vendredi 27 octobre 2017

Méditation sur la dévotion envers Marie







"MÉDITATIONS SUR LES PRINCIPAUX MYSTÈRES DE LA TRÈS-SAINTE VIERGE", Extrait :



Vous êtes, ô Vierge auguste ! l'espérance unique des pécheurs et le signe de la récompense qui nous est promise (Saint Augustin).


I. PRÉLUDE. — Me représenter la très-Sainte Vierge assise dans le ciel sur un trône élevé, et abaissant avec amour ses regards sur ceux qui l’invoquent.

II. PRÉLUDE. — Vierge divine, Mère de miséricorde et d'amour, obtenez-moi la grâce d'avoir en vous une véritable dévotion et de procurer votre gloire en travaillant pour vous faire connaître.


I. Point. — En quoi consiste essentiellement la vraie dévotion envers Marie.

Il est d'expérience qu'un vrai serviteur de Marie n’a jamais pu tomber dans les abîmes éternels ; rien n’est donc plus solide, plus précieux, plus désirable, que la dévotion envers cette Reine des vierges ; rien n’est plus consolant que de la posséder, rien n’est plus salutaire que de la répandre. En quoi consiste-t-elle ? seulement en trois points d'une pratique aisée : pour être dévot à Marie, il n'y a qu'à l’honorer, à l'aimer, à l'invoquer avec confiance. L'imitation de ses vertus doit bien être sans doute le fruit et la perfection de notre dévotion envers elle ; mais il ne faut pas laisser de lui être dévot, quoiqu'on n’ait pas le courage de l’imiter : ainsi l'enseignent les Pères de l'Église, dont les écrits sont la règle de notre croyance. L'âme imparfaite, l’âme pécheresse elle-même, peuvent donc aspirer à la protection dont Marie se plaît à couvrir tous ceux qui lui sont dévoués.
De même que l’on voit des enfants plongés dans toutes sortes de désordres conserver pour leurs mères des sentiments de respect et d'amour, de même que l'on voit des mères qui, tout en gémissant sur les égarements de leurs enfants, ne cessent point de les aimer ; il peut arriver et il arrive en effet tous les jours que des pécheurs, des âmes éloignées de Dieu depuis de nombreuses années, conservent de la dévotion envers Marie , et trouvent dans la tendresse de cette Mère de miséricorde, une ressource dans leurs maux et un moyen de conversion et de salut. Oh ! qu'il est donc avantageux, qu'il est donc conforme à l'esprit de zèle dont je dois être animée, non seulement de me pénétrer chaque jour davantage des sentiments de respect et d’amour que je dois à la Mère de Dieu, mais encore de faire connaître et de répandre en tout lieu cette dévotion si facile et si salutaire ! Ô Mère de bonté ! accordez-moi la grâce de travailler à vous gagner des cœurs ; donnez l’efficacité à mes paroles, à mes exemples, à mes prières. Vous attirer des âmes, ô Marie ! c'est les gagner à votre divin Fils, c'est leur assurer le salut.


II. Point. — Quels fruits puis-je me promettre de ma dévotion envers Marie.

Marie est la mère de la miséricorde ; son Cœur, parfaite image de celui de Jésus, est rempli de la charité la plus tendre et la plus ardente : quels fruits ne dois-je pas espérer de ma dévotion envers elle, surtout si cette dévotion va jusqu’à m'affectionner pour son amour aux vertus qui lui sont les plus chères ! Ah ! si sa protection maternelle procure aux pêcheurs les plus délaissés des grâces de conversion, que n'accordera-t-elle pas à une âme dont tous les désirs sont pour la perfection et dont tous les efforts tendent à procurer la gloire du Seigneur ? Marie est ma mère et la plus tendre de toutes les mères ; elle a promis d'aimer tous ceux qui l’aimeraient : J’aime ceux qui m’aiment, dit-elle au livre de la Sagesse : je suis donc certaine de trouver toujours dans son Cœur lumière, force et consolation. Si j’ai contristé le Cœur de Jésus par mes infidélités à sa grâce, elle obtiendra mon pardon ; si les tentations m’assaillent, si les difficultés m'épouvantent, elle m'offre son secours pour triompher de tous mes ennemis ; si les doutes, les inquiétudes, les obscurités intérieures, me dérobent la lumière céleste, elle est l'étoile qui brille pour m'éclairer au milieu même de la nuit ; si je veux travailler avec zèle à avancer dans la vertu, elle soutiendra mes efforts.
Ô Marie, ô ma tendre Mère ! que je m’oublie plutôt moi-même, que d'oublier jamais de vous invoquer dans mes besoins, de recourir à vous dans mes faiblesses, mais surtout de vous honorer par un amour sans borne, un zèle ardent à vous faire connaître, une fidélité constante à me rendre conforme à vous par l’imitation de vos vertus !


COLLOQUE avec la très-Sainte Vierge. — Lui rendre des hommages de respect, de vénération et d’amour. — La supplier d’augmenter dans mon cœur la dévotion envers elle, et de m'obtenir une grâce particulière pour inspirer aux autres cette précieuse dévotion.


Résolutions. — Recourir à Marie dans mes besoins avec la confiance et la simplicité d’un enfant envers sa mère. — Profiter de toutes les occasions pour faire connaître son très-saint Cœur et propager sa dévotion.


BOUQUET SPIRITUEL. — Montrez, ô Marie que vous êtes ma mère. (Mais surtout, montrons que nous sommes ses enfants).


Prière : Souvenez-vous...





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