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samedi 18 juillet 2020

Du moi humain


Dieu seul a proprement le droit de dire moi et de rapporter tout à lui, d'être la règle, la mesure, le centre de tout ; parce que Dieu seul est, et que le reste n'est que par sa volonté, n'est que pour lui, n'a de prix que celui qu'il lui donne ; et, pris en lui-même, le reste n'est rien, ne vaut rien, ne mérite rien. Cela est vrai dans l'ordre de la nature, et encore plus dans celui de la grâce.
Ce fondement posé, il est aisé de sentir toute l'injustice du moi humain. Cette injustice consiste en ce que l'homme, se considérant en lui-même, s'estime, s'aime et se croit digne d'estime et d'amour ; en ce qu'il s'établit centre de tout, et qu'il rapporte tout à lui ; en ce que l'amour qu'il a pour lui-même et pour ses intérêts est le motif secret de ses pensées, de ses discours, de toute sa conduite. Il s'envisage en tout, il se cherche en tout ; il semble que tout l'univers, que tous les hommes, que Dieu lui-même, ne soient que pour lui ; il n'estime les autres, il ne les aime qu'à proportion de l'estime et de l'amitié qu'ils lui portent : s'il les prévient, s'il les oblige, s'il les sert, c'est pour l'ordinaire son propre intérêt qu'il a en vue ; et, si ce n'est pas l'intérêt, c'est la vaine gloire. Cette estime, cet amour de soi-même se glissent partout, jusque dans le service de Dieu, et sont la source de toutes les imperfections, de toutes les fautes où l'on tombe.
Le moi humain est le principe de l'orgueil, et, par conséquent, de tout péché. Il est l'ennemi de Dieu, qu'il attaque dans son domaine universel et absolu. Il est l'ennemi des hommes, qu'il tourne les uns contre les autres à cause de l'opposition de leurs intérêts. Il est l'ennemi de tout homme, parce qu'il l'éloigne de son vrai bien, parce qu'il le porte au mal, et qu'il lui ôte la paix et le repos.
Anéantissez le moi humain, tous les crimes disparaissent de dessus la terre, tous les hommes vivent entre eux comme frères, partagent sans envie les biens d'ici-bas, se soulagent mutuellement dans leurs maux ; et chacun d'eux regarde dans autrui un autre soi-même. Anéantissez le moi humain, et toutes les pensées de l'homme, tous ses désirs, toutes ses actions se porteront vers Dieu sans aucun retour sur soi ; Dieu sera aimé, adoré, servi pour lui-même à cause de ses infinies perfections, à cause de ses bienfaits ; il sera aimé, soit qu'il console l'homme, soit qu'il l'afflige, soit qu'il le caresse, soit qu'il l'éprouve, soit qu'il l'attire avec douceur, soit qu'il paraisse le rejeter et le rebuter. Anéantissez le moi humain, et l'homme toujours innocent coulera ses jours dans une paix inaltérable, parce que, ni au-dedans ni au-dehors, rien ne pourra le troubler.
Il y a deux sortes de moi humain. Le moi humain grossier, animal, terrestre, qui n'a pour objet que les choses d'ici-bas. C'est celui des mondains, toujours occupés d'eux-mêmes dans la recherche, dans la jouissance ou dans le regret des honneurs, des richesses, des plaisirs de la terre. C'est celui des prétendus sages, qui, par un orgueil raffiné et pour se singulariser, affectent d'être indépendants des préjugés et des opinions vulgaires, et recherchent la gloire par le mépris même qu'ils paraissent en faire. Tous les vices qui avilissent l'homme et qui désolent l'univers sont les enfants de ce moi grossier, qui fait le malheur de la plupart des humains dans cette vie et dans l'autre.
L'autre moi, plus subtil et plus délicat, est le moi spirituel, le moi des personnes adonnées à la piété. Qui pourrait dire combien ce moi est nuisible à la dévotion, combien il la rétrécit et la rapetisse, à combien de travers et d'illusions il l'expose ; combien il la rend ridicule et méprisable aux yeux du monde, censeur malin et impitoyable de tous les serviteurs de Dieu ? Qui pourrait dire encore de combien de misères, de faiblesses, de chutes il est la source ? Comment il rend les dévots minutieux, scrupuleux, inquiets, empressés, inconstants, bizarres, jaloux, critiques, médisants, fâcheux, insupportables à eux-mêmes et aux autres ? Qui pourrait dire combien il traverse et arrête les opérations de la grâce ; combien il favorise les ruses et les embûches du démon ; combien il nous rend faibles dans les tentations, lâches dans les épreuves, réservés dans les sacrifices, combien de desseins généreux il fait avorter ; combien de bonnes actions il infecte de son poison ; combien de défauts il déguise et travestit en vertus ?
Le propre du moi humain, quel qu'il soit, sensuel ou spirituel, est de nous plonger dans le plus pitoyable aveuglement. On ne se voit pas, on ne se connaît pas, et l'on croit se voir et se connaître. Rien ne peut nous ouvrir les yeux, et l'on se fâche contre quiconque entreprend de le faire. On impute à mauvaise volonté, ou du moins à erreur, les avis et les corrections. On a beau nous ménager, et nous dire les choses avec toutes la douceur et la circonspection possible, l'amour-propre blessé s'offense, se révolte, et ne pardonne pas un discours inspiré par le zèle et la charité.
Par le même principe, on se croit en état de se conduire et de se juger soi-même ; on veut même diriger ceux qui sont préposés pour nous gouverner, et leur apprendre comment il doivent s'y prendre avec nous ; on ne se croit bien conduit que par ceux qui nous flattent et qui donnent dans notre sens. Le vrai directeur, celui qui exige la soumission de notre jugement et de notre volonté, qui nous prêche la foi nue et l'obéissance aveugle, est bientôt abandonné comme un tyran des consciences. Quand on nous parle de combattre l'amour-propre, de forcer nos répugnances, de surmonter nos aversions ; quand on nous ouvre les yeux sur de certains défauts chéris ; quand on nous fait toucher au doigt l'imperfection et l'impureté de nos motifs ; quand on nous demande de certains sacrifices, c'est un langage qu'on ne veut point entendre, c'est un joug intolérable qu'on nous impose ; on nous connaît mal, on se trompe, on exagère, on va au delà de la loi, ou même du conseil.
Cependant, il est vrai que toute la sainteté consiste dans la destruction du moi humain. Il est vrai que la morale chrétienne n'a point d'autre but ; que l'objet de toutes les opérations de la grâce est de nous humilier, et d'anéantir l'amour de nous-mêmes. Il est vrai que l'amour de Dieu et l'amour-propre sont comme les deux poids d'une balance, dont l'un ne peut baisser que l'autre ne hausse. Ainsi l'unique moyen de perfection, la grande pratique qui embrasse toutes les autres, est de travailler à mourir à soi-même en toutes choses, de se combattre, de se faire violence en tout et toujours. Et, comme nous ne sommes ni assez clairvoyants, ni assez désintéressés, ni assez habiles dans le choix des moyens, pour entreprendre et pour conduire avec succès une guerre de cette importance, dont notre propre cœur est le champs de bataille, nous n'avons qu'un parti à prendre, qui est de nous donner franchement à Dieu, de nous reposer sur lui du soin de cette guerre, et de le seconder de tout notre pouvoir.
Mon grand ennemi, celui par lequel nos autres ennemis, le démon et le monde, peuvent tout contre moi, c'est moi-même, c'est ce vieil homme, ce funeste rejeton d'Adam pécheur ; c'est cet amour-propre né avec moi, développé en moi avant l'usage de ma raison, fortifié par mes passions, par les ténèbres de mon entendement, par la faiblesse de ma volonté, par l'abus que j'ai fait de ma liberté, par mes péchés et mes mauvaises habitudes. Comment combattre, comment vaincre ce terrible ennemi ? Comment m'y prendre, et par où commencer ? Hélas ! il renaîtra des coups mêmes que je lui porterai ; il s'applaudira de mes victoires, et se les attribuera comme l'effet de ses propres forces. Il se contemplera et s'admirera dans les vertus que j'aurai acquises, dans les défauts que j'aurai corrigés ; il s'enivrera des louanges que les autres donneront à ma piété, il s'enorgueillira même des actes d'humilité que j'aurai faits. Il s'appropriera votre ouvrage, ô mon Dieu ! et vous dérobera la gloire qui vous appartient. Comment ferai-je, encore un coup ? Comment terrasser un ennemi qui dans sa propre défaite trouve le sujet de son triomphe ?
Ah ! Seigneur, chargez-vous vous-même de cette guerre. L'amour-propre n'est mon ennemi que parce qu'il est le vôtre : attaquez-le, domptez-le, écrasez-le ; poursuivez-le jusqu'à l'entière destruction. Je me livre et m'abandonne à vous dans ce dessein ; vous êtes tout-puissant ; ne souffrez pas que je vous résiste ; punissez-moi de la moindre infidélité ; ne me permettez pas le moindre regard sur moi-même, la moindre complaisance du bien qu'il vous plaira de faire en moi, la moindre attache à vos dons, le moindre esprit de propriété. Ne me relâchez pas, ô mon Dieu ! que le vieil Adam ne soit tout à fait détruit en moi, et que le nouvel Adam, qui est Jésus-Christ, ne règne à sa place, et ne m'ait rendu saint de sa propre sainteté. Ainsi soit-il.


(Extrait du Manuel des âmes intérieures)


Reportez-vous à Prière d'une âme qui veut se détacher des vaines affections, De l'anéantissementConduite à tenir à l'égard des tentations, De la violence qu'il faut se faire à soi-même, Des tentations, Du directeur, Du cœur humain, Du monde, Faiblesse et corruption du cœur humain, Aveuglement de l'homme, Remèdes à l'amour-propre, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De l'amour du prochain, De l'esprit de Foi, De la fidélité aux petites choses, Sur les trois mots qui furent dits à saint Arsène : Fuyez, taisez-vous, reposez-vous, De l'emploi du temps, Ce que Dieu nous demande, et ce qu'il faut demander à Dieu, Commerce : Image de la vie spirituelle, De la liberté des enfants de Dieu, Instruction sur la Grâce, Instruction sur la Prière, Sur la sainteté, De la Crainte de Dieu, Conduite de Dieu sur l'âme, Moyens d'acquérir l'amour de Dieu, Quels moyens prendrez-vous pour acquérir, conserver et augmenter en vous l'amour de Dieu ?, Litanies de l'amour de DieuSoupir d'amour vers Jésus, Prière de Sainte Gertrude, Élan d'amour, Prière, Acte d'amour parfait, de Sainte Thérèse d'Avila, Prière de Saint Augustin, pour demander l'amour divin, Motifs et marques de l'amour de Dieu, De l'amour parfait, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Se conformer en tout à la volonté de Dieu, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Instruction sur la Charité, Méditation sur l'excellence de la Charité, Prière pour demander la charité, De la force en soi-même et de la force en Dieu, De la consommation en la Grâce, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Sur la croix, De la Simplicité, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De la véritable Sagesse, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Des Vertus, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De l'Union avec Jésus-Christ, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Le Paradis de la Terre, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De la paix du cœur, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De la véritable Sagesse, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Avis important pour ceux qui ont des peines d'esprit, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Sur la vie nouvelle en Jésus-Christ, De l'activité naturelle, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De la vie parfaite, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De la Mortification, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Des moyens de parvenir à la vraie et solide vertu, Idée de la vraie Vertu, De la vraie et solide dévotion, Degrés des vertus qu'on se propose d'acquérir, Pour bien faire l'oraison et pour en tirer le fruit qu'on a lieu d'en attendre, En quelque état que vous soyez, rendez respectable, par vos sentiments et votre conduite, votre titre de Chrétienne, En quoi consiste l'exercice de la présence de Dieu, De la doctrine de Jésus-Christ, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, et Des Conseils Évangéliques, par le R.-P. Jean-Joseph Surin.
















vendredi 16 août 2019

Le Saint Curé d'Ars dans sa conversation : Humilité de M. Vianney



Extrait de "Esprit du Curé d'Ars, M. Vianney dans ses catéchismes, ses homélies et sa conversation" (1864) :

 
Pour qui ne connaissait pas le Curé d'Ars, au récit des choses merveilleuses qui s'accomplissaient autour de lui et qui lui méritaient les ovations de la foule, il était naturel de supposer que dans cette atmosphère de gloire qui l'environnait, l'orgueil était sinon un piège, au moins sa tentation. Quelle épreuve, en effet, de rester humble parmi les témoignages les plus expressifs et les plus retentissants de la vénération publique ! Un jour, on insinuait cette idée devant lui ; il comprit, et levant les yeux au ciel avec une expression profonde de tristesse et presque de découragement : « Ah ! dit-il, si seulement je n'étais pas tenté de désespoir ! »
Un jour, il reçut une lettre pleine de choses inconvenantes ; peu après, il en reçut une autre qui ne respirait que la vénération et la confiance, et dans laquelle on l'appelait un saint. Il en fit part à ses chères Filles de la Providence : « Voyez, leur dit-il, le danger qu'il y a à s'arrêter aux sentiments humains. Ce matin, j'aurais perdu la tranquillité de l'âme, si j'avais voulu faire attention aux injures qu'on m'adressait, et ce soir, j'eusse été grandement tenté d'orgueil si je m'étais fié à tous ces compliments. Oh ! comme il est prudent de ne pas se prendre aux vaines opinions et aux vains discours des hommes, et de n'en faire aucun cas ! »
Il disait encore à propos de ces lettres : « J'ai reçu deux lettres par le même courrier : dans l'une on disait que j'étais un grand saint, dans l'autre, que j'étais un hypocrite et un charlatan... La première ne m'ajoutait rien ; la seconde ne m'ôtait rien. On est ce qu'on est devant Dieu ; et puis pas plus !...»
Une autre fois, il disait : « Le bon Dieu m'a choisi pour être l'instrument des grâces qu'il fait aux pécheurs, parce que je suis le plus ignorant et le plus misérable de tous les prêtres. S'il y avait eu, dans le diocèse, un prêtre plus ignorant et plus misérable que moi. Dieu l'aurait pris de préférence. »
Le Curé d'Ars avait une sentence qui revenait souvent dans sa conversation : On dit du mal de vous, on dit ce qui est vrai ; on vous fait des compliments, on se moque de vous... Lequel vaut le mieux qu'on nous avertisse, ou qu'on vous trompe ? qu'on vous prenne au sérieux, ou qu'on vous raille ?
M. Vianney ne parlait jamais de lui le premier. Si on l'interrogeait, il répondait avec une modestie qui commandait la réserve et un laconisme qui réduisait l'interlocuteur au silence. Puis il coupait court pour tout ce qui le regardait et ne cherchait qu'à détourner l'entretien. Au reste, il épuisait en pareille rencontre toutes les formes du mépris, et son humilité était ingénieuse à en inventer de nouvelles. Il faisait l'éloge d'un prêtre qu'il estimait, et disait, dans son langage imagé et pittoresque, qu'il y avait en lui de l'hirondelle et de l'aigle.
« Et en vous, Monsieur le Curé, qu'y a-t-il ?
— Oh ! ce qu'il y a en moi ? On s'est servi pour former le Curé d'Ars d'une oie, d'une dinde et d'une écrevisse. »
« Que vous êtes bon, disait le saint homme à un missionnaire récemment arrivé à Ars, de venir nous aider !
— Monsieur le Curé, sans parler du plaisir que nous avons de vivre près de vous, c'est un devoir que nous remplissons.
— Oh ! non, c'est de la charité.
— Monsieur le Curé, ne croyez pas cela. Il n'y a point de charité de notre part.
— Oh ! si. Vous voyez bien que quand vous êtes là, ça va encore ; mais quand je suis tout seul, je ne vaux rien. Je suis comme les zéros qui n'ont de valeur qu'à côté des autres chiffres... Je suis trop vieux, je ne suis bon à rien.
— Monsieur le Curé, vous êtes toujours jeune par le cœur et par l'âme.
— Oui, mon ami, je peux dire, comme ce saint à qui on demandait son âge, que je n'ai pas encore vécu un jour. »
Dans le besoin que M. Vianney éprouvait de s'amoindrir et de se rapetisser, il faisait un emploi continuel du mot pauvre. C'était sa pauvre âme, son pauvre cadavre, sa pauvre misère, ses pauvres péchés. Il avait toujours la langue levée pour reconnaître ses fautes, et, à l'en croire, sa vie entière n'aurait pas suffi à les pleurer. Il n'avait que des accusations à former contre lui-même.
L'humilité de son cœur lui faisait répandre de vraies larmes sur sa faiblesse et son ignorance. Ces larmes ne pouvaient être essuyés que par la générosité de son courage qui le pressait de se jeter à corps perdu, avec toutes ses impuissances, entre les bras de Dieu. Il se reprochait tout. On aurait cru qu'il avait vieilli dans le mal, qu'il était le plus vil et le plus malheureux des pécheurs. « Que Dieu est bon, disait-il souvent, de supporter mes immenses misères ! »
« Dieu m'a fait cette grande miséricorde de ne rien mettre en moi sur quoi je puisse m'appuyer, ni talent, ni science, ni force, ni vertu... Je ne découvre en moi, quand je me considère, que mes pauvres péchés. Encore le bon Dieu permet-il que je ne les voie pas tous, et que je ne me connaisse pas tout entier. Cette vue me ferait tomber dans le désespoir. Je n'ai d'autre ressource contre cette tentation du désespoir, que de me jeter au pied du tabernacle, comme un petit chien aux pieds de son maître... »
Le serviteur de Dieu était du petit nombre de ceux qui parlent de l'humilité humblement. « Monsieur le Curé, comment faire pour être sage ? lui demandait un jour quelqu'un.
— Mon ami, il faut bien aimer le bon Dieu.
— Eh ! comment faire pour aimer le bon Dieu !
— Ah ! mon ami, humilité ! humilité ! c'est notre orgueil qui nous empêche de devenir des saints. L'orgueil est la chaîne du chapelet de tous les vices, l'humilité la chaîne du chapelet de toutes les vertus. Hélas ! on ne conçoit pas comment et de quoi une si petite créature que nous peut s'enorgueillir !... Le diable apparut un jour à saint Macaire, armé d'un fouet comme pour le battre, et il lui dit : “Tout ce que tu fais, je le fais : tu jeûnes, moi je ne mange jamais ; tu veilles, moi je ne dors jamais. Il n'y a qu'une chose que tu fais et que je ne puis faire. — Eh ! quoi donc ? — M'humilier !” répondit le diable ; et il disparut... Ah ! mon ami, il y a des saints qui mettaient le démon en fuite en disant : “Que je suis misérable !” »

Voici sur le même sujet quelques pensées du serviteur de Dieu :

« L'humilité est comme une balance ; plus on s'abaisse d'un côté, et plus on est élevé de l'autre. »
« Ceux qui nous humilient sont nos amis, et non ceux qui nous louent. »
« On demandait à un saint quelle était la première des vertus ? — C'est, répondit-il, l'humilité. — Et la seconde — L'humilité. — Et la troisième ? — L'humilité. »
« Jamais nous ne comprendrons notre pauvre misère. ça fait frémir rien que d'y penser ! Dieu ne nous en donne qu'un petit aperçu. »
« Si nous nous connaissions à fond comme il nous connaît, nous ne pourrions pas vivre ; nous mourrions de frayeur. »
« Les saints se connaissaient mieux que les autres, c'est pourquoi ils étaient humbles. Ils entraient dans de grandes confusions en voyant que Dieu se servait d'eux pour faire des miracles. Saint Martin était un grand saint et se croyait un grand pécheur. Il attribuait à ses péchés tous les maux qui arrivaient de son temps. »



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dimanche 24 juin 2018

Oraison universelle du Pape Clément XI





Mon Dieu, je crois en vous, mais affermissez ma foi ; j'espère en vous, mais assurez mon espérance ; je vous aime, mais redoublez mon amour ; je me repens d'avoir péché, mais augmentez mon repentir.

Je vous adore comme mon premier principe, je vous désire comme ma dernière fin, je vous remercie comme mon bienfaiteur perpétuel, je vous invoque comme mon souverain défenseur.

Mon Dieu, daignez me diriger par votre sagesse, me contenir par votre justice, me consoler par votre miséricorde, et me protéger par votre puissance.

Je vous consacre mes pensées, mes paroles, mes actions, mes souffrances, afin que désormais je ne pense qu'à vous, je ne parle que de vous, je n'agisse que selon vous et je ne souffre que pour vous.

Seigneur, je veux ce que vous voulez, parce que vous le voulez, comme vous le voulez, et autant que vous le voulez.

Que je ne sois point infecté par l'orgueil, ni séduit par la flatterie ni trompé par le monde, ni circonvenu par Satan.

Que votre grâce purifie ma mémoire, réfrène ma langue, retienne mes yeux, réprime mes sens.

Aidez-moi Seigneur à déplorer mes fautes passées, à surmonter dans l'avenir mes tentations, à corriger mes penchants vicieux, à pratiquer les vertus de mon état.

Remplissez mon cœur d'amour pour votre bonté d'aversion pour mes défauts, de zèle pour mon prochain, de mépris pour le monde pervers.

Que j'aie à cœur d'obéir à mes supérieurs, de prêter assistance à mes inférieurs, d'être utile à mes amis, de pardonner à mes ennemis.

Que je surmonte la sensualité par la mortification, l'avarice par l'aumône, la colère par la douceur, la tiédeur par la dévotion.

Rendez-moi prudent dans les conseils, constant dans les périls, patiente dans les épreuves, humble dans les succès.

Faites, Seigneur, que je sois attentif dans la prière, tempérant dans les repas, zélé dans mon emploi, constant dans mes résolutions.

Que je m'applique à avoir un cœur pur, un extérieur modeste, une conversation édifiante et une conduite régulière.

Que je veille à dompter la nature, à seconder la grâce, à observer votre loi et à mériter le salut.

Que j'apprenne de vous, ô mon Dieu, combien est petit tout ce qui est de la terre, combien grand ce qui est du ciel, combien court ce qui est du temps, combien durable ce qui est de l'éternité.

Faites que je sois prêt à la mort, que je redoute votre Jugement, que j'échappe à l'Enfer, et que j'obtienne le paradis. Par Jésus-Christ Notre-Seigneur. Ainsi soit-il.














samedi 30 décembre 2017

Méditation sur les obligations attachées aux Charges et aux Dignités du monde








1er point. Elles ne sont établies que pour le bien des particuliers, et pour l'utilité publique. Voilà quelle est la fin de leur institution. On n'est donc pas prince, magistrat, juge, maître et homme public pour soi, mais pour les autres : le nom même de charge que l'on donne aux emplois et aux dignités du monde, annonce en quelque sorte tout le poids des obligations qu'elles imposent à ceux qui en sont revêtus ; ils ne doivent plus vivre et travailler pour leur bonheur, et pour leur intérêt particulier ; ils ne doivent plus avoir en vue que le bonheur et l'intérêt des autres : leurs jours ne sont plus à eux, mais au public.


2e point.
On abuse donc des charges et des dignités du monde. Quand on en retranche les travaux pour en goûter les douceurs ; quand on se dispense de ce qu'elles ont de pénible, pour ne s'attacher qu'à ce qu'elles ont d'agréable ; quand on les prend uniquement pour illustrer son nom, pour nourrir son ambition, pour contenter sa vanité, pour flatter son orgueil ; quand on s'en tient au mauvais usage qu'en ont fait ceux qui nous ont précédés, sans examiner celui qu'ils en ont dû faire ; en un mot, quand on en néglige les devoirs, et que l'on regarde cette négligence comme une prérogative de son état.




Reportez-vous à En quelque état que vous soyez, rendez respectable, par vos sentiments et votre conduite, votre titre de Chrétienne, Prière de Saint Pie X au glorieux Saint Joseph modèle des travailleurs, VIE CHRÉTIENNE : Travail et Négoce, Méditation sur les effets de l'orgueil, Méditation sur la grandeur d'âme, Méditation sur la charité envers les Pauvres, Méditation sur la différence des devoirs, Méditation sur l'Autorité, Méditation sur les prétendus avantages de la naissance, Méditation sur la dévotion des Grands, Méditation sur l'ambition, Méditation sur l'usage qu'un Chrétien doit faire de ses talents, Méditation sur la vaine gloire, Méditation sur l'objet de l'examen de conscienceMéditation sur la flatterie, Méditation sur la Foi, Méditation sur le fondement de l'espérance Chrétienne, Méditation sur la gloire de Dieu, Méditation sur les jugements du monde, Méditation sur la gloire du monde, Méditation sur les dangers du monde, Méditation sur l'application aux devoirs de son état, Méditation sur la fidélité que la Religion nous inspire à l'égard des devoirs de notre état, Méditation sur le mérite attaché à la pratique des devoirs de son état, Méditation sur le motif qui doit nous conduire dans la pratique des devoirs de notre état, Méditation sur les dangers propres de chaque état, Méditation sur les vertus qu'on exerce en pratiquant les devoirs de son état, Méditation sur les défauts qui rendent un jugement téméraire, Méditation sur les bornes que l'on doit mettre à la défiance et aux soupçons, Méditation sur les soupçons, Méditation sur la défiance, Méditation sur la défense de juger le prochain, Méditation sur les obstacles que le monde oppose à notre salut, Méditation sur la connaissance des vertus et des vices, Méditation sur l'Espérance Chrétienne, Méditation sur les caractères de la vraie et de la fausse pénitence, Méditation sur la vraie pénitence, Méditation sur le respect humain, Méditation sur le crime du respect humain, Méditation sur la piété extérieure, Méditation sur les moyens de guérir les illusions de la fausse conscience, Méditation sur les péchés d'ignorance, Méditation sur l'aveuglement de la Conscience, Méditation sur le repos de la conscience, Méditation sur la conscience, Méditation sur la passion dominante, Méditation sur les moyens de connaître les passions dominantes, Méditation sur l'amour de la vie, Méditation sur le détachement des biens de ce monde, Méditation sur le renoncement au monde, Méditation sur le péché de scandale, Méditation sur les affaires du monde comparées à celles du salut, Méditation sur l'affaire du salut, Méditation sur l'illusion des prétextes dont on s'autorise pour ne pas quitter l'occasion du péché, Méditation sur la fuite des occasions prochaines du péché, Méditation sur la recherche volontaire de l'occasion prochaine du péché, Méditation sur l’œil qui scandalise, et Méditation sur la distinction du péché mortel et du péché véniel.













mardi 26 décembre 2017

Méditation sur la sévérité de l'examen de conscience







1er point. On doit être sévère dans cet examen ; 1°, parce qu'on fait alors contre soi-même les fonctions de la justice et de la colère de Dieu pour prévenir son jugement. Or, quelle sera dans le jugement que nous voulons prévenir, l'exactitude de ses recherches et la sévérité de ses décisions ? Elles ne pourront être ni obscurcies par l'erreur, ni corrompues par l'intérêt. Celles que nous portons contre nous-mêmes dans l'examen de conscience, doivent donc avoir les mêmes qualités. Il faut donc les former sur la Loi de Dieu, sans écouter ni l'amour-propre, ni la prudence de la chair, ni la politique du monde ; sans interpréter sa Loi, ni par l'exemple, ni par la coutume, ni par les préjugés du siècle ; mais en la prenant telle qu'elle est, sans altération et sans détour.


2e point.
2°, Parce que ce jugement que nous portons contre nous-mêmes dans l'examen de conscience n'est point définitif sans appel. Il y a un Tribunal supérieur et souverain où il sera revu et discuté avec la plus grande exactitude. Flattez-vous, rassurez-vous tant qu'il vous plaira, Dieu sera votre Juge ; et plus vous aurez eu de ménagement et d'indulgence pour vous, plus vous éprouverez la rigueur et la sévérité de sa justice.




Reportez-vous à Pratique de l'examen de conscienceDe l'examen de conscience, par le R.-P. Jean-Joseph SurinQu'il est très-utile d'ajouter quelques pénitences à l'examen particulierMéditation sur le Jugement de Dieu, Méditation sur la grièveté du Péché, Méditation sur les défauts de l'examen de conscience, Méditation sur la flatterie, Méditation sur l'objet de l'examen de conscience, Bien choisir le sujet sur lequel on doit faire l'examen particulier, Cinq points pour l'examen général de conscience, Trois temps pour l'examen particulier, Combien l'examen de notre conscience est important, Degrés des vertus qu'on se propose d'acquérir, Méditation sur la Foi, Méditation sur le fondement de l'espérance Chrétienne, Méditation sur la gloire de Dieu, Méditation sur les jugements du monde, Méditation sur la gloire du monde, Méditation sur les dangers du monde, Méditation sur l'application aux devoirs de son état, Méditation sur la fidélité que la Religion nous inspire à l'égard des devoirs de notre état, Méditation sur le mérite attaché à la pratique des devoirs de son état, Méditation sur le motif qui doit nous conduire dans la pratique des devoirs de notre état, Méditation sur les dangers propres de chaque état, Méditation sur les vertus qu'on exerce en pratiquant les devoirs de son état, Méditation sur les défauts qui rendent un jugement téméraire, Méditation sur les bornes que l'on doit mettre à la défiance et aux soupçons, Méditation sur les soupçons, Méditation sur la défiance, Méditation sur la défense de juger le prochain, Méditation sur les obstacles que le monde oppose à notre salut, Méditation sur la connaissance des vertus et des vices, Méditation sur l'Espérance Chrétienne, Méditation sur les caractères de la vraie et de la fausse pénitence, Méditation sur la vraie pénitence, Méditation sur le respect humain, Méditation sur le crime du respect humain, Méditation sur la piété extérieure, Méditation sur les moyens de guérir les illusions de la fausse conscience, Méditation sur les péchés d'ignorance, Méditation sur l'aveuglement de la Conscience, Méditation sur le repos de la conscience, Méditation sur la conscience, Méditation sur la passion dominante, Méditation sur les moyens de connaître les passions dominantes, Méditation sur l'amour de la vie, Méditation sur le détachement des biens de ce monde, Méditation sur le renoncement au monde, Méditation sur le péché de scandale, Méditation sur les affaires du monde comparées à celles du salut, Méditation sur l'affaire du salut, Méditation sur l'illusion des prétextes dont on s'autorise pour ne pas quitter l'occasion du péché, Méditation sur la fuite des occasions prochaines du péché, Méditation sur la recherche volontaire de l'occasion prochaine du péché, Méditation sur l’œil qui scandalise, et Méditation sur la distinction du péché mortel et du péché véniel.













mercredi 12 juillet 2017

Méditation sur la fausse Conscience







1er point. Les erreurs de la fausse conscience sont d'autant plus dangereuses qu'elle est aisée à former : 1°, parce qu'il est facile de s'aveugler sur ses devoirs pour peu qu'ils se trouvent contraires à nos inclinations et à nos intérêts : Sanctum est quod volumus. Tout ce que nous voulons, tout ce que nous désirons avec ardeur nous paraît permis : 2°, parce qu'il n'est pas moins facile de s'aveugler sur la distinction précise des vertus et des vices ; y a-t-il rien qui ressemble mieux à la constance que l'opiniâtreté, à la libéralité que la profusion, à la douceur que la timidité ? Toute vertu portée à un certain excès devient un vice, et à moins que l'œil de notre âme ne soit parfaitement pur, il n'aperçoit qu'avec peine le court intervalle qui les sépare.


2e point.
Plus on est élevé dans le monde, plus il est facile de s'y faire une fausse conscience : 1°, parce qu'alors on a des intérêts plus considérables et des devoirs plus étendus, sur lesquels il est plus facile de se tromper : 2°, parce qu'on trouve plus aisément des Guides qui nous flattent et qui emploient toute l'adresse de leur esprit à connaître et à justifier nos défauts. Défiez-vous donc de ces caractères souples et artificieux dont les discours sont toujours favorables aux intérêts de votre amour-propre.



Reportez-vous à Aveuglement de l'hommeRemèdes à l'amour-propre, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Méditation sur la sincérité de la pénitence, Méditation sur la flatterie, Méditation sur les illusions de la fausse conscience, Méditation sur les divers caractères de la Conscience et de l'Amour-propre, Méditation sur l'aveuglement de la Conscience, Méditation sur le repos de la conscience, Méditation sur la conscience, Méditation sur les péchés d'ignorance, Méditation sur les moyens de guérir les illusions de la fausse conscience, Méditation sur la Conscience timorée comparée à la Conscience scrupuleuse, Méditation sur la passion dominante, Méditation sur les moyens de connaître les passions dominantes, Méditation sur les défauts d'autrui, Méditation sur la distinction de l'âme et du corps, Méditation sur le bonheur des Pécheurs comparé à celui des Justes, Méditation sur le vrai bonheur, Méditation sur les moyens d'acquérir la connaissance de nos devoirs, Méditation sur les moyens d'acquérir la connaissance de Dieu, Méditation sur la science du salut, Méditation sur l'application personnelle que l'on doit se faire à soi-même des maximes évangéliques, Méditation sur l'inquiétude de l'avenir, Méditation sur le désir de la mort, Méditation sur la crainte de la mort, Méditation sur l'amour de la vie, Méditation sur le détachement des biens de ce monde, Méditation sur le renoncement au monde, Méditation sur le péché de scandale, Méditation sur les affaires du monde comparées à celles du salut, Méditation sur l'affaire du salut, Méditation sur l'illusion des prétextes dont on s'autorise pour ne pas quitter l'occasion du péché, Méditation sur la fuite des occasions prochaines du péché, Méditation sur deux sortes d'occasions prochaines du péché, Méditation sur la recherche volontaire de l'occasion prochaine du péché, Méditation sur l’œil qui scandalise, Méditation sur la pureté du cœur, Méditation sur l'attache au péché véniel, Méditation sur la distinction du péché mortel et du péché véniel, Méditation sur l'exemple de la multitude, Méditation sur la nécessité des progrès dans la vertu, et Méditation sur la crainte de Dieu.













jeudi 11 mai 2017

Méditation sur la flatterie


Le Corbeau et le Renard des Fables de La Fontaine (Chauveau)






1er point. Un Chrétien ne doit jamais flatter personne.

La flatterie suppose un désir intéressé de plaire aux dépens de la vérité. Quoi de plus contraire à l'esprit du Christianisme qu'un pareil dessein ? Un véritable Chrétien cherche toujours à plaire à son Dieu qui est la vérité même, et il aimerait mieux déplaire aux hommes que de l'offenser : s'il évite de leur dire des vérités dures, quand il est obligé de ménager leur délicatesse, il évite encore avec plus de soin de nourrir leur orgueil et leur amour-propre en approuvant leurs travers par des mensonges flatteurs.


2e point. Un Chrétien ne veut jamais être flatté.

Il cherche plutôt à connaître ses défauts pour s'en corriger. Il redoute les flatteurs comme les plus dangereux ennemis de la vertu, et il préfère les reproches utiles d'un censeur âcre et sévère qui ne pardonne rien aux discours insidieux d'un flatteur qui applaudit à tout. Il fait que son amour-propre n'est déjà que trop habile à le séduire, sans que des hommes complaisants et artificieux viennent encore, par des louanges préparées avec art, prêter de nouvelles couleurs à ses illusions. Il ne prétend pas établir son mérite sur leurs vains applaudissements ; il dédaigne, il méprise toute la gloire humaine, il n'est sensible qu'à celle de Dieu.




Le Corbeau et Le Renard de Jean de la Fontaine

Maître Corbeau, sur un arbre perché,
Tenait en son bec un fromage.
Maître Renard, par l’odeur alléché,
Lui tint à peu près ce langage :
« Hé ! bonjour, Monsieur du Corbeau.
Que vous êtes joli ! que vous me semblez beau !
Sans mentir, si votre ramage
Se rapporte à votre plumage,
Vous êtes le Phénix des hôtes de ces bois. »
A ces mots le Corbeau ne se sent pas de joie ;
Et pour montrer sa belle voix,
Il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie.
Le Renard s’en saisit, et dit : « Mon bon Monsieur,
Apprenez que tout flatteur
Vit aux dépens de celui qui l’écoute :
Cette leçon vaut bien un fromage, sans doute. »
Le Corbeau, honteux et confus,
Jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus.






Reportez-vous à Méditation sur l'amour des louanges, Méditation sur les effets de l'orgueil, Méditation sur la fausse conscience, Méditation sur la recherche volontaire de l'occasion prochaine du péché, Méditation sur l’œil qui scandalise, Méditation sur le jurement, Méditation sur la pureté du cœur, Méditation sur les moyens d'acquérir la pureté du cœur, Méditation sur l'homicide, Méditation sur la distinction du péché mortel et du péché véniel, Méditation sur l'attache au péché véniel, Méditation sur l'exemple de la multitude, Méditation sur le discernement des bons et des mauvais exemples, Méditation sur la nécessité des progrès dans la vertu, Méditation sur la voie étroite, Méditation sur la douceur, Méditation sur les richesses, Méditation sur l'ambition, Méditation sur les murmures, Méditation sur l'obligation de porter sa croix, Méditation sur le renoncement à soi-même, Méditation sur les défauts d'autrui, Méditation sur les scrupules, Méditation sur l'emploi du temps, Méditation sur l'observation des Lois de Dieu et Méditation sur la crainte de Dieu.