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vendredi 8 août 2025

Contre toutes formes de ressentis - Témoignage




"Certains prêtres vont vous expliquer qu'on n'a pas à ressentir, qu'un abbé ne ressent rien, qu'on n'est pas médium. Effectivement, la médiumnité telle que répandue et vue par le monde est à éviter impérativement car elle est un piège démoniaque et un empoisonnement spirituel. Sauf que dire qu'un catholique ne doit rien ressentir, c'est à la fois avouer qu'il est coupé des ressources du cœur, foyer de l'action divine, mais aussi qu'il n'est absolument pas docile à l'inspiration du Saint-Esprit. Si un catholique dérange le démon, le démon lui fera vite savoir, il lui fera sentir sa présence. Un chrétien qui ne dérange pas le démon ne sera jamais embêté par ce dernier. Il ne ressentira effectivement jamais rien. Un chrétien docile à l'inspiration divine, qui vit dans une démarche de vertus et de sainteté, qui nourrit sa vie intérieure, ressentira l'invisible, pourra lire dans les âmes, recevoir en esprit les avertissements de Dieu, etc. Le Saint Curé d'Ars en est le parfait exemple. Si vous coupez l'écoute de Dieu en fermant les vannes du cœur et de l'esprit, vous ne serez, comme le disait le jeune Carlo Acutis, que des "photocopies" de ces gens terre à terre à l'esprit dur qui suivent les mouvements du monde sans jamais regarder le ciel. Dans toutes choses, il faut de la prudence, mais prudence ne signifie pas tiédeur. L'esprit de Dieu n'est pas une théorie, Il est une pratique."

Il est en effet bien déplorable de voir comment par ces simples phrases toutes faites sorties de la bouche des prêtres, beaucoup de fidèles finissent par se couper de la grâce en rejetant tous ressentis. La sécheresse, la perte de toute joie, de la paix du cœur... s'ensuivent. Les saints ne cherchaient pas à voir l'invisible, ils le voyaient malgré eux par la volonté de Dieu. Ouvrez bien les yeux chers amis du Seigneur, afin de déjouer les pièges du malin esprit, mais surtout ouvrez bien votre cœur. 


Reportez-vous à Moyens pour obtenir le don de piétéEffets du don de piétéNature du don de PiétéMoyens pour obtenir le don de CrainteEffets du don de CrainteNature du don de CrainteEffets des sept dons du Saint-EspritNature et excellence des sept dons du Saint-EspritAction du Saint-Esprit dans l'ÉgliseMoyens pour obtenir les sept dons du Saint-EspritDu Recueillement, par le R.-P. Jean-Joseph SurinDe l'homme intérieur, par le R.-P. Jean-Joseph SurinDu Saint-Esprit et de ses opérations en général : Ce qu'est le Saint-Esprit, sa mission temporellePrière pour demander au Saint-Esprit la victoire sur le respect humainPromesse d'observer plus fidèlement à l'avenir les maximes de l'ÉvangilePrière pour demander les douze fruits du Saint-EspritPrière pour demander la grâce de devenir parfait chrétienPrière pour demander au Saint-Esprit l'abondance de ses grâcesQuelles résolutions prendre au jour de la Pentecôte ?La Pentecôte : Quel est l'événement dont l'Église célèbre la mémoire en ce jour ?Méditation pour le Samedi d'après la Pentecôte : Jésus sortant de la synagogue entra dans la maison de SimonMéditation pour le Vendredi d'après la Pentecôte : Jésus prêchant dans la synagogue, voilà que des hommes apportent un paralytique dans son litMéditation pour le Jeudi d'après la Pentecôte : Jésus ayant assemblé ses douze Apôtres, leur donna une puissance et un empire sur tous les démonsMéditation pour le Mercredi d'après la Pentecôte : Quiconque écoute mon Père et se rend docile pour apprendre ce qu'il lui enseigne, vient à moiMéditation pour le Mardi d'après la Pentecôte : Je suis la porte ; celui qui entrera par moi sera sauvéMéditation pour le Lundi d'après la Pentecôte : La lumière est venue dans le monde, et les hommes ont mieux aimé les ténèbres que la lumièreMéditation pour le Dimanche de la Pentecôte : Le Saint-Esprit que mon Père enverra en mon nom, vous enseigneraInstruction sur le Saint-EspritMission du Saint-EspritInstruction sur la Fête de la PentecôteMéditation sur la Fête de la Pentecôte : ils furent tous remplis du Saint-EspritMéditation pour la veille de la PentecôteVeille de la Pentecôte : Je prierai mon Père, et il vous donnera, pour demeurer éternellement avec vous, un autre consolateur, qui est l'Esprit de vérité que le monde ne peut recevoirMéditation pour le Jour de la PentecôtePreuves directes de la divinité du Saint-Esprit : noms, attributs et œuvresLe Dogme de l'unité de Dieu et de la Sainte TrinitéPreuves directes de la Trinité et de la divinité du Saint-EspritLe Saint-Esprit dans l'Ancien Testament, promis et figuréLe Saint-Esprit préditLe Saint-Esprit dans le Nouveau Testament, première création : La Sainte Vierge MarieSeconde création du Saint-Esprit : Notre Seigneur Jésus-ChristTroisième création du Saint-Esprit : l’ÉgliseMéditation pour le Dimanche de la Sainte TrinitéNeuvaine préparatoire à la Fête de la Pentecôte : Prière pour demander les sept Dons du Saint-EspritMéditation pour le Mercredi après la PentecôteMéditation pour le Mardi après la PentecôteMéditation pour le Lundi de PentecôteXIe Dimanche après la Pentecôte : Réflexions pratiquesAccueillir le Saint Esprit de DieuLitanie du Saint-EspritMéditation pour la Fête de l'AscensionInstruction sur la Fête de l'AscensionMéditation pour le Jour de l'Ascension de Notre-SeigneurLe Seigneur Jésus fut élevé dans le ciel, et il est maintenant assis à la droite de DieuLes Apôtres et les Disciples ayant adoré Jésus-Christ, s'en retournèrent remplis de joie à JérusalemQuand le Consolateur que je vous enverrai de la part de mon Père, l'Esprit de vérité qui procède de mon Père, sera venu, il rendra témoignage de moiEt vous aussi, qui avez été dès le commencement en ma compagnie, vous rendrez témoignage de moiJe vous ai dit toutes ces choses, afin que vous ne vous scandalisiez pointUn temps viendra où quiconque vous fera mourir, pensera faire un sacrifice à DieuIls vous traiteront de la sorte, parce qu'ils ne connaîtront ni mon Père ni moiJe vous ai dit ces choses, afin que lorsqu'elles arriveront, vous vous souveniez que je vous les ai préditesActes avant la Confirmation : Prière au Saint-Esprit et Acte de demandeMéditation que les enfants peuvent faire avant de recevoir le sacrement de la Confirmation au Jour de la Pentecôte et Prière pour demander ou pour renouveler en soi la grâce du sacrement de Confirmation.




mardi 20 août 2019

Saint Augustin, sur les augures




Nous sommes de l'avis de saint Augustin dans un sermon contre les sorciers et les devins, intitulé sermon sur les augures, où il dit ceci : Frères, vous savez que je vous ai fréquemment et instamment rappelé votre devoir de ne pas suivre les coutumes des païens et des magiciens. Mais cela a servi de peu auprès de certains parmi vous. Pourtant si je ne vous en parle pas, je devrai rendre compte pour moi et pour vous au jour du jugement ; et il me faudra avec vous subir les supplices éternels. Aussi je veux m'absoudre moi-même devant Dieu ; je vous avertis encore et encore je vous adjure : que nul d'entre vous n'aille requérir des devins et des sorciers ; que sur aucune maladie nul ne les interroge. Car celui qui aura fait ce mal, quel qu'il soit, fera dépérir en lui le sacrement du baptême. Du même coup il devient sacrilège et païen ; et à moins que la pénitence aussitôt ne le sauve, il périra pour l'éternité... (Et plus loin il ajoute) : Que nul ne fasse attention aux jours pour sortir et pour rentrer ; car Dieu a fait toutes choses très bonnes ; et Lui qui a fait un jour a fait aussi les autres. Mais à chaque foi que la nécessité vous presse de faire quelque chose et de sortir, signez-vous au nom du Christ ; et disant avec foi le Symbole ou l'Oraison dominicale, allez à vos affaires en sécurité dans le secours du Seigneur (Sermon 278). Insatisfaits de ces paroles, certains superstitieux trop fils de ce siècle, voulant accumuler erreurs sur erreurs, dépassant le sens et l'intention de Scot et des canonistes, tentent de se défendre...


(Extrait de Le Marteau des sorcières ou Bréviaire des Inquisiteurs, par Henry Institoris et Jacques Sprenger, Inquisiteurs) Reportez-vous à Summis desiderantes affectibus, Bulle apostolique du Pape Innocent VIII, contre l'hérésie des sorcières pour lire d'autres extraits.



Incrédules, que faudra-t-il que le Seigneur fasse pour que vous croyiez ?! Seigneur, ayez pitié des aveugles, et donnez-leur la vue, nous vous en supplions !




Reportez-vous également à Sur le magnétisme, Vie de Saint Cyprien et Sainte Justine, Martyrs à Nicomédie, et Exorcisme de Saint Cyprien contre les maléficesTransmission de la sorcellerie, et Exorcisme de Saint François de Sales pour les époux dont la fécondité du mariage est entravée par le démon ou par des maléfices,.















samedi 26 août 2017

GRAND CATÉCHISME HISTORIQUE (pour adulte), contenant en abrégé l'Histoire Sainte et la Doctrine Chrétienne, Leçon XV : De l'Idolâtrie




PREMIÈRE PARTIE


Contenant en abrégé l'Histoire Sainte et la Doctrine Chrétienne



LEÇON XV


De l'Idolâtrie






Tandis que Dieu prenait tant de soin des Israélites, il laissait encore les autres nations dans l'ignorance et dans le péché, les abandonnant à leurs passions déréglées. Les hommes ne regardaient plus que leurs corps, et ne s'appliquaient qu'aux choses matérielles : ils sentaient bien en leur conscience qu'ils ne s'étaient pas faits eux-mêmes ; la beauté des corps célestes et l'ordre de toute la nature leur disaient assez qu'il y avait quelque sage ouvrier qui en était l'auteur et qui les gouvernait. Ils avaient reçu de leurs pères quelques traditions de la création du monde, du déluge et des autres châtiments exemplaires, que Dieu avait exercés sur les méchants. Ils avaient ouï parler d'un jugement futur, des supplices et des récompenses de l'autre vie ; mais comme ils ne faisaient attention ni à leur âme, ni à aucune chose spirituelle, ils donnaient du corps à la divinité, et s'imaginaient la trouver partout où ils voyaient quelque puissance extraordinaire ; ainsi ils remplissaient tout le monde de Dieux. Ils en mettaient dans le ciel ; dans le soleil, dans les astres, en mettaient sur la terre et dans les eaux. Chaque peuple les nommait à sa mode, et y mêlait les grands Rois, les inventeurs des arts, et les autres hommes fameux de chaque pays : ils en racontaient mille fables extravagantes. Ils se figuraient leurs Dieux comme des hommes immortels, leur donnaient des femmes, qu'ils nommaient Déesses, et des enfants qu'ils appelaient Dieux ou demi-Dieux, et leur attribuaient toutes les passions des hommes et tous leurs vices. Ils ne se contentaient pas de les imaginer, ils voulaient les avoir près d'eux : ils faisaient des statues de bois, de pierre, de bronze ou d'autres métaux, à qui ils donnaient les noms de leurs Dieux, prétendant qu'ils y habitaient en effet. Ils adressaient leurs prières et leurs adorations à ces idoles ; ils leur dressaient des temples et des autels, leur faisaient des sacrifices et des fêtes magnifiques. Le démon les abusait ainsi pour se faire adorer sous ces noms, et pour leur faire commettre toutes sortes de crimes sous prétexte de religion ; car leurs fêtes n'étaient que jeux et dissolutions. On honorait Bacchus en buvant avec excès : il y avait des lieux où les femmes s'abandonnaient publiquement en l'honneur de Vénus, d'autres où les pères sacrifiaient et brûlaient leurs propres enfants pour apaiser les Dieux infernaux. Il y avait mille imposteurs qui se vantaient d'être les Prophètes de ces Dieux et de prédire l'avenir, ou de deviner les choses cachées ; les uns par l'astrologie, les autres par l'observation du vol ou du chant des oiseaux, ou par les entrailles des victimes. On croyait des jours heureux, d'autres malheureux : on observait les songes, tout était plein de superstitions ridicules ; cependant la corruption des mœurs était universelle, tous les vices régnaient sur la terre ; et quoique la lumière de la raison et de la Loi de nature restât dans le cœur des hommes, elle était si peu suivie, qu'elle ne servait qu'à les rendre coupables d'agir contre leur conscience. Il était réservé au Sauveur de tirer le genre humain de cette misère.





Reportez-vous à Leçon I : De la Création, Leçon II : Du péché, Leçon III : De la corruption du Genre humain et du déluge, Leçon IV : De la Loi de Nature, Leçon V : Du Patriarche Abraham, Leçon VI : Des autres Patriarches, Leçon VII : De la servitude d’Égypte, Leçon VIII : De la Pâque, Leçon IX : Du voyage dans le désert, Leçon X : Des dix Commandements, Leçon XI : De l'alliance de Dieu avec les Israélites, Leçon XII : Des infidélités du peuple dans le désert, Leçon XIII : Des derniers discours de Moïse, Leçon XIV : De l'établissement du peuple dans la terre promise, Leçon XVI : De David et du Messie, Leçon XVII : De Salomon et de sa sagesse, Leçon XVIII : Du Schisme des dix Tribus ou de Samarie, Leçon XIX : Des Prophètes, Leçon XX : Des Prophéties, Leçon XXI : De la captivité de Babylone, Leçon XXII : Du rétablissement des Juifs après la captivité, Leçon XXIII : De la persécution d'Antiochus et des Macchabées, Leçon XXIV : De l'état où était le monde à la venue du Messie, Leçon XXV : Comment le Messie était attendu des Juifs, Leçon XXVI : De la Naissance de Jésus-Christ, Leçon XXVII : De l'enfance de Jésus-Christ, Leçon XXVIII : De Saint Jean-Baptiste, Leçon XXIX : De la vocation des Apôtres, Leçon XXX : Des miracles de Jésus-Christ, Leçon XXXI : Des vertus de Jésus-Christ, Leçon XXXII : De la Doctrine de Jésus-Christ et premièrement de la Trinité et de l'Incarnation, Leçon XXXIII : De l'amour de Dieu et du prochain, Leçon XXXIV : Des Conseils, de la Grâce et de la Prière, Leçon XXXV : De l'état des Fidèles dans la vie présente, Leçon XXXVI : De la vie du siècle futur, Leçon XXXVII : Des ennemis de Jésus, Leçon XXXVIII : De la Cène de Notre-Seigneur Jésus-Christ, Leçon XXXIX : De la Passion de Jésus-Christ, Leçon XL : De la mort de Jésus-Christ, Leçon XLI : De la Résurrection et de l'Ascension de Jésus-Christ, Leçon XLII : De la descente du Saint-Esprit, Leçon XLIII : De l’Église de Jérusalem, Leçon XLIV : De la Persécution des Juifs, et de la Conversion des Samaritains, Du dessein et de l'usage de ce Catéchisme, Première partie du Petit Catéchisme Historique, contenant en abrégé l'Histoire Sainte, Deuxième partie du Petit Catéchisme Historique, contenant en abrégé l'Histoire Chrétienne.

Reportez-vous aussi à État religieux et moral de l'univers au temps de l'établissement du Christianisme.















jeudi 29 juin 2017

Méditation sur l'inquiétude de l'avenir


Carte de Tarot : Le Diable






1er point. Il y a un avenir dont nous ne devons point nous inquiéter.

C'est celui dont Dieu dispose indépendamment de nous et sans aucun concours de notre volonté : Que m'arrivera-t-il, disent tous les jours les mondains ? Serai-je heureux ou malheureux ? Tous mes jours sont comptés ; quel en sera le nombre, etc. ? Et ils consultent quelquefois pour le savoir, des Imposteurs, des Prophètes de mensonge, qui se jouent de leur crédulité, et qui les repaissent de leurs chimériques prédictions. Remarquez : 1°, que celui qui cherche à connaître l'avenir par les seules lumières de l'esprit humain, entreprend sur les droits de Dieu qui s'en est réservé la connaissance, et qui est résolu de nous la cacher : 2°, que, lorsque pour y parvenir, il a recours à des opérations suspectes, qui semblent évoquer les morts ou faire parler les Démons, sa curiosité est encore plus criminelle : 3°, que si sans chercher à la connaître, il s'en inquiète à l'excès, il offense le Seigneur par une défiance injurieuse à sa bonté.


2e point.
Il y a un avenir dont nous devons sans cesse être occupés.

C'est celui auquel on pense le moins, dont on s'inquiète le moins, c'est cet avenir éternel qui doit succéder à la courte durée de notre vie ; c'est le seul que Dieu nous ordonne de prévoir et auquel il nous avertit de nous préparer. Cet avenir est certain ; nous ne pouvons l'éviter, mais nous pouvons le rendre malheureux ou favorable par le bon ou le mauvais usage du présent.



Reportez-vous à Méditation sur l'incertitude de l'avenir, Méditation sur le délai de la conversion, Méditation sur le bon usage du temps présent, Médiums et faux exorcistes : disciples de Satan, Résultats du spiritisme : la folie et le suicide, Méditation sur le souvenir des jours que l'on a passé dans l'oubli de Dieu et de ses devoirs, Méditation sur le combat de la chair contre l'esprit, Méditation sur le fondement de l'espérance Chrétienne, Méditation sur l'application personnelle que l'on doit se faire à soi-même des maximes évangéliques, Méditation sur la soumission à la volonté de Dieu, Méditation sur la disposition habituelle où les Chrétiens doivent être à l'égard de leur mort, Méditation sur le mépris de la vie, Méditation sur le désir de la mort, Méditation sur la crainte de la mort, Méditation sur l'amour de la vie, Méditation sur le détachement des biens de ce monde, Méditation sur le renoncement au monde, Méditation sur le péché de scandale considéré dans ceux qui sont spécialement obligés d'édifier le prochain par leurs bons exemples, Méditation sur le péché de scandale, Méditation sur l'état d'une âme qui conserve encore la grâce du Baptême, Méditation sur les péchés d'habitude considérés dans leur fin, Méditation sur les péchés d'habitude considérés dans leurs progrès, Méditation sur les péchés d'habitude considérés dans leur origine, Méditation sur deux règles qu'un Chrétien doit toujours observer pour faire son salut dans le monde, Méditation sur les affaires du monde comparées à celles du salut, Méditation sur l'affaire du salut, Méditation sur ce qu'un Chrétien doit penser des richesses et des grandeurs du monde, Méditation sur l'illusion des prétextes dont on s'autorise pour ne pas quitter l'occasion du péché, Méditation sur la fuite des occasions prochaines du péché, Méditation sur deux sortes d'occasions prochaines du péché, Méditation sur la recherche volontaire de l'occasion prochaine du péché, Méditation sur l’œil qui scandalise, Méditation sur le jurement, Méditation sur l'homicide, Méditation sur les moyens d'acquérir la pureté du cœur, Méditation sur la pureté du cœur, Méditation sur l'attache au péché véniel, Méditation sur la distinction du péché mortel et du péché véniel, Méditation sur l'exemple de la multitude, Méditation sur la nécessité des progrès dans la vertu, Méditation sur la voie étroite, Méditation sur le discernement des bons et des mauvais exemples et Méditation sur la crainte de Dieu.














samedi 10 juin 2017

Résultats du spiritisme : la folie et le suicide - Dernier obstacle à l'envahissement satanique : la papauté



Extrait de "Traité du Saint-Esprit" de Mgr Gaume :


Le désespéré (Gustave Courbet)
« Satan, dit saint Cyprien, n'a d'autre désir que d'éloigner les hommes de Dieu, et de les attirer à son culte en leur ôtant l'intelligence de la vraie religion. Puni, il cherche à se faire des compagnons de son supplice de ceux qu'il rend par ses tromperies, participants de son crime (De idolor. vanit., c. VII). » Et saint Augustin : « Les démons feignent d'être contraints par les magiciens, à qui ils obéissent très volontiers, afin de les enlacer eux et les autres plus fortement dans leurs filets et de les y tenir enlacés (De civit. Dei, Lib. II, c. vi). » « Le démon, ajoute Alphonse de Castro, feint d'être pris, afin de te prendre; vaincu, afin de te vaincre ; soumis à ta volonté, afin de te soumettre à la sienne ; prisonnier, afin de te mettre dans ses fers ; il feint d'être attaché, par tes invocations, à une statue, à une pierre (à une table), afin de t'attacher par les chaînes du péché et de te traîner en enfer (Lib. I de Inst. haeretic. punit). » Et, au sein des nations baptisées, on laisse tranquillement se propager une pareille religion !

Dans l'ordre social, ses effets ne sont pas moins désastreux. Par cela même qu'il tend à détruire le christianisme, le spiritisme prépare la ruine de la société. Il faut ajouter que les principaux agents de la Révolution européenne sont spirites...

Dans l'ordre civil ou domestique, la Religion nouvelle se traduit par la folie et par le suicide. Ici encore nous dirons : Il en devait être ainsi. Satan est l'éternel ennemi de l'homme ; quiconque joue avec lui joue avec le feu. Victime de sa témérité, il marche à la démence, croyant marcher à la raison ; à la mort, croyant marcher à la vie. Tuer l'homme dans son âme et dans son corps, est le dernier mot du grand Homicide.

(...)

Il nous semble hors de doute que le Spiritisme peut prendre place au rang des causes les plus fécondes de l'aliénation mentale (Nampon., Disc, sur le Spirit., p. 41). » Une lettre de Lyon postérieure à ce rapport dit : « II est reconnu que, depuis l'invasion du Spiritisme dans nos murs, le nombre de ceux qu'on est obligé de renfermer pour cause de folie a plus que doublé. »

Partout où s'établit le Spiritisme se manifeste une progression analogue. Dans son mandement pour le carême de 1863, l'archevêque de Bordeaux dit à son clergé : « Défendez la vérité catholique contre les pratiques mystérieuses, les évocations, les fascinations, qui rappellent de tristes époques dans l'histoire du monde et qui, trop souvent, entre autres déplorables résultats, ont celui de produire la folie. »

Plus encore que la folie, le suicide est un signe manifeste de l'influence du démon. Violation suprême de la loi divine, négation absolue de la foi du genre humain, ce crime désespéré n'est pas dans la nature. Tout être répugne à sa destruction : mortem horret, dit saint Augustin, non opinio sed natura. Ainsi, la bête elle-même ne se tue pas volontairement. La pensée du suicide, qui met l'homme au-dessous de la bête, ne peut donc venir que d'une inspiration étrangère à sa nature.

Or, il n'y a que deux inspirateurs de la pensée : le Saint-Esprit et Satan. La pensée du suicide ne vient pas du Saint-Esprit. Il le condamne : Non occides. Elle vient donc de Satan, le grand Homicide, qui, depuis la création, n'a jamais cessé et qui ne cessera jamais de haïr l'homme, d'une haine poussée jusqu'à la destruction. Si la pensée du suicide vient du démon, que dire du crime lui-même ? Pour conduire l'homme à se détruire, quel empire ne faut-il pas avoir sur lui ? Plus il agit de sang-froid, dans la perpétration de ce crime, moins il est libre : c'est un caractère du suicide actuel.

Lors donc que vous apprenez qu'un homme s'est donné volontairement la mort, dites avec assurance : il était sous l'empire du démon. Si, dans l'histoire, vous trouvez une époque, où le suicide soit fréquent, dites avec la même assurance : le démon règne sur cette époque avec un grand empire. Si vous en trouvez une, où le suicide soit plus fréquent que dans aucune autre ; où il se commette de sang-froid, à tout propos, dans tous les âges et dans toutes les conditions; où il cesse d'inspirer l'horreur et l'épouvante, l'heure sera venue de trembler.

Malgré toutes les dénégations, vous affirmerez hautement que le démon règne sur cette époque avec une puissance presque souveraine, et vos affirmations seront infaillibles : l'histoire les confirme. Quand le suicide, sur une grande échelle, apparut dans l'ancien monde, le règne de Satan était à son apogée (Voir Hist. du suicide, par Buonafede). Ce crime en était le signe et la mesure. Devenu semblable à la Bête qu'il adorait, l'homme s'était abruti. Il ne croyait plus à rien, pas même à lui : sa profonde corruption appelait les barbares et le déluge de sang qui devait purifier le monde.

Banni par le christianisme, le suicide a reparu en Europe avec la Renaissance (Hist. du suicide, par Buonafede). À mesure qu'elle porte ses fruits, le suicide se développe ; car il en est un. Aujourd'hui il atteint des proportions que le monde païen ne connut jamais. Il se commet pour les causes les plus futiles, il se commet par les hommes et par les femmes, il se commet par les enfants et par les vieillards, par les riches et par les pauvres, dans les campagnes aussi bien que dans les villes. Il n'inspire plus ni horreur ni épouvante. On le lit, comme une nouvelle du jour. La loi ne le flétrit plus. On trouve mauvais que l'Église le condamne, et, chez un grand nombre, la conscience l'absout.

Avec le spiritisme disparaît la crainte de l'enfer; souvent même les esprits appellent à eux les vivants et les engagent à entrer, par la mort, dans une nouvelle incarnation plus parfaite, ou même à jouir de l'état d'esprits purs. Les aveux des spirites eux-mêmes, les faits trop nombreux qui ont retenti dans les journaux, les observations des médecins, les rapports des familles ne laissent désormais aucun doute sur l'influence homicide de la nouvelle religion.

Voici quelques aveux que nous avons recueillis de la bouche même de spirites très-avancés dans les pratiques du spiritisme et témoins des faits dont ils nous faisaient la confidence : « Le spiritisme est plein de dangers pour la santé et même pour la vie. Partout où il se développe avec une certaine intensité, surgissent des maladies anomales, un nombre immense de cas de folie, et la déplorable propagation du suicide, qui viennent frapper ceux qui s'y adonnent avec ardeur. » Revenus non sans peine de leurs erreurs, les mêmes spirites nous rapportaient un grand nombre de cas de suicide et de folie, arrivés parmi leurs frères en spiritisme. Leur témoignage ne faisait que confirmer notre expérience personnelle. À ce propos la Vera buona novella raconte qu'à Florence, où le magnétisme et le somnambulisme comptent de nombreux praticiens, un impie s'est donné au métier de spiritiste. Il a trouvé pour médium une pauvre jeune fille et s'est mis à évoquer les esprits infernaux. À force d'être appelés, les esprits, qui ne sont plus sourds, sont venus ; ils sont venus souvent, si souvent, qu'ils ont estimé plus court de s'établir à demeure chez la jeune fille, qui, à cette heure, est possédée et sur le point de mourir.

Qu'on juge maintenant si l'Église a eu raison de condamner les spirites, les somnambules, les magnétiseurs, leurs livres et leurs pratiques. Dès l'année 1856, le souverain Pontife signalait les pratiques démoniaques qui avaient pour but d'évoquer les âmes des morts, et recommandait à tous les évêques du monde catholique d'employer tous leurs efforts pour extirper ces pratiques abusives (Epist. Encycl. Pii PP. IX ad omnes Episcopos sub die, 4 Août 1856).

Bien que le décret ne nomme pas le spiritisme par son nom, attendu qu'à cette époque, il ne s'était pas encore bien démasqué, néanmoins il est clairement condamné par ces mots : évoquer les âmes des morts et en obtenir des réponses est une chose illicite et hérétique. Plus tard, il le fut plus directement, lorsque le même Pie IX, par le décret de la S. congrégation du Saint-Office en date du 20 avril et de la S. congrégation du concile du 25 du même mois 1864, condamna tous les ouvrages d'Allan Kardec qui traitent du spiritisme et tous les autres ouvrages traitant des mêmes matières : omnes libri similia tractantes.

Enfin, le père Perroue, jésuite romain, établit théologiquement la proposition suivante qui est la condamnation des modernes pratiques démoniaques : « Le magnétisme animal, le somnambulisme et le spiritisme, dans leur ensemble, ne sont pas autre chose que la restauration des superstitions païennes et de l'empire du démon. »

Une seule chose empêche le spiritisme de produire tous ses fruits : c'est le catholicisme.

(...)

Aujourd'hui, plus que jamais, la haine et l'amour se disputent Rome et tout ce qui parle de Rome remue les âmes, excite la double passion du bien et du mal.

Que prouve ce drame suprême que le monde n'a vu qu'une fois ? Ce qu'il prouvait il y a dix-huit siècles. Il prouve que Rome est toujours la reine du monde. Il prouve que Satan, expulsé de son empire et mis aux fers par le Rédempteur, a brisé sa chaîne et reformé sa Cité : cité redoutable qui se compose d'une grande partie de l'Europe enlevée au christianisme. Il prouve que pour la reconstituer telle qu'elle était autrefois, il n'a plus qu'à lui rendre Rome, son ancienne capitale ; qu'il la veut à tout prix et que pour s'en emparer il marche à la tête d'une immense armée de renégats, ne reculant, aujourd'hui comme autrefois, devant aucun moyen, et se promettant une prochaine victoire qui, suivant le mot de Pie IX, recommencera l'ère des Césars et des siècles païens, c'est-à-dire replongera le monde dans l'esclavage moral et matériel dont le christianisme l'avait tiré (Encycl. 8 décembre 1849. — C'est en d'autres termes ce que la Révolution ne cesse pas de dire à ses fils : « Je ne suis possible que sur les ruines de Rome. Le pape de moins*, tous les trônes tomberont naturellement. L'Italie à cause de Rome ; Rome à cause de la papauté. Tel doit être le point de mire constant de vos efforts. »).

L'Europe prend des villes réputées imprenables, et elle a peur. Avec une poignée de soldats, elle remporte au loin des victoires éclatantes sur des ennemis puissants, et elle a peur. Quatre millions de baïonnettes veillent à sa défense, et elle a peur. Elle dompte les éléments, elle supprime les distances, elle chante avec orgueil les miracles de son industrie ; l'or en abondance coule de ses mains ; dans ses vêtements, la soie a remplacé la bure ; la nature entière est devenue tributaire de son luxe ; sa vie ressemble au festin de Balthasar, et elle a peur. La peur est partout. Les nations ont peur des nations. Les rois ont peur des peuples ; les peuples ont peur des rois. L'homme a peur de l'homme. La société a peur du présent et plus peur de l'avenir. Elle a peur de quelqu'un ou de quelque chose, dont le nom est un mystère.

Pourquoi a-t-elle peur ? Parce que l'instinct de sa conservation l'avertit qu'elle n'est plus régie par l'Esprit de vérité, de justice, de charité, sans lequel il n'y a ni ordre possible, ni société durable, ni sécurité pour personne. Ces craintes ne sont pas vaines. Pour les nations comme pour les individus, entre la Cité du bien et la Cité du mal, entre Bélial et Jésus-Christ : pas de milieu.

Or, en revenant dans le monde, Satan, quoi qu'en disent ses apologistes, y revient tel qu'il est, tel qu'il a toujours été, tel qu'il sera toujours : la HAINE. Forçat de l'enfer, qu'il sorte du bagne, débarrassé de la puissante camisole de force qu'on appelle le catholicisme, et nous verrons ce qu'il fera. Orgueil et cruauté, mensonge et volupté, il fera demain ce qu'il a fait à toutes les époques, où il fut Dieu et Roi, ce qu'il continue de faire chez toutes les nations soumises encore à son empire. La guerre sera partout ; le sol se couvrira de ruines. On verra couler des fleuves de larmes et des fleuves de sang. L'humanité avilie subira des outrages inconnus dans l'histoire : châtiment adéquat d'une révolte contre le Saint-Esprit, sans analogue dans les annales des peuples chrétiens.

À moins d'un miracle, tel est, il ne faut pas se le dissimuler, l'abîme béant vers lequel nous marchons. Comment nous arrêter sur la pente ? Arrière tous les moyens de salut de la sagesse humaine. Non, cent fois non : l'Europe infidèle au Saint-Esprit ne sera sauvée ni par la philosophie, ni par la diplomatie, ni par l'absolutisme, ni par la démocratie, ni par l'or, ni par l'industrie, ni par les arts, ni par l'agiotage, ni par la vapeur, ni par l'électricité, ni par le luxe, ni par les beaux discours, ni par les baïonnettes, ni par les canons rayés, ni par les navires cuirassés. Comment donc sera-t-elle sauvée, si elle doit l'être ? La réponse est facile. Perdu pour s'être livré à l'Esprit du mal, le monde moderne, comme le monde ancien, ne sera sauvé qu'en se donnant à l'Esprit du bien. L'enfant prodigue ne retrouve la vie qu'en retournant à son père.




Reportez-vous à Summis desiderantes affectibus, Bulle apostolique du Pape Innocent VIII, contre l'hérésie des sorcières, État religieux et moral de l'univers au temps de l'établissement du Christianisme, Comment Satan a égaré l’humanité dans ses voies, après lui avoir fait perdre la connaissance du vrai Dieu : magie naturelle, magie noire, idolâtrie, divination, mystères et sociétés secrètes, L'ascèse diabolique, Un signe des temps : Le siècle de Saint Vincent Ferrier et Notre-Dame de Lourdes, La réalité des apparitions démoniaques, Histoire de la possession des Ursulines de Loudun, et des peines du Père Surin (1/4), Y a-t-il un Dieu qui s'occupe de nous ?, La terre se couvrit de ronces et d'épines, La protection des saints Anges contre les démons, particulièrement au sujet de leurs différentes tentations, Jucunda semper expectatione, du Pape Léon XIII, sur le Rosaire de Marie, Quand le démon se cache durant les exorcismes, Les murs ont des oreilles ou les démons espions, Méditation sur l'inquiétude de l'avenir, Méditation sur le désir de la mort, Méditation sur l'amour de la vie, Méditation sur la crainte de la mort, Prières à dire en temps de maladies ou de calamités, Consolations pour les fidèles en temps de persécutions, de schismes et d'hérésies, Seconde création du Saint-Esprit : Notre Seigneur Jésus-Christ, Les efforts incessants de Satan pour se reformer une Cité, Le retour du règne de Satan par la négation du dogme de l'Incarnation, Satan veut déformer l'homme, afin d'effacer en lui l'image de Dieu, Histoire religieuse des deux cités, Le Saint-Esprit dans le Nouveau Testament, première création : La Sainte Vierge Marie, La communication de Satan avec l'homme, Les princes de la Cité du Mal, Le Roi de la Cité du Mal, La religion a été et sera toujours l'âme de la société, La puissance des démons réglée par la sagesse divine, Médiums et faux exorcistes : disciples de Satan, Méditation transcendantale, hypnose et forces démoniaques, Le démon et la folie, Culte de la pierre, de l'arbre, de la source : traditions et origines magiques de ces dieux, Mission du Saint-Esprit, Le Saint-Esprit dans l'Ancien Testament, promis et figuré, Par quelles armes battre le Tentateur ?, Et le Dragon persécuta la femme qui enfanta le fils, Quand les dieux du paganisme avouent qu'ils ne sont que des démons, Neuvaine de protection contre les attaques de magie, Traité de l'Enfer de Sainte Françoise Romaine, Découvertes sur le Tilma de la Vierge de Guadalupe, L'existence du surnaturel et du surhumain, Les pièges du Diable, Inimitiés entre les enfants de Marie et les esclaves du Diable, Satan est présent dans votre vie !, La possession démoniaque chez les enfants est-elle possible ?, En union de prière face aux forces démoniaques et aux actes de sorcellerie, Les Anges, princes et gouverneurs de la grande Cité du bien, Interprétation des rêves : mise en garde, Symptômes de possession ou infestation démoniaques, Transport aérien des corps, voyages des âmes, pérégrinations animiques et bilocations, Prière pour la conversion des francs-maçons et lettre encyclique du Pape Léon XIII, Phénomènes possibles en cas de possession et signes de délivrance, et Message de Notre-Dame de la Salette.

















mercredi 22 mars 2017

Prière pour casser toute magie et affaiblir les forces sataniques



La mort de Simon le Magicien




POUR CASSER TOUTE MAGIE ET AFFAIBLIR LES FORCES SATANIQUES

(Contre les démons affectant les bronches, les poumons, et les vertèbres)


Cette prière doit être dite souvent par ceux qui ont consulté des mages, des magnétiseurs ou des voyant(e)s et/ou qui ont été en contact avec le monde de l’occulte, notamment avec le spiritisme. Ils remarqueront eux-mêmes leur amélioration sur bien des points ainsi que la disparition des liens. Se rappeler aussi que le démon qui commande à toute la magie ne supporte pas la récitation du "Je Crois en Dieu"
.


(Vous pouvez intégrer dans cette prière des pratiques qui ne seraient pas mentionnées ou le nom des sorciers qui vous ont pris pour cible)


Au Nom du Père , et du Fils, et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.


NOTRE PÈRE QUI ÊTES AUX CIEUX, je Vous aime, je Vous loue et je Vous adore. Je Vous remercie d’avoir envoyé votre Fils Jésus-Christ qui a vaincu le péché et la mort pour me sauver. Je Vous remercie aussi d’avoir envoyé le Saint-Esprit qui me donne la Force, me guide et me sanctifie. Je Vous remercie pour Marie, ma Mère du Ciel, qui intercède pour moi avec les Anges et les saints.

Seigneur Jésus, je me prosterne au pied de votre sainte Croix et je Vous demande de me recouvrir du Sang Très Précieux qui a jailli de votre Cœur et enveloppez-moi de votre lumière sainte. Notre Père du Ciel, faites que l’eau qui m’a lavé au Baptême remonte le cours du temps au travers des générations de mon père et de ma mère afin que ma famille entière soit purifiée de Satan et du péché.

Humblement prosterné devant Vous, ô notre Père, je vous demande pardon pour moi-même, pour mes parents et pour mes ancêtres : pour toutes les invocations de puissances occultes qui ont pu les opposer à Vous, et porter atteinte à l’honneur du Nom de Jésus.

Au Saint Nom de JÉSUS et par le pouvoir de ce Nom, je déclare remettre aujourd’hui sous la souveraineté de Notre Seigneur tout ce qui m’appartient (tant au plan matériel que spirituel) de ce qui a été soumis à la juridiction de Satan.

Par la puissance de votre Esprit-Saint, montrez-moi, ô Père, toute personne qui aurait besoin de mon pardon ainsi que tout péché que je n’aurais pas confessé.
Faites-moi me rendre compte de ce qui Vous a déplu dans ma vie, et connaître ces brèches qui ont pu donner à Satan la possibilité d’y entrer.
Père Saint, je Vous donne tous mes refus de pardonner. Je Vous donne tous mes péchés. Je Vous donne toutes ces voies de passage qui ont permis à Satan de s’introduire dans mon existence. Soyez remercié pour votre pardon et pour votre amour.

Seigneur Jésus, en votre Saint Nom, je lie tous les esprits mauvais : de l’air, de l’eau, de la terre et du monde infernal ; je charge aussi de liens tous les espions envoyés du quartier général de Satan ; et j’invoque votre Sang Très Précieux sur l’air, sur l’atmosphère, sur l’eau, la terre et sur ses fruits. J’ordonne à tous ces esprits de malice de s’en aller immédiatement sous vos pieds, sans se manifester et sans nuire ni à moi ni à personne, pour que Vous puissiez disposer de moi selon votre sainte Volonté.

Au Nom Très Saint de JÉSUS, je casse , je brise , j’annule toute malédiction, trahison, déviation et influence des mauvais esprits, tout mauvais sort, blocage héréditaire (connu ou inconnu), tout enchantement, sortilège, piège, mensonge, lien obstacle, prédiction et souhait diabolique ainsi que tout désordre et toute maladie, quelle qu’en soit l’origine y compris mes propres fautes et mes péchés.

Au Nom de JÉSUS, je romps la transmission de tout engagement satanique, de toute promesse, de tout lien, de toute attache d’ordre spirituel et ourdie par l’enfer.

Au Nom de JÉSUS, je coupe et je tranche tous les liens possibles (ainsi que leurs conséquences) avec tous astrologues, devins, voyants, médiums, cheikhs, faux guérisseurs, chiromanciens, adeptes de la macrobiotique, de la méditation transcendantale ou du New-Age et avec ceux qui pratiquent l’occultisme ou la divination dans : la boule de cristal, les feuilles de thé, les fonds de café, les lignes de la main, les cartes, les tarots ; et encore tous les liens avec des esprits guides, des magiciens, des sorcières et tous ceux qui se livrent à une quelconque magie : vaudou, macumba ou autres.

Enfin, au Nom de JÉSUS, je rejette et je détruis toutes les conséquences et implications qui peuvent provenir de la participation à des séances médiumniques ou spirites, de la consultation des horoscopes, de la pratique de la radiesthésie (pendule), de l’écriture automatique, et de n’importe quelle sorte de recettes ou préparations occultes (ra’wé, kitab, hijab ou maléfice), enfin de quelques espèces ou forme de superstition qui ne rend pas à Jésus-Christ l’honneur et la gloire qui Lui sont dus.


Notre Père
... Je vous salue Marie... Gloire au Père...


« Voici, c’est Dieu qui me délivre ; j’ai confiance et je ne crains pas parce que ma force et ma louange c’est lui : le Seigneur est mon salut ». (Is. 12,2)




Conseil : Il est impératif de rompre tout contact avec les sorciers pour être délivré (le plus souvent ceux-ci utilisent la nourriture et les vêtements, entre autres. La robe de mariée par exemple est un choix parfait pour eux, puisqu'elle est un vêtement auquel on tient particulièrement et dont on se sépare très difficilement ; mais cela peut être n'importe quel vêtement qui aurait pu être en contact avec les sorciers), de prier la Sainte Vierge chaque jour de vous montrer s'il reste chez vous des objets maléficiés afin de les trouver et de les détruire, de prier tous les jours Notre Seigneur Jésus-Christ de bien vouloir convertir les sorciers responsables, de faire que cessent les rituels sataniques, de couper tout lien maléfique, et de vous préserver de la malice de vos ennemis. Cela fait, votre délivrance dépendra de votre conformité à la volonté de Dieu et de votre espérance en la Sainte Vierge Marie (Prière à l'Auguste Reine des Cieux).


Lire Roumanie, le paradis des sorcières.


Reportez-vous à Transmission de la sorcellerieVie de Saint Cyprien et Sainte Justine, Martyrs à Nicomédie, et Exorcisme de Saint Cyprien contre les maléfices, Exorcisme de Saint François de Sales pour les époux dont la fécondité du mariage est entravée par le démon ou par des maléfices, Summis desiderantes affectibus, Bulle apostolique du Pape Innocent VIII, contre l'hérésie des sorcières, Les démons incubes appelés familièrement « Maris de nuit », Histoire de la possession des Ursulines de Loudun, et des peines du Père Surin (1/4), Litanies des Saints exorcistes, Transport aérien des corps, voyages des âmes, pérégrinations animiques et bilocations (1/2), Culte de la pierre, de l'arbre et de la source (1/4), Quand les dieux du paganisme avouent qu'ils ne sont que des démons, Histoire religieuse des deux cités, La communication de Satan avec l'homme, La religion a été et sera toujours l'âme de la société, Les princes de la Cité du Mal, Le Roi de la Cité du Mal, La puissance des démons réglée par la sagesse divine, Satan veut déformer l'homme afin d'effacer en lui l'image de Dieu, Les efforts incessants de Satan pour se reformer une Cité, Résultats du spiritisme : la folie et le suicide - Dernier obstacle à l'envahissement satanique : la papauté, Par quelles armes battre le Tentateur ?, Et le Dragon persécuta la femme qui enfanta le fils, Traité de l'Enfer de Sainte Françoise Romaine, L'existence du surnaturel et du surhumain, Les pièges du Diable, Inimitiés entre les enfants de Marie et les esclaves du Diable, Neuvaine de protection contre les attaques de magie, Phénomènes possibles en cas de possession démoniaque, Les Anges, princes et gouverneurs de la grande Cité du bien, Médiums et faux exorcistes : disciples de Satan, Méditation transcendantale, hypnose et forces démoniaques et Interprétation des rêves : mise en garde.















mardi 31 janvier 2017

Transport aérien des corps, voyages des âmes, pérégrinations animiques et bilocations (1/2)




Extrait de "Les hauts phénomènes de la magie" par le Chevalier Gougenot des Mousseaux :




TRANSPORT AÉRIEN DES CORPS, VOYAGES DES ÂMES, PÉRÉGRINATIONS ANIMIQUES ; DOUBLE PRÉSENCE DE L'HOMME, BICORPORÉITÉ, BILOCATIONS, ETC.



De l'animation de la matière inerte, et, par exemple, du mouvement des statues, l'esprit s'avance en droite ligne vers la possibilité du transport de la matière par des êtres invisibles à travers les champs de l'espace. La translation aérienne du corps humain, ou de corps d'un volume et d'un poids très-supérieurs à ceux de la personne humaine, ne sera donc plus rangée au nombre des rêves. On observera d'ailleurs que ce phénomène, essentiellement lié dans notre ouvrage à celui des voyages sabbatiques, se rattache par quelques points au mode trompeur de double présence que nous verrons s'effectuer par le fait du transport aérien des vivants. Mais le mot que nous avons à dire sur cette manière d'être, ou de sembler être à la fois en deux lieux différents, étant rejeté par nous assez avant dans le chapitre actuel, il nous faut rompre un instant l'enchaînement naturel des choses. Et puisqu'il fut admis de tout temps que c'est l'esprit qui meut les corps, occupons-nous, avant tout, de cette étrange faculté de l'esprit ; voyons ce que le phénomène des voyages animiques, nécessaire à l'intelligence de la double présence de nos personnes, contient de réel ou de spécieux.
Déjà nous avons plongé, ce semble, assez avant dans l'étude de la personne humaine, et sondé à de passables profondeurs les mystères de l'existence et de la formation du fantôme.
Cependant, le singulier phénomène des voyages réels ou apparents de l'âme hors du corps nous engage à porter une nouvelle attention sur ce problème ; nous chercherons ensuite ce dont notre corps et notre âme, s'ils ne possèdent aucun moyen suffisant de produire le fantôme, peuvent être redevables, en fait de manifestations fantasmatiques, au concours des purs esprits, à l'action des démons ou des anges, que l'homme avoisine de si près dans l'échelle des êtres créés. (...)
Et d'abord, puisque la première question qui se présente est celle des voyages animiques, l'âme saurait elle, sans que la vie se brise, se séparer du corps ? ou bien peut-elle, en suivant l'impulsion de ses facultés natives, voir et agir à de prodigieuses distances ? Les substances fluidiques du corps s'allongent-elles au loin pour la servir ? Est-il en elle de darder, de rayonner hors de son domicile organique, pour y rentrer et s'y replier, semblable en quelque sorte au corps élastique qui s'allonge et revient subitement sur lui-même ?
Portant la parole aux peuples de la terre qu'il avait pour mission d'enseigner, saint Paul, ce merveilleux révélateur, a dit, avec une autorité qui se passe de toute précaution de discours : « Je connais un homme en Jésus-Christ qui fut ravi, il y a quatorze ans, au troisième ciel ; si ce fut avec son corps, ou sans son corps, je ne le sais, Dieu le sait. Et je sais que cet homme fut ravi dans le paradis, et qu'il y entendit des paroles ineffables qu'il n'est pas permis à un homme de rapporter (Saint Paul, Cor., II, cap. xii, 2, 3, 4). »
Saint Paul a donc pensé que, grâce à l'action d'une influence miraculeuse, il ne serait point impossible à la personne humaine de se diviser en deux parties sans mourir ?
Oui, sans doute ; mais la formule dubitative dans laquelle se retranche sa pensée révèle à quel point cette exception doit être rare ; et nous devons dire, avec l'ensemble des docteurs enseignants : « Le corps ne peut être séparé de l'âme, ni dans l'extase naturelle, ni dans l'extase divine, encore qu'il soit certain que, par la volonté de Dieu, l'âme puisse quitter le corps pour y revenir. »
« L'extase diabolique, dit le Loyer, n'a pas tel pouvoir que de faire abstraction de l'âme hors le corps. » Ceux qui le soutiennent « se sont mis trop témérairement et à la volée en cette dispute ; il appert en ce qu'ils n'ont aucuns anciens docteurs approuvés de l'Église, de l'autorité desquels ils puissent appuyer leur dire. Ainsi, tout au rebours, ils sont combattus évidemment de leurs esprits. »
Imaginez quoi que ce soit au monde, affirmait Tertullien, plutôt que d'attribuer à l'âme la liberté de déserter son corps avant de mourir. Et si jamais pareil événement était affirmé, pensez que Dieu seul y a mis la main. Le corps dont l'âme se sépare un instant est mort. L'âme y retourne-t-elle pour l'animer ? Un tel miracle devient tout aussitôt une résurrection ; et c'est là ce que nous devons nous interdire de reconnaître dans les phénomènes inscrits au titre de la bilocation.
Quitter son corps pour y revenir, ainsi qu'on sort de sa maison pour y rentrer, ne serait-ce point, en effet, pour l'âme humaine, opérer le miracle que Jésus-Christ, dans sa toute-puissance, et afin de faire éclater sa divinité, n'accomplit qu'une seule et unique fois en sortant victorieux du tombeau ?
Que si pourtant nos oreilles s'ouvrent au prince de la philosophie du monde idolâtre, ce sera pour recueillir, dans une de ses anecdotes, une parole de guerre contre le sens des docteurs qui viennent de poser ces principes. Écoutons :
— Je ne sais quel Pamphilien fut laissé pendant dix jours au nombre des morts sur un champ de bataille. On allait placer son cadavre sur un bûcher lorsqu'il revint à la vie, et notre homme se prit aussitôt à raconter les merveilles dont il avait été témoin dans un voyage aux enfers (Socrate rapporte le fait : Rèpub. liv. x, Platon. Nous parlons en dehors des léthargies, des catalepsies ou autres accidents physiques analogues). — Les anciens croyaient donc à la possibilité de ces prodigieux voyages, et pour cause ! car d'étranges illusions les jetaient quelquefois hors des voies de la vérité sans que la doctrine catholique vînt au secours de leur raison, et leur donnât la clef si simple de leurs méprises. Cependant, longtemps après l'ère de Platon, l'un des prêtres ou initiateurs de Delphes, l'un des praticiens du magnétisme sacerdotal, l'illustre Plutarque prend la parole, et fait parvenir jusqu'à nos jours l'épisode si intéressant de Timarque.
Timarque est un jeune homme que la mort enlève à la fleur de l'âge. Initié d'abord à la philosophie antique et platonicienne, dont nous avons démontré les intimes liaisons avec la magie, il a voulu descendre dans l'antre de Trophoriius, afin de savoir de quelle nature était le génie de Socrate (Plutarque, Du démon de Socrate, — sur lequel M. Granier de Cassagnac fit paraître contre la pauvre et sceptique explication de M. le Dr Lélut, de l'Institut, deux fort remarquables articles dans le Constitutionnel du 13 et du 20 août 1856. Le retentissement de ces articles fut très-grand, et eut à Londres de singuliers commentaires), c'est-à-dire son démon. Prêtons l'oreille au récit de cette descente et du voyage animique qui la suit ; car une vérité, comme un malheur, n'arrive jamais seule, et la première que l'on parvient à saisir en amène une multitude à la suite. (...)
« Timarque nous communiqua son dessein à Cèbés et à moi, et il descendit dans l'antre de Trophonius, après avoir rempli toutes les cérémonies d'usage.
Il y passa deux nuits et un jour. Déjà on désespérait de le revoir, et ses parents pleuraient sa mort, lorsque tout à coup il reparut avec un air riant. Il nous dit que, dès qu'il fut descendu dans l'antre, il se trouva plongé dans d'épaisses ténèbres. Il fit sa prière au dieu et resta longtemps par terre, sans savoir s'il veillait ou s'il dormait. Mais il crut se sentir frappé à la tête, et ce coup fut suivi d'un bruit assez fort. Son crâne s'ouvrit dans les sutures, et son âme ayant quitté son corps, elle se vit avec plaisir dans un air pur et brillant. Sa taille s'accrut alors comme une voile qui est enflée par le vent. »
Ses regards se promenèrent d'abord sur la mer, et sur je ne sais quelles îles ; mais les ayant arrêtés « au-dessous de lui, il avait aperçu un autre gouffre de forme ronde, très profond, et d'un aspect horrible, toujours rempli d'une vapeur ténébreuse qui était sans cesse agitée et bouillonnante. On y entendait des cris affreux et des rugissements d'animaux, des vagissements d'enfants, des lamentations confuses d'hommes et de femmes, des bruits et des clameurs de toute espèce qui s'élevaient sourdement du fond de cet abîme. Après un certain espace de temps, quelqu'un qu'il ne voyait pas vint lui dire : Timarque, de quoi voulez-vous être instruit ? — De tout, répondit-il, car je ne vois rien ici qui ne soit merveilleux. — Nous n'avons, répliqua l'Esprit, que très-peu de commerce avec les régions supérieures ; elles sont l'apanage d'autres dieux ; mais, si vous le voulez, vous pouvez voir le partage de Proserpine. »
...Timarque regarde et dit : « Je ne vois qu'un grand nombre d'astres, qui s'agitent auprès de ce gouffre, dont les uns s'y plongent et les autres s'élancent au-dessus. — Ce sont, répliqua l'Esprit de l'antre de Trophonius, les génies que vous voyez sans les con naître, et je vais vous expliquer ce qui en est : Toute âme est raisonnable ; il n'en est point qui soit privée de raison et d'intelligence ; mais, par une suite de sa liaison intime avec un corps sujet aux passions, le plaisir et la douleur l'altèrent et la rendent animale. Toutes les âmes ne s'unissent pas aux corps de la même manière.
Les unes s'y plongent entièrement et flottent toute leur vie au gré des passions, dans un désordre général ; les autres ne s'y mêlent qu'en partie, et en séparant ce qu'elles ont de plus pur, qui, loin de se laisser entraîner par les sens, nage, pour ainsi dire, à la surface du corps, et ne touche qu'à la tête de l'homme. Tandis que ses autres facultés sont enfoncées dans le corps, cette portion plus pure plane au-dessus et y reste comme suspendue, tant que l'âme obéit à l'intelligence et ne se laisse pas vaincre par les passions. Ce qui est plongé dans le corps s'appelle âme ; et ce qui est exempt de corruption est nommé entendement par le vulgaire qui croit que cette faculté est au dedans de l'homme, comme si les objets étaient dans les miroirs qui les réfléchissent. Ceux qui jugent plus sainement sentent qu'il est en dehors d'eux, et l'appellent génie ou démon. »
« Pour ces astres qui vous paraissent s'éteindre, sachez que ce sont des âmes totalement plongées dans le corps ; et celles qui semblent se rallumer et prendre leur essor en secouant une espèce de brouillard épais, comme une fange qu'on rejette, ce sont les âmes qui, après la mort, reviennent du corps qu'elles animaient dans cette région.
Pour celles qui s'élèvent dans les régions supérieures, ce sont les génies, des hommes sages et prudents ; tâchez de voir le lien par lequel chacun d'eux est attaché à l'âme. — À ces mots, Timarque redoubla d'attention et considéra ces étoiles, dont les unes étaient plus agitées, les autres moins, comme on voit flotter sur la mer les morceaux de liège qui sont attachés aux filets, et dont quelques-uns tournent comme des fuseaux, parce que le poisson qui s'agite dans les filets les empêche de suivre un mouvement droit et égal. La voix lui dit alors que les étoiles qui avaient un cours droit et réglé étaient les âmes qu'une bonne éducation et les aliments convenables dont leur corps avait été nourri rendaient dociles au frein de la raison, et dont la partie animale, n'était ni trop terrestre ni trop sauvage. Celles qui erraient çà et là, emportées par un mouvement inégal et déréglé, comme des animaux qui se débattent dans les chaînes, étaient celles qui avaient à lutter contre des naturels rebelles et corrompus par une mauvaise éducation ; quelquefois elles parvenaient à les dompter, et leur faisaient suivre le droit chemin. »
« Car le lien qui les attache à l'âme est comme un frein qu'on a opposé à la partie animale ; et, quand la raison le tire, il produit le repentir des fautes que la passion a fait commettre, la honte des plaisirs illicites et immodérés, ou le remords de l'âme qui se sent réprimée par la partie supérieure, jusqu'à ce que, cédant enfin à ces châtiments, elle soit soumise et apprivoisée comme un animal bien docile, et que désormais, sans être frappée, sans éprouver aucune douleur, elle entende au premier signe les ordres de son démon. Celles qui ont été soumises et obéissantes à leur génie ou démon, depuis leur origine, forment la classe des prophètes et des hommes inspirés par les dieux. »
« De ce nombre était Hermodore de Clazomène, dont vous avez entendu dire que son âme se séparait de son corps, errait de tous côtés la nuit et le jour, et y rentrait après avoir été témoin de bien des choses qui s'étaient dites et faites fort loin de lui. Enfin il fut trahi par sa femme, et ses ennemis ayant saisi son corps, pendant que son âme en était séparée, ils le brûlèrent dans sa maison. Mais cette histoire n'est pas vraie ; son âme ne quittait pas son corps. Seulement, elle cédait quelquefois à son génie ou démon, et lâchant le lien qui l'attachait à lui, elle lui laissait le moyen de courir de côté et d'autre ; après quoi il venait lui rapporter ce qu'il avait vu et entendu au-dehors. Pour ceux qui brûlèrent son corps pendant qu'il dormait, ils en sont encore punis dans le Tartare.
Jeune homme, tu le sauras plus certainement dans trois mois ; maintenant, retire-toi. »
« Quand la voix eut cessé, Timarque se retourna pour voir qui lui avait parlé ; mais il sentit de nouveau un violent mal de tête, comme si on la lui eût fortement pressée, et il n'eut plus aucun discernement de ce qui s'était passé autour de lui. Revenu bientôt à lui-même, il se trouva dans l'antre de Trophonius, étendu à l'entrée comme il était auparavant. Tel fut le récit de Timarque, qui mourut trois mois après son retour à Athènes, comme la voix le lui avait prédit. Dans la surprise que sa mort nous causa, nous racontâmes sa vision à Socrate. »
Ce génie ou démon que Plutarque nous donne pour l'entendement humain, c'est-à-dire pour l'âme intellectuelle de l'homme, selon les croyances religieuses philosophiques et magiques des initiés de l'antiquité, se trouve donc être à la fois l'hôte de ceux qui, d'après les termes de l'Écriture, ont un Esprit de Python. Il est, sous ses différents aspects, l'Esprit inspirateur et auxiliaire des gens doués de la seconde vue, c'est-à-dire de la vue Socratique, ainsi que nos médiums. Il est le Férouer de la Perse, le Houen de la Chine ; il est celui que la Kabbale appelle le prince des corps, et surtout lorsqu'il se loge dans les cadavres où nous l'avons vu jouer quelquefois le rôle de principe vital. Enfin, dans les scènes du sabbat subjectif, et dans le mode de bilocation où le corps de celui que l'on croit voir présent en deux endroits différents demeure en place, il est celui qui se charge de lui apprendre, comme à Hermodore, ce qui se passe au loin ; il est le génie ou le démon qui peint les scènes lointaines dans le miroir imaginatif de ceux qui se figurent y assister.
Ce simple et important récit de Plutarque, le prêtre de Delphes, le philosophe, l'initié, nous donne donc à la fois et dans un seul mot la clef d'une multitude de mystères et d'erreurs. En dépouillant ce précieux métal de son oxyde, le catholicisme retrouve aussitôt quelques-unes de ses fermes et immuables croyances. Nous y songerons plus tard ; contentons-nous pour le moment d'interpréter le dieu qui dispose du fluide oraculaire de Delphes, et d'admettre, sous bénéfice d'inventaire, que l'âme, servie par le génie qui la gouverne, peut sembler agir à longue distance en relâchant le lien par lequel ce génie lui est attaché.... Remarquons d'ailleurs que, lorsque la personne humaine file et dévide ce câble fluidiforme (on sait que je réduis à néant les fluides merveilleux), le corps tombe dans la plus profonde torpeur de l'état magnétique. Mais avant d'interroger sérieusement la vérité sur ce point, changeons de pays, changeons d'époque, et ne craignons ni de perdre quelques-uns de nos pas, ni de causer à notre intelligence quelques sueurs.
Bodin, cet homme éminent dont les écrits affligèrent le christianisme, élève la voix au milieu du siècle de la Renaissance, et nous dit : « Hiérôme Cardan a laissé par écrit qu'il était par extase ravi hors du corps quand il voulait, sans qu'il demeurât aucun sentiment au corps (Démonomanie des sorciers, p. 244)....
Nous pourrions, entre autres, continue ce savant investigateur, rapporter l'histoire d'une sorcière « qui se frotta de graisse, puis tomba pasmée sans aucun sentiment, et trois heures après retourna en son corps, disant merveilles de plusieurs pays, qui furent avisées. »
De son côté, l'un des savants Pères du concile de Trente, l'archevêque d'Upsal, le primat de Scandinavie, Olaûs Magnus, n'hésite point à nous faire un récit d'une similitude assez frappante à celui de Bodin. Écoutons sa parole :
« Lorsque les Bothniciens veulent savoir dans quel état se trouve un de leurs amis ou de leurs ennemis, fût-il à cinq cents milles, ils ont recours à quelque Finlandais, à quelque Lapon, et le rémunèrent en lui donnant une arme, un vêtement, une bagatelle. Accompagné d'une seule personne, cet homme s'enferme, et vous le voyez, armant sa main d'un marteau, frapper d'un nombre de coups sacramentels soit une grenouille, soit un serpent d'airain placé sur une enclume. Il tourne, il retourne cet objet, et marmotte ses formules d'enchantement, jusqu'à ce que tout à coup renversé, tombant dans je ne sais quelle sorte d'extase, le voilà comme frappé de mort ! Oh ! que son compagnon s'attache aussitôt à le veiller d'un œil diligent et jaloux ; car la vie ne tient plus à ce corps que par un fil ! Qu'il le veille, et qu'il se garde bien de le laisser toucher par un être vivant, fût-ce par une mouche, un moucheron. C'est là, du reste, le moment critique où, grâce à la puissance du charme, son esprit conduit par un démon (Olaüs n'exprime point son opinion ; il rapporte la croyance vulgaire de ce pays peuplé d'idolâtres) s'occupe à écouter et à voir, puis à s'emparer d'un signe, d'un gage, d'un anneau, de je ne sais quel objet faisant foi de son excursion lointaine.
Bientôt cependant l'âme messagère rentre au corps de l'extatique, et en un moment il revient à lui ; vous l'entendez alors nommer à celui qui le paye l'objet qu'il rapporte en témoignage, et relater les circonstances de sa pérégrination aérienne.
Reprenant la parole, Bodin nous affirme avoir « appris, étant à Nantes en 1549, un jugement de sept sorciers qui dirent, en présence des juges, qu'ils rapporteraient des nouvelles, dedans une heure, de ce qui se ferait dix lieues à la ronde. Ils tombèrent tous pasmés et demeurèrent environ trois heures. Puis ils se relevèrent et rapportèrent ce qu'ils avoient vu en toute la ville de Nantes, et plus loin alentour, ayant remarqué les lieux, les actions, les personnes.
Et tout, sur-le-champ, fut avéré. On pourrait dire peut-être que l'âme n'est point ravie, et que ce n'est qu'une vision et illusion que le diable moyenne. » Dans ces cas où l'âme intellectuelle quitte le corps, « l'âme végétative, vitale et animale, demeure encore, bien que les sens, mouvement et raison soient déliés. »
Doué d'une perspicacité très-rare, et la main sur des faits qu'il recherche et qu'il analyse, Bodin se récrie d'ailleurs contre l'aberration d'esprit de quelques sceptiques qui se figurent que le transport aérien des sorciers ne peut jamais être qu'un effet d'imagination, et s'explique naturellement par l'extase. « Des expériences aussi fréquentes que mémorables montrent comme en plein jour et font toucher au doigt et à l'œil cette erreur. » Tel le transport de cet homme « de Losches, qui fut trouvé de son lit aux landes do Bordeaux, etc. » Mais cherchant la lumière à contresens des doctrines du catholicisme, il ajoute à propos des visions de l'âme qui semble se détacher du corps : « Cette vision peut être une vraie séparation, et les Hébrieux tiennent, en leur théologie secrète, que l'Ange fait ablation à Dieu de l'âme des élus par abstraction, — c'est-à-dire en la séparant du corps, — demeurant l'homme en vie!... Ce qu'il semble que Platon appelle mort plaisante. »
L'âme se séparer du corps sans briser la vie, oh non ! Rien de pareil ne fut jamais, s'écrie le célèbre démonologue Delrio. Ce sont là les contes sur lesquels les cabalistes avaient élevé l'édifice de leurs erreurs ; et le savant Bodin se laisse décevoir à la fausseté de ces doctrines ! Comment nous étonner, après une telle chute, si tant d'hommes superficiels prenant, de nos jours, en guise de démonstration les prestiges du magnétisme, dont les subtiles théories ont séduit leur intelligence, s'en vont donner tête haute et langue battante dans le même piège ! Comment nous émerveiller si de nombreux savants, illusionnés par les mirages et les perfidies de cet art, tranchent la difficulté dans le vif et contre le sens du catholicisme !
Hâtons-nous cependant de rentrer dans le monde du bon sens, où nous avons la certitude de rencontrer de Lancre, cet écrivain que M. de Gasparin lui-même appelle « un magistrat distingué et intègre ». Or, à la suite de ses longues et studieuses campagnes contre la sorcellerie, cet homme d'une rectitude d'intelligence si remarquable, séparant de la réalité des actes, et des prétendus voyages animiques des sorcières, la vérité des récits que leur bouche en avait transmise, écrivait : « Il n'y a homme si hébété qui ne sache qu'en ce que des sorcières confessent, il n'y ait bien souvent de l'illusion ! Mais aussi qu'en tout ce qu'on les accuse et qu'elles confessent, il n'y ait rien qu'illusion, que prestige et que songe sans réalité, c'est chose contre la vérité, contre l'évidence notoire, contre l'expérience. »
Leur corps gît dans un état de torpeur cadavérique, et leur âme semble s'en être éloignée pour voir ce qui se passe, pour se manifester par des apparitions, et pour agir au loin.
Que s'opère-t-il donc alors à ce sujet, et comment s'expliquer ce phénomène, puisque, si fréquemment, « les enfants que les sorcières confessent avoir tués se trouvent suffoqués, écrasés ou égratignés... ; puisque, le déterrement des enfants inhumés et le violement de la religion et piété des sépulcres se connait et manifeste parce que les corps tirés des sépulcres ne se trouvent plus en leurs cercueils ; puisque, enfin, les pièces et lambeaux de leur habillement et suaire, — dont elles confessent avoir fait présent au diable pour arrhes de leur service, — sont reconnues manquer au même endroit qu'elles récitent. » (...)
Or si les sorcières, que l'on gardait à vue, ne peuvent avoir l'âme séparée dû corps ; si leur présence ne peut se réaliser à la fois en deux lieux différents, il y a donc, dans l'une des deux localités, un Esprit opérant pour elles, un Esprit quelquefois revêtu d'un corps afin de les représenter ; un Esprit imprimant à ces femmes un sentiment si fort et si vif de ses propres actes, qu'elles s'imaginent, sous l'influence de ces impressions, les accomplir en personne. »
Et quoi d'étrange, en vérité, dans la conviction de ces femmes qui se figurent voyager et agir au moment où la plus magnétique des torpeurs a roidi leurs membres ! Quelqu'un étudia-t-il jamais la nature angélique sans rester émerveillé de la vigueur et de l'art avec lesquels le prince du mensonge et des illusions sait peindre et représenter à l'âme ce que l'âme s'imagine voir en réalité dans les lieux qu'elle se figure parcourir ?
Le fait suivant m'est rapporté par le R. P. Palgrave, ancien officier de cipayes aux Grandes-Indes, jésuite, missionnaire dans l'Arabie Heureuse et dans la Syrie, homme d'une vive intelligence, témoin de plusieurs faits merveilleux, et qui toucha barre à Paris, où je le rencontrai dans les premiers mois de l'an 1864. Il tient ce récit d'une famille amie qu'elle intéresse ; gens aussi positifs que sensés, et qui lui en affirmèrent l'incontestable exactitude.
Un officier de l'armée anglaise ayant pris son congé dans l'intention de revenir des Grandes-Indes, en l'année 1830, tenailla mer depuis une quinzaine de jours, lorsque, abordant le capitaine, il lui dit : « Vous avez donc à bord un inconnu que vous cachez ? — Mais, vous plaisantez ? — Non, je l'ai vu, parfaitement vu ; mais il ne reparaît plus. — Que voulez-vous dire ? expliquez-vous. — Soit. J'étais sur le point de me coucher, lorsque je vis un étranger s'introduire dans le salon, y faire sa ronde, aller de cabine en cabine, les ouvrir et les quitter en faisant de la tête un signe négatif. Ayant écarté le rideau de la mienne, il y regarda, me vit, et je n'étais point celui qu'il cherchait ; il s'éloigna doucement et disparut. — Bah ! mais enfin quels étaient le costume, l'âge, le signalement de votre inconnu ? — L'officier le décrivit avec une minutieuse exactitude. — Ah ! Dieu me garde ! s'écria le capitaine, si ce que vous dites n'était absurde, ce serait mon père, ce ne pourrait être un autre!.... » Et la traversée s'accomplit. Puis le capitaine revint en Angleterre, où il apprit que son père avait cessé de vivre, et que la date de sa mort se trouvait postérieure au jour de l'apparition ; mais que ce jour même, et à l'heure de l'apparition, étant malade, il avait eu le délire. Or, les personnes de la famille qui l'avaient veillé dirent au R. P. Palgrave, mon narrateur: « Dans son transport, il s'écriait : — D'où pensez-vous que je revienne ? Eh bien, j'ai traversé la mer ; je viens de visiter le vaisseau de mon fils, j'ai fait le tour des cabines, je les ai toutes ouvertes, et je ne l'ai vu dans aucune. »
L'âme de ce visiteur avait-elle quitté le corps pour y revenir ? Le lecteur édifié répondra tout à l'heure à cette question. Ou bien, l'âme avait-elle emporté le corps ? Mais on ne l'avait point perdu de vue pendant le temps que dura sa visite. Saint Thomas d'Aquin répondrait d'ailleurs à cette supposition : « La puissance motrice de l'âme est renfermée dans le corps auquel elle est unie (Somme, q. 110, art. 3). » Là donc où séjourne le corps, elle est rivée.
Laissons maintenant un rapide coup d'aile nous transporter au cœur de l'Amérique septentrionale, cette région babélique où le protestantisme agonise dans les crises déchirantes de son triomphe, c'est-à-dire où il succombe épuisé sous le coup des divisions incessantes et des grotesques métamorphoses qui naissent et découlent de son principe. Le terrain nous y est favorable, car la pulvérisation de la religion déformée y a merveilleusement disposé cette immense portion du globe aux prodiges et aux prodigieux enseignements qu'enfante et développe à mesure qu'il progresse le spiritualisme magnétique, notre fréquent auxiliaire. Et là, de toutes parts, les plus hautes illustrations de la politique, de la magistrature et de la science, ont confirmé de leur témoignage l'éclosion de ce nouvel ordre de merveilles. (...)
« Un jour, nous affirme M. Cuyler, d'Halcyondale (État de Géorgie), il m'arriva d'appeler les lettres de l'alphabet. Une voix me dit : Sors et reviens ; j'obéis. À mon retour, je trouvai un morceau de papier couvert d'écriture ; je le pris, et à ce moment, je sentis la présence de l'Esprit. J'éprouvai d'étranges sensations. Des coups furent frappés avec force sur la table, sur le parquet, au plafond, sur la fenêtre ; j'entendis un craquement de mâts de navires et le mugissement du canon. Je lus alors le papier, sur lequel étaient écrits ces mots : Dieu est Dieu, et je suis avec toi.
Mes cheveux se hérissèrent ; il me sembla qu'une tempête se déchaînait ; j'appelai à grands cris mon domestique qui dormait. Il accourut, entendit ces bruits et fut consterné. Il tomba à genoux et se mit en prière. Mon chien entra et fut enlevé à une hauteur de cinq pieds (Effet d'imagination ? Hallucination canine ?), puis lancé hors de la chambre avec une force capable de le tuer. Il resta gisant sur le parquet, et immobile pendant le laps de dix minutes. »
« Un peu plus tard, et de nuit, je demandai à l'Esprit : Veux-tu m'envoyer l'Esprit de ma cousine Susanne Jones, qui demeure à une distance de deux cents milles ? (La réponse fut affirmative.) — A quelle heure ? — À onze heures. »
« Je me couchai pour reposer un moment. Au bout de trois minutes, je vis l'ombre d'une personne qui se mouvait sur le parquet. J'éprouvai une sensation électrique ; je tremblais et je me levai. Devant moi se tenait debout une jeune et belle fille ; ce n'était pas ma cousine. Elle me dit qu'elle ne pouvait faire venir celle-ci. Je la regardai fixement. Je crus voir dans ses yeux le regard et l'expression de ma cousine absente. Je suis persuadé que son Esprit était dans cette femme, et poussé par la force magnétique à me faire une visite (son esprit, son âme animale, son houen, son simulacre raisonnant et parlant comme le simulacre d'Homère, etc.). »
«Une autre fois, je demandai qu'on m'envoyât l'Esprit de Marthe ***. Il fut répondu par l'affirmative, et l'on m'indiqua quatre heures du matin. Je me mis au lit. Après minuit, je rêvai que j'étais dans une ville ancienne. Un train de chemin de fer était prêt à partir ; une foule d'hommes et de femmes entraînaient Marthe de force. Ils l'enlevaient pour la mettre dans un wagon au moment où j'arrivais. Dès qu'elle m'aperçut, elle jeta des cris de joie et me dit : Sauvez-moi ; accourez et protégez-moi contre ces méchantes gens. »
« J'approchai en toute hâte ; mais les wagons s'éloignèrent avant que je pusse atteindre Marthe. Elle parvint à s'échapper, et, à ce moment, je me réveillai. Je sentis alors une vive sensation de brûlure à la paume de la main gauche, et je fus persuadé que c'était dû à l'Esprit de Marthe, dont la visite m'avait été promise pour quatre heures. Elle dormait chez elle, mais son Esprit était ici. Et, pour preuve, j'en tendis des coups violents et répétés sur les murs et sur le parquet ; le bruit d'une tempête au-dehors, et des voix confuses. En ce moment mon chien entra en courant et s'élança sur mon lit ; mais une main puissante et invisible le jeta à une distance de dix pieds. Ma couverture fut soulevée ; la sensation de brûlure à la paume de la main devint plus vive ; puis, soudain, ma fenêtre s'ouvrit, et la voix de Marthe s'écria : Bien ! je suis ici. »
« Je me levai, je m'habillai, et j'entendis une musique délicieuse. Enfin, j'écris mon récit par ordre, et sous l'influence de l'Esprit qui meut ma main, et fait entendre une foule de bruits (Journal du magnétisme, auquel collaborent de nombreux docteurs en médecine, n° 195, 10 sept. 1854, p. 558. Lire tout cet article, intitulé Faits et expériences, premier alinéa : Les esprits..., signé Dupotet, et l'article entier de M. A. J. Morin. Un concert est donné devant vingt-cinq personnes environ, par la main subitement visible d'un corps invisible qui parcourt l'appartement, etc., etc. La relation se termine par ces mots du narrateur : “Tels sont les faits dont j'ai été témoin. Aucune disposition d'esprit particulière n'est exigée de ceux qui y assistent. Croyants et sceptiques sont également bien venus, etc.”). » Que si ces deux exemples du genre ne nous suffisent point, veuillons en accepter un troisième ; il en est des milliers !
Sir Robert Bruce, de l'illustre famille écossaise de ce nom, est le second d'un bâtiment ; un jour il vogue près de Terre-Neuve, et se livrant à des calculs, il croit voir son capitaine assis à son pupitre ; mais il regarde avec attention, et celui qu'il aperçoit est un étranger dont le regard froidement arrêté sur lui l'étonne. — Le capitaine, près duquel il remonte, s'aperçoit de son étonnement et l'interroge. — Mais qui donc est à votre pupitre ? lui dit Bruce. — Personne. — Si, il y a quelqu'un, est-ce un étranger... et comment ? — Vous rêvez ou vous raillez? — Nullement ; veuillez descendre et venir voir. — On descend, et personne n'est assis devant le pupitre. Le navire est fouillé dans tous les sens ; il ne s'y rencontre aucun étranger. — Cependant celui que j'ai vu écrivait sur votre ardoise. — Son écriture doit y être restée, dit le capitaine. — On regarde l'ardoise, elle porte ces mots : Steer to the north-west, c'est-à-dire : Gouvernez au nord-ouest. — Mais cette écriture est de vous, ou de quelqu'un du bord ? — Non. — Chacun est prié d'écrire la même phrase, et nulle écriture ne ressemble à celle de l'ardoise. — Eh bien, obéissons au sens de ces mots ; gouvernez le navire au nord-ouest ; le vent est bon et permet de tenter l'expérience. — Trois heures après la vigie signalait une montagne de glace et voyait, y attenant, un vaisseau de Québec, démantelé, couvert de monde, cinglant vers Liverpool, et dont les passagers furent amenés par les chaloupes du bâtiment de Bruce.
Au moment où l'un de ces hommes gravissait le flanc du vaisseau libérateur, Bruce tressaillit et recula, fortement ému. C'était l'étranger qu'il avait vu traçant les paroles de l'ardoise. Il raconte à son capitaine le nouvel incident. — Veuillez écrire « Steer to the north-west » sur cette ardoise, dit au nouveau venu le capitaine, lui présentant le côté que ne recouvre aucune écriture. — L'étranger trace les mots demandés. — Bien ; vous reconnaissez là votre main courante, dit le capitaine frappé de l'identité des écritures.
— Mais vous m'avez vu vous-même écrire ; vous serait-il possible d'en douter ? — Pour toute réponse, le capitaine retourne l'ardoise, et l'étranger reste confondu, voyant des deux côtés sa propre écriture.
— Auriez-vous rêvé que vous écriviez sur cette ardoise, dit à celui qui vient d'écrire le capitaine du vaisseau naufragé ? — Non, du moins je n'en ai nul souvenir. — Mais que faisait à midi ce passager ? demande à son confrère le capitaine sauveur. — Étant très fatigué, ce passager s'endormit profondément, et, autant qu'il m'en souvient, ce fut quelque temps avant midi. Une heure au plus après, il s'éveilla et me dit : Capitaine, nous serons sauvés aujourd'hui même ! ajoutant : J'ai rêvé que j'étais à bord d'un vaisseau et qu'il venait à notre secours. Il dépeignit le bâtiment et son gréement ; et ce fut, à notre grande surprise, lorsque vous cinglâtes vers nous que nous reconnûmes l'exactitude de sa description.
Enfin ce passager dit à son tour : — Ce qui me semble étrange, c'est que ce que je vois ici me paraît familier, et cependant je n'y suis jamais venu !
Ainsi donc, d'après le témoignage des magnétistes et des spirites, le corps d'une personne étant absent, son Esprit se dit présent, agit et obéit à l'appel d'autrui. Ainsi l'une de ces prétendues âmes séparées vient de prêter à un fantôme la physionomie de l'âme qu'elle anime au loin, et l'œil l'y reconnaît ! Ainsi des signes sensibles de présence sont donnés par une jeune fille absente, et dont la parole frappe l'oreille habituée au timbre de sa voix ; ainsi l'homme qui, pour la première fois, pose le pied sur un vaisseau qu'il décrit sans l'avoir vu, s'étonne d'y trouver, en abordant, l'écriture providentielle qu'il y a tracée !...
Cependant, à la suite des précédentes études et des autorités que, sous l'égide de la simple raison, nous allons continuer de mettre en ligne, nous devons reconnaître, après avoir fait justice dans nos ouvrages antérieurs de l'existence des fluides magiques, que nul lien fluidique ou spirituo corporel n'attache l'âme au corps ; que la séparation de l'âme et du corps, ou des deux parties de l'homme vivant, c'est la mort, ou ce n'est qu'un rêve ; que dans aucun cas acceptable, ne fût-ce que pour le plus rapide des instants, cette séparation suivie du rapatriement des séparés ne saurait s'accomplir sans être le plus signalé des miracles : car une résurrection ne serait rien de plus ! Et ce langage n'est point seulement celui de la théologie ; il est le langage du simple bon sens. De tels prodiges ne seront donc loyalement proclamés dans les voies de la science que par ces hommes légers qu'une aveugle confiance emporte maniaquement à juger et à conclure au gré de leur fantaisie. Plaignons ceux dont la folle habitude est de postillonner, un bandeau sur les yeux, à la recherche du vrai, et de faire grand tapage sur les routes en annonçant devant eux l'Évidence, dont les précurseurs se reconnaissent à de si différentes allures.
Mais si, durant le cours de cette vie terrestre, l'âme humaine ne voyage point encore sans rester liée au fardeau corporel des organes, rendons sensible par un exemple que se disputent la légende et la science, l'opinion qui veut que, dans les cas où ces sortes de voyages semblent se rapporter à des faits de bilocation, l'une de nos deux personnes apparentes soit un Esprit revêtu d'un corps modelé sur l'image du nôtre (voir en Théol., saint Thomas d'Aq., Som., q.51, art. 2. — Schram, ci-dessus, etc.).
Le célèbre médecin Jean Wier est l'homme de son siècle qui combattit avec le plus d'ardeur et de passion l'aveugle croyance à la sorcellerie. Nul plus que cet opiniâtre docteur ne s'efforça de restreindre le domaine du surnaturel ; et, cependant, lorsqu'il examine le phénomène étrange qui nous occupe, nous le voyons tomber d'accord avec Molitor, sagace expert à la patience duquel nous devons sur la sorcellerie une enquête aussi précieuse que rare. Nous renforcerons d'ailleurs, par des faits d'une authenticité parfaite, l'anecdote qu'à titre d'exemple connu nous empruntons à ce défiant critique.
Saint Germain, évêque d'Auxerre, était un certain jour en voyage. Se trouvant, de rencontre, à la nuit tombante dans une hôtellerie de Savoie, il vit avec surprise remettre devant lui nappe sur table, après le plein achèvement du souper. — Qu'est-ce donc à dire, hôtelière ? — Ce n'est rien, ô mon Dieu, rien qu'un second souper pour ces bons hommes et ces bonnes femmes qui voyagent en l'air et volent de nuit ! — Le saint, tout aussitôt, de donner l'ordre aux personnes de sa suite de veiller les yeux bien ouverts. Il parlait encore qu'une troupe arriva d'hommes et de femmes, « lesquels se mirent à table, et auxquels il enchargea de ne desplacer. Puis, demandant à ceux de la maison qui estoient tout estonnés, s'ils cognoissoient aucuns de la troupe, on lui respondit que c'étoient des voisins et voisines », c'est-à-dire les visages du monde les mieux connus. Sur cette réponse, saint Germain fit à l'instant même visiter leur maison, où « l'on les trouva endormis. Et ainsi, il conjura tous ceux qui estoient dans la taverne, lesquels confessèrent qu'ils estoient diables. » Or, ajoute Jean Wier, « voilà comment Simon le magicien estoit au conclave de Néron, et en même temps parloit au peuple : » ce Simon le mage, que les Samaritains émerveillés appelaient, du temps même des apôtres, « la grande vertu de Dieu. » Des Esprits représentaient donc en un lieu les trompeuses images de ces sortes de gens, tandis que leur personne était ailleurs !
Ainsi d'ailleurs nous parle du haut de son expérience le docte Ulric Molitor. Dans les circonstances fréquentes où ces sortes d'apparitions viennent nous surprendre, ce n'est point l'âme des gens qui se détache de leur corps pour frapper nos sens ; « c'est leur image qui se manifeste à nous, représentée par l'entremise du démon. » Voilà tout le mot de l'énigme ! Voilà ce que l'expérience, la science et la raison s'accordent à soutenir contre ceux qui prennent leur imagination pour guide, et leurs illusions pour preuves.





Lire cet article sur la sorcellerie en Roumanie.


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