dimanche 9 avril 2017

Méditation pour le Dimanche des Rameaux : Jour d'obéissance





Entrée de Jésus à Jérusalem (Gustave Doré)




LE DIMANCHE DES RAMEAUX

Jour d'obéissance



PRATIQUE

Dites-vous souvent à vous-même : Mon Sauveur a souffert et il est mort pour moi ; il a souffert et il est mort par obéissance. Ayez toujours devant les yeux ce divin modèle d'obéissance pour y conformer la vôtre. Obéissez aux préceptes les plus essentiels et les plus rigoureux, comme aux plus petits et aux plus faciles, et accompagnez votre obéissance de pureté d'intention, de promptitude et d'amour. Obéissez pour l'amour de Jésus-Christ, qui a obéi jusqu'à la mort, et perdez plutôt la vie que l'obéissance.


MÉDITATION

Dites à la fille de Sion : Voici votre roi qui vient à vous plein de douceur. (Matth., 22)


1er point. Appliquez-vous à méditer sur ce mystère de l'entrée de Jésus-Christ dans Jérusalem. Quels assauts de douleurs son âme souffrait-elle pendant ce prétendu triomphe ! ses yeux découvraient en passant les tribunaux où il savait qu'il serait bientôt traîné avec ignominie ; il démêlait parmi cette foule les juges qui devaient le condamner, et les bourreaux qui devaient le crucifier ; il savait que les bénédictions dont toutes les bouches retentissaient se changeraient bientôt en clameurs furieuses contre lui ; que ces rues seraient bientôt arrosées de son sang ; que ces peuples qui se dépouillaient de leurs habits pour faire honneur à son passage lui verraient avec plaisir arracher les siens pour le flageller ; et qu'après avoir coupé des branches d'olivier en signe de paix et de joies, ils couperaient bientôt des épines pour lui couronner la tête.
Vous saviez tout cela, ô mon Sauveur ; et vous marchez cependant, parce que l'obéissance vous y engage ; vous marchez avec toute la douceur d'un agneau qui va donner son sang sans faire la moindre résistance. Quel exemple héroïque et quelle condamnation de nos révoltes contre Dieu, et contre ceux qui tiennent sa place !


Les disciples ayant mené l'ânesse et l'ânon ; ils la couvrirent de leurs vêtements, et ils le firent monter dessus.


2e point. Voilà le roi doux et pacifique qui marche pour entrer triomphant dans la capitale de la Judée. Hélas ! disons plutôt : Voilà la victime obéissante qui va donner tout son sang pour épargner le nôtre, parce qu'il veut finir sa vie par l'obéissance comme il l'avait commencée. Il avait obéi dans sa jeunesse à Joseph et à Marie, quoiqu'il fût leur souverain et leur créateur ; il obéit ici à son père, quoiqu'il soit son égal en toutes choses.
Obéissons comme Jésus-Christ ; et que notre obéissance, pour ressembler à la sienne, soit prompte, généreuse et parte du cœur. Prompte, sans écouter les délais et les fausses raisons de l'amour-propre, qui en ôtent tout le mérite. Généreuse, sans écouter la délicatesse. Il faut enfin qu'elle vienne du cœur, pour ressembler à celle du Sauveur, qui dit de lui-même, que la loi du Seigneur était écrite au milieu de son cœur. Aimons la loi, aimons celui qui l'impose, et notre obéissance sera parfaite.


SENTIMENTS

Agneau de Dieu, qui allez être immolé pour mes péchés, victime obéissante, qui allez être sacrifiée pour mon amour, pardonnez-moi mes révoltes et mes désobéissances. Donnez à mon cœur toute la docilité dont il a besoin pour recevoir vos lois avec tout le respect et toute la soumission qu'elles méritent ; et toute l'ardeur, toute la force et tout le courage pour les exécuter sans délai, et pour l'amour de vous seul, afin que mon obéissance soit une parfaite image de la vôtre.


SENTENCES

Jésus s'est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu'à la mort, et à la mort de la Croix : c'est pourquoi Dieu l'a élevé, et lui a donné un nom au-dessus de tout nom (Phil. 2).

Le parfait obéissant n'use jamais de délais ; il prévient même le précepte : ses yeux sont toujours prêts à souffrir, ses oreilles à entendre, sa langue à parler, ses mains à travailler, et ses pieds à marcher au premier ordre (Div. Bern. serm. hie).


RÉFLEXIONS

Jésus parle à Marie



Marie était au pied de la croix de Jésus avec saint Jean l'évangéliste et d'autres pieuses femmes qui l'accompagnaient. Elle voyait avec la plus vive douleur son adorable fils tout défiguré et tout percé de plaies, et son sang couler en abondance de tous côtés. Le cœur de cette mère si tendre était alors percé de ce glaive de douleur que lui avait prédit le vieillard Siméon, et ses yeux qui voyaient ce cher fils expirant fondaient en larmes. Enfin Jésus, malgré les supplices atroces qu'il endurait jeta un regard de tendresse sur elle, et lui dit, en lui montrant saint Jean : Femme, voilà votre fils. Il n'eut garde de l'appeler sa mère, parce qu'il ménageait sa tendresse : et cette expression l'aurait percée d'une nouvelle douleur. Jésus en lui donnant son disciple bien-aimé pour fils adoptif, lui donna aussi tous les fidèles pour ses enfants, afin qu'elle remplît à leur égard toutes les fonctions d'une mère tendre et affectionnée. Jésus s'adresse ensuite à Jean ; et lui montrant Marie, dit : Mon fils, voilà votre mère. C'est ainsi qu'il donna une consolation à Marie, et à son disciple favori une tendre mère.


PRIÈRE

Ô mon Dieu, donnez-nous la force de souffrir avec patience pour la satisfaction de nos péchés, d'obéir en toutes choses à vos ordres, et de profiter des divines leçons que notre adorable Sauveur nous a données en obéissant, en souffrant et en mourant pour notre amour. Afin qu'en participant à ses mérites, nous participions aussi à la gloire de sa résurrection glorieuse.






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