C'est en lui (Jésus-Christ) que vous êtes formés tous ensemble comme un édifice, pour être la demeure de Dieu par le Saint-Esprit. (Ephés., II, 22)
Le règne visible du Saint-Esprit a succédé au règne visible de Jésus-Christ. « Avant l'Incarnation, le Saint-Esprit a instruit et édifié les individus, et parlé par les prophètes, en vertu de sa lumière et de sa puissance, mais avec un exercice intermittent de ses manifestations : maintenant, il est personnellement et substantiellement présent dans le corps de Jésus-Christ, tout à la fois enseignant et sanctifiant sans interruption, avec une voix divine perpétuelle et une puissance sanctifiante perpétuelle. Nous sommes, par conséquent, sous la direction personnelle de la troisième personne, aussi réellement que les Apôtres étaient sous la direction de la seconde (Mgr Manning, Mis. temp. du Saint-Esprit, p. 94, 69). »
« Le mystère de l'Ascension forme la limite entre les deux règnes divins ici-bas, le règne visible du Fils de Dieu et le règne visible de l'Esprit-Saint (Pour que la mission du Saint-Esprit s'accomplît de manière à donner plus de gloire au Fils, il était juste qu'elle n'eût lieu qu'après l'intronisation du Verbe incarné à la droite du Père, et il était souverainement glorieux, pour la nature humaine, qu'au moment de cette mission, elle fût indissolublement unie à la nature divine dans la personne du Fils de Dieu, en sorte qu'il fût vrai de dire que l'Homme-Dieu a envoyé le Saint-Esprit sur la terre. D. Guéranger, An. lit. p. 327) Et afin que nous connaissions quelle est la majesté de ce maître nouveau qui va régner sur nous, Jésus nous déclare la gravité des châtiments qu'attireront sur eux ceux qui l'offenseront : Quiconque, dit-il, aura proféré une parole contre le Fils, elle lui sera pardonnée ; mais celui qui aura parlé contre le Saint-Esprit, il n'en obtiendra le pardon ni en ce monde ni en l'autre. (S. Matth. XII, 32) (D. Guéranger, An. lit., p. 301. — Le péché contre le Saint-Esprit ne se borne pas au blasphème ni à un acte passager ; il s'étend à plusieurs prévarications et constitue même un état permanent. Suivant les Pères, les théologiens et S. Thomas en particulier, le désespoir du salut, la prétention de se sauver sans mérite ou d'être pardonné sans pénitence, l'attaque de la vérité connue, l'envie de la grâce d'autrui, l'obstination dans le péché, l'impénitence finale, sont autant de péchés contre le Saint-Esprit. La raison en est que ces péchés sont des péchés de pure malice, surtout le troisième, qui est proprement le péché foudroyé par le Sauveur. Comment faut-il entendre que le péché contre le Saint-Esprit est irrémissible ? S'il s'agit de l'impénitence finale, il demeure rigoureusement vrai que le péché contre le Saint-Esprit est irrémissible. S'agit-il des autres péchés contre le Saint-Esprit ? l'irrémissibilité doit s'entendre, non de l'impossibilité absolue, mais de l'extrême difficulté d'en obtenir le pardon. Mgr Gaume, t. II, ch. XLIII))
Le corps de Jésus-Christ, qui est l'Église, est constitué par le Saint-Esprit. "Avant le jour de la Pentecôte, les membres n'étaient pas unis à la tête, ni les uns aux autres, ni comme corps au Saint-Esprit. Or, ce sont ces trois unions divines qui constituent l'organisation du corps mystique. Et ces trois unions furent constituées par la mission que reçût le Saint-Esprit du Fils incarné, par sa venue et pas son habitation dans les membres de Jésus-Christ. Par l'esprit d'un homme, dit saint Augustin, esprit par lequel je suis moi-même un homme, je tiens ensemble tous les membres ; je leur commande de se mouvoir. Les fonctions des membres sont divisées ; mais un esprit les tient tous en un. Ce que notre esprit, c'est-à-dire notre âme, est à nos membres, le Saint-Esprit l'est aux membres de Jésus-Christ, au corps de Jésus-Christ, qui est l'Église (Mgr Manning, p. 86, 63). »
Le Saint-Esprit manifeste d'une manière visible sa présence et son opération par l'Église visible de Jésus-Christ. « Avant l'Incarnation, il opérait en restant invisible, et sans révéler la loi de ses opérations. Maintenant il a pris le corps mystique, comme l'incorporation visible de sa présence, et le canal révélé de sa grâce. L'Église visible est une création si purement divine et ses dons sont si visiblement surnaturels, qu'on ne peut la faire remonter à aucune cause ou origine inférieure. L'Église une et visible est maintenant ce que les langues de feu étaient le jour de la Pentecôte, le témoin de la mission de la venue et de la présence perpétuelle de l'Esprit du Père et du Fils. Elle est, en outre, l'instrument de sa puissance et l'organe de sa parole (Ibid., p. 87, 89). »
Les perfections de l'Église dérivent de l'union indissoluble du Saint-Esprit avec elle. « L'union de l'Esprit avec le corps est un acte divin analogue à l'union hypostatique. De même que, dans l'Incarnation, il y a une communication des perfections du Saint-Esprit deviennent les dons du corps. L'Église est impérissable, parce que celui qui l'anime est Dieu ; indivisiblement une, parce qu'il est numériquement un ; sainte, parce qu'il est la source de la sainteté ; infaillible dans sa croyance et dans son enseignement, parce que sa lumière et sa voix sont immuables. Ce que l'Église était dans le commencement, elle l'est maintenant et elle le sera toujours dans toute la plénitude de ses dons divins, parce que l'union entre le corps et l'Esprit est indissoluble (Mgr Manning, p. 83). »
L'Église, sa hiérarchie et son gouvernement sont évidemment et sans conteste l'ouvrage du Saint-Esprit. (Saint Basile)
Le concile de Constantinople, dans son symbole, qui est le même que celui de Nicée, dit seulement que le Saint-Esprit procède du Père ; les mots et du Fils n'y furent pas ajoutés, parce qu'alors on n'avait pas encore mis en question ce point de croyance. Mais, depuis l'année 447, les Églises d'Espagne, et, dans la suite, d'autres Églises d'Occident ajoutèrent au symbole ces autres paroles, comme étant les expressions mêmes dont l'Écriture se sert.
Photius, archevêque de Constantinople en 866, et Michel Cérulaire en 1043, aussi archevêque de Constantinople, profitèrent de cette addition pour se séparer de l'Église. En 1098, les Grecs abjurèrent leur erreur, et se réunirent à l'Église romaine. Toutefois, la joie que ce retour causa à l'Église fut de courte durée ; le schisme recommença quelque temps après. Dans le concile de Florence, tenu en 1439, les Grecs reconnurent de nouveau que le Saint-Esprit procède du Père et du Fils, et ils signèrent avec les Latins la même profession de foi. Mais bientôt ils retombèrent dans leur erreur, renouvelèrent le schisme, et ils y persistent encore. C'est à ce schisme, et ils y persistent encore. C’est à ce schisme qu'on doit attribuer leur asservissement au joug odieux du musulman. Il y a une étonnante ressemblance entre le châtiment de Jérusalem, qui n'avait pas voulu reconnaître le Fils, et celui de Constantinople, blasphématrice du Saint-Esprit (lire ce frappant parallèle longuement développé dans Mgr Gaume, ch. XLVIII).
(Les sept dons du Saint-Esprit)
Reportez-vous à Nature et excellence des sept dons du Saint-Esprit, Moyens pour obtenir les sept dons du Saint-Esprit, Du Recueillement, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De l'homme intérieur, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Du Saint-Esprit et de ses opérations en général : Ce qu'est le Saint-Esprit, sa mission temporelle, Prière pour demander au Saint-Esprit la victoire sur le respect humain, Promesse d'observer plus fidèlement à l'avenir les maximes de l'Évangile, Prière pour demander les douze fruits du Saint-Esprit, Prière pour demander la grâce de devenir parfait chrétien, Prière pour demander au Saint-Esprit l'abondance de ses grâces, Quelles résolutions prendre au jour de la Pentecôte ?, La Pentecôte : Quel est l'événement dont l'Église célèbre la mémoire en ce jour ?, Méditation pour le Samedi d'après la Pentecôte : Jésus sortant de la synagogue entra dans la maison de Simon, Méditation
pour le Vendredi d'après la Pentecôte : Jésus prêchant dans la
synagogue, voilà que des hommes apportent un paralytique dans son lit, Méditation
pour le Jeudi d'après la Pentecôte : Jésus ayant assemblé ses douze
Apôtres, leur donna une puissance et un empire sur tous les démons, Méditation
pour le Mercredi d'après la Pentecôte : Quiconque écoute mon Père et se
rend docile pour apprendre ce qu'il lui enseigne, vient à moi, Méditation pour le Mardi d'après la Pentecôte : Je suis la porte ; celui qui entrera par moi sera sauvé, Méditation
pour le Lundi d'après la Pentecôte : La lumière est venue dans le
monde, et les hommes ont mieux aimé les ténèbres que la lumière, Méditation pour le Dimanche de la Pentecôte : Le Saint-Esprit que mon Père enverra en mon nom, vous enseignera, Instruction sur le Saint-Esprit, Mission du Saint-Esprit, Instruction sur la Fête de la Pentecôte, Méditation sur la Fête de la Pentecôte : ils furent tous remplis du Saint-Esprit, Méditation pour la veille de la Pentecôte, Veille
de la Pentecôte : Je prierai mon Père, et il vous donnera, pour
demeurer éternellement avec vous, un autre consolateur, qui est l'Esprit
de vérité que le monde ne peut recevoir, Méditation pour le Jour de la Pentecôte, Preuves directes de la divinité du Saint-Esprit : noms, attributs et œuvres, Le Dogme de l'unité de Dieu et de la Sainte Trinité, Preuves directes de la Trinité et de la divinité du Saint-Esprit, Le Saint-Esprit dans l'Ancien Testament, promis et figuré, Le Saint-Esprit prédit, Le Saint-Esprit dans le Nouveau Testament, première création : La Sainte Vierge Marie, Seconde création du Saint-Esprit : Notre Seigneur Jésus-Christ, Troisième création du Saint-Esprit : l’Église, Méditation pour le Dimanche de la Sainte Trinité, Neuvaine préparatoire à la Fête de la Pentecôte : Prière pour demander les sept Dons du Saint-Esprit, Méditation pour le Mercredi après la Pentecôte, Méditation pour le Mardi après la Pentecôte, Méditation pour le Lundi de Pentecôte, XIe Dimanche après la Pentecôte : Réflexions pratiques, Accueillir le Saint Esprit de Dieu, Litanie du Saint-Esprit, Méditation pour la Fête de l'Ascension, Instruction sur la Fête de l'Ascension, Méditation pour le Jour de l'Ascension de Notre-Seigneur, Le Seigneur Jésus fut élevé dans le ciel, et il est maintenant assis à la droite de Dieu, Les Apôtres et les Disciples ayant adoré Jésus-Christ, s'en retournèrent remplis de joie à Jérusalem, Quand
le Consolateur que je vous enverrai de la part de mon Père, l'Esprit de
vérité qui procède de mon Père, sera venu, il rendra témoignage de moi, Et vous aussi, qui avez été dès le commencement en ma compagnie, vous rendrez témoignage de moi, Je vous ai dit toutes ces choses, afin que vous ne vous scandalisiez point, Un temps viendra où quiconque vous fera mourir, pensera faire un sacrifice à Dieu, Ils vous traiteront de la sorte, parce qu'ils ne connaîtront ni mon Père ni moi, Je vous ai dit ces choses, afin que lorsqu'elles arriveront, vous vous souveniez que je vous les ai prédites, Actes avant la Confirmation : Prière au Saint-Esprit et Acte de demande, Méditation que les enfants peuvent faire avant de recevoir le sacrement de la Confirmation au Jour de la Pentecôte et Prière pour demander ou pour renouveler en soi la grâce du sacrement de Confirmation.
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dimanche 12 juin 2022
Action du Saint-Esprit dans l'Église
samedi 25 juillet 2015
Credo : Symbole des Apôtres et Symbole de Nicée
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| Trinité de Lorenzo Lotto |
Certaines associations ou organisations intronisent leurs nouveaux membres en leur demandant de proclamer leur allégeance à travers un Credo destiné à supplanter celui de l’Église catholique.
Ne tombez pas dans le piège du Démon en faisant des compromis avec ceux qui le servent consciemment ou inconsciemment. Le Seul Credo que vous devez proclamer est le symbole des Apôtres ou le symbole de Nicée.
Proclamer un tout autre Credo, non fondé sur la foi catholique, c'est accepter de se soumettre à Satan.
Symbole des Apôtres :
Je crois en Dieu, le Père tout-puissant, Créateur du ciel et de la terre, et en Jésus Christ, son Fils unique, Notre Seigneur ; qui a été conçu du Saint-Esprit, est né de la Vierge Marie, a souffert sous Ponce Pilate, a été crucifié, est mort et a été enseveli, est descendu aux enfers ; le troisième jour est ressuscité des morts, est monté aux Cieux, est assis à la droite de Dieu le Père tout-puissant, d’où il viendra juger les vivants et les morts. Je crois en l’Esprit Saint, à la sainte Église catholique, à la communion des saints, à la rémission des péchés, à la résurrection de la chair, à la vie éternelle. Amen.
Symbole de Nicée :
Je crois en un seul Dieu, le Père tout-puissant,
Créateur du ciel et de la terre, de l’univers visible et invisible.
Je crois en un seul Seigneur, Jésus Christ,
le Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles :
Il est Dieu, né de Dieu,
Lumière, née de la Lumière,
Vrai Dieu, né du Vrai Dieu,
Engendré non pas créé,
Consubstantiel au Père ;
et par lui tout a été fait.
Pour nous les hommes, et pour notre salut, il descendit du ciel.
(On se met à genoux)
Par l’Esprit Saint, il a pris chair de la Vierge Marie, et s’est fait homme.
(On se relève)
Crucifié pour nous sous Ponce Pilate,
Il souffrit sa passion et fut mis au tombeau.
Il ressuscita le troisième jour, conformément aux Écritures, et il monta au ciel ;
il est assis à la droite du Père.
Il reviendra dans la gloire, pour juger les vivants et les morts et son règne n’aura pas de fin.
Je crois en l’Esprit Saint, qui est Seigneur et qui donne la vie ;
il procède du Père et du Fils.
Avec le Père et le Fils, il reçoit même adoration et même gloire ;
il a parlé par les prophètes.
Je crois en l’Église, une, sainte, catholique et apostolique.
Je reconnais un seul baptême pour la rémission des péchés.
J’attends la résurrection des morts, et la vie du monde à venir.
Amen.
(Les démons ne supportent pas le Credo ; le craignent surtout ceux qui se positionnent sur les muscles du trapèze et la colonne vertébrale ; Proclamer le Credo en cas de bronchite, de disputes, de colère, de nervosité, pour casser toute magie et affaiblir les forces sataniques...)
Credo en latin :
Credo in unum Deum, Patrem omnipotentem, factorem caeli et terrae visibilium omnium et invisibilium. Et in unum dominum Iesum Christum, Filium Dei unigenitum, et ex patre natum ante omnia saecula. Deum de Deo, Lumen de Lumine, Deum verum de Deo vero, genitum, non factum, consubstantialem Patri : Per quem omnia facta sunt. Qui propter nos homines et propter nostram slutem descendit de caelis. (On se met à genoux) Et incarnatus est de Spiritu Sancto ex Maria Virgine, et homo factus est (On se relève). Crucifixus etiam pro nobis sub Pontio Pilato ; passus et sepultus est, et resurrexit tertia die, secundum Scripturas, et ascendit in caelum, sedet ad dexteram Patris. Et iterum venturus est cum gloria, iudicare vivos et mortuos, cuius regni non erit finis.
Et in Spiritum Sanctum, Dominum et vivificantem : qui ex Patre Filioque procedit. Qui cum Patre et Filio simul adoratur et conglorificatur : qui locutus est per prophetas.
Et unam, sanctam, catholicam et apostolicam Ecclesiam.
Confiteor unum baptisma in remissionem peccatorum. Et exspecto resurrectionem mortuorum, et vitam venturi saeculi.
Amen.
Et in Spiritum Sanctum, Dominum et vivificantem : qui ex Patre Filioque procedit. Qui cum Patre et Filio simul adoratur et conglorificatur : qui locutus est per prophetas.
Et unam, sanctam, catholicam et apostolicam Ecclesiam.
Confiteor unum baptisma in remissionem peccatorum. Et exspecto resurrectionem mortuorum, et vitam venturi saeculi.
Amen.
Je ne m'arrêterai pas à expliquer les paroles du Symbole des Apôtres ; mais je ne puis m'empêcher de déclarer que ces trois premières paroles : "Credo in Deum : Je crois en Dieu", renfermant les actes des trois vertus théologales : la foi, l'espérance et la charité, ont une efficace merveilleuse pour sanctifier l'âme et terrasser le démon. C'est avec ces paroles que plusieurs saints ont vaincu les tentations, particulièrement celles qui sont contre la foi, l'espérance ou la charité, soit pendant la vie, soit à l'heure de la mort. Ce furent les dernières paroles que saint Pierre le martyr écrivit le mieux qu'il put avec le doigt sur le sable, lorsque ayant la tête fendue en deux par un coup de sabre qu'un hérétique lui donna, il était près d'expirer. ("Le secret admirable du très saint Rosaire" de Saint Louis-Marie Grignion de Montfort)
Le saviez-vous ?
Il existe un autre Credo dit "Symbole de Saint Athanase" (aussi appelé Quicumque) aujourd'hui peu utilisé. En voici la traduction :
« Quiconque veut être sauvé doit, avant tout, tenir la foi catholique : s'il ne la garde pas entière et pure, il périra sans aucun doute pour l'éternité.
Voici la foi catholique : nous vénérons un Dieu dans la Trinité et la Trinité dans l'Unité, sans confondre les Personnes ni diviser la substance : autre est en effet la Personne du Père, autre celle du Fils, autre celle du Saint-Esprit ; mais une est la divinité du Père, du Fils et du Saint-Esprit, égale la gloire, coéternelle la majesté.
Comme est le Père, tel est le Fils, tel est aussi le Saint-Esprit : incréé est le Père, incréé le Fils, incréé le Saint-Esprit ; infini est le Père, infini le Fils, infini le Saint-Esprit ; éternel est le Père, éternel le Fils, éternel le Saint-Esprit ; et cependant, ils ne sont pas trois éternels, mais un éternel ; tout comme ils ne sont pas trois incréés, ni trois infinis, mais un incréé et un infini. De même, tout-puissant est le Père, tout-puissant le Fils, tout-puissant le Saint-Esprit ; et cependant ils ne sont pas trois tout-puissants, mais un tout-puissant. Ainsi le Père est Dieu, le Fils est Dieu, le Saint-Esprit est Dieu ; et cependant ils ne sont pas trois Dieux, mais un Dieu. Ainsi le Père est Seigneur, le Fils est Seigneur, le Saint-Esprit est Seigneur ; et cependant ils ne sont pas trois Seigneurs, mais un Seigneur ; car, de même que la vérité chrétienne nous oblige à confesser que chacune des personnes en particulier est Dieu et Seigneur, de même la religion catholique nous interdit de dire qu'il y a trois Dieux ou trois Seigneurs.
Le Père n'a été fait par personne et il n'est ni créé ni engendré ; le Fils n'est issu que du Père, il n'est ni fait, ni créé, mais engendré ; le Saint-Esprit vient du Père et du Fils, il n'est ni fait, ni créé, ni engendré, mais il procède. Il n'y a donc qu'un Père, non pas trois Pères ; un Fils, non pas trois Fils ; un Saint-Esprit, non pas trois Saint-Esprit. Et dans cette Trinité il n'est rien qui soit avant ou après, rien qui soit plus grand ou plus petit, mais les Personnes sont toutes trois également éternelles et semblablement égales. Si bien qu'en tout, comme on l'a déjà dit plus haut, on doit vénérer, et l'Unité dans la Trinité, et la Trinité dans l'Unité. Qui donc veut être sauvé, qu'il croie cela de la Trinité.
Mais il est nécessaire au salut éternel de croire fidèlement aussi en l'incarnation de notre Seigneur Jésus-Christ. C'est donc la foi droite que de croire et de confesser que notre Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, est Dieu et homme. Il est Dieu, de la substance du Père, engendré avant les siècles, et il est homme, né de la substance de sa mère, dans le temps ; Dieu parfait, homme parfait composé d'une âme raisonnable et de chair humaine, égal au Père selon la divinité, inférieur au Père selon l'humanité. Bien qu'il soit Dieu et homme, il n'y a pas cependant deux Christ, mais un Christ ; un, non parce que la divinité a été transformée en la chair, mais parce que l'humanité a été assumée en Dieu ; un absolument, non par un mélange de substance, mais par l'unité de la personne. Car, de même que l'âme raisonnable et le corps font un homme, de même Dieu et l'homme font un Christ. Il a souffert pour notre salut, il est descendu aux enfers, le troisième jour il est ressuscité des morts, il est monté aux cieux, il siège à la droite du Père, d'où il viendra juger les vivants et les morts. À sa venue, tous les hommes ressusciteront avec leurs corps et rendront compte de leurs propres actes : ceux qui ont bien agi iront dans la vie éternelle, ceux qui ont mal agi, au feu éternel.
Telle est la foi catholique : si quelqu'un n'y croit pas fidèlement et fermement, il ne pourra être sauvé. »
Pratique : Lire régulièrement le Symbole de Saint Athanase en l'honneur de La Très Sainte Trinité.
Reportez-vous à Du Mystère de la très Sainte Trinité, Prière à la Très Sainte Trinité, Méditation sur le jurement, Le Dogme de l'unité de Dieu et de la Sainte Trinité, Preuves directes de la Trinité et de la divinité du Saint-Esprit, Leçon XXV : De la fondation des Églises, Leçon II : De la Trinité, Le Pater ou Notre Père, Médiator Dei du Pape Pie XII, sur la sainte liturgie, Prière pour la conversion des francs-maçons et Lettre encyclique du Pape Léon XIII, Symptômes de possession et infestation démoniaques, Méditation transcendantale, hypnose et forces démoniaques et Sermon du Saint Curé d'Ars sur l'Enfer des Chrétiens.
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