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samedi 10 décembre 2022

Le Mystère de Noël



Extraits d'un sermon prêché le jour de Noël par Bossuet, devant Louis XIV et sa cour.


Vous savez assez, chrétiens, que le mystère que nous honorons, c'est l'anéantissement du Verbe incarné, et que nous sommes ici assemblés pour jouir du pieux spectacle d'un DIEU descendu pour nous relever, abaissé pour nous agrandir, appauvri volontairement pour répandre sur nous les trésors célestes...
Mais ce n'est pas ce qu'il y a de plus important, ni ce qui m'étonne le plus. Je confesse que je ne puis assez admirer cet abaissement de mon Maître ; mais j'admire encore davantage qu'on me donne cet abaissement comme un signe, pour reconnaître en lui le sauveur du monde : Et hoc vobis signum, nous dit l'ange. Votre Sauveur est né aujourd'hui, et voici la marque que je vous en donne : un enfant revêtu de langes, couché dans la crèche ; c'est-à-dire, courez à cet enfant nouvellement né, vous y trouverez... qu'y trouverez-vous ? Une nature semblable à la vôtre, des infirmités telles que les vôtres, des misères au-dessous des vôtres. Et hoc vobis signum. Reconnaissez à ces belles marques qu'il est le Sauveur qui vous est promis.
Est-il bien vrai ? le pouvons-nous croire ? Quoi ! les bassesses du DIEU incarné, sont-ce des marques certaines qu'il est mon Sauveur ? Oui, fidèle, n'en doute pas ; et en voici les raisons solides. Ta nature était tombée par ton crime : DIEU l'a prise pour la relever ; tu languis au milieu des infirmités : il s'y est assujetti pour les guérir ; les misères du monde t'effraient : il s'y est soumis pour les surmonter et rendre toutes ces terreurs inutiles. Divines marques, caractères sacrés par lesquels je connais mon Sauveur, que ne puis-je vous expliquer à cet auditoire avec les sentiments que vous méritez ! Du moins, efforçons-nous de le faire...
Ce qui nous empêche d'aller au souverain bien, c'est l'illusion des biens apparents, c'est la folle et ridicule créance qui s'est répandue dans tous les esprits, que tout le bonheur de la vie consiste dans ces biens externes que nous appelons les honneurs, les richesses et les plaisirs. Étrange et pitoyable ignorance !
C'est pourquoi le Fils de DIEU vient au monde, comme un réformateur du genre humain, pour désabuser tous les hommes de leurs erreurs, et leur donner la vraie science des biens et des maux ; et voici l'ordre qu'il y tient. Le monde a deux moyens d'abuser les hommes : il a premièrement de fausses douceurs qui trompent notre crédulité trop facile ; il a secondement de vaines terreurs qui abattent notre courage trop lâche. Il est des hommes si délicats qu'ils ne peuvent vivre s'ils ne sont toujours dans la volupté, dans le luxe, dans l'abondance. Il en est d'autres qui vous diront : Je ne demande pas de grandes richesses, mais la pauvreté m'est insupportable ; je n'envie pas le crédit de ceux qui sont dans les grandes intrigues du monde, mais il est dur de demeurer dans l'obscurité ; je me défendrai bien des plaisirs, mais je ne puis souffrir les douleurs. Le monde gagne les uns et il épouvante les autres. Tous deux s'écartent de la droite voie, et tous deux viennent à ce point, que celui-ci, pour obtenir les plaisirs sans lesquels il s'imagine qu'il ne peut vire, et l'autre, pour éviter les malheurs qu'il croit qu'il ne pourra jamais supporter, s'engagent entièrement dans l'amour du monde.
Mon Sauveur, faites tomber ce masque hideux par lequel le monde se rend si terrible ; faites tomber ce masque agréable par lequel il semble si doux ; désabusez-nous. Premièrement, faites voir quelle est la vanité des biens périssables : Et hoc vobis signum : « Voilà le signe que l'on vous en donne. » Venez à l'étable, à la crèche, à la misère, à la pauvreté de ce DIEU naissant. Si les plaisirs que vous recherchez, si les grandeurs que vous admirez étaient véritables, quel autre les aurait mieux mérités qu'un DIEU ? Qui les aurait plus facilement obtenus, ou avec une pareille munificence ? Quelle troupe de gardes l'environnerait ! Quelle serait la beauté de sa cour ! Quelle pourpre éclaterait sur ses épaules ! Quel or reluirait sur sa tête ! Quelles délices lui préparerait toute la nature qui obéit si ponctuellement à ses ordres ! Mais « il a jugé, dit Tertullien, que ces biens, ces contentements et cette gloire étaient indignes de lui et des siens » : Indignam sibi et suis judicavit. Il a cru que cette grandeur étant fausse et imaginaire, elle ferait tort à sa véritable excellence. Et ainsi, dit le même auteur, « en ne la voulant pas, il l'a rejetée ; ce n'est pas assez : en la rejetant, il l'a condamnée ; il va bien plus loin : en la condamnant, le dirai-je ? oui, chrétiens, ne craignons pas de le dire, il l'a mise parmi les pompes du diable auxquelles nous renonçons par le saint baptême. » C'est la sentence que prononce le Sauveur naissant contre toutes les vanités des enfants des hommes. Voilà la gloire du monde bien traitée : il faut voir qui se trompe, de lui ou de nous. Ce sont les paroles de Tertullien, qui sont fondées sur cette raison. Il est indubitable que le Fils de DIEU pouvait naître dans la grandeur et dans l'opulence : par conséquent, s'il ne les veut pas, ce n'est pas par nécessité, mais par choix ; et Tertullien a raison de dire qu'il les a formellement rejetées : Quam noluit, rejecit. Mais tout choix vient du jugement : il y a donc un jugement souverain par lequel JÉSUS-CHRIST naissant a donné cette décision importante, que les grandeurs du siècle n'étaient pas pour lui, qu'il les devait rejeter bien loin. Et ce jugement du Sauveur, n'est-ce pas la condamnation de toutes les pompes du monde ? Quam rejecit, damnavit. Le Fils de DIEU les méprise : quel crime de leur donner notre estime ! Quel malheur de leur donner notre amour ! Est-il rien de plus nécessaire que d'en détacher nos affections ? Et c'est pourquoi Tertullien dit que nous les devons renoncer par l'obligation de notre baptême ; Et hoc vobis signum : c'est la crèche, c'est la misère, c'est la pauvreté de ce DIEU enfant, qui nous montrent qu'il n'est rien de plus méprisable que ce que les hommes admirent si fort...
Il semble n'être venu sur la terre que pour fouler aux pieds toute cette vaine pompe, et braver pour ainsi dire, par la pauvreté de sa crèche, notre faste ridicule et nos vanités extravagantes. Car voyez où va son mépris : non seulement il ne veut pas de grandeurs humaines, mais, pour montrer le peu d'état qu'il en fait, il se jette aux extrémités opposées. Il a peine à trouver un lieu assez bas où il fasse son entrée au monde ; il rencontrer une étable à demi ruinée, c'est là qu'il descend. Il prend tout ce que les hommes évitent, tout ce qu'ils craignent, tout ce qu'ils méprisent, tout ce qui fait horreur à leurs sens, pour faire voir combien les grandeurs du siècle lui semblent vaines et imaginaires : si bien que je me représente sa crèche, non point comme un berceau indigne d'un DIEU, mais comme un char de triomphe où il traîne après lui le monde vaincu...
Accourez de toutes parts, chrétiens, et venez connaître à ces belles marques le Sauveur qui vous est promis. Oui, mon DIEU, je vous reconnais ; vous êtes le libérateur que j'attends. Les Juifs espèrent un Messie qui leur donnera l'empire du monde, qui les rendra contents sur la terre. Ah ! combien de Juifs parmi nous ! Combien de chrétiens qui désireraient un Sauveur qui les enrichit ; un Sauveur qui contentât leur ambition ou qui voulût flatter leur délicatesse ! Ce n'est pas là notre JÉSUS-CHRIST. À quoi le pourrons-nous reconnaître ? Écoutez, je vous le dirai par de belles paroles d'un ancien Père ! Si ignobilis, si inhonorabilis, si inglorius, meus erit Christus : « S'il est méprisable, s'il est sans éclat, s'il est bas aux yeux des mortels, c'est le JÉSUS-CHRIST que je cherche. » Il me faut un Sauveur qui fasse honte aux superbes, qui fasse peur aux délicats de la terre, que le monde ne puisse goûter, qui ne puisse être connu que des humbles de cœur. Il me faut un Sauveur qui m'apprenne par son exemple que tout ce que je vois n'est qu'un songe, qu'il n'y a rien de grand que de suivre DIEU et tenir tout le reste au-dessous de nous, qu'il y a d'autres maux que je dois craindre et d'autres biens que je dois attendre. Le voilà, je l'ai rencontré, je le reconnais à ces signes ; vous le voyez aussi, chrétiens. Reste à considérer maintenant si nous le croirons.
Il y a deux partis formés : le monde d'un côté, JÉSUS-CHRIST de l'autre. On va en foule du côté du monde, on s'y presse, on y court, on croit qu'on n'y sera jamais assez tôt. Là les délices, les réjouissances, l'applaudissement, la faveur ; vous pourrez vous venger de vos ennemis ; vous pourrez posséder ce que vous aimez ; votre amitié sera recherchée ; vous aurez de l'autorité, du crédit ; vous trouverez partout un visage gai et un accueil agréable ; il n'est rien de tel, il faut prendre parti de ce côté-là. D'autre part, JÉSUS-CHRIST se montre avec un visage sévère, il est pauvre et abandonné. L'un lui dit : « Mon Sauveur, que ne promettez-vous de semblables biens ? Vous seriez un grand et aimable Sauveur, si vous vouliez sauver le monde de la pauvreté ! — Je ne vous le promets pas. — Que je puisse contenter ma passion. — Je ne le veux pas. — Que je puisse seulement venger cette injure. — Je vous le défends. — Le bien de cet homme m'accommoderait ; je n'y ai point de droit, mais j'ai du crédit. — N'y touchez pas ou vous êtes perdu. — Qui pourrait souffrir un maître si rude ? Retirons-nous, on n'y peut pas vivre. — Mais du moins que promettez-vous ? De grands biens ? — Oui, mais pour une autre vie. — Je le prévois, mon Sauveur, vous n'aurez pas la multitude pour vous ; vous serez condamné, car le monde gagnera sa cause. On nous donne un signe pour vous connaître, mais c'est un signe de contradiction. Il s'en trouvera, même dans l'Église, qui seront assez malheureux de le contredire ouvertement par des paroles et des sentiments infidèles, mais presque tous le contrediront par leurs œuvres. — Et ne le condamnons-nous pas tous les jours ? Quand nous prenons des routes opposées aux siennes, c'est lui dire secrètement qu'il a tort et qu'il devait venir comme les Juifs l'attendent encore. S'il est votre Sauveur, de quel mal voulez-vous qu'il vous sauve ? Si votre plus grand mal c'est le péché, JÉSUS-CHRIST est votre Sauveur ; mais s'il en était ainsi, vous n'y tomberiez pas si facilement. Quel est donc votre plus grand mal ? C'est la pauvreté, c'est la misère ? JÉSUS-CHRIST n'est plus votre Sauveur ; il n'est pas venu pour cela. Voilà comme l'on condamne le sauveur JÉSUS.
Où irons-nous, mes frères, et où tournerons-nous nos désirs ? Jusqu'ici tout favorise le monde, le concours, la commodité, les douceurs présentes. JÉSUS-CHRIST va être condamné : on ne veut pas d'un Sauveur si pauvre et si nu... Prendrons-nous parti ?... — Attendons encore : peut-être que le temps changera les choses. — Peut-être ! Il n'y a point de peut-être ; c'est une certitude infaillible. Il viendra, il viendra ce terrible jour où toute la gloire du monde se dissipera en fumée ; et alors on verra paraître dans sa majesté ce JÉSUS autrefois né dans une crèche, ce JÉSUS autrefois le mépris des hommes, ce pauvre, ce misérable, cet imposteur, ce samaritain, ce pendu ! La fortune de ce JÉSUS est changée. Vous l'avez méprisé dans ses disgrâces ; vous n'aurez pas de part à sa gloire. Que cet avènement changera les choses ! Là, ces heureux du siècle n'oseront paraître, parce que, se souvenant de la pauvreté passée du Sauveur, et voyant sa grandeur présente, la première sera la conviction de leur folie, et la seconde en sera la condamnation. Cependant, ce même Sauveur, laissant ces heureux et ces fortunés, auxquels on applaudissait sur la terre, dans la foule des malheureux, tournera sa divine face au petit nombre de ceux qui n'auront pas roui de sa pauvreté, ni refusé de porter sa croix : Venez, dira-t-il, mes chers compagnons, entrez en la société de ma gloire, jouissez de mon banquet éternel...
Chrétiens, au nom de Notre-Seigneur JÉSUS-CHRIST, “qui, étant si riche par sa nature, s'est fait pauvre par l'amour de nous, pour nous enrichir par sa pauvreté,” détrompons-nous des faux biens du monde ; comprenons que la crèche de notre Sauveur a rendu pour jamais toutes nos vanités ridicules. Oui, certainement, ô mon Seigneur JÉSUS-CHRIST, tant que je concevrai bien votre crèche, les apparences du siècle ne me surprendront point par leurs charmes, elles ne m'éblouiront pas par leur vain éclat ; et mon cœur ne sera touché que de ces richesses inestimables que votre glorieuse pauvreté nous a préparées dans la félicité éternelle. Amen.

(Noël Histoire et Liturgie, Coutumes et Légendes, Littérature et Poésie, 1894)


Reportez-vous à LA FÊTE DES ROIS, fête de famille et autres usages, Histoire de la Nativité, Quels sentiments fait naître dans nos cœurs et quelles résolutions nous inspire le mystère de la nativité ?, Prière à Jésus naissant dans la Crèche, Prière au Sauveur Jésus, Venez ! Venez ! Venez !, La Veille de la Nativité de Notre-Seigneur, Les bienfaits que Jésus naissant a apportés au monde, Les premiers adorateurs de Jésus-Christ, Circonstances de la naissance du Sauveur, Jour de Noël, Fête de la bienheureuse naissance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, Prière à la Sainte Vierge, en adorant l'Enfant Jésus aux pieds de la Crèche, Louanges à Marie et aux Saints qui ont spécialement aimé Jésus-Enfant, Litanies des Saints Rois-Mages, Litanies des Saints consacrés à l'Enfance de Jésus, Litanies en l'honneur de la divine Naissance du Sauveur, Litanies des Saints Anges de la Crèche, Tirées du Directoire de la dévotion à l'Enfant-Jésus, Litanies des Justes de l'Ancienne Loi, Tirées du Directoire de la dévotion à l'Enfant-Jésus, La fête de Noël doit être chère à la France, La Pantoufle dans la cheminée, Les Fêtes de Noël à Paris : l'Offrande et la fête des Lettres, un pieux et antique usage, Les Fêtes de Noël à Paris : en prière devant la Crèche, Les Fêtes de Noël à Paris : au Couvent, Les Fêtes de Noël à Paris : au Petit-Séminaire, La nuit de Noël à Marseille, Extrait d'une description des Fêtes de Noël à Bruxelles : La Crèche en famille, Un épisode des Fêtes de Noël dans les pays du Nord de l'Europe : L'Arbre de Noël, Particularités de la nuit de Noël à Bethléem, La Sainte Grotte, Bethléem, Le Santo Bambino, Les petits Prédicateurs de six et de huit ans, L'Étable de Bethléem dans l’Église de l'Ara-Coeli, L'épée et le chapeau ducal portés à la procession le jour de Noël, Description de la sainte Crèche, Son histoire, Cérémonie de l'Adoration, La Messe de Minuit à Sainte-Marie-Majeure, Les Boutiques de Noël et le Præsepio, Les Pifferari, Regard sur le triple sacrifice du Jour de Noël, Noël, Jour de sainte allégresse, Lumière sur Noël, La crèche, Méditation pour la Fête de Noël : Vous trouverez un Enfant enveloppé de langes, et couché dans une Crèche, Instruction sur la Fête de Noël, Pratique de la Dévotion à l'enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, Litanies de la Sainte Famille, Visite à l'Enfant-Jésus dans la Crèche, La bénédiction de Noé à ses fils, Prophétie et figure de l'entrée des Gentils dans la vraie Église, La conduite réciproque de Ruth et de Noémi figure celle de Marie et de l'Église des Gentils, Méditation pour le Jour des Rois : Que votre Règne arrive, Instruction sur la Fête des Rois, Méditation sur l’Épiphanie : Les Mages confessent Jésus-Christ devant les hommes, Méditation sur l’Épiphanie : Les Mages à Jérusalem, Méditation pour l’Épiphanie : La vocation des mages prédite et figurée, notre vocation à la foi de Jésus-Christ, Méditation sur l’Épiphanie : Les Rois-Mages, Méditation sur l’Épiphanie : Du ministère de Marie dans la vocation des Gentils à la Foi, Remerciement, offrande et prière au Verbe de Dieu incarné, pour l'Octave de l'Épiphanie, Méditation sur l’Épiphanie, Discours aux jeunes époux, du Pape Pie XII, durant l'Octave de l’Épiphanie, le 10 janvier 1940, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 18e Méditation : Voici que l'étoile qu'ils avaient vue en Orient parut, allant devant eux, jusqu'à ce qu'elle vint s'arrêter sur le lieu où était l'enfant, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 17e Méditation : À la nouvelle de la naissance du saint Enfant, le roi Hérode fut troublé, et tout Jérusalem avec lui, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 16e Méditation : Nous avons vu son étoile en Orient, et nous sommes venus pour l'adorer, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 15e Méditation : Voici que les Mages vinrent de l'Orient à Jérusalem, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 21e Méditation : Cependant Marie ne perdait rien de toutes ces choses et les méditait dans son cœur, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 22e Méditation : Ils portèrent Jésus à Jérusalem, afin de l'offrir au SeigneurDévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 20e Méditation : Ayant été averti en songe de ne point aller trouver Hérode, ils retournèrent en leur pays par un autre chemin, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 19e Méditation : Se prosternant, ils l'adorèrent ; puis ayant ouvert leurs trésors, ils lui offrirent en présent de l'or, de l'encens et de la myrrhe, Méditation sur la Nativité, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 14e Méditation : On lui donna le nom de Jésus, Litanies du Saint Nom de Jésus, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 13e Méditation : On lui donna le nom de Jésus, nom qui lui avait été donné par l'ange, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 12e Méditation : Après huit jours, le saint Enfant fut circoncis, Instruction sur la Circoncision, Méditation sur la Circoncision, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 11e Méditation : Les bergers revinrent en glorifiant et en louant Dieu de tout ce qu'ils avaient vu et entendu, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 10e Méditation : Les bergers se disaient les uns aux autres : Allons jusqu'à Bethléem, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 9e Méditation : Gloire à Dieu au plus haut des Cieux, et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 7e Méditation : Tout à coup l'Ange du Seigneur parut auprès d'eux, Salutation à Marie et à Jésus naissant, Litanies du Saint Enfant-Jésus, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 1re Méditation : Marie s'étant rendue avec Joseph à Bethléem, le temps de son divin enfantement arriva, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 2e Méditation : Je vous annonce un grand sujet de Joie, il vous est né aujourd'hui un Sauveur, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 3e Méditation : Marie mit au monde son fils premier-né, et l'enveloppa de langes, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 4e Méditation : Marie, après avoir enveloppé de langes le saint Enfant, le coucha dans la crèche, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 5e Méditation : Voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un enfant enveloppé de langes et couché dans une crèche, Dévotion à la Sainte Enfance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 6e Méditation : Il y avait là aux environs des bergers qui veillaient et se relevaient les uns les autres pendant la nuit, pour la garde de leurs troupeaux, Litanies du Saint Enfant-Jésus, et Dévotion au Saint Enfant-Jésus : Prière d'amour et Consécration.











mercredi 21 juillet 2021

ABRÉGÉ DU CATÉCHISME DE PERSÉVÉRANCE, DEUXIÈME PARTIE, Leçon XVIII : Union de notre esprit avec Notre-Seigneur, le nouvel Adam, par la Foi, premier et deuxième articles du Symbole


ABRÉGÉ DU CATÉCHISME DE PERSÉVÉRANCE

DEUXIÈME PARTIE

Contenant l'histoire et l'explication de la Religion

depuis la Naissance du Messie jusqu'à son Ascension


XVIIIe LEÇON

UNION DE NOTRE ESPRIT AVEC NOTRE-SEIGNEUR,


LE NOUVEL ADAM, PAR LA FOI.


PREMIER ET DEUXIÈME ARTICLES DU SYMBOLE



Q. Quel est l'objet de la foi ?
R. Dieu et toutes les vérités révélées de Dieu et enseignées par l'Église sont l'objet de la foi. Parmi ces vérités, il en est qui sont au-dessus de notre raison, et que nous ne pouvons comprendre : on les appelle mystères.

Q. Pourquoi est-il raisonnable de croire les mystères de la Religion ?
R. Il est raisonnable de croire les mystères de la Religion : 1° parce que notre raison elle-même nous commande d'admettre une foule de vérités qu'elle ne comprend pas, mais dont l'existence lui est assurée ; 2° parce que, s'il n'y avait pas de mystères dans la Religion, elle ne viendrait pas de Dieu, elle serait fausse.

Q. Quels sont les principaux avantages des mystères de la Religion ?
R. Voici les principaux avantages des mystères de la Religion : 1° ils mettent un frein à la curiosité de notre esprit, et rendent inattaquables les vérités qui servent de base à la Religion et à la société ; 2° ils sont le fondement de toutes les vertus : il n'en est aucun qui ne suggère des motifs de reconnaissance envers Dieu, d'amour pour nos frères et de sainteté pour nous-mêmes.

Q. Quels sont les trois principaux mystères de la Religion ?
R. Les trois principaux mystères de la Religion sont : le mystère de la sainte Trinité, le mystère de l'Incarnation et le mystère de la Rédemption, que nous devons croire et connaître distinctement.

Q. Par quel signe exprimons-nous ces trois mystères ?
R. Nous exprimons ces trois mystères par le signe de la Croix, appelé le signe du Chrétien, parce qu'il nous distingue des juifs, des mahométans et des idolâtres.

Q. Le signe de la Croix est-il bien ancien dans l'Église ?
R. Le signe de la croix est aussi ancien que l'Église ; l'usage de le faire remonte jusqu'aux Apôtres, et les premiers chrétiens le faisaient presque continuellement.

Q. Est-il puissant ?
R. Le signe de la croix est tout-puissant pour chasser le démon, éloigner les tentations, et nous délivrer des dangers de l'âme et du corps : nous devons être surtout fidèles à le faire avant et après le repas.

Q. Quelles sont les autres vérités que nous devons croire et connaître en particulier ?
R. Les autres vérités que nous devons croire et connaître en particulier sont l'immortalité de notre âme, ainsi que l'éternité des peines et des récompenses.

Q. Où sont contenues les vérités que nous devons croire en particulier et en général ?
R. Les vérités que nous devons croire en particulier et en général sont contenues clans le Symbole des apôtres.

Q. Que nous apprend le Symbole ?
R. Le Symbole nous apprend en abrégé tout ce que nous devons croire de Dieu, de l'homme et du monde.

Q. Que devons-nous croire de Dieu ?
R. Nous devons croire qu'il y a un Dieu, qu'il n'y en a qu'un ; qu'il y a en Dieu trois personnes distinctes qui sont également Dieu, mais qui ne forment qu'un seul Dieu, parce qu'elles ont la même nature et la même divinité.

Q. Que devons-nous croire encore ?
R. Nous devons croire encore que le Père engendre son Fils, égal à lui de toute éternité ; que le Fils s'est fait homme pour nous racheter, et que le Saint-Esprit, égal en tout au Père et au Fils, procède de l'un et de l'autre.

Q. Que devons-nous croire de l'homme ?
R. Nous devons croire de l'homme qu'il a été créé de Dieu ; qu'il a une âme spirituelle, libre, immortelle ; qu'il a péché, qu'il a été racheté ; qu'il sera jugé ; qu'il ressuscitera pour un bonheur ou pour un malheur éternel.

Q. Que devons-nous croire du monde ?
R. Nous devons croire du monde qu'il a été créé de Dieu et mis à l'usage de l'homme ; qu'il est conservé et gouverné par une Providence universelle, et qu'il aura une fin.

Q. Combien y a-t-il d'articles dans le Symbole ?
R. Il y a dans le Symbole douze articles dont les huit premiers nous apprennent à connaître Dieu, notre Père, et les quatre derniers l'Église notre Mère.

Q. Quel est le premier article du Symbole ?
R. Voici le premier article du Symbole : Je crois en Dieu le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre.

Q. Que veut dire croire en Dieu ?
R. Croire en Dieu veut dire tenir pour certaines, et au-dessus de toute espèce de doute, l'existence d'un seul Dieu, sa bonté, sa sagesse, sa vérité et toutes ses perfections, parce qu'il nous les a révélées, et de plus se confier en lui pleinement et pour tout.

Q. Pourquoi donnons-nous à Dieu le nom de Père ?
R. Nous donnons à Dieu le nom de Père, parce que, de toute éternité, il engendre son Fils, qu'il est le principe de tout ce qui existe, et qu'il nous a adoptés pour ses enfants.

Q. Pourquoi commençons-nous par l'appeler tout-puissant ?
R. Nous commençons par l'appeler tout-puissant, parce que rien ne lui est impossible, et pour n'avoir pas de peine à croire les merveilles de la nature et de la grâce.

Q. Pourquoi l'appelons-nous créateur du ciel et de la terre ?
R. Nous l'appelons créateur du ciel et de la terre, parce qu'il a fait de rien toutes les choses visibles et invisibles ; mais, quoique nous disions que le Père a créé le ciel et la terre, l'œuvre de la création est commune aux trois personnes de la sainte Trinité.

Q. Quels sentiments doit nous inspirer, le premier article du Symbole ?
R. Le premier article du Symbole doit nous inspirer : 1° envers Dieu, un grand sentiment de respect, de confiance et d'amour ; 2° envers nous-mêmes, un saint orgueil, parce que nous sommes créés à l'image de Dieu ; 3° envers les créatures, une grande crainte de les profaner, parce qu'elles appartiennent à Dieu.

Q. Quel est le second article du symbole ?
R. Voici le second article du Symbole ; Et en Jésus-Christ, son Fils unique, Notre-Seigneur.

Q. Pourquoi le Fils de Dieu est-il appelé Jésus ?
R. Le Fils de Dieu est appelé Jésus, c'est-à-dire Sauveur, parce qu'il a sauvé tous les hommes du péché et de la mort éternelle.

Q. Que veut dire le nom de Christ ?
R. Le nom de Christ veut dire oint ou sacré. Le Fils de Dieu est appelé Christ, parce que chez les Hébreux on consacrait par une onction sainte les prêtres, les rois et les prophètes, et que Notre-Seigneur est roi, prêtre et prophète, et qu'il possède la plénitude de la grâce et de la Divinité.

Q. Pourquoi Jésus-Christ est-il appelé Fils unique, Notre-Seigneur ?
R. Jésus-Christ est appelé Fils unique, parce qu'il est l'unique Fils de Dieu par nature ; et Notre-Seigneur, parce qu'il est notre maître en tant que Dieu et en tant qu'homme.

Q. Quel sentiment doit nous inspirer le second article du Symbole ?
R. Le second article du Symbole doit nous inspirer une soumission filiale envers Notre-Seigneur.


Je prends la résolution d'aimer Dieu par-dessus toute chose, et mon prochain comme moi-même pour l'amour de Dieu ; et, en témoignage de cet amour, j'écouterai avec attention les instructions du Catéchisme.


Deuxième Partie : Leçon I : État du monde à la venue du Messie, Leçon II : Naissance du Messie, Leçon III : Vie cachée de Notre-Seigneur Jésus-Christ, Leçon IV : Vie publique de Notre-Seigneur, Première année, Leçon V : Vie publique de Notre-Seigneur, Première année, Leçon VI : Vie publique de Notre-Seigneur, Première année, Leçon VII : Vie publique de Notre-Seigneur, Deuxième année, Leçon VIII : Vie publique de Notre-Seigneur, Deuxième année, Leçon IX : Vie publique de Notre-Seigneur, Troisième année, Leçon X : Vie publique de Notre-Seigneur, Troisième année, Leçon XI : Vie publique de Notre-Seigneur, Troisième année, Leçon XII : Passion de Notre-Seigneur, Leçon XIII : Passion de Notre-Seigneur, Suite, Leçon XIV : Sépulture et Résurrection de Notre-Seigneur, Leçon XV : Vie glorieuse de Notre-Seigneur, Leçon XVI : Notre-Seigneur Réparateur du monde, Leçon XVII : Notre-Seigneur, Nouvel Adam.

Première Partie :
Leçon I : Enseignement vocal de la Religion, Catéchisme, Leçon II : Enseignement écrit, Écriture et Tradition, Leçon III : Connaissance de Dieu considéré en Lui-même, Leçon IV : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, 1er Jour de la Création, Leçon V : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, 2e Jour de la Création, Leçon VI : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, 3e Jour de la Création, Leçon VII : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, Fin du 3e et commencement du 4e Jour de la Création, Leçon VIII : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, suite du 4e Jour de la Création, Leçon IX : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, 5e Jour de la Création, Leçon X : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, Fin du 5e et commencement du 6e Jour de la Création, Leçon XI : Connaissance de Dieu par ses ouvrages, Suite du 6e Jour de la Création, Leçon XII : Connaissance de l'homme considéré en lui-même, Leçon XIII : Connaissance de l'homme considéré dans ses rapports avec les créatures, Leçon XIV : Connaissance de l'homme considéré dans ses rapports avec Dieu, Leçon XV : Connaissance des Anges, Leçon XVI : Chute de l'homme, Leçon XVII : Accord de la justice et de la miséricorde divine dans la punition et dans la transmission du péché d'Adam, Leçon XVIII : Nécessité et perpétuité de la Foi au Mystère de la Rédemption, Histoire de Job, Leçon XIX : Connaissance de la Religion, Nature et définition de la Religion, Leçon XX : Connaissance de la Religion, Que la Religion est une Loi, Leçon XXI : Le Messie promis et figuré : Adam et Abel, Leçon XXII : Le Messie promis et figuré, Noé, Troisième Figure du Messie, Leçon XXIII : Deuxième promesse et quatrième figure du Messie, Melchisédech, Leçon XXIV : Isaac, cinquième Figure du Messie, Leçon XXV : Le Messie promis et figuré, Jacob, Sixième Figure du Messie, Leçon XXVI : Le Messie promis et figuré, Joseph, Septième Figure du Messie, Leçon XXVII : L'Agneau pascal, Huitième Figure du Messie, Leçon XXVIII : La Manne, Neuvième Figure du Messie, Leçon XXIX : Les sacrifices et le serpent d'airain, Dixième et onzième Figure du Messie, Leçon XXX : Moïse, Douzième Figure du Messie, Leçon XXXI : Josué, Treizième Figure du Messie, Leçon XXXII : Gédéon, quatorzième Figure du Messie, Leçon XXXIII : Samson, Quinzième Figure du Messie, Leçon XXXIV : Sixième Promesse du Messie, Leçon XXXV : David, Seizième Figure du Messie, Leçon XXXVI : Salomon, Dix-septième Figure du Messie, Leçon XXXVII : Jonas, Dix-huitième Figure du Messie, Leçon XXXVIII : Le Messie prédit, Prophéties de David, Leçon XXXIX : Le Messie prédit, Prophéties d'Isaïe, Leçon XL : Le Messie prédit, Prophéties d'Osée, de Michée, de Joël et de Jérémie, Leçon XLI : Le Messie prédit, Prophéties d'Ézéchiel, Leçon XLII : Le Messie prédit, Prophéties de Daniel, Leçon XLIII : Le Messie prédit, Prophéties d'Aggée, de Zacharie et de Malachie, Leçon XLIV : Résumé général et application des promesses, des figures et des prophéties, à Notre-Seigneur Jésus-Christ, Leçon XLV : Le Messie préparé, Monarchie des Assyriens, Leçon XLVI : Le Messie préparé, Monarchie des Assyriens, Histoire de Judith, Leçon XLVII : Le Messie préparé, Histoire de Tobie, Leçon XLVIII : Le Messie préparé, Monarchie des Perses, Histoire d'Esther, Leçon XLIX : Le Messie préparé, Monarchie des Grecs et des Romains, Leçon L : Le Messie préparé, Histoire des Machabées, Leçon LI : Unité de la Religion et de l’Église.













dimanche 4 avril 2021

Sur la Fête de Pâques



C'est aujourd'hui que Notre-Seigneur Jésus-Christ est ressuscité, affranchi désormais de toutes les misères humaines, vivant d'une vie immortelle. Suspendez un moment vos indécentes railleries, Ô incrédules ! et consentez à nous entendre.....
Le Seigneur est descendu dans le monde, parce qu'il savait bien qu'il en sortirait glorieusement. Il s'est laissé condamner à la mort, parce qu'il avait arrêté sa future résurrection. Car n'allez pas croire que, comme le commun des hommes, il s'exposât au danger sans l'avoir calculé, abandonnant l'événement au hasard ; mais, parce qu'il était Dieu, il avait tout réglé pour une fin certaine et déterminée.
La résurrection de Jésus-Christ assure la nôtre. Grâce à sa divine résurrection, nous sommes devenus les héritiers de Dieu, les cohéritiers de Jésus-Christ. Que nos corps aient été la proie des oiseaux dévorants, des animaux féroces ou des monstres de la mer, qu'ils aient été consumés par la flamme ou rongés par le ver du tombeau, ils nous seront rendus tout entiers.
Dieu, en créant l'homme, l'avait d'abord destiné à être immortel. Dégradé par le péché, il perdit cet heureux privilège ; mais l'intention du Créateur était qu'il lui fût un jour rendu. Sa bonté et sa puissance lui permettaient-elles de ne pas se montrer aussi bienfaisant à l'égard de l'œuvre de ses mains, que les hommes le sont à l'égard de ce qui leur est soumis ? Or, nous voyons partout le témoignage que les hommes veulent voir se propager et se multiplier ce qui leur appartient. L'intention du Créateur a donc été que l'homme corrompu par le péché fût un jour réformé et renouvelé. L'incrédule ne combat cette assertion que par l'opinion où il est que Dieu ne peut pas ressusciter un corps anéanti par la mort ; et il mesure la toute-puissance de l'Être souverain par sa propre faiblesse. Il est facile de tirer d'objets existants, ou qui ont existé autrefois, la preuve de la vérité de cet ordre de choses à venir, dont on accuse l'impossibilité. Un peu de boue façonnée par les mains du Créateur a fait l'homme. Vous le savez. Apprenez-moi, je vous le demande, vous dont la science prétend pénétrer tous les mystères, par quel mécanisme un peu de poussière s'est transformée en chair ? comment un limon grossier a produit et les os et la peau, et toute la structure de l'homme, tant à l'extérieur que dans les parties diverses qui composent cette substance si savamment organisée, et qui, toutefois, n'est qu'une si faible portion de l'universalité des êtres ? Ce mystère vous échappe, vous ne concevez rien à la naissance de l'homme, et pourtant vous ne pouvez le nier. Pourquoi nieriez-vous sa régénération ? (Saint Grégoire de Nysse)

La résurrection du Sauveur, devenue le gage infaillible de la nôtre, a fourni matière à d'éloquentes démonstrations du dogme de la résurrection de la chair. Tertullien avait traité déjà le même sujet avec la plus brillante énergie, tant dans le quarante-huitième chapitre de son Apologétique, que dans son livre De la résurrection de la chair. Nos prédicateurs français n'ont pas manqué d'appuyer de son autorité leurs principaux raisonnements. Ce que l'on vient de lire de Saint Grégoire de Nysse ne sera pas moins propre à enflammer le génie des orateurs chrétiens.

(Tiré de Les Fêtes de l’Église romaine)


Reportez-vous à Le temps pascal, Origine de la Fête de Pâques, Acte de consécration à Jésus ressuscité, Instruction sur la Fête de Pâques, Méditation sur la Fête de Pâques, Méditation pour le jour de Pâques, Instruction sur le Samedi Saint, Méditation pour le Samedi Saint : Il est mort et enseveliSamedi saintMéditation pour le Samedi Saint, La sépulture de Jésus-Christ, Origine du Vendredi Saint, Sur le Vendredi Saint, Instruction pour le Vendredi Saint, Méditation sur le Vendredi Saint : Expiravit (Luc, 23), Prière à Jésus-Christ trahi, abandonné, flagellé, couronné d'épines, Autre Méditation pour le Vendredi Saint, Méditation pour le Samedi Saint, Jeudi saint, Méditation pour le Jeudi Saint, Prière à Jésus-Christ tombé en agonie au jardin des Oliviers, Méditation sur les souffrances de Notre-Seigneur Jésus-Christ au Jardin des Olives, Méditation sur la trahison de Judas, Méditation sur les souffrances de Notre-Seigneur Jésus-Christ : Jésus devant Caïphe y reçoit un soufflet, Jésus-Christ exposé dans le prétoire aux dérisions et aux insultes des serviteurs du grand Prêtre, Jésus-Christ flagellé, Réflexion sur la flagellation de Notre-Seigneur Jésus-christ, Prière à la Croix, Avis sur la manière de passer la Semaine sainte, Litanies de la Croix, Litanies de la Passion, Méditation pour le Lundi Saint, Méditation pour le Mardi Saint, Méditation pour le Mercredi Saint, Dimanche des Rameaux, Instruction sur le Dimanche des Rameaux, Méditation pour le Dimanche des Rameaux : Dites à la Fille de Sion, voici votre Roi, qui vient à vous, plein de douceur, Autre Méditation pour le Dimanche des Rameaux, La Passion corporelle de Jésus expliquée par un chirurgien, Méditation pour le lundi de la Passion, Méditation pour le mardi de la Passion, Méditation pour le mercredi de la Passion, Méditation pour le Jeudi de la Passion, Méditation pour le vendredi de la Passion, Méditation pour le samedi de la Passion, Jésus condamné à mort, Pilate lave ses mains, La communion indigne de Judas, Instruction sur le Carême, Méditation sur le Carême : Jésus ayant jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim ensuite, Méditation pour le premier dimanche de Carême, Méditation pour le Lundi de la première semaine de Carême, Méditation pour le Mardi de la première semaine de Carême, Méditation pour le mercredi de la première semaine de Carême, Méditation pour le jeudi de la première semaine de Carême, Méditation pour le vendredi de la première semaine de Carême, Méditation pour le Samedi de la Première semaine de Carême, Méditation pour le Lundi de la deuxième semaine de Carême, Méditation pour le mardi de la deuxième semaine de Carême, Méditation pour le Mercredi de la deuxième semaine de Carême, Méditation pour le jeudi de la deuxième semaine de Carême, Méditation pour le vendredi de la deuxième semaine de Carême, Méditation pour le samedi de la deuxième semaine de Carême, Méditation pour le troisième Dimanche de Carême, L'Année liturgique avec Dom Guéranger : Le Troisième Dimanche de Carême, Méditation pour le Lundi de la Troisième semaine de Carême, Méditation pour le Mardi de la troisième semaine de Carême, Méditation pour le Mercredi de la troisième semaine de Carême, Méditation pour le vendredi de la troisième semaine de Carême, Méditation pour le quatrième Dimanche de Carême, Méditation pour le vendredi de la quatrième semaine de Carême, Méditation pour le Samedi après les Cendres, et L'institution du Carême et la manière dont les premiers chrétiens le passaient.















vendredi 2 avril 2021

Sur le Vendredi Saint



Toute la science du chrétien est renfermée dans la croix ; et le grand apôtre saint Paul, après avoir appris au troisième ciel les secrets de la sagesse de Dieu, est venu publier au monde « qu'il ne savait autre chose que Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié. »
En effet, il est véritable que la sagesse divine ne s'est jamais montrée plus à découvert à ceux à qui la foi a donné des yeux que dans le mystère de la croix. C'est là que Jésus-Christ, étendant les bras, nous ouvre le livre sanglant dans lequel nous pouvons apprendre tout l'ordre des conseils de Dieu, toute l'économie du salut des hommes, la règle fixe et invariable pour former tous nos jugements, la direction sûre et infaillible pour conduire droitement nos mœurs, enfin un mystérieux abrégé de toute la doctrine de l’Évangile et de toute la théologie chrétienne. Ce n'est donc pas sans raison que le prophète Isaïe se plaint que cette mort n'est pas méditée : « Le juste meurt, nous dit-il, et personne n'y pense en son cœur. » C'est en vain que la sainte Église appelle aujourd'hui tous ses enfants à la croix ; tous en révèrent l'image ; peu en contemplent le mystère ; aucun presque ne s'en applique la vertu : de sorte que le plus saint de tous les spectacles, et celui qui est le plus capable de toucher les cœur, n'a pas de force pour changer les nôtres.
Qui me donnera, chrétiens, que je puisse vous rendre aujourd'hui attentifs à la croix de Jésus-Christ ; que je puisse graver dans vos cœurs un souvenir éternel de sa passion, et vous découvrir les secrets qu'elle enferme pour votre salut ! Mais, mes frères, nul n'est capable d'entendre le mystère de la croix, si, auparavant, il ne l'adore, et le degré nécessaire pour pénétrer ses grandeurs, c'est de révérer ses bassesses.
Donc, ô croix du sauveur Jésus, qui nous fais voir aujourd'hui le plus grand de tous les miracles dans le plus grand de tous les scandales ! ô croix, supplice du juste et asile des criminels ; ouvrage de l'injustice et autel de la sainteté ; qui nous ôtes Jésus-Christ et qui nous le donnes ; qui le fais notre victime et notre monarque ; et enfermes dans le mystère du même écriteau la cause de sa mort et le titre de sa royauté, reçois nos adorations, et fais-nous part de tes grâces et de tes lumières. Je te rends, ô croix de Jésus, cette religieuse adoration que l'Église nous enseigne, pour l'amour de celui dont le supplice t'honore, dont le sang te consacre, dont les opprobres te rendent digne d'un culte éternel.
Ces saintes lamentations que l'Église récite durant ces jours, les plaintes qui retentissent dans ses chants, la mystérieuse tristesse de ses cérémonies sacrées, nous avertissent que voici le temps de penser sérieusement à la mort du Juste ; et, si nous refusons nos attentions à ce grand et admirable spectacle, le prophète s'élèvera contre nous par ce paroles : « Le Juste meurt, dira-t-il et cette mort si importante au genre humain n'est considérée de personne » Le Juste dont il nous veut faire contempler la mort, c'est celui qui est nommé dans les Écritures le Juste par excellence ; c'est celui qui a été attendu dès l'origine du monde sous ce tire vraiment auguste ; c'est celui qui, ayant paru au temps destiné, a dit hautement à tous les hommes : « Qui de vous me reprendra de péché ? » Et, pour tout dire en un mot, qui, étant Dieu et homme tout ensemble, est saint d'une sainteté infinie, et appelé pour cette raison : « Le saint des saints. » Cependant, une cabale impie s'est liguée malicieusement contre lui : elle a trouvé le moyen, de corrompre un disciple perfide, d'animer un peuple infidèle, d'intimider un juge trop faible et malheureusement politique, et de faire concourir toutes les puissances du monde au supplice de l'innocent et du saint qu'on attache à un bois infâme au milieu de deux scélérats.
Mais, tandis que les Juifs ingrats traitent leur sauveur en cette sorte : lui cependant qui reconnaît l'ordre de son Père dans leur haine aveugle et envenimée, et qui sait que c'est leur heure et la puissance des ténèbres, ne se sert ni de son pouvoir infini, ni de sa sagesse pour les confondre : il ne fait que baisser la tête : et, bien loin d'appeler à son secours des légions d'anges, lui-même n'allègue rien pour sa justification. Bien plus, il ne se plaint pas même de ses ennemies. On a vu les innocents affligés faire de funestes imprécations contre leurs persécuteurs ; celui-ci, le plus juste sans comparaison et le plus indignement traité, ni ne dit rien de fâcheux, ni n'invoque contre les Juifs, qui le persécutent, le ciel témoin de son innocence : au contraire, il n'ouvre la bouche que pour demander leur grâce ; et non content de leur pardonner pendant qu'ils le font mourir inhumainement, il offre encore pour eux ce sang que répandent leurs mains sacrilèges ; tant sa bonté est inépuisable. (Bossuet)

(Tiré de Les Fêtes de l’Église romaine)


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dimanche 28 mars 2021

DIMANCHE DES RAMEAUX



L'Église honore en ce jour l'entrée triomphante que fit Notre-Seigneur dans la ville de Jérusalem, au milieu des acclamations et des cantiques d'allégresse d’un peuple immense accouru pour le voir. L'Évangile nous apprend que les jeunes enfants embellirent ce pacifique triomphe et faisaient retentir les airs de leurs cris de joie. Les uns jetaient par terre leurs vêtements sur son passage ; d'autres coupaient à l'envi des rameaux verts pour en couvrir les chemins. C'est pour rappeler ce touchant souvenir que l'Église invite aujourd'hui encore les fidèles à porter à la procession des palmes et des rameaux bénits, et de là viennent les noms donnés à ce jour de Dimanche des Rameaux et de Pâque fleurie.
C'est en ce jour que commence la Semaine Sainte, la semaine des mystères, la grande semaine, appelée encore la semaine des douleurs, les jours de la croix, la pénible semaine, parce qu'elle est consacrée à nous rappeler les sublimes et touchants mystères de la Passion et de la mort de notre Seigneur Jésus-Christ.
Aussi l'Église, qui depuis une semaine a déjà déposé les tristes ornements dont elle se revêt depuis le commencement du Carême, pour en prendre de plus tristes encore, et fait cesser tous ses cantiques de joie pour ne plus laisser entendre que des chants de tristesse et de deuil, commence en ce jour à chanter solennellement l'histoire de la passion de notre Seigneur Jésus-Christ.


Bonheur d'entrer dans le silence et la retraite de la semaine sainte

Heureuse paix ! ô source de douceur !
Trop longtemps, loin de toi, j'ai consumé ma vie ;
Reviens, que mon âme ravie
Retrouve, dans son sein, la joie et le bonheur.
Les méchants m'ont vanté leurs mensonges frivoles,
Imprudent ! J'écoutai leurs discours séducteurs ;
Mon Dieu, j'encensai leurs idoles ;
Je courus d'erreurs en erreurs,
Sourd à vos divines paroles.

Ô doux Jésus, refuge des pécheurs !
Oui, vous pouvez encor me rendre l'innocence.
Ces jours sont des jours de clémence ;
Vous laverez, mon Dieu, mon crime dans mes pleurs.
Je devais vous aimer, vous chérir, sans partage ;
Et, contre vous, Seigneur, j'ai tourné vos bienfaits.
Fixez, mon Dieu, ce cœur volage ;
Soyez, mais soyez à jamais,
Mon trésor et mon héritage.

Toi, qui longtemps enflammas mes désirs,
Monde, séjour du crime, heureux qui te déteste !
Ta pompe, ta gloire funeste
Ne laissent, dans nos cœurs, que d'affreux déplaisirs.
Oui, mille fois heureux qui, séparé du monde,
Libre de passions, maître de ses désirs,
Loin des lieux où le vice abonde,
Peut goûter les chastes plaisirs
D'une retraite humble et profonde.

Dieu de bonté, vous enivrez son cœur
De biens délicieux, de pures jouissances ;
Les austères pénitences
N'offrent plus à ses yeux que charme et que douceur.
Vous me faites goûter ce bonheur ineffable,
Qu'au sein de la retraite éprouvent vos enfants.
Ô jours heureux ! temps favorable !
Prolongez ces trop courts instants,
Ô Dieu, seul bon et seul aimable.

(Manuel des petits séminaires)


Reportez-vous à Les Rameaux : Ils coupèrent des branches de palmier et allèrent au devant de Jésus en criant Hosanna !, Avis sur la manière de passer la Semaine sainteFête des Rameaux : Ouvrez-vous, ouvrez-vous, ô portes éternelles !, Instruction sur le Dimanche des Rameaux, Méditation pour le Dimanche des Rameaux : Dites à la Fille de Sion, voici votre Roi, qui vient à vous, plein de douceur, Autre Méditation pour le Dimanche des Rameaux, Méditation pour le Lundi Saint, Méditation pour le Mardi Saint, Méditation pour le Mercredi Saint, Méditation pour le Jeudi Saint, Méditation pour le Vendredi Saint, Méditation pour le Samedi Saint, La Passion corporelle de Jésus expliquée par un chirurgien, Méditation pour le lundi de la Passion, Méditation pour le mardi de la Passion, Méditation pour le mercredi de la Passion, Méditation pour le Jeudi de la Passion, Méditation pour le vendredi de la Passion, Méditation pour le samedi de la Passion, Jésus condamné à mort, Pilate lave ses mains, La communion indigne de Judas, Instruction sur le Carême, Méditation sur le Carême : Jésus ayant jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim ensuite, Méditation pour le premier dimanche de Carême, Méditation pour le Lundi de la première semaine de Carême, Méditation pour le Mardi de la première semaine de Carême, Méditation pour le mercredi de la première semaine de Carême, Méditation pour le jeudi de la première semaine de Carême, Méditation pour le vendredi de la première semaine de Carême, Méditation pour le Samedi de la Première semaine de Carême, Méditation pour le Lundi de la deuxième semaine de Carême, Méditation pour le mardi de la deuxième semaine de Carême, Méditation pour le Mercredi de la deuxième semaine de Carême, Méditation pour le jeudi de la deuxième semaine de Carême, Méditation pour le vendredi de la deuxième semaine de Carême, Méditation pour le samedi de la deuxième semaine de Carême, Méditation pour le troisième Dimanche de Carême, L'Année liturgique avec Dom Guéranger : Le Troisième Dimanche de Carême, Méditation pour le Lundi de la Troisième semaine de Carême, Méditation pour le Mardi de la troisième semaine de Carême, Méditation pour le Mercredi de la troisième semaine de Carême, Méditation pour le vendredi de la troisième semaine de Carême, Méditation pour le quatrième Dimanche de Carême, Méditation pour le vendredi de la quatrième semaine de Carême, Méditation sur les souffrances de Notre-Seigneur Jésus-Christ au Jardin des Olives, Méditation sur la trahison de Judas, Méditation sur les souffrances de Notre-Seigneur Jésus-Christ : Jésus devant Caïphe y reçoit un soufflet, Jésus-Christ exposé dans le prétoire aux dérisions et aux insultes des serviteurs du grand Prêtre, Jésus-Christ flagellé, Réflexion sur la flagellation de Notre-Seigneur Jésus-christ, Méditation pour le Samedi après les Cendres, Litanies de la Passion, et L'institution du Carême et la manière dont les premiers chrétiens le passaient.