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mardi 25 juillet 2023

La politesse est indissociable de la charité, Considérations sur la nature, les principes, les règles fondamentales, la nécessité de la bienséance et de la civilité


La politesse, on le constate, se fait de plus en plus rare dans ce monde, mais aussi malheureusement chez les catholiques, plus encore chez ceux qui crient haut et fort détenir la bonne doctrine... ce ne sont pas des mots qui font un catholique, mais l'esprit de Dieu qui l'anime et les actes qui en découlent ; d'où selon nous la nécessité de rappeler que la politesse est indissociable de la charité. Sans politesse donc, nulle charité. Espérons que ce rappel soit une source de motivation pour ceux qui ont oublié l'importance de la politesse et de la civilité pour être agréables à Dieu et aux hommes.


Sainte Anne et Saint Joachim instruisant Marie


Considérations sur la nature, les principes, les règles fondamentales,
la nécessité de la bienséance et de la civilité


La Bienséance, telle que nous la considérons dans ce traité, est la convenance qui règle nos rapports extérieurs avec Dieu, avec le prochain, avec nous-mêmes.
La Civilité, cette partie de la bienséance qui ne s'occupe que des rapports mutuels des hommes entre eux, ajoute aux convenances naturelles auxquelles nous sommes tenus à l'égard des autres, certaines règles arbitraires qui varient avec les temps et les lieux. Elle emprunte à la Politesse ce qu'elle peut avoir, dans le mode, d'aisé, de fin et de délicat.
Fondées sur la nature des choses, les règles de bienséance sont immuables, elles obligent tous les hommes, et elles ne peuvent être enfreintes sans un désordre plus ou moins grave.
Quant aux lois de la civilité et de la politesse qui changent suivant les pays et les temps, elles doivent être respectées d'après les principes de la bienséance générale. Celle-ci, en effet, tout en gardant le silence sur les formes arbitraires du respect et de la bienveillance extérieure, prescrit indirectement l'observation de ces règles, précisément par l'obligation qu'elle impose de se montrer bon et honnête à l'égard des autres.
L'infraction de ces lois dépendant des usages, peut provenir ou de l'ignorance : elle annonce une mauvaise éducation ; ou de l'oubli : il dévoile un esprit léger, et peu fait pour sentir vivement les convenances ; ou de la grossièreté : elle ne se trouve que dans un cœur sans vertus, et nullement susceptible de se plier à la politesse extérieure ; ou bien enfin d'un caractère plein d'orgueil : abaissant les autres à ses propres yeux, il se croit dispensé des règles de l'honnêteté ; froissé dans sa vanité, il ne garde plus aucune mesure à l'égard de ceux qui l'on blessé.
Toutefois, gardez-vous de cette civilité purement extérieure, telle qu'elle se trouve ordinairement dans le monde. On croit avoir gardé toutes les règles, lorsque, sous des formes pleines de politesse, sous les protestations réitérées d'une bienveillance hypocrite et d'un respect apparent, on cache le mépris ou l'indifférence, souvent même la haine.
La civilité, pour un chrétien, doit puiser son principe dans la charité, seul lien d'union solide entre les hommes. Le chrétien, non content d'y chercher ces motifs si puissants qui le portent à regarder dans les autres hommes des chefs-d’œuvre sortis des mains du Créateur, des enfants, comme lui, de ce père commun, des frères régénérés avec lui dans le sang du Sauveur, dont ils sont appelés à partager ensemble le royaume et la gloire ; le chrétien, dis-je, trouvera encore dans les caractères de la vraie charité, des règles qui le guideront avec d'autant plus de sûreté dans ses rapports avec ses frères, qu'elles lui sont données par l'Esprit-Saint lui-même.
Formée sur ces divins enseignements, la civilité du chrétien sera donc, comme sa charité, pleine de patience et de douceur ; dans ses procédés, elle ne fera paraître ni précipitation ni orgueil ; apprenant à fouler aux pieds ses propres intérêts, elle ne cachera jamais des desseins ambitieux. Au lieu de montrer de l'aigreur contre ceux qui auraient pu le piquer, celui qui règle sa civilité sur l'amour de ses frères supporte tout, souffre tout ; loin de témoigner des défiances injurieuses, par une louable simplicité et une noble franchise, il croit et il espère toute espèce de bien des autres. Si quelquefois il blâme le mal, plus souvent et avec plus de complaisance il relève les belles actions. Sa civilité, comme sa charité, ne lui fait jamais défaut ; elle répand sur toute sa conduite les charmes les plus attrayants.
Tels sont les principes, telles sont les règles de cette civilité véritable dont la politesse du monde n'est qu'une froide et pâle image.
L'esprit de charité qui inspire, qui vivifie la civilité et la politesse de tout chrétien, doit surtout se faire remarquer chez un ecclésiastique, obligé, par état, à une vie de dévouement, de zèle et de charité. Appelé à continuer et à perpétuer, sur la terre, la mission d'amour et de sacrifice de son divin maître, il imitera son humilité et sa douceur. Dans tous ses rapports avec le prochain devront se faire remarquer et sa modestie et sa bienveillance. Au-dessus du monde, par son caractère et ses fonctions ; hors du monde, par un esprit vraiment sacerdotal qui l'éloigne des habitudes de la société mondaine, le prêtre, cependant, vit au milieu du monde : aussi doit-il se plier à ces règles de bienséance, d'ailleurs indifférentes, mais auxquelles il est soumis comme les autres, et qu'il ne pourrait enfreindre sans s'exposer au mépris, au discrédit des gens du monde, et sans compromettre le succès d'un ministère laborieux et sanctifié même par de grandes vertus. Cependant, se souvenant toujours de sa dignité et de son caractère, il ne doit se prêter à rien de bas ni de trop mondain : ce serait une autre manière de tomber dans le mépris que d'affecter une politesse mondaine, contraire à ce que les gens du monde eux-mêmes attendent des mœurs graves d'un ecclésiastique.
Nous faisons connaître au jeune élève du sanctuaire le caractère spécial de la civilité pour un ecclésiastique, afin que, de bonne heure, il s'accoutume à cette bienveillance, à cette modestie, à cet esprit de dévouement, et à cette sage réserve qui devront, plus tard, paraître tout particulièrement dans ses rapports avec ses frères.
Exposer les principes et les règles fondamentales de la civilité chrétienne, n'est-ce pas faire sentir toute son utilité, toute son importance ? En effet, l'exercice de la civilité, telle que nous l'entendons, n'est autre chose que l'exercice des plus belles vertus chrétiennes : la patience, le renoncement à soi-même, l'humilité, la modestie, la douceur, en un mot la charité.
De l'observation consciencieuse des règles de la bienséance naît comme nécessairement cette habitude d'une sainte contrainte qui dispose à tous les sacrifices que demande la pratique des vertus.
La vigilance que nous devons avoir sur nous-mêmes et sur toutes nos démarches pour ne manquer à aucune convenance, facilité cette autre vigilance plus rigoureuse avec laquelle nous devons garder notre cœur et nos sens ; elle facilité aussi l'attention continuelle que nous devons apporter à l'accomplissement de nos devoirs.
De tout ce que nous venons de dire, il est facile de conclure combien il est important, combien il est nécessaire de s'exercer de bonne heure à la pratique de la civilité.
Elle forme, nous venons de le voir, aux habitudes les plus propres à faire naître et à entretenir les vertus. Pratiquée dès le jeune âge, la civilité préserve souvent les enfants, les jeunes gens, de ces vices grossiers qui ne trouvent pas de prise sur un cœur formé, par la bienséance, à la délicatesse et à l'honnêteté. Combien de fois un air de modestie et d'une honnête retenue n'a-t-il pas préservé un jeune homme du contact des méchants, qui fuient à l'aspect de la vertu ?
La considération de ne pouvoir se former plus tard que très-difficilement à ces habitudes d'honnêteté qu'il n'aurait pas contractées dans sa jeunesse, doit déterminer un jeune homme à s'accoutumer à l'exercice de la civilité et de la politesse, et à redresser, de bonne-heure, les mauvais plis qu'il réussirait avec peine à réformer dans la suite.
Un jeune élève se fera donc un devoir d'étudier avec attention les règles de la bienséance, et les différents usages de la société dans laquelle il est appelé à vivre. Ce sera surtout par la pratique qu'il parviendra à la connaissance de ces règles et de ces coutumes.
Une grande vigilance sur soi-même, sans préoccupation gênante ; l'observation attentive des bons procédés et des bonnes manières dans les personnes civiles et délicates ; la bonne volonté de profiter des avis ou des corrections par lesquelles un supérieur, un ami, cherchent à réformer des défauts contraires à la civilité et à la politesse : tous ces moyens seront employés avec zèle, et conséquemment avec profit, par les jeunes gens qui sentiront l'importance et la nécessité de se former aux bienséances et à la politesse.

(Politesse et Bienséances, par l'Abbé Théodore de Beauvois)







dimanche 6 novembre 2022

Acte héroïque de charité envers les âmes du Purgatoire



On ne peut témoigner plus d'amour qu'en sacrifiant sa vie pour ses amis. (S. Jean, XV, 13)

Il y a eu des hommes dévoués aux intérêts des âmes du purgatoire, qui ne se sont pas bornés à faire des prières, des aumônes, des jeûnes en faveur de ces âmes ; ils ne se sont pas contentés de leur céder le fruit satisfactoire de toutes les bonnes œuvres de leur vie, ils ont poussé l'héroïsme de leur charité jusqu'à leur céder toutes les satisfactions que l'on offrirait pour eux après leur mort. Nous ne saurions mieux faire que d'imiter un dévouement aussi parfait et d'accomplir, nous aussi, l'acte héroïque de charité envers les saintes âmes. Cet acte est une offrande ou un don volontaire que nous faisons de toutes nos œuvres satisfactoires personnelles pendant notre vie et des suffrages qui nous seront appliqués après notre mort, et que nous déposons dans les mains de la très sainte Vierge, afin que cette tendre Mère en soit la distributrice, les dispensant, selon son gré, aux âmes du purgatoire qu'elle veut délivrer de leurs peines. Ce que nous donnons par cet acte, c'est le fruit spécial et personnel qui nous revient de ces satisfactions et suffrages. Cette donation n'empêche point de prier pour soi, pour ses parents, d'accomplir ses pratiques de piété. Par ce don, l'on applique ou l'on donne le seul fruit satisfactoire de ses œuvres ; les fruits de mérite et d'impétration vous demeurent toujours (1). Croyons-le bien, cet acte, qui mettra le comble à notre charité pour les morts, loin de nous être préjudiciable, nous sera très avantageux. Ne craignons pas de nous exposer à demeurer nous-mêmes trop longtemps en purgatoire, si nous cédons aux saintes âmes tout ce qu'on fera pour nous après notre mort. Dieu ne se laisse pas vaincre en générosité, et il trouvera sûrement dans sa miséricorde le moyen de récompenser notre charité. Peut-être cet acte héroïque, que nous craignons de voir prolonger indéfiniment notre propre expiation, sera-t-il cause que nous serons tout à fait exemptés des feux du purgatoire. Si, en effet, nous entrons d'autant plus vite au ciel que notre amour de Dieu est plus grand, quel moyen plus sûr pouvons-nous prendre pour abréger le temps de nos souffrances, que de faire un acte où se trouve renfermé le zèle le plus pur, l'amour le plus désintéressé pour la gloire de Dieu ? D'ailleurs, ainsi que nous l'avons déjà dit, plusieurs siècles des plus grands tourments du purgatoire ne sont rien en comparaison du moindre degré de gloire de plus dans le ciel. En ce monde, la pensée du supplice du feu fait une vive impression sur notre imagination, et le bonheur de la gloire du ciel nous trouve presque insensibles ; mais, en l'autre vie, nous consentirions volontiers à passer des milliers d'années dans les feux du purgatoire si par là nous pouvions plaire à Dieu et ajouter le moindre petit fleuron à notre couronne de gloire. Or, puisque, à chaque mérite que nous acquérons, correspond un degré de gloire, combien ne serons-nous pas abondamment récompensés en accomplissant l'acte héroïque en faveur des morts, acte qui nous permettra d'acquérir, jusqu'au sein du purgatoire, des mérites d'autant plus grands que seront grandes les souffrances de ce lieu d'expiation.
Ne craignons donc pas de nous montrer trop généreux. On ne perd jamais rien en perdant pour Dieu et pour ceux qu'il aime de l'amour le plus sincère et le plus tendre.

(1) L'acte héroïque de charité a été enrichi des plus précieuses faveurs. Les fidèles qui l'ont accompli peuvent gagner l'indulgence plénière, applicable seulement aux âmes du purgatoire toutes les fois qu'ils feront la communion, visitant ce jour-là une église ou un oratoire public, et y priant selon l'intention de Sa Sainteté. Ils gagneront aussi une indulgence plénière tous les lundis, en entendant la messe pour le soulagement de ces mêmes âmes, moyennant la visite d'une église et la prière comme ci-dessus. Ils peuvent enfin appliquer aux défunts toutes les indulgences qui ne leur sont point applicables en vertu des concessions, et qui ont été accordées ou qui le seront dans la suite. (Pie IX, 30 sept. 1862)
Aucune formule n'est prescrite pour faire cet acte ; il suffit de le faire de cœur. On pourrait adopter la suivante :
Ô Marie, Mère de miséricorde, je fais entre vos mains, en faveur des saintes âmes du purgatoire, l'entier abandon de mes œuvres satisfactoires pendant ma vie, et des suffrages qui me seront appliqués après la mort, et ne me réserve que la compassion de votre cœur maternel.


Bouquet spirituel. — Moi qui ai promis cent pour un à ceux qu’anime mon amour, je veux augmenter le degré de gloire qui t'attend, en récompense de ce que, pour les âmes du purgatoire, tu t'es dépouillée de toutes tes satisfactions.


Histoire choisie

À Munster, en Westphalie, vers le milieu du XVIIe siècle, éclata un mal contagieux qui faisait chaque jour d'innombrables victimes. Au milieu de la frayeur générale, on vit alors le P. Jean Fabricius, jésuite, se dévouer pour les malades, les visiter, leur porter des remèdes. Il les confessait, les administrait lui-même, les ensevelissait de ses mains, et montait ensuite pour eux au saint autel. C'était, parmi ses exercices de piété, le plus cher à son cœur et celui qu'il recommandait davantage, que de dire la messe de Requiem toutes les fois que les règles ecclésiastiques le permettaient.
Ainsi que Dieu le permet souvent, cette multitude d'œuvres méritoires fut récompensée en même temps qu'encouragée par plusieurs apparitions des âmes pour lesquelles il priait. Les unes le suppliaient de hâter leur délivrance ; celles-ci le remerciaient de ce qu'il avait déjà fait et lui annonçaient que l'heure du triomphe était venue pour elles. Le plus grand prodige de charité fut celui qu'il accomplit à sa mort. Avec une générosité qu'on ne saurait assez admirer, il fit le sacrifice de tous les mérites, prières, messes, indulgences, mortifications qui lui seraient appliqués, et s'en dépouilla en faveur des âmes souffrantes. Testament en vérité sublime !

(Extrait du Mois de novembre sanctifié ou dévotion aux âmes du Purgatoire)


Secourez, non de vos larmes, mais de vos prières, de vos aumônes, de vos sacrifices, celui qui n'est plus. (S. Augustin)



Reportez-vous à Le « De profundis », Prière pour obtenir une bonne mort, composée par Mgr Devie, Évêque de Belley, Quelques-unes des pratiques les plus profitables aux âmes du Purgatoire, Ordre d'intentions à observer en priant pour les âmes du Purgatoire, Conclusion sur la dévotion aux âmes du Purgatoire, C'est une erreur de s'en remettre sur les autres du soin d'apaiser la colère de Dieu, L'affection pour les amis et les parents meurt point avec eux, Communion sainte entre la terre et le Purgatoire, Zèle de Saint Louis Bertrand pour les âmes du Purgatoire, Purgatoire imposé à ceux qui résistent à la Parole de Dieu, Double prodige des âmes du purgatoire : Vous qui dérobez, vous serez dérobé vous-même, Les âmes délivrées venant au-devant de leurs bienfaiteurs, La peine du Purgatoire prolongée jusqu'à l'acquittement des dettes, Combien Dieu aime qu'on prie pour ses parents défunts, Les âmes du Purgatoire demandent un souvenir, Récompense assurée à l'aumône pour les âmes du Purgatoire, L'or et l'argent des vertus doivent souvent être purifiés par le feu, Protection spéciale de Marie : le zèle pour les âmes du Purgatoire récompensé, Efficacité de la prière des justes en faveur des âmes du Purgatoire : L'exemple de Sainte Thérèse d'Avila, Combien la prière est utiles aux âmes du Purgatoire, L'intercession des Justes apaise la colère divine, Les souffrances de cette vie ne sont pas comparables à la gloire future, Vivons si pieusement que nous puissions éviter le purgatoire ou, au moins, n’y pas brûler trop longtemps, Le Seigneur révèle les mystères du royaume de la mort, Dieu instruit les vivants sur les mystères de l'autre vie, L'amour du prochain doit s'étendre au-delà de cette vie, Prière pour les morts, Instruction sur la Fête de la Commémoration des Morts, Prière pour le repos de l'âme d'une pieuse mère, L’œil de la justice divine, Plaintes douloureuses des âmes du purgatoire, La crainte du Purgatoire fait taire la volupté, Combien effrayants sont les tourments du Purgatoire, Le Fils de l'homme rendra à chacun selon ses œuvres, Apparitions et Révélations, le témoignage de Saint Thomas d'Aquin sur les âmes du Purgatoire, Protection miraculeuse, Rigueur de la justice divine, Un Purgatoire plus long à qui n'a pas prié pour les morts, Accusations du démon contre les morts, Prière à Marie pour lui demander sa protection à l'heure de la mort, Prière pour obtenir une bonne mort, Supplications à Marie pour les âmes du Purgatoire, La divine Marie et le scapulaire, Suffrages conformes aux bonnes œuvres accomplies pendant la vie, Grand pécheur délivré par une âme du purgatoire, Si vous faites du bien, vos bienfaits vous attireront de grandes grâces, Prière à Marie pour ses parents en Purgatoire, Méditation pour la Fête de Notre-Dame des Anges, Extrait du Sermon sur la Mort de Saint Robert Bellarmin, Reconnaissance des âmes du Purgatoire ou comment les âmes du Purgatoire interviennent aussi pour leurs bienfaiteurs dans les choses temporelles, Bonté des Anges pour les pauvres âmes du Purgatoire, Dévotion aux Saints Anges : Travailler à la conversion des âmes et à leur soulagement dans les flammes du Purgatoire, en l'honneur des saints Anges, Valeur du Saint Sacrifice en faveur des âmes du Purgatoire, Le pardon d'une offense soulage les âmes souffrantes, Protection des âmes du Purgatoire, Une âme souffrant le tourment du feu pour avoir écouté plutôt les conseils du sang que ceux de la piété, La dévotion du Saint Rosaire, pour le soulagement des âmes du Purgatoire, Sainte usure de ceux qui appliquent leurs œuvres au soulagement des défunts, Celui qui souffre pieusement ici-bas va tout droit au repos éternel,Reconnaissance des âmes pour leurs bienfaiteurs, Les âmes qui gémissent dans le feu du purgatoire trouveraient leur soulagement dans de petites choses, et on les leur refuse !, Admirable commerce de charité entre les vivants et les défunts, Pour entrer au Ciel il faut être exempt de la moindre faute, Neuvaine pour le soulagement des âmes du Purgatoire, Souffrances des âmes qui ont donné du scandale, Ingratitude des héritiers envers leurs bienfaiteurs ou comment Dieu permet à une âme abandonnée dans le purgatoire de solliciter les suffrages de ses frères, Le Ciel bénit ceux qui prient pour les morts, Les peines du Purgatoire conformes aux fautes commises, Prières pour chaque jour de la semaine, en faveur des âmes du Purgatoire, Les souffrances du Purgatoire, bien que passagères, paraissent extrêmement longues, C'est se délivrer soi-même que de secourir les âmes du Purgatoire, Chapelet des actes de Foi, d'Espérance et de Charité, en faveur des Âmes du PurgatoireComment les prières d'un saint délivrent quantité d'âmes, La Mère de Dieu, Mère des Âmes du Purgatoire, Une âme du Purgatoire rappelée à l'expiation sur la Terre, Le Purgatoire des paroles inconvenantes, La conversion renvoyée au soir de la vie conduit l'âme à la cruelle faim du Purgatoire, Dieu exauce les prières des communautés ferventes en faveur des défunts, Ne pas soulager les défunts par les aumônes, c'est se priver soi-même de grands avantages spirituels, Excellence des suffrages en faveur des morts, La Charité bien comprise nous fait un devoir très-pressant de subvenir aux nécessités des âmes du Purgatoire, Un saint Frère franciscain reconnaît, dans une étonnante vision, un de ses compagnons mort quelque temps auparavant, Enseignement de l'Église sur le Purgatoire, Dévotion au Crucifix, Méditation pour le jour des morts, Chapelet pour le repos des âmes du Purgatoire, Exercice sur les quatorze stations du chemin de la Croix pour les âmes du Purgatoire, Litanies pour les Fidèles Trépassés, Méditation pour le Jour de la Commémoration des morts, La Sainte Vierge Marie, Mère de Miséricorde, Dévotion en faveur des âmes du Purgatoire, Méditation sur la peine qu'on endure dans le purgatoire, Les indulgences pour les fidèles défunts, Offrir sa journée pour les âmes du Purgatoire, La pensée du Purgatoire doit nous inspirer plus de consolation que d'appréhension, Nous devons secourir tous les morts, même ceux que nous croyons déjà au Ciel, Méditation sur la durée des souffrances du purgatoire et l'oubli des vivants à l'égard des morts, Nous devons secourir tous les morts, même ceux que nous croyons déjà au Ciel, Être en état de grâce pour que nos prières soient utiles aux âmes du Purgatoire, Les différents moyens de soulager les morts, Quelles sont les âmes qui vont en purgatoire, La pensée du Purgatoire nous instruit sur la gravité du péché véniel, De la méditation de la mort, La pensée du purgatoire nous prouve la folie de ceux qui ne travaillent pas à l'éviter, Pour éviter le purgatoire endurons nos afflictions en esprit de pénitence, Le Purgatoire, motif de patience dans les maladies, Méditation sur les motifs qui doivent nous engager à secourir les âmes du purgatoire (1/4), Méditation sur les défauts qui rendent infructueuse notre piété envers les morts, Premier moyen propre à soulager les âmes du Purgatoire : Le Saint Sacrifice de la Messe, Deuxième moyen propre à secourir les âmes du Purgatoire : Prières, jeûnes, aumônes..., Les indulgences, troisième moyen propre à secourir les âmes du Purgatoire, Pour que le nom de Dieu soit sanctifié, pour que son règne arrive, et pour que sa volonté soit faite sur la terre comme au ciel, secourons les âmes du Purgatoire, Méditation sur la piété envers les morts, toute chrétienne et cependant inutile, La précieuse mort de Saint Philippe Benizi, Première méditation de préparation à la mort : Rends-moi compte de ton administration, Seconde méditation de préparation à la mort : Voici l'époux qui vient ; allez au-devant de lui, Troisième méditation de préparation à la mort : Que me présenteront le passé, le présent et l'avenir ?, Quatrième méditation de préparation à la mort : Les Portes de la mort vous ont-elles été ouvertes ?, Du jugement et des peines des pécheurs, Tu es poussière et tu retourneras en poussière, Méditation sur l'emploi du temps, Méditation sur la conscience, Méditation sur le repos de la Conscience, Méditation sur l’aveuglement de la Conscience, Méditation sur la Préparation à la mort, Méditation sur la pensée de la mort, Méditation sur la justice de Dieu, Méditation sur le Jugement de Dieu, Personne n'est-il revenu de l'Enfer ?, Exercice pour la bonne mort, Méditation sur le désir de la mort, Méditation sur la crainte de la mort, Saint Philippe de Néri : Que faites-vous maintenant ?... Et après ?, La mort est ordinairement conforme à la vie : L'exemple de deux Curés, Par son nom, le cimetière prêche la résurrection de la chair, Défendre le Cimetière, Bénédiction du Cimetière, Puissance des démons sur les morts, Nos devoirs à l'égard du Cimetière, Le Cimetière au XIXe siècle : Le corps chef-d’œuvre de Dieu, Enterrements autour des églises, Immortalité de l'âme, Cérémonies de L’Église et prière pour les morts, L'Univers et la Bible, prédicateurs de la résurrection, car oui, nous ressusciterons !, Comment les peuples païens ont dissipé une grande partie du patrimoine de vérités reçu des pères du genre humain, mais ont conservé le dogme de l'existence et de l'immortalité de l'âme, Méditation sur la fausse sécurité des Pécheurs, Méditation sur les défauts qui rendent infructueuse notre piété envers les morts, Prière à saint Joseph pour obtenir une bonne mort, Sentiments et prières à l'occasion de la mort d'une personne qui nous était spécialement chère, Le Jour de la Toussaint : Méditation sur le bonheur du ciel, 1re Méditation pour la Fête de Tous les Saints : Bienheureux les pauvres d'esprit, parce que le royaume des cieux est à eux, 2e Méditation pour la Fête de Tous les Saints : J’entendis dans le ciel comme la voix d'une grande multitude, 3e Méditation pour la Fête de Tous les Saints : Application des sens, Litanies de la bonne mort, Vision de l'Enfer de Sainte Thérèse d'Avila, La voie qui conduit au Ciel est étroite, et Litanie pour les âmes du Purgatoire.













dimanche 17 juillet 2022

Effets des sept dons du Saint-Esprit



Vous enverrez votre Esprit, et tout sera créé, et vous renouvellerez la face de la terre. (Ps. 103, 30)


Les sept dons sont les sept Esprits envoyés par toute la terre contre les sept esprits mauvais dont parle l'Évangile. « Par le don de crainte, l'Esprit-Saint chasse l'orgueil du cœur de l'homme, et y introduit Dieu par l'humilité. Par le don de piété, il lui fait fouler aux pieds la honte de l'envie, et invite avec douceur le prochain à s'approcher de lui. Par le don de la science, il apaise totalement sa colère, et l'établit dans une douce paix et un calme parfait avec lui-même. Par le don de la force, il dissipe sans retard sa paresse, et excite ardemment les puissances de son âme à agir. Par le don de conseil, il comprime puissamment son avarice, et le porte sagement à acquérir des trésors pour le ciel. Par le don d'intelligence, il met un frein violent à sa gourmandise, et nourrit son âme de délices célestes. Par le don de la sagesse, il lui inspire un mépris courageux de la luxure, le soumet tout entier au joug de la chasteté, et le rend ainsi à la liberté (S. Bonav., liv. I, ch. III). »

Les sept dons du Saint-Esprit donnent secours aux trois vertus théologales et aux quatre vertus cardinales, et par conséquent à toutes les vertus, dans les rencontres difficiles où elles pourraient succomber. « Le don d'intelligence soutient la foi. Le don de science vivifie notre espérance, et nous fait voir comme nous sommes lourdement trompés de nous fier aux hommes et aux choses créées. Le don de sagesse, donnant à la charité la saveur de Dieu et des choses divines, la met tout en flammes. La prudence serait trop courte et s'abuserait souvent sans le don de conseil. La piété tempère les rigueurs de la justice. La force dans certains périls rendrait assurément les armes à l'ennemi, si le don qui porte son nom ne la soutenait dans le combat. Le don de la crainte est nécessaire à la tempérance, pour réprimer les violentes impétuosités de la concupiscence. »

« De tout cela nous pouvons conclure que les dons du Saint-Esprit, possédés en un haut degré, et non-seulement comme ils se trouvent ordinairement dans les justes avec la grâce, ne nous sont point seulement utiles pour faire excellemment notre salut et arriver à la perfection, mais qu'ils y sont même nécessaires ; que ce sont eux qui font les hommes vraiment spirituels ; que sans eux on ne peut bien se défaire de ses vices, dompter absolument ses passions, arracher les mauvaises habitudes, résister aux rudes assauts de la chair, du monde et du démon, remporter des victoires signalées, faire de grandes choses pour son avancement et pour la gloire de Dieu, et parvenir à la sainteté. »

« Les roues neuves d'un chariot ne tournent qu'avec bruit et avec peine ; mais quand elles sont ointes et huilées, elles vont paisiblement et avec promptitude. C'est ainsi que le Saint-Esprit fait aller les roues de notre âme, c'est-à-dire ses puissances, l'entendement et la volonté, avec l'onction et le baume de ses dons, que l'Église qualifie du nom d'onction spirituelle (Saint-Jure, ch. III, sect. 16, art. 2). »

L'Esprit-Saint, par ses dons, répand en nous la lumière d'une vraie connaissance et la ferveur du saint amour. (Saint Bonaventure)

L'empereur Julien, voulant rendre son apostasie solennelle, fit préparer dans un temple un grand sacrifice aux idoles. Mais, au moment de commencer la cérémonie, le feu de l'autel s'éteignit tout à coup ; les couteaux des prêtres des faux dieux ne purent couper les chairs des victimes, et le sacrificateur, effrayé, s'écria : « Il y a ici quelque Galiléen qui a été nouvellement ou lavé d'eau, ou oint de baume. » (Il voulait dire : ou baptisé, ou confirmé). Alors un jeune page chrétien qui venait de recevoir le sacrement de Confirmation, élevant la voix, lui dit : « C'est moi qui ai fait le signe de la croix et invoqué le nom de Jésus pour attirer cette honte à vos idoles. » L'empereur, qui avait été chrétien, et qui était bien instruit du pouvoir de Jésus-Christ, fut saisi de frayeur. Il appréhenda les effets de la vengeance divine, et sortit du temple couvert de confusion, sans proférer une seule parole. Le courageux soldat de Jésus-Christ rapporta aux chrétiens ce qui venait d'arriver, et ils reconnurent combien ceux en qui habite la vertu de Jésus-Christ par le sacrement de Confirmation, quand on le reçoit dans des dispositions saintes, sont redoutables au démon.

(Les sept dons du Saint-Esprit)


Reportez-vous à Nature du don de Crainte, Nature et excellence des sept dons du Saint-Esprit, Action du Saint-Esprit dans l'Église, Moyens pour obtenir les sept dons du Saint-Esprit, Du Recueillement, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De l'homme intérieur, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Du Saint-Esprit et de ses opérations en général : Ce qu'est le Saint-Esprit, sa mission temporelle, Prière pour demander au Saint-Esprit la victoire sur le respect humain, Promesse d'observer plus fidèlement à l'avenir les maximes de l'Évangile, Prière pour demander les douze fruits du Saint-Esprit, Prière pour demander la grâce de devenir parfait chrétien, Prière pour demander au Saint-Esprit l'abondance de ses grâces, Quelles résolutions prendre au jour de la Pentecôte ?, La Pentecôte : Quel est l'événement dont l'Église célèbre la mémoire en ce jour ?, Méditation pour le Samedi d'après la Pentecôte : Jésus sortant de la synagogue entra dans la maison de Simon, Méditation pour le Vendredi d'après la Pentecôte : Jésus prêchant dans la synagogue, voilà que des hommes apportent un paralytique dans son lit, Méditation pour le Jeudi d'après la Pentecôte : Jésus ayant assemblé ses douze Apôtres, leur donna une puissance et un empire sur tous les démons, Méditation pour le Mercredi d'après la Pentecôte : Quiconque écoute mon Père et se rend docile pour apprendre ce qu'il lui enseigne, vient à moi, Méditation pour le Mardi d'après la Pentecôte : Je suis la porte ; celui qui entrera par moi sera sauvé, Méditation pour le Lundi d'après la Pentecôte : La lumière est venue dans le monde, et les hommes ont mieux aimé les ténèbres que la lumière, Méditation pour le Dimanche de la Pentecôte : Le Saint-Esprit que mon Père enverra en mon nom, vous enseignera, Instruction sur le Saint-Esprit, Mission du Saint-Esprit, Instruction sur la Fête de la Pentecôte, Méditation sur la Fête de la Pentecôte : ils furent tous remplis du Saint-Esprit, Méditation pour la veille de la Pentecôte, Veille de la Pentecôte : Je prierai mon Père, et il vous donnera, pour demeurer éternellement avec vous, un autre consolateur, qui est l'Esprit de vérité que le monde ne peut recevoir, Méditation pour le Jour de la Pentecôte, Preuves directes de la divinité du Saint-Esprit : noms, attributs et œuvres, Le Dogme de l'unité de Dieu et de la Sainte Trinité, Preuves directes de la Trinité et de la divinité du Saint-Esprit, Le Saint-Esprit dans l'Ancien Testament, promis et figuré, Le Saint-Esprit prédit, Le Saint-Esprit dans le Nouveau Testament, première création : La Sainte Vierge Marie, Seconde création du Saint-Esprit : Notre Seigneur Jésus-Christ, Troisième création du Saint-Esprit : l’Église, Méditation pour le Dimanche de la Sainte Trinité, Neuvaine préparatoire à la Fête de la Pentecôte : Prière pour demander les sept Dons du Saint-Esprit, Méditation pour le Mercredi après la Pentecôte, Méditation pour le Mardi après la Pentecôte, Méditation pour le Lundi de Pentecôte, XIe Dimanche après la Pentecôte : Réflexions pratiques, Accueillir le Saint Esprit de Dieu, Litanie du Saint-Esprit, Méditation pour la Fête de l'Ascension, Instruction sur la Fête de l'Ascension, Méditation pour le Jour de l'Ascension de Notre-Seigneur, Le Seigneur Jésus fut élevé dans le ciel, et il est maintenant assis à la droite de Dieu, Les Apôtres et les Disciples ayant adoré Jésus-Christ, s'en retournèrent remplis de joie à Jérusalem, Quand le Consolateur que je vous enverrai de la part de mon Père, l'Esprit de vérité qui procède de mon Père, sera venu, il rendra témoignage de moi, Et vous aussi, qui avez été dès le commencement en ma compagnie, vous rendrez témoignage de moi, Je vous ai dit toutes ces choses, afin que vous ne vous scandalisiez point, Un temps viendra où quiconque vous fera mourir, pensera faire un sacrifice à Dieu, Ils vous traiteront de la sorte, parce qu'ils ne connaîtront ni mon Père ni moi, Je vous ai dit ces choses, afin que lorsqu'elles arriveront, vous vous souveniez que je vous les ai prédites, Actes avant la Confirmation : Prière au Saint-Esprit et Acte de demande, Méditation que les enfants peuvent faire avant de recevoir le sacrement de la Confirmation au Jour de la Pentecôte et Prière pour demander ou pour renouveler en soi la grâce du sacrement de Confirmation.












dimanche 16 janvier 2022

Don Bosco et le jeune condamné à la potence



La santé de Don Bosco naguère si florissante, dépérit à vue d'œil sous l'excès du travail et des soucis. Il a les traits tendus, les yeux creux ; souvent il est incapable de dormir une heure la nuit. Il ne songe pourtant pas à se modérer ; il s'échine pour ses garçons, il entend les confessions plusieurs heures par jour dans l'église Saint-François, il visite les malades dans les hôpitaux, les prisonniers dans leurs cachots.
Un soit de juin, il se laisse enfermer dans la cellule d'un jeune criminel qui doit partir le lendemain pour la potence avec deux autres condamnés ; son père et son complice. Depuis longtemps don Bosco l'a préparé et réconcilié avec Dieu.
— N'aie pas peur, mon enfant, lui dit-il, je vais rester avec toi jusqu'au matin.
— Et puis, vous m'abandonnerez après ? Vous ne m'accompagnerez pas jusqu'à Alexandrie ?
— C'est don Cafasso qui ira avec toi. Il saura mieux t'assister que moi.
— Non, mon père ! Pas don Cafasso ! Je vous en prie, restez avec moi jusqu'à ce que... la corde...
— Eh bien, oui, mon enfant ; je resterai !
— Oh, alors, je suis rassuré !
Don Bosco et son condamné passent la nuit en prière. Comme les heures s'écoulent lentement ! Les ténèbres s'obstinent devant la grille de la minuscule fenêtre ; il semble que le matin n'arrivera jamais.
Deux heures sonnent à l'église voisine. Don Bosco entend encore une fois la confession du jeune homme, célèbre pour lui la sainte messe et lui donne la sainte communion en viatique pour son dernier voyage.
Au point du jour, la porte s'ouvre. Le bourreau, accompagné de plusieurs gardiens, entre, ploie le genou devant le malheureux en prononçant suivant l'usage : « Pardonne-moi. C'est mon devoir. » Puis, il lui passe la corde autour du cou et le fait sortir.
Dans la cour trois charrettes attendent. Don Bosco monte dans la première avec le condamné ; un prêtre d'Alexandrie prend place à côté du complice dans la seconde, et don Cafasso, dans la troisième, avec le père du criminel.
Le voyage dure trois jours. Vers midi, le lieu d'exécution d'Alexandrie apparaît dans la lumière du printemps. Quantité de badauds sont venus assister au spectacle. Le jeune homme échange un dernier regard avec le prêtre, qui lui donne sa dernière bénédiction. Le bourreau fait son travail. Don Bosco tombe évanoui au pied de la potence.
On le ramène en voiture à Sainte-Philomène, où il reste plusieurs semaines entre la vie et la mort. Don Borel et don Cafasso viennent voir tous les jours leur pauvre confrère, qui ne reprend connaissance que par intervalles. Sa mère et Joseph, accourus des Becchi, ne quittent pas son chevet.
Un samedi de juin, le médecin abandonne tout espoir. Don Cafasso administre à son ami les derniers sacrements. Maman Bosco incline la tête, résignée, mais les garçons ne peuvent consentir à cette séparation. Ils assaillent de prières la très-Sainte Vierge. Même la nuit, lorsqu'il revient à lui, don Bosco peut entendre les Ave ininterrompus du chapelet. (...)
Une nuit, don Borel veille son ami au plus mal.
— Entendez-vous comme vos enfants prient pour vous ? lui demande-t-il tout bas.
— Oui, je les entends. Il m'est dur de les quitter. Sans eux, je serais heureux de m'en aller.
— Pour ceux qui vous sont confiés, demandez à Dieu de vous guérir. Vous devez leur rester ; je vous promets d'employer désormais tous mes moments libres à vous aider.
— À vous d'être leur père, quand je ne serai plus !
— Sans vous, je ne peux rien. Personne ne saurait vous remplacer. Je vous en supplie, priez pour votre guérison !
Le malade joint alors les mains et consent à murmurer :
— Seigneur, guérissez-moi, si tel est votre bon plaisir.
— Il est sauvé ! J'en suis certain maintenant, dit don Borel à maman Marguerite, agenouillée auprès du lit avec son chapelet.
— À la volonté du bon Dieu ! soupire la paysanne, et elle passe au Je vous salue, Marie suivant.
Don Bosco tombe, cette nuit, dans un profond sommeil. À son réveil, on est sûr de sa guérison.

(Don Bosco, l'Apôtre des Jeunes, G. Hünermann)


Reportez-vous à Don Bosco et le Grigio, et La sainte amitié qui amena Jean Bosco séminariste, à la perfection chrétienne.












 

lundi 27 décembre 2021

Pour la Fête de Saint Jean l'Évangéliste



Saint Jean l'Évangéliste, fils de Zébédée, était frère de saint Jacques le majeur. Saint Jérôme nous apprend qu'il fut appelé fort jeune, et étant vierge, à l'Apostolat, et que ce fut pour récompenser cette vertu qu'il fut le bien-aimé du Sauveur, qui le fit reposer sur son sein, et sur la croix lui recommanda sa Mère. Après la mort de Jésus-Christ et la descente du Saint-Esprit sur les Apôtres, il prêcha principalement dans l'Asie mineure, dont il fonda et gouverna la plupart des Églises. Il composa son Évangile pour réfuter les hérétiques Cerinthe et Ebion, qui niaient la divinité de Jésus-Christ, et qui osaient dire qu'il n'était qu'un pur homme.
Ce Saint s'est distingué d'une manière spéciale, par la charité la plus tendre. Ses Épîtres respirent partout cette vertu de la manière la plus touchante. Son cœur était dévoré de ce feu sacré. Il en donna un exemple mémorable envers un jeune homme qu'il avait confié aux soins d'un Évêque, et qui avait eu le malheur de se mettre chef de brigands. Saint Jean ayant appris cette triste nouvelle, monta à cheval, malgré, malgré son grand âge, pour l'aller chercher. L'ayant trouvé, il courut après lui parce qu'il fuyait, et il le poursuivit en criant : Mon fils, pourquoi fuyez-vous votre père, pourquoi fuyez-vous un vieillard sans armes ? Mon fils, ayez pitié de moi ; ne craignez point, il y a encore espérance pour votre salut. Je souffrirai volontiers la mort pour vous ; c'est Jésus-Christ qui m'envoie pour vous annoncer votre pardon. Ce jeune homme, frappé de ce prodige de charité, se jeta à ses pieds, les arrosa de ses larmes. Saint Jean pleura avec lui, le consola, et ne le quitta point qu'il ne l'eût rétabli dans l'Église, après une pénitence salutaire.
Dans la persécution de Domitien, ce saint Apôtre fut conduit à Rome, et plongé dans une chaudière d'huile bouillante, auprès de la porte Latine. Le Seigneur le conserva d'une manière miraculeuse, au milieu d'un tourment qui devait lui donner la mort. Envoyé en exil dans l'île de Pathmos, il y eut les révélations qu'il a écrites dans son Apocalypse. Étant retourné à Éphèse, dans les dernières années de sa vie, comme la faiblesse où son grand âge et la fatigue l'avaient réduit, ne lui permettait pas de faire de longs discours, il se faisait porter à l'Église par ses disciples, et leur disait sans cesse : Mes chers enfants, aimez-vous les uns les autres. Les disciples, ennuyés de ces répétitions, lui dirent : Maître, vous nous dites toujours la même chose. Il leur répondit : C'est le commandement du Seigneur ; si on l'observe bien, il suffit.
Ce saint Apôtre mourut à Éphèse, âgé de près de cent ans.


PRIÈRE

C'est la virginité qui vous a rendu si cher aux yeux de votre divin Maître, dont vous fûtes l'Apôtre favori ; obtenez-nous, grand Saint, le bonheur de vivre purs et sans tâche, et de redouter comme le plus grand des malheurs, de devenir l'esclave du plus honteux des vices, qui fait l'opprobre des Chrétiens. Demandez pour nous la vigilance la plus exacte, pour que nos yeux ne se reposent jamais sur des objets propres à retracer des images dangereuses, et que notre cœur combatte d'une manière triomphante, tout désir, toute affection que la chasteté condamne. Apprenez-nous à préserver notre langue de toute parole, de tout discours que cette vertu réprouve. Faites que nous nous éloignions de toute société licencieuse, où nous ne trouverions que l'écueil à notre innocence.
La charité la plus parfaite embrasa votre âme. Vous en parlâtes toujours le langage, vous en inspirâtes toujours les sentiments. Heureux si, dévorés du même feu, nous avons pour nos frères des entrailles de tendresse ! Nous les aurons sans doute, si, les regardant avec les yeux de la foi, nous les considérons comme les membres du même corps, les enfants du même père, le prix du même sang, les héritiers du même bonheur.

(Manuel du Catholique)


Reportez-vous à Prière à Saint Jean, disciple que Jésus aimait.













dimanche 26 décembre 2021

Pour la Fête de Saint Étienne



Les Apôtres ayant proposé aux Fidèles de choisir sept hommes pleins de sagesse et du Saint-Esprit, sur qui ils pussent se reposer du soin des pauvres et de la distribution des aumônes, afin de s'appliquer entièrement à la prière et à la prédication, saint Étienne fut le premier qu'ils leur présentèrent. L'Écriture dit de lui qu'il était plein de foi et du Saint-Esprit.
Les Apôtres l'ordonnèrent Diacre avec les six autres, et il reçut, par l'imposition de leurs mains, un accroissement de grâce et de vertu. Il ne borna pas son zèle à avoir soin des pauvres ; il le fit éclater contre les Juifs incrédules, en prêchant la Religion de son divin Maître, avec une sainte ardeur. Comme il faisait de grands prodiges devant le peuple, plusieurs membres des différentes synagogues s'élevèrent contre lui ; mais ils ne pouvaient résister à la force de ses discours, et à l'esprit divin qui l'animait. Se voyant confondus, ils entrèrent dans des transports de fureur contre lui. Le Seigneur, pour soutenir et récompenser déjà d'avance son courage, lui fit voir la couronne qui lui était destinée pour prix de ses combats. Je vois les Cieux ouverts sur ma tête, s'écria-t-il, et le Fils de l'Homme qui est debout à la droite de Dieu. Ce spectacle ravissant donna une nouvelle activité à son zèle. Ses ennemis redoublant leur rage, se jetèrent sur lui, et le traînèrent hors de la ville pour le lapider. Ce généreux Martyr n'opposa à la barbarie que la charité la plus ardente ; et en remettant son âme entre les mains de son Dieu, digne disciple du Maître le plus miséricordieux, il le conjura de pardonner à ses meurtriers, réunissant ainsi la double palme de la charité et du martyre... Saul, qui devint ensuite le grand Apôtre, un vase d'élection, était témoin de sa mort, et s'en rendait complice.
Que d'instructions nous fournit ici Saint Étienne ! Il se déclare hautement en faveur de l'Évangile ; et nous rougissons tous les jours de ses maximes. Il s'estime heureux de répandre son sang pour Jésus-Christ ; et nous redoutons le plus léger sacrifice, lorsqu'il s'agit de lui plaire. Saint Étienne, non-seulement pardonne à ses ennemis, mais encore il conjure le Ciel de les regarder d'un œil de miséricorde ; tandis que nous ne pouvons nous résoudre à oublier une injure, croyant que ce serait une lâcheté que de n'en pas tirer vengeance.


PRIÈRE

Grand Saint, obtenez-nous une étincelle du feu sacré qui dévorait votre âme, et demandez pour nous le zèle que nous devons avoir pour soutenir les intérêts de notre Religion sainte ; et si nous ne sommes pas destinés à endurer le martyre, demandez pour nous la charité envers nos frères, dont vous nous avez donné l'exemple le plus héroïque, afin que, non-seulement nous excusions leurs faiblesses, nous supportions leurs défauts, mais encore, qu'à leurs mauvais traitements nous opposions des bienfaits.
Appelé par les Apôtres pour pourvoir aux besoins du pauvre et de l'indigent, vous nous apprenez à contribuer selon nos facultés, au soulagement de leurs maux, et à compatir à leur douleur. Répandre dans leur sein un superflu réglé par l'Évangile, est un devoir que la Religion nous impose ; faites que nous soyons fidèles à le remplir.

(Manuel du Catholique)



Reportez-vous à Le Martyre de Saint Étienne.











mercredi 15 décembre 2021

Litanies des Saints Rois-Mages, Tirées du Directoire de la dévotion à l'Enfant-Jésus



Seigneur, ayez pitié de nous.
Christ, ayez pitié de nous.
Seigneur, ayez pitié de nous.
Jésus, Roi des rois, ayez pitié de nous.
Marie, Reine du ciel et de la terre, priez pour nous.
Saint Joseph, protecteur du Roi des rois, priez pour nous.
Saints rois Mages, priez pour nous.
Saints rois de Tharse, d'Arabie et de Saba, priez pour nous.
Saint roi Gaspar, priez pour nous.
Saint roi Melchior, priez pour nous.
Saint roi Balthasar, priez pour nous.
Prémices des Gentils, priez pour nous.
Saints Princes, desquels Jésus était l'espérance et la joie, priez pour nous.
Saints Princes, éclairés par la foi, fortifiés par l'espérance, embrasés par la charité, priez pour nous.
Saints Princes, miroirs des vertus, priez pour nous.
Saints Princes, qui avez été fidèles à l'inspiration de la grâce à la vue de l'Étoile, priez pour nous.
Saints Princes, qui avez cherché avec persévérance le Roi des Juifs nouvellement né, priez pour nous.
Saints Princes, qui, sans aucune crainte, avez fait profession publique de votre foi devant Hérode, priez pour nous.
Saints Princes, qui avez été divinement consolés quand vous avez revu l'Étoile après l'avoir perdue, priez pour nous.
Saints Princes, qui avez suivi, avec une généreuse constance, l'Étoile jusque sur l'étable où était Jésus, priez pour nous.
Saints Princes, qui, entrant dans cette étable sans être rebutés à sa vue, y avez trouvé Jésus près de Joseph et de Marie, priez pour nous.
Saints Princes, qui, en vous prosternant, l'avez adoré et lui avez offert l'or d'une ardente charité, l'encens de la dévotion, la myrrhe de la patience et de la mortification, priez pour nous.
Saints Princes, qui avez montré votre foi dans les présents que vous lui avez offerts, priez pour nous.
Saints Princes, qui, en lui offrant de l'or, l'avez reconnu pour Roi ; de l'encens, pour Dieu ; de la myrrhe, pour Homme mortel, priez pour nous.
Saints Princes, qui avez mis votre couronne, vos états, et tout le peuple gentil, sous la protection de Jésus et de Marie, priez pour nous.
Saints Rois, qui avez été très-fidèles à suivre les inspirations célestes, en retournant dans votre pays par un autre chemin, priez pour nous.
Très-saints Rois, priez pour nous.
Obtenez-nous l'or de la charité, l'encens de la dévotion, la myrrhe de la mortification, nous vous en prions, écoutez-nous.
Obtenez-nous d'être préservés de la malice de Satan, nous vous en prions, écoutez-nous.
Obtenez-nous une grande fidélité à suivre les inspirations de la grâce, nous vous en prions, écoutez-nous.
Obtenez-nous le courage et la persévérance dans les épreuves, nous vous en prions, écoutez-nous.
Obtenez-nous la persévérance finale et la grâce de mourir dans l'acte du pur amour, nous vous en prions, écoutez-nous.
Obtenez-nous la puissante protection de Marie et de Joseph, qui vous ont bénits et consolés, nous vous en prions, écoutez-nous.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, faites-nous miséricorde.

Jésus-Christ, écoutez-nous.
Jésus-Christ, exaucez-nous.

V/ Ils trouvèrent l'Enfant avec Marie, sa Mère ;
R/ Et, se prosternant en terre, ils l'adorèrent.


PRIÈRE

Ô Dieu ! qui nous avez appelés non-seulement d'entre les Juifs, mais aussi d'entre les Gentils, quant vous avez dit par votre prophète : « J'appellerai mon peuple ceux qui n'étaient point mon peuple ; ma bien-aimée, celle que je n'avais point aimée, et l'objet de ma miséricorde celle à qui je n'avais point fait miséricorde ; » faites que, vous connaissant déjà par la lumière de la foi, nous parvenions un jour au bonheur de vous contempler dans tout l'éclat de votre majesté. Par Notre-Seigneur Jésus-Christ. Ainsi soit-il.


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puis ayant ouvert leurs trésors, ils lui offrirent en présent de l'or, de l'encens et de la myrrhe, Méditation sur la Nativité, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 14e Méditation : On lui donna le nom de Jésus, Litanies du Saint Nom de Jésus, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 13e Méditation : On lui donna le nom de Jésus, nom qui lui avait été donné par l'ange, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 12e Méditation : Après huit jours, le saint Enfant fut circoncis, Instruction sur la Circoncision, Méditation sur la Circoncision, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 11e Méditation : Les bergers revinrent en glorifiant et en louant Dieu de tout ce qu'ils avaient vu et entendu, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 10e Méditation : Les bergers se disaient les uns aux autres : Allons jusqu'à Bethléem, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 9e Méditation : Gloire à Dieu au plus haut des Cieux, et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 7e Méditation : Tout à coup l'Ange du Seigneur parut auprès d'eux, Salutation à Marie et à Jésus naissant, Litanies du Saint Enfant-Jésus, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 1re Méditation : Marie s'étant rendue avec Joseph à Bethléem, le temps de son divin enfantement arriva, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 2e Méditation : Je vous annonce un grand sujet de Joie, il vous est né aujourd'hui un Sauveur, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 3e Méditation : Marie mit au monde son fils premier-né, et l'enveloppa de langes, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 4e Méditation : Marie, après avoir enveloppé de langes le saint Enfant, le coucha dans la crèche, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 5e Méditation : Voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un enfant enveloppé de langes et couché dans une crèche, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 6e Méditation : Il y avait là aux environs des bergers qui veillaient et se relevaient les uns les autres pendant la nuit, pour la garde de leurs troupeaux, Litanies du Saint Enfant-Jésus, et Dévotion au Saint Enfant-Jésus : Prière d'amour et Consécration.