dimanche 21 octobre 2018

GRAND CATÉCHISME HISTORIQUE (pour adulte), contenant en abrégé l'Histoire Sainte et la Doctrine Chrétienne, Leçon XXXVII : Des ennemis de Jésus




PREMIÈRE PARTIE


Contenant en abrégé l'Histoire Sainte et la Doctrine Chrétienne



LEÇON XXXVII


De ennemis de Jésus





Jésus-Christ, prêchant cette doctrine, et la soutenant par ses vertus et par ses miracles, devint odieux au monde, c'est-à-dire, aux hommes corrompus, à qui il montrait la vérité qui les condamnait. Ils aimaient mieux les ténèbres que la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises. Ils jugeaient de lui selon les apparences, et le méprisaient comme un Galiléen de Nazareth, fils d'un charpentier. Les Juifs charnels le voyant si pauvre, si simple, si humble et si doux, ne pouvaient croire qu'il fût ce grand Roi Fils de David, qui devait venir les délivrer de leurs ennemis, et soumettre toutes les nations à son empire. Ceux qui le haïssaient le plus étaient les Scribes ou Docteurs, les Pharisiens, les Sacrificateurs et les Sénateurs qui gouvernaient le peuple : Ils étaient envieux de sa gloire, et irrités des reproches qu'il leur faisait. Les Docteurs ne pouvaient souffrir qu'il montrât au peuple leur ignorance, et le mépris qu'ils faisaient de la Loi de Dieu pour établir les traditions humaines. Il faisait connaître l'hypocrisie des Pharisiens, leur orgueil et leur avarice. Ils le haïssaient tous ; parce qu'il prédisait la ruine du temple et de la ville qu'ils regardaient comme un lieu où la vraie Religion était attachée, et qui ne devait jamais être détruit. Cependant, ils n'avaient rien à lui reprocher ; il leur dit publiquement : qui de vous me reprendra de péché ? Quoique sa vie fût exposée à la vue de tout le monde, ils ne laissèrent pas de le calomnier de ce qu'il guérissait les malades le jour du sabbat, et de ce qu'il disait qu'il était le Fils de Dieu venu du Ciel : quoiqu'il ne parlât qu'au nom de Dieu : quoique les miracles qu'il faisait, et dont on n'avait jamais vu de semblables, fussent une preuve infaillible de la vérité de ses paroles, et de l'accomplissement des Prophéties qui leur promettaient le Christ. Ses ennemis ayant résolu de le faire mourir ne purent exécuter leur dessein que quand son heure fut venue, c'est-à-dire, dans le temps où il avait résolu de souffrir. Jusque-là il se cacha plusieurs fois, et un jour, comme ils pensaient à le prendre, il se rendit invisible, et passa au milieu d'eux ; d'ailleurs ils se pressèrent de le perdre, voyant que ses miracles le faisaient suivre de tout le monde, et que venant à Jérusalem pour la Pâque, on lui avait fait une entrée magnifique ; car le peuple vint en foule au-devant de lui, portant des branches de palmiers en signe de joie, et criant Hosanna, c'est-à-dire, sauvez-nous, Fils de David, béni sois celui qui vient au nom du Seigneur. C'était le reconnaître publiquement pour le Messie. Ses ennemis ne purent le souffrir ; ils tinrent conseil, ils résolurent de le prendre par artifice, et gagnèrent Judas Iscariot, un des douze Apôtres, qui promit de leur livrer son maître pour trente sicles d'argent, c'est-à-dire, environ quinze écus de notre monnaie.




Reportez-vous à Leçon I : De la Création, Leçon II : Du péché, Leçon III : De la corruption du Genre humain et du déluge, Leçon IV : De la Loi de Nature, Leçon V : Du Patriarche Abraham, Leçon VI : Des autres Patriarches, Leçon VII : De la servitude d’Égypte, Leçon VIII : De la Pâque, Leçon IX : Du voyage dans le désert, Leçon X : Des dix Commandements, Leçon XI : De l'alliance de Dieu avec les Israélites, Leçon XII : Des infidélités du peuple dans le désert, Leçon XIII : Des derniers discours de Moïse, Leçon XIV : De l'établissement du peuple dans la terre promise, Leçon XV : De l'Idolâtrie, Leçon XVI : De David et du Messie, Leçon XVII : De Salomon et de sa sagesse, Leçon XVIII : Du Schisme des Tribus ou de Samarie, Leçon XIX : Des Prophètes, Leçon XX : Des Prophéties, Leçon XXI : De la captivité de Babylone, Leçon XXII : Du rétablissement des Juifs après la captivité, Leçon XXIII : De la persécution d'Antiochus et des Macchabées, Leçon XXIV : De l'état où était le monde à la venue du Messie, Leçon XXV : Comment le Messie était attendu des Juifs, Leçon XXVI : De la Naissance de Jésus-Christ, Leçon XXVII : De l'enfance de Jésus-Christ, Leçon XXVIII : De Saint Jean-Baptiste, Leçon XXIX : De la vocation des Apôtres, Leçon XXX : Des miracles de Jésus-Christ, Leçon XXXI : Des vertus de Jésus-Christ, Leçon XXXII : De la Doctrine de Jésus-Christ et premièrement de la Trinité et de l'Incarnation, Leçon XXXIII : De l'amour de Dieu et du prochain, Leçon XXXIV : Des Conseils, de la Grâce et de la Prière, Leçon XXXV : De l'état des Fidèles dans la vie présente, Leçon XXXVI : De la vie du siècle futur, Du dessein et de l'usage de ce Catéchisme, Première partie du Petit Catéchisme Historique, contenant en abrégé l'Histoire Sainte, Deuxième partie du Petit Catéchisme Historique, contenant en abrégé l'Histoire Chrétienne.















jeudi 18 octobre 2018

Méditation pour la fête de Saint Luc, Évangéliste



MÉDITATION


Pour la Fête de Saint Luc, Évangéliste


(18 octobre)






Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, mais c'est moi qui vous ai choisis ; je vous ai établis afin que vous alliez, que vous rapportiez des fruits, et que votre fruit demeure.


I. Prélude. — Me représenter saint Luc écrivant son Évangile.


II. Prélude.
— Grand Saint, qui avez été le disciple, l’évangéliste et le martyr de Jésus-Christ, obtenez-moi la grâce de glorifier ce divin Maître par ma fidélité à conformer ma vie aux maximes de son Évangile.


I. Point. — Saint Luc écrivit et prêcha le saint Évangile : je dois le retracer dans ma conduite, et le prêcher par mes exemples.

Saint Luc fut choisi par le Seigneur pour écrire le saint Évangile et le prêcher aux idolâtres : il s’acquitta fidèlement de cette double tâche, et procura ainsi l’avènement du règne de Jésus. Je suis appelée à le procurer moi-même ; disciple de Jésus, je dois m'employer à sa gloire et au salut des âmes, quelles que soient les fonctions que m’assigne la Providence. Si je suis chargée d’enseigner, je dois, par une méditation assidue des paroles de vie que contient le saint Évangile, me mettre en état d'apprendre aux autres à les goûter et à s'en nourrir. Si les devoirs de mon état n'ont pas un rapport si direct avec le salut des âmes, je dois encore exhorter et instruire par la sainteté de ma vie et mon application continuelle à retracer dans ma conduite les maximes du Christianisme. Cette prédication muette est souvent la plus efficace de toutes, et Dieu seul connaît tous les fruits de grâce que peut produire une âme soigneuse de les mettre en usage. Cœur de Jésus, accordez-moi la grâce d'être cette âme intérieure et fidèle ; faites que, me pénétrant profondément de l’esprit du saint Évangile, je puisse en inspirer l'estime et l’amour à tous ceux avec qui votre divine Providence me donnera quelques rapports.


Il. Point.
— Saint Luc peignit l'image de Marie : je dois retracer cette image dans mon cœur par la pratique des vertus.

Saint Luc fut le premier qui, selon une pieuse tradition, peignit l'image de la Mère de Dieu ; il en fit un portrait qui se conserve encore aujourd'hui dans la ville sainte. Je dois retracer à mon tour cette image sacrée, non sur la toile, mais dans mon propre cœur ; la pureté, l'humilité, la douceur, toutes les vertus chrétiennes sont les couleurs que je dois employer pour faire ce divin tableau. Cette tâche est pour moi d'une obligation indispensable : il n’y a de salut à espérer que pour ceux que le Père céleste trouvera semblables à son Fils bien-aimé : or, je ne puis ressembler à Jésus sans imiter aussi Marie, puisque le Cœur du Fils et celui de la Mère sont si conformes et si étroitement unis. Il semble même que l'imitation de Marie m'offre en un sens quelque chose de plus facile et de mieux approprié à ma faiblesse : elle n'est qu’une pure créature ; elle est ma tendre Mère, et son amour me présente, pour aider mon impuissance, les secours les plus précieux et les plus abondants. Avec quelle confiance ne dois-je donc pas recourir à elle ! avec quel zèle ne dois-je pas étudier son Cœur immaculé, afin d’y conformer le mien, et de mériter ainsi l’amour de celui de Jésus !


COLLOQUE avec saint Luc.
— Lui rendre mes hommages de vénération. — Le prier de m’obtenir la grâce de méditer avec fruit le saint Évangile, et d'en inculquer l'esprit aux âmes avec lesquelles je suis en rapport. — Lui demander aussi les secours de ses prières auprès de la Mère de Dieu, afin d'obtenir la grâce de l'imiter et de lui être agréable.


RÉSOLUTIONS.
— Faire aujourd'hui toutes mes actions, en union avec les sacrés Cœurs de Jésus et de Marie.


BOUQUET SPIRITUEL.
Jésus, Marie, rendez mon cœur conforme aux vôtres.


PRIÈRE.
Pater noster.




Extrait de "Méditations sur les principaux mystères de la Très Sainte Vierge, et pour les fêtes des Saints..." (Imprimatur, 1840).




















mercredi 17 octobre 2018

Méditation sur le zèle


Saint Bernardin de Sienne prêchant devant Alphonse V d'Aragon






1er point. On doit avoir du zèle pour le salut et pour la perfection du prochain ; mais ce zèle, pour être bien réglé, doit commencer par nous régler nous-mêmes. C'est l'ordre essentiel de la charité qui veut, qu'à l'égard de notre propre perfection, nous nous aimions nous-mêmes préférablement à tout autre. Car cette charité n'a proprement que trois objets. Le premier, c'est Dieu. Le second, c'est nous-mêmes : le troisième, c'est notre prochain. 1°, Dieu que nous devons aimer par-dessus tout : 2°, nous-mêmes que nous devons aimer après Dieu et par rapport à Dieu: 3° le prochain que nous devons aimer comme nous-mêmes. Vous renversez donc l'ordre essentiel et immuable de la charité quand votre zèle met au second rang un objet qui ne doit être mis qu'au troisième dans ce qui a rapport à Dieu et au salut.


2e point.
Le zèle est sans force et sans effet, s'il ne commence pas par nous régler nous-mêmes. La plus grossière de toutes les erreurs est de penser que l'on vous croira, lorsqu'il paraît par votre conduite que vous ne vous croyez pas vous-même ; que l'on suivra vos avis, lorsque vous êtes le premier dans la pratique à les désavouer : si l'on est alarmé par vos discours, on se rassure sur vos exemples.



Reportez-vous à Méditation sur la Victime du Sacrifice de la Messe, Méditation sur le Sacrifice de la Messe, Méditation sur les Offices de l’Église, Méditation sur le respect que l'on doit à Dieu dans ses Temples, Méditation sur les distractions involontaires, Méditation sur l'attention que l'on doit à Dieu dans la Prière, Méditation sur la nécessité de la Prière, Méditation sur les Prières des pécheurs, Méditation sur l'efficacité de la Prière, Méditation sur l'abandon de la prière, Méditation sur l'inefficacité de nos prières, Méditation sur les Prières de Jésus-Christ, Méditation sur la présence de Dieu, Méditation sur l'oubli de la présence de Dieu, Méditation sur l'attention continuelle à la présence de Dieu, Méditation sur le soin qu'un Chrétien doit avoir de la réputation du prochain, Méditation sur le mensonge, Méditation sur les mensonges officieux, Méditation sur la sainteté de Dieu, Méditation sur les caractères de la colère passionnée, Méditation sur les caractères de la colère de zèle, Méditation sur la colère, Méditation sur les discours immodestes, Méditation sur les discours impies, Méditation sur la Médisance, Méditation sur les péchés de la langue, Méditation sur la curiosité, Méditation sur les défauts qui rendent un jugement téméraire, Méditation sur les Prières que l'on adresse à Dieu pour ses besoins temporels, Méditation sur les dispositions où doit être un Chrétien quand il demande à Dieu des grâces temporelles, Méditation sur la soumission à la volonté de Dieu, Méditation sur le Jugement de Dieu, Méditation sur la justice de Dieu, Méditation sur la connaissance des vertus et des vices, Méditation sur la vraie pénitence, Méditation sur le respect humain, Méditation sur les péchés d'ignorance, Méditation sur l'aveuglement de la Conscience, Méditation sur la passion dominante, Méditation sur les moyens de connaître les passions dominantes, Méditation sur la fuite des occasions prochaines du péché, Méditation sur les divertissements du monde, Méditation sur la grandeur d'âme, Méditation sur l'humilité des Saints, Méditation sur la pratique de l'humilité Chrétienne, Méditation sur l'ignorance de l'homme à l'égard de l'état de grâce, Méditation sur les petites actions de Vertu, Méditation sur l'habitude des fautes légères, Méditation sur l'attache au péché véniel, Méditation sur la distinction du péché mortel et du péché véniel, Méditation sur les jugements du monde, Méditation sur la gloire du monde, Méditation sur l'application aux devoirs de son état, Méditation sur le mérite attaché à la pratique des devoirs de son état, Méditation sur le motif qui doit nous conduire dans la pratique des devoirs de notre état, Méditation sur les dangers propres de chaque état, Méditation sur les vertus qu'on exerce en pratiquant les devoirs de son état, et Méditation sur l’œil qui scandalise.















lundi 15 octobre 2018

Méditation sur la Victime du Sacrifice de la Messe









1er point. Cette victime, c'est Jésus-Christ. Saint Paul nous exhorte à étudier et à imiter toutes les qualités de son sacrifice. II faut donc 1°, en peser exactement toutes les circonstances. Vous remarquerez, 1°, qu'il se sacrifie, non à des Dieux étrangers, mais à son Père ; 2°, qu'il se sacrifie librement et volontairement ; 3°, qu'il se sacrifie tout entier ; 4°, qu'il se sacrifie tous les jours ; 5°, qu'il se sacrifie publiquement et avec éclat.


2e point.
2°, Imiter toutes les circonstances de son sacrifice. Nous devons donc, 1°, nous sacrifier, non à des Dieux étrangers, tels que le monde et nos passions ; mais à Dieu seul ; 2°, nous sacrifier avec affection, sans plainte et sans murmure ; 3°, nous sacrifier sans réserve et sans partage ; 4°, nous sacrifier tous les jours et à tous les moments de notre vie ; 5°, nous sacrifier sans respect humain.



Reportez-vous à Jésus crucifié est le Livre des Élus, Méditation sur le Sacrifice de la Messe, Méditation sur les Offices de l’Église, Méditation sur le respect que l'on doit à Dieu dans ses Temples, Méditation sur le zèle, Méditation sur les distractions involontaires, Méditation sur l'attention que l'on doit à Dieu dans la Prière, Méditation sur la nécessité de la Prière, Méditation sur les Prières des pécheurs, Méditation sur l'efficacité de la Prière, Méditation sur l'abandon de la prière, Méditation sur l'inefficacité de nos prières, Méditation sur les Prières de Jésus-Christ, Méditation sur la présence de Dieu, Méditation sur l'oubli de la présence de Dieu, Méditation sur l'attention continuelle à la présence de Dieu, Méditation sur le soin qu'un Chrétien doit avoir de la réputation du prochain, Méditation sur le mensonge, Méditation sur les mensonges officieux, Méditation sur la sainteté de Dieu, Méditation sur les caractères de la colère passionnée, Méditation sur les caractères de la colère de zèle, Méditation sur la colère, Méditation sur les discours immodestes, Méditation sur les discours impies, Méditation sur la Médisance, Méditation sur les péchés de la langue, Méditation sur la curiosité, Méditation sur les défauts qui rendent un jugement téméraire, Méditation sur les Prières que l'on adresse à Dieu pour ses besoins temporels, Méditation sur les dispositions où doit être un Chrétien quand il demande à Dieu des grâces temporelles, Méditation sur la soumission à la volonté de Dieu, Méditation sur le Jugement de Dieu, Méditation sur la justice de Dieu, Méditation sur la connaissance des vertus et des vices, Méditation sur la vraie pénitence, Méditation sur le respect humain, Méditation sur les péchés d'ignorance, Méditation sur l'aveuglement de la Conscience, Méditation sur la passion dominante, Méditation sur les moyens de connaître les passions dominantes, Méditation sur la fuite des occasions prochaines du péché, Méditation sur les divertissements du monde, Méditation sur la grandeur d'âme, Méditation sur l'humilité des Saints, Méditation sur la pratique de l'humilité Chrétienne, Méditation sur l'ignorance de l'homme à l'égard de l'état de grâce, Méditation sur les petites actions de Vertu, Méditation sur l'habitude des fautes légères, Méditation sur l'attache au péché véniel, Méditation sur la distinction du péché mortel et du péché véniel, Méditation sur les jugements du monde, Méditation sur la gloire du monde, Méditation sur l'application aux devoirs de son état, Méditation sur le mérite attaché à la pratique des devoirs de son état, Méditation sur le motif qui doit nous conduire dans la pratique des devoirs de notre état, Méditation sur les dangers propres de chaque état, Méditation sur les vertus qu'on exerce en pratiquant les devoirs de son état, et Méditation sur l’œil qui scandalise.














Méditation sur le Sacrifice de la Messe









1er point. Ce sacrifice est l'image, le renouvellement et la continuation du sacrifice de la Croix, et par conséquent il est le terme et la consommation de tous les sacrifices de l'ancienne Loi. II y en avait de quatre espèces différentes. 1°, L'holocauste, que l'on offrait à Dieu pour rendre hommage à sa souveraine grandeur. 2°, Le sacrifice d'expiation, que l'on lui offrait pour apaiser sa justice. 3°, Le sacrifice d'impétration, que l'on lui offrait pour solliciter sa bonté. 4°, Le sacrifice Eucharistique, que l'on lui offrait pour le remercier de ses bienfaits.
La Messe est donc, 1°, un holocauste que l'Église offre à Dieu, pour rendre hommage à sa grandeur ; 2°, un sacrifice d'expiation, qu'elle lui offre pour apaiser sa justice ; 3°, un sacrifice d'impétration qu'elle lui offre, pour solliciter sa bonté ; 4°, un sacrifice Eucharistique ou d'actions de grâces, qu'elle lui offre pour le remercier de ses bienfaits.


2e point.
Les dispositions où nous devons être pour entendre la Messe avec fruit, répondent à l'objet de ces différents sacrifices. 1°, L'holocauste demande un esprit d'humilité ; 2°, le sacrifice d'expiation, un esprit de pénitence et de componction ; 3°, le sacrifice d'impétration, un esprit de ferveur et de soumission ; 4°, le sacrifice Eucharistique, un esprit de reconnaissance et d'amour. Quiconque saura envisager avec une foi vive le sacrifice de la Messe, sous ces différents rapports, ne sera pas tenté de se plaindre de sa longueur.



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Méditation pour la Fête de Sainte Thérèse d'Avila




MÉDITATION


Pour la Fête de Sainte Thérèse d'Avila


(15 octobre)






Vous aimerez le Seigneur votre Dieu de tout votre cœur, de tout votre esprit, de toute votre âme, et de toutes vos forces.


I. Prélude. — Représentons-nous sainte Thérèse assise dans le ciel sur un trône élevé, ou priant dans son oratoire.

II. Prélude. — Obtenez-moi, grande Sainte, la grâce de vous imiter dans votre amour pour Dieu, votre fidélité à la grâce, et votre zèle pour sa gloire.


I. Point. — Esprit intérieur de sainte Thérèse.

Considérons combien l'exemple de sainte Thérèse est propre à nous inspirer l’estime et l'amour de cette vie intérieure, et de cet esprit d'oraison qui doivent être l'âme de toute la conduite d’une âme chrétienne. Sainte Thérèse était toujours unie à Dieu ; toutes ses actions, tous les mouvements de son cœur n'avaient pour but que sa plus grande gloire et l'accomplissement de sa divine volonté. Quelle pureté n'avaient pas ses motifs ! Dans les plaintes mêmes par lesquelles elle déplore ce qu’elle appelle les infidélités et les égarements de sa vie, elle ne peut s'empêcher d'avouer qu'en tout ce qu'elle faisait son intention était bonne, et qu'elle ne péchait que faute d'être suffisamment éclairée. Quel esprit de prière, quel amour des choses de Dieu, dans ce même temps dont elle déplore l'imperfection dans ses récits avec tant d'amertume ! Elle ne prenait de plaisir qu’à parler de Dieu et à en entendre parler ; déjà l’oraison faisait toutes ses délices, et elle engageait ceux qui lui étaient chers à en expérimenter la douceur. Quelle autre sainte porta jamais plus loin l'esprit d'abnégation et l’oubli d'elle-même ? L'amour divin régnait dans son cœur sans obstacles ; aussi l’adorable objet de ses affections l’honorait-il des communications les plus intimes ; elle le trouvait partout, et même pendant son sommeil elle était actuellement occupée à lui témoigner son amour. Nul cœur, après celui de la Reine des saints, ne fut plus étroitement uni que celui de sainte Thérèse au Cœur adorable de Jésus. Quel plus parfait modèle les âmes jalouses de plaire à ce divin Cœur peuvent elles donc se proposer, que cette vierge séraphique, dont l'amour fut si pur et si parfait, et dont toutes les actions, toutes les pensées et tous les sentiments étaient dirigés que par cet amour devenu l’âme de son âme !


Il. Point.
— Zèle de sainte Thérèse.

Sainte Thérèse excella dans toutes les vertus, et notre âme pourrait trouver une nourriture abondante dans ses exemples de détachement, de douceur, de charité, d’amour de la mortification. Mais elle excelle surtout dans ce zèle pur et ardent dont un cœur qui aime Jésus doit être pénétré. Ce fut ce zèle qui lui inspira la pensée de réformer l'ordre entier du Carmel, de fonder une multitude de monastères, et de leur inspirer la ferveur dont elle était elle-même embrasée, afin que Dieu fût glorifié par tant d'âmes saintes dont les prières et les sacrifices devaient attirer sur les pécheurs des grâces de conversion et de salut. De combien de succès ses travaux furent couronnés ! que les peines et les combats qu’elle eut à soutenir furent amplement récompensés par la joie qu'elle éprouva de voir le règne de Jésus-Christ s’étendre par ses soins, et une multitude de cœurs qui jusqu’alors ne l'avaient connu et servi qu'imparfaitement, s'attacher à lui et le suivre par amour dans les voies les plus étroites et les plus difficiles de la perfection religieuse ! Comme elle, je dois m'efforcer de répandre dans les cœurs le feu sacré que ce divin Sauveur a apporté sur la terre. Je ne suis pas destinée sans doute à de si grandes œuvres ; cependant je puis, selon les circonstances, édifier, instruire, exhorter, conseiller ; je puis surtout employer la prière et la mortification, moyens dont l’efficacité est toujours certaine. Je dois donc, à l'exemple de sainte Thérèse, dilater et agrandir sans cesse mon cœur par la générosité et le zèle, n'épargner aucun effort, ne reculer devant aucun sacrifice dès qu'il s'agit de la gloire du Seigneur et du salut des âmes.


COLLOQUE avec sainte Thérèse.
— La féliciter du bonheur dont elle jouit, et des succès prodigieux qui ont couronné son dévouement et sa fidélité. — La supplier de m'obtenir de Jésus la grâce d’imiter son esprit de prière, de mépris d’elle-même, de générosité, de zèle et de dévouement à faire connaître et aimer son divin Cœur.


RÉSOLUTIONS.
— Pratiquer le recueillement et la fidélité à la grâce. — Faire toutes ses actions par un motif de zèle.


BOUQUET SPIRITUEL.
Sainte Thérèse, apôtre du divin amour, priez pour nous.


PRIÈRE.
— Recevez, Seigneur, toute ma liberté sans restriction ; daignez accepter toute ma mémoire, tout mon entendement, toute ma volonté. Je n'ai rien, je ne possède rien qui ne soit un don de votre libéralité ; je vous remets le tout, j'abandonne le tout sans réserve à votre volonté, afin que vous en disposiez comme il vous plaira. L'unique chose que je vous supplie de m'accorder avec votre grâce, c'est un véritable amour pour vous. Si je l'ai, je suis assez riche, et je ne demande rien de plus.




Extrait de "Méditations sur les principaux mystères de la Très Sainte Vierge, et pour les fêtes des Saints..." (Imprimatur, 1840).




















jeudi 4 octobre 2018

Méditation pour la Fête de Saint François d'Assise



MÉDITATION


Pour la Fête de Saint François d'Assise


(4 octobre)






Je porte imprimés sur mon corps les stigmates de Jésus crucifié. Galat. vi, 17.


I. Prélude. — Se représenter saint François d’Assise au moment où un Séraphin lui imprima les sacrés stigmates de la passion de Jésus.

II. Prélude. — Grand Saint, qui avez été un modèle si parfait de mortification et de pauvreté religieuse, obtenez-moi la grâce de détacher mon cœur des choses de la terre, et de me rendre entièrement maîtresse de tous ses penchants déréglés.


I. Point. — Pauvreté de saint François d’Assise.

Saint François d’Assise fut un modèle accompli de pauvreté évangélique ; il la poussait si loin que, trouvant trop commode et trop spacieuse une maison bâtie pour lui et pour ses frères, il la fit démolir et reconstruire plus étroite et plus pauvre. Comme on lui demandait un jour laquelle de toutes les vertus était la plus agréable à Dieu : « La pauvreté, dit-il, est la voie du salut, la nourrice de l'humilité et la racine de la perfection. Ses fruits sont cachés ; mais ils se multiplient par une infinité de moyens. » Voilà jusqu’à quel point ce grand Saint, éclairé des lumières d'en haut, estimait et aimait la pauvreté. Quel jugement dois-je porter moi-même sur cette matière importante ? Le Seigneur ne demande pas de tous le sacrifice des biens que sa providence leur a départis ; mais l'esprit du Christianisme veut qu’on en détache son cœur, qu’on les regarde comme un dépôt remis entre nos mains pour le temps de la vie, et de l’usage duquel nous aurons à rendre compte un jour. La foi nous dit encore que ces avantages temporels sont souvent dangereux pour le salut ; qu’il est difficile à un riche d'entrer dans le royaume des cieux, pour peu qu’il estime et qu'il aime ses richesses ; que bienheureux sont les pauvres, etc.... Ces maximes sont-elles gravées dans mon esprit et dans mon cœur ? sais-je y conformer ma conduite ?....


Il. Point.
— Mortification de saint François d'Assise.

Peu de saints portèrent aussi loin que saint François d’Assise la pratique des saintes austérités de la pénitence ; ce fut par sa conformité avec Jésus crucifié qu'il mérita de recevoir sur son corps les sacrés stigmates de la passion de ce divin Sauveur. Ici encore ma position, les devoirs de mon état m'interdisent les pieux excès auxquels se sont livrés les saints ; mais la mortification du corps n’est que la moindre partie de cette abnégation universelle qui doit détruire en moi la créature de péché. Quel vaste champ s’ouvre encore à mon zèle, si je veux travailler sérieusement à mourir à moi-même ! Le support du prochain, la complaisance à l'égard des personnes avec lesquelles j’ai à vivre, le soin de réprimer ma curiosité, les écarts de mon imagination et les désirs superflus de mon cœur, pour acquérir l'esprit de recueillement et de prière, sont autant de moyens précieux qui me sont donnés pour enchaîner, immoler la nature, et porter imprimée, non dans ma chair, mais dans mon cœur et dans toutes mes facultés, la mortification de Jésus-Christ. Suis-je fidèle à les mettre en usage ?


COLLOQUE avec Notre-Seigneur.
— Lui offrir les mérites et les vertus de son fidèle serviteur saint François d'Assise, et lui demander par l'intercession de ce grand Saint l’esprit de détachement, de mortification intérieure, et toutes les vertus que je dois pratiquer dans mon état.


RÉSOLUTIONS.
— Examiner devant Dieu si je n’ai pas le cœur un peu trop attaché à mes biens. — Supporter avec douceur et patience les petits contre-temps que la divine Providence pourra me ménager aujourd'hui.


BOUQUET SPIRITUEL.
Mon Dieu est mon tout.


PRIÈRE.
— Recevez, Seigneur, toute ma liberté sans restriction ; daignez accepter toute ma mémoire, tout mon entendement, toute ma volonté. Je n'ai rien, je ne possède rien qui ne soit un don de votre libéralité ; je vous remets le tout, j'abandonne le tout sans réserve à votre volonté, afin que vous en disposiez comme il vous plaira. L'unique chose que je vous supplie de m'accorder avec votre grâce, c'est un véritable amour pour vous. Si je l'ai, je suis assez riche, et je ne demande rien de plus.




Extrait de "Méditations sur les principaux mystères de la Très Sainte Vierge, et pour les fêtes des Saints..." (Imprimatur, 1840).





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mardi 2 octobre 2018

Méditation pour la Fête des saints Anges Gardiens




MÉDITATION


Pour la Fête des saints Anges Gardiens


(2 octobre)























































Il a commandé à ses Anges de prendre soin de vous, et ils vous porteront entre leurs mains, de peur que votre pied ne heurte contre quelque pierre.


I. Prélude. — Figurons-nous voir sur la terre une multitude d'Anges empressés à rendre aux hommes toutes sortes de bons offices ; voyons en particulier celui que Dieu nous a donné pour gardien, et recueillons-nous en sa présence.

II. Prélude. — Ô mon bon Ange ! obtenez-moi la grâce de comprendre combien les soins que vous prenez de moi sont tendres et constants, et de répondre à vos bontés par ma reconnaissance et mon amour.


I. Point. — Quel est l'office des Anges gardiens à notre égard.

Il a ordonné à ses Anges de prendre soin de vous. Considérons combien les rapports que le Seigneur a établis entre les saints Anges et nous, nous sont honorables et précieux. Ces célestes intelligences, qui voient continuellement sa face, ont reçu l'ordre de nous protéger, de nous garder, de nous conduire dans les voies du salut ; chacun de nous a pour défenseur et pour guide un prince de la cour céleste : quel motif de confiance et de joie ! Qu’est-ce donc que l'homme, Seigneur, pour mériter une telle faveur ? Une créature tirée du limon de la terre est-elle digne qu'une intelligence si sublime veille à sa garde et à sa conservation ? une âme pécheresse mérite-t-elle d'avoir pour ami un Ange dont les regards sont si purs et qui ne vous a jamais offensé ? Ces bienheureux Esprits nous aiment avec une tendresse incompréhensible ; ils écartent de nous les dangers qui peuvent menacer notre âme ou notre corps ; ils nous défendent contre les attaques des démons, présentent nos prières à Dieu, nous instruisent intérieurement, sont en tous lieux et en toutes rencontres les ministres de la bonté divine à notre égard. Ô mon saint Ange ! quelle reconnaissance je vous dois pour tant de charitables soins ! et cependant, hélas ! que d'ingratitudes j'ai à me reprocher envers vous ! Pardonnez-moi, saint Protecteur, ma froideur, mon indifférence, et les résistances coupables par lesquelles je vous ai si souvent contristé : je veux enfin répondre à vos bontés et me montrer digne des soins que vous daignez prendre de moi.


Il. Point.
— Quels sont nos devoirs à l'égard de nos Anges gardiens.

Saint Bernard renferme dans trois paroles tous les devoirs que nous avons à remplir à l’égard de nos Anges Gardiens : « Nous leur devons, dit-il, le respect, la dévotion, la confiance. » Notre Ange nous suit en tous lieux ; toujours nous avons pour témoins ses yeux très purs : quelle modestie, quelle vigilance sur nous-mêmes, quelle sainte délicatesse ne doit pas nous inspirer sa présence ! le fruit de notre respect envers lui doit donc être la plus parfaite retenue dans toutes nos actions. Notre Ange nous offre un modèle parfait de toutes les vertus, obéissance, humilité, zèle de la gloire du Seigneur et du salut des âmes, dévouement sans réserve à ses volontés divines, constance à toute épreuve dans l'accomplissement des ordres qu'ils reçoivent : notre dévotion envers lui doit donc consister surtout dans l’imitation de ses exemples, et la pratique des vertus qui lui sont chères. Notre Ange est un guerrier de l’armée du Seigneur, qui a combattu et terrassé nos ennemis ; un protecteur zélé qui veut nous aider à les vaincre nous-mêmes : nous devons donc recourir à lui dans nos périls et nos tentations avec la plus entière confiance. Je vous remercie, ô mon Dieu ! de m’avoir donné un tel défenseur ; accordez-moi la grâce d'être toujours fidèle à ses salutaires inspirations, et courageuse à repousser sous sa conduite les attaques de l'esprit de ténèbres, afin qu’après avoir remporté à l'heure de ma mort une dernière victoire sur est ennemi de tout bien, je sois présentée par mon saint Ange à votre sacré tribunal pour y entendre une sentence favorable.


COLLOQUE avec mon Ange Gardien.
— Le remercier des charitables soins qu'il a daigné prendre de moi depuis que je suis au monde. — Lui demander pardon de mes infidélités et de mes résistances à ses saintes inspirations. — Lui promettre d'être à l’avenir plus fidèle. — Le prier de m’obtenir toutes les grâces qui me sont nécessaires pour triompher des ennemis de mon salut.


RÉSOLUTIONS.
— Se rappeler souvent la présence de son Ange Gardien, et s’adresser à lui dans les divers besoins avec la plus entière confiance.


BOUQUET SPIRITUEL.
L’Ange de Dieu est avec moi.


PRIÈRE.
— Ange de Dieu, que sa divine Providence a commis pour me garder, éclairez-moi de vos lumières, protégez-moi contre mes ennemis, conduisez-moi dans les voies du salut.




Extrait de "Méditations sur les principaux mystères de la Très Sainte Vierge, et pour les fêtes des Saints..." (Imprimatur, 1840).





Reportez-vous à Méditation pour la Fête de Saint Michel et de tous les saints Anges, Jésus crucifié est le Livre des Élus, La réalité des apparitions angéliques, Avoir une dévotion singulière aux Anges, Archanges et Principautés, Honorer principalement les Puissances, les Vertus et les Dominations, Avoir de profonds respects, et des amours extraordinaires pour les Trônes, les Chérubins et les Séraphins, La protection des saints Anges contre les démons, particulièrement au sujet de leurs différentes tentations, Litanies de l'Ange Gardien, Et Michel et ses anges combattaient contre le Dragon, La puissance des démons réglée par la sagesse divine, Neuvaine à Saint Michel, Discernement des esprits : ce qu'on entend par esprits, combien on en compte et comment ils se forment, Tous les hommes sont assistés des Saints Anges, Les Saints Anges nous assistent dans les choses temporelles, Les perfections admirables de ces sublimes intelligences, Les Saints Anges font tout ce qui peut se faire pour le bien des hommes, Litanie aux Saints Anges Gardiens, Discernement des esprits, Litanie de Saint Michel Archange, Puissance de Saint Michel au jugement dernier, Chapelet à Saint Michel Archange, Les Anges, princes et gouverneurs de la grande cité du bien, Neuvaine à l'Archange Raphaël, Secours de Saint Michel à l'heure de la mort, Litanie de Saint Gabriel Archange et Litanie de Saint Raphaël Archange.