mardi 12 novembre 2019

Méditation pour le Mardi suivant le vingt-deuxième Dimanche d'après la Pentecôte : Conduisez-vous selon les enseignements de salut que vous donne Jésus-Christ, ce divin Maître et Docteur de Justice



Extrait de "La Couronne de l'année chrétienne et méditations sur les principales et plus importantes vérités de l’Évangile de Jésus-Christ" :




Maître, nous savons que vous êtes sincère, et que vous enseignez la voie de Dieu dans la vérité. (S. Matth., chap. 22)

1. Considérez que cette qualité de Maître et de Docteur appartient par excellence à Jésus-Christ qui est ce Docteur de Justice, que Dieu avait promis par son Prophète. Hélas ! que serait-ce de nous, si nous n'avions été instruits par ce divin Maître : en quelles ténèbres d'erreur et d'impiété serions-nous plongés, s'il ne nous avait éclairés par la lumière de son Évangile ?
Remerciez donc le Père céleste, de ce qu'il a daigné vous donner son propre Fils pour vous servir de Docteur et de Maître.

2. Considérez que le Fils de Dieu est non seulement véritable, mais qu'il est la vérité même ; de telle sorte que comme lui-même a dit : Le Ciel et la Terre passeront, mais mes paroles ne passeront point. (Matth., 14) Et en effet, ayant prédit la ruine de Jérusalem, la dispersion des Juifs, la prédication de son Évangile par tout le monde, la fermeté inébranlable de son Église parmi toutes les entreprises et persécutions des Tyrans, des Hérétiques et des Démons : toutes ces choses ont été accomplies, et s'accomplissent encore tous les jours. Et vous devez croire que ce divin Sauveur est autant infaillible en tout le reste de ce qu'il a dit et prédit dans son Évangile.
Honorez donc et estimez ces divines vérités ; écoutez les instructions de ce Docteur de Justice, embrassez ses maximes, appréhendez ses menaces, confiez-vous en ses promesses, et demandez-lui qu'il imprime si fortement dans votre cœur ses paroles, qui sont paroles de vie éternelle, que jamais elles ne viennent à s'effacer.

3. Considérez que le monde fait profession d'enseigner la voie pour parvenir aux honneurs, aux richesses, aux plaisirs, et néanmoins très-souvent il trompe et abuse ceux qui l'écoutent, lesquels après avoir marché par des voies difficiles (comme eux-mêmes le confessent) ne sont point arrivés où ils prétendaient. Mais Jésus-Christ enseigne la voie pour arriver à la possession et jouissance du souverain Bien qui est Dieu ; et il enseigne cette voie avec assurance et vérité : de sorte que ceux qui le croiront, et qui suivront sa conduite, arriveront infailliblement à cette vie bienheureuse qu'il leur promet.
Faites donc derechef une nouvelle résolution de bien profiter des instructions de ce divin Maître, et de vous conduire selon les enseignements de salut qu'il vous donne ; voyez particulièrement en quoi vous devez vous attacher à sa doctrine, quelle instruction vous est la plus nécessaire pour la correction de vos défauts, et pour votre avancement en la vertu.



Reportez-vous à Méditation pour le Lundi suivant le vingt-deuxième Dimanche d'après la Pentecôte : Défiez-vous de vous-même et ne croyez pas à toutes sortes d'esprits, De la Réduction des Hérétiques, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Prière de Saint François Xavier, pour la conversion des infidèles, Méditation pour le vingt-deuxième Dimanche d'après la Pentecôte : Voyez donc de quel esprit vous désirez suivre la conduite, si c'est de l'esprit de vérité, ou de celui de mensonge, Méditation sur la résistance aux vérités de la Foi, Méditation sur les obstacles que l'on oppose à la grâce de la Foi, Méditation sur les Vérités de la Foi, Méditation sur la Foi, Méditation sur la soumission de l'esprit aux vérités de la Foi, Méditation sur les divers sentiments des hommes à l'égard de la vérité, Méditation pour le Samedi suivant le dix-neuvième Dimanche d'après la Pentecôte : Employez bien la liberté que Dieu vous donne, et concevez une horreur de la séparation éternelle de Dieu, Méditation pour le Jeudi suivant le dix-neuvième Dimanche d'après la Pentecôte : Conservez ce que vous avez, et prenez garde qu'un autre n'emporte votre couronne, Méditation pour le Mercredi suivant le dix-neuvième Dimanche d'après la Pentecôte : la source et l'origine de la perte et du malheur éternel des hommes vient du peu d'estime qu'ils font des dons et des grâces de Dieu, Méditation pour le Mardi suivant le dix-neuvième Dimanche d'après la Pentecôte : Dieu veut que tous les hommes soient sauvés, et qu'ils viennent à la connaissance de la vérité, Méditation pour le Lundi suivant le dix-neuvième Dimanche d'après la Pentecôte : Cette sainte alliance avec Jésus-Christ consiste principalement dans l'union de votre cœur avec le cœur de Jésus-Christ, La dévotion au Cœur sacré de Jésus : Réparation, immolation, pénitence, confiance et pur amour, Méditation pour le dix-neuvième Dimanche d'après la Pentecôte : La pensée et le désir des biens célestes vous aideront à la pratique de plusieurs excellentes vertus, Méditation pour le Samedi suivant le dix-septième Dimanche d'après la Pentecôte : Les deux Commandements de charité contiennent tous les enseignements contenus dans l'Écriture sainte pour notre perfection, Méditation pour le Jeudi suivant le dix-septième Dimanche d'après la Pentecôte : Voyez devant Dieu comment vous devez vous comporter pour vous acquitter du devoir de charité, Méditation pour le Mercredi suivant le dix-septième Dimanche d'après la Pentecôte : Le Commandement d'aimer le prochain est semblable au Commandement d'aimer Dieu, Méditation pour le Mardi suivant le dix-septième Dimanche d'après la Pentecôte : Aimez Dieu comme il veut être aimé de vous au temps et en l'éternité, Méditation pour le Lundi suivant le dix-septième Dimanche d'après la Pentecôte : Aimez Dieu de tout votre cœur, de toute votre âme, et de tout votre esprit, Soupir d'amour vers Jésus, Prière de Sainte Gertrude, Élan d'amour, Prière, Acte d'amour parfait, de Sainte Thérèse d'Avila, Prière de Saint Augustin, pour demander l'amour divin, Du premier, second et troisième degré de l'Amour, Du quatrième degré de l'Amour, par lequel l'homme ne s'aime plus que pour Dieu, Qui sont ceux qui trouvent du plaisir à penser à Dieu et qui sont plus capables de son amour, Litanies de l'amour de Dieu, Composées par le Souverain Pontife Pie VI, Catéchisme du Saint Curé d'Ars : Sur l'amour de Dieu, Prière au Saint dont on porte le nom, Litanies de l'Amour de Marie, Méditation pour le dix-septième Dimanche d'après la Pentecôte : Faites un bon usage de tous les moyens extérieurs ou intérieurs que Dieu voudra vous donner pour votre avancement à la vertu, Méditation pour le seizième Dimanche d'après la Pentecôte : Que c'est une chose dangereuse que de résister au Saint-Esprit, Méditation pour le Samedi suivant le quinzième Dimanche d'après la Pentecôte : Voyez de quel esprit vous êtes incité et poussé, quand vous entendez quelque chose d'extraordinaire et de grand que Dieu opère en ses véritables serviteurs, Méditation pour le Vendredi suivant le quinzième Dimanche d'après la Pentecôte : Prenez garde que votre cœur ne se laisse aller à un certain état d'endurcissement, Méditation pour le Jeudi suivant le quinzième Dimanche d'après la Pentecôte : Jésus s'approcha du cercueil, et le toucha, et aussitôt ceux qui le portaient s'arrêtèrent, Méditation pour le Mercredi suivant le quinzième Dimanche d'après la Pentecôte : La parfaite charité n'attend pas qu'on la recherche, Méditation pour le Mardi suivant le quinzième Dimanche d'après la Pentecôte : Il n'y a que la vertu qui n'est point mise en oubli, Méditation pour le Lundi suivant le quinzième Dimanche d'après la Pentecôte : Souvenez-vous qu’il faut mourir, Méditation pour le quinzième Dimanche d'après la Pentecôte : Voici que l'on portait à la sépulture le corps d'un défunt, et Méditation pour le quatorzième Dimanche d'après la Pentecôte : Choisissez aujourd'hui quel Maître vous voulez servir.

















Ne pas soulager les défunts par les aumônes, c'est se priver soi-même de grands avantages spirituels



Extrait de « Les Merveilles Divines dans les Âmes du Purgatoire » par le P. G. Rossignoli, de la Compagnie de Jésus :




Ne soyez point faible de cœur, et ne méprisez point l‘aumône. (Eccli, VII, 9.)


Le Docteur angélique, saint Thomas, préfère un jeûne et à la prière le mérite de l'aumône, quand il s'agit d'expier les fautes passées. « L'aumône, dit-il, (In 4, d. 45, q. 3), possède plus complètement la vertu de la satisfaction que la prière, et la prière plus complètement que le jeûne. » C'est pourquoi de grands serviteurs de DIEU et de grands saints l'ont principalement choisie comme moyen de secourir les défunts. Nous pouvons citer parmi eux, comme l'un des plus remarquables, le pieux Raban-Maur, premier abbé de Fulde, au IX° siècle, puis archevêque de Mayence.
L'abbé Trithème, écrivain distingué de l'ordre de Saint Benoît, raconte que Raban avait prescrit aux économes de son monastère de faire constamment les plus abondantes largesses aux pauvres. Cependant, le procureur de l'abbaye, appelé Edélard, trop attaché aux biens de ce monde et moins préoccupé des indigents, retenait souvent la part qui leur était destinée. Le saint abbé avait, de plus, et du commun consentement, décrété que, chaque fois que l'un des religieux passerait à une meilleure vie, sa portion serait pendant trente jours distribuée aux mendiants, afin que l'âme du défunt fût soulagée par cette aumône. L'avare procureur omettait cette distribution, ou bien la remettait au-delà du trentième jour, malgré la tradition ancienne observée par saint Grégoire-le-Grand, qui marque ce temps comme le plus propice aux suffrages pour les morts. Il arriva, l'an 830, que le monastère de Fulde fut éprouvé par une sorte de contagion, qui emporta un bon nombre de moines, et même l'un des supérieurs. Raban-Maur, plein de zèle et de charité pour ces chères âmes, fit venir Edélard, et lui rappela la pieuse pratique. « Ayez grand soin, lui dit-il, que nos constitutions soient fidèlement observées, et qu'on gratifie les pauvres, durant un mois entier, de la nourriture destinée aux frères que nous venons de perdre. Si vous y manquiez, vous seriez, très-coupable devant Dieu, et certainement il vous en punirait. » Le procureur promit d'obéir.
Mais, hélas! combien fatale est la passion de l'avarice, dans un homme consacré à Dieu surtout! Edélard, qui en était dominé, qui avait le cœur étroit et la main serrée, ne fit point ce qu'il devait, priva les pauvres et resta sans pitié pour les âmes de ses frères. Dans la crainte, tout-à-fait déraisonnable, que les vivants ne vinssent à manquer, il négligea à la fois les indigents et les défunts. La justice divine ne laissa point impunie cette infidélité.
Un jour qu'il avait été accablé d'affaires, le soir venu, comme les religieux s'étaient déjà retirés, il traversait la salle du chapitre, tenant une lanterne à la main. Quel fut son étonnement de voir l'abbé, avec une quantité de moines, assis à leurs places, tenant conseil malgré l'heure avancée! Il ne comprenait pas le sujet d'une réunion semblable, à pareil moment, lorsque, regardant plus attentivement, il reconnut le supérieur défunt, avec les autres religieux défunts aussi. Il est difficile d'exprimer la terreur dont il fut saisi ; un froid glacial, qui courut aussitôt dans ses veines, le cloua à sa place, comme une statue sans vie. Mais cette terreur était peu de chose, auprès de ce qui lui était réservé. Le supérieur et quelques-uns des morts, se levant, vinrent à lui, le dépouillèrent de son habit et se mirent à le frapper à coups de fouet avec tant de violence, qu'il resta privé de sentiment. En même temps ils lui disaient : « Reçois, malheureux, reçois le châtiment de ton avarice! tu en éprouveras un plus terrible dans trois jours, lorsque tu seras descendu dans la tombé avec nous. Alors le suffrage qui t'est réservé sera appliqué à ceux que tu as privés des leurs. » Puis tout disparut. Pour lui, il était couvert de sang et de plaies.
Il fut trouvé dans cet état par la communauté, au moment où elle se rendait au chœur, après minuit. On le porte à l'infirmerie à moitié mort, et on s'empresse de lui prodiguer tous les soins que réclamait sa position. Mais lui, dès qu'il put parler : « Hâtez-vous, s'écria-t-il, appelez tout de suite le père abbé : j'ai plus besoin des remèdes de l'âme que de ceux du corps. Ces membres ne sauraient plus guérir! » Dès que l'abbé fut venu, en sa présence et devant toute la maison, il raconta le terrible événement, dont l'état où il était rendait un trop sensible témoignage. Quand il eut ajouté qu'il devait paraître au tribunal de DIEU dans trois jours, il supplia qu'on lui administrât les derniers sacrements, en protestant de tout son regret. Il les eut à peine reçus, avec les marques d'une grande dévotion, qu'il commença à baisser, jusqu'au moment où il expira, le troisième jour, au milieu des prières de ses confrères et des exhortations de l'abbé, qui lui rappelait les miséricordes de DIEU et la confiance qu'il faut avoir en lui.
On chanta aussitôt la messe des morts, et on distribua, selon l'usage, la part des pauvres. La punition n'était pas finie cependant. Le défunt apparut à Ruban, pâle, défiguré. L'abbé, frappé de cette vision, lui demanda ce qu'il y avait à faire pour lui. « Ah! répondit l'âme infortunée, les prières de notre sainte communauté m'ont procuré du soulagement, mais je ne puis obtenir ma grâce entière avant la délivrance de tous ceux de mes frères que mon avarice a frustrés des suffrages qui leur étaient dus. Ce qu'on a donné aux pauvres en mon nom leur a profité, et non point à moi, selon l'ordre de la divine Justice. Je vous supplie donc, mon père, vous qui êtes si bon, qui m'avez accordé tant d'intérêt pendant ma vie, de faire redoubler les aumônes. J'espère que moyennant cela la clémence du Seigneur nous délivrera tous, eux d'abord, et moi ensuite. »
Raban-Maur le promit, et la chose fut faite. Un autre mois était à peine écoulé, qu'Edélard lui apparut de nouveau, vêtu de blanc, entouré de rayons lumineux, la joie peinte sur le visage. Il rendit au monastère les actions de grâces les plus touchantes pour la charité dont on avait usé envers lui, assurant qu'au ciel, où il s'envolait, il ne cesserait de conjurer le DIEU de toute bonté pour ses bienfaiteurs.
Combien d'utiles réflexions se présentent à l'esprit à la lecture de cette histoire! On y voit, premièrement. que les pauvres âmes du purgatoire ne peuvent rien pour elles-mêmes ; et DIEU permet, dans cette circonstance, qu'elles viennent châtier l'oubli que l'on fait de leurs peines. Secondement, dans l'application des suffrages le Seigneur fait quelquefois une exception contre celui qui a démérité d'une manière spéciale, alors surtout qu'on a manqué aux devoirs de prières et de bonnes œuvres envers les autres, ce qui rend indigne de recueillir pour soi-même un fruit si précieux. Troisièmement, nous devons exciter en nous un grand zèle pour ces bonnes et tristes âmes, à l'exemple des religieux de Fulde, toujours empressés dans cet exercice de charité. L'historien que nous citons ajoute qu'ils portaient cette affection si loin, que chacun se privait encore d'une partie de ses aliments pour les distribuer aux mendiants à la même intention.

(V. Trithemius, Vila Rab.-Mauri, I. II ; Théophile Raynaud, jésuite, Heter. spirit., p. 2, sect. 3, punct. 7.)



Reportez-vous à Excellence des suffrages en faveur des morts, La Charité bien comprise nous fait un devoir très-pressant de subvenir aux nécessités des âmes du Purgatoire, Un saint Frère franciscain reconnaît, dans une étonnante vision, un de ses compagnons mort quelque temps auparavant, Enseignement de l'Église sur le Purgatoire, Méditation pour le jour des morts, Chapelet pour le repos des âmes du Purgatoire, Exercice sur les quatorze stations du chemin de la Croix pour les âmes du Purgatoire, Litanies pour les Fidèles Trépassés, Méditation pour le Jour de la Commémoration des morts, La Sainte Vierge Marie, Mère de Miséricorde, Dévotion en faveur des âmes du Purgatoire, Méditation sur la peine qu'on endure dans le purgatoire, Les indulgences pour les fidèles défunts, Offrir sa journée pour les âmes du Purgatoire, La pensée du Purgatoire doit nous inspirer plus de consolation que d'appréhension, Nous devons secourir tous les morts, même ceux que nous croyons déjà au Ciel, Méditation sur la durée des souffrances du purgatoire et l'oubli des vivants à l'égard des morts, Nous devons secourir tous les morts, même ceux que nous croyons déjà au Ciel, Être en état de grâce pour que nos prières soient utiles aux âmes du Purgatoire, Les différents moyens de soulager les morts, Quelles sont les âmes qui vont en purgatoire, La pensée du Purgatoire nous instruit sur la gravité du péché véniel, De la méditation de la mort, La pensée du purgatoire nous prouve la folie de ceux qui ne travaillent pas à l'éviter, Pour éviter le purgatoire endurons nos afflictions en esprit de pénitence, Le Purgatoire, motif de patience dans les maladies, Méditation sur les motifs qui doivent nous engager à secourir les âmes du purgatoire (1/4), Méditation sur les défauts qui rendent infructueuse notre piété envers les morts, Premier moyen propre à soulager les âmes du Purgatoire : Le Saint Sacrifice de la Messe, Deuxième moyen propre à secourir les âmes du Purgatoire : Prières, jeûnes, aumônes..., Les indulgences, troisième moyen propre à secourir les âmes du Purgatoire, Dévotion aux Saints Anges : Travailler à la conversion des âmes et à leur soulagement dans les flammes du Purgatoire, en l'honneur des saints Anges, Pour que le nom de Dieu soit sanctifié, pour que son règne arrive, et pour que sa volonté soit faite sur la terre comme au ciel, secourons les âmes du Purgatoire, Méditation sur la piété envers les morts, toute chrétienne et cependant inutile, Du jugement et des peines des pécheurs, Première méditation de préparation à la mort : Rends-moi compte de ton administration, Seconde méditation de préparation à la mort : Voici l'époux qui vient ; allez au-devant de lui, Troisième méditation de préparation à la mort : Que me présenteront le passé, le présent et l'avenir ?, Tu es poussière et tu retourneras en poussière, Méditation sur l'emploi du temps, Méditation sur la conscience, Méditation sur le repos de la Conscience, Méditation sur l’aveuglement de la Conscience, Méditation sur la Préparation à la mort, Méditation sur la pensée de la mort, Méditation sur la justice de Dieu, Méditation sur le Jugement de Dieu, Personne n'est-il revenu de l'Enfer ?, La précieuse mort de Saint Philippe Benizi, Exercice pour la bonne mort, Méditation sur le désir de la mort, Méditation sur la crainte de la mort, Saint Philippe de Néri : Que faites-vous maintenant ?... Et après ?, La mort est ordinairement conforme à la vie : L'exemple de deux Curés, Par son nom, le cimetière prêche la résurrection de la chair, Défendre le Cimetière, Bénédiction du Cimetière, Puissance des démons sur les morts, Nos devoirs à l'égard du Cimetière, Le Cimetière au XIXe siècle : Le corps chef-d’œuvre de Dieu, Enterrements autour des églises, Immortalité de l'âme, Cérémonies de L’Église et prière pour les morts, L'Univers et la Bible, prédicateurs de la résurrection, car oui, nous ressusciterons !, Comment les peuples païens ont dissipé une grande partie du patrimoine de vérités reçu des pères du genre humain, mais ont conservé le dogme de l'existence et de l'immortalité de l'âme, Méditation sur la fausse sécurité des Pécheurs, Méditation sur les défauts qui rendent infructueuse notre piété envers les morts, Prière à saint Joseph pour obtenir une bonne mort, Sentiments et prières à l'occasion de la mort d'une personne qui nous était spécialement chère, Le Jour de la Toussaint : Méditation sur le bonheur du ciel, 1re Méditation pour la Fête de Tous les Saints : Bienheureux les pauvres d'esprit, parce que le royaume des cieux est à eux, 2e Méditation pour la Fête de Tous les Saints : J’entendis dans le ciel comme la voix d'une grande multitude, 3e Méditation pour la Fête de Tous les Saints : Application des sens, Litanies de la bonne mort, Vision de l'Enfer de Sainte Thérèse d'Avila, La voie qui conduit au Ciel est étroite, et Litanie pour les âmes du Purgatoire.
















lundi 11 novembre 2019

Méditation pour le Lundi suivant le vingt-deuxième Dimanche d'après la Pentecôte : Défiez-vous de vous-même et ne croyez pas à toutes sortes d'esprits



Extrait de "La Couronne de l'année chrétienne et méditations sur les principales et plus importantes vérités de l’Évangile de Jésus-Christ" :




Les Pharisiens envoyèrent à Jésus-Christ quelques-uns de leurs Disciples, avec des Hérodiens. (S. Matth., chap. 22)

1. Considérez que les mauvais Docteurs ont des disciples aussi bien que les bons ; les faux Prophètes trouvent des personnes qui les écoutent, et qui les suivent, et il n'y a point eu d'hérésie si absurde et si extravagante, qui n'ait trouvé des Sectateurs.
Reconnaissez en cela combien grande est la faiblesse de l'esprit humain, lequel se laisse si aisément surprendre et séduire, et voyez par conséquent combien vous avez sujet de vous défier de vous-même, et de ne pas croire à toutes sortes d'esprits, suivant l'avertissement du Saint Apôtre, mais éprouvez les Esprits, s'ils sont de Dieu. Et pour une plus grande sûreté, ayez recours à celui qui est la vérité même, et demandez-lui souvent, mais instamment, sa lumière et sa grâce, pour vous éclairer et pour vous conduire parmi tous les détours de cette vie.

2. Considérez que la Secte des Pharisiens et celle des Hérodiens étaient entièrement opposées l'une à l'autre, et avaient des maximes toutes contraires ; car les Pharisiens tenaient Hérode pour un Tyran, et les Hérodiens le reconnaissaient pour leur Messie ; et cependant quand il est question de conspirer contre Jésus-Christ, ils s'accordent aisément ensemble.
Voilà comme ont toujours fait les Sectateurs de diverses hérésies, lesquels quoi que souvent de sentiments très opposés les uns aux autres, se trouvent néanmoins facilement unis ensemble, quand il est question de combattre la vraie Église ; c'est aussi ce que pratiquent les personnes mondaines et vicieuses, lesquelles, quoi que souvent très-mal d'accord ensemble, conviennent aisément quand il faut médire de la vertu, ou s'opposer au bien.
Déplorez l'aveuglement de ces misérables ; faites tout le contraire de ce qu'ils font ; tenez-vous toujours uni avec les bons pour soutenir le parti de Jésus-Christ : dites avec un saint Prophète : Si quelqu'un est pour le Seigneur, qu'il se joigne à moi. (Exo. 32)

3. Considérez que comme les méchants se joignent et s'excitent les uns les autres pour se porter contre Dieu ; de même, et avec bien plus de raison, les bons se doivent tenir bien unis ensemble, et s'entraider et encourager réciproquement par paroles et par exemple, à soutenir les intérêts de l'honneur de Dieu : Un frère qui est aidé par son frère (ainsi que dit le Sage) est comme une ville forte. (Prov., 8)
Cherchez donc pour cette fin la connaissance et la conversation des personnes vertueuses : demandez à Notre-Seigneur qu'il vous unisse avec elles par le lien d'une charité parfaite, et employez cette union et cette amitié uniquement pour avancer son service, et procurer l'avancement de sa gloire.



Reportez-vous à De la Réduction des Hérétiques, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, Prière de Saint François Xavier, pour la conversion des infidèles, Méditation pour le Mardi suivant le vingt-deuxième Dimanche d'après la Pentecôte : Conduisez-vous selon les enseignements de salut que vous donne Jésus-Christ, ce divin Maître et Docteur de Justice, Méditation pour le vingt-deuxième Dimanche d'après la Pentecôte : Voyez donc de quel esprit vous désirez suivre la conduite, si c'est de l'esprit de vérité, ou de celui de mensonge, Méditation sur la résistance aux vérités de la Foi, Méditation sur les obstacles que l'on oppose à la grâce de la Foi, Méditation sur les Vérités de la Foi, Méditation sur la Foi, Méditation sur la soumission de l'esprit aux vérités de la Foi, Méditation sur les divers sentiments des hommes à l'égard de la vérité, Méditation pour le Samedi suivant le dix-neuvième Dimanche d'après la Pentecôte : Employez bien la liberté que Dieu vous donne, et concevez une horreur de la séparation éternelle de Dieu, Méditation pour le Jeudi suivant le dix-neuvième Dimanche d'après la Pentecôte : Conservez ce que vous avez, et prenez garde qu'un autre n'emporte votre couronne, Méditation pour le Mercredi suivant le dix-neuvième Dimanche d'après la Pentecôte : la source et l'origine de la perte et du malheur éternel des hommes vient du peu d'estime qu'ils font des dons et des grâces de Dieu, Méditation pour le Mardi suivant le dix-neuvième Dimanche d'après la Pentecôte : Dieu veut que tous les hommes soient sauvés, et qu'ils viennent à la connaissance de la vérité, Méditation pour le Lundi suivant le dix-neuvième Dimanche d'après la Pentecôte : Cette sainte alliance avec Jésus-Christ consiste principalement dans l'union de votre cœur avec le cœur de Jésus-Christ, La dévotion au Cœur sacré de Jésus : Réparation, immolation, pénitence, confiance et pur amour, Méditation pour le dix-neuvième Dimanche d'après la Pentecôte : La pensée et le désir des biens célestes vous aideront à la pratique de plusieurs excellentes vertus, Méditation pour le Samedi suivant le dix-septième Dimanche d'après la Pentecôte : Les deux Commandements de charité contiennent tous les enseignements contenus dans l'Écriture sainte pour notre perfection, Méditation pour le Jeudi suivant le dix-septième Dimanche d'après la Pentecôte : Voyez devant Dieu comment vous devez vous comporter pour vous acquitter du devoir de charité, Méditation pour le Mercredi suivant le dix-septième Dimanche d'après la Pentecôte : Le Commandement d'aimer le prochain est semblable au Commandement d'aimer Dieu, Méditation pour le Mardi suivant le dix-septième Dimanche d'après la Pentecôte : Aimez Dieu comme il veut être aimé de vous au temps et en l'éternité, Méditation pour le Lundi suivant le dix-septième Dimanche d'après la Pentecôte : Aimez Dieu de tout votre cœur, de toute votre âme, et de tout votre esprit, Soupir d'amour vers Jésus, Prière de Sainte Gertrude, Élan d'amour, Prière, Acte d'amour parfait, de Sainte Thérèse d'Avila, Prière de Saint Augustin, pour demander l'amour divin, Du premier, second et troisième degré de l'Amour, Du quatrième degré de l'Amour, par lequel l'homme ne s'aime plus que pour Dieu, Qui sont ceux qui trouvent du plaisir à penser à Dieu et qui sont plus capables de son amour, Litanies de l'amour de Dieu, Composées par le Souverain Pontife Pie VI, Catéchisme du Saint Curé d'Ars : Sur l'amour de Dieu, Prière au Saint dont on porte le nom, Litanies de l'Amour de Marie, Méditation pour le dix-septième Dimanche d'après la Pentecôte : Faites un bon usage de tous les moyens extérieurs ou intérieurs que Dieu voudra vous donner pour votre avancement à la vertu, Méditation pour le seizième Dimanche d'après la Pentecôte : Que c'est une chose dangereuse que de résister au Saint-Esprit, Méditation pour le Samedi suivant le quinzième Dimanche d'après la Pentecôte : Voyez de quel esprit vous êtes incité et poussé, quand vous entendez quelque chose d'extraordinaire et de grand que Dieu opère en ses véritables serviteurs, Méditation pour le Vendredi suivant le quinzième Dimanche d'après la Pentecôte : Prenez garde que votre cœur ne se laisse aller à un certain état d'endurcissement, Méditation pour le Jeudi suivant le quinzième Dimanche d'après la Pentecôte : Jésus s'approcha du cercueil, et le toucha, et aussitôt ceux qui le portaient s'arrêtèrent, Méditation pour le Mercredi suivant le quinzième Dimanche d'après la Pentecôte : La parfaite charité n'attend pas qu'on la recherche, Méditation pour le Mardi suivant le quinzième Dimanche d'après la Pentecôte : Il n'y a que la vertu qui n'est point mise en oubli, Méditation pour le Lundi suivant le quinzième Dimanche d'après la Pentecôte : Souvenez-vous qu’il faut mourir, Méditation pour le quinzième Dimanche d'après la Pentecôte : Voici que l'on portait à la sépulture le corps d'un défunt, et Méditation pour le quatorzième Dimanche d'après la Pentecôte : Choisissez aujourd'hui quel Maître vous voulez servir.















Excellence des suffrages en faveur des morts


Extrait de « Les Merveilles Divines dans les Âmes du Purgatoire » par le P. G. Rossignoli, de la Compagnie de Jésus :


Intercession de Sainte Thérèse en faveur des âmes du Purgatoire


Mortuo non prohibeas gratiam : Gardez-vous d'empêcher la miséricorde envers les morts. (Eccli, VII, 37.)

Une grave controverse s'éleva entre deux religieux de l'ordre des Frères-Prêcheurs, Bertrand et Benoît, lequel est le plus agréable à DIEU et plus profitable pour nous-mêmes d'offrir nos bonnes œuvres pour le repos éternel des morts, ou de les consacrer à la conversion des pécheurs. Bertrand, grand avocat des malheureux pécheurs, pour lesquels il célébrait souvent et faisait de continuelles oraisons, jointes à des pénitences rigoureuses, s'efforçait de faire prévaloir leur cause. « Les pécheurs, disait-il, sont dans un état de perdition éternelle si on ne les fait pas rentrer en grâce. Constamment entourés des embûches de l'enfer, ils marchent à la damnation et aux tourments épouvantables qui n'auront pas de fin. C'est donc ignorer le prix d'une âme que de ne pas tout faire pour acquérir celles-là au Seigneur. Lui-même en descendant du ciel, en se dévouant à une mort très-douloureuse, nous enseigne le cas que nous en devons faire. Il n'est point d'œuvre meilleure, plus digne de DIEU parce qu'elle ressemble davantage aux siennes, que de coopérer au salut des pécheurs. Saint Denys assure que ce qu'il y a de plus divin dans les choses divines, c'est de travailler à les sauver : Divinorum divinissimum est DEO in salutem animarum cooperari ; afin qu'ils échappent aux mains de l'ennemi commun et parviennent dans le sein de leur bienfaisant Créateur. Laisser périr une âme, c'est laisser perdre le prix de la rédemption, c'est-à-dire le sang et la vie du Sauveur. Or, les âmes du purgatoire sont hors de ce danger ; assurées de leur éternel salut, elles souffrent certainement beaucoup, elles sont plongées dans une mer de douleur ; mais elles sont au port. Elles gémissent en prison pour les dettes précédemment contractées, mais avec la certitude de les voir acquittées bientôt et de rentrer dans la liberté des enfants de DIEU, dont elles sont les amies; tandis que les pécheurs sont ses ennemis : malheur le plus redoutable, le plus digne de compassion, parmi tous ceux qui peuvent fondre sur l'homme ! »
Benoit raisonnait autrement, parce qu'il songeait plus tendrement à l'Église souffrante. « Les pêcheurs, répondait-il, sont retenus par des liens tout-à-fait volontaires, auxquels ils se sont offerts d'eux-mêmes et qu'ils peuvent briser quand il leur plaît. Mais les morts sont enchaînés, contre leur gré, dans des tourments affreux. Il ne leur reste de libre, pour ainsi dire, que la langue pour réclamer les secours des vivants, en leur disant avec Job humilié : Miseremini mei, miseremini mei, saltem vos amici mei, quia manus Domini tetigit me : Pitié, pitié pour moi, vous du moins mes amis, car la main du Seigneur m'a frappé ! Dites-moi : si vous aviez devant vous deux mendiants, l'un fort et en bonne santé, capable de gagner honnêtement sa vie par le travail de ses deux mains, mais préférant courir les rues et les chemins en quête de quelque aumône, et l'autre infirme, privé de l'usage de ses membres, incapable de pourvoir à ses besoins, vous exposant avec larmes sa situation, auquel réserveriez-vous les secours de votre charité ? lequel vous semblerait plus digne de compassion, surtout si celui qui est infirme se trouvait en proie aux plus cruelles souffrances ? Vous vous tourneriez du côté de, celui-ci. C'est de tout point notre cas. Ces âmes sont dans un ineffable martyre, et il leur est impossible de s'en délivrer ou même de l'alléger. Il est vrai qu'elles ont mérité cette punition par leurs fautes passées ; mais, actuellement, elles ne sont plus libres ; elles les ont pleurées et détestées, elles en éprouvent une entière contrition ; elles sont rentrées en grâce avec DIEU, auquel elles sont présentement agréables, ayant recouvré le titre de ses amies et de ses filles. Les pécheurs, eux, sont devant le Seigneur, comme des rebelles et des ennemis. Si donc la charité bien ordonnée veut que nous nous conformions à la très-sage bonté de DIEU, il va de soi que nous devons nous attacher davantage à ceux qu'il aime, de préférence à ceux qui se déclarent en révolte contre lui. »
Bertrand, toutefois, ne se rendait point à ces raisons. Une miraculeuse apparition le convainquit enfin. DIEU permit que la nuit suivante, en allant au chœur pour chanter l'office, il vît venir au-devant de lui une âme du purgatoire sous la forme d'un spectre horrible, chargé d'un poids qu'il ne pouvait soulever. L'apparition s'approcha en se plaignant et en gémissant, et le chargea de cet insupportable fardeau, sous lequel le bon religieux succombait. Oh ! alors, comme dit Isaïe, « le tourment lui donna l'intelligence : Vexatio dedit intellectum ; » et il comprit qu'il devait faire davantage pour les âmes souffrantes. Le matin, dès qu'il le put, la compassion dans le cœur et les larmes aux yeux, il monta au saint autel en leur faveur, et il continua cette pratique le reste de sa vie.
Le grand docteur saint Thomas d'Aquin paraît avoir tranché la controverse par ces lignes de la Somme théologique (Supp. 3, quoest. 71. art. v, ad 3) : « Les suffrages pour les morts sont plus agréables que les suffrages pour les vivants, parce que les premiers se trouvent dans un plus pressant besoin, ne pouvant se secourir eux-mêmes comme ceux qui vivent encore. » Plusieurs autres docteurs enseignent la même chose, et on doit tout au moins conclure qu'il faut avoir en grande estime la prière pour les morts.



Reportez-vous à Ne pas soulager les défunts par les aumônes, c'est se priver soi-même de grands avantages spirituels, La Charité bien comprise nous fait un devoir très-pressant de subvenir aux nécessités des âmes du Purgatoire, Un saint Frère franciscain reconnaît, dans une étonnante vision, un de ses compagnons mort quelque temps auparavant, Enseignement de l'Église sur le Purgatoire, Méditation pour le jour des morts, Chapelet pour le repos des âmes du Purgatoire, Exercice sur les quatorze stations du chemin de la Croix pour les âmes du Purgatoire, Litanies pour les Fidèles Trépassés, Méditation pour le Jour de la Commémoration des morts, La Sainte Vierge Marie, Mère de Miséricorde, Dévotion en faveur des âmes du Purgatoire, Méditation sur la peine qu'on endure dans le purgatoire, Les indulgences pour les fidèles défunts, Offrir sa journée pour les âmes du Purgatoire, La pensée du Purgatoire doit nous inspirer plus de consolation que d'appréhension, Nous devons secourir tous les morts, même ceux que nous croyons déjà au Ciel, Méditation sur la durée des souffrances du purgatoire et l'oubli des vivants à l'égard des morts, Nous devons secourir tous les morts, même ceux que nous croyons déjà au Ciel, Être en état de grâce pour que nos prières soient utiles aux âmes du Purgatoire, Les différents moyens de soulager les morts, Quelles sont les âmes qui vont en purgatoire, La pensée du Purgatoire nous instruit sur la gravité du péché véniel, De la méditation de la mort, La pensée du purgatoire nous prouve la folie de ceux qui ne travaillent pas à l'éviter, Pour éviter le purgatoire endurons nos afflictions en esprit de pénitence, Le Purgatoire, motif de patience dans les maladies, Méditation sur les motifs qui doivent nous engager à secourir les âmes du purgatoire (1/4), Méditation sur les défauts qui rendent infructueuse notre piété envers les morts, Premier moyen propre à soulager les âmes du Purgatoire : Le Saint Sacrifice de la Messe, Deuxième moyen propre à secourir les âmes du Purgatoire : Prières, jeûnes, aumônes..., Les indulgences, troisième moyen propre à secourir les âmes du Purgatoire, Dévotion aux Saints Anges : Travailler à la conversion des âmes et à leur soulagement dans les flammes du Purgatoire, en l'honneur des saints Anges, Pour que le nom de Dieu soit sanctifié, pour que son règne arrive, et pour que sa volonté soit faite sur la terre comme au ciel, secourons les âmes du Purgatoire, Méditation sur la piété envers les morts, toute chrétienne et cependant inutile, Du jugement et des peines des pécheurs, Première méditation de préparation à la mort : Rends-moi compte de ton administration, Seconde méditation de préparation à la mort : Voici l'époux qui vient ; allez au-devant de lui, Troisième méditation de préparation à la mort : Que me présenteront le passé, le présent et l'avenir ?, Tu es poussière et tu retourneras en poussière, Méditation sur l'emploi du temps, Méditation sur la conscience, Méditation sur le repos de la Conscience, Méditation sur l’aveuglement de la Conscience, Méditation sur la Préparation à la mort, Méditation sur la pensée de la mort, Méditation sur la justice de Dieu, Méditation sur le Jugement de Dieu, Personne n'est-il revenu de l'Enfer ?, La précieuse mort de Saint Philippe Benizi, Exercice pour la bonne mort, Méditation sur le désir de la mort, Méditation sur la crainte de la mort, Saint Philippe de Néri : Que faites-vous maintenant ?... Et après ?, La mort est ordinairement conforme à la vie : L'exemple de deux Curés, Par son nom, le cimetière prêche la résurrection de la chair, Défendre le Cimetière, Bénédiction du Cimetière, Puissance des démons sur les morts, Nos devoirs à l'égard du Cimetière, Le Cimetière au XIXe siècle : Le corps chef-d’œuvre de Dieu, Enterrements autour des églises, Immortalité de l'âme, Cérémonies de L’Église et prière pour les morts, L'Univers et la Bible, prédicateurs de la résurrection, car oui, nous ressusciterons !, Comment les peuples païens ont dissipé une grande partie du patrimoine de vérités reçu des pères du genre humain, mais ont conservé le dogme de l'existence et de l'immortalité de l'âme, Méditation sur la fausse sécurité des Pécheurs, Méditation sur les défauts qui rendent infructueuse notre piété envers les morts, Prière à saint Joseph pour obtenir une bonne mort, Sentiments et prières à l'occasion de la mort d'une personne qui nous était spécialement chère, Le Jour de la Toussaint : Méditation sur le bonheur du ciel, 1re Méditation pour la Fête de Tous les Saints : Bienheureux les pauvres d'esprit, parce que le royaume des cieux est à eux, 2e Méditation pour la Fête de Tous les Saints : J’entendis dans le ciel comme la voix d'une grande multitude, 3e Méditation pour la Fête de Tous les Saints : Application des sens, Litanies de la bonne mort, Vision de l'Enfer de Sainte Thérèse d'Avila, La voie qui conduit au Ciel est étroite, et Litanie pour les âmes du Purgatoire.

















dimanche 10 novembre 2019

Méditation pour le vingt-deuxième Dimanche d'après la Pentecôte : Voyez donc de quel esprit vous désirez suivre la conduite, si c'est de l'esprit de vérité, ou de celui de mensonge



Extrait de "La Couronne de l'année chrétienne et méditations sur les principales et plus importantes vérités de l’Évangile de Jésus-Christ" :




Les Pharisiens s'étant assemblés, délibérèrent en leur conseil de surprendre JÉSUS en ses paroles. (S. Matth., chap. 22)

1. Considérez combien vains et infructueux sont les desseins et les conseils des hommes, et même combien pernicieux et préjudiciables ils sont à leur propre salut, quand ils sont contraires aux maximes de la vérité et de la sagesse de Dieu : Je confondrai (dit Dieu par la bouche du Saint Apôtre) la sagesse des Sages du monde, et je rejetterai la prudence des Prudents du siècle. Comme au contraire le Saint-Esprit nous assure que celui qui est vraiment sage, élève son cœur vers Dieu, lequel, selon son bon plaisir, le remplit de l'esprit d'intelligence, et conduit ses conseils à une heureuse fin. (Eccl. 39)
Voyez donc de quel esprit vous désirez suivre la conduite, si c'est de l'esprit de vérité, ou de celui de mensonge : Sur quelles maximes vous voulez fonder vos conseils, et appuyer vos résolutions, ou sur celles du monde, ou sur celles de Jésus-Christ.

2. Considérez que les Pharisiens ne sont pas les seuls qui ont tâché de surprendre Jésus-Christ en ses paroles ; il y en a plusieurs autres qui les imitent en ce malheureux dessein : comme les Hérétiques, qui voulant donner à l'Écriture sainte un sens conforme à leurs erreurs, semblent vouloir surprendre Dieu en ses paroles. Il en est de même des pécheurs qui pour se flatter dans leurs vices, cherchent dans la même Écriture de fausses couvertures et de vaines excuses à leurs péchés ; comme aussi de ceux qui se relâchent dans le chemin de la vertu, qui se flattent dans leur paresse, sous prétexte de ce que la même Écriture dit de la douceur et de la bonté de Dieu.
Ô qu'il est dangereux de se détourner de la droiture, de la simplicité et de l'humilité de cœur avec laquelle il faut procéder avec Dieu et entendre sa parole ! Demandez-lui qu'il vous donne un cœur droit et un esprit docile, pour bien entendre ses vérités et ses maximes, et pour vous y soumettre, et les bien pratiquer.

3. Considérez qu'il y a un moyen très-innocent et très salutaire de prendre Dieu en ses paroles : c'est de lui représenter avec une vraie confiance et humilité, les promesses qu'il nous a faites dans l'Écriture sainte, de faire miséricorde, et d'accorder le secours de ses grâces à ceux qui auront recours à sa bonté. Dites-lui donc avec le Prophète : Souvenez-vous, Seigneur, de votre parole, en laquelle vous m'avez fait espérer en vous ; c'est vous Seigneur, qui nous avez dit, que si nous demandions quelque chose en votre nom à votre Père céleste, il nous l'accorderait : faites donc ce que vous avez promis, et employez le mérite de votre sainte Passion, pour nous obtenir ce que vous voyez vous-même nous être le plus salutaire.



Reportez-vous à Méditation sur la résistance aux vérités de la Foi, Méditation sur les obstacles que l'on oppose à la grâce de la Foi, Méditation sur les Vérités de la Foi, Méditation sur la Foi, Méditation sur la soumission de l'esprit aux vérités de la Foi, Méditation sur les divers sentiments des hommes à l'égard de la vérité, Méditation pour le Lundi suivant le vingt-deuxième Dimanche d'après la Pentecôte : Défiez-vous de vous-même et ne croyez pas à toutes sortes d'esprits, Méditation pour le Samedi suivant le dix-neuvième Dimanche d'après la Pentecôte : Employez bien la liberté que Dieu vous donne, et concevez une horreur de la séparation éternelle de Dieu, Méditation pour le Jeudi suivant le dix-neuvième Dimanche d'après la Pentecôte : Conservez ce que vous avez, et prenez garde qu'un autre n'emporte votre couronne, Méditation pour le Mercredi suivant le dix-neuvième Dimanche d'après la Pentecôte : la source et l'origine de la perte et du malheur éternel des hommes vient du peu d'estime qu'ils font des dons et des grâces de Dieu, Méditation pour le Mardi suivant le dix-neuvième Dimanche d'après la Pentecôte : Dieu veut que tous les hommes soient sauvés, et qu'ils viennent à la connaissance de la vérité, Méditation pour le Lundi suivant le dix-neuvième Dimanche d'après la Pentecôte : Cette sainte alliance avec Jésus-Christ consiste principalement dans l'union de votre cœur avec le cœur de Jésus-Christ, La dévotion au Cœur sacré de Jésus : Réparation, immolation, pénitence, confiance et pur amour, Méditation pour le dix-neuvième Dimanche d'après la Pentecôte : La pensée et le désir des biens célestes vous aideront à la pratique de plusieurs excellentes vertus, Méditation pour le Samedi suivant le dix-septième Dimanche d'après la Pentecôte : Les deux Commandements de charité contiennent tous les enseignements contenus dans l'Écriture sainte pour notre perfection, Méditation pour le Jeudi suivant le dix-septième Dimanche d'après la Pentecôte : Voyez devant Dieu comment vous devez vous comporter pour vous acquitter du devoir de charité, Méditation pour le Mercredi suivant le dix-septième Dimanche d'après la Pentecôte : Le Commandement d'aimer le prochain est semblable au Commandement d'aimer Dieu, Méditation pour le Mardi suivant le dix-septième Dimanche d'après la Pentecôte : Aimez Dieu comme il veut être aimé de vous au temps et en l'éternité, Méditation pour le Lundi suivant le dix-septième Dimanche d'après la Pentecôte : Aimez Dieu de tout votre cœur, de toute votre âme, et de tout votre esprit, Soupir d'amour vers Jésus, Prière de Sainte Gertrude, Élan d'amour, Prière, Acte d'amour parfait, de Sainte Thérèse d'Avila, Prière de Saint Augustin, pour demander l'amour divin, Du premier, second et troisième degré de l'Amour, Du quatrième degré de l'Amour, par lequel l'homme ne s'aime plus que pour Dieu, Qui sont ceux qui trouvent du plaisir à penser à Dieu et qui sont plus capables de son amour, Litanies de l'amour de Dieu, Composées par le Souverain Pontife Pie VI, Catéchisme du Saint Curé d'Ars : Sur l'amour de Dieu, Prière au Saint dont on porte le nom, Litanies de l'Amour de Marie, Méditation pour le dix-septième Dimanche d'après la Pentecôte : Faites un bon usage de tous les moyens extérieurs ou intérieurs que Dieu voudra vous donner pour votre avancement à la vertu, Méditation pour le seizième Dimanche d'après la Pentecôte : Que c'est une chose dangereuse que de résister au Saint-Esprit, Méditation pour le Samedi suivant le quinzième Dimanche d'après la Pentecôte : Voyez de quel esprit vous êtes incité et poussé, quand vous entendez quelque chose d'extraordinaire et de grand que Dieu opère en ses véritables serviteurs, Méditation pour le Vendredi suivant le quinzième Dimanche d'après la Pentecôte : Prenez garde que votre cœur ne se laisse aller à un certain état d'endurcissement, Méditation pour le Jeudi suivant le quinzième Dimanche d'après la Pentecôte : Jésus s'approcha du cercueil, et le toucha, et aussitôt ceux qui le portaient s'arrêtèrent, Méditation pour le Mercredi suivant le quinzième Dimanche d'après la Pentecôte : La parfaite charité n'attend pas qu'on la recherche, Méditation pour le Mardi suivant le quinzième Dimanche d'après la Pentecôte : Il n'y a que la vertu qui n'est point mise en oubli, Méditation pour le Lundi suivant le quinzième Dimanche d'après la Pentecôte : Souvenez-vous qu’il faut mourir, Méditation pour le quinzième Dimanche d'après la Pentecôte : Voici que l'on portait à la sépulture le corps d'un défunt, et Méditation pour le quatorzième Dimanche d'après la Pentecôte : Choisissez aujourd'hui quel Maître vous voulez servir.
















La Charité bien comprise nous fait un devoir très-pressant de subvenir aux nécessités des âmes du Purgatoire



Extrait de « Les Merveilles Divines dans les Âmes du Purgatoire » par le P. G. Rossignoli, de la Compagnie de Jésus :


La délivrance des âmes du Purgatoire, Estampe


Ordinavit in me charitatem : Dieu m'a placé sous l'étendard de la charité. (Cant. 2, 4)


Il ne peut entrer dans ma pensée de réduire ici à quelques lignes tout ce qu'il y a de parfait dans la charité envers les pauvres âmes du purgatoire. Je me borne à quelques considérations rapides.
Toute charité est d'autant plus grande que les misères qu'elle soulage le sont elles-mêmes. Là où le besoin est extrême, l'obligation d'y porter remède devient plus pressante. Or, quelle plus douloureuse nécessité se peut-il concevoir que celle d'âmes plongées dans un océan de tourments, vouées aux souffrances les plus atroces, aux plus inexprimables angoisses ? Les commentateurs, appliquant au purgatoire ce mot de Malachie, III, 3 : « Sedebit confians, et purgabit filios Levi, et colabit eos quasi aurum : Le Messie sera comme un homme qui s'assied pour faire fondre et pour épurer l'argent ; il purifiera les enfants de Lévi, et il les rendra nets comme l'or qui a passé par le feu ; » le comparent a un alambic de toutes les peines imaginables d'ici-bas : comme si Dieu, à l'exemple de ces savants qui distillent de diverses substances les esprits les plus purs pour en composer un extrait qui les représente dans toute leur force, avait réuni dans le purgatoire, par une opération semblable, les différentes espèces de maux dont nous souffrons davantage dans cette vie, les maladies naturelles, les supplices violents, les tortures, les tourments infligés aux martyrs, etc., et en avait exprimé l'essence et l'activité. C'est ce que paraît avoir indiqué le prophète Isaïe, IV, 4, dans ce passage : « Abluet Dominus sordes filiarum Sion in spiritu ardoris : Le Seigneur purifiera les souillures de la fille de Sion dans l'ardeur du feu. » Ce feu est doué d'une puissance surnaturelle, d'une activité et d'une violence cent fois plus grandes que celles du nôtre, parce qu'il a été choisi pour instrument de la divine justice. Tertullien appelle même le purgatoire un enfer momentané : car, observe-t-il, les deux peines principales, celle du sens et celle du dam, y sont réservées aux âmes, avec la seule différence de la durée, les damnés ne devant jamais voir finir leurs tourments. Le feu est le même, suivant saint Augustin : « Eodem igne purgatur justus et torquetur damnatus. » Combien donc n'est-ce pas une charité excellente d'apporter du soulagement à ces âmes infortunées ! Il ne s'agit pas seulement de nourrir un affamé, de couvrir celui qui manque de vêtements, de délivrer un malade de sa fièvre, mais de retirer des malheureux de l'abîme immense de tous les maux.
Cette charité est plus précieuse encore si l'on considère le grand bien dont ces âmes vont être mises en possession. L'histoire a enregistré comme un prodige de bonté l'action du grand Théodose qui tira de son abjection la pauvre jeune fille Athénaïs pour la faire monter sur le trône impérial. David a exprimé de mille manières sa reconnaissance pour la divine miséricorde qui l'avait ôté à la garde des troupeaux et établi chef de son peuple. Oh ! combien meilleure est la charité qui procure à une âme la possession de l'éternelle béatitude ! Ne pourrait-on pas dire, dans un certain sens, qu'elle est aussi élevée que le bien même qu'elle assure ? Il est vrai que nous ne pouvons guère en saisir toute l'étendue, ignorants comme nous le sommes de ces célestes profondeurs. Mais ces âmes bénies sont placées mieux que nous pour cela ; elles savent tout ce qui est caché sous ces simples mots : voir DIEU face à face, DIEU, le premier principe et la fin dernière ; s'unir entièrement à cet objet souverainement aimable, après lequel elles soupirant de tout ce qu'elles ont d'intelligence et d'amour. Cette ardeur, ce désir invincible, cette flamme brûlante, leur cause un tourment plus insupportable que la flamme extérieure et vengeresse qui les consume. L'illustre Tertullien explique admirablement cette vérité par l'exemple de Job, image sensible de l'âme du purgatoire, ainsi que l'Église le fait entendre elle-même en lisant son histoire dans l'office des morts. Tout le corps de ce prophète de la patience était couvert d‘ulcères douloureux, qui le tourmentaient de la tête aux pieds ; et cependant, celui de tous ses organes qui le faisait le plus cruellement souffrir, et dont il se plaignait le plus haut, c'était la vue, qui n'apercevait plus le bien suprême (c. XVII, 2) : « In amaritudinibus moratur oculus meus : cur faciem tuam abscondis ? Mon œil est plongé dans l'amertume : oh ! pourquoi me cachez-vous votre visage ? » Comme s'il avait dit : Mon supplice le plus amer c'est de ne vous voir plus, ô mon DIEU ! « On plaint l'œil tout entier dans les tourments, » dit encore Tertullien. Ainsi l'âme souffrante du purgatoire n'a point de torture qui l'éprouve autant que la privation de la présence visible de son DIEU. Les autres peines, auprès de celles-là, ne lui semblent rien. Or, que fait la charité dont nous parlons ? elle met fin à cet état d'horrible souffrance, elle apaise cette soif ardente, elle comble ces immenses désirs, en leur assurant la possession de leur céleste objet.
L'amour de DIEU y est, d'ailleurs, intéressé lui-même directement. DIEU veut souverainement avoir auprès de lui ces âmes qu'il aime, afin de les faire participantes de sa gloire. « Delicioe meoe esse cum filiis hominum, dit-il au livre des Proverbes, VIII, 31 : Mes délices sont d'habiter avec les enfants des hommes ; » comme si la compagnie de ses créatures ajoutait quelque chose à sa félicité éternelle, et qu'il ne fût point complètement heureux tant qu'il ne la communique pas. Ces âmes, en effet, sont ses chères filles, les épouses du Sauveur, rachetées au prix de tout son sang et adoptées par lui. Il se réjouit donc de les délivrer de la prison où elles gémissent, et de les introduire à la lumière de son paradis. Pensez un peu quelle serait la consolation d'un roi de recevoir à sa cour un fils longtemps captif parmi les barbares et délivré par un fidèle ami. Quel accueil ne ferait pas un époux au médecin qui lui rendrait son épouse bien-aimée parfaitement guérie d'une maladie qu'on avait jugée mortelle ? Eh bien ! DIEU chérit ces âmes saintes beaucoup plus que tout cela ; il les reçoit avec plus d'allégresse, et il conserve une toute autre reconnaissance pour ceux qui les dégagent de la servitude et les introduisent, suivant l'expression de saint Pierre (I, 2, 9), « dans la parfaite liberté des enfants de DIEU, et du fond des ténèbres à son admirable lumière : In perfectam libertatem filiorum DEI, et de tenebris vocal in admirabile lumen suum. »
De plus, délivrer les âmes du purgatoire, c'est envoyer au ciel de véritables serviteurs de la divine Majesté, les plus capables de la louer dignement. Nous, dans les ténèbres et les misères de cette vie, nous ne pouvons ni connaître ni aimer convenablement l'éternelle Bonté. C'est au sortir du corps, en se trouvant tout-à-coup en face du Créateur, que notre esprit obtient cette connaissance claire, et par suite cet ardent amour qui le porte vers le bien suprême. Il se répand aussitôt en actes séraphiques de charité, bien plus élevés que ceux de Marie-Madeleine elle-même, dont le Seigneur a dit, qu'elle avait tant aimé : Dilexit multum ; plus ardents que ceux de saint Pierre assurant trois fois qu'il aimait et en prenant Jésus à témoin : Tu scis, Domine, quia amo te. Qu'ils doivent être touchants, les premiers actes de reconnaissance des âmes purifiées admises en présence de la miséricorde céleste ! quelle adoration profonde des souveraines perfections ! avec quel cœur elles répètent l'hymne de l'Apocalypse, 5 : « Benedictio, et honor, et gloria, et gratiarum actio DEO nostro, in soecula soeculorum : Bénédiction, honneur, gloire, action de grâces à notre DIEU, pendant toute la durée des siècles ! » Or, tous ces actes de parfait amour, de gratitude, de bénédiction, envers la divine Majesté, ceux-là n'en partagent-ils pas le mérite qui, par leurs pieux suffrages, ont mis plus tôt les pauvres âmes en état de les produire ?
De ces considérations abrégées le lecteur conclura combien est agréable à DIEU la charité envers nos frères du purgatoire. Notre-Seigneur, dans une de ces révélations dont il favorisait sainte Gertrude, lui dit ces touchantes paroles, suivant le récit de Denys-le-Chartreux : « Toutes les fois que vous délivrez une âme, cela est aussi agréable à DIEU que si vous le rachetiez lui-même de la captivité ; et il saura bien vous récompenser un jour de cette bonne action : Quod beneficium reddet vobis tempore opportune. » Mais nous aurons occasion de revenir là-dessus dans la seconde partie de ce livre.



Reportez-vous à Excellence des suffrages en faveur des morts, Un saint Frère franciscain reconnaît, dans une étonnante vision, un de ses compagnons mort quelque temps auparavant, Enseignement de l'Église sur le Purgatoire, Méditation pour le jour des morts, Chapelet pour le repos des âmes du Purgatoire, Exercice sur les quatorze stations du chemin de la Croix pour les âmes du Purgatoire, Litanies pour les Fidèles Trépassés, Méditation pour le Jour de la Commémoration des morts, La Sainte Vierge Marie, Mère de Miséricorde, Dévotion en faveur des âmes du Purgatoire, Méditation sur la peine qu'on endure dans le purgatoire, Les indulgences pour les fidèles défunts, Offrir sa journée pour les âmes du Purgatoire, La pensée du Purgatoire doit nous inspirer plus de consolation que d'appréhension, Nous devons secourir tous les morts, même ceux que nous croyons déjà au Ciel, Méditation sur la durée des souffrances du purgatoire et l'oubli des vivants à l'égard des morts, Nous devons secourir tous les morts, même ceux que nous croyons déjà au Ciel, Être en état de grâce pour que nos prières soient utiles aux âmes du Purgatoire, Les différents moyens de soulager les morts, Quelles sont les âmes qui vont en purgatoire, La pensée du Purgatoire nous instruit sur la gravité du péché véniel, De la méditation de la mort, La pensée du purgatoire nous prouve la folie de ceux qui ne travaillent pas à l'éviter, Pour éviter le purgatoire endurons nos afflictions en esprit de pénitence, Le Purgatoire, motif de patience dans les maladies, Méditation sur les motifs qui doivent nous engager à secourir les âmes du purgatoire (1/4), Méditation sur les défauts qui rendent infructueuse notre piété envers les morts, Premier moyen propre à soulager les âmes du Purgatoire : Le Saint Sacrifice de la Messe, Deuxième moyen propre à secourir les âmes du Purgatoire : Prières, jeûnes, aumônes..., Les indulgences, troisième moyen propre à secourir les âmes du Purgatoire, Dévotion aux Saints Anges : Travailler à la conversion des âmes et à leur soulagement dans les flammes du Purgatoire, en l'honneur des saints Anges, Pour que le nom de Dieu soit sanctifié, pour que son règne arrive, et pour que sa volonté soit faite sur la terre comme au ciel, secourons les âmes du Purgatoire, Méditation sur la piété envers les morts, toute chrétienne et cependant inutile, Du jugement et des peines des pécheurs, Première méditation de préparation à la mort : Rends-moi compte de ton administration, Seconde méditation de préparation à la mort : Voici l'époux qui vient ; allez au-devant de lui, Troisième méditation de préparation à la mort : Que me présenteront le passé, le présent et l'avenir ?, Tu es poussière et tu retourneras en poussière, Méditation sur l'emploi du temps, Méditation sur la conscience, Méditation sur le repos de la Conscience, Méditation sur l’aveuglement de la Conscience, Méditation sur la Préparation à la mort, Méditation sur la pensée de la mort, Méditation sur la justice de Dieu, Méditation sur le Jugement de Dieu, Personne n'est-il revenu de l'Enfer ?, La précieuse mort de Saint Philippe Benizi, Exercice pour la bonne mort, Méditation sur le désir de la mort, Méditation sur la crainte de la mort, Saint Philippe de Néri : Que faites-vous maintenant ?... Et après ?, La mort est ordinairement conforme à la vie : L'exemple de deux Curés, Par son nom, le cimetière prêche la résurrection de la chair, Défendre le Cimetière, Bénédiction du Cimetière, Puissance des démons sur les morts, Nos devoirs à l'égard du Cimetière, Le Cimetière au XIXe siècle : Le corps chef-d’œuvre de Dieu, Enterrements autour des églises, Immortalité de l'âme, Cérémonies de L’Église et prière pour les morts, L'Univers et la Bible, prédicateurs de la résurrection, car oui, nous ressusciterons !, Comment les peuples païens ont dissipé une grande partie du patrimoine de vérités reçu des pères du genre humain, mais ont conservé le dogme de l'existence et de l'immortalité de l'âme, Méditation sur la fausse sécurité des Pécheurs, Méditation sur les défauts qui rendent infructueuse notre piété envers les morts, Prière à saint Joseph pour obtenir une bonne mort, Sentiments et prières à l'occasion de la mort d'une personne qui nous était spécialement chère, Le Jour de la Toussaint : Méditation sur le bonheur du ciel, 1re Méditation pour la Fête de Tous les Saints : Bienheureux les pauvres d'esprit, parce que le royaume des cieux est à eux, 2e Méditation pour la Fête de Tous les Saints : J’entendis dans le ciel comme la voix d'une grande multitude, 3e Méditation pour la Fête de Tous les Saints : Application des sens, Litanies de la bonne mort, Vision de l'Enfer de Sainte Thérèse d'Avila, La voie qui conduit au Ciel est étroite, et Litanie pour les âmes du Purgatoire.