dimanche 28 octobre 2018

Hymne au Christ-Roi




HYMNE AU CHRIST-ROI



Ô Christ, en vous nous proclamons
le Roi des temps, le Roi des peuples,
le seul arbitre souverain
de nos âmes et de nos cœurs.

Des foules ont beau proclamer :
Le Christ, nous refusons qu'il règne !
nos ovations vous reconnaissent
comme Roi suprême du monde.

Christ-Roi qui nous portez la paix,
soumettez l'âme des impies
et rassemblez au seul bercail
ceux qui s'égarent loin de vous.

C'est pour cela que sur la croix
vous nous tendez vos bras ouverts
et nous montrez tout enflammé
le Cœur percé d'un coup de lance.

C'est pour cela que sur l'autel
le sacrement du pain, du vin
verse à vos fils le vrai salut
jailli de votre Cœur ouvert.

Ceux qui gouvernent les nations
vous doivent un culte public ;
que maîtres, juges vous révèrent ;
que lois et arts vous glorifient !

Que resplendissent les drapeaux
soumis à vous et consacrés !
soumettez patries et familles
à votre douce autorité.

Gloire à vous, Jésus, notre Roi,
Maître des États de ce monde !
Gloire au Père et au Saint-Esprit,
durant les siècles éternels ! Ainsi soit-il.

Son empire s'étendra ;
- et la paix régnera pour toujours.





















jeudi 25 octobre 2018

GRAND CATÉCHISME HISTORIQUE (pour adulte), contenant en abrégé l'Histoire Sainte et la Doctrine Chrétienne, Leçon XXXVIII : De la Cène de Notre-Seigneur Jésus-Christ



PREMIÈRE PARTIE


Contenant en abrégé l'Histoire Sainte et la Doctrine Chrétienne



LEÇON XXXVIII


De la Cène de Notre-Seigneur Jésus-Christ

   



Le temps de la Pâque étant venu, Jésus vint souper avec ses Disciples, au lieu qu'ils avaient préparé par son ordre pour y manger l'Agneau suivant la coutume. Dans ce souper, que l'on appelle aussi la Cène, il se leva de table, et leur lava les pieds à tous pour leur montrer l'exemple de se servir les uns les autres, et pour achever de les purifier. Puis il se remit à table, et comme ils mangeaient, il prit du pain, rendit grâces à Dieu, bénit le pain, le rompit, et le distribua à ses disciples, disant : Prenez, mangez, ceci est mon corps, qui sera livré pour vous : Faites ceci en mémoire de moi. Tout de même après le souper, il prit le calice, c'est-à-dire, la coupe où il buvait, avec du vin, et ayant rendu grâces, le bénit, et le leur donna, disant : Buvez tous de ceci, car c'est mon sang, le sang de la nouvelle alliance, qui sera répandu pour vous et pour plusieurs en rémission des péchés. Faites ceci toutes les fois que vous en boirez en mémoire de moi. Ce fut ainsi que Jésus institua le saint Sacrement de son corps et de son sang, que nous appelons l'Eucharistie. Il avait dit aux Juifs qu'il était le pain vivant descendu du Ciel : Que qui mangerait ce pain vivrait éternellement, et que l'on ne pouvait avoir la véritable vie sans manger sa chair, boire son sang ; car ma chair, disait-il, est vraiment viande, et mon sang est vraiment breuvage. Qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui. Les Juifs avaient été choqués de ce discours, le prenant grossièrement, comme si Jésus eût voulu mettre son corps en pièces, et le leur donner avec son sang sous leur forme naturelle pour servir de nourriture à leur corps. Jésus avertit ses disciples que ces paroles avaient un sens plus relevé : Et c'est ce mystère qu'il accomplit le jour de la Cène, leur donnant véritablement son corps et son sang, mais sous une forme étrangère, sous les apparences du pain et du vin, et pour être la nourriture de leurs âmes. Après la Cène, Jésus parla longtemps à ses Apôtres, qu'il ne devait plus voir jusqu'à sa mort. Il leur prédit qu'ils l'abandonneraient tous ; et à Pierre en particulier, qu'il le renierait trois fois. Et pour les consoler dans la tristesse où ils étaient de sa perte, il promit de leur envoyer dans peu le Saint-Esprit, qui leur ferait entendre tout ce qu'il leur avait enseigné : Il leur recommanda surtout de s'aimer les uns les autres. Il sortit ensuite avec eux hors de la ville, et alla au Mont des Olives, dans un jardin où il avait accoutumé de prier.



Reportez-vous à Leçon I : De la Création, Leçon II : Du péché, Leçon III : De la corruption du Genre humain et du déluge, Leçon IV : De la Loi de Nature, Leçon V : Du Patriarche Abraham, Leçon VI : Des autres Patriarches, Leçon VII : De la servitude d’Égypte, Leçon VIII : De la Pâque, Leçon IX : Du voyage dans le désert, Leçon X : Des dix Commandements, Leçon XI : De l'alliance de Dieu avec les Israélites, Leçon XII : Des infidélités du peuple dans le désert, Leçon XIII : Des derniers discours de Moïse, Leçon XIV : De l'établissement du peuple dans la terre promise, Leçon XV : De l'Idolâtrie, Leçon XVI : De David et du Messie, Leçon XVII : De Salomon et de sa sagesse, Leçon XVIII : Du Schisme des Tribus ou de Samarie, Leçon XIX : Des Prophètes, Leçon XX : Des Prophéties, Leçon XXI : De la captivité de Babylone, Leçon XXII : Du rétablissement des Juifs après la captivité, Leçon XXIII : De la persécution d'Antiochus et des Macchabées, Leçon XXIV : De l'état où était le monde à la venue du Messie, Leçon XXV : Comment le Messie était attendu des Juifs, Leçon XXVI : De la Naissance de Jésus-Christ, Leçon XXVII : De l'enfance de Jésus-Christ, Leçon XXVIII : De Saint Jean-Baptiste, Leçon XXIX : De la vocation des Apôtres, Leçon XXX : Des miracles de Jésus-Christ, Leçon XXXI : Des vertus de Jésus-Christ, Leçon XXXII : De la Doctrine de Jésus-Christ et premièrement de la Trinité et de l'Incarnation, Leçon XXXIII : De l'amour de Dieu et du prochain, Leçon XXXIV : Des Conseils, de la Grâce et de la Prière, Leçon XXXV : De l'état des Fidèles dans la vie présente, Leçon XXXVI : De la vie du siècle futur, Leçon XXXVII : Des ennemis de Jésus, Leçon XXXIX : De la Passion de Jésus-Christ, Du dessein et de l'usage de ce Catéchisme, Première partie du Petit Catéchisme Historique, contenant en abrégé l'Histoire Sainte, Deuxième partie du Petit Catéchisme Historique, contenant en abrégé l'Histoire Chrétienne.















mercredi 24 octobre 2018

Fidentem piumque, Lettre encyclique de Sa Sainteté le Pape Léon XIII, pour le mois du Rosaire





FIDENTEM PIUMQUE


LETTRE ENCYCLIQUE DE N. T. S. P. LÉON XIII


PAPE PAR LA DIVINE PROVIDENCE

POUR LE MOIS DU ROSAIRE


(20 septembre 1896)



AUX PATRIARCHES, PRIMATS, ARCHEVÊQUES, ÉVÊQUES

ET AUTRES ORDINAIRES EN PAIX ET EN COMMUNION

AVEC LE SIÈGE APOSTOLIQUE




À NOS VÉNÉRABLES FRÈRES LES PATRIARCHES, PRIMATS, ARCHEVÊQUES, ÉVÊQUES ET AUTRES ORDINAIRES EN PAIX ET EN COMMUNION AVEC LE SIÈGE APOSTOLIQUE.

LÉON XIII, PAPE

VÉNÉRABLES FRÈRES

Salut et Bénédiction apostolique.


La confiance et la piété que Nous avons conçues, dès notre enfance, pour la bienheureuse Vierge, et que Nous Nous sommes efforcé d'entretenir et de développer toute notre vie, ont été souvent durant Notre Pontificat l'objet de témoignages publics. Les temps que nous traversons sont funestes aux intérêts chrétiens en même temps que dangereux pour les peuples eux-mêmes ; Nous avons vu par là de quelle importance il était pour l'avenir de recommander instamment l'appui efficace et pacifique que Dieu, dans sa bonté, a donné au genre humain en la personne de son auguste Mère et dont l'histoire de l'Église raconte à chaque page les effets merveilleux. Les nations catholiques ont répondu avec un empressement universel à Nos exhortations et à Nos vœux ; elles ont ranimé surtout la dévotion du Très Saint ROSAIRE, qui n'a manqué de produire une moisson abondante de fruits excellents. Cependant, Nous ne pouvons Nous lasser de célébrer la divine Mère vraiment digne de toute louange et de recommander un amour empressé pour cette Mère des hommes, pleine de miséricorde, pleine de grâces. Bien plus, Notre âme accablée par les sollicitudes apostoliques, sentant s'approcher le moment de quitter cette vie, tourne avec d'autant plus de joie ses regards confiants vers Celle qui est comme l'aurore bénie du jour éternellement bienheureux.
S'il Nous est doux, vénérables Frères, de rappeler Nos autres Lettres publias à intervalles réguliers en vue de louer le Rosaire, cette prière, si agréable sous tous les rapports à Celle qu'il s'agit d'honorer, et si utile à ceux qui la récitent bien, il Nous est doux également de pouvoir aujourd'hui encore insister sur Nos intentions et les affirmer de nouveau. Cela Nous donne, une excellente occasion d'exhorter paternellement les esprits et les cœurs à croître en piété et de raviver en eux l'espoir des immortelles récompenses.

La prière dont Nous parlons a été décorée du beau nom de Rosaire comme si elle avait quelque chose du parfum suave des roses et de la grâce des guirlandes fleuries. Non seulement elle est bien faite pour honorer la Vierge que l'on salue à juste titre comme la Rose mystique du Paradis et qui y règne en souveraine, le front ceint d'un diadème étoile, mais son nom lui-même semble présager la couronne de joies célestes que Marie offrira à ses serviteurs. — Cela devient évident quand on considère l'essence même du Rosaire. Rien en effet, ne nous est conseillé davantage par les préceptes et les exemples de Notre-Seigneur et des apôtres que d'invoquer et de prier Dieu. En outre, d'après les Pères et les docteurs, la nécessité de la prière est telle que les hommes espéreraient en vain leur salut éternel s'ils négligeaient ce devoir. Mais si la prière, par sa nature même et en vertu de la promesse du Christ, est le moyen de plaire à Dieu, elle tire son efficacité, comme chacun le sait, de deux qualités : elle doit être assidue et faite en commun. La première condition est indiquée par l'invitation pleine de bonté que nous adresse le Christ : Demandez, cherchez, frappez ! (Matth., VII, 7) à la façon d'un père excellent qui veut, certes, satisfaire les désirs de ses enfants, mais aime aussi à être longtemps prié et comme fatigué par leurs demandes, afin de s'attacher leurs cœurs par des liens plus étroits. La seconde nous est suggérée par le Seigneur lui-même à maintes reprises : Si deux d'entre vous s’accordent sur la terre à demander quelque chose, ils l'obtiendront de mon Père, car là où deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis au milieu d'eux (Matth., XVIII, 19, 20). C'est à ce propos que Tertullien dit avec force : Nous nous réunissons en assemblée pour entourer Dieu de nos prières en nous tenant comme par la main ; cette violence est agréable à Dieu (Apologet, c. xxxix). Saint Thomas d'Aquin a dit aussi cette parole mémorable : Il est impossible que les prières d'une multitude ne soient pas exaucées si ces nombreuses prières n'en forment qu'une seule (In Evang. Matth., c. XVII). — Cette double qualité se trouve éminemment dans le Rosaire. Dans cette prière, en effet, pour ne pas Nous étendre davantage, nous redoublons nos supplications pour demander au Père céleste le règne de sa grâce et de sa gloire ; nous invoquons avec instance la Vierge-Mère afin que, par son intercession, elle vienne en aide à de pauvres pécheurs durant toute la vie et à notre dernière heure qui est la porte de l'éternité. Le Rosaire s'adapte aussi très bien à la prière commune, et ce n'est pas sans raison qu'on l'a appelé le Psautier de Marie. Il faut donc garder religieusement ou faire renaître cette coutume autrefois en vigueur chez nos ancêtres ; dans les familles chrétiennes, à la ville comme aux champs, c'était un usage sacré, à la chute du jour de se réunir après le dur labeur devant l'image de la Vierge et d'alterner la récitation des prières. Marie recevait avec complaisance ce témoignage de fidélité et d'union cordiale, elle était au milieu d'eux comme une bonne mère entourée d'une couronne d'enfants, elle leur donnait les bienfaits de la paix domestique, présage de la paix céleste.

Aussi considérant cette efficacité de la prière commune, entre autres décisions concernant le Rosaire, Nous avons déclaré « souhaiter que cette prière fût récitée chaque jour dans la cathédrale de chaque diocèse et tous les jours de fête dans les églises paroissiales » (Litt. apost. Salutaris ille, datae die xxiv decembr. an. MDCCCLXXXIII), que cette pratique soit observée avec constance et avec zèle. Nous voyons d'ailleurs avec joie qu'elle est suivie et qu'elle se répand dans d'autres manifestations solennelles de la piété publique ainsi que dans les pèlerinages aux sanctuaires, célèbres dont il faut louer le nombre toujours croissant.

C'est une source de suavité et de grâces pour les âmes que cette union de prières et de louanges à Marie. Nous-même — et Notre reconnaissance Nous porte à le rappeler, — Nous l'avons ressenti surtout dans certaines circonstances solennelles de Notre Pontificat, alors que Nous étions dans la basilique vaticane entouré d'hommes de toute condition qui, unissant leurs cœurs, leurs voix et leur confiance, suppliaient ardemment avec Nous, par les mystères et les invocations du Rosaire, la très puissante Auxiliatrice des nations chrétiennes.

Et qui pourrait croire et déclarer excessive la confiance que Nous avons placée dans le secours et la protection de la Vierge ? Assurément, le nom et le rôle de parfait Conciliateur ne conviennent à nul autre qu'au Christ ; lui seul. Dieu et homme tout ensemble, a réconcilié le genre humain avec le Père céleste. Il n'y a qu'un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ, qui s'est offert lui-même pour la rédemption de tous (1 Tim. II, 5, 6). Mais si, comme l'enseigne le Docteur angélique, rien n'empêche que quelques autres soient appelés en un sens médiateurs entre Dieu et les hommes, en tant qu'ils coopèrent à l'union de l'homme avec Dieu dispositivement et par leur ministère (III, q. xxvi, aa. 1, 2) tels que les anges et les saints prophètes et les prêtres des deux Testaments, évidemment le même titre de gloire convient plus amplement à la sainte Vierge, car il est impossible de concevoir quelqu'un qui, pour réconcilier les hommes avec Dieu, ait pu dans le passé ou puisse dans l'avenir agir aussi efficacement, que Marie C'est elle qui a donné un Sauveur aux hommes courant à leur perte éternelle, lorsque, à l'annonce du Sacrement de paix apporté par l'Ange sur la terre, elle donna son admirable consentement au nom de tout le genre humain (S. Th. III, q. xxx, a. 1) : elle est celle de qui est né Jésus ; elle est sa vraie Mère, et, pour ce motif, une digne et agréable Médiatrice auprès du Médiateur.

Ces mystères sont, dans le Rosaire, proposés successivement au souvenir et à la méditation des pieux fidèles et l'on voit par là le rôle glorieux de Marie dans l'œuvre de notre réconciliation et de notre salut. Et on ne peut se défendre d'une douce émotion à la vue de Marie, soit dans la maison d'Élisabeth, où elle apparaît comme l'instrument des grâces divines, soit quand elle présente son Fils aux bergers, aux rois, à Siméon. Mais quels sentiments éprouvera-t-on à la pensée que le sang du Christ répandu pour nous, et les membres sur lesquels il montre à son Père les blessures reçues comme prix de notre liberté, ne sont autre chose que le corps et le sang de la Vierge ? Car la chair de Jésus est la chair de Marie : et, quoique exaltée par la gloire de la résurrection, la nature de cette chair est restée et demeure la même qui a été prise en Marie (De assumpt. B. M. V. c. v. inter opp. S. Aug.).

Le Rosaire produit un autre fruit remarquable et bien en rapport avec les nécessités de notre temps ; Nous l'avons rappelé ailleurs. Il consiste en ce que, au moment où la foi est exposée à tant d'attaques et de périls, le Rosaire fournit au chrétien un aliment pour la nourrir et la fortifier.

Les divines Écritures appellent le Christ Auteur et Consommateur de la foi (Hebr., XII, 2) ; Auteur, parce qu'il a lui-même enseigné aux hommes, un grand nombre des vérités qu'ils devaient croire, surtout celles qui le concernent, lui en qui habite toute la plénitude de la divinité (Col., II, 9) ; Consommateur, parce qu'il rend évident dans le ciel ce que l'homme ne perçoit dans sa vie mortelle qu'à travers un voile, et qu'il y changera la foi présente en l'illumination de la gloire. Évidemment dans le plan du Rosaire, la figure du Christ se détache clairement. C'est sa vie que nous considérons : nous méditons sa vie privée dans les mystères joyeux ; sa vie publique, au milieu des plus grands travaux et des plus vives douleurs jusqu'à sa mort ; enfin sa vie glorieuse, sa résurrection triomphante et son retour à la droite du Père où il siège éternellement.

La foi, pour être entière et irréprochable, doit nécessairement se manifester, car on croit dans son cœur pour la justification, mais on confesse la foi par la bouche pour son salut (Rom., x, 10) ; or, nous trouvons précisément dans le Rosaire un moyen excellent de confesser la foi. En effet, par les prières vocales qui en forment la trame, nous pouvons exprimer notre foi en Dieu, notre Père et notre Providence, en la vie du siècle futur, en la rémission des péchés ; nous confessons également les mystères de l'auguste Trinité, du Verbe fait homme, de la Maternité divine, etc. ; or, personne n'ignore le prix et le mérite de la foi. La foi n'est autre chose que le germe choisi d'où naissent actuellement les fleurs de toute vertu, qui nous rendent agréables à Dieu, et d'où naîtront plus tard des fruits éternels. La connaissance de toi-même est, en effet, la parfaite justice ; la connaissance de la justice et de ta vertu est la racine de l'immortalité (Sap., xv, 3).

Il y a lieu d'ajouter ici un mot sur la pratique des vertus que la foi réclame. Parmi elles, se trouve la pénitence, qui comprend elle-même l'abstinence, vertu nécessaire à plus d'un titre et très efficace. Si l'Église, sur ce point, se montre de jour en jour plus clémente envers ses enfants, que ceux-ci, en retour, comprennent qu'ils doivent s'ingénier à compenser par d'autres œuvres cette indulgence maternelle. Dans ce but, il est bon de proposer en premier lieu la dévotion du Rosaire, qui peut également produire de bons fruits de pénitence, surtout par la méditation des souffrances du Christ et de sa Mère.

Au milieu de Nos efforts pour arriver au souverain bien, avec quelle sage providence le Rosaire Nous a été offert comme un secours à la portée de tous et plus facile qu'aucun autre. En effet, une connaissance même médiocre de la religion suffit pour qu'on puisse se servir du Rosaire avec fruit, et le temps qu'il exige n'est pas d'une durée telle qu'il soit pour les affaires une cause de retard.

Les annales sacrées abondent en exemples opportuns et célèbres. On sait que beaucoup de personnes chargées de lourdes fonctions ou absorbées par des occupations laborieuses n'ont jamais omis un seul jour celle pieuse coutume. À cela se rapporte fort bien cette affection religieuse qui nous porte instinctivement vers la « Couronne de Marie », qui nous la fait aimer comme la compagne inséparable de notre vie et notre fidèle protectrice, qui nous la fait embrasser dans le combat suprême comme le doux présage de l'incorruptible couronne de gloire. Cette espérance se trouve encore confirmée par le bienfait des indulgences sacrées, si on les tient en l'estime qui leur est due ; car la dévotion du Rosaire en a été enrichie et par nos prédécesseurs et par Nous-même. Ces indulgences, dispensées en quelque sorte par les mains mêmes de la Vierge miséricordieuse, seront d'un grand profit aux mourants et aux défunts et les feront jouir plus tôt de la paix si désirée et de la lumière éternelle.

Ces motifs, vénérables Frères, nous engagent à ne pas cesser de louer et de recommander aux nations catholiques une forme si excellente de la piété, une dévotion si utile pour nous conduire au port du salut.

Mais Nous y sommes encore excité par une raison d'une haute importance au sujet de laquelle, dans plusieurs de Nos lettres et allocutions. Nous avons manifesté Notre volonté. Nos actions, en effet, s'inspirent plus ardemment chaque jour du désir — conçu dans le divin Cœur de Jésus — de favoriser le mouvement de réconciliation qui se dessine parmi les dissidents. Or, Nous comprenons que cette admirable unité ne peut être mieux préparée et mieux réalisée que par la vertu de saintes prières. Nous avons présent à l'esprit l'exemple du Christ qui, dans une prière à son Père, lui demanda que ses disciples fussent un dans la foi et dans la charité. Que sa très sainte Mère ait fait, elle aussi, avec ferveur cette même, prière, nous en avons une preuve célèbre entre toutes dans l'histoire apostolique. Celle-ci nous représente la première assemblée des apôtres implorant et attendant avec une grande confiance l'effusion promise de l'Esprit-Saint et en même temps Marie priant au milieu d'eux. Tous persévéraient ensemble dans la prière avec Marie, Mère de Jésus (Act. I, 14).
C'est pourquoi, de même que l'Église à son berceau s'est justement unie à Marie dans la prière comme à la promotrice et à la gardienne excellente de l'unité, de même aujourd'hui, il convient d'agir de la sorte dans tout l'univers catholique, surtout durant le mois d'octobre, que depuis longtemps, en raison des temps affligés que traverse l'Église, Nous avons voulu dédier et consacrer à la divine Marie par la récitation solennelle du Rosaire.
Que partout donc on redouble d'ardeur pour cette dévotion, en vue surtout d'obtenir la sainte unité. Rien ne saurait être plus doux ni plus agréable à Marie : unie au Christ d'une façon intime, Elle désire et souhaite ardemment qu'une même foi et un même amour unissent au Christ et entre eux les hommes gratifiés du même et unique baptême. Que les mystères augustes de cette foi pénètrent par le Rosaire plus profondément dans les âmes, en vue de cet heureux résultat, afin que nous imitions ce qu'ils contiennent et que nous obtenions ce qu'ils promettent.
En attendant, comme gage des bienfaits divins et comme témoignage de Notre affection, Nous vous accordons de bon cœur, à chacun de vous, à votre clergé et à votre peuple, la bénédiction apostolique.

Donné à Rome, auprès de Saint-Pierre, le 20 septembre de l'an 1896, de notre Pontificat le dix-neuvième,

LÉON XIII, PAPE.




Reportez-vous à Adjutricem populi, du Pape Léon XIII, pour le retour des dissidents par le Saint Rosaire, Le Saint Esclavage de Jésus en Marie, d’après Saint Louis-Marie Grignion de Montfort, Praeclara gratulationis du Pape Léon XIII, Catalogue officiel des indulgences du Rosaire, publié par ordre de Sa Sainteté le Pape Léon XIII, Jucunda semper expectatione, du Pape Léon XIII, sur le Rosaire de Marie, Supremi apostolatus officio, du Pape Léon XIII, sur le Très Saint Rosaire, Quamquam pluries, du Pape Léon XIII, sur le patronage de saint Joseph et de la Très Sainte Vierge qu’il convient d’invoquer à cause de la difficulté des temps, Quod apostolici Muneris, du Pape Léon XIII sur les erreurs modernes, Arcanum divinae du Pape Léon XIII, sur le mariage chrétien, Testem benevolentiae du Pape Léon XIII, Diuturnum Illud du Pape Léon XIII, sur l'origine du pouvoir civil, Immortale Dei du Pape Léon XIII, Auspicato concessum du Pape Léon XIII, sur le Tiers-Ordre de Saint François d'Assise, Longinqua oceani, du Pape Léon XIII, aux archevêques et évêques des États-Unis de l'Amérique du Nord, Sapientiae Christianae, du Pape Léon XIII, sur les principaux devoirs des chrétiens, Divini illius magistri, du Pape Pie XI sur l'éducation chrétienne de la jeunesse, Aeterni Patris, du Pape Léon XIII, sur la Philosophie chrétienne, Satis cognitum, du Pape Léon XIII, sur l'unité de l’Église, Mirari vos du Pape Grégoire XVI, L'exorcisme de Léon XIII et l'importance de la prière à Saint Michel, Libertas paestantissimum du Pape Léon XIII, Rerum novarum du Pape Léon XIII sur la doctrine sociale de l’Église, Apostolicae curae, du Pape Léon XIII, sur les ordinations anglicanes, et Providentissimus Deus du Pape Léon XIII.















Méditation pour la Fête de Saint Raphaël, Archange



MÉDITATION


Pour la Fête de Saint Raphaël, Archange


(24 octobre)






Il a commandé à ses Anges de prendre soin de vous, et ils vous porteront entre leurs mains, de peur que votre pied ne heurte contre quelque pierre.


I. Prélude. — Se représenter le chemin de Ragès, où l'ange Raphaël accompagne le jeune Tobie.


II. Prélude.
— Dieu de bonté, qui m'accordez tant de secours par l'entremise des esprits célestes, daignez inspirer à mon cœur la reconnaissance, l’amour, le respect et la confiance dont il doit être pénétré envers ces bienheureux esprits.


I. Point. — L'ange Raphaël accompagne le jeune Tobie dans son voyage, et le préserve de tout danger.

L'histoire touchante des soins que prit l'archange Raphaël du jeune Tobie dans son voyage est bien propre à réveiller dans mon cœur les sentiments d’amour, de reconnaissance, de tendre confiance et de saint respect que je dois avoir pour l'Ange tutélaire commis à ma garde par la divine Providence. Cet esprit bienheureux fait invisiblement pour moi ce que fit l'ange Raphaël pour le saint jeune homme qu'il était chargé de conduire. Il me garde de tout danger, me défend contre les monstres infernaux qui voudraient dévorer mon âme et lui ravir la vie précieuse de la grâce ; il me guide dans la voie sûre du salut : si je suis docile à sa voix, je ne m'égarerai jamais ; enfin, il me dirige si sagement par ses conseils, que si je n'y résiste pas, j'acquerrai, non des biens temporels comme l’époux de la jeune Sara, mais les richesses infiniment plus précieuses de la grâce, et l'union la plus intime avec Dieu même. Que mon bonheur est grand d'avoir un pareil guide ! Quelle confiance doit m'inspirer sa charité ! avec quelle docilité ne dois-je pas suivre en tout sa conduite !


Il. Point.
— L'archange Raphaël rend la vue au père du jeune Tobie.

Ce nouveau bienfait me rappelle encore ceux que mon Ange tutélaire ne cesse de me prodiguer. L'aveuglement du saint patriarche Tobie est l'image de celui qui bien souvent affecte mon âme et lui dérobe la lumière d’en haut. Que de fois, en effet, l'orgueil, l'attachement à moi-même, mes résistances à la grâce n'ont-elles pas enveloppé mon intelligence d’épaisses ténèbres qui m’ont dérobé la connaissance de ce que le Seigneur demandait de moi ! Qu’a fait alors mon zélé protecteur ? il a prié pour moi, m'a appliqué un remède salutaire, et m'a rendu cette lumière sacrée dont je m’étais rendue indigne. Cette grâce précieuse, il me l'a renouvelée bien souvent ; il me la renouvelle encore tous les jours, et si j'en profitais comme je le dois, je marcherais au sein de la lumière dans les sentiers de la perfection. Ô fidèle et zélé gardien de mon âme ! je vous rends grâces pour tant, de secours précieux ; daignez me les continuer malgré mes nombreuses infidélités : je veux enfin cesser de résister à la lumière intérieure que vous faites briller à mes yeux, afin de mériter d'être entièrement délivrée de tout aveuglement.


COLLOQUE avec mon Ange Gardien.
— Le remercier de tous les bons offices qu’il ne cesse de me rendre en toutes rencontres. — Lui demander pardon de mes ingratitudes et de mes résistances. — Le supplier de ne point cesser de me secourir et de m'éclairer. — Lui promettre d'être docile à ses célestes inspirations.


RÉSOLUTIONS.
— Suivre fidèlement toutes les lumières intérieures qui me seront données pour éviter le péché et avancer dans la vertu.


BOUQUET SPIRITUEL.
Saint Ange, mon protecteur, éclairez-moi de vos lumières.


PRIÈRE.
— Ange de Dieu, que sa divine Providence a commis pour me garder, éclairez-moi de vos lumières, protégez-moi contre mes ennemis, conduisez-moi dans les voies du salut.




Extrait de "Méditations sur les principaux mystères de la Très Sainte Vierge, et pour les fêtes des Saints..." (Imprimatur, 1840).





Reportez-vous à Lecture du livre de Tobie (12, 7-15), Litanie de Saint Raphaël Archange, Neuvaine à l'Archange Raphaël, Méditation pour la Fête des saints Anges Gardiens, Méditation pour la Fête de Saint Michel et de tous les saints Anges, La réalité des apparitions angéliques, Avoir une dévotion singulière aux Anges, Archanges et Principautés, Honorer principalement les Puissances, les Vertus et les Dominations, Avoir de profonds respects, et des amours extraordinaires pour les Trônes, les Chérubins et les Séraphins, La protection des saints Anges contre les démons, particulièrement au sujet de leurs différentes tentations, Litanies de l'Ange Gardien, Et Michel et ses anges combattaient contre le Dragon, La puissance des démons réglée par la sagesse divine, Neuvaine à Saint Michel, Discernement des esprits : ce qu'on entend par esprits, combien on en compte et comment ils se forment, Tous les hommes sont assistés des Saints Anges, Les Saints Anges nous assistent dans les choses temporelles, Les perfections admirables de ces sublimes intelligences, Les Saints Anges font tout ce qui peut se faire pour le bien des hommes, Litanie aux Saints Anges Gardiens, Discernement des esprits, Litanie de Saint Michel Archange, Puissance de Saint Michel au jugement dernier, Chapelet à Saint Michel Archange, Les Anges, princes et gouverneurs de la grande cité du bien, Secours de Saint Michel à l'heure de la mort, et Litanie de Saint Gabriel Archange.















Lecture du livre de Tobie (12, 7-15) : S'il est bon de tenir cachés les secrets des rois, c'est un honneur que de faire connaître et proclamer les œuvres de Dieu






Lecture du livre de Tobie (12, 7-15)


En ces jours-là, l'Ange Raphaël dit à Tobie :
« S'il est bon de tenir cachés les secrets des rois, c'est un honneur que de faire connaître et proclamer les œuvres de Dieu. Prier et jeûner sont chose bonne, mais faire l'aumône vaut mieux que d'amasser or et trésors. Car l'aumône délivre de la mort, c'est elle qui purifie du péché et obtient miséricorde et vie éternelle. Mais ceux qui commettent le péché et l'injustice, ceux-là sont leurs propres ennemis.
Je vais donc vous dire la vérité et ne plus vous cacher mon secret. Lorsque tu priais avec larmes et que tu enterrais les morts, quand tu te privais de manger pour cacher les morts dans ta maison pendant le jour, afin de les ensevelir la nuit venue, c'est moi qui présentais ta prière au Seigneur. Et parce que tu étais l'ami de Dieu, il a fallu que tu sois éprouvé.
Mais maintenant le Seigneur m'a envoyé pour te guérir et pour délivrer du démon Sara, la femme de ton fils. Car je suis l'Ange Raphaël, l'un des sept qui nous tenons debout en la présence du Seigneur. »


ORAISON

Vous avez envoyé, Seigneur, l'archange saint Raphaël pour accompagner votre serviteur Tobie sur son chemin. Nous sommes aussi vos serviteurs, faites que sa vigilance nous protège et que son aide nous défende toujours. Nous vous en prions par notre Seigneur Jésus-Christ. Ainsi soit-il.




Reportez-vous à Méditation pour la Fête de Saint Raphaël Archange, Neuvaine à L’Archange Raphaël, Litanie de Saint Raphaël Archange et La nature, création de Dieu, arme contre les démons.












dimanche 21 octobre 2018

GRAND CATÉCHISME HISTORIQUE (pour adulte), contenant en abrégé l'Histoire Sainte et la Doctrine Chrétienne, Leçon XXXVII : Des ennemis de Jésus




PREMIÈRE PARTIE


Contenant en abrégé l'Histoire Sainte et la Doctrine Chrétienne



LEÇON XXXVII


De ennemis de Jésus





Jésus-Christ, prêchant cette doctrine, et la soutenant par ses vertus et par ses miracles, devint odieux au monde, c'est-à-dire, aux hommes corrompus, à qui il montrait la vérité qui les condamnait. Ils aimaient mieux les ténèbres que la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises. Ils jugeaient de lui selon les apparences, et le méprisaient comme un Galiléen de Nazareth, fils d'un charpentier. Les Juifs charnels le voyant si pauvre, si simple, si humble et si doux, ne pouvaient croire qu'il fût ce grand Roi Fils de David, qui devait venir les délivrer de leurs ennemis, et soumettre toutes les nations à son empire. Ceux qui le haïssaient le plus étaient les Scribes ou Docteurs, les Pharisiens, les Sacrificateurs et les Sénateurs qui gouvernaient le peuple : Ils étaient envieux de sa gloire, et irrités des reproches qu'il leur faisait. Les Docteurs ne pouvaient souffrir qu'il montrât au peuple leur ignorance, et le mépris qu'ils faisaient de la Loi de Dieu pour établir les traditions humaines. Il faisait connaître l'hypocrisie des Pharisiens, leur orgueil et leur avarice. Ils le haïssaient tous ; parce qu'il prédisait la ruine du temple et de la ville qu'ils regardaient comme un lieu où la vraie Religion était attachée, et qui ne devait jamais être détruit. Cependant, ils n'avaient rien à lui reprocher ; il leur dit publiquement : qui de vous me reprendra de péché ? Quoique sa vie fût exposée à la vue de tout le monde, ils ne laissèrent pas de le calomnier de ce qu'il guérissait les malades le jour du sabbat, et de ce qu'il disait qu'il était le Fils de Dieu venu du Ciel : quoiqu'il ne parlât qu'au nom de Dieu : quoique les miracles qu'il faisait, et dont on n'avait jamais vu de semblables, fussent une preuve infaillible de la vérité de ses paroles, et de l'accomplissement des Prophéties qui leur promettaient le Christ. Ses ennemis ayant résolu de le faire mourir ne purent exécuter leur dessein que quand son heure fut venue, c'est-à-dire, dans le temps où il avait résolu de souffrir. Jusque-là il se cacha plusieurs fois, et un jour, comme ils pensaient à le prendre, il se rendit invisible, et passa au milieu d'eux ; d'ailleurs ils se pressèrent de le perdre, voyant que ses miracles le faisaient suivre de tout le monde, et que venant à Jérusalem pour la Pâque, on lui avait fait une entrée magnifique ; car le peuple vint en foule au-devant de lui, portant des branches de palmiers en signe de joie, et criant Hosanna, c'est-à-dire, sauvez-nous, Fils de David, béni sois celui qui vient au nom du Seigneur. C'était le reconnaître publiquement pour le Messie. Ses ennemis ne purent le souffrir ; ils tinrent conseil, ils résolurent de le prendre par artifice, et gagnèrent Judas Iscariot, un des douze Apôtres, qui promit de leur livrer son maître pour trente sicles d'argent, c'est-à-dire, environ quinze écus de notre monnaie.




Reportez-vous à Leçon I : De la Création, Leçon II : Du péché, Leçon III : De la corruption du Genre humain et du déluge, Leçon IV : De la Loi de Nature, Leçon V : Du Patriarche Abraham, Leçon VI : Des autres Patriarches, Leçon VII : De la servitude d’Égypte, Leçon VIII : De la Pâque, Leçon IX : Du voyage dans le désert, Leçon X : Des dix Commandements, Leçon XI : De l'alliance de Dieu avec les Israélites, Leçon XII : Des infidélités du peuple dans le désert, Leçon XIII : Des derniers discours de Moïse, Leçon XIV : De l'établissement du peuple dans la terre promise, Leçon XV : De l'Idolâtrie, Leçon XVI : De David et du Messie, Leçon XVII : De Salomon et de sa sagesse, Leçon XVIII : Du Schisme des Tribus ou de Samarie, Leçon XIX : Des Prophètes, Leçon XX : Des Prophéties, Leçon XXI : De la captivité de Babylone, Leçon XXII : Du rétablissement des Juifs après la captivité, Leçon XXIII : De la persécution d'Antiochus et des Macchabées, Leçon XXIV : De l'état où était le monde à la venue du Messie, Leçon XXV : Comment le Messie était attendu des Juifs, Leçon XXVI : De la Naissance de Jésus-Christ, Leçon XXVII : De l'enfance de Jésus-Christ, Leçon XXVIII : De Saint Jean-Baptiste, Leçon XXIX : De la vocation des Apôtres, Leçon XXX : Des miracles de Jésus-Christ, Leçon XXXI : Des vertus de Jésus-Christ, Leçon XXXII : De la Doctrine de Jésus-Christ et premièrement de la Trinité et de l'Incarnation, Leçon XXXIII : De l'amour de Dieu et du prochain, Leçon XXXIV : Des Conseils, de la Grâce et de la Prière, Leçon XXXV : De l'état des Fidèles dans la vie présente, Leçon XXXVI : De la vie du siècle futur, Leçon XXXVIII : De la Cène de Notre-Seigneur Jésus-Christ, Leçon XXXIX : De la Passion de Jésus-Christ, Du dessein et de l'usage de ce Catéchisme, Première partie du Petit Catéchisme Historique, contenant en abrégé l'Histoire Sainte, Deuxième partie du Petit Catéchisme Historique, contenant en abrégé l'Histoire Chrétienne.















jeudi 18 octobre 2018

Méditation pour la fête de Saint Luc, Évangéliste



MÉDITATION


Pour la Fête de Saint Luc, Évangéliste


(18 octobre)






Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, mais c'est moi qui vous ai choisis ; je vous ai établis afin que vous alliez, que vous rapportiez des fruits, et que votre fruit demeure.


I. Prélude. — Me représenter saint Luc écrivant son Évangile.


II. Prélude.
— Grand Saint, qui avez été le disciple, l’évangéliste et le martyr de Jésus-Christ, obtenez-moi la grâce de glorifier ce divin Maître par ma fidélité à conformer ma vie aux maximes de son Évangile.


I. Point. — Saint Luc écrivit et prêcha le saint Évangile : je dois le retracer dans ma conduite, et le prêcher par mes exemples.

Saint Luc fut choisi par le Seigneur pour écrire le saint Évangile et le prêcher aux idolâtres : il s’acquitta fidèlement de cette double tâche, et procura ainsi l’avènement du règne de Jésus. Je suis appelée à le procurer moi-même ; disciple de Jésus, je dois m'employer à sa gloire et au salut des âmes, quelles que soient les fonctions que m’assigne la Providence. Si je suis chargée d’enseigner, je dois, par une méditation assidue des paroles de vie que contient le saint Évangile, me mettre en état d'apprendre aux autres à les goûter et à s'en nourrir. Si les devoirs de mon état n'ont pas un rapport si direct avec le salut des âmes, je dois encore exhorter et instruire par la sainteté de ma vie et mon application continuelle à retracer dans ma conduite les maximes du Christianisme. Cette prédication muette est souvent la plus efficace de toutes, et Dieu seul connaît tous les fruits de grâce que peut produire une âme soigneuse de les mettre en usage. Cœur de Jésus, accordez-moi la grâce d'être cette âme intérieure et fidèle ; faites que, me pénétrant profondément de l’esprit du saint Évangile, je puisse en inspirer l'estime et l’amour à tous ceux avec qui votre divine Providence me donnera quelques rapports.


Il. Point.
— Saint Luc peignit l'image de Marie : je dois retracer cette image dans mon cœur par la pratique des vertus.

Saint Luc fut le premier qui, selon une pieuse tradition, peignit l'image de la Mère de Dieu ; il en fit un portrait qui se conserve encore aujourd'hui dans la ville sainte. Je dois retracer à mon tour cette image sacrée, non sur la toile, mais dans mon propre cœur ; la pureté, l'humilité, la douceur, toutes les vertus chrétiennes sont les couleurs que je dois employer pour faire ce divin tableau. Cette tâche est pour moi d'une obligation indispensable : il n’y a de salut à espérer que pour ceux que le Père céleste trouvera semblables à son Fils bien-aimé : or, je ne puis ressembler à Jésus sans imiter aussi Marie, puisque le Cœur du Fils et celui de la Mère sont si conformes et si étroitement unis. Il semble même que l'imitation de Marie m'offre en un sens quelque chose de plus facile et de mieux approprié à ma faiblesse : elle n'est qu’une pure créature ; elle est ma tendre Mère, et son amour me présente, pour aider mon impuissance, les secours les plus précieux et les plus abondants. Avec quelle confiance ne dois-je donc pas recourir à elle ! avec quel zèle ne dois-je pas étudier son Cœur immaculé, afin d’y conformer le mien, et de mériter ainsi l’amour de celui de Jésus !


COLLOQUE avec saint Luc.
— Lui rendre mes hommages de vénération. — Le prier de m’obtenir la grâce de méditer avec fruit le saint Évangile, et d'en inculquer l'esprit aux âmes avec lesquelles je suis en rapport. — Lui demander aussi les secours de ses prières auprès de la Mère de Dieu, afin d'obtenir la grâce de l'imiter et de lui être agréable.


RÉSOLUTIONS.
— Faire aujourd'hui toutes mes actions, en union avec les sacrés Cœurs de Jésus et de Marie.


BOUQUET SPIRITUEL.
Jésus, Marie, rendez mon cœur conforme aux vôtres.


PRIÈRE.
Pater noster.




Extrait de "Méditations sur les principaux mystères de la Très Sainte Vierge, et pour les fêtes des Saints..." (Imprimatur, 1840).




















mercredi 17 octobre 2018

Méditation sur le zèle


Saint Bernardin de Sienne prêchant devant Alphonse V d'Aragon






1er point. On doit avoir du zèle pour le salut et pour la perfection du prochain ; mais ce zèle, pour être bien réglé, doit commencer par nous régler nous-mêmes. C'est l'ordre essentiel de la charité qui veut, qu'à l'égard de notre propre perfection, nous nous aimions nous-mêmes préférablement à tout autre. Car cette charité n'a proprement que trois objets. Le premier, c'est Dieu. Le second, c'est nous-mêmes : le troisième, c'est notre prochain. 1°, Dieu que nous devons aimer par-dessus tout : 2°, nous-mêmes que nous devons aimer après Dieu et par rapport à Dieu: 3° le prochain que nous devons aimer comme nous-mêmes. Vous renversez donc l'ordre essentiel et immuable de la charité quand votre zèle met au second rang un objet qui ne doit être mis qu'au troisième dans ce qui a rapport à Dieu et au salut.


2e point.
Le zèle est sans force et sans effet, s'il ne commence pas par nous régler nous-mêmes. La plus grossière de toutes les erreurs est de penser que l'on vous croira, lorsqu'il paraît par votre conduite que vous ne vous croyez pas vous-même ; que l'on suivra vos avis, lorsque vous êtes le premier dans la pratique à les désavouer : si l'on est alarmé par vos discours, on se rassure sur vos exemples.



Reportez-vous à Méditation sur la Victime du Sacrifice de la Messe, Méditation sur le Sacrifice de la Messe, Méditation sur les Offices de l’Église, Méditation sur le respect que l'on doit à Dieu dans ses Temples, Méditation sur les distractions involontaires, Méditation sur l'attention que l'on doit à Dieu dans la Prière, Méditation sur la nécessité de la Prière, Méditation sur les Prières des pécheurs, Méditation sur l'efficacité de la Prière, Méditation sur l'abandon de la prière, Méditation sur l'inefficacité de nos prières, Méditation sur les Prières de Jésus-Christ, Méditation sur la présence de Dieu, Méditation sur l'oubli de la présence de Dieu, Méditation sur l'attention continuelle à la présence de Dieu, Méditation sur le soin qu'un Chrétien doit avoir de la réputation du prochain, Méditation sur le mensonge, Méditation sur les mensonges officieux, Méditation sur la sainteté de Dieu, Méditation sur les caractères de la colère passionnée, Méditation sur les caractères de la colère de zèle, Méditation sur la colère, Méditation sur les discours immodestes, Méditation sur les discours impies, Méditation sur la Médisance, Méditation sur les péchés de la langue, Méditation sur la curiosité, Méditation sur les défauts qui rendent un jugement téméraire, Méditation sur les Prières que l'on adresse à Dieu pour ses besoins temporels, Méditation sur les dispositions où doit être un Chrétien quand il demande à Dieu des grâces temporelles, Méditation sur la soumission à la volonté de Dieu, Méditation sur le Jugement de Dieu, Méditation sur la justice de Dieu, Méditation sur la connaissance des vertus et des vices, Méditation sur la vraie pénitence, Méditation sur le respect humain, Méditation sur les péchés d'ignorance, Méditation sur l'aveuglement de la Conscience, Méditation sur la passion dominante, Méditation sur les moyens de connaître les passions dominantes, Méditation sur la fuite des occasions prochaines du péché, Méditation sur les divertissements du monde, Méditation sur la grandeur d'âme, Méditation sur l'humilité des Saints, Méditation sur la pratique de l'humilité Chrétienne, Méditation sur l'ignorance de l'homme à l'égard de l'état de grâce, Méditation sur les petites actions de Vertu, Méditation sur l'habitude des fautes légères, Méditation sur l'attache au péché véniel, Méditation sur la distinction du péché mortel et du péché véniel, Méditation sur les jugements du monde, Méditation sur la gloire du monde, Méditation sur l'application aux devoirs de son état, Méditation sur le mérite attaché à la pratique des devoirs de son état, Méditation sur le motif qui doit nous conduire dans la pratique des devoirs de notre état, Méditation sur les dangers propres de chaque état, Méditation sur les vertus qu'on exerce en pratiquant les devoirs de son état, et Méditation sur l’œil qui scandalise.















lundi 15 octobre 2018

Méditation sur la Victime du Sacrifice de la Messe









1er point. Cette victime, c'est Jésus-Christ. Saint Paul nous exhorte à étudier et à imiter toutes les qualités de son sacrifice. II faut donc 1°, en peser exactement toutes les circonstances. Vous remarquerez, 1°, qu'il se sacrifie, non à des Dieux étrangers, mais à son Père ; 2°, qu'il se sacrifie librement et volontairement ; 3°, qu'il se sacrifie tout entier ; 4°, qu'il se sacrifie tous les jours ; 5°, qu'il se sacrifie publiquement et avec éclat.


2e point.
2°, Imiter toutes les circonstances de son sacrifice. Nous devons donc, 1°, nous sacrifier, non à des Dieux étrangers, tels que le monde et nos passions ; mais à Dieu seul ; 2°, nous sacrifier avec affection, sans plainte et sans murmure ; 3°, nous sacrifier sans réserve et sans partage ; 4°, nous sacrifier tous les jours et à tous les moments de notre vie ; 5°, nous sacrifier sans respect humain.



Reportez-vous à Jésus crucifié est le Livre des Élus, Méditation sur le Sacrifice de la Messe, Méditation sur les Offices de l’Église, Méditation sur le respect que l'on doit à Dieu dans ses Temples, Méditation sur le zèle, Méditation sur les distractions involontaires, Méditation sur l'attention que l'on doit à Dieu dans la Prière, Méditation sur la nécessité de la Prière, Méditation sur les Prières des pécheurs, Méditation sur l'efficacité de la Prière, Méditation sur l'abandon de la prière, Méditation sur l'inefficacité de nos prières, Méditation sur les Prières de Jésus-Christ, Méditation sur la présence de Dieu, Méditation sur l'oubli de la présence de Dieu, Méditation sur l'attention continuelle à la présence de Dieu, Méditation sur le soin qu'un Chrétien doit avoir de la réputation du prochain, Méditation sur le mensonge, Méditation sur les mensonges officieux, Méditation sur la sainteté de Dieu, Méditation sur les caractères de la colère passionnée, Méditation sur les caractères de la colère de zèle, Méditation sur la colère, Méditation sur les discours immodestes, Méditation sur les discours impies, Méditation sur la Médisance, Méditation sur les péchés de la langue, Méditation sur la curiosité, Méditation sur les défauts qui rendent un jugement téméraire, Méditation sur les Prières que l'on adresse à Dieu pour ses besoins temporels, Méditation sur les dispositions où doit être un Chrétien quand il demande à Dieu des grâces temporelles, Méditation sur la soumission à la volonté de Dieu, Méditation sur le Jugement de Dieu, Méditation sur la justice de Dieu, Méditation sur la connaissance des vertus et des vices, Méditation sur la vraie pénitence, Méditation sur le respect humain, Méditation sur les péchés d'ignorance, Méditation sur l'aveuglement de la Conscience, Méditation sur la passion dominante, Méditation sur les moyens de connaître les passions dominantes, Méditation sur la fuite des occasions prochaines du péché, Méditation sur les divertissements du monde, Méditation sur la grandeur d'âme, Méditation sur l'humilité des Saints, Méditation sur la pratique de l'humilité Chrétienne, Méditation sur l'ignorance de l'homme à l'égard de l'état de grâce, Méditation sur les petites actions de Vertu, Méditation sur l'habitude des fautes légères, Méditation sur l'attache au péché véniel, Méditation sur la distinction du péché mortel et du péché véniel, Méditation sur les jugements du monde, Méditation sur la gloire du monde, Méditation sur l'application aux devoirs de son état, Méditation sur le mérite attaché à la pratique des devoirs de son état, Méditation sur le motif qui doit nous conduire dans la pratique des devoirs de notre état, Méditation sur les dangers propres de chaque état, Méditation sur les vertus qu'on exerce en pratiquant les devoirs de son état, et Méditation sur l’œil qui scandalise.