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samedi 5 avril 2025

Le démon ne parvenant pas à bloquer la prière intérieure utilisera l'inspiration d'images - Témoignage Le démon entend les pensées 3/4



"Le démon voyant qu'il ne parvient pas à bloquer votre prière intérieure par des trous de mémoire, en vous empêchant de former un mot en penser, cherchant à vous faire buter sur chaque mot, tentera de vous troubler par l'inspiration d'images. Un moyen pour s'en détourner : visualisez chaque mot de votre prière, les images disparaissent."

 

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jeudi 27 mars 2025

La prière intérieure bloque les pensées parasites - Témoignage Le démon entend les pensées 2/4



"Quand J'ai compris que le démon entendait mes pensées et cherchait à m’empêcher de prier intérieurement, j'ai donc commencé à prier le chapelet en pensée. Quand je le récitais à voix haute, j'étais toujours interrompue par des pensées parasites, mais en priant intérieurement, il n'y a plus eu de place pour les pensées parasites. La prière intérieure retient la concentration et bloque ces pensées parasites. Seul un événement extérieur, visiteur imprévu par exemple, peut venir l'interrompre. C'est moins facile pour le démon d'agiter notre environnement que nos pensées. Si nos pensées sont occupées à la prière, il aura du mal à manœuvrer et à nous influencer. Il peut par contre tenter de bloquer la prière intérieure momentanément, c'est-à-dire, qu'il va chercher à provoquer des trous de mémoire sur un mot ou une partie de la prière. Après ma conversion et l'officialisation par les autorités ecclésiastiques de ma possession, et donc en tant que commençant, la prière intérieure m'était impossible, car complètement bloquée par les esprits démoniaques."

 

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vendredi 18 mars 2022

Le malheur du monde dans les peines de cette vie, et dans les tourments de l'autre


Mort du pécheur

Il y a trois sortes de personnes dans la terre ; il y en a qui sont uniquement à Dieu seul par le renoncement à tout ce qui n'est pas Dieu. Ces personnes, dit Saint François de Sales, sont très-rares ; et il s'en trouve si peu, que le divin Époux, quand il parle de quelqu'une de ces heureuses personnes, il l'appelle son unique colombe, comme si elle était seule. Or l'on voit dans ces personnes quelque image du Paradis, où Dieu étant toutes choses en tous, un bonheur achevé et parfait, s'y rencontre toujours. Ces personnes sont le peuple béni de Dieu, dont la bénédiction l'accompagne à la ville et aux champs, et entre et sort avec lui. Sur lequel, comme nous l'enseigne l'Écriture, il étend ses ailes comme l'Aigle sur ses petits ; dont il porte le nom écrit en ses mains, dont il conserve le souvenir que les siècles ne pourront effacer ; dont la paix est comme une puissante rivière dans son abondance, dont la joie est continuelle, au moins dans la suprême partie de l'âme, qui sera durable et affermie, qui passera par les eaux, et surnagera ; qui sera au milieu des flammes sans en être brûlé : car toutes les eaux des contradictions des hommes, des afflictions de la vie, des tourments des tyrans et des Démons ne pouvant éteindre la simplicité et pureté de son amour de Dieu seul, y demeurant incessamment uni, il y repose comme dans son centre, dans une plénitude de paix si abondante, que sainte Catherine de Gènes, pour donner quelque idée de la félicité de ces personnes, assure que si on en faisait un précis, que si on les pressait fortement, il n'en sortirait autre chose qu'une paix divine.
Il y en a d'autres qui sont à Dieu, mais qui tiennent encore imparfaitement à une autre chose qu'à Dieu ; qui ne peuvent pas dire comme Saint François d'Assise : Mon Dieu et mon Tout. Ces personnes ne jouiront jamais de la paix divine des premiers. Pour peu que le cœur de l'homme se repose autre part que dans son centre qui est Dieu seul, il est tourmenté : ainsi ces personnes, quoique vertueuses, sont sujettes à bien des chagrins, ont bien des mécontentements. C'est ce qui est cause que l'on en rencontre peu qui soient dans une joie continuelle, à laquelle l'Apôtre exhorte ; qui ne contient jamais que des moments d'une paix divine, même au milieu de tout ce qu'il y a de plus affligeant en la vie ; parce qu'il y en a peu qui se contentent de Dieu seul.
Mais enfin il y en a d'autres, et c'est ce que l'on appelle le monde, qui sont vides de Dieu, plongées dans l'amour d'elles-mêmes et des autres créatures, toutes pleines des désirs du siècles et de ses vanités ; et celles-là sont malheureuses en cette vie et en l'autre. Bienheureux est l'homme, dit le Psalmiste, qui ne s'est point laissé aller au conseil des impies, qui ne s'est point arrêté dans la voie des pécheurs, et qui ne s'est point assis dans la chaire de contagion et de la peste ; mais qui au contraire met tout son affect ou en la Loi du Seigneur, et qui la médite le jour et la nuit. Il sera semblable à un arbre planté sur le bord des eaux courantes, qui portera son fruit en son temps. Sa feuille ne tombera point ; et tout ce qu'il fera, réussira heureusement. Après cela ce saint Roi s'écrie : Il n'en est pas ainsi des impies, il n'en est pas ainsi ; mais ils seront semblables à la poussière que le vent emporte de dessus la terre.
Ils seront le jouet des Démons dont ils sont les esclaves, comme nous l'avons remarqué dans le Chapitre précédent, ils les mèneront selon leur volonté ; et comme le diable est leur chef, qu'ils en sont les membres, ils seront animés de son esprit turbulent, inquiet, furieux, agité, troublé et toujours dans la peine. Les pécheurs, dit saint Pierre, tenant des discours pleins d'orgueil et de folie, promettent la liberté, quoiqu'ils soient eux-mêmes esclaves de la corruption ; parce que chacun est esclave de celui qui l'a vaincu, comme nous l'avons encore dit. Ce droit, dit un Interprète, est le droit de la guerre, et ce droit se trouve dans le péché et dans la concupiscence, et dans les démons à l'égard des pécheurs ; et pour peu que l'on cède à ces maîtres, ils augmentent leur domination, en sorte que le monde pécheur ayant pour maître le péché, la concupiscence et le démon, il est étrangement tyrannisé, tantôt par ses passions qui l'emportent comme le vent la poussière ; quelquefois en des agitations furieuses de dépit, de colère et de haine ; quelquefois en des soins inquiets et pleins de troubles, des biens et des richesses ; d'autres fois en des désirs des satisfactions sensuelles qui ne les laissent jamais en repos.
Le pécheur, dit l'Écriture, sera revêtu au-dehors, et rempli au-dedans de malédictions. car n'est-il pas bien juste, que celui qui a Dieu pour ennemi, ait pour partage l'horreur et la désolation ? Et comme les plus grands maux deviennent de grands biens à ceux qui aiment Dieu, les plus grands biens lui deviennent de grands maux.
Les impies ont beau crier : La paix, la paix. Le Seigneur a dit : Il n'y a point de paix pour les impies ; car le véritable repos ne se trouve qu'en Dieu seul, dont ils sont privés du divin amour. Et comment pourraient-ils se reposer entre les bras de celui à qui ils font une cruelle guerre ? Leurs prospérités sont pour eux de grandes peines. Ils trouvent la douleur dans leurs plaisirs ; et tous les efforts qu'ils font à se procurer de la satisfaction, leur causent mille inquiétudes.
Le monde a beau faire, qu'il aille où il voudra, qu'il prenne des ailes, pour parler avec le Psalmiste, pour voler vers l'orient, et qu'il habite vers l'extrémité de la mer, qu'il parcoure toute la terre et toutes les mers, qu'il jouisse de toutes les grandeurs qui s'y trouvent, des plaisirs que l'on y peut rencontrer, qu'il soit en pouvoir d'y prendre toutes les satisfactions que l'on y peut goûter, et qu'il ne se dénie rien de ce qui lui est agréable, il ne sera pas encore content, et il y aura bien des choses qui le feront peine. Aussi depuis la création de l'Univers, il n'a pu encore faire un homme parfaitement content. Qu'on lise toutes les Histoires, et on n'y trouvera pas une seule personne entièrement satisfaite. Il n'a point de richesses sans épines, il n'a point de douceurs sans amertume, il n'a point de grandeurs sans tourment.
Il n'y a nul âge ; nul sexe, nulle condition, qui soient exempts de souffrances : mais si le monde souffre dans ce qu'il a de plus doux et de plus agréable, quelle sera son affliction au milieu des maux qui l'environnent de toutes parts ! Quelles tristesses, quelles désolations dans la perte des biens, des charges, des femmes, des enfants, et des autres personnes que l'on aime ! Comme il est sans vue de Dieu, et sans son divin amour, sans la vue des vérités qui servent à modérer les maux de la vie, qu'il ne médite pas, il se donne en proie à la douleur, et il boit un fiel bien amer, sans le mélange des douces consolations des serviteurs de Dieu. Il demeure sans secours, et il boit de la coupe du vin de la colère du Seigneur jusqu'au fond de la lie. S'il est malade, il est dans des impatiences furieuses, il est dans des chagrins insupportables, et des inquiétudes assommantes, quand il lui arrive des maux qui l'affligent. Il est tourmenté pendant le jour ; et la nuit qui est destinée pour le repos, ne le laisse pas sans peines.
Mais qui pourrait dire les amertumes du monde, quand il faut sortir de cette vie ? Il voit que son heure est venue, il voit qu'il faut partir. Il regarde que ses attachements, dont il a dit tant de fois qu'il ne pouvait se déprendre, vont être rompus. Il connaît qu'une nécessité indispensable l'oblige de se séparer de ce qui l'arrêtait et l'empêchait d'aller à Dieu. Quelle horreur de quitter par force ce que jamais on n'a voulu lui donner par amour ! On lui arrache tout d'entre les mains, ses biens, ses amis ; il faut entrer dans une privation générale de toutes choses sans la moindre réserve. Mais quels saisissements de frayeur et d'horreur, s'il n'est point dans l'insensibilité dont nous parlerons, à la vue de l'éternité où il va entrer ? Il est certain qu'il y a un Paradis et un Enfer dans cette éternité : mais quelle espérance peut-il avoir du bonheur éternel du Paradis, après s'être écarté du chemin qui y conduit ? Toutes les apparences ne sont-elles pas qu'il s'en va dans le malheur infini de l'Enfer, après avoir tenu la voie de la perdition ? Ô quels transissements pour lors, quelles terreurs, quelle désolation !
Ces peines du monde durant la vie présente seront suivies des tourments dans la malheureuse éternité, qui ne se peuvent ni expliquer, ni être comprises. Hélas ! cela est bientôt dit, être damné ; mais c'est ce qui passe toute pensée. Ô monde ! ô monde ! il faut bien dire que ton malheur est bien grand, puisqu'il est incompréhensible.

(Le malheur du monde, M. Boudon)


Reportez-vous à Le malheur du Monde dans son insensibilité, Le malheur du Monde en ce que le démon en est le Prince, Prière pour demander à Dieu la victoire des tentations, Le malheur du monde en ce qu'il n'est point du Royaume de Dieu, Le malheur du monde, en ce qu'il ne peut recevoir le Saint-Esprit, Le malheur du Monde dans son opposition à Jésus-Christ, Le malheur du Monde dans ses occupations, Des divertissements, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De l'emploi du temps, De la conversation, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Des amitiés, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, VIE CHRÉTIENNE : Travail et Négoce, VIE CHRÉTIENNE : Repas, Récréations, Conversations et Visites, Méditation sur les règles que l'on doit suivre dans l'usage des divertissements permis, Méditation sur les divertissements du monde, Méditation sur la passion du jeu, Du Devoir des Pères de famille, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Méditation sur les devoirs des pères à l'égard de leurs enfants, Méditation sur la fidélité que la Religion nous inspire à l'égard des devoirs de notre état, Méditation sur l'Autorité, Le Malheur du monde pour les scandales, Méditation sur le péché de scandale, Excellence de la chasteté, Le malheur du monde dans les dangers où il se trouve, Le malheur du Monde dans ses honneurs, Le malheur du Monde dans ses plaisirs, Le malheur du Monde dans ses richesses, Le malheur du Monde, en ce qu'il ne connaît point Dieu, et son Fils Jésus-Christ, Le malheur du Monde dans les ténèbres, Ce que l'on entend par le Monde, Aveuglement de l'homme, Du vrai Religieux, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De la vie mixte, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De l'homme intérieur, par le R.-P. Jean-Joseph SurinCe qui s'est observé dans un Ordre Religieux durant le premier siècle depuis son établissement, doit être regardé comme meilleur que tout ce qu'on peut inventer dans la suite, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Sur les trois mots qui furent dits à saint Arsène : Fuyez, taisez-vous, reposez-vous, Instruction sur les Conseils évangéliquesDu mondeMéditation sur les dangers du mondeMéditation sur l'amour de la retraiteMéditation sur les moyens de se sanctifier dans le mondeMéditation sur le détachement des biens de ce monde, Litanie pour se détacher des biens de ce monde, Méditation sur la gloire du monde, Méditation sur les obstacles que le monde oppose à notre salut, Méditation sur le renoncement au monde, Méditation sur deux règles qu'un Chrétien doit toujours observer pour faire son salut dans le monde, Méditation sur les affaires du monde comparées à celles du salut, Méditation sur l'affaire du salut, Que faut-il pour connaître sa vocation ? Premièrement, consulter Dieu, Que faut-il pour connaître sa vocation ? Deuxièmement, consultez-vous, vous-même, Que faut-il considérer dans le choix de la vocation ?, Quelle est ma vocation ?, Prière pour demander la grâce de connaître et d'accomplir la volonté de Dieu, Prière pour la vocation, Prière à Marie pour connaître sa vocation, Prière à Saint Joseph pour lui demander la grâce de connaître sa vocation, N'embrassez un état que par des motifs dignes d'une Chrétienne, En quelque état que vous soyez, rendez respectable, par vos sentiments et votre conduite, votre titre de Chrétienne, et Méditation sur ce qu'un Chrétien doit penser des richesses et des grandeurs du monde.














samedi 12 mars 2022

Le malheur du Monde en ce que le démon en est le Prince



Nous disons malheur au monde, parce que Jésus-Christ l'a dit ; et les malheurs que nous en écrivons, sont écrits dans son saint Évangile, et dans les divines Écritures des Livres canoniques. Si la narré de ces malheurs cause de l'horreur, c'est le Saint-Esprit qui en a disposé de la sorte, nous ne faisons qu'en suivre les expressions. On ne doit pas trouver étrange que l'on parle comme Dieu parle, et que l'on écrive comme les Apôtres et Évangélistes ont écrit. Dire que le diable est le Prince de ce onde, cette expression pourra sembler bien dure à quelques-uns ; cependant ce sont les propres paroles de Jésus-Christ Dieu.
C'est de la manière qu'il parle du Diable au Chapitre 12 de l'Évangile de saint Jean, qu'il appelle le Prince de ce monde. Son Apôtre, conformément à son divin Maître, nomme aussi les Démons, les Princes de ce monde et de ces ténèbres. Le Disciple bien-aimé, dans sa première Épître, parlant de la victoire des enfants de Dieu sur l'Antechrist, dit qu'il l'ont vaincu ; parce que celui qui est en eux, est plus grand que celui qui est dans le monde. C'est-à-dire que Jésus-Christ qui est en eux, est plus grand que l'esprit malin qui est le Prince et comme l'âme du monde impie. Il est même comme le père du monde pécheur. Jésus-Christ notre Sauveur déclare aux Juifs, dont il dit aussi qu'ils sont du monde, qu'ils sont les enfants du Diable, et qu'ils veulent accomplir les désirs de leurs pères. Le Saint-Esprit nous enseigne dans la première Épître de saint Jean, que celui qui pèche, est enfant du Diable. Il est même appelé Diable par le Fils de Dieu en la personne de Judas. Or le Démon a son trône dans le monde, il y est comme dans sa ville royale, où il donne ses lois, où il a sa cour, et ses plus fidèles ministres.
C'est là où il a conspiré la perte des hommes dès la création du monde ; c'est pourquoi notre Maître nous apprend qu'il a été homicide dès le commencement, faisant mourir Adam le premier homme. C'est ce qu'il a continué dans la succession de tous les siècles, et ce qu'il continue tous les jours. L'envie qu'il a de leur nuire, est inexplicable, aussi bien que les efforts qu'il fait contre eux, et les artifices dont il se sert pour les perdre.
Il leur fait une cruelle guerre, les combattant ouvertement par les tentations les plus grossières d'impureté, d'ivrogneries, de jurements, de querelles, de haines, d'injustices, de scandales. Ainsi saint Jean dans son Apocalypse vit sortir de la gueule d'un Dragon des esprits impurs en forme de grenouilles, qui paraissent de la sorte à cause de leur impureté, et des cris importuns qu'ils font, se servant des paroles et des raisonnements du monde, qui ne parle que de sensualité, que de vengeances, que des moyens d'acquérir des richesses, que d'ambition, d'orgueil et de curiosité : c'est pourquoi l'apôtre avertit de ne se pas laisser séduire par de vains discours.
Mais il exhorte à se fortifier en notre Seigneur et en sa vertu toute-puissante, et à s'armer de toutes les armes de Dieu, afin de se pouvoir défendre des embûches du Démon. Quand il s'agit de ses artifices, l'homme Apostolique veut que l'on s'arme de toutes pièces : car il use de tant de ruses pour attaquer les hommes, qu'il n'est pas possible de les dire. C'est pourquoi il a pris la forme d'un Serpent dès le commencement du monde, et il est appelé dans l'Apocalypse, l'ancien Serpent qui séduit tout le monde. Aussi l'Écriture remarque que le Serpent est le plus rusé de tous les animaux.
Il étudie les inclinations, et il tente conformément à la propre humeur, à la condition, et à l'état où l'on se trouve. Quelquefois il attaque par ce qui éclate et qui paraît grand aux yeux des hommes. C'est de la manière dont il tenta notre Seigneur lorsqu'il lui montra tous les Royaumes du monde, ce qu'il fit par des images formées en l'air, et qu'il lui dit : Je vous donnerai tout cela, si vous vous prosternez devant moi. Quelquefois il se sert du prétexte de la nécessité, comme il fit encore à notre Seigneur, lorsqu'ayant jeûné quarante jours et quarante nuits il eut faim, et il lui dit : Si vous êtes le Fils de Dieu, commandez que ces pierres se changent en pain. D'autres fois il tente de présomption, comme on peut encore le remarquer dans la tentation de notre adorable Sauveur, lorsque l'ayant transporté dans la ville sainte, et l'ayant mis au haut du frontispice du Temple, il lui dit : Si vous êtes le Fils de Dieu, jetez-vous en bas ; car il est écrit, qu'il a commandé à ses Anges de prendre soin de vous, et qu'ils vous porteront en leurs mains, de peur que vous ne vous heurtiez le pied contre quelque pierre. L'on peut voir ici que le Démon se servant de l'Écriture Sainte, il ne faut pas s'étonner si les Hérétiques, qui sont animés et conduits par son esprit, s'en servent si souvent en abusant malheureusement pour leur propre perte, et la perte des âmes qu'ils séduisent. Il a tenté Ève sous prétexte d'en faire une Déesse. Vous serez comme des Dieux, lui dit-il, en lui parlant d'Ève et d'Adam : il leur promet une science extraordinaire, et c'est la tentation dont il se sert à l'égard des beaux esprits, des gens de Lettres, des esprits curieux, qui sont tout plongés dans l'étude des sciences humaines, avec peu d'application à la science des Saints, qui se donne aux humbles, et que l'on acquiert par le dégagement des choses créées, l'exercice de l'oraison, et l'union intime avec notre Seigneur Jésus-Christ.
C'est aux pieds d'un homme Dieu crucifié que l'on devient savant dans cette science du Ciel, dont les gens de Lettres, qui ne sont pas mortifiés à eux-mêmes, sont dépourvus ; dont l'intérieur est sec et tout aride dans la privation des bénédiction de Dieu, par leur curiosité d'esprit, et l'application immodérée à l'étude : et l'on voit de ces gens-là qui auront de la peine à employer une heure dans l'oraison, qui passent les jours à la lecture des Livres : tentation assez ordinaire aux esprits, ou curieux, ou qui veulent paraître par leurs discours ou leurs écrits.
Ô qu'il est difficile aux doctes, dans la recherche de l'Histoire, et l'examen des difficultés qui s'y trouvent, dans la discussion des vérités dont l'on dispute, de n'y chercher que Dieu seul ! Qu'il est rare d'y conserver l'esprit d'oraison et de recueillement ! Et cependant à la mort que servira la curiosité des sciences ? Ô que la savante ignorance des personnes sans Lettres, qui auront eu la science des Saints, y aura d'avantages et de bénédictions ! Certainement tout est donné à la vraie humilité de cœur, au détachement et à l'union avec Dieu, grâces qui s'accordent par l'oraison et le recueillement. C'est pourquoi les Démons tâchent toujours de jeter dans les embarras d'occupations qui n'en laissent pas le temps. C'est à quoi même les personnes qui s'emploient dans les bonnes œuvres extérieures, doivent veiller ; car si elles ne prennent le temps pour se retirer et vaquer à Dieu, à la fin elles seront toutes dissipées. Un Prédicateur, un Missionnaire, qui de temps en temps ne fera pas quelque retraite, se répandra tout au-dehors, et perdra l'esprit intérieur.
C'est à quoi les Démons travaillent, qui savent bien que les œuvres éclatantes extérieures servent de peu, si elles ne sont animées de l'Esprit de Dieu. Ce sont des ennemis bien redoutables qui joignent avec la grandeur de leur esprit, qui ne trouve rien de semblable parmi les hommes, une force incroyable. Ce qui faisait dire à l'un d'eux à Saint Pacôme, qu'il n'y aurait point d'homme qui pût leur résister, s'il n'était soutenu de la vertu divine de Jésus-Christ, dont la providence ne leur permettait pas de ses servir de tout leur pouvoir. Ils ont de plus l'expérience de tous les siècles, ils sont invisibles, ils sont infatigables, ils reviennent toujours à la charge, ils ne se lassent jamais. C'est pourquoi il est dit dans l'Apocalypse : Malheur à vous, terre et mer, parce que le Diable est descendu vers vous dans une grande colère, sachant qu'il lui reste peu de temps. Ces paroles sont remarquables pour le temps de la mort.
Après tout, la plupart des hommes se laissent vaincre par ces malheureux esprits, et c'est pour ce sujet qu'ils sont appelés les Princes de ce monde. Et l'Écriture nous apprend que chacun est esclave de celui qui l'a vaincu. Ô dure servitude, que l'esclavage du Démon ! Jamais y a-t-il eu une tyrannie pareille, une cruauté semblable ? On en peut voir quelque chose en de certaines occasions dans les possédés : mais ce sera dans l'Enfer où ils exerceront leur tyrannie d'une manière inconcevable sur les malheureux damnés.
L'Apôtre nous apprend que dès ce monde les Démons tiennent captifs les pécheurs selon leur volonté. Vérité terrible, et dont le monde n'est point pénétré. Quelle horreur du pécheur de vivre sous la captivité du Diable selon sa volonté ! Ainsi il tombe d'abîme en abîme, de péché en péché. Ainsi quand on lui parle de quitter ses vices, ses passions, il répond qu'il ne saurait. Ô si les braves du monde, si ceux qu'on en appelle les Héros, qui sont dans le péché, savaient l'effroyable esclavage du Diable dont ils sont les captifs ! Ô si ces beaux Messieurs et ces belles Dames du monde qui s'étudient avec tant de soin à vivre en leur liberté, connaissaient la misérable servitude où ils sont réduits ayant le Démon pour tyran, qui les mène comme il veut ! si Dieu ouvrait les yeux pour découvrir ce qui se passe dans le monde, que l'on y verrait d'épouvantables choses ! Malheur à vous, dit le Saint-Esprit en Isaïe, qui traînez comme des cordes une longue suite d'iniquités. Ce sont les engagements différents dans le péché d'où se forme une chaîne qui entraîne les pécheurs dans le mal, et dont le Diable les tient garrottés.

(Le malheur du monde, M. Boudon)


Reportez-vous à Prière pour demander à Dieu la victoire des tentations, Le malheur du monde en ce qu'il n'est point du Royaume de Dieu, Le malheur du monde, en ce qu'il ne peut recevoir le Saint-Esprit, Le malheur du Monde dans son opposition à Jésus-Christ, Le malheur du Monde dans ses occupations, Des divertissements, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De l'emploi du temps, De la conversation, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Des amitiés, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, VIE CHRÉTIENNE : Travail et Négoce, VIE CHRÉTIENNE : Repas, Récréations, Conversations et Visites, Méditation sur les règles que l'on doit suivre dans l'usage des divertissements permis, Méditation sur les divertissements du monde, Méditation sur la passion du jeu, Du Devoir des Pères de famille, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Méditation sur les devoirs des pères à l'égard de leurs enfants, Méditation sur la fidélité que la Religion nous inspire à l'égard des devoirs de notre état, Méditation sur l'Autorité, Le Malheur du monde pour les scandales, Méditation sur le péché de scandale, Excellence de la chasteté, Le malheur du monde dans les dangers où il se trouve, Le malheur du Monde dans ses honneurs, Le malheur du Monde dans ses plaisirs, Le malheur du Monde dans ses richesses, Le malheur du Monde, en ce qu'il ne connaît point Dieu, et son Fils Jésus-Christ, Le malheur du Monde dans les ténèbres, Ce que l'on entend par le Monde, Aveuglement de l'homme, Du vrai Religieux, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De la vie mixte, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De l'homme intérieur, par le R.-P. Jean-Joseph SurinCe qui s'est observé dans un Ordre Religieux durant le premier siècle depuis son établissement, doit être regardé comme meilleur que tout ce qu'on peut inventer dans la suite, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Sur les trois mots qui furent dits à saint Arsène : Fuyez, taisez-vous, reposez-vous, Instruction sur les Conseils évangéliquesDu mondeMéditation sur les dangers du mondeMéditation sur l'amour de la retraiteMéditation sur les moyens de se sanctifier dans le mondeMéditation sur le détachement des biens de ce monde, Litanie pour se détacher des biens de ce monde, Méditation sur la gloire du monde, Méditation sur les obstacles que le monde oppose à notre salut, Méditation sur le renoncement au monde, Méditation sur deux règles qu'un Chrétien doit toujours observer pour faire son salut dans le monde, Méditation sur les affaires du monde comparées à celles du salut, Méditation sur l'affaire du salut, Que faut-il pour connaître sa vocation ? Premièrement, consulter Dieu, Que faut-il pour connaître sa vocation ? Deuxièmement, consultez-vous, vous-même, Que faut-il considérer dans le choix de la vocation ?, Quelle est ma vocation ?, Prière pour demander la grâce de connaître et d'accomplir la volonté de Dieu, Prière pour la vocation, Prière à Marie pour connaître sa vocation, Prière à Saint Joseph pour lui demander la grâce de connaître sa vocation, N'embrassez un état que par des motifs dignes d'une Chrétienne, En quelque état que vous soyez, rendez respectable, par vos sentiments et votre conduite, votre titre de Chrétienne, et Méditation sur ce qu'un Chrétien doit penser des richesses et des grandeurs du monde.













samedi 9 octobre 2021

Des Tentations qui se présentent à nous sous l'apparence du bien



Saint Bonaventure nous donne un avertissement bien essentiel touchant les tentations. Prenez garde, dit-il, que le démon se déguise quelquefois en Ange de lumière, et qu'il se sert des apparences du bien pour séduire les serviteurs de Dieu. On peut mêler le poison dans une liqueur agréable, dit Saint Jérôme, et l'hameçon est ordinairement caché sous un appât. C'est ainsi que le démon en use : Il tend secrètement un piège dans la voie où marchent les serviteurs de Dieu : s'il les attaquait ouvertement, et en leur montrant le vice à découvert, il les effaroucherait sans doute, et ne gagnerait rien avec eux. Les bons, remarque judicieusement Saint Bernard, ne sont jamais tombés que par l'apparence du bien. Le démon est subtil et adroit, il sait par où il doit attaquer chacun de ceux qu'il tente. Ainsi, pour parvenir plus sûrement à son but, il use de déguisement avec les gens de bien ; il
commence premièrement, reprend Saint Bonaventure, par leur proposer des choses qui sont bonnes en elles-mêmes : il y en mêle ensuite de mauvaises ; après sous l'apparence d'un faux bien, il leur présente des maux véritables : enfin, quand il les voit tellement engagés dans ses filets, que difficilement ils s'en pourraient dégager, il les attaque alors à découvert, et les fait bientôt tomber dans des péchés manifestes. Combien a-t-on vu de liaisons, continue Saint Bonaventure, qui paraissent saintes d'abord, qui l'étaient peut-être en effet, et dans lesquelles on s'imaginait ne rechercher que Dieu, et que l'avancement dans la perfection ! Ce n'était cependant qu'un artifice du démon, comme la suite de ces liaisons funestes l'a bien fait connaître : Nous n'ignorons plus ses desseins, dit Saint Paul. Cette liaison, que l'ennemi du salut nous propose de faire, est d'abord innocente de part et d'autre : le motif même en paraît saint : on ne parle, dans les premières conversations que de Dieu : mais ensuite, comme on se recherche avec empressement, qu'on se voit plus souvent, on mêle sensiblement d'autres intérêts dans les longues conversations qu'on a ensemble : on s'y entretient des sentiments d'amitié qu'on ressent l'un pour l'autre : on cherche à s'en donner des assurances mutuelles, à les confirmer par de petits présents réciproques, et par mille autres marques qu'une amitié sainte ne connaît point. C'est alors que le démon commence à mêler de mauvaises pensées aux bonnes, et à porter au mal, sous l'apparence trompeuse du bien : et c'est ainsi que dans ces sortes de liaisons, et en plusieurs autres circonstances, il séduit une infinité de personnes, et cache artificieusement, sous le masque de la vertu, ce qu'il y a de dangereux et de criminel dans ce qu'il suggère.

(Abrégé de la Pratique de la Perfection Chrétienne)


Reportez-vous à Gémissements en la présence de Dieu et de ses Anges d'une âme éprouvée par les tentations, Prière pour demander à Dieu la victoire des tentations, Comment il faut se comporter dans les Tentations contre la foi et Contre la Pureté, Autres remèdes contre les Tentations, La prière est encore un puissant remède contre la Tentation : Prières courtes et ferventes dont on se peut servir dans le temps des Tentations, La défiance de soi-même et la confiance en Dieu, sont des moyens salutaires pour vaincre les Tentations, Ce qui peut surtout nous rassurer dans les Tentations, c'est que Dieu ne permet pas que nous soyons tentés au-dessus de nos forces, Remède contre les Tentations ; premièrement, il ne faut pas se décourager quand elles nous arrivent, Que les tentations sont une leçon salutaire, et pour nous et pour les autres, Les tentations servent à nous mieux faire connaître notre faiblesse, et à nous faire sentir le besoin de recourir à Dieu, Pourquoi Dieu permet que l'on soit tenté ; Avantages réels qui résultent de ces tentations, Que les uns sont tentés au commencement de leur conversion ; et les autres après leur retour à Dieu, Les Tentations sont inévitables en cette vie mortelle, Des tentations, Conduite à tenir à l'égard des tentationsDes tentations et des illusions, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Avis le plus utile de tous : Priez !, Aspiration dans les tentations, De quelques remèdes contre les tentations de l'impureté, et Quelques autres remèdes contre les tentations d'impureté.













mardi 24 août 2021

Témoignage d'un pèlerin d'Ars : Tout autour du Saint Curé prouve la vérité de la religion


Je viens de rentrer chez moi, après avoir passé quelques jours à Ars. J'y étais allé un peu par curiosité, mais d'ailleurs bien persuadé que j'y trouverais des sujets d'édification. Je n'ai pas été trompé dans mon attente. Ce que j'ai vu, je dois le dire, dépasse infiniment tout ce que j'avais entendu raconter, et a fait sur moi une très-grande impression. Je suis revenu beaucoup plus croyant que je n'y étais allé... Comment douter d'un ordre de choses supérieures aux choses que l'on voit, en présence d'un homme si supérieur lui-même aux hommes que l'on connaît ?... À Ars, la réalité de l'ordre surnaturel vous saisit à la gorge...
Plus je réfléchis à ce que j'ai vu et entendu à Ars, plus je crois que Dieu doit vouloir que son Saint soit connu pendant sa vie et surtout de ceux qui sont chargés d'enseigner et de répandre la foi, car tout autour de lui prouve la vérité de la religion. Il me paraît comme un flambeau allumé dans l'Église de Dieu pour éclairer les peuples, et les ramener à la pureté et à la simplicité de l'Évangile.
À Ars, on assiste aux scènes de la vie de Notre-Seigneur. Je crois connaître dans les faits qui s'y sont passés, à l'exception de la résurrection des morts, à peu près tous les miracles qui sont rapportés dans l'Évangile : ainsi, en première ligne, la conversion des pécheurs, la guérison des aveugles, des sourds, des muets, des paralytiques, la multiplication du pain, du vin et du blé. Les démêlés du saint homme avec les démons prouvent leur existence ; et si les démons existent, il y a donc un enfer. Aujourd'hui, dans nos pays, cette vérité capitale et essentielle, même chez les personnes pieuses, est passée à l'état de légende bonne tout au plus à effrayer les enfants ; à Ars, sa démonstration réelle, palpable, quotidienne et presque familière, la place hors de toute discussion. Le miracle de la sainte Hostie, dont j'ai entendu deux fois le récit de la bouche de M. le Curé, et les guérisons nombreuses qui ont eu lieu à la sainte table, prouvent bien la présence réelle de Notre-Seigneur.
Pour moi, notre bon Saint est une démonstration vivante de la vérité de la religion. Il résume en lui la vie de Jésus-Christ et celle des saints.
Peut-être direz-vous ou penserez-vous que je fais ici de l'enthousiasme ? Non, c'est de la reconnaissance. J'ai été si à plaindre lorsque je doutais de tout ! Il me semble que je ne pourrai jamais assez remercier Dieu de la grâce qu'il m'a faite, le jour où il a daigné me conduire à Ars. Je voudrais pouvoir le dire à tous les incrédules.
Je suis heureux de savoir les choses étonnantes dont vous avez le bonheur d'être témoin : elles sont bien étranges ; mais lorsqu'on entre dans cet ordre de faits, rien ne doit surprendre, puisque les deux puissances qui agissent sont en dehors de tous les procédés ordinaires d'investigation. C'est, comme vous le dites, une lutte corps à corps avec l'enfer. Il semblerait que le démon, furieux de son impuissance contre le bon Saint, se rue sur ce qu'il trouve autour de lui, ainsi qu'il l'a déjà fait l'année dernière, lorsqu'il a brisé et pilé, comme dans un mortier, le bénitier de cristal suspendu à la tête de son lit.

(Vie de J.-M.-B. Vianney par Alfred Monnin)


Reportez-vous à Les grands affluent à Ars comme les petits, Le Saint Curé d'Ars et la haine du monde, Le Saint Curé d'Ars et les contradictions, Comment M. Vianney fut persécuté par les démons, Neuvaine au Saint Curé d'Ars pour notre Temps, La Providence d'Ars, ses humbles commencements, les miracles que Notre-Seigneur fit pour la soutenir, Le style du Saint Curé d'Ars, Le Saint Curé d'Ars et l'apostolat de la conversation, Le Saint Curé d'Ars dans sa conversation : Comment M. Vianney parlait des saints, Vie domestique de M. Vianney : Depuis sa naissance jusqu'à sa nomination à la cure d'Ars (1786-1818) (1/2), Vie domestique de M. Vianney : Depuis sa naissance jusqu'à sa nomination à la cure d'Ars (1786-1818) (2/2), De la vie Apostolique, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Du bon Directeur, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Du vrai Religieux, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De la vie mixte, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De l'homme intérieur, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De la conduite des âmes, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Catéchisme du Saint Curé d'Ars : Sur les souffrances, Le Saint Curé d'Ars dans sa conversation : Pensées de M. Vianney sur l'abnégation et la souffrance, Le Saint Curé d'Ars dans sa conversation : Aimables reparties de M. Vianney, Le Saint Curé d'Ars dans sa conversation : Foi de M. Vianney, Le Saint Curé d'Ars dans sa conversation : Espérance de M. Vianney, Le Saint Curé d'Ars dans sa conversation : Pensées de M. Vianney sur les joies de la vie intérieure, Le Saint Curé d'Ars dans sa conversation : Amour de M. Vianney pour les pauvres, Le Saint Curé d'Ars dans sa conversation : Humilité de M. Vianney, Le Saint Curé d'Ars dans sa conversation : Pensées de M. Vianney sur l'abnégation et la souffrance, L'Esprit du Saint Curé d'Ars, Le Saint Curé d'Ars dans ses homélies, Comment M. Vianney abolit les danses à Ars, Réflexions spirituelles du serviteur de Dieu, J. M. B. Vianney, le Saint Curé d'Ars, Catéchisme du Saint Curé d'Ars : Sur le Salut, Catéchisme du Saint Curé d'Ars : Sur l'amour de Dieu, Catéchisme du Saint Curé d'Ars : Sur les prérogatives de l'âme pure, Catéchisme du Saint Curé d'Ars : Sur le Saint-Esprit, Catéchisme du Saint Curé d'Ars : Sur la Sainte Vierge, Catéchisme du Saint Curé d'Ars : Sur la sanctification du dimanche, Catéchisme du Saint Curé d'Ars : Sur la parole de Dieu, Catéchisme du Saint Curé d'Ars : Sur la prière, Catéchisme du Saint Curé d'Ars : Sur le Saint Sacrifice de la Messe, Catéchisme du Saint Curé d'Ars : Sur la présence réelle, Catéchisme du Saint Curé d'Ars : Sur la communion, Catéchisme du Saint Curé d'Ars : Sur le péché, Catéchisme du Saint Curé d'Ars : Sur l'orgueil, Catéchisme du Saint Curé d'Ars : Sur l'espérance, Les saints et le combat spirituel : Saint Jean-Marie-Baptiste Vianney, le Curé d'Ars, Litanies du Saint Curé d'Ars, Litanies de Sainte Philomène, Sermon sur l'Enfer, par M. J.-M.-B. Vianney, et Sermon du Saint Curé d'Ars sur l'Enfer des Chrétiens.














dimanche 7 mars 2021

De la haine de soi-même, et de l'Esprit de Mortification qui en est inséparable



Si nous faisons réflexion sur ce que nous venons de dire, cela suffira pour nous donner cette sainte haine, et cette sainte aversion de nous-mêmes que Jésus-Christ exige de nous, et sans laquelle il déclare que nous ne pouvons lui appartenir, ni être du nombre de ses disciples. Car, que faut-il davantage pour nous faire haïr notre corps, que de savoir que c'est le plus redoutable ennemi que nous ayons à combattre, et en même temps le traître le plus artificieux que nous devions craindre, mais un ennemi mortel, mais un traître qui cherche à toute heure à donner la mort, et une mort éternelle, à l'âme qui le soutient, qui le flatte, et qui lui accorde tout ce qu'il lui demande ; un traître qui, pour un plaisir passager, ne se soucie pas de lui faire perdre ce qu'elle a de plus cher, c'est-à-dire, l'amitié de son Dieu, et de la précipiter dans les abîmes éternels. Si l'on disait à un homme : Sachez qu'un de vos domestiques qui boit et qui mange tous les jours avec vous, médite ou trame une trahison pour vous ôter la vie ; quelle devrait être sa crainte ! Que si on lui ajoutait : Mais il y a encore plus ; car il vous hait de telle sorte qu'il ne se soucie pas de mourir, pourvu qu'il vienne à bout de son dessein ; il sait bien qu'il ne saurait manquer d'être arrêté sur-le-champ et d'expirer dans les derniers supplices ; mais il compte sa vie pour rien, pourvu qu'il réussisse dans son détestable projet. De quelle frayeur ne serait point alors saisi celui à qui on révélerait une pareille conspiration ? N'aurait-il pas sujet d'appréhender qu'à toute heure, et à chaque instant on ne vînt lui enfoncer le poignard dans le sein ? Et s'il pouvait découvrir le traître, quelle haine ne concevrait-il point contre lui, et quelle vengeance ne chercherait-il pas à en tirer ? Notre corps est ce traître ; qui boit, qui mange, qui couche avec nous, qui sait bien qu'en faisant du mal à notre âme, il s'en fait aussi à lui-même, et qu'il ne saurait la précipiter dans l'enfer, sans y tomber aussi après elle. Cependant, pour ne vouloir se rien refuser, il foule tout aux pieds, et ne garde aucune mesure. Jugez si nous avons raison de le haïr. Combien de fois ce traître vous a-t-il poussé au bord de l'abîme ? En combien d'occasions vous a-t-il fait offenser la bonté divine ? De combien de grâces ne vous a-t-il pas fait perdre le fruit ? Et combien de fois chaque jour vous met-il en danger de vous perdre ? Quelle sainte indignation ne devez-vous donc point avoir contre un ennemi qui vous a fait tant de maux, qui vous a privé de tant de biens, et qui vous expose à toute heure à de si grands dangers ! Si nous haïssons le démon, et si nous le regardons comme notre plus grand ennemi, à cause du mal qu'il nous fait continuellement, combien plus devons-nous haïr notre chair, qui est un ennemi beaucoup plus cruel et plus dangereux ! Les démons seraient bien faibles, si notre chair ne se mettait de leur parti, et ne se liguait avec eux contre nous-mêmes. C'est par ces considérations que les Saints avaient une si grande haine d'eux-mêmes ; et de là naissait en eux cet esprit de mortification et de pénitence, par lequel ils se vengeaient de leur ennemi, et le tenaient toujours dans la dépendance. Ils n'avaient garde de traiter doucement leur corps, et de lui accorder ce qui pouvait le flatter ; persuadé que ç'eût été fournir des armes à leur ennemi, et lui faire reprendre une nouvelle vigueur et de nouvelles forces contre eux. Prenons garde, dit Saint Augustin, de ne point laisser prendre trop de forces à notre corps, de peur qu'il ne s'en serve à faire la guerre contre notre âme : appliquons-nous plutôt à le mater et à le mortifier, pour l'empêcher de se révolter : « Car celui qui élève un esclave avec trop de délicatesse, il le trouvera ensuite insolent. »

(Abrégé de la pratique de la perfection chrétienne)


Reportez-vous à Que de la pratique de la mortification dépend absolument notre avancement, Un des plus grands châtiments que Dieu puisse exercer contre l'homme, c'est de l'abandonner à ses passions, et aux désirs déréglés de son cœur, De la nécessité de la Mortification : En quoi elle consiste, De l'union étroite qui doit être entre la Mortification et l'Oraison, De la Mortification, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De la réformation de l'Amour, de la Haine, du Désir et de l'Aversion, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De la nourriture du corps, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Méditation sur le combat de la chair contre l'esprit, Moyens pour persévérer dans la sobriété et dans l'abstinence, De l'anéantissement, Méditation sur le Carême : Jésus ayant jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim ensuite, Instruction sur le Carême, Méditation sur le véritable jeûne, Méditation sur la Loi du jeûne, Catéchisme spirituel de la Perfection Chrétienne, par le R.P. Jean-Joseph Surin, Prière pour demander la victoire sur ses passions, De la violence qu'il faut se faire à soi-même, De l'activité naturelle, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, et Sur la vaine curiosité.













mardi 5 janvier 2021

ABRÉGÉ DU CATÉCHISME DE PERSÉVÉRANCE, PREMIÈRE PARTIE, Leçon XVIII : Nécessité et perpétuité de la Foi au Mystère de la Rédemption, Histoire de Job


ABRÉGÉ DU CATÉCHISME DE PERSÉVÉRANCE


PREMIÈRE PARTIE


Contenant l'histoire et l'explication de la religion
depuis le commencement du monde jusqu'à la venue du messie.


XVIIIe LEÇON

NÉCESSITÉ ET PERPÉTUITÉ DE LA FOI

AU MYSTÈRE DE LA RÉDEMPTION.

HISTOIRE DE JOB



Q. Notre Seigneur s'est-il incarné pour tous les hommes sans exception ?
R. Notre-Seigneur s'est incarné pour tous les hommes sans exception. Il est le Sauveur de tous les hommes, dit l'Apôtre, mais surtout des fidèles.

Q. Que faut-il conclure de là ?
R. Il faut conclure de là que Dieu a donné dans tous les temps et à tous les hommes les grâces nécessaires pour parvenir à une connaissance suffisante du Mystère de la Rédemption, et pour opérer leur salut.

Q. Montrez-nous cette vérité.
R. Il est certain que les Juifs ont toujours attendu un Rédempteur ; cette attente était le premier article de leur croyance. Quant aux païens, ils étaient, comme les Juifs, enfants d'Adam et de Noé et, en s'éloignant du berceau commun, ils emportèrent le souvenir de la chute de l'homme et des premières promesses d'un Rédempteur.

Q. Ces traditions ne furent-elles pas altérées ?
R. Ces traditions furent altérées par des fables grossières ; néanmoins, on en trouve des restes assez marqués dans l'histoire de tous les peuples païens, parmi lesquels Dieu suscita des personnages qui prédirent le Rédempteur, et qui furent comme les prophètes de la gentilité.

Q. Quel fut le plus célèbre ?
R. Le plus célèbre de ces prophètes du Messie parmi les gentils, c'est le saint homme Job.

Q. Racontez son histoire.
R. Job était un prince de l'Orient extrêmement riche et qui servait Dieu dans toute la droiture de son cœur. Dieu permit au démon de mettre sa vertu à l'épreuve. Le démon, dans un même jour, enleva à Job toutes ses richesses et fit périr ses dix enfants. Job, en apprenant ces tristes nouvelles, se contenta de dire avec beaucoup de résignation : Le Seigneur m'avait tout donné, le Seigneur m'a tout ôté; que son saint nom soit béni.

Q. Continuez l'histoire de Job.
R. Le démon, irrité de n'avoir pu porter Job à murmurer contre Dieu, demanda la permission de le frapper dans sa personne. Il l'obtint ; et aussitôt Job fut couvert d'une plaie effroyable, qui s'étendait de la tête aux pieds.

Q. Quelle autre épreuve eut-il encore à souffrir ?
R. Job eut encore à souffrir les railleries de sa femme, qui lui dit de maudire le Seigneur. Job lui répondit : Vous parlez comme une insensée. Puisque nous avons reçu les biens de la main du Seigneur, n'est-il pas juste que nous recevions aussi les maux qu'il nous envoie ?

Q. Que lui arriva-t-il ensuite ?
R. Trois princes, ses amis, vinrent le visiter, et prétendirent qu'il était coupable de quelque péché, puisque Dieu l'avait ainsi traité. Job répondit qu'il était innocent, et il en appela au jugement de Dieu, qui voit tout, en disant : Oui, je le sais, mon Rédempteur est vivant, et je ressusciterai de la terre au dernier jour, et dans ma propre chair je verrai mon Dieu, témoin de mon innocence.

Q. Dieu abandonna-t-il le saint homme Job ?
R. Dieu n'abandonna pas le saint homme Job ; il fit connaître son innocence, lui rendit autant d'enfants qu'il en avait perdu, doubla toutes ses richesses, et lui accorda une longue vie et une sainte mort.


Je prends la résolution d'aimer Dieu par-dessus toute chose, et mon prochain comme moi-même pour l'amour de Dieu ; et, en témoignage de cet amour, je veux m'associer à l'œuvre de la Propagation de la foi.


Reportez-vous à Cantique des créatures ou Cantique de frère soleil, De la fin des créatures, Leçon I : Enseignement vocal de la Religion, Catéchisme, Leçon II : Enseignement écrit, Écriture et Tradition, Leçon III : Connaissance de Dieu considéré en Lui-même, Leçon IV : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, 1er Jour de la Création, Leçon V : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, 2e Jour de la Création, Leçon VI : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, 3e Jour de la Création, Leçon VII : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, Fin du 3e et commencement du 4e Jour de la Création, Leçon VIII : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, suite du 4e Jour de la Création, Leçon IX : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, 5e Jour de la Création, Leçon X : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, Fin du 5e et commencement du 6e Jour de la Création, Leçon XI : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, Suite du 6e Jour de la Création, Leçon XII : Connaissance de l'homme considéré en lui-même, Leçon XIII : Connaissance de l'homme considéré dans ses rapports avec les créatures, Leçon XIV : Connaissance de l'homme considéré dans ses rapports avec Dieu, Leçon XV : Connaissance des Anges, Leçon XVI : Chute de l'homme, Leçon XVII : Accord de la justice et de la miséricorde divine dans la punition et dans la transmission du péché d'Adam, Leçon XIX : Connaissance de la Religion, Nature et définition de la Religion.














mardi 17 novembre 2020

Accusations du démon contre les morts



Satan a demandé à vous cribler comme on crible le froment. (Luc, XXII, 31)

Le démon poursuit au tribunal de DIEU, avec une cruelle instance, les âmes qui viennent de quitter leurs corps et qui entrent dans la vie éternelle. Il veut les entraîner au moins dans le purgatoire, quand il ne peut obtenir pour elles l'enfer et la damnation. On se fera une idée de ce combat d'après le récit de saint Anselme, au sujet d'un de ses moines, appelé Osbern, qu'il avait rappelé à la parfaite observation des règles, après une vie peu édifiante. Le converti vécut plusieurs années dans les meilleures dispositions, à la grande joie du saint abbé, qui l'aimait beaucoup. Au bout de ce temps et quoiqu'il fût encore jeune, il fut visité par la maladie qui le devait mettre au tombeau. Anselme, plein de chagrin, le veilla comme un père ; puis, le voyant prés d'expirer, il lui demanda en grâce de lui faire savoir, après sa mort, quelque chose de l'état où il se trouverait. Le moribond le promit, et expira.
Or, pendant que la communauté chantait les prières ordinaires autour du corps, l'abbé s'était retiré dans un coin pour n'être pas distrait, et pouvoir implorer avec plus de recueillement la miséricorde divine sur le défunt. Là, versant beaucoup de larmes, multipliant ses soupirs et ses supplications, il implorait le salut de cette âme avec toute l'ardeur dont il était capable. Le sommeil le surprit dans cette œuvre de charité ; alors il eut une vision : il voyait entrer dans la chambre du défunt plusieurs personnages vénérables, vêtus de blanc, qui s'asseyaient pour prononcer la sentence ; mais il n'entendait rien, et se demandait avec anxiété quelle elle serait, lorsque le religieux lui apparut lui-même, le visage troublé, inquiet, bouleversé, comme quelqu'un qui sort d'un combat ou qui échappe à peine à un danger. — « Qu'y a-t-il, mon fils ? lui dit l'abbé ; qu'est-ce qui a été prononcé ? » Il répondit : « L'antique serpent s'est levé trois fois contre moi ; trois fois il a voulu m'abattre ; mais les oursiers du Seigneur m'ont délivré... » Le saint s'éveilla et ne vit plus rien.
Anselme comprit que cette vision avait un sens. Il l'interprète. Osbern avait été trois fois poursuivi par le démon devant le Juge suprême : la première, pour les péchés commis depuis son baptême, avant son entrée en religion ; la seconde, pour ceux dont il s'était rendu coupable depuis sa retraite dans le monastère ; la troisième, depuis ses vœux jusqu'à la mort. Mais trois fois l'ennemi avait dû faire retraite : car les premières fautes avaient été effacées par la foi et la générosité d'un adieu volontaire au monde ; celles du noviciat, par la ferveur avec laquelle il avait prononcé ses engagements définitifs ; celles de la dernière époque, par les sacrements pieusement reçus et la pénitence courageusement embrassée. L'accusateur maudit avait donc été confondu sur tous les points, et, en fin de compte, il avait dû retirer son opposition. Quant à ces oursiers du Seigneur, qui avaient délivré le défunt, Anselme entendait par-là les bons anges, qui ont mission de museler la bête infernale, et de l'empêcher de déchirer le troupeau de JÉSUS-CHRIST.
Afin de se montrer vrai père spirituel, le bon et saint abbé dit la Messe pendant toute l'année suivante en faveur d'Osbern ; il désirait abréger les peines du purgatoire auxquelles il ne doutait guère qu'il n'eût été condamné, pour la tiédeur et les infidélités de quelques-unes de ses années de religion ; s'il était empêché de célébrer lui-même, il se faisait remplacer dans cet office de charité. De plus, il recommanda la même intention à divers monastères. Et ainsi, non-seulement les défunts en obtinrent du secours, mais les vivants apprirent de ce bel exemple à prier pour les âmes souffrantes, que nous sommes trop disposés, hélas ! à oublier. (V. Acta Sanctorum, 21 avril n. 70)

(Les Merveilles Divines dans les Âmes du Purgatoire, par le P. G. Rossignoli, de la Compagnie de Jésus)


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ceux qui prient pour les morts, Les peines du Purgatoire conformes aux fautes commises, Prières pour chaque jour de la semaine, en faveur des âmes du Purgatoire, Les souffrances du Purgatoire, bien que passagères, paraissent extrêmement longues, C'est se délivrer soi-même que de secourir les âmes du Purgatoire, Chapelet des actes de Foi, d'Espérance et de Charité, en faveur des Âmes du PurgatoireComment les prières d'un saint délivrent quantité d'âmes, La Mère de Dieu, Mère des Âmes du Purgatoire, Une âme du Purgatoire rappelée à l'expiation sur la Terre, Le Purgatoire des paroles inconvenantes, La conversion renvoyée au soir de la vie conduit l'âme à la cruelle faim du Purgatoire, Dieu exauce les prières des communautés ferventes en faveur des défunts, Ne pas soulager les défunts par les aumônes, c'est se priver soi-même de grands avantages spirituels, Excellence des suffrages en faveur des morts, La Charité bien comprise nous fait un devoir très-pressant de subvenir aux nécessités des âmes du Purgatoire, Un saint Frère franciscain reconnaît, dans une étonnante vision, un de ses compagnons mort quelque temps auparavant, Enseignement de l'Église sur le Purgatoire, Dévotion au Crucifix, Méditation pour le jour des morts, Chapelet pour le repos des âmes du Purgatoire, Exercice sur les quatorze stations du chemin de la Croix pour les âmes du Purgatoire, Litanies pour les Fidèles Trépassés, Méditation pour le Jour de la Commémoration des morts, La Sainte Vierge Marie, Mère de Miséricorde, Dévotion en faveur des âmes du Purgatoire, Méditation sur la peine qu'on endure dans le purgatoire, Les indulgences pour les fidèles défunts, Offrir sa journée pour les âmes du Purgatoire, La pensée du Purgatoire doit nous inspirer plus de consolation que d'appréhension, Nous devons secourir tous les morts, même ceux que nous croyons déjà au Ciel, Méditation sur la durée des souffrances du purgatoire et l'oubli des vivants à l'égard des morts, Nous devons secourir tous les morts, même ceux que nous croyons déjà au Ciel, Être en état de grâce pour que nos prières soient utiles aux âmes du Purgatoire, Les différents moyens de soulager les morts, Quelles sont les âmes qui vont en purgatoire, La pensée du Purgatoire nous instruit sur la gravité du péché véniel, De la méditation de la mort, La pensée du purgatoire nous prouve la folie de ceux qui ne travaillent pas à l'éviter, Pour éviter le purgatoire endurons nos afflictions en esprit de pénitence, Le Purgatoire, motif de patience dans les maladies, Méditation sur les motifs qui doivent nous engager à secourir les âmes du purgatoire (1/4), Méditation sur les défauts qui rendent infructueuse notre piété envers les morts, Premier moyen propre à soulager les âmes du Purgatoire : Le Saint Sacrifice de la Messe, Deuxième moyen propre à secourir les âmes du Purgatoire : Prières, jeûnes, aumônes..., Les indulgences, troisième moyen propre à secourir les âmes du Purgatoire, Pour que le nom de Dieu soit sanctifié, pour que 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Et après ?, La mort est ordinairement conforme à la vie : L'exemple de deux Curés, Par son nom, le cimetière prêche la résurrection de la chair, Défendre le Cimetière, Bénédiction du Cimetière, Puissance des démons sur les morts, Nos devoirs à l'égard du Cimetière, Le Cimetière au XIXe siècle : Le corps chef-d’œuvre de Dieu, Enterrements autour des églises, Immortalité de l'âme, Cérémonies de L’Église et prière pour les morts, L'Univers et la Bible, prédicateurs de la résurrection, car oui, nous ressusciterons !, Comment les peuples païens ont dissipé une grande partie du patrimoine de vérités reçu des pères du genre humain, mais ont conservé le dogme de l'existence et de l'immortalité de l'âme, Méditation sur la fausse sécurité des Pécheurs, Méditation sur les défauts qui rendent infructueuse notre piété envers les morts, Prière à saint Joseph pour obtenir une bonne mort, Sentiments et prières à l'occasion de la mort d'une personne qui nous était spécialement chère, Le Jour de la Toussaint : Méditation sur le bonheur du ciel, 1re Méditation pour la Fête de Tous les Saints : Bienheureux les pauvres d'esprit, parce que le royaume des cieux est à eux, 2e Méditation pour la Fête de Tous les Saints : J’entendis dans le ciel comme la voix d'une grande multitude, 3e Méditation pour la Fête de Tous les Saints : Application des sens, Litanies de la bonne mort, Vision de l'Enfer de Sainte Thérèse d'Avila, La voie qui conduit au Ciel est étroite, et Litanie pour les âmes du Purgatoire.