ars dans sa conversation : Aimables reparties de M. Vianney, Le Saint Curé d'Ars dans sa conversation : Foi de M. Vianney, Le Saint Curé d'Ars dans sa conversation : Espérance de M. Vianney, Le Saint Curé d'Ars dans sa conversation : Pensées de M. Vianney sur les joies de la vie intérieure, Le Saint Curé d'Ars dans sa conversation : Amour de M. Vianney pour les pauvres, Le Saint Curé d'Ars dans sa conversation : Humilité de M. Vianney, Le Saint Curé d'Ars dans sa conversation : Pensées de M. Vianney sur l'abnégation et la souffrance, Le Saint Curé d'Ars dans sa conversation : Pensées de M. Vianney sur l'abnégation et la souffrance, L'Esprit du Saint Curé d'Ars, Le Saint Curé d'Ars dans ses homélies, Comment M. Vianney abolit les danses à Ars, Réflexions spirituelles du serviteur de Dieu, J. M. B. Vianney, le Saint Curé d'Ars, Catéchisme du Saint Curé d'Ars : Sur le Salut, Catéchisme du Saint Curé d'Ars : Sur l'amour de Dieu, Catéchisme du Saint Curé d'Ars : Sur les prérogatives de l'âme pure, Catéchisme du Saint Curé d'Ars : Sur le Saint-Esprit, Catéchisme du Saint Curé d'Ars : Sur la Sainte Vierge, Catéchisme du Saint Curé d'Ars : Sur la sanctification du dimanche, Catéchisme du Saint Curé d'Ars : Sur la parole de Dieu, Catéchisme du Saint Curé d'Ars : Sur la prière, Catéchisme du Saint Curé d'Ars : Sur le Saint Sacrifice de la Messe, Catéchisme du Saint Curé d'Ars : Sur la présence réelle, Catéchisme du Saint Curé d'Ars : Sur la communion, Catéchisme du Saint Curé d'Ars : Sur le péché, Catéchisme du Saint Curé d'Ars : Sur l'orgueil, Catéchisme du Saint Curé d'Ars : Sur l'espérance, Les saints et le combat spirituel : Saint Jean-Marie-Baptiste Vianney, le Curé d'Ars, Litanies du Saint Curé d'Ars, Litanies de Sainte Philomène, Sermon sur l'Enfer, par M. J.-M.-B. Vianney, et Sermon du Saint Curé d'Ars sur l'Enfer des Chrétiens.












dimanche 5 avril 2020

De la vie Apostolique, par le R.-P. Jean-Joseph Surin


Extrait du CATÉCHISME SPIRITUEL DE LA PERFECTION CHRÉTIENNE, TOME I, Composé par le R. P. J. J. SURIN, de la Compagnie de Jésus :




De la vie Apostolique



Quelles sont les parties essentielles qui forment caractère de la vie apostolique ?

Il y en a trois, qui sont, l'Oraison, la Pénitence, et le zèle.


Sur quoi fondé dites-vous que l'Oraison est nécessaire aux hommes Apostoliques ?

Sur ce que tous les Apôtres s'y sont extraordinairement appliqués, et que c'est dans cette source qu'ils ont puisé les forces dont ils avoient besoin pour remplir les fonctions de l'Apostolat. Jésus-Christ leur divin modèle se retirait au désert, ou sur les montagnes pour prier. Nous apprenons de saint Pierre, que les premiers Disciples ont suivi l'exemple de leur Maître : Pour nous, dit-il, nous vaquerons assidûment à la prière et au ministère de la parole. Il est dit de S. Barthélemi, qu'il se mettait en prière cent fois le jour, et cent fois la nuit ; et de saint Jacques, que la peau de ses genoux s'était endurcie comme celle d'un chameau, par le long usage de la prière. Les Basiles, les Chrysostômes, les Jérômes, et les autres grands hommes qui ont succédé aux Apôtres, et qui ont hérité de leur esprit, ont eu recours à la retraite, et se sont disposés par un long exercice de l'oraison, à travailler utilement au salut des âmes.


Quelles qualités doit avoir l'Oraison d'un homme Apostolique ?

Elle doit être élevée, fervente et continuelle.


Qu'est-ce qui en fait l'élévation ?

La foi vive et pure, qui en est le fondement, et qui élève l'esprit au-dessus de tout ce qui est créé ; ce qui convient fort à un homme qui doit vivre sur la terre, comme s'il était déjà citoyen du Ciel.


En quoi consiste la ferveur de cette Oraison ?

En ce qu'elle part d'un cœur ardent et embrase de l'amour divin. C'est ce qu'on a remarqué dans saint Xavier. On eût dit, lorsqu'il commençait sa prière, que des flammes sortaient de sa bouche, à chaque parole qu'il proférait.


Pourquoi l'appelez-vous continuelle ?

Pour faire entendre qu'elle doit être assidue, et qu'un Apôtre doit donner à la prière tout le temps qui n'est pas occupé par ses fonctions. Saint Dominique regardait l'Église comme son habitation ordinaire ; il s'y rendait souvent, et y passait les nuits entières. Saint Xavier, après avoir travaillé tout le jour, se retirait dans quelque Église pour y passer la nuit, qu'il partageait entre la prière et un peu de sommeil qu'il prenait sur les marches de quelque Autel. Saint Ignace n'a point limité aux Profès de sa Compagnie, le temps de leur Oraison, pour leur faire entendre qu'ils doivent y employer tout le temps qu'ils ont de reste, après s'être acquittés de leurs emplois. Et parlant des Supérieurs, il dit, que leurs prières et leurs saints désirs sont comme les deux épaules avec lesquelles ils doivent soutenir les maisons dont on leur confie la conduite ; conformément à ce que dit saint Grégoire, de ceux qui président au gouvernement des Monastères ; que comme ils sont obligés par leur charge à être les premiers dans l'action, pour donner le mouvement à tout, ils doivent aussi être les plus appliqués et les plus assidus, à la contemplation.


Pourquoi dites-vous que la pénitence est une partie de la vie apostolique ?

Parce que tous les hommes Apostoliques ont été de grands pénitents. Saint Jean Baptiste se distinguait par sa vie austère, et il préparait la voie au Messie, en pratiquant lui-même la pénitence qu'il prêchait aux autres. Jésus-Christ qui l'a prêchée après son saint Précurseur, soutenait sa prédication par son exemple, témoin ses jeûnes au désert, et ses longues Oraisons. Tous les Saints qui ont reçu une portion de l'Esprit Apostolique, ont tenu la même conduite, et surtout les Fondateurs des Religions ; ils ont tous fondé leurs Ordres sur les austérités, ou sur de grands travaux pour le salut du prochain, qui sont une espèce de pénitence très-rude. C'est pour cette raison que le Fondateur de la Compagnie de Jésus n'a point ordonné de pénitences extérieures aux Profès de son Ordre : mais ne pouvant sagement leur en prescrire, il leur a laissé la liberté d'en faire autant qu'ils voudront, pourvu que ce soit de l'avis de leur Confesseur.


Qu'est-ce que le zèle qui fait partie de l'esprit apostolique, et comment peut-on le pratiquer ?

C'est un désir ardent de procurer la gloire de Dieu, en contribuant au salut des âmes ; désir dont les hommes Apostoliques ont tous été enflammés. Ce zèle emploie différents moyens, qui sont principalement les avis donnés à propos, la Confession et la Prédication.


Qu'entendez-vous par les avis donnés à propos ?

J'entends ce que saint Paul entendait, lorsqu'il disait aux Fidèles : Je n'ai point cessé nuit et jour d'exhorter avec larmes chacun de vous ; c'est-à-dire, qu'un Apôtre doit profiter des entretiens ordinaires, pour porter les âmes à la vertu, tantôt en les instruisant, tantôt en les corrigeant, tantôt en leur donnant la consolation dont elles ont besoin. Il est toujours suffisamment autorisé pour instruire les autres dans les conversations familières qu'il a avec eux, et il ne doit laisser échapper aucune occasion de leur apprendre ce qu'il est nécessaire qu'ils sachent touchant la Foi et les bonnes mœurs. Il doit aussi quelquefois, quand Dieu l'inspire, et que la charité et la prudence le permettent, reprendre avec une sainte liberté ceux qui commettent le mal devant lui, pour satisfaire à ce précepte de saint Paul, Reprenez, suppliez, menacez, et n'autorisez pas le vice par un lâche silence, lorsqu'il est à propos de parler. Et comme le monde est plein de personnes affligées, qui souffrent des pertes de bien, ou des maladies, ou des contradictions de la part des hommes ; rien ne convient mieux à un homme Apostolique, que de faire part aux autres de la consolation divine dont il doit être plein lui-même, conformément à ce que dit S. Paul : Afin que par les choses que Dieu nous dit pour nous encourager nous-mêmes, nous puissions aussi de notre côté consoler ceux qui sont accablés de toutes sortes de maux.


Comment faut-il aider les âmes dans la Confession ?

Premièrement, il faut user d'une sainte adresse pour les engager à s'acquitter exactement de leur devoir, en leur adoucissant la peine qu'elles ont à déclarer leurs péchés, en leur proposant des motifs de contrition, en les aidant à former une résolution sincère de s'amender, et en les encourageant à la pratique de la pénitence. Secondement, on doit leur parler avec beaucoup de douceur, et avec une bonté véritablement paternelle. Car comme il convient au Prédicateur de reprendre vivement les vices, il convient au Confesseur de traiter doucement les pécheurs, et d'employer la tendresse de la charité pour les gagner à Dieu. Troisièmement, on ne doit pas se contenter d'écouter avec patience, d'interroger avec sagesse, et de donner l'absolution ; il faut y ajouter quelque avis salutaire, quelque instruction courte et efficace, qui puisse servir au pénitent de règle de conduite, conformément aux devoirs de son état.


Comment faut-il se servir de la Prédication pour aider les âmes ?

Nous avons touché cette matière dans le Chapitre septième de la troisième Partie. Nous dirons ici en peu de mots, que ceux qui prêchent l'Évangile doivent suivre la méthode de Jésus-Christ, des Apôtres, et des autres Saints qui ont exercé le ministère de la parole. Ces grands hommes ne s'amusaient point à faire de longs préambules, ils allaient d'abord au fait ; ils proposaient à leurs auditeurs ce qu'il y avait de plus important et de plus frappant dans le sujet qu'ils voulaient traiter ; et ils ne perdaient pas le temps à faire des raisonnements subtils, qui ne sauraient manquer de fatiguer et de rebuter un auditoire, parce qu'ils ne sont pas à la portée du grand nombre de Chrétiens ; outre qu'ils ne servent de rien pour remédier à leurs besoins spirituels.
Par exemple, le Dimanche de la Sexagésime, à l'occasion de la parabole du Semeur ; au lieu de faire, comme font quelques-uns, de grands raisonnements sur la manière dont le Verbe est sorti du sein de son Père pour venir dans le monde, pourquoi ne pas s'attacher d'abord au sens de la parabole, fixé par Jésus-Christ, et distinguer avec ce Dieu-Homme, trois sortes de personnes qui entendent la parole de Dieu, dont les unes, par leur dissipation volontaire, ressemblent à un grand chemin qui est ouvert à tous les passants ; les autres à une terre pierreuse, parce qu'elles n'ont pas soin d'attirer sur elles les influences du Ciel par leurs prières ; et les troisièmes à un champ couvert d'épines, qui représentent les soins, les richesses et les plaisirs de la vie, et qui étouffent la semence de la parole de Dieu ? Dans ces trois vérités, soutenues par les mouvements qui attendrissent les cœurs, il y a de quoi faire un Sermon très-utile.
Tels étaient les discours de Notre-Seigneur, de ses Disciples, et des autres Saints leurs successeurs, sur le ministère desquels le Ciel a répandu ses bénédictions avec le plus d'abondance. II faut mettre de ce nombre S. Chrysostome parmi les premiers Pères de l'Église ; et parmi ceux des derniers siècles, saint Vincent Ferrier, dont les prédications étaient suivies de succès prodigieux. Ces grands hommes s'attachaient d'abord aux vérités importantes qui regardent la pratique ; au lieu que plusieurs Prédicateurs se contentent de les indiquer en passant à leurs auditeurs, comme le fruit qu'ils doivent tirer du Sermon, ou ne les touchent qu'à la fin, après avoir lassé les esprits par des raisonnements secs, et souvent peu nécessaires.


Reportez-vous à De quelques industries cachées qui conduisent bientôt à la perfection, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Réponse à quelques doutes touchant la Pénitence, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De la Pénitence et de l'Oraison, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De la vie parfaite, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Du bon Directeur, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Du vrai Religieux, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De la vie mixte, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De l'homme intérieur, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De l'heureux état d'une âme qui a établi sa perfection et sa félicité dans l'acquiescement au bon plaisir de Dieu, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De l'amour parfait, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De la conduite des âmes, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De l'étude des Lettres, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Réponse à quelques doutes touchant l'Oraison, par le R.P. Jean-Joseph Surin, Ce qui s'est observé dans un Ordre Religieux durant le premier siècle depuis son établissement, doit être regardé comme meilleur que tout ce qu'on peut inventer dans la suite, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De l'Oraison et de la Contemplation, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Instruction pour les personnes qui entrent dans la voie d'Oraison, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Que les âmes lâches fassent tous leurs efforts pour acquérir la bonne volonté qui leur manque, Ce qu'est l'oraison mentale, par le R.P. D. Laurent Scupoli, Clerc Régulier Théatin, De l'Oraison, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Du Recueillement, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De la contemplation, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De l'Oraison qui convient à la voie extraordinaire, et Avis nécessaires à ceux qui sont dans cette voie, par le R.-P Jean-Joseph Surin, Catéchisme spirituel de la Perfection Chrétienne, par le R.P. Jean-Joseph Surin (1), Catéchisme spirituel de la Perfection Chrétienne, par le R.P. Jean-Joseph Surin (2), Des qualités qui sont propres dans la voie extraordinaire, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De la voie surnaturelle ou extraordinaire, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De l'avancement de l'âme et des principaux moyens qui peuvent le procurer, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De la nourriture du corps, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Des amitiés, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De la conversation, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Des Vertus, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Des moyens extérieurs qui aident à acquérir la perfection, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Des moyens intérieurs qui aident à la perfection, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Réflexions sur la nature et les forces des Démons, et sur l'économie du Royaume des ténèbres, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Des exercices de piété, par le R.-P. Jean-Joseph Surin : Quels sont les devoirs de piété dont il faut s'acquitter envers les Saints ?, Des exercices de piété, par le R.-P. Jean-Joseph Surin : Quels exercices de piété prescrivez-vous à l'honneur des Anges ?, Des exercices de piété, par le R.-P. Jean-Joseph Surin : Comment faut-il s'occuper des souffrances de Jésus-Christ ?, Des exercices de piété, par le R.-P. Jean-Joseph Surin : Comment faut-il s'exercer en ce qui regarde la Doctrine de Jésus-Christ ?, De la vie intérieure, et de la familiarité avec Jésus-Christ, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Jésus condamné à mort, Pilate lave ses mains, De la Mortification, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De l'amour du Père Surin pour la pauvreté, dans l'union avec Notre-Seigneur Jésus-Christ, De la présence de Dieu, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Du renouvellement de l'esprit, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De l'activité naturelle, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Prière pour demander la grâce de connaître et d'accomplir la volonté de Dieu, Seigneur, que vous plaît-il que je fasse ?, Des Habits, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De la vie illuminative, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De la réformation de la mémoire, par Le R.-P. Jean-Joseph Surin, Degrés des vertus qu'on se propose d'acquérir, Combien sont mal fondées les plaintes de ceux qui se disent incapables de méditer, En quoi consiste l'exercice de la présence de Dieu, Les voies du salut, De l'amour du Père Surin pour l'humilité, dans l'union avec Notre-Seigneur Jésus-Christ, De l'amour étonnant du Père Surin pour l'abjection, dans l'union avec Notre-Seigneur Jésus-Christ, De l'amour admirable du Père Surin pour les souffrances, dans l'union avec Notre-Seigneur Jésus-Christ, De l'imagination de l'homme, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De la réformation de l'entendement, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De la réformation de la colère, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De la vie Purgative, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, En quoi consiste la perfection chrétienne : pour l'acquérir il faut combattre, et pour sortir victorieux de ce combat, quatre choses sont nécessaires, Du devoir des Veuves, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Méditation sur la nécessité des progrès dans la vertu, De la Réduction des Hérétiques, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De la réformation de l'Amour, de la Haine, du Désir et de l'Aversion, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De quelques moyens de bien faire l'oraison mentale, Pour la direction et la progression spirituelles : Quel chrétien êtes-vous ?, Le souvenir de nos péchés est un moyen propre pour nous aider à supporter avec résignation, toutes les afflictions que Dieu nous envoie, Avis pour la lecture spirituelle, Histoire de la possession des Ursulines de Loudun, et des peines du Père Surin (1/4), Histoire de la possession des Ursulines de Loudun, et des peines du Père Surin (2/4), Histoire de la possession des Ursulines de Loudun, et des peines du Père Surin (3/4), et Histoire de la possession des Ursulines de Loudun, et des peines du Père Surin (4/4).