vendredi 28 février 2020

Exemples tirés de l’Écriture Sainte, qui nous faciliteront la pratique de la confiance en Dieu




Abrégé de la pratique de la perfection chrétienne du R.P. Alphonse Rodriguez, Extrait :

Nous voyons dans le premier livre des Rois un trait où la providence divine paraît sensiblement jusque dans les moindres choses. Dieu voulant marquer à Samuel celui qu'il avait choisi pour régner sur son peuple (I Reg. 9, 16) : Demain, lui dit-il, à la même heure qu'il est, j'enverrai vers vous un homme de la tribu de Benjamin, et vous le sacrerez roi sur tout le peuple d'Israël. Mais examinons de quelle manière il envoya cet homme. Les ânesses de Cis, père de Saül, s'égarent, et Cis commande à son fils de les aller chercher. Saül prend un serviteur avec lui, tous deux cherchent inutilement : et comme Saül veut s'en retourner, dans la crainte que son père ne soit en peine de lui, le serviteur qui l'accompagnait, lui dit que dans la ville prochaine il y avait un homme de Dieu, qui pourrait les informer de ce qu'ils cherchent. Ils vont pour trouver cet homme ; et lorsqu'ils arrivent en sa présence : Voilà, dit le Seigneur à Samuel (Ibid. vers. 17), l'homme que je vous avais dit ; c'est lui qui dominera mon peuple. Ô profondeur incompréhensible des jugements de Dieu ! Cis envoie Saül pour chercher ses ânesses qui s'étaient égarées, et Dieu l'envoie à Samuel pour être sacré roi. Que les vues et les pensées des hommes sont différentes de celles de Dieu ! Saül, ainsi que son père, était bien éloigné de s'imaginer qu'il allait pour être sacré roi. Il en est ordinairement de même des projets que les pères forment pour leurs enfants ; ils sont souvent très-éloignés des fins que Dieu se propose ; mais il dirige tellement toutes choses à l'exécution de ses ordres, que de celles qui semblent y avoir le moindre rapport, il en tire l'accomplissement de ses desseins. Car ce ne fut point par hasard que les ânesses se perdirent, que Cis envoya Saül pour les chercher, qu'on ne les put trouver, et enfin que le serviteur qui était avec Saül, lui conseilla d'aller consulter le prophète. Tout cela arriva par une disposition particulière de la providence, qui se servit de ces moyens, afin d'envoyer Saül à Samuel, et que Samuel le sacrât roi, selon que Dieu le lui avait ordonné.
Nous voyons pareillement dans toute l'histoire d'Esther, que cette providence particulière de Dieu y éclate jusque dans les moindres choses. De quel moyen Dieu ne se servit-il point pour délivrer les Juifs de la cruelle sentence du roi Assuérus ? Et quelles voies détournées ne choisit-il point pour élever Esther sur le trône, et la faire régner en la place de Vasthi ; afin que, comme elle était de la nation Juive, elle intercédât pour son peuple, dont Aman avait juré la perte ? Que Mardochée vienne à découvrir la trahison que les eunuques avoient tramée contre Assuérus ; que quelque temps après le roi, ne pouvant dormir la nuit, se fasse apporter le journal de son règne ; et que dans cette lecture, on vienne à tomber sur le service que Mardochée lui avait rendu en cette occasion : tout cela paraît un pur effet du hasard, et tout cela néanmoins n'arrivait que par un ordre particulier de la providence qui, par une conduite incompréhensible aux hommes, disposait ainsi tous ces différents moyens, pour sauver son peuple du danger dont il était menacé. Aussi lorsqu'Esther envoya dire à Mardochée qu'elle n'osait se hasarder d'aller trouver le roi, sans qu'il l'eût fait appeler : Qui sait, lui répondit Mardochée (Esther. 4, 14), si vous n'avez pas été élevée sur le trône afin que vous puissiez secourir votre peuple dans cette occasion ?


Reportez-vous à De la providence paternelle de Dieu sur nous, et de la confiance filiale que nous devons avoir en lui, De l'heureux état d'une âme qui a établi sa perfection et sa félicité dans l'acquiescement au bon plaisir de Dieu, par le R.-P. Jean-Joseph Surin, La confiance rend à Dieu l'honneur dont il est le plus jaloux, et obtient tout de Lui, Litanies de la Providence, De l'abandon parfait du Père Surin à la Divine Providence dans l'union avec Notre-Seigneur Jésus-Christ, Prière pour demander la patience, Méditation sur la Providence, Le plus grand bonheur de l'homme sur la terre est d'avoir une parfaite conformité à la volonté de Dieu, Méditation sur l'oraison dominicale : Que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel, Ne vous inquiétez point où vous trouverez de quoi manger pour le soutien de votre vie, ni d'où vous aurez des vêtements pour couvrir votre corps, Confiance en la divine Providence, Secret de paix et de bonheur, par le Père Jean-Baptiste Saint-Jure, Méditation sur la soumission à la volonté de Dieu, La puissance des démons réglée par la sagesse divine, et La dévotion au Cœur sacré de Jésus : Réparation, immolation, pénitence, confiance et pur amour.