dimanche 30 septembre 2018

GRAND CATÉCHISME HISTORIQUE (pour adulte), contenant en abrégé l'Histoire Sainte et la Doctrine Chrétienne, Leçon XXXVI : De la vie du siècle futur



PREMIÈRE PARTIE


Contenant en abrégé l'Histoire Sainte et la Doctrine Chrétienne



LEÇON XXXVI


De la vie du siècle futur







Jésus-Christ prédit aussi à ses disciples que Jérusalem serait ruinée de leur temps par la guerre la plus cruelle qui eût été jusqu'alors ; que le temple serait détruit, en sorte qu'il n'y resterait pas pierre sur pierre ; que l'Évangile serait prêché par toute la terre ; qu'ensuite le monde même finirait, et qu'il viendrait alors comme Roi, juger tous les hommes ; mais il ne leur dit point le temps de la fin du monde, et de son second avènement ; et mêla ce qu'il leur en dit avec les prédictions de la ruine de Jérusalem. C'est donc à la vie future que Jésus-Christ nous a ordonné de porter nos espérances. Il a confirmé la foi de l'immortalité de l'âme et de la résurrection, et fermé la bouche aux Saducéens. Qui se hait en ce monde, dit-il, se conserve pour la vie éternelle. Telle est la volonté de mon Père qui m'a envoyé, que quiconque voit le Fils, et croit en lui, à la vie éternelle, et je le ressusciterai au dernier jour. Et ailleurs, l'heure vient où tous ceux qui sont dans les tombeaux entendront la voix du Fils de Dieu et marcheront ; ceux qui ont bien fait, à la résurrection de la vie : ceux qui ont mal fait, à la résurrection du Jugement. Tel sera donc le dernier état des hommes. D'un côté la vie éternelle, le repos, la joie, le banquet, les noces, le royaume, le Ciel, le Paradis ; car Jésus-Christ lui donne tous ces noms pour s'accommoder aux idées du bonheur que nous avons en cette vie. D'un autre côté sera l'enfer, le feu éternel, la gêne, les ténèbres extérieures, la mort éternelle ; là seront les pleurs et les grincements des dents : Le ver qui les ronge ne mourra point, c'est-à-dire, les remords et les reproches de la conscience. Or la vie éternelle consiste, comme il nous enseigne, à voir Dieu, être avec Jésus-Christ, et voir la gloire qu'il avait avant la création du monde, à être tous en Jésus-Christ, et par lui être unis à Dieu d'une charité parfaite. Voilà le sommaire de la Doctrine de Jésus-Christ.




Reportez-vous à Leçon I : De la Création, Leçon II : Du péché, Leçon III : De la corruption du Genre humain et du déluge, Leçon IV : De la Loi de Nature, Leçon V : Du Patriarche Abraham, Leçon VI : Des autres Patriarches, Leçon VII : De la servitude d’Égypte, Leçon VIII : De la Pâque, Leçon IX : Du voyage dans le désert, Leçon X : Des dix Commandements, Leçon XI : De l'alliance de Dieu avec les Israélites, Leçon XII : Des infidélités du peuple dans le désert, Leçon XIII : Des derniers discours de Moïse, Leçon XIV : De l'établissement du peuple dans la terre promise, Leçon XV : De l'Idolâtrie, Leçon XVI : De David et du Messie, Leçon XVII : De Salomon et de sa sagesse, Leçon XVIII : Du Schisme des Tribus ou de Samarie, Leçon XIX : Des Prophètes, Leçon XX : Des Prophéties, Leçon XXI : De la captivité de Babylone, Leçon XXII : Du rétablissement des Juifs après la captivité, Leçon XXIII : De la persécution d'Antiochus et des Macchabées, Leçon XXIV : De l'état où était le monde à la venue du Messie, Leçon XXV : Comment le Messie était attendu des Juifs, Leçon XXVI : De la Naissance de Jésus-Christ, Leçon XXVII : De l'enfance de Jésus-Christ, Leçon XXVIII : De Saint Jean-Baptiste, Leçon XXIX : De la vocation des Apôtres, Leçon XXX : Des miracles de Jésus-Christ, Leçon XXXI : Des vertus de Jésus-Christ, Leçon XXXII : De la Doctrine de Jésus-Christ et premièrement de la Trinité et de l'Incarnation, Leçon XXXIII : De l'amour de Dieu et du prochain, Leçon XXXIV : Des Conseils, de la Grâce et de la Prière, Leçon XXXV : De l'état des Fidèles dans la vie présente, Leçon XXXVII : Des ennemis de Jésus, Du dessein et de l'usage de ce Catéchisme, Première partie du Petit Catéchisme Historique, contenant en abrégé l'Histoire Sainte, Deuxième partie du Petit Catéchisme Historique, contenant en abrégé l'Histoire Chrétienne.





















GRAND CATÉCHISME HISTORIQUE (pour adulte), contenant en abrégé l'Histoire Sainte et la Doctrine Chrétienne, Leçon XXXV : De l'état des Fidèles dans la vie présente



PREMIÈRE PARTIE


Contenant en abrégé l'Histoire Sainte et la Doctrine Chrétienne



LEÇON XXXV


De l'état des Fidèles dans la vie présente



Le Christ outragé (Mathis Gothart Grünewald)
   

Jésus-Christ nous découvrant la perfection où Dieu nous appelle en cette vie, nous montre aussi quelle en sera la récompense. Nous ne devons pas borner nos espérances sur la terre, comme faisaient les Juifs charnels : nous ne devons pas amasser ici-bas des trésors périssables, mais thésauriser dans le Ciel. Malheur aux riches, parce qu'ils ont leur consolation : Malheur à ceux qui rient, et à ceux qui sont honorés des hommes. Efforcez-vous, dit-il, d'entrer par la porte étroite, car il y a deux portes et deux voies ; une voie large, qui mène à la perdition, et où marche le plus grand nombre ; et une étroite qui mène à la vie, et que peu de gens trouvent. Pour suivre Jésus-Christ dans cette voie étroite, il faut renoncer à tout, et porter sa croix. Tous ceux qui nous voudraient séparer de lui, et nous servir de scandale, c'est-à-dire, de pierre en notre chemin, nous les devons haïr, quels qu'ils soient, amis, parents, père, mère, mari ou femme. Il faut couper notre main droite, si elle nous scandalise, et arracher notre œil droit, c'est-à-dire, nous priver avec violence de ce qui nous est le plus cher. Enfin nous devons nous haïr nous-mêmes, c'est-à-dire, nous défaire de notre amour-propre ; aussi Jésus-Christ a-t-il déclaré que son Royaume n'était point de ce monde. Il prédit à ses disciples qu'il serait rejeté par les Juifs, livré aux Gentils pour être fouetté, moqué et crucifié : Qu'il ressusciterait le troisième jour. Il les avertit qu'ils ne seraient pas mieux traités que lui, qu'ils seraient poursuivis, trainés devant les Juges, et condamnés comme des criminels : Que l'ont croirait rendre service à Dieu de les faire mourir. Mais ne craignez point, ajouta-t-il, ceux qui ne peuvent que tuer le corps, craignez celui qui, après avoir tué, peut envoyer le corps et l'âme dans l'enfer. Voilà celui qu'il faut craindre. Qui persévérera jusqu'à la fin sera sauvé. Quiconque me renoncera devant les hommes, je le renoncerai devant mon Père ; et quiconque me confessera, je le confesserai et le reconnaîtrai.





Reportez-vous à Leçon I : De la Création, Leçon II : Du péché, Leçon III : De la corruption du Genre humain et du déluge, Leçon IV : De la Loi de Nature, Leçon V : Du Patriarche Abraham, Leçon VI : Des autres Patriarches, Leçon VII : De la servitude d’Égypte, Leçon VIII : De la Pâque, Leçon IX : Du voyage dans le désert, Leçon X : Des dix Commandements, Leçon XI : De l'alliance de Dieu avec les Israélites, Leçon XII : Des infidélités du peuple dans le désert, Leçon XIII : Des derniers discours de Moïse, Leçon XIV : De l'établissement du peuple dans la terre promise, Leçon XV : De l'Idolâtrie, Leçon XVI : De David et du Messie, Leçon XVII : De Salomon et de sa sagesse, Leçon XVIII : Du Schisme des Tribus ou de Samarie, Leçon XIX : Des Prophètes, Leçon XX : Des Prophéties, Leçon XXI : De la captivité de Babylone, Leçon XXII : Du rétablissement des Juifs après la captivité, Leçon XXIII : De la persécution d'Antiochus et des Macchabées, Leçon XXIV : De l'état où était le monde à la venue du Messie, Leçon XXV : Comment le Messie était attendu des Juifs, Leçon XXVI : De la Naissance de Jésus-Christ, Leçon XXVII : De l'enfance de Jésus-Christ, Leçon XXVIII : De Saint Jean-Baptiste, Leçon XXIX : De la vocation des Apôtres, Leçon XXX : Des miracles de Jésus-Christ, Leçon XXXI : Des vertus de Jésus-Christ, Leçon XXXII : De la Doctrine de Jésus-Christ et premièrement de la Trinité et de l'Incarnation, Leçon XXXIII : De l'amour de Dieu et du prochain, Leçon XXXIV : Des Conseils, de la Grâce et de la Prière, Leçon XXXVI : De la vie du siècle futur, Leçon XXXVII : Des ennemis de Jésus, Du dessein et de l'usage de ce Catéchisme, Première partie du Petit Catéchisme Historique, contenant en abrégé l'Histoire Sainte, Deuxième partie du Petit Catéchisme Historique, contenant en abrégé l'Histoire Chrétienne.

















samedi 29 septembre 2018

Méditation pour la Fête de Saint Michel et de tous les saints Anges



MÉDITATION


Pour la Fête de Saint Michel et de tous les saints Anges


(29 septembre)






Alors il y eut un grand combat dans le ciel : Michel et ses anges combattaient contre le dragon. Apoc. XII, 7.


I. Prélude. — Me figurer voir dans le ciel les légions triomphantes des saints Anges qui adressent leurs prières à Dieu pour moi et m’invitent à venir partager leur bonheur.

II. Prélude. — Glorieux saint Michel, et vous tous Esprits bienheureux, qui contemplez la gloire du Seigneur, obtenez-moi la grâce d’imiter votre fidélité, afin d'avoir part un jour à votre récompense.


I. Point. — Les saints Anges sont nos protecteurs.

L’Église présente aujourd’hui à ma vénération de purs Esprits qui n'ont jamais offensé le Seigneur, des créatures saintes et innocentes qui, par une fidélité à toute épreuve, ont mérité de jouir à jamais de la gloire du ciel. Qu'ils sont dignes de mes respects ces bienheureux Esprits dans lesquels Dieu s’est plu à retracer ses perfections infinies, et qui le glorifient excellemment par leurs continuelles louanges ! Mais mes hommages seraient imparfaits si je me bornais à les révérer sans ouvrir en même temps mon cœur à l’amour et à la confiance que je leur dois : Dieu nous les a donnés pour protecteurs ; ils ont pour moi une charité tendre, me regardent comme leur amie et leur compagne, désirent vivement mon salut ; ils se font mes intercesseurs auprès de la divine Majesté ; ils m’obtiennent le pardon de mes péchés, et la grâce d'échapper aux dangers qui m'environnent. Que vous êtes bon, ô mon Dieu ! d’avoir établi une telle communication entre nous et les princes de votre cour ! Que suis-je en particulier pour que vos Anges s'intéressent à moi et me couvrent de leur protection ? Je vous en remercie de tout mon cœur, et vous supplie de me rendre digne de leurs soins en me faisant imiter les vertus aimables dont ils me donnent de si parfaits exemples.


Il. Point.
— Les saints Anges sont nos défenseurs contre les esprits de ténèbres.

Le Seigneur a ordonné à ses Anges de prendre soin de vous, dit l’Écriture, et ils vous garderont entre leurs mains, de peur que votre pied ne heurte contre quelque pierre. Ces bienheureux Esprits prennent un soin très-affectueux de nous préserver des périls qui menacent notre santé ou notre vie ; mais c'est surtout le salut de notre âme qu'ils désirent ; ce sont les dangers spirituels qu’ils redoutent le plus pour nous, et qu'ils s’appliquent particulièrement à nous faire éviter. Continuellement attentifs aux embûches et aux pièges qui nous sont tendus par nos ennemis invisibles, ils s'efforcent de nous en préserver : tantôt ils nous éclairent intérieurement sur le danger qui nous menace ; tantôt ils nous inspirent une horreur salutaire pour les objets de séduction employés contre nous ; d’autres fois ils obtiennent par leurs prières que nous ne soyons pas mis à de trop fortes épreuves ; ou si nous avons succombé, ils empêchent le démon de se prévaloir de nos chutes, en nous aidant à nous relever au plus tôt. Ah ! si dans ce moment tous les services qui m'ont été rendus par ces généreux défenseurs m’étaient révélés, de quels sentiments de reconnaissance mon cœur ne se pénétrerait-il pas ! Non, je ne puis me faire une idée juste de leur zèle empressé, de leurs charitables Offices ; ce n’est que dans l’éternité que je pourrai savoir jusqu'à quel point je leur suis redevable.


COLLOQUE avec les saints Anges.
— Leur rendre mes hommages de respect, de reconnaissance et d’amour. — Les remercier des charitables soins qu'ils m'ont prodigués depuis que je suis au monde. — Les prier de m'obtenir une pleine victoire sur les ennemis de mon âme, et de me faire parvenir au ciel malgré tous les dangers qui m'environnent.


RÉSOLUTIONS.
— Me rappeler souvent la présence de Dieu, et faire toutes mes actions dans la vue de lui plaire. — Invoquer les saints Anges dans mes peines et mes difficultés.


BOUQUET SPIRITUEL.
Les Anges de Dieu sont mes frères et mes protecteurs.


PRIÈRE.
— Ange de Dieu, que sa divine Providence a commis pour me garder, éclairez-moi de vos lumières, protégez-moi contre mes ennemis, conduisez-moi dans les voies du salut.




Extrait de "Méditations sur les principaux mystères de la Très Sainte Vierge, et pour les fêtes des Saints..." (Imprimatur, 1840).





Reportez-vous à Méditation pour la Fête des saints Anges Gardiens, Jésus crucifié est le Livre des Élus, La réalité des apparitions angéliques, Avoir une dévotion singulière aux Anges, Archanges et Principautés, Honorer principalement les Puissances, les Vertus et les Dominations, Avoir de profonds respects, et des amours extraordinaires pour les Trônes, les Chérubins et les Séraphins, La protection des saints Anges contre les démons, particulièrement au sujet de leurs différentes tentations, Litanies de l'Ange Gardien, Et Michel et ses anges combattaient contre le Dragon, La puissance des démons réglée par la sagesse divine, Neuvaine à Saint Michel, Discernement des esprits : ce qu'on entend par esprits, combien on en compte et comment ils se forment, Tous les hommes sont assistés des Saints Anges, Les Saints Anges nous assistent dans les choses temporelles, Les perfections admirables de ces sublimes intelligences, Les Saints Anges font tout ce qui peut se faire pour le bien des hommes, Litanie aux Saints Anges Gardiens, Discernement des esprits, Litanie de Saint Michel Archange, Puissance de Saint Michel au jugement dernier, Chapelet à Saint Michel Archange, Les Anges, princes et gouverneurs de la grande cité du bien, Neuvaine à l'Archange Raphaël, Secours de Saint Michel à l'heure de la mort, Litanie de Saint Gabriel Archange et Litanie de Saint Raphaël Archange.

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mardi 11 septembre 2018

Le Saint Esclavage de Jésus en Marie, d’après Saint Louis-Marie Grignion de Montfort



Catéchisme à retrouver sur EtudesAntimodernistes.fr.






Catéchisme du Saint Esclavage de Jésus en Marie




Je suis tout dans sa dépendance

Pour mieux dépendre du Sauveur

Laissant tout à sa Providence :

Mon corps, mon âme et mon bonheur


(Bienheureux de Montfort)




Quel est le but principal de cette dévotion ?

Le but principal de cette dévotion est d’établir le règne absolu de la Très Sainte Vierge dans les cœurs, afin d’y faire régner plus parfaitement Jésus-Christ. « Si nous établissons la solide dévotion de la Très Sainte Vierge, s’écrie le Bienheureux Père de Montfort, ce n’est que pour établir plus parfaitement la dévotion à Jésus-Christ : ce n’est que pour donner un moyen aisé et assuré pour trouver Jésus-Christ. Si la dévotion à la Sainte Vierge éloignait de Jésus-Christ, il faudrait la rejeter comme une illusion du démon. Mais tant s’en faut, qu’au contraire cette dévotion ne nous est nécessaire que pour trouver Jésus-Christ parfaitement, l’aimer tendrement et le servir fidèlement ! »



En quoi consiste cette dévotion ?

Elle consiste :

  • À se donner tout entier à la Très Sainte Vierge pour être tout entier à Jésus-Christ par elle ;
     
  • À vivre habituellement dans une parfaite dépendance de sa volonté, à l’exemple du Fils de Dieu à Nazareth.



Pourquoi se consacrer ainsi à la Sainte Vierge ?

On se consacre ainsi à la Sainte Vierge :

  • Pour imiter la dépendance de Jésus, qui, afin de nous sauver, a voulu être soumis à Marie pendant trente ans ;
     
  • Pour reconnaître les droits de la Sainte Vierge, qui étant Mère de Dieu, a pouvoir sur toutes les créatures ;
     
  • Pour recevoir plus de grâces, parce que Marie étant, comme Médiatrice de toutes les grâces, chargée de nous appliquer les mérites de la Rédemption, nous serons d’autant plus favorisés que nous vivrons plus soumis et plus unis à cette divine Mère.



Comment faut-il faire cette donation de tout soi-même, pratiquer cette dépendance absolue envers la Très Sainte Vierge ?

    Il faut choisir un jour remarquable pour lui donner, par un acte de consécration solennelle : 1. Notre corps ; 2. Notre âme ; 3. Nos biens matériels ; 4. Nos biens spirituels et la valeur de nos bonnes œuvres passées, présentes et futures.

    En vertu de cette consécration, pour vivre habituellement dans sa dépendance, il faut faire toutes ses actions avec Elle et par Elle, en sorte que nous la regardions toujours comme agissant de concert avec nous.



Qu’est-ce qu’agir par Marie, avec Marie, en Marie et pour Marie ?

Agir par Marie, c’est n’aller jamais à Notre-Seigneur que par Elle, se laisser conduire en toutes choses par ses conseils et ses inspirations et s’appuyer sans cesse sur son secours maternel : avec Marie, c’est prendre la Sainte Vierge comme le modèle accompli de tout ce qu’on doit faire et s’efforcer de l’imiter ; en Marie, c’est se recueillir souvent pour vivre en présence et en union de la Très Sainte Vierge, par la pensée et par l’amour ; pour Marie, c’est faire toutes ses actions pour Elle, pour son profit et pour sa gloire, afin de les faire ainsi plus sûrement pour la gloire de Dieu.



En quoi cette consécration diffère-t-elle de celles que l’on fait à la première communion et dans les Congrégations des Enfants de Marie ?

Par cette consécration on se donne vraiment à Marie en propriété, au lieu que par les consécrations ordinaires, on n’entend qu’une mise en dépôt de nous-mêmes et de nos biens. À la première communion, on se met sous la protection de la Sainte Vierge, comme un enfant sous la tutelle de sa mère, afin d’avoir une plus large part à sa bonté, à ses faveurs, à son amour&nbsp:; mais on ne lui sacrifie pas, pour cela, la valeur de ses actes, ni la liberté d’en disposer soi-même. Ici, au contraire, en nous donnant à la Sainte Vierge, nous lui abandonnons tous les droits que nous avons naturellement sur nos bonnes œuvres. Elle peut, dès lors, en disposer comme bon lui semble, sans que nous prétendions à autre chose qu’à l’honneur de vivre sous sa dépendance comme esclaves, afin d’être par Elle esclaves de Jésus ; de là, ce titre donné par le B. Père de Montfort à la présente dévotion : l’Esclavage de Jésus en Marie.



Dans quel sens devons-nous considérer cet abandon de tous nos droits à la Sainte Vierge ?

Pour comprendre clairement la réponse à cette question, il faut se rappeler que chacune de nos œuvres, faite en état de grâce et par des motifs de foi, renferme : 1. Une valeur satisfactoire et impétratoire, que nous pouvons communiquer à d’autres et qui sert soit à compenser la peine due au péché, soit à obtenir quelque bienfait particulier ; 2. Une valeur méritoire, qui nous est propre, que nous ne pouvons communiquer à personne, et qui apporte à notre âme une augmentation de grâce et de mérites. – Or, par cet abandon volontaire que nous lui faisons de tous nos droits, la Sainte Vierge devient la maîtresse absolue : 1. De toute la valeur satisfactoire et impétratoire de nos bonnes œuvres qu’Elle peut appliquer à qui Elle veut, comme il lui plait, selon la plus grande gloire de Dieu ; 2. De toute leur valeur méritoire, c'est-à-dire, de nos grâces, de nos mérites. Mais, parce que ces grâces et ces mérites, nous étant propres, sont incommunicables, Elle voudra bien les garder et les conserver précieusement, comme un beau et riche trésor.



Comment pourrons-nous secourir nos parents, nos amis, nos bienfaiteurs vivants et défunts, si nous ne sommes pas libres de disposer de la valeur impétratoire et satisfactoire de nos bonnes œuvres, en faveur de qui nous voulons ?

Loin de s’opposer à ce que nous venions au secours de ceux qui nous sont chers, ou qui se recommandent à nous, cette dévotion nous autorise au contraire, à prier pour eux avec plus de confiance que jamais. « Tout ainsi qu’une personne riche, dit le Bx de Montfort, qui aurait donné son bien à un grand prince, afin de l’honorer davantage, prierait avec plus de confiance ce prince de faire l’aumône à quelqu’un de ses amis qui la lui demanderait. Ce serait même faire plaisir à ce prince que de lui donner occasion de témoigner sa reconnaissance envers une personne qui s’est dépouillée pour le revêtir, qui s’est appauvrie pour l’honorer. Il faut dire la même chose de Notre-Seigneur et de la Sainte Vierge ». Il est de leur bonté et de leur puissance de ne jamais se laisser vaincre en générosité. Et quoique l’application de nos bonnes œuvres ne dépende plus de notre volonté, Jésus et Marie sauront bien, à notre recommandation humble et soumise, assister de notre petit revenu spirituel, ou par d’autres voies, nos parents, nos amis, nos bienfaiteurs vivants et défunts. C’est même un devoir de justice et de charité qu’ils sauront mieux que nous reconnaître et remplir.



Quels sont les principaux avantages que nous trouvons pour nous-mêmes dans l’esclavage de Jésus en Marie ?

Nous étant dépouillés de tout ce que nous avons pour le donner à la Très Sainte Vierge, nous pouvons croire :

  • Que cette bonne Mère, ayant accepté notre offrande s’est engagée à nous protéger et défendre contre nos ennemis, à nous rendre les voies du salut douces et faciles, et à nous obtenir toutes les grâces dont nous avons besoin pendant la vie ;
     
  • Que nos bonnes œuvres passant par ses mains avant d’arriver à Dieu, elle les purifie, les augmente, les embellit, les présente elle-même à Jésus-Christ, pour qu’elles soient plus favorablement accueillies ;
     
  • Que pour répondre au généreux abandon que nous lui avons fait de tous nos biens, elle acquitte dès cette vie nos dettes envers Dieu, et ne permettra pas à notre mort, que nous restions longtemps à souffrir dans le Purgatoire.

Aussi, dans l’esclavage de Jésus en Marie, une âme fervente, dirigée, soutenue par la Très Sainte Vierge, arrive plus sûrement et plus promptement à une parfaite sanctification que par toute autre voie spirituelle. « Qu’on me fasse un chemin nouveau pour aller à Jésus-Christ, dit encore le Bienheureux de Montfort, et que ce chemin soit pavé de tous les mérites des Bienheureux, orné de toutes leurs vertus héroïques, éclairé et embelli de toutes les lumières et beautés des Anges, et que tous les Anges et les Saints y soient pour y conduire, défendre et soutenir ceux et celles qui y voudront marcher ; en vérité, en vérité, je dis hardiment, et je dis la vérité, que je prendrais préférablement à ce chemin, qui serait si parfait, la voie immaculée de Marie, voie ou chemin sans aucune tache, ni souillure, sans péché originel ni actuel, sans ombre ni ténèbres ».



Quelles sont les obligations ou pratiques de cette dévotion ?

Pour être esclave de Jésus en Marie, il suffit d’avoir fait une fois pour toutes l’acte de consécration. C’est un contrat qui dure toujours, à moins qu’on ne le rétracte formellement. Le Bienheureux de Montfort conseille, en outre, quelques pratiques particulières, soit extérieures, soit intérieures.



Quelles sont les pratiques extérieures ?

Ces pratiques sont :

  • De se préparer à sa consécration en offrant à Dieu, pendant 33 jours (30 jours au moins, si on compte des semaines de 6 jours) toutes ses prières, méditations et bonnes œuvres, aux intentions et de la manière suivante : une période de douze jours pour se vider de l’esprit du monde, une première semaine pour obtenir la connaissance de soi-même, une seconde semaine pour obtenir la connaissance de la Sainte Vierge, une troisième semaine pour obtenir la connaissance de Jésus-Christ. Au terme de la préparation, un jour de fête de la Sainte Vierge, on fait la consécration en prononçant la formule composée par le Bienheureux de Montfort lui-même ;
     
  • De renouveler chaque année son acte de consécration, après s’y être préparé de la même manière que la première fois (les 12 premiers jours sont facultatifs) ;
     
  • De faire une petite offrande à la Sainte Vierge, le jour de la première consécration et le jour de la rénovation, comme marque de dépendance universelle envers Marie ;
     
  • De réciter tous les jours, ou du moins le plus souvent possible, le Magnificat, le chapelet ou même le saint Rosaire, et la Petite Couronne de la Sainte Vierge, composée de 3 Pater, suivis chacun de 4 Ave Maria et d’un Gloria Patri ;
     
  • De célébrer dévotement les fêtes de la Sainte Vierge, et particulièrement l’Annonciation (25 mars), fête de la présente dévotion.



Quelles sont les pratiques intérieures ?

Ces pratiques sont :

  • D’offrir à Notre-Seigneur Jésus-Christ, chaque matin, et même souvent dans la journée, par les mains de sa sainte Mère, nos pensées, nos désirs, nos paroles ; nos actions, en prononçant ces mots ou d’autres semblables : « Je suis tout à vous, et tout ce que j’ai je vous l’offre ô mon aimable Jésus, par Marie, votre très sainte Mère » ;
     
  • De faire toutes ses œuvres, dans le cours de la journée, en union avec Marie : « Ma bonne Mère, agissez en moi … priez en moi … souffrez en moi … parlez en moi … travaillez en moi … ». Tout cela doit se faire paisiblement, doucement, sans contention, mais aussi avec fidélité et persévérance ;
     
  • De communier avec Marie et par Marie, c'est-à-dire :

    - De renoncer, avant la communion, à nos propres dispositions pour recourir à celles de Marie, lui demandant son cœur tout brûlant d’amour pour y recevoir Jésus-Christ : « Ma bonne Mère, voici venir mon Jésus … prêtez-moi votre cœur pour le recevoir, ou plutôt recevez-le vous-même en moi. »

    - De supplier Notre-Seigneur, au moment même de la communion et pendant qu’on dit trois fois Domine non sum dignus, de ne considérer en nous que les vertus et les mérites de la Très Sainte Vierge : « Oui, doux Sauveur de mon âme, je me reconnais tout à fait indigne de vous recevoir par moi-même, vu ma tiédeur et mes nombreuses infidélités. Mais voici à la place de mon cœur, celui de Marie, votre Mère et la mienne ! Ce cœur si pur et si saint sera votre demeure … Levez-vous, et venez habiter le lieu de votre repos, l’arche de votre sanctification. »

    -D’emprunter encore après la communion, les dispositions d’amour et de reconnaissance de Marie, pour les offrir à Jésus-Christ en action de grâces : « Ma bonne Mère, adorez, aimez, glorifiez Jésus-Christ pour moi … faites-le vivre, grandir, dominer en moi. Étendez aussi, affermissez son règne dans le cœur de tous les fidèles, et surtout des personnes qui me sont chères. »



N’a-t-on pas institué, selon les désirs du Bx de Montfort, une Confrérie pour propager plus facilement cette pratique ?

Oui, Mgr Duhamel, archevêque d’Ottawa, a institué le 25 mars 1899 une Confrérie sous le titre de Confrérie de Marie, Reine des cœurs, érigée canoniquement en Archiconfrérie le 28 avril 1913 à Rome (44, Via Romagna) par saint Pie X.


(...)


N’y a-t-il pas aussi une association de prêtres fondée pour répandre plus largement cette belle dévotion parmi les fidèles ?

Oui, en l’année 1907, a pris naissance l’Association des prêtres de Marie Reine des Cœurs, qui s’engagent à pratiquer et à prêcher la dévotion de la Sainte Vierge qu’a enseignée le B. de Montfort. Cette œuvre bénie et enrichie de privilège par le pape Pie X a reçu dès la première heure les encouragements d’un grand nombre d’évêques.



Consécration de soi-même à Jésus-Christ, la Sagesse incarnée, par les mains de Marie


Ô Sagesse éternelle et incarnée ! ô très aimable et adorable Jésus, vrai Dieu et homme, Fils unique du Père éternel et de Marie toujours Vierge, je vous adore profondément dans le sein et les splendeurs de votre Père, pendant l'éternité, et dans le sein virginal de Marie, votre très digne Mère, dans le temps de votre Incarnation.

Je vous rends grâce de ce que vous vous êtes anéanti vous-même en prenant la forme d'un esclave, pour me retirer du cruel esclavage du démon ; je vous loue et glorifie de ce que vous avez bien voulu vous soumettre à Marie, votre sainte Mère, en toutes choses, afin de me rendre par elle votre fidèle esclave : mais, hélas ! ingrat et infidèle que je suis, je ne vous ai pas gardé les promesses que je vous ai si solennellement faites dans mon baptême ; je n'ai point rempli mes obligations ; je ne mérite pas d'être appelé votre enfant, ni votre esclave ; et, comme il n'y a rien en moi qui ne mérite vos rebuts et votre colère, je n'ose plus par moi-même approcher de votre très sainte et auguste Majesté.

C'est pourquoi j'ai recours à l'intercession de votre très sainte Mère, que vous m'avez donnée pour médiatrice auprès de vous ; et c'est par ce moyen que j'espère obtenir de vous la contrition et le pardon de mes péchés, l'acquisition et la conservation de la Sagesse.

Je vous salue donc, ô Marie immaculée, tabernacle vivant de la divinité, où la Sagesse éternelle cachée veut être adorée des Anges et des hommes ; je vous salue, ô Reine du Ciel et de la terre, à l'empire de qui est soumis tout ce qui est au-dessous de Dieu. Je vous salue, ô refuge assuré des pécheurs, dont la miséricorde ne manque à personne : exaucez les désirs que j'ai de la divine Sagesse, et recevez pour cela les vœux et les offres que ma bassesse vous présente.

Ô Moi N..., pécheur infidèle, je renouvelle et ratifie aujourd'hui entre vos mains les vœux de mon baptême ; je renonce pour jamais à Satan, à ses pompes et à ses œuvres et je me donne tout entier à Jésus-Christ, la Sagesse incarnée, pour porter ma croix à sa suite tous les jours de ma vie, et afin que je lui sois plus fidèle que je n'ai été jusqu'ici.

Je vous choisis aujourd'hui en présence de toute la Cour céleste, pour ma Mère et ma Maîtresse ; je vous livre et consacre, en qualité d'esclave, mon corps et mon âme, mes biens intérieurs et extérieurs, et la valeur même de mes bonnes actions passées, présentes et futures, vous laissant un entier et plein droit de disposer de moi et de tout ce qui m'appartient, sans exception, selon votre bon plaisir, à la plus grande gloire de Dieu, dans le temps et dans l’éternité.

Recevez, ô Vierge bénigne, cette petite offrande de mon esclavage, en l'honneur et union de la soumission que la Sagesse éternelle a bien voulu avoir à votre maternité ; en hommage de la puissance que vous avez tous deux sur ce petit vermisseau et ce misérable pécheur ; en action de grâces des privilèges dont la sainte Trinité vous a favorisée. Je proteste que je veux désormais, comme votre véritable esclave, chercher votre honneur et vous obéir en toutes choses.
Ô Mère admirable, présentez-moi à votre cher Fils, en qualité d'esclave éternel, afin que, m'ayant racheté par vous, il me reçoive par vous.

Ô Mère de miséricorde, faites-moi la grâce d'obtenir la vraie Sagesse de Dieu, et de me mettre pour cela au nombre de ceux que vous aimez, que vous enseignez, que vous conduisez, que vous nourrissez et protégez comme vos enfants et vos esclaves.

Ô Vierge fidèle, rendez-moi en toutes choses un si parfait disciple, imitateur et esclave de la Sagesse incarnée, Jésus-Christ, votre Fils, que j'arrive, par votre intercession et à votre exemple, à la plénitude de son âge sur la terre, et de sa gloire dans les Cieux. Ainsi soit-il.




N.B. : Saint Louis-Marie de Montfort fut canonisé par Pie XII en 1947 d’où le titre de bienheureux qui lui est ici donné.





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lundi 3 septembre 2018

Méditation sur les Offices de l'Église








1er point. Les Psaumes en composent la plus grande partie. Tâchez 1°, d'en comprendre le sens, et vous verrez que ce n'est point pour un homme seul que le Saint-Esprit les a dictés ; qu'ils n'expriment pas seulement les sentiments de David, mais qu'ils expriment encore ceux de Jésus-Christ, ceux de l'Église et ceux de chaque Fidèle en particulier ; qu'il n'y a point de Ville qui ne soit une Jérusalem infidèle et perfide ; point de pécheur qui ne puisse être un David pénitent ; point d'enfant qui ne puisse devenir, si Dieu l'abandonne, un Absalon rebelle et dénaturé.


2e point.
2°, Appliquez-vous le sens des Psaumes à vous-même. Si celui que l'on récite, dit Saint Augustin, vous présente la triste peinture d'une âme affligée, s'il contient une invitation aux larmes et à la componction, laissez vous attendrir par une salutaire douleur : Si gemit Psalmus, gemite. Si c'est un cantique d'actions de grâces, livrez-vous à tous les transports de la reconnaissance : Si gratulatur, gaudere. S'il est rempli des motifs de l'espérance, donnez un libre essor à la vôtre : Si sperat, sperate.



Reportez-vous à Méditation sur le Sacrifice de la Messe, Méditation sur le respect que l'on doit à Dieu dans ses Temples, Méditation sur les distractions involontaires, Méditation sur l'attention que l'on doit à Dieu dans la Prière, Méditation sur la nécessité de la Prière, Méditation sur les Prières des pécheurs, Méditation sur l'efficacité de la Prière, Méditation sur l'abandon de la prière, Méditation sur l'inefficacité de nos prières, Méditation sur les Prières de Jésus-Christ, Méditation sur la présence de Dieu, Méditation sur l'oubli de la présence de Dieu, Méditation sur l'attention continuelle à la présence de Dieu, Méditation sur le soin qu'un Chrétien doit avoir de la réputation du prochain, Méditation sur le mensonge, Méditation sur les mensonges officieux, Méditation sur la sainteté de Dieu, Méditation sur les caractères de la colère passionnée, Méditation sur les caractères de la colère de zèle, Méditation sur la colère, Méditation sur les discours immodestes, Méditation sur les discours impies, Méditation sur la Médisance, Méditation sur les péchés de la langue, Méditation sur la curiosité, Méditation sur les moyens d'éviter les jugements téméraires, Méditation sur la fausseté des jugements téméraires, Méditation sur les défauts qui rendent un jugement téméraire, Méditation sur les Prières que l'on adresse à Dieu pour ses besoins temporels, Méditation sur les dispositions où doit être un Chrétien quand il demande à Dieu des grâces temporelles, Méditation sur la soumission à la volonté de Dieu, Méditation sur le Jugement de Dieu, Méditation sur la justice de Dieu, Méditation sur la connaissance des vertus et des vices, Méditation sur la vraie pénitence, Méditation sur le respect humain, Méditation sur les péchés d'ignorance, Méditation sur l'aveuglement de la Conscience, Méditation sur la passion dominante, Méditation sur les moyens de connaître les passions dominantes, Méditation sur la fuite des occasions prochaines du péché, Méditation sur les divertissements du monde, Méditation sur la grandeur d'âme, Méditation sur l'humilité des Saints, Méditation sur la pratique de l'humilité Chrétienne, Méditation sur l'ignorance de l'homme à l'égard de l'état de grâce, Méditation sur les petites actions de Vertu, Méditation sur l'habitude des fautes légères, Méditation sur l'attache au péché véniel, Méditation sur la distinction du péché mortel et du péché véniel, Méditation sur les jugements du monde, Méditation sur la gloire du monde, Méditation sur l'application aux devoirs de son état, Méditation sur le mérite attaché à la pratique des devoirs de son état, Méditation sur le motif qui doit nous conduire dans la pratique des devoirs de notre état, Méditation sur les dangers propres de chaque état, Méditation sur les vertus qu'on exerce en pratiquant les devoirs de son état, et Méditation sur l’œil qui scandalise.