Ceux que l'Esprit de Dieu fait agir sont enfants de Dieu. (Rom., VIII, 14)
Nature des dons du Saint-Esprit. « Les dons sont des habitudes qui perfectionnent l'homme pour qu'il suive promptement l'impulsion de l'Esprit-Saint. Comme les dons, les vertus théologales et les vertus cardinales sont aussi des habitudes (1), venues du Saint-Esprit et perfectionnant l'homme ; mais il y a différence de fonctions entre les dons et les vertus. Les vertus surnaturelles sont des forces divines, communiquées à l'âme pour opérer le bien surnaturel. Le don est l'impulsion qui met ces forces en mouvement. Ce que la sève est à l'arbre, les vertus infuses le sont à l'âme baptisée. Mais pour qu'un arbre croisse et porte des fruits, il est nécessaire que la sève soit mise en mouvement par la chaleur du soleil. De même, par le baptême, le chrétien possède la sève des vertus surnaturelles ; mais, s'il veut croître et porter des fruits, il faut que cette sève divine soit mise en mouvement par l'Esprit aux sept dons. » (Mgr Gaume, t. II, ch. XXV)
(1) Entre la puissance, qui est une disposition naturelle à quelque chose, et l'acte effet et exercice de cette puissance, il y a l'habitude. Celle-ci est une qualité attachée à la puissance, qui la porte à exercer aisément son action. Ainsi l'on dit d'un enfant doué d'une belle voix et d'une oreille juste, qu'il a de la disposition pour la musique ; quand il s'exerce à chanter, il réduit en acte cette disposition naturelle ; lorsque ensuite il a acquis par l'exercice une grande facilité à chanter, on dit de lui qu'il a l'habitude de la musique, qu'il est musicien. L'habitude est une qualité fixe et durable. (P. Belot, p. 15)
« Les vertus théologales sont supérieures aux dons, parce que l'esprit de l'homme n'est pas mû par l'Esprit-Saint, s'il ne lui est uni d'une certaine manière ; or, la première union de l'homme est celle qui s'opère par la foi, l'espérance et la charité ; les dons, par conséquent, présupposent ces vertus qui sont leurs racines (S. Thomas, 1. 2, q. 68, art. 4, ad 3) »
« Mais les vertus morales surnaturelles sont inférieures aux dons. Quant aux vertus morales naturelles, elles ne perfectionnent l'âme que selon la raison, et elles peuvent être séparées de la grâce sanctifiante (P. Lallemant, IVe princ., ch. III, art. 1). »
Nécessité des sept dons. « Par les vertus théologales et morales, l'homme n'est pas tellement perfectionné dans ses rapports avec sa fin dernière, qu'il n'ait encore besoin d'être mû par une impulsion supérieure de l'Esprit-Saint. Les dons du Saint-Esprit, soit comme principes de mouvement surnaturel, soit comme éléments de lumière, de force et de défense, sont aussi nécessaires au salut que le mouvement à la vie, la chaleur à la sève, le vent au navire, la vapeur à la locomotive (Mgr Gaume, ch. XXV). »
Du don habituel et du don actuel. « Distinguons, dans les dons du Saint-Esprit, l'habitude de l'acte, c'est-à-dire le don habituel du don actuel. Le don actuel consiste en ces lumières particulières et en ces inspirations à l'aide desquelles l'Esprit divin nous excite intérieurement à certaines opérations fort nobles qui dépassent la capacité humaine. L'habitude du don est une qualité spirituelle, qui est versée en nous simultanément avec la grâce, et qui a la propriété de rendre nos puissances souples et dociles, de les incliner et de les disposer à l'obéissance envers l'Esprit-Saint, chaque fois que, par un instinct particulier et par ses inspirations, il nous pousse à ces actes. Elle s'appelle habitude : bien qu'en effet l'Esprit-Saint ne nous excite pas toujours par des motions spéciales à des œuvres extraordinaires ; il réside cependant toujours dans cette qualité infuse, qui nous rend prompts à adhérer à ses impulsions dès qu'il les imprime en nous. »
« Et ainsi se résout d'elle-même une difficulté qui pourra venir à l'esprit du lecteur : Si tous ceux qui sont en état de grâce ont reçu par infusion, avec les vertus théologales et morales, les dons du Saint-Esprit, pourquoi tous n'en font-ils pas les actes ? Si tous reçoivent par infusion le don de force, pourquoi tous n'éprouvent-ils pas en eux-mêmes une vigueur suffisante pour exercer des actes de force héroïque ? Même question pour les autres dons. La réponse est contenue dans ce que nous avons déjà dit. Les dons habituels sont versés en nous par l'Esprit divin avec la grâce sanctifiante ; mais il n'en est pas de même des dons actuels. D'où il suit que toute âme juste possédant le don de la force n'est pas pour cela extraordinairement forte dans ses opérations (Scaramelli, Dir. myst., Ier traité, ch. VI). »
Nombre des dons. « Le prophète Isaïe dit en parlant de Jésus-Christ : L'Esprit du Seigneur reposera sur lui, l'Esprit de sagesse et d'intelligence, l'Esprit de conseil et de force, l'Esprit de science et de piété, et il sera rempli de la crainte du Seigneur (Is., XI, 2) (la crainte que nous ouvre la marche vers les hauteurs de la perfection se montre seule dans l'énumération d'Isaïe. Ensuite le saint prophète associe ensemble les dons qui ont du rapport l'un à l'autre, et dont l'un regarde plus spécialement l'entendement, et l'autre la volonté. P. Belot, p. 12). Ces dons ne sont qu'au nombre de sept, parce que, dit saint Grégoire, le nombre sept représente l'universalité, et de même que le monde a été conduit en sept jours à sa perfection, de même l'homme, qui en est l'abrégé, devient parfait par les sept dons du Saint-Esprit. Ces sept dons sont nécessaires à sept besoins de l'homme, tant pour la vie active que pour la vie contemplative. Les cinq derniers, selon saint Anselme, regardent la vie active ; et les deux plus élevés, la vie contemplative. Ainsi ces sept dons sont sept rayons spirituels aussi brillants qu'enflammés, et procédant du soleil d'une charité tout embrasée. Sur eux, comme sur sept colonnes qui en sont le soutien, l'ornement et la perfection, la sagesse s'est bâti une demeure et un sanctuaire (S. Bonaventure, liv. I, ch. II — Isaïe, considérant les dons en Notre-Seigneur, les a énumérés en commençant par le don le plus élevé. S. Bonaventure et les anciens Pères, qui les ont considérés en nous-mêmes, ont dû suivre l'ordre inverse, parce que les dons se développent en nous dans cet ordre. Quelques auteurs, tels que le P. Saint-Jure, ont d'abord traité des trois dons destinés à perfectionner la volonté, la crainte, la force et la piété ; et ensuite des quatre autres, qui ont leur siège dans l'entendement. Nous avons adopté l'ordre suivi par saint Bonaventure). »
Donnez-moi un vaisseau, un pilote, d'habiles matelots, des voiles, des câbles, des ancres, tout ce qu'il faut pour que le vaisseau soit complet ; si le vent manque, tout n'est-il pas retardé ? Ainsi en est-il si le Saint-Esprit est absent. Quelque science, quelque intelligence que l'on ait, tout est inutile sans l'aide du Saint-Esprit. (Saint Chrysostome)
Par le sacrement de Confirmation, nous recevons le Saint-Esprit avec l'abondance de ses dons. C'est pourquoi on doit s'y disposer par d'ardents désirs, quand on ne l'a pas encore reçu, et en garer ensuite le souvenir, en conserver le fruit avec une pieuse reconnaissance.
« Je me souviens avec bonheur, écrit un missionnaire, d'avoir rencontré une petite fille de dix ans très-bien instruite de la religion, ce qui, à cet âge, est extrêmement rare chez les Chinois. Cette enfant désirait avec ardeur le sacrement de Confirmation, que j'hésitais néanmoins à lui accorder, parce que je la trouvais trop jeune. Je voulus m'assurer si son courage égalait son intelligence, et je lui dis : “Après que tu auras été confirmée, si le mandarin te met en prison et qu'il t'interroge sur ta foi, que répondras-tu ? — Je répondrai que je suis chrétienne par la grâce de Dieu. — Et s'il te demande de renoncer à l'Évangile, que feras-tu ? — Je répondrai : Jamais ! — S'il fait venir les bourreaux et qu'il te dise : Tu apostasieras, ou l'on va te couper la tête, quelle sera ta réponse ? — Je lui dirai : Coupe !” Enchanté de la voir si bien disposée et si fortement résolue, je l'admis avec joie au sacrement qui faisait l'objet de tous ses vœux. » (Annales de la Propagation)
(Les sept dons du Saint-Esprit)
Reportez-vous à Effets des sept dons du Saint-Esprit, Action du Saint-Esprit dans l'Église, Moyens pour obtenir les sept dons du Saint-Esprit, Du Recueillement, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De l'homme intérieur, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Du Saint-Esprit et de ses opérations en général : Ce qu'est le Saint-Esprit, sa mission temporelle, Prière pour demander au Saint-Esprit la victoire sur le respect humain, Promesse d'observer plus fidèlement à l'avenir les maximes de l'Évangile, Prière pour demander les douze fruits du Saint-Esprit, Prière pour demander la grâce de devenir parfait chrétien, Prière pour demander au Saint-Esprit l'abondance de ses grâces, Quelles résolutions prendre au jour de la Pentecôte ?, La Pentecôte : Quel est l'événement dont l'Église célèbre la mémoire en ce jour ?, Méditation pour le Samedi d'après la Pentecôte : Jésus sortant de la synagogue entra dans la maison de Simon, Méditation
pour le Vendredi d'après la Pentecôte : Jésus prêchant dans la
synagogue, voilà que des hommes apportent un paralytique dans son lit, Méditation
pour le Jeudi d'après la Pentecôte : Jésus ayant assemblé ses douze
Apôtres, leur donna une puissance et un empire sur tous les démons, Méditation
pour le Mercredi d'après la Pentecôte : Quiconque écoute mon Père et se
rend docile pour apprendre ce qu'il lui enseigne, vient à moi, Méditation pour le Mardi d'après la Pentecôte : Je suis la porte ; celui qui entrera par moi sera sauvé, Méditation
pour le Lundi d'après la Pentecôte : La lumière est venue dans le
monde, et les hommes ont mieux aimé les ténèbres que la lumière, Méditation pour le Dimanche de la Pentecôte : Le Saint-Esprit que mon Père enverra en mon nom, vous enseignera, Instruction sur le Saint-Esprit, Mission du Saint-Esprit, Instruction sur la Fête de la Pentecôte, Méditation sur la Fête de la Pentecôte : ils furent tous remplis du Saint-Esprit, Méditation pour la veille de la Pentecôte, Veille
de la Pentecôte : Je prierai mon Père, et il vous donnera, pour
demeurer éternellement avec vous, un autre consolateur, qui est l'Esprit
de vérité que le monde ne peut recevoir, Méditation pour le Jour de la Pentecôte, Preuves directes de la divinité du Saint-Esprit : noms, attributs et œuvres, Le Dogme de l'unité de Dieu et de la Sainte Trinité, Preuves directes de la Trinité et de la divinité du Saint-Esprit, Le Saint-Esprit dans l'Ancien Testament, promis et figuré, Le Saint-Esprit prédit, Le Saint-Esprit dans le Nouveau Testament, première création : La Sainte Vierge Marie, Seconde création du Saint-Esprit : Notre Seigneur Jésus-Christ, Troisième création du Saint-Esprit : l’Église, Méditation pour le Dimanche de la Sainte Trinité, Neuvaine préparatoire à la Fête de la Pentecôte : Prière pour demander les sept Dons du Saint-Esprit, Méditation pour le Mercredi après la Pentecôte, Méditation pour le Mardi après la Pentecôte, Méditation pour le Lundi de Pentecôte, XIe Dimanche après la Pentecôte : Réflexions pratiques, Accueillir le Saint Esprit de Dieu, Litanie du Saint-Esprit, Méditation pour la Fête de l'Ascension, Instruction sur la Fête de l'Ascension, Méditation pour le Jour de l'Ascension de Notre-Seigneur, Le Seigneur Jésus fut élevé dans le ciel, et il est maintenant assis à la droite de Dieu, Les Apôtres et les Disciples ayant adoré Jésus-Christ, s'en retournèrent remplis de joie à Jérusalem, Quand
le Consolateur que je vous enverrai de la part de mon Père, l'Esprit de
vérité qui procède de mon Père, sera venu, il rendra témoignage de moi, Et vous aussi, qui avez été dès le commencement en ma compagnie, vous rendrez témoignage de moi, Je vous ai dit toutes ces choses, afin que vous ne vous scandalisiez point, Un temps viendra où quiconque vous fera mourir, pensera faire un sacrifice à Dieu, Ils vous traiteront de la sorte, parce qu'ils ne connaîtront ni mon Père ni moi, Je vous ai dit ces choses, afin que lorsqu'elles arriveront, vous vous souveniez que je vous les ai prédites, Actes avant la Confirmation : Prière au Saint-Esprit et Acte de demande, Méditation que les enfants peuvent faire avant de recevoir le sacrement de la Confirmation au Jour de la Pentecôte et Prière pour demander ou pour renouveler en soi la grâce du sacrement de Confirmation.
dimanche 3 juillet 2022
Nature et excellence des sept dons du Saint-Esprit
mercredi 13 octobre 2021
Des maux réels et considérables que cause la Tristesse
« Chassez la tristesse loin de vous, dit le Sage, car elle a fait mourir beaucoup de gens, et elle n'est bonne à rien. » Cassien, dans un Traité particulier qu'il a composé sur la tristesse, remarque que cette affection de l'âme est un mal qu'il n'est pas moins dangereux et moins difficile à guérir que les autres infirmités spirituelles : et il prouve, par l'autorité même de l'Écriture Sainte, les fâcheux effets qu'elle produit. « Gardez-vous, dit-il, de la tristesse, et ne lui donnez aucune entrée en votre âme : car si elle s'empare une fois de votre cœur, elle lui fera perdre bientôt le goût de l'oraison et des lectures spirituelles : elle fera que vous trouverez trop long le temps que vous y employez ordinairement, et que par la suite vous l'abrégerez : elle sera même quelquefois cause que vous abandonnerez entièrement l'un et l'autre exercice : enfin, elle répandra tant d'ennui et tant de dégoût sur tous vos exercices spirituels, qu'il vous sera impossible de n'en être pas rebuté. Le Prophète Royal exprime bien ces effets, ajoute Cassien, dans ces courtes paroles : Mon âme s'est endormie d'ennui.
Il ne dit pas que son corps s'est assoupie, il dit que son âme s'est endormie : parce qu'en effet la tristesse et la langueur spirituelle causent à l'âme tant d'ennui et tant de dégoût pour tous les exercices spirituels et pour toutes les œuvres de piété, qu'elle tombe dans une espèce d'assoupissement, qui la rend incapable de faire aucun bien. Ce dégoût va même quelquefois si loin, qu'on se sent choqué de la ferveur qu'on aperçoit dans les autres, et qu'on fait tous ses efforts pour les en détourner. La tristesse produit encore un autre mal, dit le même Cassien : elle nous inspire de l'aigreur et de la dureté pour nos frères. »
Saint Grégoire dit que la tristesse nous porte aisément à la colère. En effet, n'éprouvons-nous pas tous les jours que quand nous nous laissons aller à cette mélancolie, tout nous devient à charge, tout nous blesse et tout nous irrite ? Cette disposition rend l'homme impatient, soupçonneux et intraitable : quelquefois même elle lui trouble l'esprit, au point qu'il semble qu'elle lui ait ôté le jugement, suivant ces paroles du Sage : qu'où il y a de l'amertume de cœur et de la tristesse, il n'y a point de raison. Aussi éprouvons-nous souvent que quand on est attaqué de cette malheureuse passion, on sent des craintes, on connaît des défiances, on est exposé à des imaginations si déraisonnables, que ceux avec qui nous vivons, et qui jouissent de leur bon sens, ne les peuvent regarder que comme des égarements d'esprit. Il arrive encore que des personnes d'ailleurs d'un grand mérite et d'un grand savoir, s'abandonnent quelquefois à cette humeur noire et mélancolique, jusqu'à pleurer sans sujet, et avec autant de faiblesse que des enfants : que lorsqu'elles ont assez de présence d'esprit pour s'apercevoir de cette disposition, elles ont soin de s'enfermer dans leur chambre, pour y pleurer seules et en liberté, et ne se pas faire tort à elles-mêmes, en se montrant publiquement en cet état.
Si vous voulez savoir à fond, dit Cassien, les mauvais effets que la tristesse produit dans le cœur, le Saint-Esprit vous l'apprendra par ces paroles du Sage : « De même que les vers rongent les habits et le bois où ils s'attachent, de même la tristesse ronge le cœur de l'homme. »
La tristesse enfin produit tant de maux que le Sage assure qu'elle est la plus grande de toutes les plaies, et qu'elle conduit promptement à la mort : elle conduit même à la mort éternelle de l'enfer, ajoute S. Augustin.
(Abrégé de la Pratique de la Perfection Chrétienne)
Reportez-vous à Méditation sur la tristesse, Méditation sur deux sortes de tristesse, et De la réformation de la tristesse.
mercredi 21 juillet 2021
ABRÉGÉ DU CATÉCHISME DE PERSÉVÉRANCE, DEUXIÈME PARTIE, Leçon XVIII : Union de notre esprit avec Notre-Seigneur, le nouvel Adam, par la Foi, premier et deuxième articles du Symbole
ABRÉGÉ DU CATÉCHISME DE PERSÉVÉRANCE
DEUXIÈME PARTIE
Contenant l'histoire et l'explication de la Religion
depuis la Naissance du Messie jusqu'à son Ascension
XVIIIe LEÇON
UNION DE NOTRE ESPRIT AVEC NOTRE-SEIGNEUR,
LE NOUVEL ADAM, PAR LA FOI.
PREMIER ET DEUXIÈME ARTICLES DU SYMBOLE
Q. Quel est l'objet de la foi ?
R. Dieu et toutes les vérités révélées de Dieu et enseignées par l'Église sont l'objet de la foi. Parmi ces vérités, il en est qui sont au-dessus de notre raison, et que nous ne pouvons comprendre : on les appelle mystères.
Q. Pourquoi est-il raisonnable de croire les mystères de la Religion ?
R. Il est raisonnable de croire les mystères de la Religion : 1° parce que notre raison elle-même nous commande d'admettre une foule de vérités qu'elle ne comprend pas, mais dont l'existence lui est assurée ; 2° parce que, s'il n'y avait pas de mystères dans la Religion, elle ne viendrait pas de Dieu, elle serait fausse.
Q. Quels sont les principaux avantages des mystères de la Religion ?
R. Voici les principaux avantages des mystères de la Religion : 1° ils mettent un frein à la curiosité de notre esprit, et rendent inattaquables les vérités qui servent de base à la Religion et à la société ; 2° ils sont le fondement de toutes les vertus : il n'en est aucun qui ne suggère des motifs de reconnaissance envers Dieu, d'amour pour nos frères et de sainteté pour nous-mêmes.
Q. Quels sont les trois principaux mystères de la Religion ?
R. Les trois principaux mystères de la Religion sont : le mystère de la sainte Trinité, le mystère de l'Incarnation et le mystère de la Rédemption, que nous devons croire et connaître distinctement.
Q. Par quel signe exprimons-nous ces trois mystères ?
R. Nous exprimons ces trois mystères par le signe de la Croix, appelé le signe du Chrétien, parce qu'il nous distingue des juifs, des mahométans et des idolâtres.
Q. Le signe de la Croix est-il bien ancien dans l'Église ?
R. Le signe de la croix est aussi ancien que l'Église ; l'usage de le faire remonte jusqu'aux Apôtres, et les premiers chrétiens le faisaient presque continuellement.
Q. Est-il puissant ?
R. Le signe de la croix est tout-puissant pour chasser le démon, éloigner les tentations, et nous délivrer des dangers de l'âme et du corps : nous devons être surtout fidèles à le faire avant et après le repas.
Q. Quelles sont les autres vérités que nous devons croire et connaître en particulier ?
R. Les autres vérités que nous devons croire et connaître en particulier sont l'immortalité de notre âme, ainsi que l'éternité des peines et des récompenses.
Q. Où sont contenues les vérités que nous devons croire en particulier et en général ?
R. Les vérités que nous devons croire en particulier et en général sont contenues clans le Symbole des apôtres.
Q. Que nous apprend le Symbole ?
R. Le Symbole nous apprend en abrégé tout ce que nous devons croire de Dieu, de l'homme et du monde.
Q. Que devons-nous croire de Dieu ?
R. Nous devons croire qu'il y a un Dieu, qu'il n'y en a qu'un ; qu'il y a en Dieu trois personnes distinctes qui sont également Dieu, mais qui ne forment qu'un seul Dieu, parce qu'elles ont la même nature et la même divinité.
Q. Que devons-nous croire encore ?
R. Nous devons croire encore que le Père engendre son Fils, égal à lui de toute éternité ; que le Fils s'est fait homme pour nous racheter, et que le Saint-Esprit, égal en tout au Père et au Fils, procède de l'un et de l'autre.
Q. Que devons-nous croire de l'homme ?
R. Nous devons croire de l'homme qu'il a été créé de Dieu ; qu'il a une âme spirituelle, libre, immortelle ; qu'il a péché, qu'il a été racheté ; qu'il sera jugé ; qu'il ressuscitera pour un bonheur ou pour un malheur éternel.
Q. Que devons-nous croire du monde ?
R. Nous devons croire du monde qu'il a été créé de Dieu et mis à l'usage de l'homme ; qu'il est conservé et gouverné par une Providence universelle, et qu'il aura une fin.
Q. Combien y a-t-il d'articles dans le Symbole ?
R. Il y a dans le Symbole douze articles dont les huit premiers nous apprennent à connaître Dieu, notre Père, et les quatre derniers l'Église notre Mère.
Q. Quel est le premier article du Symbole ?
R. Voici le premier article du Symbole : Je crois en Dieu le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre.
Q. Que veut dire croire en Dieu ?
R. Croire en Dieu veut dire tenir pour certaines, et au-dessus de toute espèce de doute, l'existence d'un seul Dieu, sa bonté, sa sagesse, sa vérité et toutes ses perfections, parce qu'il nous les a révélées, et de plus se confier en lui pleinement et pour tout.
Q. Pourquoi donnons-nous à Dieu le nom de Père ?
R. Nous donnons à Dieu le nom de Père, parce que, de toute éternité, il engendre son Fils, qu'il est le principe de tout ce qui existe, et qu'il nous a adoptés pour ses enfants.
Q. Pourquoi commençons-nous par l'appeler tout-puissant ?
R. Nous commençons par l'appeler tout-puissant, parce que rien ne lui est impossible, et pour n'avoir pas de peine à croire les merveilles de la nature et de la grâce.
Q. Pourquoi l'appelons-nous créateur du ciel et de la terre ?
R. Nous l'appelons créateur du ciel et de la terre, parce qu'il a fait de rien toutes les choses visibles et invisibles ; mais, quoique nous disions que le Père a créé le ciel et la terre, l'œuvre de la création est commune aux trois personnes de la sainte Trinité.
Q. Quels sentiments doit nous inspirer, le premier article du Symbole ?
R. Le premier article du Symbole doit nous inspirer : 1° envers Dieu, un grand sentiment de respect, de confiance et d'amour ; 2° envers nous-mêmes, un saint orgueil, parce que nous sommes créés à l'image de Dieu ; 3° envers les créatures, une grande crainte de les profaner, parce qu'elles appartiennent à Dieu.
Q. Quel est le second article du symbole ?
R. Voici le second article du Symbole ; Et en Jésus-Christ, son Fils unique, Notre-Seigneur.
Q. Pourquoi le Fils de Dieu est-il appelé Jésus ?
R. Le Fils de Dieu est appelé Jésus, c'est-à-dire Sauveur, parce qu'il a sauvé tous les hommes du péché et de la mort éternelle.
Q. Que veut dire le nom de Christ ?
R. Le nom de Christ veut dire oint ou sacré. Le Fils de Dieu est appelé Christ, parce que chez les Hébreux on consacrait par une onction sainte les prêtres, les rois et les prophètes, et que Notre-Seigneur est roi, prêtre et prophète, et qu'il possède la plénitude de la grâce et de la Divinité.
Q. Pourquoi Jésus-Christ est-il appelé Fils unique, Notre-Seigneur ?
R. Jésus-Christ est appelé Fils unique, parce qu'il est l'unique Fils de Dieu par nature ; et Notre-Seigneur, parce qu'il est notre maître en tant que Dieu et en tant qu'homme.
Q. Quel sentiment doit nous inspirer le second article du Symbole ?
R. Le second article du Symbole doit nous inspirer une soumission filiale envers Notre-Seigneur.
Je prends la résolution d'aimer Dieu par-dessus toute chose, et mon prochain comme moi-même pour l'amour de Dieu ; et, en témoignage de cet amour, j'écouterai avec attention les instructions du Catéchisme.
Deuxième Partie : Leçon I : État du monde à la venue du Messie, Leçon II : Naissance du Messie, Leçon III : Vie cachée de Notre-Seigneur Jésus-Christ, Leçon IV : Vie publique de Notre-Seigneur, Première année, Leçon V : Vie publique de Notre-Seigneur, Première année, Leçon VI : Vie publique de Notre-Seigneur, Première année, Leçon VII : Vie publique de Notre-Seigneur, Deuxième année, Leçon VIII : Vie publique de Notre-Seigneur, Deuxième année, Leçon IX : Vie publique de Notre-Seigneur, Troisième année, Leçon X : Vie publique de Notre-Seigneur, Troisième année, Leçon XI : Vie publique de Notre-Seigneur, Troisième année, Leçon XII : Passion de Notre-Seigneur, Leçon XIII : Passion de Notre-Seigneur, Suite, Leçon XIV : Sépulture et Résurrection de Notre-Seigneur, Leçon XV : Vie glorieuse de Notre-Seigneur, Leçon XVI : Notre-Seigneur Réparateur du monde, Leçon XVII : Notre-Seigneur, Nouvel Adam.
Première Partie : Leçon I : Enseignement vocal de la Religion, Catéchisme, Leçon II : Enseignement écrit, Écriture et Tradition, Leçon III : Connaissance de Dieu considéré en Lui-même, Leçon IV : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, 1er Jour de la Création, Leçon V : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, 2e Jour de la Création, Leçon VI : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, 3e Jour de la Création, Leçon VII : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, Fin du 3e et commencement du 4e Jour de la Création, Leçon VIII : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, suite du 4e Jour de la Création, Leçon IX : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, 5e Jour de la Création, Leçon X : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, Fin du 5e et commencement du 6e Jour de la Création, Leçon XI : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, Suite du 6e Jour de la Création, Leçon XII : Connaissance de l'homme considéré en lui-même, Leçon XIII : Connaissance de l'homme considéré dans ses rapports avec les créatures, Leçon XIV : Connaissance de l'homme considéré dans ses rapports avec Dieu, Leçon XV : Connaissance des Anges, Leçon XVI : Chute de l'homme, Leçon XVII : Accord de la justice et de la miséricorde divine dans la punition et dans la transmission du péché d'Adam, Leçon XVIII : Nécessité et perpétuité de la Foi au Mystère de la Rédemption, Histoire de Job, Leçon XIX : Connaissance de la Religion, Nature et définition de la Religion, Leçon XX : Connaissance de la Religion, Que la Religion est une Loi, Leçon XXI : Le Messie promis et figuré : Adam et Abel, Leçon XXII : Le Messie promis et figuré, Noé, Troisième Figure du Messie, Leçon XXIII : Deuxième promesse et quatrième figure du Messie, Melchisédech, Leçon XXIV : Isaac, cinquième Figure du Messie, Leçon XXV : Le Messie promis et figuré, Jacob, Sixième Figure du Messie, Leçon XXVI : Le Messie promis et figuré, Joseph, Septième Figure du Messie, Leçon XXVII : L'Agneau pascal, Huitième Figure du Messie, Leçon XXVIII : La Manne, Neuvième Figure du Messie, Leçon XXIX : Les sacrifices et le serpent d'airain, Dixième et onzième Figure du Messie, Leçon XXX : Moïse, Douzième Figure du Messie, Leçon XXXI : Josué, Treizième Figure du Messie, Leçon XXXII : Gédéon, quatorzième Figure du Messie, Leçon XXXIII : Samson, Quinzième Figure du Messie, Leçon XXXIV : Sixième Promesse du Messie, Leçon XXXV : David, Seizième Figure du Messie, Leçon XXXVI : Salomon, Dix-septième Figure du Messie, Leçon XXXVII : Jonas, Dix-huitième Figure du Messie, Leçon XXXVIII : Le Messie prédit, Prophéties de David, Leçon XXXIX : Le Messie prédit, Prophéties d'Isaïe, Leçon XL : Le Messie prédit, Prophéties d'Osée, de Michée, de Joël et de Jérémie, Leçon XLI : Le Messie prédit, Prophéties d'Ézéchiel, Leçon XLII : Le Messie prédit, Prophéties de Daniel, Leçon XLIII : Le Messie prédit, Prophéties d'Aggée, de Zacharie et de Malachie, Leçon XLIV : Résumé général et application des promesses, des figures et des prophéties, à Notre-Seigneur Jésus-Christ, Leçon XLV : Le Messie préparé, Monarchie des Assyriens, Leçon XLVI : Le Messie préparé, Monarchie des Assyriens, Histoire de Judith, Leçon XLVII : Le Messie préparé, Histoire de Tobie, Leçon XLVIII : Le Messie préparé, Monarchie des Perses, Histoire d'Esther, Leçon XLIX : Le Messie préparé, Monarchie des Grecs et des Romains, Leçon L : Le Messie préparé, Histoire des Machabées, Leçon LI : Unité de la Religion et de l’Église.
lundi 19 juillet 2021
ABRÉGÉ DU CATÉCHISME DE PERSÉVÉRANCE, DEUXIÈME PARTIE, Leçon XVII : Notre-Seigneur, Nouvel Adam
ABRÉGÉ DU CATÉCHISME DE PERSÉVÉRANCE
DEUXIÈME PARTIE
Contenant l'histoire et l'explication de la Religion
depuis la Naissance du Messie jusqu'à son Ascension
XVIIe LEÇON
NOTRE-SEIGNEUR
NOUVEL ADAM
Q. Quel est le but de notre union avec Notre-Seigneur, le nouvel Adam ?
R. Le but de notre union avec Notre-Seigneur, le nouvel Adam, c'est la délivrance du mal, par conséquent le bonheur de l'homme et la gloire de Dieu dans le temps et dans l'éternité.
Q. En quoi consiste cette union ?
R. Cette union consiste à vivre de sa vie et à lui ressembler sur la terre, afin de partager sa gloire dans le Ciel.
Q. Comment s'opère cette union ?
R. Cette union s'opère par la foi, par l'espérance et par la charité ; c'est-à-dire que, pour nous unir à Notre-Seigneur, nous devons faire trois choses : croire en lui, espérer en lui et l'aimer de tout notre cœur.
Q. Quelle est la première chose que nous devons faire pour nous unir à Notre-Seigneur et pour être sauvés ?
R. La première chose que nous devons faire pour nous unir à Notre-Seigneur et pour être sauvés, c'est de croire.
Q. Qu'est-ce que la foi ?
R. La foi est un don de Dieu et une vertu surnaturelle, par laquelle nous croyons fermement tout ce que l'Église nous enseigne, parce que Dieu l'a dit et qu'il est la vérité même. Celui qui croit soumet son esprit à celui de Notre-Seigneur, et, en s'unissant à lui, il se délivre de l'ignorance.
Q. La foi du chrétien est-elle raisonnable ?
R. La foi du chrétien est raisonnable, puisqu'elle repose sur un fondement solide, qui est la parole de Dieu, attestée par des miracles incontestables, scellée du sang de plusieurs millions de martyrs, et admise par le monde entier depuis l'origine des siècles.
Q. Quelles sont les principales vérités de la foi ?
R. Les principales qualités de la foi sont : 1° la fermeté: nous devons croire sans hésiter ; 2° l'universalité : notre foi doit s'étendre à toutes les vérités révélées de Dieu et enseignées par l'Église ; 3° la simplicité : nous devons croire sans raisonner, sans discuter : quand Dieu a parlé, notre raison doit se taire et se soumettre.
Q. Quels sont les avantages de la foi ?
R. Les avantages de la foi sont : 1° de dissiper les ténèbres dans lesquelles le péché du premier Adam nous a plongés ; 2° de nous faire connaître les vérités de l'ordre surnaturel ; 3° de nous préserver de l'erreur et de guérir notre esprit de son orgueil.
Q. Que faut-il faire pour obtenir et conserver la foi ?
R. Pour obtenir la foi, il faut la demander à Dieu, étudier la Religion, éviter le mal, et, pour la conserver, en faire les œuvres et fuir les occasions de la perdre.
Q. Quels sont les péchés opposés à la foi ?
R. Les péchés opposés à la foi, c'est-à-dire qui empêchent ou qui rompent l'union de notre esprit avec le second Adam, sont : l'infidélité, l'apostasie, l'hérésie, le doute volontaire et l'ignorance.
Je prends la résolution d'aimer Dieu par-dessus toute chose, et mon prochain comme moi-même pour l'amour de Dieu ; et, en témoignage de cet amour, je veux faire souvent des actes de foi.
Deuxième Partie : Leçon I : État du monde à la venue du Messie, Leçon II : Naissance du Messie, Leçon III : Vie cachée de Notre-Seigneur Jésus-Christ, Leçon IV : Vie publique de Notre-Seigneur, Première année, Leçon V : Vie publique de Notre-Seigneur, Première année, Leçon VI : Vie publique de Notre-Seigneur, Première année, Leçon VII : Vie publique de Notre-Seigneur, Deuxième année, Leçon VIII : Vie publique de Notre-Seigneur, Deuxième année, Leçon IX : Vie publique de Notre-Seigneur, Troisième année, Leçon X : Vie publique de Notre-Seigneur, Troisième année, Leçon XI : Vie publique de Notre-Seigneur, Troisième année, Leçon XII : Passion de Notre-Seigneur, Leçon XIII : Passion de Notre-Seigneur, Suite, Leçon XIV : Sépulture et Résurrection de Notre-Seigneur, Leçon XV : Vie glorieuse de Notre-Seigneur, Leçon XVI : Notre-Seigneur Réparateur du monde.
Première Partie : Leçon I : Enseignement vocal de la Religion, Catéchisme, Leçon II : Enseignement écrit, Écriture et Tradition, Leçon III : Connaissance de Dieu considéré en Lui-même, Leçon IV : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, 1er Jour de la Création, Leçon V : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, 2e Jour de la Création, Leçon VI : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, 3e Jour de la Création, Leçon VII : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, Fin du 3e et commencement du 4e Jour de la Création, Leçon VIII : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, suite du 4e Jour de la Création, Leçon IX : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, 5e Jour de la Création, Leçon X : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, Fin du 5e et commencement du 6e Jour de la Création, Leçon XI : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, Suite du 6e Jour de la Création, Leçon XII : Connaissance de l'homme considéré en lui-même, Leçon XIII : Connaissance de l'homme considéré dans ses rapports avec les créatures, Leçon XIV : Connaissance de l'homme considéré dans ses rapports avec Dieu, Leçon XV : Connaissance des Anges, Leçon XVI : Chute de l'homme, Leçon XVII : Accord de la justice et de la miséricorde divine dans la punition et dans la transmission du péché d'Adam, Leçon XVIII : Nécessité et perpétuité de la Foi au Mystère de la Rédemption, Histoire de Job, Leçon XIX : Connaissance de la Religion, Nature et définition de la Religion, Leçon XX : Connaissance de la Religion, Que la Religion est une Loi, Leçon XXI : Le Messie promis et figuré : Adam et Abel, Leçon XXII : Le Messie promis et figuré, Noé, Troisième Figure du Messie, Leçon XXIII : Deuxième promesse et quatrième figure du Messie, Melchisédech, Leçon XXIV : Isaac, cinquième Figure du Messie, Leçon XXV : Le Messie promis et figuré, Jacob, Sixième Figure du Messie, Leçon XXVI : Le Messie promis et figuré, Joseph, Septième Figure du Messie, Leçon XXVII : L'Agneau pascal, Huitième Figure du Messie, Leçon XXVIII : La Manne, Neuvième Figure du Messie, Leçon XXIX : Les sacrifices et le serpent d'airain, Dixième et onzième Figure du Messie, Leçon XXX : Moïse, Douzième Figure du Messie, Leçon XXXI : Josué, Treizième Figure du Messie, Leçon XXXII : Gédéon, quatorzième Figure du Messie, Leçon XXXIII : Samson, Quinzième Figure du Messie, Leçon XXXIV : Sixième Promesse du Messie, Leçon XXXV : David, Seizième Figure du Messie, Leçon XXXVI : Salomon, Dix-septième Figure du Messie, Leçon XXXVII : Jonas, Dix-huitième Figure du Messie, Leçon XXXVIII : Le Messie prédit, Prophéties de David, Leçon XXXIX : Le Messie prédit, Prophéties d'Isaïe, Leçon XL : Le Messie prédit, Prophéties d'Osée, de Michée, de Joël et de Jérémie, Leçon XLI : Le Messie prédit, Prophéties d'Ézéchiel, Leçon XLII : Le Messie prédit, Prophéties de Daniel, Leçon XLIII : Le Messie prédit, Prophéties d'Aggée, de Zacharie et de Malachie, Leçon XLIV : Résumé général et application des promesses, des figures et des prophéties, à Notre-Seigneur Jésus-Christ, Leçon XLV : Le Messie préparé, Monarchie des Assyriens, Leçon XLVI : Le Messie préparé, Monarchie des Assyriens, Histoire de Judith, Leçon XLVII : Le Messie préparé, Histoire de Tobie, Leçon XLVIII : Le Messie préparé, Monarchie des Perses, Histoire d'Esther, Leçon XLIX : Le Messie préparé, Monarchie des Grecs et des Romains, Leçon L : Le Messie préparé, Histoire des Machabées, Leçon LI : Unité de la Religion et de l’Église.
vendredi 16 juillet 2021
Autres preuves de l'existence de Dieu : Les traces de son action dans la Création
Je l'ai rappelé dans le bref commentaire du texte de saint Paul aux Romains, Dieu, pour authentifier ses œuvres, les a comme signées, en laissant en chacune d'elles des traces de ses perfections invisibles. Les preuves que je vais développer ici aideront le lecteur à observer, pour quelques-uns, peut-être, à découvrir, ces traces de Dieu.
Observer des traces est à la portée de tout le monde. Ainsi, dans la vie courante, les empreintes laissées sur le sable fin de quelque plage déserte ou sur un tapis de neige, sont des signes que tout le monde peut voir et qui parlent. D'elles-mêmes, ces traces permettent d'affirmer qu'un homme ou un animal est passé par là. De plus, si l'on prend la peine de les observer de plus près, on peut même déterminer la nature de celui qui les a laissées. Les empreintes d'un oiseau ou d'un chien ne sont pas celles d'un homme et, quand il s'agit de ce dernier, on peut même savoir s'il était chaussé ou s'il allait nu-pieds. N'est-ce pas ainsi que raisonnent habituellement les gens sensés ?
Qui d'entre nous, apercevant quelques graffiti dans une caverne qu'il croyait inexplorée, n'acquiert, sur-le-champ, la certitude que quelqu'un l'a déjà visitée et qu'il y a laissé ces graffiti pour signaler son passage à ceux qui la visiteraient après lui ? De la même manière, s'il nous arrivait de découvrir, en quelque lieu que ce soit, deux simples pierres juxtaposées avec, entre elles, un peu de cendres, il ne nous viendrait pas à l'esprit de penser au hasard, ou à quelque animal qui les aurait posées là. Devant ce foyer éteint, qui manifeste le passage d'un être intelligent, le bon sens nous assure, tout naturellement, qu'un homme est passé là avant nous, ce foyer étant indubitablement la trace qu'il a laissée de son passage.
Après ces quelques explications, rappelons-nous une vérité qui, pour être évidente, n'en demeure pas moins oubliée de nos jours. Je veux parler de la notion d'ordre.
Il y a ordre, quand tout est bien à sa place, c'est-à-dire quand tout concourt à atteindre le but que l'on se propose d'atteindre. L'ordre exige donc, de toute nécessité :
— et une intelligence
— et une volonté.
Une intelligence, pour penser le but à atteindre et les moyens à prendre pour atteindre ce but.
Une volonté, pour disposer toutes choses comme l'a prévu l'intelligence en vue du but à atteindre.
Le hasard, qui ne produit de fait que du désordre, ne nécessite aucune intelligence.
Voici un exemple facile à comprendre :
Il permettra de mieux saisir cette double évidence. Imaginons une table recouverte d'une importante collection de timbres-poste de tous pays, parfaitement triés et classés en petites piles distinctes, suivant leur origine et la série auxquelles ils appartiennent. Le collectionneur, qui a passé des heures à faire ce tri, est sorti pour se détendre. Afin que personne ne brouille son classement, il a interdit l'entrée de la pièce où il a laissé sa collection.
Au retour de sa promenade, il trouve toutes les piles renversées et une grande partie des timbres en désordre sur le parquet.
— « Qui a fait cela ? »
— « Personne ! »
Le hasard pourrait-il expliquer ce désordre ? Parfaitement ! Et notre collectionneur doit se rendre à l'évidence. Avant de sortir, il avait bien poussé la fenêtre de la pièce, mais sans la fermer. Une tempête s'est levée, un grand vent a soufflé, ouvrant la fenêtre, renversant les piles et emportant les timbres qui sont retombés pêle-mêle sur le parquet de la pièce. Le désordre, qui ne requiert aucune intelligence, peut très bien s'expliquer par une cause aveugle, le hasard d'un coup de vent.
Découragé, notre collectionneur laisse ses timbres à terre et, après avoir fermé la fenêtre, s'en va faire une nouvelle promenade. La collection, il la reclassera plus tard ; à présent il a besoin de se changer les idées.
À son retour, après une absence de plusieurs heures, il retrouve toute sa collection sur la table et dans un ordre parfait. Tous les timbres sont à nouveau empilés, bien ordonnés, suivant leur pays d'origine et la série à laquelle ils appartiennent.
— « Qui donc m'a fait cette bonne surprise », demande-t-il, avec un large sourire ?
— « Le vent », répond un plaisantin. « Ce matin, vous aviez oublié de fermer la fenêtre de gauche et, cet après-midi, c'est celle de droite qui est restée ouverte. Et c'est encore le vent qui les a emportés, mais cette fois en sens inverse. Et voilà comment ils ont été remis en ordre ! »
Cette explication est-elle acceptable ?
Bien sûr que non, et aucun homme sensé ne pourra jamais l'admettre. Ah ! si les timbres, qui avaient été laissés en désordre sur la partie droite de la pièce, avaient été retrouvés en désordre sur le côté gauche, on aurait pu attribuer au hasard d'un coup de vent ce nouveau déplacement. Le vent, qui les avait emportés en désordre de gauche à droite, aurait très bien pu les emporter à nouveau et les déposer, toujours en désordre, de droite à gauche.
Mais lorsque des timbres qui étaient en désordre sont retrouvés en ordre, c'est que quelqu'un d'intelligent les a de nouveau classés. En effet, il faut nécessairement une intelligence pour reconnaître les séries et les pays auxquels chaque timbre appartient, et il faut aussi une volonté pour les regrouper sans les mélanger, c'est-à-dire pour les remettre en ordre.
Et toujours, en quelque domaine que ce soit, l'ordre qu'on y constate, c'est-à-dire l'arrangement des choses en vue d'obtenir une fin, prouve l'existence, et d'une intelligence qui a prévu la fin recherchée et le moyen pour l'atteindre, et d'une volonté pour exécuter le tout.
Une simple brouette, une modeste marmite, un foyer rudimentaire, tout ce qui représente un ordre quelconque, témoigne, répétons-le une fois encore, et de l'existence d'une intelligence qui a pensé la fin et les moyens pour atteindre cette fin, et d'une volonté qui a mis en place les moyens choisis.
Seuls les « imbéciles », au sens étymologique du terme, pourraient admettre que l'ordre puisse être le résultat du hasard. Un être intelligent ne l'admettra jamais ; il sait que, de fait, le hasard ne produit que du désordre.
Dieu s'est plu à laisser dans ses œuvres les traces de son action créatrice. Il les a laissées à notre intention, pour que nous les découvrions et que, par elles, nous arrivions à Le connaître Lui-même. Entreprenons cette découverte.
« Des preuves, excessivement fortes, d'un principe intelligent et bienfaisant nous entourent de toutes parts ; elles nous font voir, à travers la nature, l'influence d'un Être, d'un créateur et d'un Maître éternel. » (Lord Kelvin, physicien. Cité par les Drs Murat dans « Les grands témoignages de Dieu dans la nature »)
Extrait de Oui, c'est évident, Dieu existe vraiment, Père Noël Barbara, Ed. Fort dans la Foi.
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mercredi 14 juillet 2021
Preuves classiques de l'existence de Dieu
Elles sont multiples. La plus simple — qui ferait croire à l'évidence de l'existence de Dieu, tant cette preuve est courante et familière — c'est celle qui découle d'un principe premier : « Tout ce qui est et qui n'est pas par soi, est nécessairement par un autre. » Comme tous les principes premiers, celui-ci est évident et ne nécessite aucune démonstrations ; le moins doué des hommes, s'il est normal, en saisit aussitôt la vérité.
Or, point n'est besoin d'avoir fait de longues études pour se rendre compte que rien, absolument rien de tout ce qui existe, n'existe par soi. La conclusion qui s'impose alors tout naturellement à l'esprit qui réfléchit, c'est que tout ce qui existe, existe par un autre. Cet autre, — autre que tous ceux que nous voyons, qui, eux, n'existent pas par soi — les hommes l'appellent Dieu. Par Dieu, ils entendent donc l'Être qui existe par soi, qui a créé et qui fait exister tout ce qui est sans être par soi.
Une autre preuve, qui demande à peine un peu plus de réflexion, c'est la preuve par la contingence des êtres. La voici après quelques explications indispensables.
La philosophie du sens commun enseigne qu'il y a deux sortes d'êtres, l'Être nécessaire et l'être contingent.
L'Être nécessaire, c'est celui qui n'a besoin de rien ni de personne, aussi bien pour exister que pour agir. Son existence, il la tient de lui-même ; aussi possède-t-il l'être en plénitude. De plus, pour agir, l'Être nécessaire ne dépend de rien ni de personne.
L'être contingent, au contraire, est un être totalement dépendant, aussi bien pour être que pour agir. L'être qu'il possède et qui le fait exister, lui a été communiqué ; et pour agir, il est encore dépendant et a besoin du concours d'autres êtres.
Malheureusement, alors que nous avons l'expérience des êtres contingents, puisque tous les êtres qui nous entourent sont, comme nous, des êtres contingents, nous n'avons aucune expérience de l'Être nécessaire. De là provient la difficulté que certains esprits éprouvent à l'admettre. « Et lui, d'où vient-il ? » nous objectent-ils.
Cette difficulté n'est qu'apparente. Elle provient, comme je viens de le dire, du fait que nous n'avons aucune expérience de l'Être nécessaire. Nous ne pouvons que le concevoir intellectuellement. Son existence et sa raison d'être ne sont découvertes que par notre intelligence.
Après ces explications, voici le raisonnement que l'on fait en partant de la contingence des êtres.
Tous les êtres connus, tous sans exception, sont des êtres contingents ; des êtres qui ont dépendu d'autres êtres pour exister et qui, pour agir, dépendent encore d'autres êtres.
Or, il n'est pas possible de remonter à l'infini dans une série d'êtres qui dépendent les uns des autres. De toute nécessité, il faut quitter la lignée des êtres contingents (qui dépendent les uns des autres) et admettre à leur origine un Être nécessaire. Celui-ci, possédant l'être par lui-même, et le possédant en plénitude, pourra l'avoir transmis à ceux qui ne l'avaient pas et ainsi expliquer et leur existence et leur activité. Cet Être nécessaire, c'est Dieu.
Pour aider les personnes qui ne seraient pas habituées à saisir un raisonnement abstrait, et qui ne comprendraient pas la raison pour laquelle elles doivent nécessairement quitter la série des êtres contingents et admettre à l'origine un Être nécessaire, voici une simple comparaison aussi fantastique qu'imagée.
Dans une foire aux attractions, quelque part en Russie, la curiosité qui attire les visiteurs est en plein air, dans un champ.
Il s'agit d'un lustre suspendu à une chaîne dont on ne voit pas l'extrémité. Le charlatan athée, qui présente cette curiosité, prétend avoir résolu le problème de l'Être nécessaire, figuré par le crochet fixe qui soutient généralement les lustres, en allongeant indéfiniment la chaîne à laquelle il a suspendu le sien.
Du fait, on ne voit pas le bout de la chaîne qui se perd dans un nuage, que d'aucuns pensent artificiel.
— « Où donc ces diables ont-ils pu accrocher leur chaîne ? » se demandent intrigués les visiteurs crédules. Et le présentateur de répondre :
— Nulle part ! Nous avons résolu le problème du crochet en allongeant indéfiniment la chaîne ! »
Cette réponse ne peut contenter que les badauds des foires, pas les personnes sensées. Ces dernières, même si elles ne comprennent pas encore l'astuce, savent qu'il y en a une. En effet, qu'est-ce qui retient le lustre suspendu ?
— La chaîne.
— Non ! Ce n'est pas la chaîne, c'est son premier maillon, celui du bas. Et la preuve que c'est bien lui qui soutient le lustre ? Coupez-le, et le lustre tombera. C'est donc bien lui qui le retient.
— Mais le premier maillon est, lui-même, retenu par le second, qui l'est par le troisième et ainsi de suite jusqu'à l'extrémité que l'on n'aperçoit pas.
— Et le dernier maillon, tout en haut, par quoi est-il retenu ?
— ...
N'en doutons pas ! Le dernier maillon est nécessairement retenu par quelque point fixe qui, tenu lui-même par ailleurs, explique la suspension de tous les maillons de la chaîne et du lustre.
Jamais on ne réussira à supprimer l'Être nécessaire, même en multipliant à l'infini les êtres contingents. Croire cette suppression possible équivaudrait à croire que l'on pourrait peindre sans peindre, à condition d'allonger indéfiniment le manche du pinceau, ou que l'on pourrait faire rouler un train sans locomotive à condition d'augmenter indéfiniment le nombre des wagons. Oui, répétons-le et soyons-en bien persuadés, la multiplication des êtres contingents ne peut que retarder la découverte de l'Être nécessaire, mais, en aucune façon, elle ne peut le supprimer.
Par le seul fait que les êtres contingents existent, ils affirment l'existence d'un Être nécessaire, sans lequel ils n'existeraient pas non plus. Eh bien, c'est par une réflexion semblable, souvent faite inconsciemment, que les hommes sont arrivés tout normalement à la connaissance de l'existence de Dieu.
Qui n'a pas entendu, par exemple, le dialogue suivant, aussi simple que probant :
— « D'où viennent les poules ?
— Des œufs.
— Et la première poule ?
— Du premier œuf.
— Non, puisqu'il n'y avait pas de poule pour le pondre !
— Alors ?
— Alors ? Nigaud, la première poule vient de Dieu, l'Être nécessaire. »
Extrait de Oui, c'est évident, Dieu existe vraiment, Père Noël Barbara, Ed. Fort dans la Foi.
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lundi 12 juillet 2021
Connaissance de l'existence de Dieu
Puisque ce pur Esprit échappe à toute expérience sensible, à moins qu'il ne prenne lui-même l'initiative de se manifester, nous ne pouvons découvrir son existence que par induction. Partant des choses connues, mais qui postulent nécessairement l'existence d'un Créateur, nous affirmons l'existence de ce dernier puisque ses œuvres sont là pour l'attester. « Dieu existe vraiment » sera forcément la conclusion d'un raisonnement rigoureux.
Par contre, puisque personne ne peut donner ce qu'il n'a pas, en constatant l'existence de créatures intelligentes et libres, nous conclurons avec certitude que Dieu doit a fortiori être intelligent et libre, et même qu'il doit l'être souverainement.
Il ressort de ceci qu'un dialogue est possible entre Dieu et les créatures intelligentes et libres que nous sommes. Ce dialogue, s'il s'établit, sera comme une contre-épreuve de la justesse du raisonnement qui nous aura conduits à l'affirmation de l'existence de Dieu.
Dernière remarque avant d'aborder les preuves de l'existence de Dieu :
Pour quelle raison les sans-Dieu font-ils tant d'efforts et déploient-ils tant de zèle pour convaincre les croyants de l'inexistence de Dieu ?
C'est pour se convaincre eux-mêmes de cette absurdité. car enfin, si ces impies étaient vraiment convaincus de la non-existence de Dieu, se livreraient-ils à une telle propagande anti-Dieu ? Ils se contenteraient tout au plus de le dire, voire de hausser les épaules et de rire au spectacle que donnent ces « attardés » en s'obstinant dans une foi chimérique à leurs yeux ; mais jamais ils ne déploieraient de tels efforts s'ils étaient vraiment convaincus que Dieu n'existe pas ! Y a-t-il des groupements organisés pour prouver, par exemple, qu'il n'y a pas de pétrole sur la lune ? Les gens sensés, honnêtes et surtout désintéressés savent que l'on ne prouve pas le néant. Aussi, en constatant l'acharnement que mettent les athées à essayer de prouver que Dieu n'existe pas, on est en droit de penser que tous leurs efforts ne tendent qu'à s'encourager eux-mêmes dans leur incertitude, justement quant à l'inexistence de Dieu.
Sans aucun doute, Dieu les gêne, et ils voudraient se persuader qu'il n'existe pas. Mais comment y arriver quand, tout autour de soi, des gens sensés et, parmi eux, de vrais savants continuent à croire et à proclamer son existence ?
Nous devons le savoir et nous ne devons pas craindre de le dire, les sans-Dieu n'ont aucune certitude de leur négation et ils le savent bien. Or, en manifestant leur foi, les croyants réveillent l'incertitude des sans-Dieu, leur rappellent qu'ils n'ont aucune assurance quant à l'au-delà, et leur donnent ainsi mauvaise conscience. Oui ! Soyons-en bien persuadés, tous les efforts des athées pour prouver que Dieu n'existe pas n'ont pas d'autre raison que l'incertitude qui les torture. Aussi est-il bon de le souligner, ces efforts prouvent, à leur manière, l'évidence de cette existence qu'ils nient sans cesse et, qu'à leur grand regret, ils n'arrivent pas à supprimer ! Nous pouvons l'affirmer sans aucune hésitation : c'est parce que le doute les torture que les sans-Dieu déploient tout leur zèle. Ils veulent se persuader, par leurs déclarations et leurs blasphèmes, que Dieu n'existe pas. Voltaire, lui aussi, a fait l'impossible pour se convaincre du néant de l'au-delà, et l'on connaît la phrase qui résume sa déception après tant d'efforts : « L'univers m'embarrasse, mais je ne puis songer que cette horloge marche et n'ait point d'horloger. »
Mais, penseront certains, que faites-vous de l'athéisme scientifique des marxistes ?
Je me contente de plaindre les colporteurs de cette imbécilité. Ce qualificatif pompeux d'athéisme scientifique n'est qu'un slogan publicitaire doublé d'un mensonge éhonté, qui réussit fort bien auprès des naïfs et des sots.
« Mentez ! Mentez toujours ! disait l'impie Voltaire, il en restera bien quelque chose ! » Les marxistes ne l'ignorent pas et ils s'en servent auprès des simples et des étourdis.
Les personnes sensées savent aussi qu'on ne peut en aucune manière prouver le néant. Il ne peut donc pas exister d'athéisme scientifique.
Mais ce que les personnes qui réfléchissent comprennent aussi, c'est que s'il n'y a pas d'athéisme scientifique, il peut y avoir un procédé d'apparence scientifique qui produise des athées en série. C'est en cela, dans sa manière de faire des athées, que l'athéisme marxiste se donne une apparence scientifique. Car, il me faut le souligner, ce n'est pas par quelque preuve savante que les tenants de ce système auraient développée que cet athéisme serait scientifique, — l'athéisme marxiste est tout aussi stupide, prétentieux et menteur que ses devanciers —, mais c'est par la manière de faire des athées que l'athéisme pervers des marxistes se donne une apparence scientifique. En fait, il est tout simplement diabolique, car il est particulièrement fourbe et menteur (le diable « est menteur et père du mensonge » Jn VIII, 44). Je m'explique.
S'étant rendu compte que l'existence de Dieu s'impose à tout esprit normal qui raisonne sainement, les marxistes ont compris que, pour faire des athées en série, il fallait tout simplement, mais nécessairement, empêcher le bon fonctionnement des intelligences. Comment arriver à cette fin contre nature ? Par l'enseignement obligatoire d'une fausse philosophie.
Laquelle choisir ?
Surtout pas le thomisme, pas la philosophie du sens commun !
L'idéalisme était tout indiqué. Ce système aberrant, que contredisent toutes les sciences expérimentales sans aucune exception, qui nie l'objectivité de nos connaissances intellectuelles, s'y prêtait à merveille. Les marxistes l'adoptèrent. Et comme dans tous nos pays autrefois chrétiens, le ministère de l'Instruction publique est entre les mains des marxistes ou de leurs alliés socialistes, il leur a été facile d'imposer à toutes les générations montantes cette fausse philosophie qui détraque « scientifiquement » les intelligences, les empêche de raisonner sainement et en fait inévitablement des athées.
Pour les intelligences ainsi détraquées, il n'y a plus de raisonnement possible puisqu'il n'y a plus ni vérité objective d'aucune sorte, ni certitude. C'est ce qui explique du reste que, dans nos sociétés modernes où ces élucubrations ont été imposées et ont faussé la plupart des esprits, on ne parle plus de vérité, mais de sincérité ; c'est aussi ce qui permet à chacun d'avoir SA vérité. Voilà tout le secret de l'athéisme marxiste.
Le lecteur l'aura compris. Cet athéisme ne consiste pas en quelque objection scientifique, mise au point par les marxistes et jamais réfutée par les croyants, pas du tout. Comme tous les athéismes, le marxisme consiste uniquement en une négation gratuite. S'il se maintient, c'est seulement par l'enseignement d'une fausse philosophie, que toutes les sciences expérimentales (même celles qui sont enseignées en Russie) contredisent et réprouvent absolument, mais qui est imposée abusivement et malhonnêtement par des gouvernements impies, avec la complicité d'un épiscopat muet qui laisse faire.
Pendant la guerre de 1940, il m'est arrivé de discuter avec un professeur de philosophie idéaliste, qui appartenait au même régiment que moi. Ce malheureux n'était sûr de rien, même pas de sa propre existence. Voilà l'athéisme marxiste, un athéisme antiscientifique, que des menteurs appellent pompeusement athéisme scientifique.
Extrait de Oui, c'est évident, Dieu existe vraiment, Père Noël Barbara, Ed. Fort dans la Foi.
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