Ceux qui vivent selon la chair goûtent les choses de la chair, tandis que ceux qui sont spirituels n'ont de goût que pour les choses de l'Esprit. (Rom., VIII, 5)
« Les dons de l'Esprit-Saint sont unis entre eux dans la charité, de telle sorte que celui qui a la charité a tous les dons de l'Esprit-Saint, et que, sans elle, on ne peut en avoir aucun (S. Thom., 1. 2, q. 68, a. 5). » — « Les dons sont donc toujours et infailliblement distribués avec la grâce sanctifiante ; mais, en cet état commun, ils ne produisent pas un grand effet ; voici comment nous pouvons en mériter un notable accroissement et les posséder à un haut degré. »
Recourir au Saint-Esprit par la prière. « Comme ce sont les dons du Saint-Esprit, il est raisonnable et nécessaire de les lui demander, et, comme ce sont de très-grands dons, de les lui demander avec toutes les instances possibles. Pour cela, outre les prières que nous pourrons faire de nous-mêmes, il faudra dire, souvent et avec une affection très-grande, le Veni, creator, et la belle prose, Veni, sancte Spiritus. Il sera même bon, durant quelque temps, de demander un don, de faire tous ses efforts pour l'obtenir, et de passer ensuite à un autre (Saint-Jure, ch. III, sect. 16, art. 3). »
S'unir intimement à Notre-Seigneur Jésus-Christ. « Nous acquérons la grâce du Saint-Esprit par Notre-Seigneur, de la plénitude de qui nous avons tout reçu (S. Jean, I. 16), et par ses mérites, et par les douleurs de sa mort, qui ont obligé son Père à verser sur nous toutes sortes de bénédictions célestes. (Ephés, I, 3) Entre ces bénédictions, il n'y a point de doute que les sept dons du Saint-Esprit ne tiennent un des premiers rangs ; et, comme Notre-Seigneur en a été surabondamment rempli, et pour lui et pour nous, nous devons nous unir à lui pour les prendre de lui (Ibid. — Cette union s'accomplit surtout par la sainte communion : en recevant, par la communion, Jésus-Christ en nous, nous recevons aussi l'Esprit de Jésus-Christ). » — « C'est surtout dans les scènes de la Passion qu'il faut chercher l'humanité sainte du Dieu Sauveur, et nous y attacher par la contemplation. De ses plaies sacrées couleront sur nous, comme d'autant de sources fécondes, et les eaux de la grâce, et les dons de l'Esprit sanctificateur. Là, en effet, dit saint Bonaventure, on voit briller avec éclat, dans un foyer commun, la sagesse et l'intelligence, le conseil et la force, la science et la piété, et la crainte du Seigneur (P. Belot, p. 50. Lire, dans l'admirable ouvrage de saint Bonaventure intitulé : Aiguillon de l'amour divin, les chapitres VII, VIII et IX, qui traitent des rapports de la Passion avec les dons, les béatitudes et les fruits du Saint-Esprit.
La dévotion à Marie. « Marie a été, dès le premier instant de sa conception immaculée, enrichie des dons de l'Esprit-Saint. Elle a reçu ces dons sacrés, comme notre mère, pour nous les communiquer à nous-mêmes. Elle est la Mère du bel amour, de la divine connaissance et de la sainte espérance. Elles est pour nous la Mère de la grâce divine. C'est donc de cette tendre mère que nous devons les attendre, ces dons précieux ; c'est par elle que nous devons les demander (P. Belot, p. 236). »
Bannir de l'âme l'esprit du monde. « Les amateurs du monde ne sont point capables de tels dons, d'actes si parfaits, de rayons si lumineux ; car l'Esprit-Saint est donné lui-même au milieu de telles faveurs, et le monde ne peut recevoir cet Esprit de vérité, selon la parole du Seigneur. (S. Jean, XIV, 17) Et la raison qu'il en donne, c'est que le monde ne le voit point et ne le connaît point. L'intelligence des mondains n'est point apte à voir la lumière ; elle n'a point ces yeux invisibles par lesquels on peut contempler cet Esprit. Et la raison, c'est que, selon saint Paul, l'homme animal ne conçoit point les choses qui sont de l'Esprit de Dieu (I Cor., II, 14) ; car de tels hommes, dit le Psalmiste, ont résolu de tenir leurs yeux baissés vers la terre (Ps. XVI) (S. Bonaventure, liv. I, ch. V.). »
Pratiquer le recueillement intérieur. « Les rayons de ce divin soleil ne pénètreront pas les forces de notre âme, si celles-ci ne sont recueillies. Quelque pures que soient les eaux d'une rivière, les rayons lumineux ne peuvent les pénétrer, l'œil ne peut y rien distinguer, si elles sont agitées. Le Saint-Esprit ne parle pas dans le bruit ; il attend que l'on fasse silence pour faire entendre ses leçons. Et parlerait-il, d'ailleurs, comment une âme distraite, agitée, pourrait-elle prêter l'oreille à sa voix, et quel fruit pourrait-elle retirer de ses divins enseignements (P. Belot, p. 46. La vigilance sur nous-mêmes et l'usage des oraisons jaculatoires nous sont nécessaires pour garder le recueillement. L'amour du silence en est une autre condition ; mais sa source principale, c'est l'oraison. Un homme d'oraison ou un homme recueilli, c'est une seule et même chose : l'oraison n'est que l'exercice destiné à nous établir dans le recueillement. Le recueillement, c'est l'état habituel d'oraison ; et l'oraison, c'est l'acte, l'exercice quotidien du recueillement. (Mgr de Ségur, Le Chrétien vivant en Jésus, ch. VIII, 3.))
Les âmes terrestres, à mesure qu'elles se dilatent au-dehors par des désirs, resserrent de plus en plus l'entrée de leur cœur, et même la ferment quelquefois à l'Esprit divin. (Saint Grégoire)
« Que vous êtes heureux ! disait le jeune Décalogne à deux ou trois de ses camarades ; que vous êtes heureux ! Vous allez recevoir un sacrement qui vous donnera tant de facilité pour persévérer dans le bien et soutenir les bonnes résolutions que vous avez prises lors de votre première communion ! Que je voudrais être à votre place ! Pourquoi ce sacrement ne peut-il se réitérer ! car je savais à peine ce que je faisais lorsque je le reçus. Puisque le Saint-Esprit est Dieu, disait-il une autre fois à un de ses condisciples, il me semble qu'on ne doit pas se préparer avec moins de soin à recevoir la confirmation qu'à faire sa première communion. » Afin de réparer, en la manière qu'il pouvait, le manque de préparation qui avait précédé pour lui la confirmation, faute qui était du reste bien moins l'effet d'un manque de volonté que de la faiblesse de l'âge, il s'instruisit avec soin de tout ce qui a rapport à ce sacrement. Il en paraissait plus occupé que ceux qui se disposaient à le recevoir. Le jour de la confirmation, il s'approcha de la sainte table pour demander à Dieu de lui communiquer, comme à ses camarades, les précieux dons du Saint-Esprit, et la ferveur de ses désirs lui mérita d'en recevoir toute la plénitude. (Vie du jeune Décalogne)
(Les sept dons du Saint-Esprit)
Reportez-vous à Action du Saint-Esprit dans l'Église, Du Recueillement, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, De l'homme intérieur, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Du Saint-Esprit et de ses opérations en général : Ce qu'est le Saint-Esprit, sa mission temporelle, Prière pour demander au Saint-Esprit la victoire sur le respect humain, Promesse d'observer plus fidèlement à l'avenir les maximes de l'Évangile, Prière pour demander les douze fruits du Saint-Esprit, Prière pour demander la grâce de devenir parfait chrétien, Prière pour demander au Saint-Esprit l'abondance de ses grâces, Quelles résolutions prendre au jour de la Pentecôte ?, La Pentecôte : Quel est l'événement dont l'Église célèbre la mémoire en ce jour ?, Méditation pour le Samedi d'après la Pentecôte : Jésus sortant de la synagogue entra dans la maison de Simon, Méditation
pour le Vendredi d'après la Pentecôte : Jésus prêchant dans la
synagogue, voilà que des hommes apportent un paralytique dans son lit, Méditation
pour le Jeudi d'après la Pentecôte : Jésus ayant assemblé ses douze
Apôtres, leur donna une puissance et un empire sur tous les démons, Méditation
pour le Mercredi d'après la Pentecôte : Quiconque écoute mon Père et se
rend docile pour apprendre ce qu'il lui enseigne, vient à moi, Méditation pour le Mardi d'après la Pentecôte : Je suis la porte ; celui qui entrera par moi sera sauvé, Méditation
pour le Lundi d'après la Pentecôte : La lumière est venue dans le
monde, et les hommes ont mieux aimé les ténèbres que la lumière, Méditation pour le Dimanche de la Pentecôte : Le Saint-Esprit que mon Père enverra en mon nom, vous enseignera, Instruction sur le Saint-Esprit, Mission du Saint-Esprit, Instruction sur la Fête de la Pentecôte, Méditation sur la Fête de la Pentecôte : ils furent tous remplis du Saint-Esprit, Méditation pour la veille de la Pentecôte, Veille
de la Pentecôte : Je prierai mon Père, et il vous donnera, pour
demeurer éternellement avec vous, un autre consolateur, qui est l'Esprit
de vérité que le monde ne peut recevoir, Méditation pour le Jour de la Pentecôte, Preuves directes de la divinité du Saint-Esprit : noms, attributs et œuvres, Le Dogme de l'unité de Dieu et de la Sainte Trinité, Preuves directes de la Trinité et de la divinité du Saint-Esprit, Le Saint-Esprit dans l'Ancien Testament, promis et figuré, Le Saint-Esprit prédit, Le Saint-Esprit dans le Nouveau Testament, première création : La Sainte Vierge Marie, Seconde création du Saint-Esprit : Notre Seigneur Jésus-Christ, Troisième création du Saint-Esprit : l’Église, Méditation pour le Dimanche de la Sainte Trinité, Neuvaine préparatoire à la Fête de la Pentecôte : Prière pour demander les sept Dons du Saint-Esprit, Méditation pour le Mercredi après la Pentecôte, Méditation pour le Mardi après la Pentecôte, Méditation pour le Lundi de Pentecôte, XIe Dimanche après la Pentecôte : Réflexions pratiques, Accueillir le Saint Esprit de Dieu, Litanie du Saint-Esprit, Méditation pour la Fête de l'Ascension, Instruction sur la Fête de l'Ascension, Méditation pour le Jour de l'Ascension de Notre-Seigneur, Le Seigneur Jésus fut élevé dans le ciel, et il est maintenant assis à la droite de Dieu, Les Apôtres et les Disciples ayant adoré Jésus-Christ, s'en retournèrent remplis de joie à Jérusalem, Quand
le Consolateur que je vous enverrai de la part de mon Père, l'Esprit de
vérité qui procède de mon Père, sera venu, il rendra témoignage de moi, Et vous aussi, qui avez été dès le commencement en ma compagnie, vous rendrez témoignage de moi, Je vous ai dit toutes ces choses, afin que vous ne vous scandalisiez point, Un temps viendra où quiconque vous fera mourir, pensera faire un sacrifice à Dieu, Ils vous traiteront de la sorte, parce qu'ils ne connaîtront ni mon Père ni moi, Je vous ai dit ces choses, afin que lorsqu'elles arriveront, vous vous souveniez que je vous les ai prédites, Actes avant la Confirmation : Prière au Saint-Esprit et Acte de demande, Méditation que les enfants peuvent faire avant de recevoir le sacrement de la Confirmation au Jour de la Pentecôte et Prière pour demander ou pour renouveler en soi la grâce du sacrement de Confirmation.
dimanche 5 juin 2022
Moyens pour obtenir les sept dons du Saint-Esprit
dimanche 7 novembre 2021
Des sentiments que doit produire en nous la Méditation des souffrances de Jésus-Christ : et premièrement des sentiments de compassion qu'elle doit exciter dans nos cœurs
À l'attention des Catholiques qui ont banni de leur vie chrétienne, les sentiments et la compassion. Nulle véritable charité sans compassion...
La méthode que nous devons suivre dans la méditation des souffrances de J.-C. est la même que les Maîtres de la vie spirituelle nous prescrivent dans l'oraison. Ils ne veulent pas qu'on emploie entièrement le temps de l'oraison à parcourir tous les points de son sujet, mais qu'on s'y occupe principalement a réveiller la volonté par des mouvements affectueux, qui étant premièrement produits dans le cœur, aient ensuite leur effet dans toutes nos actions : c'est à cela, ajoutent.ils, qu'il faut particulièrement s'attacher dans l'oraison.
Il y a plusieurs sortes de sentiments affectueux, que la considération des souffrances du Fils de Dieu peut produire en nous, et dans lesquels nous pouvons nous entretenir avec fruit. On les réduit ordinairement à sept, dont le premier est la compassion : or, la compassion est proprement un vif sentiment des douleurs d'autrui, que l'on partage en quelque sorte avec celui que l'on voit souffrir.
Pour exciter en nous cette compassion, il sera bon de considérer l'excès des douleurs de J.-C. : parce que, selon le sentiment de tous les Théologiens, elles ont été plus grandes que toutes celles qu'aucun homme ait jamais souffertes, et qu'il puisse jamais souffrir en cette vie. C'est ce que Jérémie nous a exprimé par ces paroles : Ô vous tous qui passez par le chemin, regardez, et voyez s'il y a douleur semblable à la mienne ! Premièrement, il n'y a eu aucune partie du corps de J.-C. qui ait été exempt de douleur : Depuis la plante des pieds, dit Isaïe, jusqu'au sommet de la tête, il n'y a rien de sain en lui. Ses pieds et ses mains percées de gros clous, sa tête couronnée d'épines, son visage meurtri de soumets, tout son corps déchiré de coups, et tous ses os sortis de leurs jointures par l'extension violente de son corps sur la Croix, tout cela donne l'idée du supplice le plus cruel que l'on puisse imaginer.
Mais ce ne fut pas seulement en son corps qu'il souffrit, il souffrit aussi en son âme, et d'une façon incomparablement plus douloureuse : car, quoique la nature humaine fût hypostatiquement unie à la personne divine, il ne laissa pas de sentir l'horreur et l'ignominie de sa Passion, aussi vivement que s'il eût été un pur homme : ajoutez que, pour rendre sa douleur plus vive, il fut privé de toute consolation : et c'est ce qui lui fit dire sur la Croix : Mon Dieu, mon Dieu ? Pourquoi m'avez-vous abandonné ?
Mais quelques violentes qu'aient été en J.-C. les douleurs qui étaient communes à son corps, et à son âme, on peut dire que celles qui ont affligé immédiatement sa sainte âme, ont été excessives. Car, depuis le moment de sa Conception jusqu'à celui de sa Mort, il eut toujours présent à l'esprit tous les péchés qui avaient été commis depuis le commencement du monde, et tous ceux qui se commettraient jusqu'à la fin des siècles, toutes les souffrances et tous les affronts dont la seule pensée fut capable lui donner une sueur de sang, et de le jeter dans la plus cruelle agonie dans le jardin des Oliviers : en un mot, tout ce qu'il a souffert dans le cours de sa vie mortelle, il l'a toujours eu présent à l'esprit. Cela posé, ne pouvons-nous pas conclure que chaque jour de sa vie a été à son égard comme le jour de sa Passion ? Ajoutez que l'attente d'un mal dont on est menacé, est souvent plus fâcheuse à soutenir que le mal même : nous pouvons donc dire que toute sa vie a été une mer de douleur, dans laquelle sa sainte âme a été continuellement plongée, sans avoir la moindre interruption et le moindre relâche.
Quand on considère attentivement toutes les circonstances de ce douloureux mystère; quand on fait réflexion que celui qui souffre est le Fils de Dieu : qu'il souffre pour nous, et par un pur excès d'amour et de tendresse, il faudrait avoir le cœur plus froid que le marbre, plus dur que le diamant, plus insensible qu'un rocher, pour n'être pas touché d'un si étrange spectacle. « Eh quoi ! dit Saint Bernard, à la vue d'un Dieu souffrant, la terre tremble, les pierres se fendent, les sépulcres s'ouvrent, le voile du Temple se déchire, le soleil et la lune s'obscurcissent, toute la nature enfin donne des marques les plus éclatantes de sa douleur ; et nous serions les seuls à ne pas concevoir le moindre sentiment de compassion pour celui qui n'a souffert que pour nous ! Laissons toucher notre cœur, laissons-le pénétrer à la douleur, et ne soyons pas plus durs que les pierres, ni plus insensibles que les êtres qui sont privés de tout sentiment. »
(Abrégé de la Pratique de la Perfection Chrétienne)
Reportez-vous à Des sentiments de reconnaissance envers Dieu, Combien la Méditation des souffrances de Jésus-Christ est méritoire pour nous, et agréable à Dieu, Jésus crucifié est le Livre des Élus, Des fruits que porte Jésus crucifié, l'Arbre de vie, VIE CHRÉTIENNE : Dévotion envers la Passion de Jésus-Christ, Des Trésors infinis que nous possédons en JÉSUS-CHRIST, Sur Jésus-Christ et L'intérieur de Jésus-Christ.
mercredi 20 octobre 2021
Que l'Oraison est un puissant remède contre la tristesse
Suivant Cassien, c'est un excellent remède contre toute cause de tristesse, que d'avoir recours à l'oraison, d'élever sa pensée à Dieu, et de l'appliquer à l'espérance des biens éternels qui nous sont promis ; il ajoute que cet acte dissipe tous les nuages de l'esprit, et chasse le démon de la tristesse ; de même que le son de la harpe de David chassait le démon qui tourmentait Saül. L'Apôtre Saint Jacques nous propose le même remède dans son Épître Canonique, quand il dit : Si quelqu'un de vous est triste, qu'il prie. Le Prophète Royal nous marque aussi qu'il se servait du même secours : Mon âme, dit-il, rejetait toute sorte de consolation. J'ai songé à Dieu, et je me suis réjoui..... Vos ordonnances pleines de justice, Seigneur, étaient mes Cantiques de réjouissance dans le lieu de mon exil. Il ne faut bien souvent que l'entretien de nos amis pour dissiper notre chagrin, et pour nous donner du calme ; quelle consolation et quelle douceur ne devons-nous point espérer, à plus forte raison, de trouver dans un entretien avec Dieu ! ce n'est donc pas dans la conversation des hommes, ni dans la lecture des Auteurs profanes, ni dans les concerts de musique, ni dans les autres divertissements du siècle, qu'un vrai Chrétien doit chercher du soulagement et du secours contre les atteintes de la tristesse ; il n'en doit espérer qu'au pied de la croix de Jésus-Christ, en le priant avec ferveur : c'est là qu'il trouvera infailliblement de la consolation et de la joie. Saint Augustin expliquant ces paroles du Psalmiste : Vous avez mis la joie dans mon cœur : « Ce n'est donc pas au-dehors, dit-il, qu'il faut chercher cette joie ; c'est dans l'homme intérieur, c'est au-dedans de soi-même, c'est dans cette retraite de cœur, qui est consacrée à la méditation et à la prière. »
(Abrégé de la Pratique de la Perfection Chrétienne)
Reportez-vous à De la Tristesse que cause la tiédeur au service de Dieu ; et de la joie que donne la bonne conscience, Des causes de la Tristesse, et des remèdes qu'on doit lui opposer, Que les fautes légères où l'on tombe ne doivent pas faire perdre la joie du cœur, Raisons qui nous obligent à servir Dieu avec joie, Comment Saint François voulait que le Serviteur de Dieu montrât toujours un visage joyeux, Des maux réels et considérables que cause la Tristesse, Méditation sur la tristesse, Méditation sur deux sortes de tristesse, et De la réformation de la tristesse.
mercredi 13 octobre 2021
Des maux réels et considérables que cause la Tristesse
« Chassez la tristesse loin de vous, dit le Sage, car elle a fait mourir beaucoup de gens, et elle n'est bonne à rien. » Cassien, dans un Traité particulier qu'il a composé sur la tristesse, remarque que cette affection de l'âme est un mal qu'il n'est pas moins dangereux et moins difficile à guérir que les autres infirmités spirituelles : et il prouve, par l'autorité même de l'Écriture Sainte, les fâcheux effets qu'elle produit. « Gardez-vous, dit-il, de la tristesse, et ne lui donnez aucune entrée en votre âme : car si elle s'empare une fois de votre cœur, elle lui fera perdre bientôt le goût de l'oraison et des lectures spirituelles : elle fera que vous trouverez trop long le temps que vous y employez ordinairement, et que par la suite vous l'abrégerez : elle sera même quelquefois cause que vous abandonnerez entièrement l'un et l'autre exercice : enfin, elle répandra tant d'ennui et tant de dégoût sur tous vos exercices spirituels, qu'il vous sera impossible de n'en être pas rebuté. Le Prophète Royal exprime bien ces effets, ajoute Cassien, dans ces courtes paroles : Mon âme s'est endormie d'ennui.
Il ne dit pas que son corps s'est assoupie, il dit que son âme s'est endormie : parce qu'en effet la tristesse et la langueur spirituelle causent à l'âme tant d'ennui et tant de dégoût pour tous les exercices spirituels et pour toutes les œuvres de piété, qu'elle tombe dans une espèce d'assoupissement, qui la rend incapable de faire aucun bien. Ce dégoût va même quelquefois si loin, qu'on se sent choqué de la ferveur qu'on aperçoit dans les autres, et qu'on fait tous ses efforts pour les en détourner. La tristesse produit encore un autre mal, dit le même Cassien : elle nous inspire de l'aigreur et de la dureté pour nos frères. »
Saint Grégoire dit que la tristesse nous porte aisément à la colère. En effet, n'éprouvons-nous pas tous les jours que quand nous nous laissons aller à cette mélancolie, tout nous devient à charge, tout nous blesse et tout nous irrite ? Cette disposition rend l'homme impatient, soupçonneux et intraitable : quelquefois même elle lui trouble l'esprit, au point qu'il semble qu'elle lui ait ôté le jugement, suivant ces paroles du Sage : qu'où il y a de l'amertume de cœur et de la tristesse, il n'y a point de raison. Aussi éprouvons-nous souvent que quand on est attaqué de cette malheureuse passion, on sent des craintes, on connaît des défiances, on est exposé à des imaginations si déraisonnables, que ceux avec qui nous vivons, et qui jouissent de leur bon sens, ne les peuvent regarder que comme des égarements d'esprit. Il arrive encore que des personnes d'ailleurs d'un grand mérite et d'un grand savoir, s'abandonnent quelquefois à cette humeur noire et mélancolique, jusqu'à pleurer sans sujet, et avec autant de faiblesse que des enfants : que lorsqu'elles ont assez de présence d'esprit pour s'apercevoir de cette disposition, elles ont soin de s'enfermer dans leur chambre, pour y pleurer seules et en liberté, et ne se pas faire tort à elles-mêmes, en se montrant publiquement en cet état.
Si vous voulez savoir à fond, dit Cassien, les mauvais effets que la tristesse produit dans le cœur, le Saint-Esprit vous l'apprendra par ces paroles du Sage : « De même que les vers rongent les habits et le bois où ils s'attachent, de même la tristesse ronge le cœur de l'homme. »
La tristesse enfin produit tant de maux que le Sage assure qu'elle est la plus grande de toutes les plaies, et qu'elle conduit promptement à la mort : elle conduit même à la mort éternelle de l'enfer, ajoute S. Augustin.
(Abrégé de la Pratique de la Perfection Chrétienne)
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samedi 2 octobre 2021
De l'amour que les Saints Anges portent aux hommes
I. POINT. Adorez l'amour immense et tout-à-fait excessif de Dieu pour les hommes ; amour qui l'a porté jusqu'à se rendre semblable à eux. La bonté de Dieu notre Sauveur et sa tendresse, dit Saint Paul, a paru en nous sauvant par sa miséricorde. Apparuit bonitas et humanitas Salvatoris nostri Dei. (Tit. 3, 4) Remarquez ce terme, humanitas. Le mot qui est employé dans le grec, veut dire : Amour de l'homme, Philantropia. S'il y avait quelque créature à qui Dieu a dû vouloir plus de bien, c'est sans contredit à l'Ange ; mais il s'en faut bien qu'il ait été si favorisé. Il n'a jamais épousé la nature angélique ; mais il a voulu descendre de la race d'Abraham, Nusquam Angelos apprehendit, sed semen Abraha (Tim. 3, 16). Grand Mystère ! s'écrie encore saint Paul ; Mystère d'amour qui s'est manifesté dans la chair. Le Fils de Dieu ne s'est point fait Ange pour sauver l'Ange rebelle, il s'est fait homme pour sauver l'homme pécheur. Ne lui demandez donc point, pourquoi il a choisi un tel moyen. Demandez-lui plutôt, pourquoi il nous a tant aimé ? Et pour vous instruire encore du motif d'un tel amour, demandez-le à son amour même. Il aime ainsi, parce qu'il a voulu ainsi aimer. Votre charité, ô mon Dieu, surpasse toute intelligence, et même celle des Anges ; Et si ceux-ci ne sont pas capables de la pénétrer et de la connaître, combien moins les hommes pourraient-ils s'en expliquer ? C'est par un mouvement d'amour que vous vous êtes donné à nous, que vous êtes descendu du Ciel en terre, que vous vous êtes incarné et devenu semblable à nous. Je ne suis plus surpris que l'amour des Anges pour l'homme soit si grand. Ils vous imitent, ô amour éternel, et tiennent à honneur d'aimer ceux que vous avez aimé le premier. Aussi c'est d'eux que le dévot saint Bernard a dit, « que l'on rencontre en eux, non seulement une grandeur qui donne de l'admiration, mais aussi une bonté et une condescendance tout-à-fait aimable (Serm. I. in. fest. S. Michaëlis). » Exilés que nous sommes dans une terre étrangère, obligés encore à gémir sur le bord des fleuves de Babylone, succombant sous le poids de nos misères et de nos faiblesses, c'est un grand sujet de consolation pour nous de trouver dans les saints Anges une amitié et une protection puissante auprès de vous, ô mon Dieu. C'est ce qui nous console dans la considération de notre bassesse ; et ce qui nous engage à vous louer aujourd'hui, à vous bénir mille et mille fois de nous avoir pourvus de protecteurs et d'amis si puissants, si fidèles, et si pleins de charité pour nous.
II. POINT. Nous devons nous convaincre que nous avons dans les saints Anges des amis et des protecteurs, 1. Fidèles. 2. Puissants. 3. Prudents. C'est la pensée du dévot saint Bernard (In Ps. Qui habitat).
I. Il est dans le monde peu de véritables amis, et dans le petit nombre de véritables qu'on y rencontre, il en est encore moins qui réunissent en leurs personnes les trois caractères qu'on trouve dans les Saints Anges. La fidélité ne renferme pas toujours la puissance, ni tel qui est puissant, n'est pas toujours assez prudent pour rendre service à propos ; il n'en est pas ainsi des Saints Anges. Il est vrai que si l'amour vient de la ressemblance et de l'union qui se trouve entre celui qui aime et l'objet aimé, il y aurait grande raison de douter que ces Esprits eussent aucune inclination pour nous qui leur sommes si dissemblables ; c'est aussi ce qui fait voir la grandeur de leur amour pour l'homme.
Ils en sont les fidèles amis. Les Écritures Saintes en font foi ; et nous en conviendrons, si nous considérons en eux les traits d'une véritable amitié.
1. Les amis sont toujours prêts à faire du bien à leurs amis : les Anges ne cessent d'obliger ceux qu'ils aiment. Un Ange éveilla le Prophète Élie, et lui donna du rafraîchissement. Un autre préserva Daniel de la fureur des lions. Un troisième retint le bras d'Abraham, lorsqu'il allait sacrifier son fils Isaac. Ils ont traité les plaies des Martyrs dans leur prison, et même ils les en ont tirés (Saint Paulin le rapporte dans son Poème de la vie de Saint Felix de Nole). Ils se sont faits les compagnons des voyageurs. Ils ont visité familièrement ceux qui leur étaient dévots. Quelquefois ils les ont avertis de ce qui les intéressait ; ils en ont corrigé d'autres de leurs fautes et les ont aidés à s'en relever. Les histoires saintes sont remplies de faits qui ne permettent pas de douter du bien qu'ils veulent et qu'ils font aux hommes.
2. Les amis félicitent ceux qu'ils aiment, de tout ce qui leur arrive de bien. Voyez la joie des Anges sur la conversion d'un pécheur ; leur empressement à donner aux pasteurs la nouvelle de la naissance du Messie. Les Anges firent les funérailles de Lazare. Les larmes des pénitents, dit Saint Bernard, font les délices des Anges. Qui l'aurait jamais cru, si le Fils de Dieu ne nous en avait assuré lui-même dans l’Évangile, que la conversion d'un pécheur remplit le Ciel d'allégresse, et causât un surcroit de joie à tous ces bienheureux Esprits. N'est-ce pas là une marque bien expresse qu'ils nous aiment ? Et s'ils ont tant d'amour pour un pécheur pénitent, quelle doit être leur charité envers les âmes justes ?
3. Les amis prennent part à leurs disgrâces mutuelles ainsi un Ange vint consoler les saintes Femmes au tombeau du Sauveur, tristes qu'elles étaient de sa perte. L'Archange Raphaël dit au Père de Tobie, affligé de son aveuglement : Soyez dans la joie, vous serez bientôt guéri (Tob. I. 12-13). Dans l'adversité, comme dans la prospérité ils ne nous abandonnent jamais.
4. Les amis ne sont point jaloux du bien de leurs amis, et les Anges pareillement sont insatiables de faire du bien aux hommes. Ils sont comme Jonathas qui était bien aise que David, tant il l'aimait, régnât après son père Saül (I. Reg. 23, 17). Vous serez Roi, et je serai après vous. Ils sont bien aises que nous soyons aussi élevés en gloire qu'eux, et ce désir fait qu'ils nous inspirent, qu'ils nous pressent d'avancer pour parvenir à leur béatitude. Que si les Anges ont quelque sorte de jalousie, c'est un trait de leur amitié. L'Ange des Israélites saintement jaloux pour le Peuple de Dieu, fit tout son possible pour empêcher son plus long séjour parmi les Perses, de peur qu'ils ne fussent pervertis et portés à l'idolâtrie (Dan. 10). L'Ange de Perse, au contraire, faisait de son côté ce qu'il pouvait, afin que le Peuple de Dieu ne sortît point du Royaume, qu'il avait en garde, pour l'amener peu à peu à la connaissance du vrai Dieu. L'Ange tutélaire des Grecs était dans la même sollicitude pour ceux de Macedoine.
Enfin, tous ces Anges qui ont apparu aux hommes en forme humaine, tant dans l'ancien que dans le Nouveau Testament ; que prétendaient-ils, que de se rendre plus familiers et plus semblables à eux pour leur marquer plus d'amitié ?
Concluons, que les saints Anges sont fidèles, non-seulement aux ordres de Dieu, et à leurs devoirs, mais aussi envers nous. Voyez-les dans les Psaumes tourner tout autour de nous pour notre bien, avec plus d'attention que le démon pour notre mal. Vouez-les courir çà et là, comme le dit Zacharie, et faire le tour de la terre, pour y mettre tout en paix et dans le devoir (Zach. I, 10).
Enfin, saint Hilaire expliquant en plusieurs endroits quelles sont les montagnes dont il est parlé dans les Psaumes, qui servent de remparts au Juste, pour le mettre à couvert de ses ennemis, et d'où le Prophète Royal attendait du secours, en disant : J'ai élevé mes yeux vers les montagnes ; il les entend du ministère des Anges qui nous gardent, qui nous servent de défense, et qui sont toujours empressés à nous frayer par leurs bienfaits le chemin du Ciel.
En effet, depuis que les SS. Anges ont vu que Dieu avait aimé l'homme jusqu'au point de donner pour lui son Fils unique, jusqu'à le rendre participant de sa grâce et de son adoption, et par là même, capable de jouir un jour de sa gloire, cet excès de charité les a tellement touchés, qu'ils ont considéré les hommes comme leurs frères ; et ils ont crû que le même amour qu'ils avoient pour Dieu, les obligeait d'aimer cordialement ceux que le Père des miséricordes aime et reconnaît pour ses enfants.
Le même Prophète promet à Jésus fils de Josedech, sept yeux, ou sept Anges qui lui serviront de conseil et de protection (Zach. 3, 9).
Affections. Ô Merveille de la bonté de Dieu, et prodige d'amitié de la part des Anges bienheureux ! Qu'ils nous aiment comme leurs frères dans l'adoption du Père céleste, comme étant commis à leurs soins, rachetés du sang de leur Souverain, appelés au même héritage ; cela est digne de leur fidélité : mais qu'ils nous aiment avec passion, avec une si grande recherche de notre amitié, avec tant d'ardeur pour nos véritables intérêts, comme s'ils étaient des amants passionnés : qu'il n'y ait point de trait dans l'école du véritable amour, qu'on ne remarque en eux, excepté de mourir pour l'objet aimé, parce qu'ils ne le peuvent, c'est, ô mon Dieu, ce que je ne puis comprendre.
Ô Chrétiens, aimez les Anges, ce sont des amis fidèles par excellence, ce sont des frères tout remplis d'amour ; aimez-les en particulier, ô hommes apostoliques ; ce sont les envoyés du Ciel, qui aiment les âmes pour qui vous travaillez ; ne cessez jamais d'aimer ceux qui ne se lassent jamais de vous combler de biens.
II. Les saints Anges sont des amis puissants, Potentes sunt. Les favoris d'un Prince sont toujours puissants. Ils n'ont qu'à se présenter, et ils obtiennent tout ce qu'ils demandent. Or, qui peut douter que les saints Anges ne soient les favoris du Roi des Rois. Si on les considère en général, quelle multitude d'Intercesseurs ! Quels médiateurs plus puissants toujours disposés à nous assister ! Si nous les considérons en particulier, ce sont autant de sincères amis, qui, comme Berzellaï cet ami de David (2 Reg. 17, 27), n'ont jamais manqué de fidélité à leur Roi. Et ainsi ils ne sont jamais mieux venus, que quand ils prient, parce que dans la Cour du Roi du Ciel, l'abondance de tous les véritables biens y est telle, qu'elle ne peut jamais être épuisée.
Or, pour comprendre quelque chose de leur force, il n'est pas besoin de recourir à celle qu'ils ont de porter le monde, comme il est dit dans Job ; voyez avec quel air de grandeur et de supériorité, symbole de leur puissance, l'Écriture nous les représente. Au paradis terrestre on voit un Ange, qui, avec une épée de feu en défend l'entrée à Adam et à toute sa postérité. À la tente d'Abraham, on en voit trois qui représentant la Sainte Trinité, reçoivent les hommages de ce Patriarche. Dans l'Égypte, on en aperçoit un, qui d'un bras vengeur, fait mourir tous les premiers nés sans épargner celui du Roi. Au passage de la mer rouge, un qui divise cette prodigieuse quantité d'eau, et qui après avoir marché à la tête des Israélites, vient se remettre derrière pour abîmer les Égyptiens. Au camp de Sennacherib, on en voit un qui en une nuit frappe de mort cent quatre-vingt-cinq mille hommes, soldats de ce Prince. À la fournaise de Babylone, un qui se mettant au milieu du feu en surprend toute la chaleur pour y faire trouver aux trois enfants de la fraîcheur. Au jardin des Olives, le dirai-je, on en voit un qui fortifie JÉSUS-CHRIST agonisant. N'est-ce pas un Ange, qui à la fin des siècles, en sonnant de la trompette réveillera tous les morts pour aller paraître au Jugement ? Ne seront-ce pas les Anges qui sépareront alors les méchants du milieu des bons, et chasseront du Royaume de Dieu tous les scandales et tous ceux qui auront commis l'iniquité ? Quelle force et quel pouvoir dans les Anges ! Mais leur puissance auprès de Dieu dans la gloire dont ils jouissent, est encore plus grande. Rien ne peut l'arrêter dans l'empressement qu'ils ont de nous marquer leur bonté, que l'ordre de Dieu, ou notre propre malice ; car qu'est-ce que toute la force du démon, au prix de la leur ? Dieu, loin de se plaire à limiter leur pouvoir, est ravi de le leur voir déployer contre ses ennemis, et en faveur de ses serviteurs. Les mauvais Anges, dit saint Augustin, sont arrêtés par sa puissance ; mais pour les bons, il les emploie à tout le bien qu'il nous veut lui-même. Que veut dire, demande S. Chrysostome, que les Anges voient toujours la face du Père ? c'est, sans doute, pour marquer leur confiance à demander pour nous, et les égards de Dieu pour tout ce qu'ils demandent.
Quelque chose donc que nous demandions nous-mêmes aux saints Anges, soit la grâce d'une véritable pénitence, soit la force et le courage pour persévérer dans le bien, et résister aux tentations de l'ennemi. Ou bien, si nous voulons obtenir le don d'Oraison, le souvenir de la présence de Dieu, des grâces pour nos frères et pour toute l'Église en général, ces charitables Intercesseurs s'emploieront avec affection et efficacement pour nous, s'il est expédient pour la gloire de Dieu. L'Oraison, dit Grenade (Tr. de l'Oraison), est le lieu où les Anges se trouvent avec plus de plaisir pour nous aider à prier, pour offrir nos vœux à Dieu, et pour écarter de nous ce qui peut troubler ce religieux silence que nous avons dessein de garder devant Dieu. C'est pourquoi l'époux dit dans les Cantiques : Je vous conjure, filles de Jérusalem, par les chevreuils qui bondissent sur les montagnes, et par les cerfs qui courent dans les champs, de ne point interrompre le repos de ma bien-aimée (Cant. 3), pour nous montrer que c'est là que l'Époux impose silence, non seulement aux démons, mais à toutes les créatures ; et qu'il emploie même pour cela le ministère des saints Anges qui ont quelque rapport, comme remarque saint Bernard, avec ces animaux nommés dans le Cantique, tant à cause de la subtilité de leur vue que de la facilité et de la promptitude avec laquelle ils pénètrent les choses de Dieu.
III. Il est vrai que si les saints Anges ne nous accordent pas tout ce que nous désirons, c'est qu'ils sont aussi sages que fidèles et puissants. Prudentes sunt. Comme les pères et les mères ne donnent pas tout à leurs enfants, ni les précepteurs à leurs disciples, tout ce qu'ils voudraient : ainsi les Anges attendent le signe de notre commun Maître, dit saint Ambroise (S. Ambr. in Ps. 37. tom.2). Il y a temps et lieu pour tout, même par rapport à ce que Dieu veut qu'ils nous accordent. Il serait dangereux d'ailleurs de s'attendre à des visites angéliques. Les Ministres du Seigneur sont des Anges visibles qui nous doivent tenir la place, non-seulement des Anges, mais de JÉSUS-CHRIST même.
Affections. Ô bienheureux Esprits, on vous représente avec des ailes, pour exprimer votre agilité ; mais la charité vous en donne de plus fortes pour aider les misérables. Vous volez du Ciel en terre, et de la terre au Ciel, pour nous donner des marques d'une amitié sans borne. Si nous sommes en prison, vous y demeurez avec nous. Si nous sommes chargés de fers, ou vous les brisez, ou vous les portez avec nous ; vous êtes tout œil pour nous regarder, tout cœur pour nous aimer, tout main pour nous défendre, tout pied pour nous chercher. Vous méritez de porter la qualité d'amis fidèles, puissants et prudents. Faites-nous ressentir les effets de votre tendresse, tandis que nous nous appliquerons à nous en rendre dignes.
III. POINT. Résolutions. À l'exemple des saints Anges, soyons amis fidèles, à l'égard de Dieu et à l'égard de nos frères, surtout quand nous aurons reconnu qu'ils sont eux-mêmes fidèles à Dieu. Craignons donc d'offenser Dieu, et de scandaliser en rien notre prochain.
2. Aimons notre prochain d'une amitié sincère, sans intérêt, sans flatterie. La charité haït le mal dans ceux mêmes qu'elle aime. Loin de les justifier, elle ne s'attache qu'à ce qu'il y a de bien en eux, et elle l'aime partout où il se trouve. La charité traite en frères les plus inconnus, comme enfants du même Père céleste, et membres du même corps. elle est aussi respectueuse et exempte des légèretés et des familiarités basses et mondaines, parce qu'elle est Sainte.
3. Persuadés du pouvoir des Anges, recommandons-leur les affaires les plus difficiles et les plus épineuses. Nous verrons bientôt ce qu'ils peuvent auprès de Dieu.
4. Dans la recherche des moyens pour réussir dans les choses qui regardent Dieu et le salut du prochain, usons toujours de prudence ; mais confions-nous toujours plus dans les moyens surnaturels, que dans ceux que suggère la fausse prudence du siècle. La prudence de la chair est mort. La sagesse de la chair est ennemie de Dieu (Rom. 8. 6 et 7).
5. Ayez dévotion aux Anges Gardiens de vos amis et même à ceux de vos ennemis, ils vous rendront en bien des rencontres de très-grandes assistances. Demandez-leur qu'ils vous dirigent dans le choix que vous avez à faire de ceux que vous devez fréquenter. Les démons travaillent à lier de mauvaises amitiés, et les bons Anges à les rompre.
(La dévotion aux Saints Anges, particulièrement aux Anges Gardiens, réduite en méditations)
Reportez-vous à Michael ? sens de ce mot, titre de gloire pour celui qui l'a prononcé, Les Anges dans l'épreuve, Le combat de Saint Michel contre Satan continue sur terre, Quelles sont les plus célèbres apparitions des Anges dans l'Ancien Testament ?, L'Ange à la garde duquel nous sommes confiés, Quels sont les plus excellents parmi les chœurs des Anges ?, Les saints Anges sont-ils bien nombreux ?, Sous quels traits les saintes Écritures nous représentent-elles les saints Anges ?, Prière à saint Michel Archange, Du culte et de la vénération qui est due à l'Archange Saint Michel, Méditation pour la Fête de Saint Michel et de tous les saints Anges, Neuvaine à Saint Michel, Du combat des bons Anges contre les mauvais, Méditation pour la Fête des Saints Anges Gardiens, Pieuses invocations à l'Ange Gardien, Litanie de Saint Michel Archange, Puissance de Saint Michel au jugement dernier, Secours de Saint Michel à l'heure de la mort, Chapelet à Saint Michel Archange, Litanie de Saint Gabriel Archange, Prière à Saint Gabriel Archange, Avoir
une grande dévotion à saint Michel, à saint Gabriel, à saint Raphaël,
et aux autres quatre Anges qui sont auprès du trône de Dieu, Prière à Saint Raphaël Archange, Litanie de Saint Raphaël Archange, Neuvaine à l'Archange Raphaël, Méditation pour la Fête de Saint Raphaël Archange, Lecture
du livre de Tobie (12, 7-15) : S'il est bon de tenir cachés les secrets
des rois, c'est un honneur que de faire connaître et proclamer les
œuvres de Dieu, Méditation pour le 3 Septembre, Saint Raphaël conduisant le jeune Tobie, Manière dont les Anges Gardiens s'acquittent de leurs fonctions envers les hommes, Les Saints Anges, fidèles Gardiens des Temples, Les saints Anges Gardiens montrent le chemin du salut, Apprenez de votre bon Ange la science du salut, De la Dévotion aux saints Anges et de l'esprit d'une Association en leur honneur, C'est en tout temps qu'on a invoqué dans l'Église les Anges et les Martyrs, De l'Excellence de la nature Angélique, La grâce des hommes, quoique inférieure à celle des Anges, a des avantages qui la relèvent infiniment, De la principale occupation des Anges, qui est de louer Dieu, et de leur Nombre, Saint Raphaël, Modèle de l'Ange gardien préposé à la garde de chaque homme, Confiance de Saint Jean-François Régis en la protection de son Ange gardien, Du grand Amour du Père Surin pour les Saints Anges, dans l'union avec notre Seigneur Jésus-Christ, VIE CHRÉTIENNE : Dévotion envers les saints Anges, saint Joseph et les autres Saints ; Voyage de piété, Sermon
du Saint Curé d'Ars pour la Fête des Saints Anges Gardiens : Les anges
de ces petits enfants voient sans cesse la face de mon Père céleste, Méditation pour le 2 septembre, Sur les Saints Anges Gardiens, Des exercices de piété, par le R.-P. Jean-Joseph Surin : Quels exercices de piété prescrivez-vous à l'honneur des Anges ?, Méditation pour le 1er septembre, Les Saints Anges Gardiens, Consécration à tous les Saints Anges, Prières à tous les Saints Anges, Oraison aux neuf Chœurs des saints Anges, Travailler à la conversion des âmes et à leur soulagement dans les flammes du Purgatoire, en l'honneur des saints Anges, Pratiquer quelque vertu, ou s'abstenir de quelque vice en l'honneur des Saints Anges, Avoir une grande confiance en la protection des saints Anges, et recourir à eux en tous ses besoins corporels et spirituels, Autres pratiques pour honorer plus spécialement les saints Anges, et célébrer les fêtes avec tous les respects possibles, Faire des neuvaines en l'honneur des neuf Chœurs des Anges, Chapelet du Saint Ange gardien, Converser intérieurement avec les saints Anges, Jésus crucifié est le Livre des Élus, La réalité des apparitions angéliques, Avoir une dévotion singulière aux Anges, Archanges et Principautés, Honorer principalement les Puissances, les Vertus et les Dominations, Avoir de profonds respects, et des amours extraordinaires pour les Trônes, les Chérubins et les Séraphins, La protection des saints Anges contre les démons, particulièrement au sujet de leurs différentes tentations, Litanies de l'Ange Gardien, Et Michel et ses anges combattaient contre le Dragon, La puissance des démons réglée par la sagesse divine, Discernement des esprits : ce qu'on entend par esprits, combien on en compte et comment ils se forment, Tous les hommes sont assistés des Saints Anges, Les Saints Anges nous assistent dans les choses temporelles, Les perfections admirables de ces sublimes intelligences, Les Saints Anges font tout ce qui peut se faire pour le bien des hommes, Litanie aux Saints Anges Gardiens, Discernement des esprits, et Les Anges, princes et gouverneurs de la grande cité du bien.
samedi 21 août 2021
Il est difficile, sans l'observation du Silence, de devenir homme d'oraison
Le silence ne nous sert pas seulement à apprendre comment nous devons parler aux hommes, il nous sert aussi à apprendre à converser avec Dieu, à nous rendre hommes d'oraison. Saint Diadoque (Saint Diadochus, Évêque de Phatique en Illyrie, vers l'année 460 : on a un Traité de lui de la Perfection Spirituelle), en parlant du silence, dit que c'est une chose si excellente, qu'elle enfante toutes les saintes pensées. Si vous voulez donc être homme d'oraison, si vous voulez converser familièrement avec Dieu, si vous voulez n'avoir jamais que de saintes pensées, et vous rendre attentif aux inspirations du Ciel, gardez le silence, et tenez-vous dans un parfait recueillement. Car, ainsi qu'un grand bruit nous empêche d'entendre ce qu'on nous dit quand on nous parle, de même le bruit des paroles inutiles, et le tumulte des choses du monde, nous empêchent d'entendre les inspirations divines, et de discerner ce qu'elles demandent de nous. Dieu veut être en particulier avec l'âme, pour s'entretenir avec elle : Je la mènerai, dit-il, dans la solitude, et là je parlerai à son cœur : là je lui ferai sucer le lait des douceurs et des consolations spirituelles.
Comme Dieu n'a point de corps, dit Saint Bernard, et que c'est un pur esprit, c'est la retraite de l'esprit qu'il nous demande, non pas celle du corps. Car de quoi peut servir, dit Saint Grégoire, la retraite du corps sans celle de l'âme ? Ce que le Seigneur veut de vous, c'est que vous vous fassiez une solitude au-dedans de votre cœur, pour vous entretenir avec lui, et pour qu'il puisse se plaire à s'entretenir avec vous. Si vous renonciez aux conversations inutiles, dit Thomas à Kempis, si vous n'alliez plus sans nécessité de côté et d'autre, et si vous n'aviez plus cette vaine curiosité des affaires du monde, il vous resterait assez de temps pour l'employer à de saintes pensées ; mais si vous aimez trop à parler, si vous laissez continuellement dissiper votre cœur à tous les objets qui frappent vos sens, ne vous étonnez pas que le temps vous manque toujours, et que vous n'en ayiez pas même assez pour vos exercices ordinaires.
(Abrégé de la Pratique de la Perfection Chrétienne)
Reportez-vous à Le Silence est un moyen efficace pour acquérir la Perfection, Du Silence : Ses avantages et son utilité, Du Silence, par Saint Vincent Ferrier, De la conversation, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Le Purgatoire des paroles inconvenantes, Méditation sur les discours immodestes, Méditation sur les péchés de la langue, VIE CHRÉTIENNE : Repas, Récréations, Conversations et Visites, Qu'il ne sorte aucun mauvais discours de votre bouche, Qu'il faut s'abstenir de toutes paroles de raillerie, et éviter toute contestation avec le prochain, Parle, Seigneur, ton serviteur écoute !, et Qu'il est très-utile d'ajouter quelques pénitences à l'examen particulier.
vendredi 20 août 2021
ABRÉGÉ DU CATÉCHISME DE PERSÉVÉRANCE, DEUXIÈME PARTIE, Leçon XXIX : Premier moyen d'obtenir la grâce, la prière
ABRÉGÉ DU CATÉCHISME DE PERSÉVÉRANCE
DEUXIÈME PARTIE
Contenant l'histoire et l'explication de la Religion
depuis la Naissance du Messie jusqu'à son Ascension
XXIXe LEÇON
DE NOTRE UNION AVEC NOTRE-SEIGNEUR,
LE NOUVEL ADAM, PAR L'ESPÉRANCE.
PREMIER MOYEN D'OBTENIR LA GRÂCE,
LA PRIÈRE.
Q. Qu'est-ce que la prière ?
R. La prière est une élévation de l'âme à Dieu pour lui rendre nos hommages et lui exposer nos besoins.
Q. Pourquoi est-il nécessaire de prier ?
R. Il est nécessaire de prier parce que nous sommes obligés de rendre à Dieu nos hommages, et que Notre-Seigneur et l'Église nous commandent de prier.
Q. Quand faut-il prier ?
R. Sous peine de péché, il faut prier de temps en temps et toutes les fois que cela est nécessaire pour nous entretenir dans la vertu : mais il convient de prier le matin, à midi, le soir, avant et après les repas, et avant nos principales actions.
Q. Où faut-il prier ?
R. On peut prier partout ; mais il vaut mieux prier dans un lieu éloigné du bruit, et surtout à l'église.
Q. Pour qui faut-il prier ?
R. Il faut prier pour toute l'Église, pour les vivants et les morts, et aussi pour ceux qui sont hors de l'Église.
Q. Pourquoi faut-il prier ?
R. Il faut prier pour obtenir tout ce qui nous est nécessaire soit pour le corps, soit pour l'âme, afin d'arriver à notre fin dernière, qui est le ciel.
Q. Comment faut-il prier ?
R. Il faut prier avec modestie, avec foi, avec humilité, avec confiance et persévérance.
Q, Quels sont les effets de la prière ?
R. Les effets de la prière sont au nombre de trois : le mérite, la satisfaction et l'impétration, qui sont toujours obtenus quand la prière est faite dans les dispositions convenables.
Q. Combien y a-t-il de sortes de prières ?
R. Il y a deux sortes de prières : la prière mentale ou la méditation, et la prière vocale.
Q. En quoi consiste la méditation ?
À. La méditation consiste à réfléchir sur une vérité du salut, afin d'y conformer sa conduite ; la méditation est nécessaire, parce qu'on ne peut se sauver sans y penser ; elle est facile, parce qu'il suffit d'aimer pour la bien faire, attendu qu'on pense facilement à ce qu'on aime.
Q. De quoi se compose la méditation ?
R. La méditation se compose de trois parties : la première, c'est la préparation, qui comprend un acte de foi à la présence de Dieu, un acte d'humilité et de contrition, suivi d'une invocation au Saint-Esprit pour lui demander ses lumières.
Q. Quelle est la seconde ?
R. La seconde, c'est la méditation proprement dite, qui consiste à considérer attentivement une vérité de la foi, un devoir, une vertu, à examiner ce que Notre-Seigneur et les Saints nous ont enseigné et comment ils l'ont pratiqué ; après quoi on se compare avec eux, en prenant la résolution de se réformer et de les imiter plus fidèlement.
Q. Quelle est la troisième ?
R. La troisième est la conclusion, qui se compose d'un acte de remerciement et d'offrande, et d'une courte prière pour recommander à Dieu les résolutions qu'on a prises, ainsi que les besoins de l'Église et des âmes du purgatoire.
Q. Qu'est-ce que la prière vocale ?
R. La prière vocale est celle qui se fait en prononçant des paroles ; elle nous est nécessaire comme la prière mentale, et demande les mêmes dispositions.
Q. Comment se divise la prière vocale ?
R. La prière vocale se divise en prière publique et en prière particulière.
Q. Qu'est-ce que la prière publique ?
R. La prière publique est celle qui se fait par les ministres de l'Église au nom de tout le peuple fidèle. Le saint sacrifice de la Messe et l'office divin sont les plus excellentes des prières publiques (il en sera parlé dans la quatrième partie du Catéchisme).
Q. Qu'est-ce que la prière particulière ?
R. La prière particulière est celle que nous faisons en particulier ou avec d'autres en notre nom personnel, pour nous ou pour nos frères.
Q. Qu'entendez-vous par les oraisons jaculatoires ?
R. On entend par oraisons jaculatoires de courtes et ferventes prières qu'on peut faire, même en travaillant, et dont l'usage est très recommandé par les Saints.
Je prends la résolution d'aimer Dieu par-dessus toute chose, et mon prochain comme moi-même pour l'amour de Dieu ; et, en témoignage de cet amour, je veux faire tous les jours au moins un quart d'heure de méditation.
Reportez-vous à Instruction sur la Prière.
Deuxième Partie : Leçon I : État du monde à la venue du Messie, Leçon II : Naissance du Messie, Leçon III : Vie cachée de Notre-Seigneur Jésus-Christ, Leçon IV : Vie publique de Notre-Seigneur, Première année, Leçon V : Vie publique de Notre-Seigneur, Première année, Leçon VI : Vie publique de Notre-Seigneur, Première année, Leçon VII : Vie publique de Notre-Seigneur, Deuxième année, Leçon VIII : Vie publique de Notre-Seigneur, Deuxième année, Leçon IX : Vie publique de Notre-Seigneur, Troisième année, Leçon X : Vie publique de Notre-Seigneur, Troisième année, Leçon XI : Vie publique de Notre-Seigneur, Troisième année, Leçon XII : Passion de Notre-Seigneur, Leçon XIII : Passion de Notre-Seigneur, Suite, Leçon XIV : Sépulture et Résurrection de Notre-Seigneur, Leçon XV : Vie glorieuse de Notre-Seigneur, Leçon XVI : Notre-Seigneur Réparateur du monde, Leçon XVII : Notre-Seigneur, Nouvel Adam, Leçon XVIII : Union de notre esprit avec Notre-Seigneur, le nouvel Adam, par la Foi, premier et deuxième articles du Symbole, Leçon XIX : Troisième, quatrième et cinquième articles du Symbole, Leçon XX : Le Purgatoire, Leçon XXI : Sixième et septième articles du Symbole, Leçon XXII : Huitième article du Symbole, Leçon XXIII : Neuvième article du Symbole, l'Église, Leçon XXIV : Neuvième article du Symbole, Leçon XXV : Dixième article du Symbole, Leçon XXVI : Onzième article du Symbole, Leçon XXVII : Douzième article du Symbole, Leçon XXVIII : Espérance et Grâce, Leçon XXX : Premier moyen d'obtenir la grâce, la prière : l'Oraison dominicale.
Première Partie : Leçon I : Enseignement vocal de la Religion, Catéchisme, Leçon II : Enseignement écrit, Écriture et Tradition, Leçon III : Connaissance de Dieu considéré en Lui-même, Leçon IV : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, 1er Jour de la Création, Leçon V : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, 2e Jour de la Création, Leçon VI : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, 3e Jour de la Création, Leçon VII : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, Fin du 3e et commencement du 4e Jour de la Création, Leçon VIII : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, suite du 4e Jour de la Création, Leçon IX : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, 5e Jour de la Création, Leçon X : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, Fin du 5e et commencement du 6e Jour de la Création, Leçon XI : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, Suite du 6e Jour de la Création, Leçon XII : Connaissance de l'homme considéré en lui-même, Leçon XIII : Connaissance de l'homme considéré dans ses rapports avec les créatures, Leçon XIV : Connaissance de l'homme considéré dans ses rapports avec Dieu, Leçon XV : Connaissance des Anges, Leçon XVI : Chute de l'homme, Leçon XVII : Accord de la justice et de la miséricorde divine dans la punition et dans la transmission du péché d'Adam, Leçon XVIII : Nécessité et perpétuité de la Foi au Mystère de la Rédemption, Histoire de Job, Leçon XIX : Connaissance de la Religion, Nature et définition de la Religion, Leçon XX : Connaissance de la Religion, Que la Religion est une Loi, Leçon XXI : Le Messie promis et figuré : Adam et Abel, Leçon XXII : Le Messie promis et figuré, Noé, Troisième Figure du Messie, Leçon XXIII : Deuxième promesse et quatrième figure du Messie, Melchisédech, Leçon XXIV : Isaac, cinquième Figure du Messie, Leçon XXV : Le Messie promis et figuré, Jacob, Sixième Figure du Messie, Leçon XXVI : Le Messie promis et figuré, Joseph, Septième Figure du Messie, Leçon XXVII : L'Agneau pascal, Huitième Figure du Messie, Leçon XXVIII : La Manne, Neuvième Figure du Messie, Leçon XXIX : Les sacrifices et le serpent d'airain, Dixième et onzième Figure du Messie, Leçon XXX : Moïse, Douzième Figure du Messie, Leçon XXXI : Josué, Treizième Figure du Messie, Leçon XXXII : Gédéon, quatorzième Figure du Messie, Leçon XXXIII : Samson, Quinzième Figure du Messie, Leçon XXXIV : Sixième Promesse du Messie, Leçon XXXV : David, Seizième Figure du Messie, Leçon XXXVI : Salomon, Dix-septième Figure du Messie, Leçon XXXVII : Jonas, Dix-huitième Figure du Messie, Leçon XXXVIII : Le Messie prédit, Prophéties de David, Leçon XXXIX : Le Messie prédit, Prophéties d'Isaïe, Leçon XL : Le Messie prédit, Prophéties d'Osée, de Michée, de Joël et de Jérémie, Leçon XLI : Le Messie prédit, Prophéties d'Ézéchiel, Leçon XLII : Le Messie prédit, Prophéties de Daniel, Leçon XLIII : Le Messie prédit, Prophéties d'Aggée, de Zacharie et de Malachie, Leçon XLIV : Résumé général et application des promesses, des figures et des prophéties, à Notre-Seigneur Jésus-Christ, Leçon XLV : Le Messie préparé, Monarchie des Assyriens, Leçon XLVI : Le Messie préparé, Monarchie des Assyriens, Histoire de Judith, Leçon XLVII : Le Messie préparé, Histoire de Tobie, Leçon XLVIII : Le Messie préparé, Monarchie des Perses, Histoire d'Esther, Leçon XLIX : Le Messie préparé, Monarchie des Grecs et des Romains, Leçon L : Le Messie préparé, Histoire des Machabées, Leçon LI : Unité de la Religion et de l’Église.


